Comment dénoncer une femme portant le niqab en 13 lignes ?


Cher Monsieur Dewinter, j’ai lu votre appel à la délation où vous promettez une prime de 250 euros à tout qui dénoncera une femme portant le niqab. Je trouve cette initiative intéressante et très tendance dans le style « retour aux années trente ». C’est cool car pour le moment, je vous avoue que les fins de mois sont dures. Et 250 euros, ça fait toujours plaisir comme on dit. Je suis donc parti à la chasse aux femmes en niqab… Pas facile ! Il n’y en a pas beaucoup finalement. Je vous avoue que j’ai eu du mal à en trouver. J’en ai vu une ou deux dans la rue. Mais j’ai un problème : comment je fais maintenant pour les dénoncer ? Je veux bien remplir un formulaire de délation, mais comment vous faire la description d’une personne qui a le visage caché par un niqab ? Je devrais demander leur nom, mais vous imaginez que c’est un peu embêtant : « Bonjour, pourrais-je avoir vos coordonnées, c’est pour vous balancer aux fascistes pour 250 euros, LOL ? » Non, finalement, je n’ai trouvé qu’une seule personne dont je connais le nom et dont je peux dire, preuve à l’appui, qu’elle a porté le niqab. Mais euh… je suis un peu embêté, euh… c’est votre fille, An-Sofie Dewinter, sur une affiche électorale. Vous pouvez verser les 250 euros sur mon compte au numéro « 132-5156361-76 ».

Contre une loi discriminatoire


Réagissons aux différentes mesures racistes prises par le parlement et/ou le gouvernement démissionnaires :

  • · renvoi des prisonniers marocains (depuis le 1er mai) aujourd’hui essentiellement des ressortissants de la communauté marocaine, mais le ministre Declercq a déjà laissé entendre qu’il s’agit de les étendre à d’autres nationalités,
  • · refus d’aider les Belgo-marocains détenus à l’étranger, comme Ali Aarrass extradé par l’Espagne au Maroc et Oussama Attar détenu en Irak),
  • · vote unanime de la loi d’interdiction de la burqa et interdiction quasi « généralisée » du voile,
  • · durcissement sur la loi sur le regroupement familial
  • · réforme du Code de la Nationalité
  • · etc.

Pour que cessent ces situations qui portent atteinte à des droits fondamentaux, menacent gravement le droit d’asile et ruinent l’existence des personnes étrangères visées, nous appelons à un rassemblement unitaire le 29 mai 2011 devant le Porte-voix de l’Avenue de Stalingrad pour exiger la suppression immédiate de ces politiques et la régularisation des sans-papiers.

Nous manifesterons le même jour que le Collectif national « D’AILLEURS NOUS SOMMES D’ICI » (France ) contre le racisme, la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans-papiers

ÉGALITÉ, LCR / SAP, Boeh!, Attac-ULB

Évènement Facebook : https://www.facebook.com/home.php#!/event.php?eid=163818437013669


Il est plus que temps de réagir !

C’est pourquoi nous demandons à votre organisation de se joindre à l’appel ci-dessus.

Nous vous demandons aussi de préparer un texte que vous pourrez lire ce jour-là.

Pouvez-vous dès lors nous communiquer votre réponse le plus vite possible à info.egalite@gmail.com

Réagissons aux différentes mesures racistes prises par le parlement et/ou le gouvernement démissionnaires :

  • · renvoi des prisonniers marocains (depuis le 1er mai) aujourd’hui essentiellement des ressortissants de la communauté marocaine, mais le ministre Declercq a déjà laissé entendre qu’il s’agit de les étendre à d’autres nationalités,
  • · refus d’aider les Belgo-marocains détenus à l’étranger, comme Ali Aarrass extradé par l’Espagne au Maroc et Oussama Attar détenu en Irak),
  • · vote unanime de la loi d’interdiction de la burqa et interdiction quasi « généralisée » du voile,
  • · durcissement sur la loi sur le regroupement familial
  • · réforme du Code de la Nationalité
  • · etc.

Pour que cessent ces situations qui portent atteinte à des droits fondamentaux, menacent gravement le droit d’asile et ruinent l’existence des personnes étrangères visées, nous appelons à un rassemblement unitaire le 29 mai 2011 devant le Porte-voix de l’Avenue de Stalingrad pour exiger la suppression immédiate de ces politiques et la régularisation des sans-papiers.

Nous manifesterons le même jour que le Collectif national « D’AILLEURS NOUS SOMMES D’ICI » (France ) contre le racisme, la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans-papiers

ÉGALITÉ, LCR / SAP, Boeh!, Attac-ULB

Évènement Facebook : https://www.facebook.com/home.php#!/event.php?eid=163818437013669


Il est plus que temps de réagir !

C’est pourquoi nous demandons à votre organisation de se joindre à l’appel ci-dessus.

Nous vous demandons aussi de préparer un texte que vous pourrez lire ce jour-là.

Pouvez-vous dès lors nous communiquer votre réponse le plus vite possible à info.egalite@gmail.com

Pendant combien de générations ?


Conférence : 1è, 2è, 3è, 4è génération: indigènes à vie?

Heure
mardi 8 février · 19:30 – 22:00

Lieu ULB, auditoire H2.215. 

Campus du Solbosch, avenue F.D. Roosevelt 50 – 1050 Bruxelles.

Créé par :

En savoir plus
Stop à l’islamophobie ! 

Le Collectif Réflexion Indigène organise sa première conférence:

1ere, 2ème, 3ème,4ème génération: indigènes à vie?
…Comment exiger le respect de nos droits en tant que citoyens à part entière?

Organisons nous pour défendre nos droits de citoyen à part entière et soyons solidaires avec : La famille Aarras, la famille Atar, Fatima Zibouh, Mainur Ozdemir, le Bougnoulosophe, Nordine Saidi, Souhail Chichah et tant d’autres.

Ensemble agissons ici et maintenant pour notre dignité,
celles de nos parents, de nos enfants et de nos ami(e)s !

Intervenants :
– Mme NOURIA OUALI, docteur en sciences sociales et politiques et chercheuse au GEM (Groupe d’études et de recherches «Genre et Migration»)
– Mr. ISA GULTASLAR, avocat au barreau de Bruxelles et avocat de la famille Atar
– Mr. SOUHAIL CHICHAH, chercheur en économie de la discrimination à l’ULB
Modératrice:
– Mlle KAOUTAR BOUSTANI, membre du Mouvement pour les Droits Fondamentaux

P.A.F: 4€
Chômeurs/Etudiants : 2.50€

Soutenez le C.R.I : 363 0812 649 23

 

source

SUR LES DOCS – POUVOIR ET RACISME



DIMANCHE 14/11/2010 – 20:00 – sur Télé Bruxelles

Les deux films de cette émission mettent à jour des attitudes du Pouvoir qui serait tenté de croire au « délit de sale gueule »

Carte d’identité, un film d’Atelier collectif
18′, 1998, prod: Douzerome / CVB
Des jeunes subissent un contrôle d’identité à la sortie d’un concert. Leur seul tort est de ressembler vaguement à des personnes recherchées par la police… Ils ont beau expliquer aux policiers, avec les animateurs qui les accompagnent, qu’ils sortent d’une salle de spectacle, ils sont emmenés au poste. Choqués, ils décident de traiter ce sujet.

Carnet de notes à deux voix. Proposition de film sur l’immigration maghrébine en Belgique, un film de Rajae Essefiani et Frédéric Fichefet
73′, 2003, prod: Artémis Productions, distrib: CVB
Ce film est une émeute. Pas de celles où des visages grimaçants affrontent les forces de l’ordre à coups de pavés. Pas de celles que l’on craint, que l’on mate et que l’on oublie. Pas de celles que l’on voit à la télévision. Ce film est une émeute invisible et silencieuse au pays des bisons. Entre une fille née au pays des bisons et un ministre. Un matin de septembre 99, ce ministre colle sa bouche contre son oreille. « Je me demande, lui murmure-t-il, s’il y a un lien entre l’origine ethnique et la criminalité ». La fille grimpe au mur. Au loin, mille bisons furieux traversent les territoires de sa mémoire. En bas du mur, un garçon sans pieds la regarde. Ensemble, ils décident de partir en quête d’une histoire belge, celle de l’immigration maghrébine. Une quête en plusieurs étapes pour une histoire de 40 ans.

Invitée : Rajae Essefiani


SUR LES DOCS une émission de télévision hebdomadaire de films documentaires réalisés par des cinéastes de chez nous ; qui vous emmène tous les dimanches à partir de 20h00 à la découverte de films documentaires du CVB et d’ailleurs dont en priorité les films produits par les ateliers de production et d’accueil de la Communauté française.

 

Au programme:
> des documentaires d’auteurs au point de vue singulier, des films à visée pédagogique, des réalisations de cinéastes amateurs
> des émissions articulées autour de thématiques
> des films récents et plus anciens
> des oeuvres personnelles et collectives
> des questions universelles ancrées ici comme ailleurs
> des rencontres régulières avec des réalisateurs pour commenter, expliquer, éclairer leur travail.

SUR LES DOCS fait chaque semaine le pari de la mixité des approches pour aborder les grands thèmes de société : l’argent, l’immigration, la pauvreté, les sans-papier, les relations parents-enfants, le logement, l’urbanisme, … Des thématiques dans lesquelles les films se répondront les uns aux autres par la forme et les contenus.

SUR LES DOCS a un objectif : faire partager les regards, les questions, les espoirs de ces cinéastes et rendre compte de cet immense désir de cinéma dont Bruxelles est un des viviers.

SUR LES DOCS une émission proposée par le Centre Vidéo de Bruxelles
Présentation : Michel Steyaert / Programmation : Claudine Van O
Réalisation : Télé Bruxelles

Avec la collaboration de : l’ AJC, Caméra-etc, le CPC, Graphoui, le Gsara, l’Insas, PTTL, Zorobabel et le CRRAV (FR)

Contact presse
Claudine Van O – 32/2/221 10 62 – claudine.vano@cvb-videp.be

www.cvb-videp.be

Ali Aarrass



Compte-rendu de la conférence de presse du 07.10.10 dans l’«affaire Ali Aarrass », donnée dans les locaux de la Ligue des Droits de l’Homme, à Bruxelles.

Luk Vervaet introduit la conférence de presse en remerciant la LDH de l’accueil dans leurs locaux, ainsi que les divers intervenants pour leur présence.

Il rappelle ensuite certains faits, en commençant par pointer les changements intervenus dans le monde, suite aux attentats du 11 septembre 2001. Ces changements sont de deux ordres : d’une part, guerres en Irak et en Afghanistan. Ce 7 octobre est d’ailleurs la date anniversaire du lancement de la guerre contre l’Afghanistan. D’autre part, la stigmatisation de tous les citoyens ainsi que de certains mouvements citoyens dans le monde, qui osent opposer une résistance à ce nouvel ordre mondial voulu et imposé par la nouvelle politique « anti-terroriste » américaine. Cette politique consiste à soupçonner tout individu qui ne se plierait pas à ses diktats. Les dérives sont telles, qu’elles mènent à enfermer des individus non plus sur base de leur culpabilité avérée, mais sur base de « soupçons » éventuels d’appartenance à des mouvements jugés douteux. Elles peuvent entraîner leur incarcération sans jugement, dans des conditions terribles, comme dans les prisons de Guantanamo, Abou Ghraïb (pour les plus connues) ainsi que dans d’autres lieux où la torture est pratiquée. Pire : les pays dits « démocratiques » du Nord, en profitent pour délocaliser certains prisonniers vers des dictatures du Sud afin de les sous-traiter non sur base de leurs actes, mais sur celles de leurs intentions. Pays du Sud qui en profiteront pour museler et écraser toute forme de résistance et d’opposition à leur politique autoritaire.

Dans la foulée, Luk Vervaet informe la salle du lancement de la Campagne de soutien à Ali Aarrass, via le site internet www.freeali.eu

Farida Aarrass, sœur d’Ali, se concentre en quelques mots sur l’historique familial. Farida Aarrass rappelle que son frère est né à Melilla, enclave espagnole en territoire marocain, et pointe donc le fait qu’à l’origine son frère est de nationalité espagnole, Etat de l’UE. Pour des raisons familiales, Ali Aarrass se retrouvera en Belgique où il obtiendra la nationalité belge. Il mènera des années durant, une existence paisible de libraire sur le territoire belge, où l’ensemble de sa clientèle dira tout le bien qu’elle pense de lui. Puis, après plusieurs années, Ali rejoindra son père resté à Melilla. C’est-là qu’Ali sera arrêté sur base de soupçons, et non sur base de preuves… inexistantes !

-Le père d’Ali, Mustapha Aarrass complète en espagnol le portait de son fils, pointant le fait qu’Ali a rempli ses obligations militaires en Belgique. Ainsi, si par malheur, un conflit grave devait surgir entre la Belgique et le Maroc, Ali devrait se battre aux côtés des forces belges, contre les forces marocaines. Il signale également que le gouvernement espagnol a indiqué que la Belgique n’ayant pas bougé dans ce dossier, l’Espagne n’avait aucune porte de sortie pour le faire avancer de manière positive vis-à-vis des autorités marocaines.

Aberrahman Benyahya, président et porte-parole de la CIM (Commission Islamique de Melilla)  explique que les différentes constitutions des pays européens donnent pratiquement les mêmes droits à tous les citoyens, sans aucune distinction de race, de genre, d’appartenance religieuse, de culture,… Or, dans le cas précis d’Ali Aarrass, ces droits sont tout simplement ignorés, et par ce fait, les droits de l’Union Européenne également. En principe, un Etat donne des garanties à ses citoyens. Dans ce cas-ci, l’Etat belge dont Ali est citoyen, a abandonné l’un des siens, ce qui illustre in fine que les citoyens ne sont pas tous égaux en fonction de leur origine, religion, etc… La relation entre l’Etat et ses citoyens est donc corrompue. Cette situation est d’autant plus grave qu’elle risque fort à l’avenir, d’ouvrir la voie à une corruption généralisée des relations entre les Etats et leurs citoyens.

Maître Mohamed Ali Nayim, avocat espagnol d’Ali Aarrass poursuit en rappelant que la demande d’extradition d’Ali vers le Maroc est l’une des conséquences des attentats survenus à Casablanca en 2003. Un grave malentendu a surgi suite à des accusations de prisonniers marocains ayant « avoué » la complicité d’Ali, sous la torture pratiquée à leur encontre dans les geôles marocaines. Il soulignera qu’après trois années d’enquête et de procès, et sans la moindre preuve à charge d’Ali, les tribunaux espagnols établiront la totale innocence d’Ali Aarrass dans un quelconque lien supposé à ces attentats, jugement établi par Baltasar Garzon, juge spécialisé dans ce type d’affaires. Maïtre Nayim rappelle qu’il existe une convention entre l’Espagne et le Maroc pour empêcher les extraditions respectives de citoyens. Par ailleurs, il informe l’assemblée présente de l’éventualité envisagée par la famille Aarrass d’attaquer l’Etat belge en justice, pour son indifférence et sa passivité dans le traitement de ce dossier.

Maître Dounia Alamat, avocate d’Ali en Belgique, continue en recadrant l’historique des cas et l’analogie de l’affaire avec des dossiers identiques. Elle établit un constat : la Belgique n’a jamais extradé de citoyen belge ou étranger dès lors que les critères pour pouvoir juger un individu dans les pays qui en font la demande apparaissent trop vagues aux yeux des instances belges. S’y ajoutent dans le cas présent, les cas avérés de torture au Maroc, constatés par diverses ONG telles Human Rights Warch, Amnesty International, la Ligue Internationale de Droits de l’Homme, etc… Les juridictions belges ont dès lors toujours refusé les extraditions sur de tels constats accablants. A ce propos, voir : http://www.hrw.org/fr/news/2010/02/12/maroc-d-claration-de-human-rights-watch-sur-l-affaire-dite-belliraj-devant-le-tribun

Enfin, Maître Christophe Marchand, également avocat dans le dossier en Belgique, loue le travail des défenseurs espagnols d’Ali Aarrass. Il ne comprend pas l’attitude du gouvernement  belge, pourtant bien informé de la situation des prisonniers marocains et dénonce son manque de réaction. Dans le même temps, il se félicite de la tenue de cette conférence de presse pour alerter l’opinion publique, tout en rappelant que les conventions internationales de par leur caractère contraignant, obligent les Etats à intervenir dans ce type de dossier.

L’avocat espagnol, Maître Nayim, rappelle que le représentant du Consulat belge en Espagne lui a déclaré que dès l’instant où ils quittent le territoire il existe deux types de citoyens belges : ceux qui le sont d’origine… et les autres !

Farida Aarrass conclut en rappelant qu’à ce jour il y a près de 3 ans que son frère est incarcéré dans une prison espagnole en attendant son extradition vers le Maroc pour fait de « terrorisme ». Le 21 avril 2009, Amnesty International (Espagne) écrivait : « Ali Aarrass fait l’objet d’une information judiciaire ouverte en 2006 par l’Audience nationale espagnole pour des infractions liées au terrorisme mais, le 16 mars 2009, cette juridiction l’a provisoirement close en raison de l’insuffisance des éléments de preuve… ». Pourtant, Ali reste en prison, en raison de la demande d’extradition du Maroc. Amnesty International Espagne a lancé l’appel suivant : « Exhortez les autorités à ne pas extrader Ali Aarrass vers le Maroc car il risquerait d’être détenu au secret, de subir des actes de torture et d’autres mauvais traitements, ainsi que d’être victime d’un procès inique ». Farida Aarrass termine en insistant sur la situation humaine dramatique de son frère dont la santé a terriblement souffert de ses conditions de détention, au point d’en devenir alarmante.

Nous en concluons pour notre part, que ÉGALITÉ trouve dans ce cas précis, toute sa raison d’être et dénonce avec force cette inacceptable dualité dans le statut des citoyens du pays. Et de constater qu’il y a donc bien deux types de Belges pour certains responsables politiques : ceux de souche et ceux « entre guillemets » selon la triste et lamentable déclaration de Anne-Marie Lizin à l’époque.

Signez la pétition contre l’extradition d’Ali Aarrass : http://lapetition.be/en-ligne/petition-8046.html

Visitez le site créé en soutien à Ali Aarrass et pour sa libération : http://www.freeali.eu/

Séminaire Identités Culturelles et Immigrations


A l’initiative de l’asbl DéClik avec le soutien de Monsieur Alain Leduc, Echevin de la cohésion sociale à Saint-Gilles.

Nous organiserons un Séminaire sur l’éducation à la citoyenneté sous forme de 5 ateliers. Les ateliers seront gérés par deux animateurs-formateurs professionnels qui se chargeront également de rédiger les rapports et les synthèses pour chaque atelier. Les différents travaux des ateliers permettront l’élaboration et la réaliseront d’un guide, « connaissance des autres cultures et religions ».

Premier atelier de ce séminaire: « Identités Culturelles et Immigrations »

« A vrai dire, nous dit-elle, je me sens étrangère ici, je me sens étrangère dans le pays de mes parents.

Qui suis-je ? Quelle est mon histoire ? Quelle est celle de mes parents ? Quels sont mes repères ? Quelles sont mes valeurs ?

Mes projets, mes rêves… Comment pourrais-je arriver à me situer dans la société ?»

Ce premier atelier aura lieu le vendredi 8 octobre 2010 de 9h à 11h30, il abordera bien évidement les questions liées à l’identité culturelle et l’immigration et ce, grâce à Monsieur Hassan Bousseta (Intervenant), chercheur au FNRS et maître de conférence à l’Université de Liège.


Adresse: 35, rue du Fort 1060 Saint-Gilles (Salle Zabriski)
Entrée: 2€ (café, thé + croissants prévus)
Gratuit pour les groupes de + de 5 personnes ayant réservés
Réservation par mail: asbl_declik@live.be
Infos: 0484/934.234

Pour l’asbl DéClik
Samira Benallal/présidente

DéClik asbl
++32(0)484/934.234

Si vous aussi souhaitez soutenir notre asbl, tous vos dons à partir d’1€ sont les bienvenus

Bienvenue chez les chiites*


by mehmet koksal on 30 June 2010

*Un reportage réalisé avec le soutien du Fonds pour le journalisme en Communauté française de Belgique.

« Des musulmans sunnites qui se convertissent au chiisme, ce n’est plus une exception. À Bruxelles, ce sont surtout les Marocains qui décident de franchir le pas » annonçait déjà en janvier 2009 le magazine flamand MO* dans un reportage qui fera beaucoup frémir les autorités marocaines confrontées à ce nouveau danger bruxellois qui menacerait le système religieux musulman (sunnite, malékite) en place à Rabat.

Le chiisme constitue l’une des trois principales branches de l’islam avec le sunnisme et le kharidjisme, il regroupe environ 15 % des musulmans à travers le monde. Les figures importantes de cette confession particulière sont principalement le prophète de l’islam Mohammed, sa fille Fatima et les 12 imams issus de sa famille (du premier imam Ali ibn Abi Talib au douzième imam Muhammad al-Mahdi, l’imam caché). Au niveau international, les chiites occupent l’actualité politique en Iran, au Bahrein, au Liban, en Irak, au Pakistan, en Syrie, en Turquie et en Azerbaïdjan mais la Belgique compte également une petite communauté chiite qui vit relativement discrètement et tente de se développer petit à petit.

suite

Interview de Philippe Geluck réalisée avant le 13 juin 2010


anniebannie a résolu le problème de son appartenance ethnique et linguistique en disant :
je suis moi et
la langue est ma patrie.Des patries, elle en a plusieurs, la Syrie entre autres, la Belgique également ou ce qui en restera.

Interview de Philippe Geluck, un artiste bien connu, notamment à Paris.

Autrefois belgicain, le chatoyant dessinateur humoriste ne veut plus de
cette Belgique-là. Et ça ne l’amuse pas.

Si une majorité de Flamands veut foutre le camp, qu’elle foute le camp!

Lorsqu’on évoque les très prochaines élections, même les responsables
politiques ont beaucoup de mal à dissimuler leurs pieds de plomb. Mais il y
a plus profond: dans la population, ce pays a fini par susciter une profonde
lassitude. Parce que les extrémistes du Nord ont fini par donner le cap des
comportements politiques, le sentiment que la Belgique a déjà franchi un
point de non-retour est plus que perceptible au Sud. Sentiment aggravé par
la conviction qu’un palier supplémentaire sera franchi le 13 juin, par un
vote massif en faveur des nationalistes flamands. Mais cette Belgique de
l’exclusion, certains n’en veulent plus.

Parmi eux, Philippe Geluck. Le dessinateur du Chat était un unitariste
jusqu’ici convaincu, imprégné qu’il était par la grâce biculturelle dont
bénéficiait notre petit pays. Mais les comportements d’une certaine Flandre
ont tout chamboulé: « J’ai passé ma jeunesse et le début de ma vie d’adulte à
Bruxelles. Puis j’ai longtemps habité en Wallonie, où j’ai peut-être moins
perçu ce qui se tramait réellement au nord du pays. Récemment, je suis
revenu habiter à Bruxelles. Cette plus grande proximité avec la Flandre
d’aujourd’hui m’a ouvert les yeux. Je ressens plus fortement le virage
qu’ont pris trop de Flamands. Et ce que je vois est détestable.
Inconciliable, en tout cas, avec ma conception du vivre ensemble, et même de
la démocratie. Ma déception est immense. » Et le coup de sang est à la
hauteur du désenchantement.

Récemment, vous déclariez dans un quotidien que « ce qui faisait la
spécificité et la richesse de la Belgique est devenu sa principale raison de
se séparer ».

Philippe Geluck – Oui. La vraie Belgique, celle de la diversité, du mixage
linguistique et culturel, représente quelque chose pour moi. J’ai toujours
dit et je continue de dire que j’aime la culture flamande et les Flamands.
Mais quand la Flandre me crache constamment au visage, ça va comme ça.
Disons que je suis patriote. Mais le patriotisme, c’est l’amour des autres.
Le nationalisme, c’est la haine des autres. Je suis très triste de voir
qu’au nord de mon pays, il y a de moins en moins de patriotes et de plus en
plus de nationalistes.

Ils le sont tous?

On nous dit qu’une majorité de Flamands tient encore à ce que j’aime dans la
Belgique. Mais alors, j’aimerais bien qu’ils me le montrent! Or, c’est tout
le contraire qui se passe. Qu’ils me le montrent le 13 juin par les urnes.
Qu’ils me le disent dans la presse. Qu’ils me le montrent en arrêtant toutes
ces mesures « anti-francophones ». Qu’ils me le montrent en arrêtant de
participer par dizaines de milliers au Gordel, cette « promenade » cycliste
autour de Bruxelles. Des pères et mères de famille avec leurs enfants font
le tour de Bruxelles à vélo, pour bien dire aux Bruxellois francophones:
vous êtes nos prisonniers, on vous encercle! Sous couvert d’une randonnée
familiale, c’est une manifestation de mépris et de haine.

[…]

Vous rejoignez donc Olivier Maingain, qui a comparé certaines pratiques
flamandes avec celles de l’Occupation allemande?

Je trouve qu’il y a des parallèles. Il faut voir ce qui se passe sur le
terrain, en Flandre. Quand la commune d’Overijse organise un bureau de
délation anti-francophone, ça doit quand même nous rappeler quelque chose.
Ce qui m’inquiète le plus, c’est que tout est écrit. Que des intellectuels
flamands ou des autorités se mobilisent pour organiser l’exclusion, puis en
fassent des écrits. Cette manière d’étouffer Bruxelles en la sous finançant
pour en faire un objet de chantage, ils l’ont écrite! La « doctrine Maddens »,
du nom de ce professeur d’université de la KUL qui préconise d’assécher
l’Etat fédéral de ses ressources pour que, finalement, les francophones
soient demandeurs de plus d’autonomie, c’est un écrit. Des décrets comme le
« Wooncode » sont des mesures d’exclusion de type raciste, et c’est écrit!
Tous ces écrits font froid dans le dos. Comme Mein Kampf aurait dû alerter
l’opinion internationale. Tout était écrit!

Et s’est réalisé…

Les Flamands pourraient encore empêcher la réalisation de ces doctrines
d’exclusion et de haine par voie démocratique. Mais le pire, c’est que
certains veulent vraiment les réaliser. C’est ça qui est devenu
irrespirable. En Flandre, les nationalistes et les extrémistes tiennent le
gouvernail. Et négocier avec ces gens-là, c’est entrer dans leur logique. Si
vous faites une concession pour montrer votre bonne volonté, ils la
saisissent puis exigent le truc suivant en inventant d’autres exclusions
pour mettre la pression. On ne peut pas entrer dans cet engrenage. C’est
pour cela qu’il faut changer la Constitution, et y inscrire la possibilité
de faire des référendums.

Pour définitivement poser aux Flamands la question de la rupture avec la
Belgique francophone?

Oui. Si c’est non à la rupture, il faudra qu’ils en déduisent une série de
choses: le respect des solidarités, des minorités et des droits humains
fondamentaux qu’ils ne respectent pas pour l’instant. Si c’est oui, il
faudra que les démocrates flamands se demandent où commence et où s’arrête
la solidarité au sein d’une Flandre devenue indépendante. Après s’être
désolidarisés des francophones, que feront-ils si une partie de la Flandre
est plus pauvre qu’une autre? Ils vont aussi l’exclure pour ne conserver
qu’une Flandre triomphante? Ça peut aller loin, ce genre de logique. Ça peut
aller jusqu’à une logique de sous citoyens. C’est là que ça rejoint la
logique du IIIe Reich.

Le 13 juin, la N-VA pourrait devenir le premier parti flamand. Quelle serait
votre réaction?

Je commencerai à regarder les annonces immobilières à l’étranger. Sans
déconner! Ces gens me glacent. Est-ce que je pourrai encore vivre dans un
pays où des nationalistes et des néo-fachos du Vlaams Belang façonnent les
mentalités? Est-ce que, comme les Juifs dans les années 1930, je ne dois pas
me dire: il est temps de quitter l’Allemagne?

Vous seriez prêt à entamer un processus de séparation dès maintenant?

Moi, je suis un démocrate. Si une majorité de Flamands dit qu’elle veut
foutre le camp, eh bien qu’elle foute le camp! Nous signerons l’acte de
séparation. Mais pas à n’importe quel prix. Vous avez votre indépendance,
mais à condition que nous gardions le nom de Belgique, qui sera composée de
Bruxelles, de la Wallonie et aussi des communes à facilités. Ce qui assure
donc un lien territorial entre la Wallonie et Bruxelles, via
Rhode-Saint-Genèse et quelques kilomètres carrés de forêt de Soignes, au sud
de Bruxelles, où les arbres ne parlent aucune langue. S’ils veulent qu’on
respecte leur volonté d’indépendance, il faudra aussi qu’ils respectent le
vote d’une majorité de francophones: vivre dans un autre espace que le leur.
Mais avec une grosse nuance par rapport à la Flandre actuelle: les
démocrates flamands seront les bienvenus dans cette nouvelle Belgique. Et
ils seront respectés dans leur identité linguistique.

Vous avez le sentiment d’un énorme gâchis?

Tout ça m’attriste. Je parle les deux langues, je crois en la richesse de
l’intégration des cultures. Mais aujourd’hui, trop de Flamands se fichent de
cela. Vous pouvez être parfait bilingue, ouvert à leur culture, vous serez
toujours le francophone à exclure. Une fois de plus, malheureusement, on
peut refaire un parallèle avec ce qui s’est produit en Allemagne: vous aviez
beau être Allemand, parler la langue parfaitement, aimer Beethoven et
Goethe, si vous étiez Juif, vous deviez être exclu. C’est là qu’on est dans
l’apartheid, le racisme, la haine de l’autre. Tout ça m’est odieux.

Kenza Isnasi : “La Belgique d’aujourd’hui ne me parle plus”


Parlemento.com
L’agence de presse des minorités

La carte de blanche de Kenza Isnasni n'a pas été publiée dans la presse traditionnelle

“7 mai 2002, une date qui restera à jamais gravée dans ma mémoire. Un homme est entré dans notre appartement. Il a abattu mes parents, a grièvement blessé mes deux petits frères et s’est ensuite donné la mort. Des funérailles officielles ont été organisées en présence de milliers de personnes et de nos élus politiques. Nous nous étions tous dit « plus jamais ça ». Mes parents (Habiba El Hajji et Ahmed Isnasni) nous lançaient un dernier appel que je n’ai eu de cesse de relayer : « Faites que notre départ ne soit pas vain et que l’avenir soit celui d’une harmonie entre tout les citoyens libérés des dangereuses idées meurtrières ». Aujourd’hui 8 ans après le drame, je milite, je me bats en leur mémoire, je reste forte au nom des miens (…) mais malheureusement le racisme reste toujours d’actualité en Belgique“, écrit ce vendredi (07/05/2010) Kenza Isnasni, fille de deux Bruxellois d’origine marocaine assassinés en 2002 par un militant d’extrême droite, dans une opinion qui n’a pas été publiée dans la presse traditionnelle.

Pointant du doigt « la difficulté plus grande de trouver un emploi pour la population d’origine étrangère à qualification égale » et « les inégalités dans l’enseignement » découlant de l’existence des « écoles ghettos », elle s’interroge sur l’efficacité de « l’arsenal juridique » visant à condamner le racisme dans la société belge. “Aujourd’hui, on s’adresse au Centre pour l’Egalité de Chances ou au MRAX en cas de problème de racisme mais en fait ces institutions ne répondent plus aux attentes“.
suite