Un important groupe juif américain annonce un plan pour lancer une campagne contre le mouvement BDS


dimanche 30 juin 2013 – 06h:00

Alex Kane – Mondoweiss


Un représentant d’un important groupe américain juif a déclaré à Haaretz la semaine dernière qu’une campagne contre le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions est sur le point d’être lancée.

Malcom Hoenlein, haut responsable à la Conférence des présidents des organisations juives américaines, a déclaré à la journaliste Judy Maltz que son organisation projette de lancer une contre-attaque contre le BDS sur les campus en août. « Ce sera une campagne importante, sur Internet et les médias sociaux, dans laquelle nous espérons toucher chaque étudiant sans exception en Amérique. L’objectif est d’informer d’une manière créative et de rallier le public, » a dit Hoenlein lors d’un entretien publié en début de semaine. Hoenlein était en Israël, en visite à Jérusalem pour la fête d’anniversaire et la Conférence du Président israélien Shimon Peres.

Ces propos sont le dernier signe que l’establishment juif a jeté tout son poids dans la lutte contre BDS.

Hoenlein, vice-président exécutif d’une organisation qui sert d’organe coordinateur pour 51 groupes américains juifs, a dit aussi à Haaretz que les communautés juives à travers le monde n’avaient pas fait suffisamment pour combattre BDS, et il a critiqué la récente décision de Stephen Hawking de boycotter la Conférence israélienne qui fêtait Peres. (1)

En même temps qu’il dévoilait la prochaine campagne pour combattre les groupes BDS, Hoenlein cherchait à contester l’impact du mouvement. « Ce n’est encore qu’un groupe très limité de personnes. Elles obtiennent de la résonance et une publicité parce que attaquer Israël fait l’information. Soutenir Israël ne fait pas l’information. Mais le fait est que la plus grande partie des campus ont rejeté le mouvement BDS », a-t-il déclaré encore à Haaretz.

Ces messages ne collent pas exactement. Pourquoi une importante organisation juive consacrerait-elle des ressources à un groupe insignifiant ? Une campagne lancée par la première organisation américaine juive dans le pays va probablement appeler plus d’attention sur le mouvement BDS florissant.

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Plus important encore pourtant que ces contradictions, c’est ce que pointe la prochaine campagne : l’impact lent mais régulier du mouvement et l’accent croissant du lobby pro-Israël sur BDS, particulièrement sur les campus universitaires. La récente vague de résolutions de désinvestissements des conseils étudiants sur les campus de Californie – dont trois ont été des succès – est manifestement parvenue jusqu’aux bureaux des gens comme Hoenlein.

Il est vrai que le mouvement BDS n’a pas encore réalisé de progrès importants imposant des coûts élevés à l’État pour ses violations du droit international. Pourtant, des boycotts remarqués de personnalités culturelles et des décisions de désinvestissements, telle la récente initiative des Méthodistes unifiés, montrent que BDS continue d’avancer.

Le récent boycott par Hawking qui a si inquiété Hoenlein est un avertissement à Israël, comme Noam Sheizaf, du Magazine +972, l’écrit, « l’occupation a un prix ». Le boycott par Hawking a fait également monter certaines questions chez les défenseurs d’Israël, qui en sont arrivés à l’idée que le mouvement BDS était une menace qu’il fallait prendre au sérieux – et dès maintenant, avant qu’il ne soit trop tard.

Larry Derfner, de +972, a récemment rassemblé ce qu’il appelle la «  sagesse du consensus » des opposants au BDS et montré que le mouvement BDS, il marche (2). Il met l’accent sur l’aveu de Thomas Friedman que le mouvement « est en train de faire monter le sentiment puissant dans l’opinion internationale, spécialement en Europe et sur les campus universitaires, qu’Israël est un État paria en raison de son occupation de la Cisjordanie ». Derfner souligne aussi un récent article de Haaretz sur ce qu’a déclaré un groupe d’hommes d’affaires israéliens de premier plan au Premier ministre Benjamin Netanyahu. « Si nous ne faisons pas de progrès vers une solution à deux États, il y aura des développements négatifs pour l’économie israélienne. », ont-ils dit au Premier ministre. « Les investissements étrangers ne viendront pas dans un tel État. Personne n’achètera les produits d’un tel État ».

L’inquiétude qui monte à propos de BDS parmi les establishments juifs et israéliens a maintenant soulevé une impulsion revigorée aujourd’hui contre le mouvement. La nouvelle campagne de la Conférence des présidents va rejoindre l’effort anti-BDS de plusieurs millions de dollars d’Israel Action Network, le premier véhicule de l’establishment juif pour combattre BDS.


Notes de la traduction :

(1)

- Stephen Hawking rejoint le boycott universitaire d’Israël – Réactions – Mattew Kalman – The Guardian
- Stephen Hawking et le Big Bang du boycott, un tournant pour l’image de l’entité sioniste – Mounadil al-Djazaïri – Daily Express
- Stephen Hawking fait une manifestation pacifique – The Boston Globe

(2) – En français sur Info-Palestine : La sagesse du consensus : le boycott d’Israël, ça marche – Larry Derfner – +972

Lire aussi :

- BDS : appel de la société civile palestinienne du 9 juillet 2005
- Un changement radical s’est opéré dans l’opinion aux États-Unis sur le conflit – Pamela Olson – Mondoweiss

Alex Kane est rédacteur en chef adjoint pour Mondoweiss et rédacteur en chef Monde pour AlterNet. Suivez-le sur Twitter @ alexbkane.

source  traduction JPP

La société de sécurité G4S vend ses services aux prisons, à la police et à l’armée israéliennes


Mardi, 08 Mai 2012 15:15 Adri Nieuwhof Actualité

Capture d’écran du site Internet de G4S Israël, présentant des photos de la prison de « haute sécurité » d’Ofer, dans les TPO (présentation de novembre 2011).

La société de sécurité britannico-danoise G4S a été sévèrement critiquée pour ses opérations dans les territoires palestiniens occupés et dans les prisons et centres de détention en Israël, y compris ceux qui accueillent des enfants et des « détenus administratifs » emprisonnés sans accusation ou procès.

Le 17 avril, des organisations palestiniennes ont appelé à des actions contre G4S pour son rôle dans les prisons palestiniennes où des prisonniers politiques palestiniens en provenance des territoires occupés sont détenus en violation des lois internationales.

Le Business & Human Rights Resource Centre de Londres a publié le rapport de Michael Dea à propos de cet appel et a invité G4S à fournir une réponse. G4S a proposé une mise à jour reprenant d’anciennes déclarations ne répondant pas aux critiques suscitées par les services fournis par la firme aux prisons israéliennes. Pendant ce temps, quelque 2.000 prisonniers palestiniens dénoncent par une grève de la faim massive les mauvais traitements auxquels ils sont soumis.

Who Profits – un projet de recherche de la Coalition des femmes pour la paix – a fourni à propos des activités de G4S en Israël les informations reprises dans le texte ci-dessous, dans lequel on retrouve son rapport complet de mars 2011 sur les activités de G4S.

Statu quo dans les affaires des entreprises privées dans les colonies

Who Profits confirme que G4S fournit équipement et personnel de sécurité à des magasins, des supermarchés et autres entreprises dans les colonies illégales de Modi’in Illit, Ma’ale Adumim et Har Adar, en Cisjordanie, et dans les quartiers colonisés de Jérusalem-Est occupée. Via sa fusion avec la firme de sécurité israélienne Aminut, G4S a incorporé les services de sécurité aux entreprises de la zone industrielle de Barkan, en Cisjordanie. La poursuite des opérations commerciales d’Aminut a été annoncée sur le site Internet de G4S Israël.

Les colonies israéliennes dans les territoires occupés et l’annexion de Jérusalem-Est sont illégales, aux yeux des lois internationales. Nombre de résolutions de l’ONU, de même que l’avis consultatif de la Cour internationale de justice (CIJ) à propos du mur d’Israël en Cisjordanie ont confirmé que les colonies violent l’article 49 de la Quatrième Convention de Genève – qui stipule que « la Puissance occupante ne pourra procéder à la déportation ou au transfert d’une partie de sa propre population civile dans le territoire occupé par elle ».

Le fait d’organiser des activités commerciales dans les colonies conforte la position de ces colonies illégales et peut également assurer leur développement. G4S contribue à ce processus en fournissant ses services de sécurité aux entreprises impliquées dans le processus. De plus, son action est discriminatoire, puisque les services qu’elle fournit aux colonies ne peuvent être utilisés par les Palestiniens. La remarque de G4S disant qu’ « un certain nombre de contrats avec des entreprises privées [en Cisjordanie] n’étaient ni discriminatoires ni controversés » est de ce fait absolument déplacée.

L’assistance aux check-points israéliens

G4S Israël fait état de ses « activités de sécurité intérieure » dans une présentation publiée en novembre 2011 (et rédigée en hébreu). Les services incluent la fourniture de scanners aux check-points de la « zone fermée » et au check-point d’Erez à Gaza. La zone fermée est située dans les territoires occupés entre la Ligne verte – la ligne d’armistice travée en 1949 et qui sépare Israël (dans ses frontières de 1948) et la Cisjordanie – et le mur. Who Profits a bien vérifié que les check-points de Qalandia, Bethléem et Irtah en faisaient partie. Le projet a déposé une requête dans le cadre de la Loi israélienne sur la liberté d’information en vue de disposer de renseignements complets sur l’éventail des services assurés par G4S Israël aux check-points.

Le système des check-points reliés au mur est destiné à limiter et contrôler les allées et venues des Palestiniens à l’intérieur de la Cisjordanie. En tant que tels, les check-points servent la politique israélienne des implantations. La CIJ a décrété que, « en contribuant aux changements démographiques mentionnés plus haut, la construction du mur et son régime associé enfreignaient l’article 49, paragraphe 6, de la Quatrième Convention de Genève ». Le « régime associé » au mur comprend les check-points. On pourrait prétendre qu’en fournissant des équipements sécuritaires destinés aux check-points et en assurant leur fonctionnement, G4S Israël contribue aux infractions à la Convention de Genève.

D’étroits liens avec la police israélienne

Il existe des liens étroits entre G4S Israël et la police israélienne. Sur son site Internet, G4S Israël dit à ce propos qu’il est le seul fournisseur de systèmes électroniques de sécurité à la police israélienne. Dans sa présentation de novembre 2011, la société confirme qu’elle fournit toujours des services de sécurité au département de la police israélienne en Cisjordanie. En outre, G4S Israël déclare qu’il fournit des systèmes de contrôle d’accès, des portiques de détection des métaux, des systèmes d’annonce publique, des systèmes de détection en cas de cambriolage, des systèmes de détection d’incendie et des systèmes d’inspection de bâtiments aux commissariats de police à l’intérieur même d’Israël.

Les liens entre G4S et la police israélienne se sont encore resserrés lorsque – l’an dernier – le groupe Policity a empoché un contrat de 25 ans prévoyant la construction, la mise en opération et l’entretien du nouveau centre de formation de la police israélienne dans la ville israélienne de Beit Shemesh. G4S détient 50 pour 100 des actions de Policity et il sera le contractant opérationnel du projet.

G4S doit être conscient du rôle instrumental que la police israélienne joue en faisant appliquer les lois discriminatoires et répressives du pays, par exemple, dans la démolition de propriétés palestiniennes, l’expulsion forcée de Palestiniens de leur propre maison, la  répression des protestations contre la politique israélienne, le blocage par la violence de l’accès des Palestiniens à la prière dans la mosquée d’Al-Aqsa et le silence imposé aux médias palestiniens. En fournissant des services à la police israélienne, G4S s’est rangé aux côtés des forces qui foulent aux pieds les droits fondamentaux de l’homme.

L’assistance aux Services carcéraux israéliens

G4S Israël est profondément impliqué dans les prisons israéliennes en fournissant des services sécuritaires à toutes les prisons générées par les Services carcéraux israéliens, y compris les fameuses « prisons de haute sécurité » en Israël même et en Cisjordanie. Les autorités israéliennes qualifient les prisonniers politiques palestiniens de « prisonniers de haute sécurité » et, partant,  les prisons où ils sont détenus de « prisons de haute sécurité ».

Par exemple, G4S à installé les systèmes périphériques de défense sur les murs entourant la prison de « haute sécurité » d’Ofer, dans les territoires occupés, et il assure le fonctionnement d’un bureau de contrôle central couvrant la totalité du complexe d’Ofer, qui abrite également un tribunal militaire. En Israël, G4S a également fourni la totalité des systèmes de sécurité des prisons de « haute sécurité » de Ketziot et de Megiddo. Le site Internet de G4S mentionne clairement que la prison de Ketziot compte « 2.200 détenus de haute sécurité ». La même source révèle que G4S a aussi équipé le bureau de contrôle central de tout le système de sécurité de la prison de Megiddo, où sont enfermés plus de « 1.200 détenus de haute sécurité ».

Par ailleurs, G4S fournit des services de sécurité à la prison de « haute sécurité » de Damon, aux bâtiments destinés à la détention à aux interrogatoires d’Abu Kabir, à Jaffa, aux « Complexe russe » de Jérusalem et au centre de détention d’« Al-Jalameh » (Kishon) à Haïfa. Des organisations des droits de l’homme ont rassemblé des preuves indiquant que les prisonniers palestiniens sont régulièrement soumis à des tortures et à de mauvais traitements dans ces installations. La « cellule 36e de la prison d’Al Jalame est l’une des cellules dans lesquelles on enferme des enfants palestiniens en isolement complet pendant des jours et même des semaines », écrivait le quotidien The Guardian en janvier.

Systématiquement, Israël bafoue les droits fondamentaux des prisonniers politiques palestiniens, y compris le droit à un procès régulier et à la protection contre les détentions arbitraires, droits qui figurent pourtant en toutes lettres dans la législation internationale. Actuellement, Israël détient plus de 300 Palestiniens – y compris 27 avocats et juristes – en détention arbitraire, appelée également détention administrative.

De plus, Israël n’a pas le droit de transférer des prisonniers palestiniens depuis les territoires occupés vers les prisons situées en Israël. D’ailleurs, l’article 76 de la Quatrième Convention de Genève l’interdit explicitement. Des milliers de prisonniers palestiniens sont donc détenus illégalement dans des prisons situées en Israël. En fournissant des services essentiels pour la sécurité à des prisons en Israël, G4S aide Israël à violer les lois internationales.

Dans sa réponse au rapport de Dea, G4S ne dit mot des services qu’il fournit aux Services carcéraux israéliens. Il est évident que la société n’a pas du tout l’intention de résilier ces contrats.

La critique à l’encontre des conseils juridiques fournis à G4S

Suite aux critiques virulentes dont fait l’objet G4S à propos de son implication dans l’occupation israélienne, la société s’est adjoint les services du professeur Hjalte Rasmussen pour qu’il examine ses affaires en Cisjordanie et qu’il lui fournisse un avis juridique à ce propos. Au cours d’un périple de trois jours en Israël et en Cisjordanie, Rasmussen a visité un certain nombre de banques et de supermarchés à Jérusalem-Est, ainsi qu’un shopping center dans la colonie de Maale Adumim. Il a également rassemblé des informations émanant de G4S à Londres et en Israël. Rasmussen n’a visité aucune prison israélienne.

Au même moment, Dan Church Aid et Amnesty International Danemark ont exprimé leur mécontentement quand à la piètre qualité du rapport de Rasmussen ; la première association l’a même qualifié de « honteux » parce qu’il contient un nombre incroyable d’erreurs. Le secrétaire général d’Amnesty International Danemark, Lars Normann Jorgensen, a déclaré de son côté qu’« un cas aussi sérieux que celui-ci requiert davantage d’observations fouillées dans les domaines en question que n’en a fait Hjalte Rasmussen ».

N’empêche que G4S écrit à l’adresse de Business & Human Rights que Rasmussen a conclu que « G4S ne violait aucune loi nationale ou internationale ». Compte tenu de ses faiblesses, G4S serait mal avisé de ne s’appuyer que sur l’avis de Rasmussen en concluant que ses activités ne violent pas les lois internationales.

Des obligations contractuelles ne justifient pas la poursuite de la complicité dans l’occupation

Cependant, G4S concluait qu’il « aurait l’intention de résilier un certain nombre de contrats impliquant la fourniture de matériel sécuritaire aux check-points, à une prison et à un poste de police situés en Cisjordanie », excluant explicitement la fourniture de services à des entreprises privées installées dans les colonies. En outre, G4S n’affiche pas l’intention de mettre un terme à ses services dans les prisons situées en Israël. Tant que G4S sera impliqué de quelque façon que ce soit dans la détention de prisonniers politiques palestiniens en Israël ou en Cisjordanie, l’entreprise ne progressera pas dans la bonne direction.

En outre, la réalisation des contrats concernant les check-points, une prison et un poste de police en Cisjordanie pourrait traîner jusqu’en 2015. La société a décidé qu’elle avait besoin de la permission de ses clients – qui sont engagés dans le processus d’occupation et de répression – pour se retirer des contrats avant leur date d’expiration. Des obligations contractuelles vis-à-vis d’institutions de l’État d’Israël ne peuvent justifier la poursuite de la complicité de la société dans l’occupation.

Par conséquent, G4S devrait continuer à être la cible du mouvement international de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) aussi longtemps qu’il continuera à fournir des services à la police, au ministère de la Défense, aux Services carcéraux et à l’armée de l’État d’Israël, ainsi qu’aux entreprises des colonies et à tout autre client, puisque tous exercent d’importantes activités dans le cadre de l’oppression du peuple palestinien.

Article publié le 6 mai 2012 sur Electronic Intifadah. Traduction pour ce site :  JM Flémal.

Adri Nieuwhof est une avocate des Droits de l’Homme installée en Suisse et collaboratice de l’Electronic Intifadah.

source

Dexia, cherchons clients volontaires


filiale Dexia
Brussels, Belgium
par Mario Franssen

La campagne effectue déjà depuis 2 ans une campagne contre le financement par Dexia des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens. Des cartes de protestation, des actions devant les bureaux de Dexia, des interpellations aux Assemblées Générales, des questions parlementaires, des entretiens avec la direction de Dexia, etc…. Dexia n’est pas attirée par cela. Peut-être qu’elle écoutera ses clients ?

Le 31 mai 2010, Jean-Luc Dehaene donnait à la plate-forme ‘Palestine occupée – Dexia impliquée’ une réponse aux questions que nous avions posée à l’Assemblée Générale de Dexia début mai. Si vous lisez cette lettre (recto-verso), il est très clair que Dexia n’a pas l’intention d’ajuster sa politique. Pire encore, Dexia travaille apparemment en étroite collaboration – gratuitement – avec les autorités israéliennes pour pouvoir fournir les ressources nécessaires aux colonies. Comme Dexia ne semble pas inspirer par notre campagne, nous programmons une nouvelle action. (http://www.intal.be/fr/article/lettre-ouverte-jean-luc-dehaene-concernant-dexia-israel)

Nous cherchons des clients Dexia qui acceptent de clôturer leur(s) compte(s) à l’occasion d’une action commune prévue le mercredi 27 octobre 2010. Des gros clients et des clients plus modestes 🙂 ! Objectif : 50 clients se rendent le même jour clôturer leur compte bancaire dans une filiale de la banque Dexia à Bruxelles.

Nous faisons appel aux clients Dexia à participer à l’action ‘Je clôture mon compte chez Dexia !’

Inscrivez-vous ici: http://www.intal.be/fr/node/9195

Dexia continue a soutenir la colonisation israélienne. Dites stop avec nous!


Appel aux volontaires : clôture commune de 50 comptes de la banque Dexia

Après plus d’un an de campagne, le Holding Dexia continue à soutenir financièrement la colonisation israélienne. En 2009, c’est-à-dire après avoir promis de mettre un terme à ce financement le 31 mai 2008, nous avons la preuve que Dexia Israël a permis aux colonies d’emprunter 17 millions d’euros!

Les derniers éléments que nous avons débusqué ne concernent pas des crédits provenant des fonds de Dexia. Il s’agit de transactions qui cadrent dans un contrat avec le gouvernement israélien. Lorsqu’une colonie a besoin d’argent et qu’elle ne peut attendre les aides qui luis sont promises par l’État israélien, elle fait appel à Dexia Israël qui, via son carnet d’adresses, trouve des investisseurs qui eux, vont prêter à la colonie grâce à des comptes Dexia Israël. La filiale israélienne du Holding franco-belge facilite donc de manière éhontée la colonisation des terres palestiniennes en servant d’intermédiaire. Grâce à ces opérations dirigées par Dexia, les colonies ont touché 17 millions d’euros en 2009. Plus d’infos dans notre lettre ouverte.

Malgré toutes les lettres, les questions parlementaires, les manifestations contre ces agissements immoraux, Dexia continue à collaborer à la colonisation israélienne de la Palestine. Pas question d’abandonner.

Nous cherchons des clients Dexia qui acceptent de clôturer leur(s) compte(s) à l’occasion d’une action commune prévue aux alentours du 15 octobre 2010. Des gros clients et des clients plus modestes 🙂 ! Objectifs pour le 15 octobre: 50 clients se rendent le même jour clôturer leur compte bancaire au siège de la banque Dexia à Bruxelles.

Il est plus que temps de marquer un coup d’arrêt. La plate-forme cherche 50 clients qui, s’il sont prêts à poser ce geste symbolique, peuvent remplir ce formulaire. Attention, nous n’appelons pas à un boycott contre la Banque Dexia, il s’agit d’une action symbolique qui, nous l’espérons, conduira Dexia à cesser tout contact avec la colonisation israélienne une bonne fois pour toutes.

Lire la lettre ouverte de la plate-forme répondant aux explications de Jean-Luc Dehaene

Source : Intal

Grande-Bretagne : magnifique victoire judiciaire pour les militants ayant saboté un fournisseur de l’armée israélienne


C’est une victoire splendide qu’ont obtenue jeudi 5 militants britanniques, qui avaient ouvertement saccagé les bureaux d’une usine fournissant les systèmes de bombardement de l’aviation israélienne. Le 17 janvier 2009, alors que les massacres de la population de Gaza se poursuivaient, ces militants anti-guerre, qui manifestent depuis des années contre le fabricant d’engins de mort EDO-MBM, s’étaient introduits dans son établissement de Brighton Hove (Sussex, sud de l’Angleterre), non sans avoir préalablement enregistré des vidéos dans lesquelles ils revendiquaient l’action à venir.

Une fois dans la place, ils avaient fracassé le plus grand nombre possible d’ordinateurs, jetés par les fenêtres, et détruit ce qu’ils pouvaient de classeurs et fichiers de cette entreprise puante, avant de se laisser tranquillement arrêter par la police au petit matin, fiers de l’œuvre de salubrité publique qu’ils venaient d’accomplir. Quand les dommages furent chiffrés, à 200.000 € en l’occurrence, l’un des participants répondit avec flegme : « 200.000 seulement ? On croyait en avoir fait un peu plus ! ».

EDO-MBM est une filiale du conglomérat américain ITT Corporation, un groupe industriel dont le passé criminel est l’un des plus sordides, sinon le plus sordide, de l’histoire du XXème siècle. On doit entre autres à ITT ses subventions à Hitler et à son chef des camps de la mort Heinrich Himmler, ses investissements dans l’aviation militaire du régime nazi, sa participation au coup d’Etat du général Pinochet au Chili, et d’innombrables coups tordus en Afrique.

Sa filiale EDO-MBM, régulièrement touchée par des scandales de corruption au sein du complexe militaro-industriel, a développé un système de bombardement vertical exclusivement utilisé par les F-16 de l’armée israélienne, principal instrument de terreur aérienne contre les populations du Liban et de Palestine.

Au procès, qui vient de se dérouler à Brighton, les accusés (Robert Nicholls, 52 ans ; Ornella Saibene, 50 ans ; Tom Woodhead, 25 ans ; Harvey Tadman, 25 ans, et Simon Levin, 35 ans) ont confirmé que leur action citoyenne n’était pas seulement légitime, mais qu’elle était légale. Entre autres, parce que le Statut de Rome fondant la Cour Pénale Internationale (CPI), désormais ratifié par le Royaume-Uni, fait obligation à tout citoyen ou tout institution témoin de crimes de guerre –ce qui est bien le cas de l’aviation israélienne contre le peuple palestinien, avec les matériels fournis par EDO-MBM- de s’y opposer.

Citée par la défense, la député britannique du Green (Verts) Party Caroline Lucas a justifié l’opération de sabotage, estimant que « tous les recours démocratiques pour s’opposer à l’œuvre de mort de EDO-MBM ont été épuisés », et que le passage à l’action directe était donc une nécessité.

Après avoir entendu également le plaignant, le patron de l’usine EDO-MBM qui fut rapidement confondu pour une série de mensonges, le jury a déclaré les cinq accusés non coupables. Le cas de deux autres prévenus doit être examiné ultérieurement.

Commentant le verdict d’acquittement, le magistrat George Bathurst-Norman a déclaré pour sa part : « Il n’est pas exagéré de dire que la population de Gaza a véritablement enduré les maux de l’enfer, au cours de l’attaque israélienne ‘Plomb Durci’ ».

CAPJPO-EuroPalestine

Defile boycott Leuven demain vendredi


Vrijdag 4 juni, 18u30

Martelarenplein Leuven (voor het station) (en face de la gare)

ISRAEL:

STOP DE BLOKKADE VAN GAZA !

STOP DE BEZETTING VAN DE WESTBANK !

STOP DE DISCRIMINATIE VAN DE PALESTIJNEN !

RESPECTEER HET INTERNATIONAAL RECHT !

Organisatie: LAP – Leuvense Actiegroep Palestina

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LeCoTo
lecoto.leuven@gmail.com | 0498/54.16.42
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p/a: Windmolenstraat 44, 3000 Leuven

Palestiniens: du porte-à-porte pour boycotter les produits des colonies


RAMALLAH (Cisjordanie), 18 mai 2010 | Des milliers de jeunes Palestiniens ont commencé mardi à faire du porte-à-porte en Cisjordanie occupée pour inciter au boycottage des produits des colonies juives.

AFP | 18.05.2010 | 14:36

Des milliers de jeunes Palestiniens ont commencé mardi à faire du porte-à-porte en Cisjordanie occupée pour inciter au boycottage des produits des colonies juives.

« Cette campagne de porte-à-porte fait partie d’une campagne nationale pour combattre les produits des colonies et aujourd’hui elle a commencé dans toutes les villes palestiniennes » de Cisjordanie, a affirmé Haïtham Kayali, coordinateur du projet.

L’Autorité palestinienne a lancé une campagne de boycottage fin 2009, dans le cadre du projet du Premier ministre, Salam Fayyad, d’établir les institutions d’un Etat palestinien d’ici mi-2011.

D’après M. Kayali, 3.000 jeunes Palestiniens vont rendre visite à quelque 427.000 maisons à travers la Cisjordanie en distribuant des brochures listant les produits des colonies et informant les familles du « danger » qu’ils incarnent pour l’établissement d’un Etat palestinien.

Ils accrocheront ensuite des posters sur les maisons affirmant qu’elles ne contiennent pas ces produits.

La principale organisation de colons, Yesha, a riposté à cette campagne en la qualifiant de « terroriste » dans un communiqué, et a appelé à « interdire l’accès de tous les ports israéliens aux importations et exportations palestiniennes ».

Yesha a en outre indiqué qu’Israël pourrait compenser les pertes occasionnées aux compagnies israéliennes, en prélevant des fonds sur les taxes collectées par Israël à l’intention de l’Autorité palestinienne sur les biens importés via ses ports et destinés à la Cisjordanie et la bande de Gaza.

Près d’un demi-million d’Israéliens vivent dans plus de 120 colonies établies en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est annexée. Les Palestiniens considèrent leur présence comme menaçant la création d’un futur Etat indépendant et viable.

Le mois dernier, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a signé un décret interdisant la vente et le négoce des produits fabriqués dans les colonies juives en Cisjordanie.

Toute personne reconnue coupable de se livrer au négoce de produits issus des colonies serait passible de deux à cinq ans de prison et 16.000 euros d’amende.

La campagne de porte-à-porte est menée par le Fonds Karameh (dignité), établi pour promouvoir l’économie palestinienne et aider ceux qui sont affectés par les nouvelles restrictions imposées au commerce avec les colonies.