ATTAC cinéma : ROUTE IRISH


EN PRÉLUDE À SON DOUZIÈME FESTIVAL

 

Le Cinéma d’ATTAC

vous invite

au Botanique

le jeudi 16 février à 20 heures

pour la projection exceptionnelle

du dernier film de

Ken Loach

 

 

ROUTE IRISH

Phénomène massif, singulièrement méconnu, mais qui a fait les gros titres en Grande-Bretagne et aux États-Unis : la privatisation de la guerre. «Une manière pour les gouvernements de se débarrasser du sale boulot», selon Ken Loach.

En Irak, ils ont été près de 160.000 –employés par les Américains de Halliburton, de BlackWater, de Titan, ou les Anglais d’Armor– qui ont découpé le pays comme un gâteau. Souvent d’anciens soldats des Forces spéciales, passés dans le privé pour gagner plus d’argent. Leur tâche, parmi d’autres : sécuriser les déplacements des convois officiels, dans des zones à haut risque, comme cette route Irish, qui relie l’aéroport de Bagdad à la capitale irakienne. Les bavures y deviennent vite innombrables : dès qu’un taxi irakien s’approche un peu trop, on tire à vue.

Loach enquête sur l’un de ces «accidents» qui va, par ricochets, coûter la vie à un mercenaire contractuel. Les investigations sont menées par le meilleur ami du défunt, lui-même ancien soldat «privé», qui finit par menacer tout l’édifice. L’enjeu est évident, émotionnel, mémoriel. Le réalisateur anglais met à nu un complexe militaro-financier qui travaille comme une mafia. «Une guerre cachée, où plus personne n’est responsable». Elle se déploie en Irak, en Afghanistan, au Darfour. Mais, pour Loach, c’est aussi une façon de dévoiler une Angleterre en péril –à laquelle tous les pays voisins pourraient finir par ressembler : «Notre système de santé, nos prisons, nos bibliothèques, même nos camions de pompiers…: on assiste à une privatisation de toute notre société»

Route Irish n’est pas une oeuvre de plus sur l’Irak, mais un manifeste passionnant doublé d’une plongée vertigineuse dans la guerre moderne, avec ses agents de protection privés, ces contractuels, ces contractors que les Irakiens appelaient «les cow-boys», parce qu’ils bénéficiaient sur le sol irakien d’une immunité absolument totale –par le biais de l’ordonnance 17.

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LE BOTANIQUE

236 rue Royale

ROUTE IRISH

Grande-Bretagne  2011 /  Durée 109 minutes  / Prix d’entrée 5 euros (sauf les Article 27)

ATTAC-Bruxelles 1  

16 avenue Nouvelle, 1040 Bruxelles  /  bxl1@attac.be  /  http://bxl.attac.be  /  GSM 0494 808 854

Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles,

du Service de l’Education permanente (Direction générale de la Culture) et de la COCOF

 

 

 

 

LES PROGRAMMES DU FESTIVAL DU CINÉMA D’ATTAC SERONT Á DISPOSITION.

 

 

Cinéma ATTAC : MOURIR ? PLUTÔT CREVER…!


Le jeudi 20 octobre à 21 heures 30, à l’Arenberg,

le Cinéma d’Attac présente

MOURIR ?

PLUTÔT CREVER…!

 Un documentaire impertinent mais pertinent

sur un «voyou» magnifique: le dessinateur Siné.

Dès 20 heures 15, LE GRAND DÉBAT:

 

  «DU RIRE AUX (L)ARMES,

TOUS LES COUPS SONT-ILS PERMIS…?»

AVEC

Philippe GELUCK (en réserve de la République),

Nöel GODIN, Pierre KROLL et Claude SEMAL

 

Siné a des tuyaux dans le nez et l’humour noir comme son pacemaker.

Le cartooniste a passé le mur des 80 ans en chaise roulante, mais ses nerfs restent assez solides pour fouetter les tire-au-cul.

Rebelle à l’armée, aux drapeaux, aux hymnes, aux polices de la pensée, aux patrons, aux politiques de droite, il revient secouer les ukazes de toutes sortes avec un nouveau magazine indépendant: Siné Mensuel. Le premier numéro est sorti en septembre avec la complicité acide de beaux branleurs: Philippe Geluck, Lindingre, Willem, Vuillemin, Zep, Christophe Alévêque, Isabelle Alonso, Delfeil de Ton, Stéphane Mazurier…

En bonus, les lecteurs trouveront des fiches conseils pour faire la révolution et empêcher la réélection de Nicolas Sarkozy.

Mourir? Plutôt crever ! Ce documentaire jouissif raconte les combats d’un dessinateur hors-pair, ses liens avec Malcom X, son amitié avec Prévert, sa guerre contre la guerre en Algérie, l’antigaullisme, Mai 68 et tout le boxon qui s’en suivit.

Siné s’est toujours engagé, s’est parfois trompé, le reconnaît volontiers. Sa férocité, il la tient de son immense tendresse pour tous les opprimés. D’où sa rage contre les nantis de tous acabits.

Siné est resté un homme «mal élevé», le genre de types qui aident à nous relever.

 

 

 

 

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MOURIR ? PLUTÔT CREVER… ! 

Cinéma ARENBERG 26 Galerie de la Reine

 France  2009   Durée 94 minutes

Prix d’entrée 6,6 euros y compris pour le débat (sauf les Article 27)

 ATTAC-Bruxelles 1 16 avenue Nouvelle, 1040 Bruxelles

  bxl1@attac.be       http://bxl.attac.be        0494 / 808 854

 

Sauvez l’Arenberg !


A ce jour, vous êtes plus de 31.000 signataires de notre pétition. C’est formidable, ça nous touche, ça nous réconforte.Soyez en toutes et tous chaleureusement remerciés !

Malheureusement, il semble bien que cela ne soit pas encore suffisant pour éveiller la conscience des « autorités » compétentes !

Alors, encore un effort les ami(e)s, faites entendre votre voix !

Quelques nouvelles de notre côté …

Un comité de soutien a rédigé une carte blanche qui devrait paraître ce jeudi 15 dans le journal Le Soir.

Une première étape.Le jeudi 22 septembre à 19h30 se tiendra l’AG annuelle de la Société des Spectateurs. A partir de 20h15, cette assemblée se transformera en une grande réunion de mobilisation pour envisager des projets d’action.
Le temps nous est compté, il faut agir !Osons insister :
L’Arenberg, ce n’est pas seulement une salle de cinéma qui programme de « bons » films, c’est d’abord un projet social et culturel : la finalité d’un cinéma d’art et d’essai doit être le développement d’un projet d’émancipation sociale par la culture et le cinéma. Et toutes les activités du cinéma Arenberg s’inscrivent dans une telle démarche.

Le sacrifier sur l’autel de la rentabilité commerciale constituerait un détournement inacceptable des valeurs.

En ces temps de crise, la défense de tels lieux nous apparaît comme

un impératif catégorique.Le Cinéma Arenberg

Cinéma ATTAC ce jeudi soir


Le jeudi 15 septembre à 21 heures 30, à l’Arenberg

le Cinéma d’Attac présente

en avant-première

LES NOUVEAUX

CHIENS DE GARDE

 

de Gilles BALBASTRE et Yannick KERGOAT

 

Un documentaire explosif

sur l’industrie de l’information,

les médias aux ordres et la presse de connivence,

d’après le livre de Serge Halimi…

 

Dès 20 heures 30 précises,

LE GRAND DÉBAT:

 «À QUOI SERVENT LES JOURNALISTES…?»

en présence des réalisateurs

Cinéma Attac le 16 juin


Le jeudi 16 juin à 21 heures 30,

à l’Arenberg

le Cinéma d’Attac présente

l’Oscar 2011 du meilleur film documentaire

INSIDE JOB

 

de Charles FERGUSON

 

Comment Wall Street a réussi à commettre le hold-up parfait.

Un reportage-événement qui aura coûté

plus de 20.000 milliards de dollars…

Dès 20 heures 30 précises,

LE GRAND DÉBAT:

«LE TRIOMPHE DU CAPITALISME FINANCIER:

 UN SCANDALE AMÉRICAIN…?»

avec la présence exceptionnelle de

José GARCIA

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UN CRIME

COMMIS DE L’INTERIEUR…

Si on doit juger de la qualité d’un film à l’état dans lequel il nous met, alors Inside Job est un chef-d’œuvre. D’efficacité. Après deux heures de démontage au pied de biche, étalant la plus grave crise financière depuis la Grande Dépression des années 30, le spectateur moyen ne peut pas échapper à une envie irrésistible: pendre par les pieds, avec plumes et goudron, tout ce qui ressemble à un banquier de Wall Street, un professeur de finance à Harvard ou un conseiller économique du Président américain (qu’il soit républicain ou démocrate). Il n’est pas impossible non plus d’être saisi par le découragement. Puisqu’il ne fait guère de doute que rien, ou si peu, n’a changé dans le fonctionnement de la spéculation internationale… Et ce, malgré les sermons mondialisés des derniers G20.
PEDAGOGIQUE. Deux années après la sortie de Capitalism: A Love Story (le film de Michael Moore), Inside Job est une indispensable piqûre de rappel pour ne surtout pas oublier cette édifiante histoire des subprimes. Autant Capitalism était un pamphlet ricanant et subversif –qui assumait de ne rien comprendre aux subtilités de la finance moderne–, autant Inside Job revendique une rigueur journalistique et une vocation pédagogique. Car Charles Ferguson n’hésite pas à foncer dans le tas, ne reculant devant aucune difficulté, comme par exemple expliquer ce que peuvent bien recouvrir ces mots barbares de CDS (Credit default swap), CDO (Collaterized debt obligation) ou ventes à découvert –qui ont été popularisés par la crise. C’est la grande force et à la fois la (petite) faiblesse du film : à travers un montage très serré d’une trentaine d’intervenants, tout va très vite.

Mais Fergusson donne la possibilité à tout un chacun de remonter dans le train de son film grâce à des témoignages percutants, une réalisation rythmée et une manière de mettre en scène drôlatique.  Le réalisateur américain a ainsi gardé au montage les hésitations, les blancs, les contorsions ennuyées des intervenants et des interviewés.  Une manière édifiante d’énoncer la mauvaise foi des principaux accusés. Non seulement Inside Job révèle une série d’éléments nouveaux dans le déroulé de la crise, mais plus d’une séquence mérite le détour. Au choix, on retiendra: les bégaiements embarrassés (et donc désopilants) de Frederic Mishkin, professeur d’économie à la Columbia Business School et, surtout, ancien membre du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale entre 2006 et 2008; le cynisme imperturbable de Scott Talbott, lobbyiste en chef des banques américaines, et la réaction de Glenn Hubbard, conseiller économique dans l’administration Bush et actuel doyen de la Columbia University Business School, qui décide de couper court à l’entretien au moment où le journaliste évoque ses conflits d’intérêts d’universitaire.
PINCETTES. Si la morale du film apparaît imparable (cette crise est le résultat d’une politique d’affairisme et de «laisséfairisme» –mise en oeuvre sous la présidence néo-conservatrice de Reagan et accélérée sous «le progressiste» Clinton), la conclusion est à prendre avec des pincettes. L’auteur laisse en effet entendre que la réponse de l’Europe en matière de régulation a été bien plus vigoureuse que celle des Etats-Unis. Sont ainsi interrogés la sirupeuse Christine Lagarde et le trop étincellant Dominique Strauss-Kahn, alors directeur général du FMI en pleine ascension. Bien entendu, on aimerait les croire. Mais on ne le peut. Si l’Europe a fait mine d’être en pointe sur les questions des bonus et de l’adoption d’une taxe frappant les transactions financières, rien n’a été réellement entrepris pour prendre les spéculateurs par la gorge et forcer les banquiers à trinquer pour tout le mal qu’ils ont fait… Aux Etats-Unis, c’est pareil. Les principaux instigateurs du désastre de 2008 détiennent toujours les clés du pouvoir. Malgré des velléités annonçant la mise au pas des grands consortiums bancaires, Barack Obama reste entouré des individus qui ont ardemment défendu la libéralisation à outrance. Timothy Geithner, qui s’était illustré à la Federal Reserve comme un dérégulateur à tout crin, est actuellement au Trésor;  son directeur de Cabinet Mark Petterson est un ancien lobbyiste de Goldman Sachs. Quant à Ben Bernanke (qui n’avait rien vu venir), il est toujours à la tête de la Banque centrale américaine…

Narré avec prestance par l’acteur Matt Damon, Inside Job agit donc comme un film exigeant, à la nervosité spectaculaire. Son constat final est implacable: le vice va continuer à prospérer…

INSIDE JOB

Cinéma ARENBERG

26 Galerie de la Reine

USA  2010   Durée 120 minutes

Prix d’entrée 6,6 euros

y compris pour le débat (sauf les Article 27)

ATTAC-Bruxelles 1

16 avenue Nouvelle, 1040 Bruxelles

  bxl1@attac.be       http://bxl.attac.be        0494 / 808 854

CONTRE JOHN LENNON…


Le jeudi 19 mai à 21 heures 30,

à l’Arenberg

le cinéma d’Attac présente

LES USA

CONTRE JOHN LENNON…

Un reportage sensationnel de David LEAF et John SCHEINFELD

basé sur des archives inédites et les dossiers,

récemment déclassifiés,

des services de renseignement US

Dès 20 heures 30 précises,

LE GRAND DÉBAT:

«A QUOI SERVENT LES ÉTATS-UNIS…?»

avec

Jean BRICMONT

auteur de «L’Impérialisme humanitaire»

(Editions ADEN)

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DE LENINE A LENNON,

ET RETOUR…

«Désormais, les Beatles sont plus célèbres que le Christ», déclare John Lennon le 4 mars 1966, déclenchant une vague d’autodafés dans tout le sud des Etats-Unis.

Mieux que quiconque, l’ancien élève de l’Art College de Liverpool a compris que l’hystérie causée par la beatlemania n’est rien d’autre que la libération physique et morale, principielle et mystique, d’une jeunesse engoncée dans l’ignorance sexuelle, les préjugés raciaux et sociaux, la répression des idées, des sens, des femmes et des minorités –petits Blancs à la rythmique minimaliste, ridiculisés par le football brésilien, le cricket antillais, les sprinters et la musique afro-américaine, culpabilisés par les luttes d’indépendance des colonies et les Marches pour l’obtention des droits civiques aux USA…

Nourri de rock’n’roll américain, d’existentialisme parisien, de philosophie beatnik et de surréalisme à la Lewis Caroll; consommateur d’amphétamines (puis d’herbe et de LSD), John Lennon donne une vision aux quatre prolos de Liverpool –dont les progressions harmoniques stupéfiantes et l’esprit frondeur sont en train de conduire le monde post-religieux d’après-guerre à travers ce qu’il convient de considérer comme une crise spirituelle de massse: les fameuses années 60…

Première popstar culturelle –qui se demandait, enfant, s’il était «fou ou génie» tant sa perspective différait de la frime officielle–, John publie dès 1964 deux recueils de poèmes, dessins et aphorismes; devient un parolier considérable à l’écoute de Bob Dylan; et prend rang de leader le plus médiatique de l’underground après sa rencontre avec Yoko Ono (en compagnie de qui il va poser nu et tourner des courts métrages d’avant-garde vraiment crash et crus)…

Après la censure par la BBC de Lucy in the Sky with Diamonds et de A Day in the Life (lorsque la violence, l’héroïne et les extrémismes politiques s’en mêlent), Lennon hésite –à propos du recours à la violence de masse– entre deux versions du poème chanté Revolution, mais dans Working Class Hero, il écrit:

«Dès que tu nais ils te rabaissent

En ne t’accordant pas le moindre temps du tout

Jusqu’à ce que la douleur soit si grande

que tu ne sentes plus rien du tout

C’est quelque chose d’être un héros de la classe ouvrière…

Ils te font souffrir chez toi et te battent à l’école

Ils te détestent intelligent et te méprisent idiot

Jusqu’à ce que tu sois si cinglé

que tu ne ne puisses plus suivre les règles

C’est quelque chose d’être un héros de la classe ouvrière…

Quand ils t’ont torturé et effrayé pendant vingt bonnes années

Ils s’attendent à ce que tu embrasses une carrière

Quand tu ne peux pas tu es empli d’une grande crainte

C’est quelque chose d’être un héros de la classe ouvrière…

Ils te gardent drogué avec la religion, le sexe et la télévision

Et tu te crois alors si intelligent, hors-classe et libre

Mais tu es toujours un putain de paysan à ce que je vois

C’est quelque chose d’être un héros de la classe ouvrière…

Ils ne cessent de te dire qu’il y a de la place en haut

Mais tu dois d’abord apprendre à sourire en tuant

Si tu veux ressembler aux gens sur la colline

C’est quelque chose d’être un héros de la classe ouvrière…

Oui, c’est quelque chose d’être un héros de la classe ouvrière

Et si tu veux être un héros tu n’as qu’à me suivre

Si tu veux être un héros tu n’as qu’à me suivre»…

MAOÏSTE

C’est aussi l’époque où Lennon d’abord se méfie des maoïstes avant de les suivre, par solidarité de classe… Dans le même temps, il tutoye la militance pacifiste avec Give Peace a Chance ou Come Together (composé pour soutenir la candidature de Timothy Leary contre Ronald Reagan en Californie), puis –fréquentant, à New York, les White Panthers, John Sinclair et Jerry Rubin–, il signe Power to the People, Happy X’sMas, War is Over et finalement Imagine, version euphémisée du Manifeste communiste de Karl Marx et Friedrich Engels…

En 1972, Lennon publie d’aileurs son album le plus politique, Some Time in New York City, dans lequel les chansons parlent de l’impérialisme britannique en Irlande (The Luck of the Irish), de la révolte des prisonniers à New York (Attica State) et de la lutte du mouvement pour les droits des femmes (Woman is the Nigger of the World). Cette dernière chanson est un pamphlet féministe parfait, tant il reste incroyablement contemporain :

«On la fait se peindre le visage et on la fait danser.

Si elle ne veut pas devenir esclave, on dit qu’elle n’aime pas.

On lui dit que sa maison est l’unique endroit où elle doit être.

Après, on se plaint qu’elle soit trop indigne pour être notre amie.

On l’insulte tous les jours à la télé et on se demande pourquoi elle n’a ni cran ni confiance en soi.

Quand elle est jeune, on tue sa volonté, pour ne pas avoir à lui dire de ne pas être aussi intelligente.

On la dénigre en la traitant de conne».

SECURITE NATIONALE

Paul McCartney, à une certaine époque, le détesta («C’était un pourceau paranoïaque, un coquelet égocentrique jaloux de mes chansons», avait-il révélé au magazine britannique Woman avant de rapidement se rétracter). Les habitants de Liverpool l’avaient répudié par avance, jugeant mal qu’il décide de s’installer à New York. Les services d’immigration américains lui refusèrent le visa et le ministère de la Justice exigea son expulsion. Même le dégommé Elvis Presley manifesta contre sa demande d’obtenir la nationalité américaine… L’ensemble de l’administration US voulait sa peau lorsqu’il décida d’entamer une vaste tournée des States pour manifester contre la guerre du Vietnam. Bref, une bonne partie de la planète semblait lui en vouloir à mort…

Etait-ce suffisant pour le faire éliminer purement et simplement ? De par son activisme et son influence sur le public, John Lennon restera en tous cas l’une des bêtes noires du gouvernement Nixon et des services du FBI, dirigé alors par Edgar J. Hoover, qui continuèrent à le surveiller tout au long des années 1970. Harcelé par la CIA (Lord, they’re gonna crucify me), menacé d’expulsion, parano et adepte de la thérapie du cri primal…, Lennon sera finalement assassiné devant chez lui par un fan parfaitement dérangé.

Assassiné sur ordre? La théorie, rendue plausible par la publication partielle des archives du service de renseignement américain, veut qu’il ait été supprimé à la manière des Kennedy et à la demande du lobby militaro-nucléaire –de peur qu’il ne reforme les Beatles pour lutter en faveur du désarmement…

Lennon était à peine âgé de 39 ans.

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Jean FLINKER

Cinéma ATTAC 19 mai


Le jeudi 19 mai à 21 heures 30,

à l’Arenberg

le cinéma d’Attac présente

LES USA

CONTRE JOHN LENNON…

Un documentaire sensationnel

de David LEAF et John SCHEINFELD

avec

Tariq Ali, Carl Bernstein, Noam Chomsky, Walter Cronkite,

Mario Cuomo, Angela Davis, Yoko Ono Lennon,

G. Gordon Liddy, George McGovern

et Richard Nixon…

Dès 20 heures 30 précises,

LE GRAND DÉBAT:

«A QUOI SERVENT LES ÉTATS-UNIS…?»

avec

Jean BRICMONT

auteur de «L’Impérialisme humanitaire»

(Editions ADEN)

Cinéma Attac : COMMENT CUBA A SURVECU AU PIC PETROLIER…


Le jeudi 21 avril à 21 heures 30,

à l’Arenberg

le cinéma d’Attac présente

COMMENT CUBA A SURVECU

AU PIC PETROLIER…

 

Un documentaire sensationnel de

la réalisatrice américaine Faith Morgan

Dès 20 heures 30 précises,

LE GRAND DÉBAT:

«AU LIEU DU DÉCLIN, LA DÉCROISSANCE…?»

avec

Marc DE SPIEGELEER

militant du Mouvement des Objecteurs de Croissance,

Daniel TANURO

membre-fondateur de l’association Climat & Justice sociale 

auteur de L’impossible capitalisme vert,

et Sarah TURINE

co-Présidente d’ECOLO