Couvre-feu dans la région du grand Tunis


mercredi 12 janvier 2011, par La Rédaction

Le gouvernement tunisien a décrété mercredi un couvre-feu s’appliquant de 20h à 6h du matin dans la région du grand Tunis, a-t-on appris de source officielle.
Cette décision fait suite aux nouveaux accrochages qui ont opposé mercredi des manifestants aux forces de l’ordre en plusieurs endroits du centre de Tunis. Le gouvernement a chargé l’armée de faire respecter le couvre-feu.
La Tunisie est secouée depuis plusieurs semaines par des troubles sociaux meurtriers. C’est le suicide à Sidi Bouzid le 17 décembre dernier d’un diplômé vendeur ambulant de primeurs de 26 ans qui a déclenché le mouvement de protestation, lequel s’est ensuite propagé à plusieurs régions du pays avant d’atteindre Tunis.
Depuis lors, 23 personnes ont été tuées par la police, selon le bilan du gouvernement tunisien, mais des témoins et les syndicats évoquent au moins 46 morts.

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L’Union européenne dénonce l’usage « disproportionné » de la force en Tunisie

La porte-parole de la diplomatie de l’UE déclare que l’usage de la violence est « inacceptable » et annonce l’ouverture d’une enquête.
La diplomatie européenne a condamné, mercredi, l’usage « disproportionné » de la force par la police en Tunisie, où le ministre de l’Intérieur vient d’être limogé à la suite des violentes manifestations sociales. « Cette violence est inacceptable, les auteurs doivent être identifiés et traduits en justice », a déclaré Maja Kocijancik, la porte-parole de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton. « Nous sommes inquiets du recours à la force disproportionné de la police envers les manifestants pacifiques », a-t-elle ajouté, précisant que l’UE demandait une enquête à ce sujet. Lundi, Catherine Ashton avait demandé la « libération immédiate » des manifestants, blogueurs et journalistes arrêtés ces dernières semaines en Tunisie.
Le coprésident du groupe des Verts au Parlement européen, Daniel Cohn-Bendit, a demandé de son côté l’ouverture d’une commission d’enquête internationale indépendante et la suspension immédiate des négociations d’un statut avancé UE-Tunisie. Le chef de file des Verts européens a également souhaité que la situation en Tunisie soit à l’ordre du jour de la prochaine session plénière du Parlement européen la semaine prochaine à Strasbourg. Il a dénoncé la réaction « pas à la hauteur » de l’UE et estimé que le président Zine el-Abidine Ben Ali « n’est autre que le meilleur fomentateur de l’intégrisme ». Il a accusé la France d’être « le paillasson du président Ben Ali » en « entretenant un leurre comme celui de la réussite économique de la Tunisie ».
Le Premier ministre tunisien, Mohamed Ghannouchi, a annoncé, mercredi, à Tunis le limogeage du ministre de l’Intérieur, Rafik Belhaj Kacem, et la libération de toutes les personnes arrêtées dans le cadre des émeutes sociales qui secouent le pays depuis quatre semaines. Il a également annoncé, au cours d’une conférence de presse, la formation d’une commission d’enquête sur la corruption que dénoncent opposition et ONG. La crise a pris un tour dramatique ce week-end avec des affrontements violents dans des villes du centre qui ont fait 21 morts selon le gouvernement et plus de 50 selon une source syndicale. Le mouvement a débuté le 17 décembre après l’immolation par le feu d’un jeune marchand de rue de Sidi Bouzid, dans le centre-ouest, à 265 kilomètres de Tunis, qui protestait contre la saisie de sa marchandise par la police. Il a gagné, mardi soir, une banlieue de Tunis, la capitale, où l’armée a été déployée mercredi.

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Ben Ali limoge son ministre de l’Intérieur

Le président tunisien Zine el Abidine Ben Ali a limogé son ministre de l’Intérieur et ordonné une enquête sur des actes de corruption présumée concernant des responsables publics, a annoncé mercredi le Premier ministre.
Il a également ordonné la libération de toutes les personnes détenues depuis le début des troubles en Tunisie, a ajouté Mohamed Ghanouchi devant la presse.
Un mouvement de contestation sans précédent dans les 23 années au pouvoir de Ben Ali dure depuis près d’un mois en Tunisie. L’agitation a gagné mardi soir la capitale, Tunis.

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Heurts entre manifestants et forces de l’ordre dans le centre de Tunis

Des heurts opposaient mercredi des manifestants aux forces de l’ordre dans le centre-ville de Tunis, a-t-on constaté sur place.
Plusieurs centaines de manifestants sortant des souks proches de l’avenue de France ont lancé des pierres sur les forces de l’ordre, qui ont réagi en tirant des gaz lacrymogènes sur les manifestants, a constaté un journaliste de l’Associated Press sur place.
Ces heurts se déroulaient dans le centre névralgique de la capitale tunisienne, à une centaine de mètre de l’ambassade de France, devant laquelle étaient positionnés deux véhicules militaires entourés de barbelés.
Tous les commerces aux alentours ont été fermés.

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Après une nuit d’affrontements, l’armée se déploie à Tunis

L’armée tunisienne s’est déployée, mercredi 12 janvier à Tunis, où la tension est montée au lendemain d’affrontements entre la police et des manifestants qui ont éclaté dans la nuit dans la banlieue ouest populaire. Des renforts militaires, soldats en armes, camions, jeeps et blindés, ont fait leur apparition dans Tunis pour la première fois depuis le déclenchement des affrontements que connaît la Tunisie depuis quatre semaines. Ces renforts étaient postés à des carrefours du centre de Tunis et à l’entrée de la cité Ettadhamen (Solidarité) où des dégâts d’une nuit de violences étaient visibles.
Un blindé tout feu allumé et des soldats en armes étaient positionnés à l’entrée de ce gros faubourg où des carcasses de véhicules, dont un bus, incendiés n’avaient pas encore été enlevées, près du siège de la délégation (sous-préfecture) attaqué la veille. Des bris de verre et des pneus brûlés jonchaient la route de Bizerte qui traverse les cités Ettadhamen, Intilaka et El Mnihla, des quartiers populaires qui se succèdent, dans l’ouest de la capitale.
Dans Tunis, outre des renforts importants de police et unités d’intervention spéciales, deux véhicules de l’armée et des soldats en armes montaient la garde sur la place reliant les avenues de France et Habib-Bourguiba, face à l’ambassade de France et à la grande cathédrale de Tunis. Cette place avait été la veille le théâtre de manifestations étouffées par la police. Des renforts militaires étaient également visibles autour de la maison de la radio-télévision dans le quartier La Fayette, et d’autres sur la place du Passage, terminus du tramway qui fonctionnait. La circulation automobile était presque normale, de rares bouchons en banlieue étant provoqués par la pluie.
Les stations de radios nationales et privées diffusaient leurs programmes normalement, la radio gouvernementale revenant largement sur les mesures prises par le président Zine El-Abidine Ben Ali pour désamorcer la crise déclenchée par des manifestations contre le chômage dans le centre-ouest et qui s’est propagée dans la plupart des régions du pays.

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Hillary Clinton appelle à ’une solution pacifique’ en Tunisie

La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, s’inquiète des troubles et de l’instabilité qui règne en Tunisie. Dans une interview à la chaîne Al-Arabiya, basée à Dubaï, diffusée mardi soir, elle déclare : ’Nous ne prenons pas partie, mais nous espérons qu’il y aura une solution pacifique. Et j’espère que le gouvernement tunisien pourra trouver une telle solution.’
Durant cet entretien, elle se dit préoccupée par ’la réaction du gouvernement, qui a malheureusement provoqué la mort de certains jeunes protestataires’. La contestation sociale qui gronde en Tunisie depuis près d’un mois a fait entre 21 morts, selon les autorités, et plus de 50 tués, selon un syndicaliste.
Dans ce pays où un fort chômage touche notamment la jeunesse, Mme Clinton a par ailleurs appelé Tunis à ’se concentrer sur la création d’emplois pour les jeunes’.
Les Etats-Unis avaient fait part mardi de leur préoccupation face à des informations selon lesquelles les forces tunisiennes feraient un ’usage excessif de la force’ envers les manifestants. Le département d’Etat américain avait déjà convoqué jeudi dernier l’ambassadeur de ce pays, Mohamed Salah Tekaya, pour lui exprimer son inquiétude et demander le respect des libertés individuelles.
L’ambassadeur des Etats-Unis à Tunis, Gordon Gray, a de son côté été convoqué lundi par le gouvernement tunisien, qui s’est dit ’surpris’ par les commentaires de Washington sur la crise sociale en Tunisie. ’Nous regrettons que l’ambassadeur américain ait été convoqué’, a déclaré Mme Clinton, soulignant que les relations des Etats-Unis avec la Tunisie comportaient ’beaucoup d’aspects très positifs’.

(Mercredi, 12 janvier 2011 – Avec les agences de presse)

La chef de la diplomatie de l’UE à Gaza


vendredi 16 juillet 2010, par La Rédaction

La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton se rend dimanche à Gaza, pour la deuxième fois en quatre mois, suite à la promesse d’Israël d’alléger son blocus et afin de voir comment l’UE pourrait contribuer à l’ouverture de points de passage.

Les préparatifs de cette visite ont toutefois été compliqués par une impression de cacophonie européenne puisqu’en parallèle plusieurs ministres des Affaires étrangères de pays de l’UE – Italie, Espagne, Allemagne, de Grande-Bretagne et France – ont annoncé leur propre projet de déplacement sur place, fin juillet.

La date n’a pas encore été annoncée à ce jour.
Cette initiative, qui fait un peu d’ombre à Mme Ashton, a fait froncer des sourcils dans son entourage. Elle a tenu à se rendre sur place séparément des ministres.

« Le télescopage de visites fait un peu désordre » pour la cohérence de l’action de l’UE, souligne un diplomate européen, qui reproche aux ministres de créer la confusion dans le seul but de faire un déplacement à objet médiatique.

Un autre diplomate reconnaît que l’impression donnée n’est pas très bonne mais estime « qu’il y a de la place pour tous ».
Avant sa visite, Mme Ashton a rappelé dans un communiqué que l’UE avait « salué les annonces faites par Israël suite à l’incident avec la flottille (internationale pour Gaza) » mais « nous attendons à présent qu’elles soient mises en oeuvre ».
« Nous nous tenons à disposition pour aider à l’ouverture de points de passage à Gaza pour le transport de biens de et vers Gaza », a encore dit la Britannique.

Les Européens espèrent pouvoir réactiver leur mission de douaniers pour la surveillance au point de passage de Rafah (EUBAM Rafah), créée en 2005 puis suspendue en juin 2007 après la prise de contrôle du territoire par le Hamas.

La Haute représentante de l’UE aux Affaires étrangères se rend dimanche dans la bande de Gaza, où elle visitera un camp d’été ainsi qu’une école de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa). Elle visitera aussi des petites entreprises locales que l’Europe, principal bailleur de fonds des Palestiniens, co-finance.

Il n’est toujours pas question en revanche d’une rencontre avec le Hamas. A Bruxelles, une porte-parole de la Commission européenne a réitéré vendredi la position de l’UE à ce sujet : « Pas de discussions directes avec le Hamas ».

Le déplacement à Gaza intervient dans le cadre d’une visite de trois jours de Mme Ashton dans les territoires palestiniens et en Israël.

Elle prévoit de rencontrer dimanche notamment le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, mais aussi le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Ehud Barak.

Lundi elle doit s’entretenir avec les responsables de l’Autorité palestinienne.

L’Etat hébreu a accepté au début du mois d’assouplir son blocus suite à d’intenses pressions internationales après la mort de neuf Turcs dans l’assaut de sa marine le 31 mai contre la flottille qui tentait de forcer le passage.

Il a notamment autorisé l’entrée de biens de construction pour des projets de la communauté internationale approuvés par l’Autorité palestinienne.

Mais les Européens veulent davantage. Ils réclament, outre l’augmentation des points de passage, la reprise des exportations depuis la bande de Gaza et la libéralisation des conditions de circulation des personnes de et vers le territoire.

Le « Nagi el-Ali » pour Gaza : Feu vert libanais pour un départ vers Chypre


source

lundi 21 juin 2010, par La Rédaction

L’un des deux bateaux de militants déterminés à briser le blocus de la bande de Gaza par la mer depuis le Liban a reçu le feu vert pour se diriger vers Chypre, aucune ligne maritime existant entre Beyrouth et Israël ou les territoires palestiniens, selon des militants. « Le ministre libanais des Transports a donné son accord de principe pour se diriger vers Chypre à condition que notre bateau soit conforme aux critères en vigueur », a affirmé Thaer Ghandour, membre de « Journalistes sans limites », une ONG libanaise participant à l’expédition.

Le cargo « Julia », rebaptisé « Nagi el-Ali », du nom d’un célèbre caricaturiste palestinien, se trouve actuellement au port de Tripoli, dans le nord du Liban, pour inspection. Il rassemblera, selon les organisateurs, des dizaines de journalistes libanais et étrangers, tandis qu’un deuxième navire, le Mariam, regroupera une cinquantaine de militantes, dont 30 Libanaises, et est toujours en attente du feu vert des autorités libanaises. Les deux bateaux seront chargés d’aide.

Samedi, la représentante israélienne à l’ONU a estimé que l’État hébreu était en droit d’user de « tous les moyens » pour éviter que des militants se rendent par bateau du Liban à Gaza, ont affirmé samedi les médias israéliens.
« Nous sommes habitués aux menaces israéliennes. Nous allons poursuivre notre objectif et réaffirmer notre engagement qui est à caractère humanitaire », a indiqué Thaer Ghandour. Le Hezbollah a souligné vendredi qu’il n’était pas impliqué dans le projet.

À Jérusalem, le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a prévenu le Liban qu’il serait « responsable » si « une confrontation violente et dangereuse » avait lieu. Israël a mené une guerre en 2006 contre le Liban, qui a fait plus de 1.200 morts côté libanais et plus de 160 côté israélien.

L’assaut mené le 31 mai par l’armée israélienne contre une flottille humanitaire internationale qui tentait de « briser » le blocus avait coûté la vie à 9 passagers turcs. Pressé après ce raid de desserrer l’étau sur la bande de Gaza, Israël a confirmé dimanche la levée de l’embargo sur tous les « biens à usage civil », tout en maintenant son blocus maritime pour empêcher l’importation de matériel de guerre dans ce territoire palestinien.

(Lundi, 21 juin 2010 – Avec les agences de presse)

Liberté pour la Palestine… Liberté pour Gaza


dimanche 6 juin 2010, par La Rédaction

Pour mettre fin au blocus qui encercle le peuple palestinien
Et en signe de solidarité avec la Flottille de la liberté

En réponse à l’appel lancé par les partis et les forces de la gauche libanaise, une manifestation a eu lieu, ce dimanche à 11 heures, devant le siège de l’ambassade des Etats-Unis au Liban.
Les manifestants ont scandé des slogans contre le nouveau crime perpétré par l’armée israélienne contre la « Flottille de la liberté », ainsi que contre l’administration des Etats-Unis qui supervise et protège les criminels. De plus, des banderoles portaient des mots d’ordre rappelant les droits du peuple palestinien, dont le droit au retour et à la construction d’un Etat indépendant ayant Al Qods pour capitale.

A leur arrivée à la Place de Aoukar, les manifestants ont écouté quatre interventions faites par D. Marie NASSIF-DEBS, vice Secrétaire général du Parti Communiste libanais, Ali FAYÇAL, membre du BP du Front démocratique pour la libération de la Palestine (FDPLP), Abou Firas, membre du BP du Parti du peuple palestinien, et Nazih HAMZAH, secrétaire du Parti démocratique populaire.

Les interventions ont insisté sur les points suivants :

1. La condamnation du rôle des Etats-Unis dans la supervision des agressions israéliennes et leur appui au terrorisme d’Etat pratiqué par le gouvernement israélien contre le peuple palestinien et tous les peuples de la région, notamment ceux du Liban et de l’Irak.

2. L’assurance que seules la résistance et la lutte peuvent casser le blocus imposé au peuple palestinien.

3. La condamnation des positions prises par la Ligue arabe, notamment à la suite du massacre qui a eu lieu contre les militants de la « Flottille de la liberté », surtout que la réunion des ministres des Affaires étrangères arabes n’a pris aucune décision claire contre Israël, se contentant de proclamer son appui à la décision du Conseil de sécurité en ce qui concerne la création d’une commission d’enquête.

4. La solidarité inconditionnelle avec les aspirations du peuple palestinien à retourner sur la terre des ancêtres et à construire l’Etat indépendant de la Palestine.

5. L’appel à tous les partis, à toutes les organisations non gouvernementales arabes et internationales à poursuivre leur œuvre de solidarité et leurs activités afin de mettre fin au blocus imposé aux citoyens de Gaza.

6. L’insistance sur l’unité nationale et populaire qui doit prévaloir entre les Palestiniens ; et, ce, afin de pouvoir faire face aux projets sionistes appuyés par l’administration des Etats-Unis.

source

Des nouvelles de Vanunu


Al Faraby
Dimanche, 23 mai 2010

Mordechaï Vanunu a été placé dimanche 23 mai en détention en Israël pour trois mois, n’ayant pas respecté une décision restreignant ses contacts avec des étrangers après sa libération de prison en 2004, selon des sources pénitentiaires.
M. Vanunu a une petite-amie norvégienne, a justifié son avocat. L’ex-technicien de l’installation nucléaire de Dimona a passé 18 ans derrière les barreaux, après avoir fourni des informations sur le programme nucléaire de l’Etat hébreu à un quotidien britannique en 1986.

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