Objectivité de l’information autour de la visite de Monsieur Reynders au Proche Orient


 

Objectivité de l’information autour de la visite de Monsieur Reynders au Proche Orient
Suite au JT de RTL-TVI du 9/11/2013, je vous prie de recevoir copie du texte que j’adresse au Directeur de l’Information de RTL, Monsieur Stéphane Rosenblatt, avec copie à Madame Caroline Fontenoy et à Monsieur Patrick Charlier, Directeur adjoint du centre pour l’égalité des chances.

Avec mes salutations distinguées,

M. P.


Monsieur,      
Madame,

 

La liberté de la presse (et donc d’expression) est le baromètre de la santé d’une démocratie, entend-t-on dire. Si cette assertion est exacte, les Belges, qui voudraient encore croire “un tout petit peu” au “respect du Droit international, garant de toute démocratie”, paraît-il, ont toutes les raisons de s’inquiéter et comme le disait Stéphane Hessel, de s’indigner,  à entendre certains JT.

Votre JT  du samedi 9/11/2013 de 19 h à cet égard fut un festival.

Présentatrice : Mme Caroline Fontenoy
Invité : M. Patrick Charlier, Directeur adjoint du centre pour l’égalité des chances.
Sujets : (à +/- 19 h 26)
– Montée de l’antisémitisme en Belgique
– Evocation de la “Nuit de Cristal”  (lire en PS)
– Intervention de Monsieur Reynders, suite à sa visite au Moyen-Orient.

Un fait de société, une évocation historique et un déplacement à but économique de notre Ministre.
Trois sujets apparemment sans aucun rapport, sauf si…..

Nous apprendrons le surlendemain (par RTL) qu’après une chaleureuse accolade avec Benjamin Netanyahu, la Belgique a signé de nouveaux accords économiques avec Israël.

Le “sentiment” de la montée de  “l’antisémitisme” en Belgique :

« 88 % des Juifs de Belgique, suivant l’enquête (laquelle? Pourquoi dans ce JT? Combien de personnes interrogées? Dans quelles villes? Comparaison avec d’autres communautés?), ont le sentiment que l’antisémitisme a augmenté en Belgique ces dernières années, en cause « la médiatisation du conflit israélo-palestinien qui contribue à la perception d’un antisémitisme grandissant dans l’enquête de 8 pays européens» (laquelle? Quels pays? Quel public cible?); Monsieur Charlier parle ensuite des propos, faits, harcèlements dont les Juifs seraient les victimes, en précisant que ces faits n’ont pas augmenté et qu’ils sont surtout visibles sur les réseaux sociaux d’internet.

Suit ensuite l’affichage d’un manifestant brandissant une pancarte (Pourquoi cette pancarte? Elle sort d’où? Portée par qui? Vous parlez du “sentiment” de Belges. Quel rapport avec Israël?)

(copie à partir du site)
ISRAEL EXERCE
SON DROIT
D’AUTODEFENCE


_________________________________________

En parlant du sentiment de la montée de l’antisémitisme, le terme  « judéophobie »  me semble plus correct. L’antisémitisme se réfère à « sémite »; or, en Palestine,  seuls les Palestiniens, qui ont toujours vécu sur cette terre et les Juifs qui y vivaient aussi, avant la naissance d’Israël, sont des sémites. Le terme antisémite est donc impropre.

La judéophobie dont souffre des Juifs de Belgique est inacceptable, comme toute forme de racisme ; c’est un poison, une insulte à l’intelligence,  qui doit être combattue comme la peste. Je ne fréquente jamais les réseaux sociaux. J’ai, par contre, souvent lu des « commentaires » d’articles sur des blogs qui font dresser les cheveux sur la tête; ces commentaires racistes visent surtout les Arabes ou les Africains. Nombreux aussi sont les commentaires qui critiquent l’état d’Israël et sa politique colonialiste et raciste et les Israéliens (surtout les colons) ou les non Israéliens (Juifs ou non) qui soutiennent “corps et âme”  cette politique.

A noter que  ces « inconditionnels »  défenseurs d’Israël sont souvent les plus virulents (et certains très racistes) et suivent aveuglément, sans le moindre discernement, « la ligne de conduite d’Israël » :
vous “critiquez Israël”, donc vous êtes “antisémites”.
En suivant cette logique, nombreux sont celles et ceux en effet qui sont “antisémites” dans le monde parce qu’Israël n’est pas aimé, en cause sa politique agressive et criminelle à l’encontre des Palestiniens.

Cet amalgame:  vous “critiquez Israël”, donc vous êtes “antisémites”  est voulu, entretenu par Israël, à coups de millions de dollars dépensés pour sa propagande = Hasbara. Et Israël pousse la malhonnêteté intellectuelle, l’arrogance et la perversité jusqu’à distiller auprès des Juifs non israéliens ( ici, des Belges) ce sentiment de rejet.

Cet odieux chantage, ce  “lavage de cerveaux”  (que dénoncent du reste certains israéliens) atteint des sommets dans l’ignominie lorsque Israël instrumentalise  l’horreur du génocide perpétré par les Nazis:
nous “avons toujours été persécutés”  et nous avons donc “le droit de nous défendre par tous les moyens”


Ca, c’est vraiment « dégueulasse » (je n’ai pas trouvé de synonyme)

Alors, lorsque RTL, lors d’un JT, plutôt que d’informer honnêtement et correctement ses auditeurs au sujet des atrocités commises par Israël les trompe en les manipulant, en recourant aux techniques de propagande israéliennes,  c’est honteux. Ce n’est plus du journalisme mais une collaboration avec un régime criminel.

La succession des sujets du JT dont question :

Le sentiment “d’antisémitisme”, lié au “conflit” israélo-palestinien (avec au passage une petite pancarte : Israël exerce son droit d’autodefence (sic)), l’évocation de la Nuit de Cristal (à ce moment là, hasard?), pour en arriver aux accords de coopération de la Belgique avec Israël,  ce n’est pas innocent; cela n’a d’autre but que de servir la confusion voulue par Israël et d’atténuer l’infamie du gouvernement belge qui collabore avec ce pays hors la loi; cela ne sert pas l’expression de la vérité, au contraire.


Lorsque Didier Reynders déclare :
“On sent la volonté d’aboutir, d’aller vers des négociations, en étant prêts à faire des concessions… La Belgique veut renforcer le soutien au dialogue et aux négociations de paix »,
vous savez très bien que ce n’est pas la vérité.  Monsieur Reynders aussi. Parce que les faits (par centaines), corroborés par des déclarations officielles et des écrits, prouvent le contraire.  Le gouvernement Netanyahu n’a aucune intention d’arrêter la colonisation (qui s’accélère depuis ces pseudo négociations) et il ne s’en cache pas. Ces négociations de paix sont bidons;  ne sont qu’un prétexte pour gagner du temps et imposer le fait accompli. Des concessions de la part des Palestiniens?  De quelles concessions parle-t-il ? Les Palestiniens n’en ont pas encore fait suffisamment ? Ils ont tout perdu. Il n’est plus possible d’envisager deux Etats – et vous le savez. Et Monsieur Reynders aussi.  Les Israéliens leur ont tout volé et n’acceptent de leur côté aucune concession parce qu’ils n’en ont jamais assez.

Tout ce cirque hypocrite est écoeurant et donne la nausée.

La vérité c’est que  RTL, notre gouvernement et l’UE se moquent éperdument du sort des Palestiniens:

des déplacements de populations du Neguev pour les parquer dans des ghettos après la destruction de leurs villages, des vols de terres; destructions de maisons, arrachage d’oliviers, pollution des puits ou des nappes phréatiques, incendies de champs, blessures ou mort de bétail, restriction de l’eau, arrestations administratives et tortures, arrestations et tortures d’enfants, non assistance à personnes en danger notamment dans les prisons, travail forcé d’enfants par des colons, occupation ou destruction de lieux religieux ( aussi catholiques), profanation de tombes, enfermement de près de 2 millions de personnes, bombardements au phosphore,  survol incessant de drones, coupure d’électricité, fermetures d’école, d’universités, interdiction de pêcher, de cultiver, de se déplacer, de respirer, de se soigner, de penser, de prier, de se défendre…..bref de vivre!

C’est ça la démocratie israélienne que vous défendez coûte que coûte.

Vous avez une bien curieuse conception du journalisme,
et de l’égalité,

Salutations,
M. P.

PS La rabbin Lynn Gottlieb à propos de la “nuit de cristal” et du sort des Palestiniens
Quand allez-vous réaliser que ce sont aujourd’hui les Palestiniens qui sont en danger?
http://www.europalestine.com/spip.php?article7800&lang=fr

source : par courriel

Objectif atteint pour le poème de Günter Grass


L’écrivain Allemand Günter Grass vient de publier sous forme de poème un texte qui veut alerter l’opinion de son pays sur la menace que fait peser l’arsenal nucléaire sioniste sur la paix mondiale.

Bien sûr, les partisans du régime sioniste n’ont pas tardé à pourfendre aussi bien le texte que l’homme en rappelant que le prix Nobel de littérature avait un sombre passé nazi.

Effectivement, comme beaucoup d’Allemands de sa génération, le Pape Benoît XVI par exemple, il a servi dans l’armée nazie, la Waffen-SS plus précisément.

Il convient cependant de rappeler que Günter Grass avait 17 ans en 1944…

Les autorités sionistes viennent de le déclarer persona non grata dans l’Etat voyou où on s’est empressé de le taxer d’antisémite.

M. Grass, nous dit-on aurait été unanimement cloué au pilori dans son propre pays.

Certes, il a été cloué au pilori par cette classe politique qui prétend lier indissolublement le destin de l’Allemagne à l’entité sioniste pour prix des crimes commis dans la première moitié du 20ème siècle.

Au point de prétendre dissuader le gouvernement sioniste de lancer une agression en lui offrant à prix réduit un 6ème sous-marin Dolphin capable d’emporter des missiles balistiques (plus intelligent, plus bête disait mon père).

Pourtant Günter Grass n’a fait qu’interpeller l’opinion de son pays sur la menace que fait peser l’entité sioniste sur la paix mondiale. Une menace qui est d’ailleurs claironnée par les responsables sionistes eux-mêmes qui n’ont de cesse d’annoncer leur volonté de bombarder l’Iran, si possible avec l’accord des Etats Unis, ou mieux leur participation.

Et les commentateurs Occidentaux ne se préoccupent que de la riposte éventuelle de l’Iran contre le régime sioniste, sans se préoccuper des victimes et des destructions infligées à l’Iran, sans parler de la catastrophe écologique entraînée par le bombardement d’installations atomiques.

Reste que contrairement à ce qui a été dit, Gunter Grass n’a pas été cloué au pilori dans son pays puisque nous pouvons lire que

Plusieurs manifestations pour la paix se rangent derrière Gunter Grass

ou

Nombreux soutiens à Günter Grass

Günter Grass voulait simplement lancer un débat sur la menace sur la paix que pose le gouvernement sioniste et son objectif a semble-t-il été atteint si on en juge par les soutiens qu’il a recueillis ou encore par cet édito paru dans le Spiegel, sous la plume de Jakob Augstein.

On notera bien que l’auteur de l’édito ne se départit pas d’une attitude prosioniste et hostile à l’Iran puisqu’il met dos à dos les deux pays dans le chantage à la guerre dans le contexte d’une course à l’armement atomique. Ce faisant il s’expose d’ailleurs à une charge pour antisémitisme car comment oser mettre dos à dos l’Etat juif et l’Iran ?

Or, c’est bel et bien le régime sioniste qui menace l’Iran d’une agression, et non l’inverse. C’est le régime sioniste qui dispose déjà de l’arme atomique et des vecteurs pour l’utiliser. Enfin, c’est l’Iran et non le régime sioniste qui fait l’objet de sanctions unilatérales destinées à asphyxier son économie.

Mais quand on en vient à l’Iran et au régime sioniste, comme dans l’inconscient freudien la contradiction n’existe pas.

Par exemple, Jakob Augstein écrit que

Israël, un pays qui a été entouré d’ennemis depuis des dizaines d’années, beaucoup d’entre eux considérant qu’Israël n’a pas le droit d’exister – quelles que soient ses options politiques.

Pourtant, si on examine les pays qui sont à proximité de l’Etat sioniste, nous en voyons deux (l’Egypte et la Jordanie) qui sont liés par traité avec lui ; Chypre qui fait partie de l’Union Européenne et est de ce fait tout sauf ennemie de l’Etat sioniste, et la Turquie qui a longtemps été le seul pays musulman à reconnaître l’Etat juif. Restent deux pays en état de conflictualité armée avec Tel Aviv : le Liban et la Syrie, aucun des deux ne représentant une menace réelle. On peut ajouter l’Arabie Saoudite qui est plutôt une alliée objective du gouvernement sioniste.

Alors où Jakon Augstein trouve-t-il ce « beaucoup » ? Mystère !

Un point de vue sur Günter Grass

Pourquoi nous avons besoin d’un débat ouvert sur Israël

Un commentaire de Jakob Augstein, Der Spiegel (Allemagne) 6 avril 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Israël est-elle une menace pour la paix mondiale? L’écrivain Allemand Günter Grass a été taxé d’antisémite cette semaine pour l’avoir affirmé dans un nouveau poème. Mais si ces vers n’auront peut-être pas de prix littéraire, Grass a donné le coup d’envoi d’un débat important –  et attendu depuis longtemps. Et il a raison.

Ce n’est pas un grand poème. Ce n’est pas non plus une brillante analyse politique. Mais les quelques lignes que Grass a publiées sous le titre « Ce qui doit être dit » seront vues un jour comme ses mots qui auront eu la plus forte influence. Ils marquent une rupture. C’est cette simple phrase que nous ne pourrons pas ignorer à l’avenir : «La puissance nucléaire d’Israël met en danger une paix mondiale déjà fragile.»

C’est cette phrase qui a déclenché un tollé. Parce qu’elle est vraie. Parce que c’est un Allemand, un prix Nobel qui l’a dite. Parce que c’est Günter Grass qui l’a dite. Et c’est là que réside la rupture du tabou. Et c’est pour cela qu’il faudrait remercier Grass. Il a pris sur lui de dire ces mots pour nous tous. Un dialogue très tardif a commencé.

C’est une discussion sur Israël et sur l’éventualité de préparatifs d’Israël pour une guerre contre l’Iran, un pays dont le président Mahmoud Ahmadinejad a menacé Israël dont il parle comme d’un «cancer» qui doit être «rayé de la carte.» Israël, un pays qui a été entouré d’ennemis depuis des dizaines d’années, beaucoup d’entre eux considérant qu’Israël n’a pas le droit d’exister – quelles que soient ses options politiques.

C’est une guerre qui pourrait précipiter le monde dans l’abîme. Quand un Allemand parle de ce genre de choses, l’Allemagne doit participer à la discussion avec sa responsabilité historique.

Ce genre de débat suit un modèle préétabli. Grass savait qu’il serait taxé d’antisémite – un risque pris par n’importe quel Allemand qui critique Israël. De fait, Mathias Döpfner – le responsable de la maison d’adition Axel Springer, la société mère de Bild, le plus grand journal quotidien du pays – a accusé Grass « d’antisémitisme politiquement correct » dans un éditorial paru jeudi. Döpfner, un homme qui se targue d’être le gardien des relations israélo-allemandes, suggérait aussi que Grass devrait être envoyé dans un centre de réhabilitation historique tout en lançant quelques piques sur la participation longtemps tenue secrète de Grass à la Waffen-SS. Oui, Grass dait faire face également à ce genre d’accusation.

Grass est un réaliste

Mais Grass n’est ni un antisémite, ni un zombie de l’histoire allemande. Grass est un réaliste. Il dénonce le fait que les installations nucléaires israéliennes « ne soient pas accessibles à des inspections.» Il objecte à la politique allemande en matière d’exportations d’armes avec la livraison à Israël d’un autre sous-marin capable de lancer des missiles nucléaires. » Et il rejette d’un ton las « l’hypocrisie de l’Occident,» qui – il ne le dit pas explicitement – a été le principe directeur de nos politiques au Moyen Orient, de l’Algérie à l’Afghanistan.

Grass écrit aussi des absurdités. Il poursuit en expliquant pourquoi il s’est tu si longtemps et pourquoi il ne gardera plus le silence maintenant – « âgé et avec mes dernières gouttes d’encre » – et qu’il veut libérer les autres du sentiment de devoir rester silencieux. Cette partie n’est pas très bien formulée. Il avertit aussi du risque d’annihilation du peuple iranien, ce qui n’est certainement pas prévu dans l’agenda politique israélien. Le teste aurai pu être mieux protégé contre la critique. Mais il atteint néanmoins son objectif.

Après tout, quelqu’un nous a enfin tirés de derrière l’ombre des paroles prononcées par la chancelière Angela Merkel lors d’une visite à Jérusalem en 2008. A l’époque, elle avait dit que la sécurité d’Israël relevait de la raison d’Etat pour l’Allemagne. Pour éviter tout malentendu, avait-elle ajouté, « C’est une réalité, et non des paroles qui resteraient vaines si venaient des temps difficiles.»

Helmut Schmidt, chancelier Allemand de 1974 à 1982, avait dit qu’avoir un sentiment de responsabilité pour la sécurité d’Israël est « compréhensible émotionnellement » mais est une conception  téméraire qui pourrait avoir des conséquences graves.». Si une guerre éclatait entre Israël et l’Iran, poursuivait-il, « alors, selon cette conception, les soldats Allemands devraient combattre également.» Depuis cette époque, Israël a considéré l’Allemagne comme étant le seul pays, avec les Etats Unis, sur lequel elle peut compter.

Le monde retient son souffle

Actuellement, avec le soutien des Etats Unis dont les présidents doivent s’assurer du soutien des organisations du lobby juif en période électorale ainsi qu’avec celui d’une Allemagne où la repentance historique a pris une dimension militaire, le gouvernement Netanyahou tient en haleine le monde entier. « L’Israël de Netanyahou a dicté l’ordre du jour au reste du monde comme aucun petit Etat n’a jamais pu le faire auparavant, » écrit le journal israélien Haaretz. Des cours du pétrole au terrorisme, le monde a de nombreuses raisons de craindre une guerre entre Israël et l’Iran.

Personne ne prétend que l’Iran dispose déjà d’une bombe atomique. Personne ne sait si l’Iran travaille vraiment à une telle bombe. Au contraire, les responsables des services secrets américains pensent que l’Iran a stoppé son programme de développement d’armes atomiques en 2003.

Ces éléments n’intéressent cependant pas les Israéliens. Pour eux, la question n’est plus d’empêcher les Iraniens d’obtenir la bombe atomique. Il s’agit maintenant d’empêcher – et plus d’être en mesure d’empêcher – les Iraniens d’être en capacité de produire une telle bombe. Ils ne veulent pas s’embarrasser du problème qu’ont eu les USA avec l’Irak. Les Américains continuaient à penser qu’ils devaient donner la preuve que leur adversaire disposait d’armes de destruction massive. Mais ces preuves n’avaient pas pu être trouvées en Irak – pas plus que de telles armes. Alors, les Américains avaient simplement fabriqué les preuves dont ils avaient besoin.

Israël a lancé un ultimatum au monde. Elle ne veut pas fournir de preuves que l’Iran possède une bombe. Elle ne veut pas non plus apporter de preuves que l’Iran serait en train de construire une bombe. La position d’Israël est simple : elle ne veut pas que l’Iran atteigne la «zone d’immunité.»

En conséquence, Israël menace de lancer une attaque avant que les Iraniens soient en mesure d’enterrer leurs installations atomiques si profondément sous la roche que même les bombes anti-bunkers les plus puissantes ne pourraient plus les atteindre.

Il est temps de faire pression sur Israël

Israël et l’Iran jouent une partie de poker que tous les deux peuvent gagner tant qu’il n’y a pas de guerre. La presse tabloïd qualifie Ahmadinejad de «cinglé de Téhéran.» Mais il n’est pas fou. Il veut rester au pouvoir et a réprimé l’opposition dans son pays dans ce but. Le sang avait coulé il y a trois ans quand il avait écrasé des manifestations contre son pouvoir, mettant en prison de nombreux opposants dans la foulée.

Ahmadinejad laisse intentionnellement le monde dans le flou sur ses intentions pour le nucléaire. Il profite de son ambigüité stratégique tout comme les Israéliens profitent de leurs menaces de guerre. Les deux pays s’aident l’un l’autre à étendre leur influence bien au-delà de ce que leurs dimensions méritent réellement.

De façon perverse, ils se retrouvent en état de dépendance mutuelle. Et les choses auraient pu rester leur problème propre s’ils n’avaient pas pris le monde entier en otage. Comme l’écrit Grass, le temps est venu d’exiger « un contrôle permanent et sans entraves du potentiel nucléaire d’Israël et des installations nucléaires de l’Iran par une entité internationale qui aurait l’approbation des gouvernements des deux pays » .

En ce moment, l’Iran éprouve la pression des sanctions. Mais le temps est venu d’exercer certaines pressions sur Israël aussi. Remarquez que celui qui dit ce genre de chose n’est pas en train d’essayer « de relativiser la culpabilité des Allemands en transformant les Juifs en fautifs» comme l’affirme Mathias Döpfner. Nous ne parlons pas ici d’histoire de l’Allemagne. Nous parlons du monde. Et nous parlons du temps présent.

Réaction à l’article « Pourquoi les Juifs de Belgique ont peur » ?


Madame la rédactrice en chef,
je vous fais parvenir ma réaction à l’article paru dans le vif la semaine dernière (v. pièce jointe),
je vous saurais gré de présenter un résumé de mon article dans le courrier des lecteurs.
Je vous prie également de demander à vos services de mettre fin à mon abonnement à l’hebdomadaire.
veuillez croire, madame, à mon expression de citoyenne critique et sincère.
Anne Mottart

(article paru dans  l’hebdomadaire  « le vif » – du 2 au 8 décembre.)

Si  je suis entièrement d’accord avec  l’auteur de l’article Marie-Cécile Royen, quant à la dénonciation  ferme, sans équivoque,  quant  au refus et sanctions contre toute forme de discrimination, violence physique, verbale, psychologique à caractère raciste, y compris à l’égard de citoyens, de citoyennes, de  jeunes de la communauté juive ;

Je suis par contre étonnée du manque d’analyse et de réflexion politique quant à la recherche des  racines et des différents facteurs qui, dans  le contexte actuel  du conflit du Proche Orient, entrainent un sursaut  de  comportements de haine et rejet  à l’égard des Juifs :

C’est évident qu’il y a partout en Europe une toile de fond  d’antisémitisme et de vieux clichés qui se perpétuent depuis des générations ,et contre lesquels  il faut combattre à tout prix ;

Mais, comment ne pas s’interroger  sur la politique d’occupation menée par l’état d’Israël, depuis des dizaines d’années, et qui ne peut que continuer à engendrer des réactions de colère et de révolte ?: de  la part des communautés arabes, mais aussi de plus en plus de citoyens en Belgique, en Europe, dans le monde.

Non, nous ne sommes pas cette « nuée d’ONG et d’ASBL, et un parti –Ecolo/Groen » qui prônons    le boycott  à l’égard des produits Israéliens  comme si ce pays entretenait un régime d’apartheid »(sic) ;

Non, nous ne sommes pas non plus « cette droite déjantée, une partie de la gauche tiers-mondiste, ni  même  extrême gauche stalinienne » qui faisons « une critique obsessionnelle  de l’état d’Israël »  et offrons une « caution intellectuelle à certains débordements » (sic) .

Il est terriblement dangereux  d’amener la confusion, et de faire passer la réaction citoyenne , légitime , portée par des  personnalités ( tel Stéphane Hessel, qui critique ouvertement la politique d’Israël), mais aussi par des partis, des syndicats, des mouvements citoyens…comme une dérive de l’antisémitisme vers l’antisionisme .

Il existe un mouvement extrémiste dans  ce sens, et il faut le condamner.

Mais ce n’est pas le nôtre.

Au contraire, c’est au nom des libertés individuelles et collectives, et au nom de la reconnaissance et de l’existence d’un Etat palestinien, que demande d’ailleurs le parlement européen, que nous nous engageons.

Ces libertés sont brimées chaque jour par l’armée israélienne :

arrestations et détentions arbitraires,

destruction de maisons, d’écoles, de mosquées, d’oliviers ;

poursuite de la colonisation sauvage et illégale, en Cisjordanie, à Jérusalem-Est ;

de même celle du mur d’apartheid,

séparation entre villes et villages palestiniens, humiliations aux check-points…

Autant de violations du droit international et des libertés individuelles et collectives, quotidiennes, et qui ne sont jamais sanctionnées.

J’observe que l’auteur de l’article argumente en puisant  à des sources unilatérales (l’historien Joël Kotek, président du CCOJB.- comité de coordination des organisations  juives de Belgique ) ; c’est ne pas reconnaître des positions défendues par d’autres :

comme l’Union progressiste des juifs de Belgique (UPJB.) ; les nombreux mouvements citoyens, partis, syndicats qui analysent en profondeur et cherchent à comprendre les racines du conflit « importé chez nous ».Le centre pour l’égalité des chances est lui-même critiqué (pour ne pas agir suffisamment contre les actes d’agression). Mais lui a-t-on laissé l’occasion de démonter les mécanismes qui conduisent à de tels actes ?

Personnellement, je reviens d’un voyage en Cisjordanie, et je ne peux que voir, et dénoncer, depuis mon 1er voyage en 2006, la croissance et le nombre de colonies, d’annexions, de destructions en Palestine, mais aussi à  Jérusalem-Est.

Je reviens également  des « Halles de Schaerbeek » où est organisée depuis le 1er  décembre jusqu’au 17  une exposition consacrée à « brisons le silence » une association israélienne qui  regroupe d’anciens soldats de l’armée israélienne, des jeunes qui ont fait leur service militaire et ont servi dans les territoires occupés  et qui dénoncent les violences et brutalités quotidiennes  de l’armée  à l’égard des Palestiniens.  A travers leurs témoignages  directs, les photos,  vidéos ,  nous découvrons l’horreur de l’occupation militaire, de l’arbitraire, des violences ; mais aussi de la militarisation de la société israélienne , ce qui pousse leur organisation «  brisons le silence », à aider des jeunes, filles et garçons à « refuser » le service militaire et refuser de  servir dans l’armée d’occupation.

Cette critique est  d’ailleurs renforcée par la voix d’artistes, de journalistes, d’associations pour la paix, israéliens qui dénoncent cette politique d’occupation.

Voilà des voix, et ce type d’analyse qu’on souhaiterait voir et entendre à travers la presse et nos medias.

Anne Mottart

Professeur d’Histoire, membre de l’association « paix juste au Proche orient,  Nivelles ».

Trois réponses aux textes de la Journaliste Marie-Cécile Royen,


Le Vif l’Express du 2 au 8 décembre 2011.
Trois réponses aux textes de la Journaliste Marie-Cécile Royen,
“Pourquoi les Juifs de Belgique ont peur” et “Camille, sale juive”


Madame,

Toute forme de racisme doit bien entendu être sanctionnée.
Le racisme est un poison, l’expression de la plus grande bêtise humaine.
Ceci dit, le titre de votre magazine me paraît déjà suspect.
A moins que, lors des prochaines parutions, vous vous posiez les mêmes questions au sujet des Arabes, des Africains, des Turcs, des Roms… de Belgique qui, selon moi, ont plus de raisons de se plaindre de racisme et de ségrégation!
Vous n’êtes certainement pas sans savoir que beaucoup d’enfants d’origine maghrébine ou turque sont refusés d’inscription dans certaines établissements “dits huppés” de la capitale (cf les difficultés pour appliquer la réforme d’inscription voulue par la Ministre de l’enseignement).
Des Africains se voient refuser la location de certains appartements. Des Belges bien blancs refusent de se faire soigner par des infirmières noires, etc.
Pourquoi n’avez-vous pas consacré votre magazine au racisme, en général?
Ou, à tout le moins, pourquoi n’avez-vous pas établi plusieurs graphiques comparatifs, en fonction des catégories culturelles/religieuses en Belgique? (suivant les régions).

Je voudrais ajouter ceci: il suffit d’aller consulter des sites “juifs” ou d’écouter Radio Judaïca pour réaliser à quel point certains juifs sont eux aussi racistes et surtout négationnistes vis-à-vis des arabes et des Palestiniens en particulier.  “Les Palestiniens n’ont aucun droit, n’ont jamais occupé cette terre, sont des terroristes… Les Gazaouis n’ont aucune raison de se plaindre...”, propos tenus et ressassés par le gouvernement israélien. Si les chaînes satellitaires que vous citez, notamment Al Manar tiennent des propos racistes ( je ne  les connais que de nom), elles n’en ont pas le monopole. Radio Judaïca, qui elle, est une radio belge, est une radio de pure propagande qui distille en permanence son venin à l’adresse des Palestiniens et des mensonges éhontés.

Votre dossier d’autre part est émaillé de nombreuses contrevérités, approximations ou erreurs qui entretiennent “volontairement?” la confusion  d’un lecteur non averti.  Le ton et les termes (souvent mensongers) ne sont pas innocents. Ce n’est intellectuellement pas honnête de recourir à de tels procédés pour une journaliste.

Un exemple:
“La critique  obsessionnelle de l’Etat d’Israël par une certaine droite déjantée!, une partie de la gauche tiers-mondiste! et l’extrême gauche stalinienne! offrent une caution intellectuelle à certains débordements”. Etc etc etc

La critique de l’Etat d’Israël n’est pas obsessionnelle mais est justifiée par des faits avérés.

Israël est un Etat raciste qui pratique l’apartheid (contrairement à ce que vous affirmez: … Cela n’empêche pas une nuée d’ONG et d’ASBL – de prôner le boycott à l’égard des produit d’Israël, comme si ce pays entretenait un régime d’apartheid). Cf les conclusions du Tribunal Russell, suite aux constatations sur le terrain.
Des milliers de citoyens à travers le monde (ne faisant pas nécessairement partie des catégories idéologiques citées) manifestent contre cette politique d’apartheid et encouragent la campagne BDS parce que les femmes et les hommes politiques de notre pays et l’UE  ne prennent aucune sanction vis-à-vis des violations systématiques des Droits de l’Homme à l’égard des Palestiniens et de la non observance du Droit International.

La campagne BDS s’arrêtera lorsque Israël appliquera le Droit International. Elle ne vise pas une population; elle vise la politique d’un Etat; adhérer à cette campagne ne peut donc être assimilé à de l’antisémitisme!L’antisémitisme  que vous dénoncez ne doit pas constituer une arme pour occulter une politique colonialiste inacceptable.
Dans le même ordre d’idées, il est ODIEUXd’instrumentaliser la “Shoah” et donc ses victimes. Cette horreur que fut la “Shoah” permettrait donc à Israël  de continuer à être au-dessus des lois?Pourquoi des Belges de confession juive, qui dénoncent le racisme, soutiennent-ils(elles) un Etat raciste?
La vraie responsabilité revient à l’Etat d’Israël qui se veut être “l’Etat de tous les Juifs” (oubliant bien sûr les 20 % d’Israéliens arabes).

A quand l’Italie, l’Etat de tous les Chrétiens et dehors ceux qui ne le sont pas…?

L’Etat d’Israël voudrait en fait pouvoir continuer sa politique colonialiste raciste sans la moindre entrave.
“Les lois qui nous sont favorables doivent être appliquées.  Les autres bien entendu ne nous concernent pas. Si vous critiquez notre politique raciste, vous êtes antisémite!”

La lecture de votre dossier donne entièrement raison à ce constat.

Après lecture de ce  courriel, vous me taxerez donc, probablement,  d’antisémite.Bien à vous,Mireille Péromet
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Michel Staszewski 
A propos  de votre dossier « Pourquoi les Juifs de Belgique ont peur »Je suis, juif, professeur d’histoire dans une école secondaire d’un quartier populaire de Bruxelles où, parmi une population scolaire très multiculturelle, les élèves d’origine arabo-musulmane sont les plus nombreux. A l’occasion de cours concernant le nazisme et la Seconde Guerre mondiale, une minorité d’élèves (qui ne sont pas tous d’origine arabe ou musulmane) émettent des propos qui trahissent leurs préjugés à l’encontre des juifs : ils seraient riches et contrôleraient secrètement le monde.
A l’examen, il apparaît que ces mêmes élèves croient aussi souvent que les juifs de Belgique sont titulaires d’une double nationalité : la belge et l’israélienne.  Le problème est que l’Etat d’Israël et ceux qui soutiennent la politique de ses dirigeants font tout pour entretenir la confusion :  Israël est présenté comme « l’Etat des Juifs » et le sionisme, idéologie officielle de cet Etat (curieux pour un Etat qui se dit démocratique),  comme le « mouvement de libération nationale du peuple juif ». Le comble de la confusion est atteint quand l’« Observatoire européen de l’antisémitisme et de la xénophobie » définit comme antisémite l’affirmation que l’Etat d’Israël a un caractère raciste.
Tout juif que je suis, je refuse pour ma part de fermer les yeux sur le racisme d’Etat qui règne en Israël, non seulement dans les territoires que cet Etat occupe et colonise depuis des dizaines d’années mais également dans l’Etat d’Israël lui-même, où les habitants palestiniens, qu’ils bénéficient ou non de la citoyenneté israélienne sont continuellement et gravement discriminés. La troisième session du Tribunal Russel sur la Palestine, réunie récemment en Afrique du Sud, a clairement établi que l’Etat d’Israël se rend coupable du crime d’apartheid. Quand donc Le Vif fera-t-il savoir à ses lecteurs que tous les juifs de Belgique ne sont pas sionistes et ne pensent pas comme Vivianne Teitelbaum que tous les antisionistes sont forcément des antisémites ?

Michel Staszewski

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Objet : Journalisme & Ethique?

Date : samedi 3 décembre 2011 18:08

De : Rudi Barnet

À : Marie-Cécile ROYEN

Madame

Je découvre vos articles “Pourquoi les Juifs ont peur” et “Camille, “sale juive” (Le Vif du 2/12 2011).

Triste, affligeant!

Comme tout citoyen respectueux de ses semblables, je déplore ce qui est arrivé aux petites Océane et Camille… Comme sont déplorables les insultes que subissent quotidiennement les petites Fadila, Arthur ou Chang (“Sale Marocaine” “Sale Belge” ou “Sale Chinois”).

Le racisme est une honte!…Toute forme de racisme!

Mais il est pervers d’épingler, comme vous le faites, le cas de ces deux jeunes filles, écartant ainsi celui de ces centaines, voire des milliers, de citoyens qui sont injuriés chaque jour dans les rues de Bruxelles.

C’est le racisme qu’il faut épingler… Et la Communauté juive de Belgique n’est certainement pas la plus touchée par ce fléau.

A quand un dossier aussi important sur la peur des  autres communautés religieuses et/ou culturelles?

Visiblement, faisant fi de l’éthique journalistique, vous vous êtes muée en militante des positions du CCOJB… cette officine du régime israélien qui prétend fallacieusement représenter la Communauté juive de notre pays et qui tente en permanence d’amalgamer religion juive et politique israélienne.

En mêlant constamment la défense de leur communauté avec celle d’un régime criminel, ces gens tentent de manipuler l’opinion et portent une lourde responsabilité dans le développement des conflits inter-religieux en Belgique… Vous et votre hebdomadaire êtes complices de cette opération de propagande orchestrée par le gouvernement israélien actuel.

En avez-vous conscience?

Il suffit d’être un démocrate attaché aux Droits de l’Homme – ce que je suis – pour condamner le régime des Lieberman, Barak et consorts, et ne jamais, en même temps, accepter un quelconque propos raciste… Tel, simple exemple, celui de Mr Rubinfeld déclarant sur “Radio Judaïca”, au moment de “Plomb Durci” : “Ceux qui sont contre Israël sont des animaux, des chiens enragés, des hyènes ! » (sic).

Comme vous voyez, le racisme n’est pas toujours là où on le croit.

N’ayant guère d’espoir de vous voir prendre la peine de vous informer sur les tenants et aboutissants du drame palestinien, je me contenterai de vous joindre deux courts textes (pas le moindre antisémitisme là-dedans) : “La Dernière Colonie de Peuplement” et “Pense-bête à l’intention du journaliste chargé du Moyen-Orient”.. En espérant, quand même, qu’ils vous seront utiles.

Rudi Barnet

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Un antisémitisme sans Juifs, ni antisémites (c’est possible)


José Apezarena est un journaliste bien connu en Espagne. C’est un spécialiste de la famille royale espagnole mais son travail ne permet pas de le comparer à un Stéphane Bern espagnol car, sauf le respect que je dois à S. Bern, M. Apezarena est avant tout un professionnel du journalisme comme on peut le constater sur la page Wikipedia qui lui est consacré.

José Apezarena anime un blog dans lequel il attire à juste titre notre attention sur une démarche caractéristique des sionistes quand ils veulent asseoir leur emprise sur les élites d’une nation.

L’antisémitisme dans une Espagne sans Juifs ni antisémites

Par José Apezarena, El Confidencial (Espagne) 29 novembre 2011 traduit de l’espagnol par Djazaïri

La vérité, c’est que quand j’ai lu l’invitation, j’en suis resté pantois.

Il s’avère que demain, se tiendra à Madrid un séminaire da caractère international sur l’antisémitisme, et que c’est la quatrième fois qu’il est organisé.

Il est sous le patronage des communautés juives d’Espagne et il s’ajoute ainsi aux efforts d’organismes européens pour parler d’un phénomène qui, à ce qu’il semble, n’est pas éradiqué.

Ce qui m’a étonné, c’est que pour ce que j’en sais, l’Espagne est un cas particulier d’antisémitisme.

Selon la fédération [juive], les Juifs représentent 0,1 % de la population, les niveaux d’antisémitisme sont, d’après des études sociologiques, parmi les plus élevés d’Europe, mais la majorité des dirigeants et des communicateurs considèrent qu’il n’y a pas de préjugé anti-juif [en Espagne].

Nous pouvons donc conclure qu’on aurait en Espagne un antisémitisme (presque) sans Juifs et sans antisémites. Un paradoxe, pour le moins.

Par conséquent, l’objectif de ce séminaire est de retourner l’invisibilité et la négation du problème [c.à.d. de créer le problème, note de Djazaïri] de l’antisémitisme en Espagne. A voir comment ils vont faire.

Gilad Atzmon répond à ses détracteurs


mardi 25 octobre 2011 – 15h:27

Gilad Atzmon


info-palestine.net dit : Suite à notre publication d’une interview de Gilad Atzmon traitant de son dernier ouvrage The Wandering Who, nous avons été sommés de retirer l’article en question, et Gilad Atzmon a été traité de raciste et d’antisémite.
Refusant de nous laisser entraîner dans une polémique stérile et sans fin qui ne peut que nous écarter de notre objectif fondamental qui est notre soutien à la cause palestinienne, nous avons retiré l’article en question, alors que les questions soulevées ne justifiaient en rien les accusations proférées de façon tout à fait incantatoire contre l’auteur du livre.

Informé des accusations dont il était l’objet, Gilad Atzmon a souhaité réagir par ce premier courrier, que nous avons traduit et mettons en ligne ici.

Nous considérons que les questions soulevées par G. Atzmon méritent discussion, et non pas simple dénonciation. A croire qu’il ait mis le doigt là où cela fait vraiment mal… Il est légitime de questionner l’engagement anti-sioniste de n’importe quel composante du mouvement de solidarité avec la Palestine, et c’est par un argumentaire qu’il faut répondre et non pas par des anathèmes.

Gilad Atzmon a souhaité que nous lui donnions la parole, et c’est ce que nous décidons de faire car la censure ne fait pas partie de nos méthodes. Mais nous considérons aussi que pour notre site, la question est à présent close.

Nous nous permettons de regretter une dernière fois que certaines composantes du mouvement de solidarité s’arrogent un droit de censure et lancent des accusations sans fondement plutôt que de faire le choix du débat. Les arguments d’autorité, dont nous avons tous trop souvent souffert dans la vie politique, ne génèrent que des rancoeurs et des unanimismes de façade…

A bon entendeur !…

La rédaction d’info-Palestine.net

(JPG)

Gilad Atzmon est né en Israël en 1963 et il a suivi une formation musicale à l’Académie de musique Rubin de Jérusalem (Composition et Jazz). En tant que multi-instrumentiste, il joue du saxo soprano, alto, ténor et baryton, de la clarinette et de la flûte. Son album Exil a été couronné par la BBC « l’album de jazz de l’année » en 2003. Ses albums – il en a enregistré neuf à ce jour – explorent souvent des thèmes politiques et la musique du Moyen-Orient. Gilad Atzmon est aussi un écrivain prolifique, très souvent traduit en de nombreuses langues. Son dernier ouvrage The Wandering Who traitant de l’identité politique juive est en cours de publication.

Courrier de Gilad Atzmon, daté du 22 octobre 2011

Il est plutôt triste que les « « deux cellules politiques » (UJFP et IJAN) persistent à m’attribuer certaines idées « antisémites » ou « racistes ». Je suppose que chacun est en mesure de constater que toutes les citations qu’ils reprennent (dans la lettre de l’UJFP) se réfèrent à la culture juive et non au peuple juif. Dans l’intégralité de mes travaux, il n’y a aucune référence aux Juifs en tant que peuple, race ou ethnie. Ce que je critique, ce sont la politique, la politique identitaire et la culture juives.

Voici une liste des gens qui apprécient mon livre. Comme vous pouvez le voir, dans cette liste, vous trouvez les plus grands humanistes de notre temps. Seraient-ils tous des fous, des racistes, des antisémites ? Je ne le pense pas…

Les promoteurs du livre :

« Gilad Atzmon a décidé d’ouvrir la boîte de Pandore, et il lance un débat qui, depuis trop longtemps, est resté désespérément en sommeil. Ses expériences sont plus authentiques, ses opinions sont sans concession, et, parfois, provocatrices. Il doit être lu et débattu. » Ramzy Baroud, Palestine Chronicle

« Une histoire transformatrice racontée avec une intégrité à toute épreuve que tous ceux (spécialement les Juifs) qui se préoccupent d’une paix véritable, de même que de leur identité propre, ne devraient pas seulement lire, mais y réfléchir et en débattre largement. » Professeur Richard Falk.

« Fascinant et provocateur. » Professeur John J. Mearsheimer

« L’idée d’Atzmon sur l’organisme créé par le mouvement sioniste est explosive. » Professeur William A. Cook

« Un travail de pionnier qui mérite d’être lu et Gilad Atzmon est courageux d’avoir écrit ce livre ! » Dr Samir Abed-Rabbo

« L’évasion de Gilad d’une claustrophobie spirituelle vers un humanitarisme libre et ouvert est sans peur. » Robert Wyatt

« Dans son style imperturbable inimitable, Atzmon diagnostique l’abcès dans la dent de sagesse juive – le tribalisme de l’exil – et l’incise. Ouch ! » Eric Walberg, Al Ahram Weekly

« C’est plus qu’un exercice universitaire, c’est une révélation ! » Lauren Booth, Press TV

« Une analyse brillante qui montre que ce qui semble être des contradictions dans l’identité juive est basé sur un comportement politique non seulement intelligible mais prévisible. » Jeff Blankfort

« Atzmon possède le courage – si profondément absent chez les intellectuels occidentaux. » Professeur James Petras

« Après avoir connu Gilad pendant 25 ans, j’ai lu le livre en anglais, je l’ai entendu en hébreu et j’y ai réfléchi en arabe. Gilad Atzmon est d’un courage incroyable. » Dr Makram Khoury-Machool

« Une réalisation fascinante. » Dr Oren Ben Dor

« Gilad Atzmon est quelqu’un qui comprend ce que veut dire être intellectuel. » Kim Petersen, Dissident Voice

« Gilad Atzmon est le Moïse de notre temps, qui nous appelle tous à sortir de l’Égypte de nos nationalismes, racismes, exceptionnalismes et peuple-choisismes absurdes pour aller vers une forme d’universalisme humaniste. » Dr Kevin Barrett

« Peut-être que seul un musicien pouvait écrire cette complainte sensible, pertinente, sur la façon dont tant de Juifs qui croient faire « ce qui est bon pour les Juifs », ont réussi à extraire le cœur de la nation palestinienne et faire que cette tragédie soit considérée comme dans l’ordre naturel des choses. » Kathleen Christison

« The Wandering Who ? (L’Errance de qui ?) de Gilad aurait enchanté Albert Einstein de même qu’il sera un ennemi horripilant pour les idéologues d’Abe Foxman (directeur de la Ligue anti-diffamation américaine). » Dr Paul Balles

« Un livre qui va en secouer quelques-uns… » Gordon Duff

« Stimulant, provocateur et persuasif. » Jeff Gates

« Quand vous aurez fini de lire ce livre, vous verrez probablement un autre visage dans le miroir. » Professeur Garrison Fewell

« The Wandering Who déconstruit l’identité politique unique qui façonne la réalité de la nation juive et les crimes commis en son nom. En tant que non-juif, je l’ai trouvé éclairant ! » Sameh Habeeb, Palestine Telegraph

« Gilad Atzmon explore les dilemmes que le sionisme a créés chez ses membres. » Neil Berry, Arab News

« C’est un témoignage très touchant qui devrait être lu par tout le monde. » Silvia Cattori

« Le dernier prophète juif. » Professeur William T. Hathaway

« Atzmon est un iconoclaste. » Dr Paul Larudee

« Une brillante, courageuse étude de même qu’une réflexion critique sur l’ethnocentrisme juif. » Rainlore’s World of Music

« Comme les vrais conteurs de valeur, Atzmon peut s’attendre au courroux des pouvoirs en place et de leurs sous-fifres, en récompense de ce qu’il révèle. Les gens comme Atzmon auront joué un rôle crucial dans notre libération de nous-mêmes si effectivement nous réussissons à survivre. Amour et respect à mon frère Gilad Atzmon. » Ken O’Keefe

« Le cadeau magique et pourtant extrêmement subtil que Gilad Atzmon offre à travers ses cheminements personnels dans The Wandering Who ? est la sagesse de la désillusion. » Shahram Vahdany, MWC News

« L’écriture d’Atzmon ne respecte pas les vaches sacrées. Son esprit est mordant, son idée et sa logique indiscutables. » Richard A. Siegel

« Parfois, ce qu’il faut, c’est un provocateur bravache, abrasif comme catalyseur pour un véritable débat. » Sunny Singh

« C’est un livre très perspicace et instructif. » Roy Ratclifffe

« L’appréciation la plus exacte à ce jour sur l’identité et la conduite politique juives. » Today’s Jewsih Heroes

(Appréciations également sur : http://www.gilad.co.uk/the-wanderin…)


De Gilat Atzmon, publié sur le site Info-Palestine ces dix-huit derniers mois :

-  Liam Fox n’est pas un « idiot utile »
-  « Être dans le temps »
-  « Palestine, Israël, Allemagne : les limites du débat ouvert » Conférence, Fribourg, Allemagne – 10 et 11 septembre
-  Massacre en Norvège : en savoir plus sur le lien avec la droite juive
-  La loi ’herem’ dans le contexte du passé et du présent juifs
-  Civilisation israélienne ?
-  Le Mur
-  Israël et le sionisme : Un projet unique dans l’histoire
-  Ce que j’ai dit à Stuttgart
-  Lévy, le philosophe français
-  Ein Hod, ‘Aïn ‘Awd et le péché originel israélien
-  Le buisson ardent
-  Tout ce que peuvent espérer les 200 criminels de guerre israéliens, c’est une amnistie palestinienne…
-  Changement : les sionistes font preuve de tolérance
-  Les vandales proisraéliens à l’assaut de Wikipédia
-  Les tirs et les larmes
-  Crucifixion de la gentillesse
-  L’idéologie juive et la paix mondiale
-  Boucherie israélienne en pleine mer
-  Le temps qu’il reste… pas des masses, pour Israël
-  En route pour Athènes
-  Bienvenue au club des humoristes juifs !

22 octobre 2011 – Communiqué par l’auteur – Traduction : JPP

Une émission sur la Palestine déclenche une polémique avec la communauté juive


En cause : un numéro du magazine "Un oeil sur la planète" diffusé lundi et intitulé "Un Etat palestinien est-il encore possible ?".

En cause : un numéro du magazine « Un oeil sur la planète » diffusé lundi et intitulé « Un Etat palestinien est-il encore possible ? ».AP/CHRISTOPHE ENA

La diffusion sur France 2 d’une émission sur les territoires palestiniens a déclenché une polémique, obligeant la direction de la chaîne à rencontrer prochainement l’ambassadeur d’Israël et les représentants de la communauté juive en France, a indiqué samedi 8 octobre le groupe public.

« Des rendez-vous ont été pris entre l’ambassadeur d’Israël et le CRIF (le Conseil représentatif des institutions juives de France, ndlr), et le président de FranceTélévisions Rémy Pflimlin, avec Thierry Thuillier« , le directeur de l’information de France Télévisions, a indiqué la chaîne. A l’origine de cette polémique, un numéro du magazine « Un oeil sur la planète » diffusé lundi et intitulé « Un Etat palestinien est-il encore possible ? ».

« INTENSE ÉMOTION ET UNE STUPÉFACTION ÉCOEURÉE »

Cette émission « a entraîné au sein de la communauté juive une intense émotion et une stupéfaction écoeurée », a déclaré le président du CRIF, Richard Prasquier, dans une lettre ouverte à Rémy Pflimlin. Il a jugé que l’équipe qui l’a réalisée « a présenté, d’un conflit complexe, une image caricaturale et unilatérale »« en distordant les causalités, en ridiculisant l’adversaire, sans éviter les insinuations à la limite des théories conspirationistes antisémites ». M. Prasquier a demandé derencontrer Rémy Pflimlin.

L’ambassade d’Israël à Paris n’était pas joignable samedi, jour du Yom Kippour, leGrand Pardon, la fête la plus importante du judaïsme. Un groupe a parallèlement été créé sur Facebook, « Boycott France Télévisions », demandant que la chaîne« revienne sur cette émission et présente des excuses ».

MENACES PHYSIQUES

Le rédacteur en chef de l’émission, Patrick Boitet, s’est expliqué dans une interview au Parisien : « Nous avons fait notre travail de journalistes avec rigueur (…) Pour le Proche-Orient, les opinions s’enflamment facilement. Mais là, c’est exagéré ». Il raconte avoir reçu « 800 mails » cette semaine, « où nous sommes traités de petits nazillons ». Le présentateur de l’émission, Etienne Leenhardt, aurait pas ailleurs été physiquement menacé.

Le journaliste de France télévisions spécialiste du Proche-Orient, Charles Anderlin,s’est fendu d’un article sur son blog intitulé « Bonjour les censeurs ». Il y fustige la polémique, estimant que « cela s’appelle de la censure et c’est une atteinte intolérable au droit d’informer. »

Exclusivité OummaTV : Le père de la fille agressée à Vigneux témoigne


Contrairement au communiqué de Sammy Ghozlan président du Bureau National de Propagation de l’Antisémitisme qui parle d’« une l’agression antisémite commise par des groupes de jeunes filles décrites comme maghrébine, qui ont insulté, battu, blessé des membres de la communauté juive de Vigneux », c’est en fait totalement l’inverse qui s’est produit, comme le prouve le témoignage en exclusivité sur OummaTV du père de la victime.

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