Le droit d’appeler au boycott d’Israël remis en question?


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Des communes bruxelloises interdisent la distribution de tracts appellant au boycott des dattes israéliennes.

Depuis quelques semaines, les militants de la Coordination pour le Boycott d’Israël (COBI) se sont lancés dans une campagne de diffusion de tracts demandant, à l’occasion du mois de Ramadan, de ne pas acheter des dattes israéliennes. Leur action citoyenne n’est pas du goût de tous.

La campagne fonctionne bien, les militants parcourent les marchés de la capitale et discutent avec les passants sans aucunement troubler l’ordre public. A plusieurs reprises pourtant, la police les a interpellés et leur a parfois demandé de quitter les lieux, arguant qu’ils n’avaient pas d’autorisation.

Bien que ce document ne soit pas toujours nécessaire, la COBI a entrepris des démarches auprès des autorités communales pour l’obtenir. Sans justifier leur décision, les communes de Schaerbeek, Saint-Gilles et Anderlecht ont refusé de le délivrer. Certaines d’entre elles ont prétendu vouloir ainsi « éviter des troubles », alors que les actions menées jusqu’ici n’en avaient absolument causés aucun.

La commune de Molenbeek a accordé une autorisation. Cependant, le jeudi 13 août au matin, les citoyens qui distribuaient – on ne peut plus calmement des tracts au marché – ont été contrôlés par la police. Certains l’ont été à deux reprises par des policiers différents. Les forces de l’ordre leur ont simplement expliqués qu’ils devaient « faire un rapport ».

Intal, qui participe à cette campagne avec d’autres organisations, est particulièrement choqué par l’attitude des autorités communales et se demande de quel droit elles interdisent la tenue actions citoyennes et pacifiques.

A toutes fins utiles, nous leur rappelons l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’Homme qui stipule que « Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontière. »

Intal espère que les interdictions seront rapidement levées afin que le débat démocratique puisse reprendre.

Nous vous invitons à soutenir cette campagne et à manifester par écrit votre désapprobation auprès des autorités communales de Saint-Gilles, Schaerbeek et Anderlecht.

source

Faut croire que nous dérangeons


… et que nous sommes efficaces.

Le bourgemestre d’Anderlecht s’appelle Gaëtan Van Goidsenhoven (MR/PRL).

Vous trouverez ses coordonnées ici.

Nous faisions le marché des Abattoirs (Anderlecht) comme tous les dimanches ces temps-ci, distribuant pacifiquement nos tracts quand deux policières, au demeurant courtoises, nous ont intimé l’ordre sur instructions du bourgemestre :

1. de cesser de distribuer les tracts ci-dessous

dattes_boycott_flyer

dattes_flyer_multilingues et

2. d’enlever nos t-shirts. (La prochaine fois, je le mets sans rien en dessous). Elles n’ont toutefois pas insisté sur ce point. Je suis rentrée chez moi, comme cela était déjà prévu, et je ne sais pas encore quelle a été la suite.

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Régularisations et infos !


Si vous avez des connaissances qui n’ont pas leur régularisation, n’hésitez pas à imprimer les 3 feuilles en pièce jointe et à les informer svp.

Voici quelques informations sur la régularisation en Belgique et une lettre a envoyer au ministre de l’immigration pour libérer les personnes dans les centres fermés.

Merci de faire circuler ces informations !

Lettre pour le Ministre Wathelet aidez-nous à la diffuser, merci

Monsieur Melchior Wathelet, Secrétaire d’Etat et Ministre de l’Asile et l’Immigration.

34, 36 rue de la Loi

1000 Bruxelles

Envoi par courrier ordinaire,

par télécopie : 02/231.09.81

ou par mail à un conseiller :

garrot@milquet.belgium.be

Bruxelles, le 24 juillet 2009

Monsieur le Ministre,

En devenant Ministre belge chargé de l’asile et l’immigration, vous avez endossé une responsabilité qui symbolise l’espoir et l’avenir pour des milliers de personnes victimes de la politique d’immigration de notre gouvernement.

Le nouvel accord sur la régularisation des « sans-papiers » est le signe évident d’un changement de cette politique qui, nous espérons, sera le reflet de nos valeurs les plus dignes afin d’assurer l’accès aux droits fondamentaux pour tous et le respect des Droits de l’Homme.

Par cette lettre nous vous demandons de libérer les personnes actuellement détenues dans les six centres fermés du pays (Merksplas, Vottem, Bruges, 127bis, 127 et INAD), lesquelles n’ont commis aucun délit et qui peuvent, si vous leur en donnez la possibilité, régulariser leur situation le 15 septembre prochain.

Les actuels détenus de ces centres fermés correspondent aux critères de l’accord sur la régularisation, et ce n’est pas à eux de pâtir, aujourd’hui, du retard dans l’accord de l’année dernière.

Ne leur faisons pas payer doublement des fautes qui n’ont pas commises !

D’avance nos vous remercions de l’attention que vous porterez à cette requête et vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de notre respectueuse considération.

Nom,

Prénom,

Adresse

CRER / Tel : 0474 08 85 35
Info : http://regularisation.canalblog.com/
Travailleurs sans papiers : http://1maimanif.canalblog.com/
Reseaux Parrainage : http://parrainage127bis.canalblog.com
Soutien au N° Triodos : 523 – 0801898 – 74

En renvoi ici, les documents des critères de régularisation.

Terrorisme: la perpétuité pour Abdelkader Belliraj


belliraj

Le Belgo-marocain Abdelkader Belliraj, accusé d’avoir dirigé un réseau terroriste de 35 membres au Maroc et à l’étranger, a été condamné mardi à la prison à perpétuité par le tribunal antiterroriste de Salé (près de Rabat).

Les 34 autres co-accusés ont été condamnés à des peines allant d’un an de prison avec sursis à 30 ans de prison. La peine de mort avait été requise le 1er juin par le procureur contre Abdelkader Belliraj, principal accusé dans cette affaire. On ignore si le principal accusé ira ou non en appel. Il n’y a pas de libération anticipée au Maroc.

suite

Extradition vers la torture


La Belgique complice ?

Deux femmes témoignent : l’une, Farida, soeur de Ali Aarrass, Belgo-marocain, détenu arbitrairement en Espagne suite a un mandat international délivré par les autorités judiciaires du Maroc et Naïma, épouse de Nizar Trabelsi, qui achève sa peine de 10 ans, infligée par un tribunal en Belgique, pour avoir tenté de « neutraliser » une base militaire et qui est réclamé par la justice étasunienne …

voir la video des témoignages

Cours d’arabe


Arab Women’s Solidarity Association-Belgium
vous propose ses

Cours d’arabe

Aux personnes souhaitant apprendre l’arabe moderne dans un cadre multiculturel et laïque, AWSA-Be propose des cours du soir pour adultes en petits groupes à des prix démocratiques.

Quel objectif? Apprendre l’arabe ou améliorer ses connaissances dans un cadre laïque et multiculturel.

Quel arabe? L’arabe enseigné est l’arabe moderne, celui des médias et de la littérature, la langue officielle utilisée par tous les pays arabes et en tant que langue commune entre les pays.

Les étudiants apprendront à lire, à écrire et à s’exprimer oralement.

Comment ? Par petits groupes (max. 8 personnes), en respectant le rythme de chacun(e).
L’accent est mis sur l’oral et l’échange.
A travers les textes étudiés, allant d’articles journalistiques à des poèmes, le thème principal des cours est « Les femmes du monde arabe ».

Infos pratiques

Niveau « débutant » (aucune connaissance préalable requise):
Quand? Tous les lundis de 18h30 à 20h30
Où? Au Centre Garcia Lorca, 47/49 Rue des Foulons, 1000 Bruxelles
(proximité Place Anneessens)

Niveau « faux débutant » (min. 6 mois d’apprentissage):
Quand? Tous les mardis de 18h30 à 20h30
Où? Au Centre Garcia Lorca, 47/49 Rue des Foulons, 1000 Bruxelles
(proximité Place Anneessens)

Tarifs:
Session 2 (32 heures, septembre à janvier):
190€/160€ pour les membres, les étudiants et les sans emplois

Les cours commencent la semaine du lundi 14 septembre. Inscrivez-vous dès maintenant au 02 229 38 10 ou par email à awsabe@gmail.com en citant votre nom+prénom, vos coordonnées ainsi que le niveau dans lequel vous voulez vous inscrire. Nous vous recontacterons dans les plus brefs délais.

Le premier cours est à l’essai. Par la suite, toute personne désireuse de s’inscrire à la session se devra de verser le montant payable sur le compte d’AWSA Belgique : 363-0002517-35 avant le vendredi 18 septembre.

Veuillez également noter qu’aucun remboursement ne sera possible au cours de la session sauf force majeure.

AWSA-Be se réserve la possibilité d’annuler un cours si le nombre de participants n’est pas suffisant.

La « Désobéissance Civile »


La « Désobéissance Civile »
s’invite aux
 » Rendez-vous d’été de la Nonviolence du MIR – IRG  »

« Renoncer à la désobéissance civile, c’est mettre la conscience en prison »,GANDHI

La désobéissance civile est l’un des moyens d’action utilisé dans la stratégie d’action nonviolente.
La désobéissance civile est partout présente dans nos luttes pour plus de liberté et de justice

Du vendredi 28 août à partir de 18 h. au dimanche 30 août à 14 h. ( non résidentiel )

Maison de la Paix – 35 Rue Van Elewyck à 1050 Bruxelles-Ixelles

Programme détaillé sur demande au : mirirg@swing.be

La conscience en prison

La désobéissance civile est collective et publique.
Son caractère en fait une manifestation civique.
Le désobéissant agit dans l’intérêt qu’il juge général tout en assumant de manière individuelle les conséquences de ses actes.

Sa motivation est de changer la loi et pas, contrairement à l’objection de conscience, de la choisir. Pour Gandhi, les deux sont complémentaires. En affirmant que « Renoncer à la désobéissance civile, c’est mettre la conscience en prison », il place alors l’objection de conscience comme préalable à la désobéissance civile.

Néanmoins, le principe de désobéissance civile pose la question de la légitimité de l’action. Car en ces termes, chacun est en droit d’enfreindre la loi s’il estime qu’elle est en désaccord avec sa conscience. En effet, le fait que dans la majorité des cas, la désobéissance civile est utilisée pour défendre ou promouvoir des idées progressistes, laisse en suspend la question du droit à utiliser cette arme citoyenne face à l’Etat.

Personne ne critiquera aujourd’hui l’action de Martin Luther King contre la discrimination raciale.

La résistance de la Rose Blanche qui défendait l’idéal démocratique dans l’Allemagne hitlérienne n’est pas non plus sujette à critique.
En France le manifeste des 343 salopes, publié par le Nouvel Observateur en 1971, regroupait les noms de femmes, connues ou pas, qui affirmaient avoir eu recourt à l’avortement, à l’époque illégal. Par ce geste, elles réclamaient la légalisation de l’avortement.

Mais les manifestants anti-IVG revendiquent également leurs actions comme relevant de la désobéissance civile.

Comment accepter alors que certains puissent légitimement user du concept de désobéissance civile pour défendre une conception de la société ou des droits et en exclure d’autres ? – Pierre Sylvain