L’ambassadeur de Turquie “bombarde” la Belgique et accuse le gouvernement belge d’avoir foutu “la merde”


Dans son dernier entretien publié ce lundi (05/10/09), l’ambassadeur de Turquie en Belgique Fuat Tanlay a décidé, d’après le quotidien Milliyet, de “bombarder” une dernière fois la Belgique de critiques avant de quitter son poste diplomatique pour rejoindre comme conseiller le cabinet du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan (AKP, parti musulman conservateur turc).
Dans cet entretien, le journal turc précise que Fuat Tanlay “a gravement critiqué la Belgique pour sa négligence dans le domaine du terrorisme“.

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Appel à une autre politique pour l’Afghanistan


Carte blanche à la page 13 du journal Le Soir du 7/10/09

Un collectif de signataires (1)

Depuis huit ans déjà, une guerre sans issue est menée en Afghanistan, ne créant qu’une escalade de la violence qui menace de déstabiliser toute la région. Ces derniers mois et ces dernières années, la Belgique a continuellement renforcé son engagement dans la mission Otan « Isaf » en Afghanistan.

De plus en plus de responsables politiques et militaires, ainsi que des rapports d’experts et d’organisations affirment que la guerre ne peut être gagnée, même avec une intensification des efforts militaires.

Au départ, le mandat officiel de la mission Otan consistait à œuvrer à la stabilité et à la reconstruction. Mais aujourd’hui, l’insécurité n’a fait qu’augmenter dans le pays et on peut à peine parler de reconstruction. Les troupes de la « coalition internationale » bombardent et tentent de contrôler le terrain en multipliant les opérations militaires.

Les civils en paient l’addition. Selon les Nations unies, le nombre de victimes durant la première moitié de 2009 a augmenté de 24 % en comparaison avec la même période de l’année dernière.

L’Isaf est une mission de guerre sans réelle perspective de paix et de développement durables.

Les responsables politiques se sont entourés de seigneurs de la guerre qui ont du sang sur les mains, et la corruption est galopante. Les institutions étatiques sont comme absentes ou ne fonctionnent pas. Les récentes élections ont été entachées de fraude massive. Les organisations de défense des droits humains dénoncent le développement des pratiques autoritaires du gouvernement afghan, le musellement de la presse, les mauvais traitements des prisonniers et la discrimination systématique dont les femmes sont victimes.

L’Afghanistan ne connaît pas non plus de développement économique. Plus de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté. Les fruits de la croissance économique et de la culture de l’opium vont à une petite élite qui profite de l’afflux de dollars et d’euros. Les dépenses militaires représentent une fortune, plusieurs fois le budget consacré à la santé et à l’enseignement.

La lutte contre le terrorisme ne peut être menée à bien avec des moyens militaires et est plutôt un prétexte pour des intérêts géostratégiques plus larges.

Les organisations signataires appellent notre gouvernement à changer de cap dans la politique belge concernant l’Afghanistan et à :

– Mener un débat public et politique, large et ouvert sur notre présence militaire et la façon d’atteindre les objectifs de reconstruction, démocratie, sécurité et de bien-être, par des moyens non militaires.

– Orienter l’aide belge à la reconstruction et au développement vers les forces démocratiques de la société civile, avec une attention particulière aux droits et aux projets des femmes, tout ceci en évitant soigneusement toute identification avec l’intervention militaire.

– Accorder l’asile aux réfugiés de guerre afghans.

– Retirer nos F16 et garantir que nos troupes ne soient plus impliquées dans les situations de combat.

– Soutenir toutes les initiatives vers un processus de paix impliquant l’ensemble des acteurs pertinents tant nationaux qu’internationaux comme une condition impérative pour l’avènement de la stabilité et de la sécurité de la région.

– Développer une stratégie de sortie militaire à court terme.

(1) 11.11.11 – Koepel van de Vlaamse Noord-Zuidbeweging. Aardewerk. Aktie Vredesbelasting (Vrak). Association médicale pour la prévention de la guerre nucléaire. Attac Vlaanderen. Christenen voor het Socialisme. CNAPD. CNCD – 11.11.11. Colupa. Comité Surveillance Otan. Ecolo. Forum Nord Sud. FOS – Socialistische Solidariteit. Groen ! Intal. Kommunistische Partij-Vlaanderen. LeCoTo – Leuvense Coördinatie Tegen de Oorlog. LEEF ! LEF. Masereelfonds. Mouvement chrétien pour la paix. MIR IRG. Monde sans guerre et sans violence. Oxfam-en-Belgique. PVDA. Recht Op Migratie. SCI projets internationaux. Stengroep voor Rechtvaardigheid en Vrede in Guatemala. ’t Uilekot. ULDP. Une Autre Gauche. Vaka/Hand in Hand. Vlaams Palestina Komitee. Vrede. Vredesactie. Vrouwen Overleg Komitee. Vrouwenraad. Werkplaats voor Theologie en Maatschappij.

P. 13 notre dossier

La menace chiite comme arme de propagande marocaine ?


Sami Zemni (UGent) dirige le Middle East and North Africa Research Group
Sami Zemni (UGent) dirige le Middle East and North Africa Research Group

En marge de la conférence internationale sur les relations contemporaines entre le sunnisme et le chiisme qui se clôture aujourd’hui (vendredi 02/09/09) à Bruxelles, le professeur Sami Zemni (Université de Gand) a commenté l’argument de la menace chiite qui pèserait sur la communauté marocaine de Belgique. Cette question vient de refaire l’actualité suite aux propos controversés de l’ambassadeur du Maroc à Bruxelles Samir Addahre. Dans un entretien, l’ambassadeur marocain avait rappelé que “le Maroc a gelé ses relations diplomatiques avec l’Iran, en raison, justement, de son prosélytisme sur le territoire national et dans la diaspora marocaine“.

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Quel rôle pour les musulmans européens ?


Le Cercle des Etudiants Arabo-Européens à le plaisir de vous annoncer la tenue prochaine d’une conférence:

‘Quel rôle pour les musulmans européens?’

Notre panel sera composé de:

– Felice Dasseto; Sociologue à l’UCL et Président du Centre Interdisciplinaire d’Etude de l’Islam dans le Monde Contemporain (CISMOC).
– Tariq Ramadan; Philosophe et Islamologue (Oxford), Président de European Muslim Network (EMN).
– Philippe Grollet; avocat et membre du Centre d’Action Laïque (CAL).
– Isabelle Durant; députée européenne et co-présidente d’ECOLO

Quand? 2 octobre 2009 à 19h
Où? Auditoire P.E. Janson..
PAF: 5€ (3€ étudiants, 2€ membres)

Merci de faire circuler l’information autour de vous!

Dans Le Soir du 25/09/09: Tintin, discrimination… et burqa


Pourquoi attaque-t-on Tintin en justice ?

Sergueï Spetschinsky Doctorant en philosophie à l’ULB, aspirant FRS-FNRS

vendredi 25 septembre 2009, 10:59

Il y a deux ans, une plainte pour racisme visant à faire interdire la vente de Tintin au Congo avait été portée devant la justice belge. Dernièrement, suite à l’absence de progrès du dossier, des plaintes identiques ont été portées auprès des tribunaux français et suisses. En Belgique comme en France, les réactions qui ont suivi ces démarches furent marquées d’une forte incompréhension.

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Un notaire peut-il refuser d’appliquer une loi antidémocratique ?

Olivier De Clippele Notaire, député bruxellois MR

vendredi 25 septembre 2009, 10:26

Le gouvernement flamand s’apprête à mettre en œuvre un décret qui vise à limiter l’achat des biens immobiliers aux seules personnes qui seront admises par une commission d’évaluation sur base de critères qui sont liés à la résidence ou à la personnalité socioculturelle des acheteurs.

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A bas la burqa !

Yvon Toussaint Journaliste et écrivain, ancien directeur-rédacteur en chef du « Soir »

vendredi 25 septembre 2009, 10:16

Dieu soit loué ! Les laïques ont viré de bord. Qu’ils se rassurent, il y a de nombreuses demeures dans la maison du Père et l’impeccable justification qu’ils donnent de leur volte achève de convaincre qu’ils regrettent leur moment d’égarement.

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PLATEFORME LAIQUE FEMINISTE CONTRE L’INTERDICTION DU VOILE A L’ECOLE


Nous, citoyennes d’origines et de convictions diverses, mais se reconnaissant toutes dans les combats féministes et la laïcité, nous sommes atterrées par le nouvel accès de fièvre autour de la question du voile.

Nous voulons dire avec force que nous en avons assez de l’instrumentalisation qui est faite de l’émancipation des femmes pour interdire le voile à l’école. Comme s’il s’agissait là du dernier obstacle à la parfaite égalité entre hommes et femmes. Oubliées les violences, les inégalités professionnelles et salariales, la marchandisation du corps des femmes dans la publicité… Tous combats qui rassemblent l’ensemble des femmes, qu’elles soient voilées ou non.

Si nousne partageons pas toutes la même analyse sur le sens du voile, nous sommes toutes d’accord sur un point : nous sommes contre l’interdiction du voile à l’école, et ce pour plusieurs raisons :

Outre qu’aucune émancipation ne peut être imposée de l’extérieur, nous pensons que la première condition pour que les femmes aient réellement le choix de leur vie, c’est l’indépendance économique, qui résulte de l’accès à l’éducation et l’emploi. L’interdiction du voile risque de pousser certaines jeunes filles vers un repli sur leur famille et leur communauté, les privant ainsi de possibilités de se frotter à d’autres conceptions des rapports femmes/hommes et du rôle que peuvent jouer les femmes dans la société, entre autres. De plus, elle va encore fragiliser un groupe déjà triplement discriminé comme femmes, et comme le plus souvent d’origine immigrée et de classes populaires.

Par ailleurs, même si la plupart des jeunes filles concernées acceptent d’enlever leur voile en classe, où est le progrès ? Qu’est-ce que cela changera à leurs convictions, au partage de valeurs, sinon de crisper un peu plus leurs rapports avec la société si mal nommée « d’accueil » ? Notre conception de la laicité implique la séparation de l’Eglise et de l’Etat, mais pas la séparation des croyants et des non-croyants. Nous croyons à la rencontre, à la remise en question de part et d’autre de nos stéréotypes, au dialogue, au débat, et devons malheureusement constater qu’actuellement, les premières concernées en sont presque complètement absentes.

Nous faisons nôtre le point de vue de Shirin Ebadi, militante iranienne des droits humains et prix Nobel de la paix 2003, qui se bat en même temps contre l’obligation du port du foulard en Iran et pour le droit des femmes musulmanes vivant en Europe de le porter si elles le souhaitent. « Il faut laisser aux gens leur liberté », dit-elle. C’est aussi notre point de vue : nous réclamons pour toutes les femmes, voilées ou non, musulmanes ou non, le droit de porter le voile pour qu’elles puissent un jour, ou pas, l’enlever à partir d’une démarche libre et personnelle.

Nous souhaitons une véritable action dans les écoles pour s’opposer aux pressions et aux menaces, d’où qu’elles viennent, pour soutenir les jeunes filles qui refusent le voile et confirmer l’absolue obligation pour toutes et tous de suivre l’ensemble du cursus scolaire. Nous demandons à la Communauté française de ne pas suivre son homologue flamande mais au contraire, d’encourager les écoles qui ouvrent leurs portes à l’ensemble des élèves.

Zoé Genot, députée fédérale ECOLO Bxl-H-V
rue de Louvain 21, 1008 Bruxelles
tel 02.549.90.59, fax 02.549.87.98, zoe.genot@ecolo.be

http://web4.ecolo.be/spip.php?auteur15
http://www.zoegenot.be/

La « No fly list », un nouvel instrument contre la liberté d’expression


dupret
Le 19 août 2009 , le jumbo d’Air France vol 438 qui effectuait le trajet Paris-Mexico sans escale s’est vu refuser de survoler le territoire des Etats-Unis. En conséquence il a dû changer d’itinéraire, piquer vers le Sud, contourner la Floride par les Caraïbes, ce qui a signifié une heure de vol supplémentaire.

Alors que nous volions au milieu de l’Atlantique, un membre de l’équipage est venu me voir pour me dire, au nom du capitaine, que ce changement de trajectoire, qui allait apparaitre sur les écrans, était dû à ma présence à bord. Après le décollage ils avaient envoyé la liste des passagers aux autorités américaines qui ont répondu que je figurais sur leur liste noire, avec interdiction de survoler les Etats-Unis. La même situation s’était présentée quelques mois auparavant, avec M. Hernando Calvo, un journaliste du journal Le Monde Diplomatique. A cette occasion l’avion avait dû même faire escale à la Martinique pour se réapprovisionner en kérosène.

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Le MR veut interdire le voile jusqu’à l’âge de 16 ans


Didier Reynders, le président du MR, proposera l’interdiction de tout signe religieux ostensible dans l’école publique jusqu’à l’âge de 16 ans au moins. « Dans l’école publique, en tout cas, il n’y a aucune raison d’autoriser le voile » a souligné le chef de file des libéraux dimanche, sur le plateau de RTL-TVi et les radios de la RTBF, deux chaînes qui avaient choisi de consacrer leur débat télévisé dominical à la polémique sur le port du voile.

Dans la foulée de la proposition introduite en début de mois par la sénatrice MR Christiane Defraigne visant à interdire le port de la burqa et des critiques libérales à l’égard des Assises de l’Interculturalité, le MR veut forcer la cadence. « Si on n’affronte pas ces questions rapidement, dans les enceintes parlementaires, on aura des problèmes », prédit Denis Ducarme, député MR pour qui « Il faut établir un cordon sanitaire entre l’école publique et les intégrismes religieux ». Le MR, dans l’opposition en Communauté française, est isolé dans ce débat que les partis de l’Olivier n’ont pas l’intention de rouvrir dans l’immédiat.

« L’interdiction généralisée ne réglera rien » a réaffirmé Isabelle Durant, la coprésidente d’Ecolo, sur les plateaux, plaidant pour que les directions d’écoles soient soutenues pour résoudre les problèmes au cas par cas.

Philippe Moureaux (PS) et bourgmestre de Molenbeek s’est insurgé contre ceux qui, en voulant interdire le port du voile, « instillent la peur de l’Islam dans l’opinion », soulignant que ce n’est pas « parce que des gens imposent le voile et ne respectent pas la liberté des jeunes filles, qu’il faudrait leur enlever la liberté de le porter. »

Joëlle Milquet, présidente du CDH ne voit pas davantage de raison de changer le cadre existant, au stade actuel. Et Francis Delpérée, sénateur du parti humaniste, rappelait dimanche qu’un décret de la Communauté française n’affecterait que les seuls élèves de ce réseau et ne s’appliquerait pas aux élèves des écoles libres. Allusion à ceux qui pointent la récente décision prise par le Conseil de l’Enseignement flamand d’interdire le port du voile à l’école : elle ne concerne qu’une petite minorité d’élèves, à savoir 15 % de ceux qui suivent un enseignement organisé par la Communauté flamande.

A la question de savoir si les décideurs politiques de la Communauté française s’apprêtent à légiférer ou non sur le port du voile, personne n’a été en mesure de répondre. Il faudra sans doute attendre le débat, organisé notamment dans le cadre des Assises de l’interculturalité, avant qu’une règle générale ne soit établie.

Un scénario qui a fait, dimanche, sortir la députée bruxelloise Antoinette Spaak (MR) de ses gonds, sur le plateau de la RTBF : « Si la Communauté française n’a pas le courage de prendre un décret tout de suite sur l’interdiction du voile, on recommencera le débat avec des choses de plus en plus graves. »

source

voir aussi sur parlemento

ASSISES SUR L’ISLAMOPHOBIE (bis)


Dans le cadre des Assises de l’Interculturalité initiées par le Gouvernement fédéral, le MRAX vous convie à une après-midi de réflexion le samedi 26 septembre 2009 de 14h à 17h, salle Don Helder Camara :rue Plétinckx, 19 à 1000 Bruxelles.

Avec les contributions de :

Samy DEBAH, Président du Collectif Contre l’Islamophobie en France. « Du bon usage de l’islamophobie »

Henri GOLDMAN, Rédacteur en chef de la revue de débats « Politique ». « La gauche, la droite et les musulmans »

Marc JACQUEMAIN, Sociologue et Professeur à l’Université de Liège (Département de sociologie des identités contemporaines) « La couleur de l’Universel »

Pierre TEVANIAN, Philosophie et co-animateur du Collectif « Les mots sont importants » – France « L’islamophobie : expression d’un communautarisme majoritaire ? »

Inés WOUTERS, Avocate au Barreau de Bruxelles, spécialisée en droit des minorités religieuses. « Comment le droit traite ou ne traite pas de l’islamophobie ? »

Introduction et modération par Radouane BOUHLAL, Président du MRAX.

Conclusion par Joëlle MILQUET, Vice-Première Ministre de l’Emploi et de l’Egalité des chances, chargée de la Politique de Migration et d’Asile.

Entrées et buffet libres.

Renseignements : 02/209.62.50 – 0484/98.52.68

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