Pour un retrait des troupes belges d’Afghanistan


La Plate-forme Afghanistan réunit plusieurs associations de la société civile qui se prononcent pour le retrait des troupes en Afghanistan. Nous souhaitons interpeler le monde politique et les citoyens sur cette question.

Le 19 mars 2010, le gouvernement belge, aujourd’hui démissionnaire, a décidé de façon unilatérale de prolonger l’engagement des troupes belges en Afghanistan jusqu’à la fin de l’année 2011. Cette décision n’a fait l’objet que d’une simple discussion a posteriori en Commissions réunies des Relations extérieures et de la Défense nationale de la Chambre des Représentants, le 29 mars. Comment une décision aussi grave et importante peut-elle être prise uniquement par le Conseil des ministres sans qu’il n’y ait eu au préalable un débat parlementaire ou même public ? Nous, organisations de la société civile belge, souhaitons rompre ce silence et exprimer notre désapprobation et celle d’une grande partie de l’opinion publique belge à un engagement militaire en Afghanistan.

Ailleurs, les débats sont plus vivaces. Aux Pays-Bas, le gouvernement est tombé en février faute d’un accord pour le prolongement des forces néerlandaises et la décision du retrait des troupes néerlandaises en août 2010 a été maintenue. En Allemagne, les débats font rage entre les formations politiques et dans les médias et plus de 70% de l’opinion publique est opposée à la guerre en Afghanistan. Le Canada a annoncé le retrait de ses troupes en 2011. Et même le président américain a annoncé un début de retrait de ses troupes en juillet 2011. En Belgique, notre gouvernement va contre cette tendance, et sa démarche politique consiste surtout à se faire bien voir de la Maison Blanche et ce malgré le fait que les troupes belges se soient retrouvées ces derniers temps à plusieurs reprises dans de pénibles situations de combat.

Pour motiver cette décision, le ministre des Affaires étrangères, Steven Vanackere, a déclaré qu’une stratégie de sortie ne peut être liée à un calendrier, mais seulement à des résultats. Et le Premier ministre, Yves Leterme d’ajouter que les objectifs à atteindre en Afghanistan sont : sécurité, stabilité, bonne gouvernance, ordre et Etat de droit. Ces déclarations, prononcées en mars 2010, ne tiennent absolument pas compte du résultat catastrophique de 9 ans de guerre en Afghanistan. Il est paradoxal que les combats n’aient fait que renforcer l’insurrection de groupes armés afghans, y compris ceux des Talibans. Au point que les Etats-Unis envisagent de négocier avec les Talibans « les plus modérés ». Le bilan est aussi très lourd pour la population afghane avec près de 10 000 victimes civiles depuis 2001. La présence de plus de 150 000 militaires de l’OTAN a conduit à une extension du conflit à tout le pays et à la région, notamment au Pakistan. L’occupation militaire massive a permis le maintien au pouvoir d’un régime corrompu et autoritaire. Le président Karzai a été réélu grâce à une vaste fraude électorale et au soutien de criminels de guerre notoires, tels que Abdul Rashid Dostum, Gulbuddin Hekmatyar, Mohammed Fahim et Karim Khalili. Ceci ne pouvant être une bonne alternative au pouvoir taliban !

Avec un tel bilan, n’est-il pas irresponsable de la part du gouvernement belge de décider de maintenir les 626 soldats belges et les 6 avions de combat F-16 ainsi que de faire peser sur le contribuable belge le coût de près de 110 millions d’euros rien que pour l’année 2010 ?

Rappelons également que le dernier rapport du bureau des Droits de l’Homme des Nations Unies, publié en mars 2010, tout en décrivant une situation catastrophique en termes de pauvreté, critique fortement les pays donateurs qui via leur aide au développement cherchent à servir avant tout leurs objectifs militaires et politiques dans le pays. Des fonds très importants sont ainsi versés aux PRT (Equipes de reconstruction provinciale), missions confiées aux militaires pour « sécuriser » les travaux de reconstruction, qui sont au centre de la stratégie de l’OTAN dite de « gagner les cœurs et les esprits » en faisant passer pour de l’aide humanitaire des objectifs militaires. Les demandes et les choix des Afghans sont très peu respectés ou pris en compte. Et les organisations humanitaires refusent d’être « protégées » par les forces militaires car cela crée un amalgame dangereux aux yeux de la population afghane qui les identifie aux forces d’occupation. Là aussi l’échec de cette collaboration civilo-militaire est flagrant !

Des leçons doivent être tirées de ce bilan et un changement de cap qui vise une solution politico-diplomatique au conflit doit être décidée par le gouvernement belge. Il est nécessaire que toutes les parties concernées, afghanes ou étrangères, engagent des pourparlers de paix afin de proposer rapidement une alternative stable à la situation actuelle, impliquant le retrait des troupes occidentales. Nous considérons que cette guerre doit prendre fin et que les troupes belges doivent se retirer d’Afghanistan. La population afghane doit pouvoir prendre son avenir en main pour instaurer un Etat démocratique qui mènera à une politique de développement au bénéfice de tous. La contribution des pays donateurs, y compris celle de la Belgique, doit viser uniquement le développement du pays et soutenir la société civile afghane seule à même d’identifier les besoins de sa population.

C’est pourquoi, au vu des prochaines élections fédérales de juin, nous demandons à toutes les formations politiques candidates de se prononcer clairement sur le retrait des troupes belges mobilisées en Afghanistan.

Signataires :
La Plate-forme Afghanistan, CNCD -11.11.11, 11.11.11 – Koepel van de Vlaamse Noord-Zuidbeweging, Coordination Nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie et ses 46 associations membres, Aktie Vredesbelasting (VRAK), Artsen voor Vrede, BRussells Tribunal, CODIP , CSOTAN, FOS – Socialistische Solidariteit, intal, Käthe Kollwitz Vredesloop, KifKif, KP, Leef!, LEF, Mediadoc/De Groene Belg, Vaka / Hand in Hand, Uilekot, Vlaams Palestina Komitee, Vonk, Vrede vzw, Vredesactie, Vredeshuis Aalst, Vrouwen Overleg Komitee (VOK), MIR-Irg

source

Parcours d’un candidat combattant


Waziristan, formation au jihad et canular amoureux

Les quatrième et cinquième journées d’audience dans le procès de la « filière afghane » d’acheminement des combattants jihadistes se sont focalisés sur la personnalité du jeune Hicham Beyayo. Né en 1985, cinquième d’une fraterie de 7 enfants, ce jeune Anderlechtois du quartier de la place communale comparaît devant le tribunal correctionnel de Bruxelles pour répondre des lourdes accusations d’appartenance et de participation à des activités terroristes mais surtout pour tentatives d’attentats terroristes sur le territoire belge. Pourtant, le profil de ce jeune garçon, au look intello avec des lunettes rondes et maîtrisant parfaitement les subtilités de la langue française en plus de l’arabe, fascinera plusieurs observateurs dans la salle d’audience.

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Procès Malika el Aroud


Parlemento.com, L’agence de presse des minorités

« Pourquoi n’avez-vous pas demandé à votre chouchou de demander à Ben Laden de condamner les attentats du 11 septembre ? »

Lors de la troisième audience, ce jeudi (11/03/2010), dans le procès de la « filière afghane » d’acheminement de combattants jihadistes, le Président du tribunal correctionnel de Bruxelles (Pierre Hendrickx) a poursuivi l’instruction d’audience avec Malika El Aroud, citoyenne belgo-marocaine soupçonnée d’être à la tête d’un groupe terroriste soutenant les combattants d’Al Qaeda en Afghanistan. Confirmant avoir aidé financièrement Nizar Trabelsi et Tareq Maaroufi (deux condamnés en Belgique pour des faits de terrorisme) en transférant des petites sommes d’argent sur leur cantine en prison, Malika El Aroud confirmera également avoir fourni ces mêmes coordonnées bancaires à Jean-Christophe Trefois (ex-chauffeur de substances dangereuses pour des sociétés pétrolifères et licencié suite à son inculpation dans cette affaire) alias « Aqifila » qui enverra également une cinquantaine d’euros sur le compte de Trabelsi. Le tribunal reproche également à ce dernier d’avoir conduit un jeune français candidat jihadiste jusqu’à l’aéroport de Zaventem ainsi que d’avoir brièvement hébergé plusieurs personnes en provenance de France qui devaient participer à une manifestation contre l’extradition de Nizar Trabelsi vers les Etats-Unis.

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Le ministre de la Défense ne s’associe pas au briefing militaire sur l’islam


Séance plénière du jeudi (04/02/2010) à la Chambre des Représentants de Belgique :

« Question de M. Georges Dallemagne au ministre de la Défense sur « le briefing reçu par les militaires belges partant en Afghanistan »
(n° P1660)

Georges Dallemagne (cdH): L’agence de presse Parlemento.com publie des informations surprenantes sur un briefing à l’École royale militaire, avant le départ de trois cents soldats pour l’Afghanistan.D’après cette agence, un professeur de droit international aurait tenu des propos surprenants sur Mahomet, sa filiation, sa vie sexuelle, dont voici quelques extraits: « Ce sont les hommes virils qui donnent des garçons et des hommes à moitié virils qui donnent des filles. Une fille, c’est une petite catastrophe parce qu’il faut la marier. Un garçon, c’est la force, c’est le guerrier. C’est très important! » Au passage, il égratigne nos alliés en Afghanistan (Américains, Hollandais, Britanniques et Allemands, qui « ont un passé colonial » alors que les Belges seraient « les seuls à être bien vus par la population afghane »)!
Cautionnez-vous ce type d’informations? Seront-elles répétées?

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L’honneur retrouvé du Capitaine Matthew Hoh-Un représentant du gouvernement US démissionne de la guerre afghane


AUTEURE: Karen DE YOUNG

Un cadre des Affaires Etrangères, ex-capitaine des Marines déclare qu’il ne sait plus pourquoi son pays combat en Afghanistan


Ancien capitaine des Marines avec une expérience du combat en Irak, Hoh a également servi en uniforme au Pentagone et en tant que civil en Irak et au Département d’Etat. Depuis juillet dernier, il était le plus haut responsable civil US dans la province de Zabol, un foyer taliban.

Mais le mois dernier, dans un mouvement qui a fait des vagues jusqu’à la Maison Blanche, Hoh, âgé de 36 ans, est devenu le premier fonctionnaire US à donner sa démission, en signe de protestation contre la guerre afghane dont il a fini par croire qu’elle ne servait qu’à alimenter l’insurrection.

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Belgique et Afghanistan: donnez une chance à la paix, retirez les troupes


Position d’intal à l’occasion du 8ème anniversaire de la guerre en Afghanistan
Action contre la guerre en Afghanistan

Apporter la sécurité, la démocratie et le développement au peuple Afghan. C’est ainsi que le gouvernement Belge, le Ministre de la Défense De Crem en tête, justifie la participation de la Belgique dans la guerre en Afghanistan.

Après huit années de guerre, voici le résultat: plus d’insécurité; pas de démocratie mais des fraudes électorales, de la corruption et du népotisme; pas de développement mais de la pauvreté pour les paysans Afghans; des milliers de pertes civiles et des millions de réfugiés; et la déstabilisation menaçante de toute la région.

L’OTAN veut plus d’argent pour la guerre, plus de troupes, plus de police et plus de guerre psychologique. Une stratégie qui mènera inéluctablement dans une impasse. Mais la Belgique suit, dans le cadre de la ‘solidarité transatlantique’. De la sorte, la Belgique s’identifie avec la stratégie de l’OTAN qui consiste à contrôler militairement la vie économique et politique dans cette région sensible.

Ceci n’est pas notre guerre, nous ne voulons pas de cette guerre. La Belgique doit mener une autre politique en Afghanistan, une politique qui mène réellement à la paix et au développement. Le retrait immédiat des troupes Belges serait un signal politique clair en faveur d’une approche totalement différente de l’approche militaire.

* Le retrait des troupes et le remplacement de la mission de guerre de l’OTAN par une initiative de paix dirigée par les Nations Unies. Faire taire les armes et mettre sur pied des pourparlers de paix, avec toutes les puissances qui désirent collaborer à la restauration de la souveraineté de l’Afghanistan et au développement réel du pays, dans l’intérêt du peuple Afghan.
* Le retrait des troupes et l’organisation d’une conférence régionale pour une collaboration économique et pour la ré-intégration des réfugiés Afghans.
* Le retrait des troupes et une scission complète entre la coopération au développement et l’agenda de l’OTAN et de l’Occident. La promotion d’initiatives de solidarité internationale avec le peuple Afghan. La reconnaissance et l’assistance humanitaire des réfugiés Afghans en Belgique.

L’Afghanistan n’aura une chance d’aboutir à la paix que si les troupes Belges et toutes les troupes de l’OTAN se retirent.
source : intal

Appel à une autre politique pour l’Afghanistan


Carte blanche à la page 13 du journal Le Soir du 7/10/09

Un collectif de signataires (1)

Depuis huit ans déjà, une guerre sans issue est menée en Afghanistan, ne créant qu’une escalade de la violence qui menace de déstabiliser toute la région. Ces derniers mois et ces dernières années, la Belgique a continuellement renforcé son engagement dans la mission Otan « Isaf » en Afghanistan.

De plus en plus de responsables politiques et militaires, ainsi que des rapports d’experts et d’organisations affirment que la guerre ne peut être gagnée, même avec une intensification des efforts militaires.

Au départ, le mandat officiel de la mission Otan consistait à œuvrer à la stabilité et à la reconstruction. Mais aujourd’hui, l’insécurité n’a fait qu’augmenter dans le pays et on peut à peine parler de reconstruction. Les troupes de la « coalition internationale » bombardent et tentent de contrôler le terrain en multipliant les opérations militaires.

Les civils en paient l’addition. Selon les Nations unies, le nombre de victimes durant la première moitié de 2009 a augmenté de 24 % en comparaison avec la même période de l’année dernière.

L’Isaf est une mission de guerre sans réelle perspective de paix et de développement durables.

Les responsables politiques se sont entourés de seigneurs de la guerre qui ont du sang sur les mains, et la corruption est galopante. Les institutions étatiques sont comme absentes ou ne fonctionnent pas. Les récentes élections ont été entachées de fraude massive. Les organisations de défense des droits humains dénoncent le développement des pratiques autoritaires du gouvernement afghan, le musellement de la presse, les mauvais traitements des prisonniers et la discrimination systématique dont les femmes sont victimes.

L’Afghanistan ne connaît pas non plus de développement économique. Plus de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté. Les fruits de la croissance économique et de la culture de l’opium vont à une petite élite qui profite de l’afflux de dollars et d’euros. Les dépenses militaires représentent une fortune, plusieurs fois le budget consacré à la santé et à l’enseignement.

La lutte contre le terrorisme ne peut être menée à bien avec des moyens militaires et est plutôt un prétexte pour des intérêts géostratégiques plus larges.

Les organisations signataires appellent notre gouvernement à changer de cap dans la politique belge concernant l’Afghanistan et à :

– Mener un débat public et politique, large et ouvert sur notre présence militaire et la façon d’atteindre les objectifs de reconstruction, démocratie, sécurité et de bien-être, par des moyens non militaires.

– Orienter l’aide belge à la reconstruction et au développement vers les forces démocratiques de la société civile, avec une attention particulière aux droits et aux projets des femmes, tout ceci en évitant soigneusement toute identification avec l’intervention militaire.

– Accorder l’asile aux réfugiés de guerre afghans.

– Retirer nos F16 et garantir que nos troupes ne soient plus impliquées dans les situations de combat.

– Soutenir toutes les initiatives vers un processus de paix impliquant l’ensemble des acteurs pertinents tant nationaux qu’internationaux comme une condition impérative pour l’avènement de la stabilité et de la sécurité de la région.

– Développer une stratégie de sortie militaire à court terme.

(1) 11.11.11 – Koepel van de Vlaamse Noord-Zuidbeweging. Aardewerk. Aktie Vredesbelasting (Vrak). Association médicale pour la prévention de la guerre nucléaire. Attac Vlaanderen. Christenen voor het Socialisme. CNAPD. CNCD – 11.11.11. Colupa. Comité Surveillance Otan. Ecolo. Forum Nord Sud. FOS – Socialistische Solidariteit. Groen ! Intal. Kommunistische Partij-Vlaanderen. LeCoTo – Leuvense Coördinatie Tegen de Oorlog. LEEF ! LEF. Masereelfonds. Mouvement chrétien pour la paix. MIR IRG. Monde sans guerre et sans violence. Oxfam-en-Belgique. PVDA. Recht Op Migratie. SCI projets internationaux. Stengroep voor Rechtvaardigheid en Vrede in Guatemala. ’t Uilekot. ULDP. Une Autre Gauche. Vaka/Hand in Hand. Vlaams Palestina Komitee. Vrede. Vredesactie. Vrouwen Overleg Komitee. Vrouwenraad. Werkplaats voor Theologie en Maatschappij.

P. 13 notre dossier

Manif contre la politique militariste de Pieter De Crem en Afghanistan


Salut à tous

Voici une petite invitation pour une grande action vendredi. Comme vous tu le sais peut-être, notre Ministre de la Défense, Pieter de Crem veut renforcer l' »aide » belge en Afghanistan : Plus de soldats, plus d’armes, plus de f-16. A l’heure ou les bavures des troupes d’occupation se multiplient dans le pays, nous voulons montrer notre désaccord avec la politique gouvernementale. Nous avons besoin d’un maximum de bras pour porter les panneaux de notre tifos (voir photo),

Alors on peut compter sur toi vendredi?

Manif contre la politique militariste de Pieter De Crem en Afghanistan.

Sur les marches de la Bourse, Bruxelles

Une semaine avant les élections, nous menons une action pour revendiquer le retrait des F-16 et des troupes belges d’Afghanistan, avec des panneaux géants.

Quand: vendredi, 29 mai 18h – 19h
Où: Bourse, Bruxelles

Org.: intal, CNAPD, Comité Surveillance Otan, Mouvement Chrétien pour la Paix, Vrede vzw, LEF, Pax Christi Wallonie-Bruxelles, Vredesactie, PTB, Une Autre Gauche, Parti Communiste Wallonie-Bruxelles, LCR,…

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