La police de Sarkozy réprime la solidarité avec l’Egypte !


Olympe Naularis

 

Mardi 1er février 2011

Alors que les manifestations au Caire contre le régime de Moubarak continuent de braver le couvre-feu, la police et l’armée (qui ont déjà fait 125 morts), les Egyptiens de Paris s’étaient donné rendez-vous, samedi après-midi, devant leur ambassade, pour un rassemblement de soutien à leurs compatriotes. Malgré la posture diplomatique du gouvernement français, qui n’a de cesse d’appeler au « calme » et à la « retenue », ce rassemblement s’est terminé dans le sang et par une centaine d’arrestations. Motif des CRS : personne n’avait déposé de demande d’autorisation de manifester.

C’est une véritable rafle qui s’est déroulée samedi soir sur les Champs Elysées, à la fin du rassemblement de soutien aux Egyptiens. Tout avait pourtant bien commencé : à l’appel de collectifs, 500 personnes s’étaient réunies dès 14h devant l’ambassade d’Egypte, dans le 8ème arrondissement de Paris, pour protester contre la dictature de Moubarak. A quelques mètres de l’ambassade, pas de « casseurs » ni de « jeunes excités », mais des familles égyptiennes, des Tunisiens et des militants politiques venus dire leur solidarité avec les populations du Caire, d’Alexandrie, d’Algérie et de Gaza.

Beaucoup de manifestants étaient surtout venus s’échanger des informations sur la situation en Egypte, les communications téléphoniques et internet étant coupées depuis plusieurs jours sur décision du gouvernement égyptien. Les uns criaient « Moubarak dégage ! », les autres chantaient, certains grimpaient aux arbres pour y accrocher des drapeaux sous les ovations de leurs camarades, tandis que d’autres brûlaient une petite photo de Moubarak imprimée sur une feuille format A4, et tout le monde se félicitait de ce « souffle de liberté » venu du monde arabe. Une ambiance plutôt bon enfant, en somme.

Beaucoup de policiers

La présence d’une demi-douzaine de voitures de police et de quelques cars de police aux alentours du métro Kleber, ainsi que le barrage dressé entre eux et leur ambassade par huit camions de CRS, n’avaient pas l’air de gêner les manifestants. Aucune insulte, aucun affrontement, aucun incident ne s’est produit : les Egyptiens n’étaient pas là pour manifester contre le gouvernement. Certains se sont même demandés ce qu’Olivier Besancenot faisait là, avec eux. « On est venus dire notre solidarité, nous aussi, même si on est pas égyptiens », leur ont répondu des militants du NPA.

Ni armés, ni en colère, ni énervés, les Egyptiens n’étaient pas venus en découdre. Au contraire même. Désireux de ne surtout rien faire qui pourrait froisser la police française, ils ont hésité longtemps avant de partir en manifestation ; ils voulaient être sûrs que cela ne « gênerait pas la police ». Vers 17h, finalement, ils ont formé un cortège. Le temps qu’ils prennent cette décision, les rangs s’étaient considérablement vidés : certains étaient partis vers le métro Ternes, les autres vers Monceau, beaucoup étaient rentrés chez eux à cause du froid. La plupart des militants politiques, notamment, étaient partis. Ne restaient que des Egyptiens et des Tunisiens, qui se sont dirigés vers le seul côté de la rue qui n’était pas bloqué par la police.

Une souricière en plein milieu des Champs Elysées

Un cortège de 200 personnes s’est donc mis en route vers les Champs Elysées, qu’il a descendu sans encombre jusqu’au milieu de l’avenue, dépassant la station Georges V. Au fur et à mesure, les derniers militants politiques quittaient le cortège pour rejoindre le métro, mais les Egyptiens, eux, gagnés par l’effervescence de leur pays, ne pensaient pas à rentrer chez eux.

Au moment où il est devenu évident qu’il n’y avait plus de Blancs dans la manifestation, des dizaines et des dizaines de policiers ont surgi, encerclant les manifestants à la hauteur de la rue Quentin Bauchart. Pendant une trentaine de minutes, les CRS sont restés immobiles, resserrant les rangs des manifestants, empêchant les gens de se disperser, de repartir ou de sortir de la manifestation. Lorsque les manifestants ont commencé à montrer des signes d’impatience, les CRS leur ont envoyé du gel lacrymogène, qui contrairement au gaz ne s’évapore pas : il imprègne la peau ou les vêtements, « optimisant » la sensation de brûlure et la gêne respiratoire.

Au moins 5 blessés et une centaine d’arrestations

Etouffant et toussant, les manifestants ont essayé de sortir de cette souricière, mais les policiers les ont contenus à coups de matraque, dans le dos, les jambes et les bras. Au fur et à mesure que la police avançait ou reculait (selon les endroits), on pouvait voir des manifestants au sol : un premier recevait des coups de pieds de la part d’un policier dans la tête et avait le visage en sang, il ne bougeait plus. Un deuxième était visiblement inanimé, une fille à genoux à côté de lui le secouait. Un troisième était au sol, saisi de convulsions. Les policiers arrêtaient les manifestants à tour de bras et le cordon qu’ils formaient rendait la visibilité quasi nulle : impossible de dire combien il y a avait de blessés.

Mais rapidement, les pompiers se sont trouvés débordés. Leurs camions étant trop petits pour faire monter tous les blessés, les policiers ont réquisitionné le magasin Toyota des Champs Elysées pour en faire un hôpital de fortune. Vers 20h un cordon de CRS s’est installé devant le magasin (qui est entièrement vitré) pour qu’on ne puisse pas voir ce qui se passait à l’intérieur. Les blessés ont ensuite été évacués vers l’hôpital Bichat, tandis que les personnes arrêtées étaient transportées au commissariat. Au total, sur les Champs Elysées et sur la place des Ternes, la police a procédé à 97 arrestations. Pour contrôle d’identité, puisqu’aucun manifestant n’a commis de délit.

Les CRS expliquent leur intervention

Vers 21h, des militants du NPA qui avaient assisté à toute la scène, ont pu communiquer les adresses des commissariats où étaient retenus les manifestants. Un rassemblement de soutien s’est formé spontanément devant le commissariat du 18ème arrondissement. D’après un responsable du commissariat, 97 personnes ont été arrêtées, puis relâchées vers 22h30. Toujours d’après la police, il n’y a pas eu de blessés. Et le motif des ces arrestations et de la charge des CRS, expliqué par un porte-parole de la police, est le suivant : personne n’avait déposé au préalable de demande d’autorisation pour une manifestation et aucun parcours n’avait été déposé auprès de la préfecture de police.

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Dernières mises à jour


Source : NPA
http://www.npa2009.org/…

jeudi : Nouveaux heurts meurtriers sur la place Tahrir au Caire


Rédaction en lignejeudi 03 février 2011, 07:08 

De nouveaux affrontements sur la place Tahrir au Caire, coeur de la contestation contre le président égyptien depuis 10 jours, ont fait jeudi matin trois morts au moins et plusieurs blessés, portant le bilan des heurts entre pro et anti Hosni Moubarak à six morts et des centaines de blessés.

Washington a immédiatement réagi à ces nouveaux affrontements et le Département d’Etat a pressé les Américains qui souhaitent quitter l’Egypte de se rendre « immédiatement » à l’aéroport du Caire, prévenant que les « vols américains supplémentaires après jeudi sont improbables ».

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, dans un appel téléphonique au vice-président égyptien Omar Souleiman, a condamné les « choquants » affrontements sanglants de la veille au Caire.

Sur la place Tahrir (place de la libération), des tirs sporadiques ont commencé à se faire entendre vers 04H00 (02H00 GMT) jeudi et étaient toujours audibles une heure plus tard, a indiqué un correspondant de l’AFP sur place.

Selon des témoins, trois personnes ont été tuées par des coups de feu tirés contre des manifestants hostiles au régime. Des tirs en provenance du pont d’Octobre, où sont positionnés les partisans du président Hosni Moubarak, ont par ailleurs fait de nombreux blessés, selon ces témoins.

L’Alliance des juristes égyptiens a déclaré de son côté dans un communiqué que les manifestants anti-Moubarak sur la place étaient sous le feu de leurs adversaires et que plusieurs d’entre eux avaient été tués ou blessés.

L’armée s’était déployée en masse dans la soirée aux alentours de la place, immense esplanade dans le centre du Caire, devenue depuis le 25 janvier le point de ralliement des manifestants anti-Moubarak, qui y campent par milliers chaque nuit malgré le couvre-feu.

Mercredi soir, le vice-président Omar Souleimane avait appelé les manifestants à rentrer chez eux, comme l’avait fait l’armée en milieu de journée, prévenant que le dialogue proposé à l’opposition ne pouvait débuter avant l’arrêt des manifestations.

Dans une interview à CBS News, le chef de file de l’opposition égyptienne, Mohamed ElBaradei a rejeté une fois de plus l’offre de dialogue de M. Souleimane, insistant sur le fait qu’Hosni Moubarak doit d’abord quitter le pouvoir.

Le mouvement de contestation a appelé à une nouvelle manifestation massive vendredi, baptisée « vendredi du départ », dans laquelle elle entend réunir comme mardi plus d’un million de personnes, malgré la promesse de M. Moubarak de s’effacer à la fin de son mandat en septembre.

Les Frères musulmans, principale force d’opposition, ont rejeté « toutes les mesures partielles proposées » par le président et refusé qu’il reste en poste jusqu’en septembre.

Selon le ministère de la Santé, cité par la télévision d’Etat, trois personnes, dont un appelé de l’armée, ont été tuées et plus de 639 blessées, la plupart par des jets de pierres, dans les affrontements de mercredi.

Mercredi matin, des milliers de partisans du chef de l’Etat étaient arrivés aux abords de la place. Après des heures de tensions, des heurts d’une extrême violence ont éclaté, à coups de pierres, de bâtons, de barres de fer et parfois de couteaux et de coktails molotov.

Par endroits, les partisans du président ont chargé, montés sur des chevaux ou des dromadaires. Ils ont aussi jeté des pierres depuis des toits et des balcons d’immeubles surplombant la place.

A l’exception de tirs de semonce en début d’après-midi, les militaires ne se sont pas interposés, tentant plutôt de s’abriter.

« Ce qu’on voit devant nous n’est jamais arrivé auparavant. Des accrochages entre Egyptiens, c’est la guerre civile », a déploré Mohamed Sayed Mostafa, 26 ans.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a jugé « inacceptables les attaques contre des manifestants pacifiques » et appelé à une « transition dans l’ordre et le calme ».

Hillary Clinton a demandé une enquête sur les violences. Et son porte-parole, Philip Crowley, a déclaré que les Etats-Unis « espéraient » que l’Egypte garderait à l’avenir « un rôle constructif » dans le processus de paix au Proche-Orient.

Mohamed ElBaradei a cherché sur CBS News à apaiser les craintes occidentales selon lesquelles l’Egypte risquerait de se retourner contre les Etats-Unis et de s’opposer à Israël.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a mis mercredi en garde contre le risque que la révolte populaire en Egypte ne débouche sur une période « d’instabilité et d’incertitude pendant de nombreuses années » dans la région.

« Le temps est venu pour le président Moubarak de démissionner », a déclaré pour sa part le sénateur américain John McCain, après un entretien avec M. Obama.

Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates s’est à nouveau entretenu mercredi par téléphone avec le ministre de la Défense égyptien, Mohamed Hussein Tantaoui, de la situation en Egypte, a annoncé son porte-parole, Geoff Morrell.

Selon un bilan non confirmé de l’ONU, les heurts de la première semaine de contestation auraient fait au moins 300 morts et des milliers de blessés.

AFP

Des partisans de Moubarak chargent les manifestants au Caire


mercredi 2 février 2011, par La Rédaction

Photo : Supporters of President Hosni Mubarak, including some riding horses and camels and wielding whips, cross a bridge over the river Nile as they march towards anti-Mubarak protesters in Cairo, Egypt, Wednesday, Feb. 2, 2011.
(AP Photo/Amr Nabil)

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Montés sur des chevaux et des chameaux, des partisans du président égyptien Hosni Moubarak armés de fouets, de bâtons et de pierres ont chargé mercredi les manifestants antigouvernementaux sur la place Tahrir, dans le centre du Caire.
L’armée a tiré en l’air pour tenter de séparer et de disperser les groupes rivaux, a rapporté la chaîne de télévision Al Djazira.
Un correspondant de Reuters a vu des dizaines de personnes le visage en sang à la suite des échauffourées. Sous la pression de leurs adversaires, de nombreux opposants ont fui la place, leur lieu de rassemblement depuis plusieurs jours.
« Ce sont les voyous du Parti national démocratique (au pouvoir). J’étais à l’entrée de la place Tahrir, faisant un barrage humain, et un groupe (…) s’en est pris à nous et ensuite j’ai été touché par une pierre », a déclaré Walid, le visage en sang.
D’autres opposants ont affirmé que des policiers en civil étaient mêlés aux partisans de Moubarak, ce qu’a démenti le ministère de l’Intérieur.
Environ 1.500 partisans de l’opposition, moins que les jours précédents, s’étaient rassemblés dans la matinée dans ce lieu symbolique pour exiger le départ immédiat de Hosni Moubarak, 82 ans, au pouvoir depuis près de trente ans.
Plusieurs centaines de leurs amis venus du nord de la ville avaient tenté de leur venir en renfort mais ils ont été repoussés par les partisans de Moubarak, dont certains sont montés sur des véhicules de l’armée pour leur lancer des pierres.
Les manifestants pro-Moubarak, qui scandaient « Merci, Monsieur le président », portaient des pancartes sur lesquelles on lisait : « Nous allons libérer Tahrir ».
D’autres affiches accusaient les médias arabes, notamment les chaînes de télévision Al Djazira et Al Arabia, de diffuser de la propagande anti-Moubarak.
L’ancien directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Mohamed ElBaradeï a accusé le gouvernement de recourir à « la tactique de la peur » pour faire taire l’opposition.
Affirmant avoir des preuves que des policiers en civil étaient impliqués dans les affrontements, il a souhaité que l’armée sorte de sa neutralité et s’attend à ce qu’elle intervienne « dans la journée » pour « protéger les Egyptiens », selon Al Djazira. Il a dit également espérer que Moubarak s’en irait « avant vendredi ».
A Suez, entre 300 et 400 pro-Moubarak ont défilé dans la ville, brandissant des drapeaux égyptiens et des banderoles « Oui à Moubarak », « Moubarak, tu es dans nos coeurs ». Dans la matinée, l’armée avait demandé aux manifestants antigouvernementaux de mettre fin à leurs actions, affirmant que leur message avait été entendu et qu’il fallait désormais faciliter le retour au calme.
Lors d’une allocution télévisée mardi soir, Hosni Moubarak a annoncé qu’il ne briguerait pas un septième mandat à l’élection présidentielle de septembre mais qu’il voulait garder jusque-là les rênes du pouvoir pour assurer la transition.
Le couvre-feu a été allégé et court désormais de cinq heures du soir à sept heures du matin, au lieu de trois heures de l’après-midi à huit heures du matin, et internet a commencé à être rétabli au Caire et dans d’autres villes comme Alexandrie.
Malgré ces mesures d’apaisement, l’opposition continue à exiger le départ de Moubarak et a redit qu’elle ne voulait dialoguer qu’avec le vice-président, Omar Souleimane. Elle a appelé à la poursuite des manifestations place Tahrir et a décidé le maintien de son grand rassemblement de vendredi.

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L’armée égyptienne dit n’avoir pas tiré place Al Tahrir

L’armée égyptienne a démenti avoir tiré sur des manifestants sur la place Tahrir, dans le centre du Caire, où des manifestants pro- et anti-gouvernementaux se sont affrontés mercredi, ont rapporté des médias et le ministère de la Défense.
« L’armée dément avoir tiré le moindre coup de feu sur des protestataires », dit un communiqué du ministère de la Défense lu à Reuters par un fonctionnaire du ministère. Il ajoute que quelques grenades fumigènes ont été tirées près de l’ambassade des Etats-Unis afin de disperser la foule.
L’ambassade américaine au Caire est proche de la place Al Tahrir.
« Aucun membre de l’armée n’a participé à la manifestation », a par ailleurs assuré le fonctionnaire, rejetant des allégations faisant état de la participation de soldats.
Un correspondant d’Al Djazira avait auparavant déclaré que l’armée avait tiré en l’air. Un journaliste de Reuters a lui aussi entendu des coups de feu, sans pouvoir déterminer leur provenance.

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Ban Ki-moon appelle tout le monde à la retenue

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s’est dit mercredi « profondément préoccupé » par la violence en Egypte et il a jugé inacceptables les attaques contre des manifestants pacifiques.
« Je suis profondément préoccupé par la persistance des violences en Egypte. Une nouvelle fois, j’appelle toutes les parties à la retenue », a-t-il dit après une rencontre à Londres avec le Premier ministre britannique, David Cameron.
Des affrontements ont opposé mercredi au Caire des partisans d’Hosni Moubarak et des manifestants hostiles au président égyptien. Ces derniers ont accusé des forces fidèles à Hosni Moubarak de tenter de saper par la force le mouvement de contestation contre le régime.
« Les attaques contre des manifestants pacifiques sont inacceptables et je les condamne fermement », a ajouté Ban Ki-moon.
« Il est important à ce stade de garantir une transition ordonnée et pacifique. J’exhorte toutes les parties à s’engager dans un tel dialogue (…) sans délai », a poursuivi le secrétaire général de l’Onu, ajoutant que son organisation se tenait prête à soutenir un processus de réformes en Egypte et dans d’autres pays arabes.
Ban a souligné que l’Onu n’avait eu de cesse au cours de la décennie écoulée de réclamer des changements dans le monde arabe.
« Nous ne devrions pas sous-estimer la menace d’une instabilité au Proche-Orient », a-t-il dit.

(Mercredi, 02 février 2011 – Avec les agences de presse)


Tournée européenne : Gilad Atzmon & the Orient House Ensemble-


Spring Tour

Gilad Atzmon & the Orient House Ensemble-

The Tide Has Changed –The 2011 Spring  Tour: France, Austria, Germany, Switzerland, Luxemburg, UK & Costa Rica.
Catch us live….


The Tide Has Changed by Gilad Atzmon

UK
February 24 Th     Birmingham/UK          Mary’s Church, Selly Oak, 923 Bristol Road,  talk  (Israeli Palestine conflict) & concert
February   25 Fr   London/UK                         Vortex

February  26 Sa    London/UK                        Vortex

February  27 Su    Colchester/UK                   Fleece

Europe

March  6,  su        Vienna/AU                   Porgy & Bess

March 7, Mo         Paris/Fr                        Libraire Résistances (talk & concert)

March  8, tue        Redange/Lux                L’inouï

March  9, we         Frankfurt/Ger               Kulturfabrik

March 11, fri         Klosters/Sw                  Kulturverein

March 12, sa         Chur/Sw                        3 Könige

March  13, Su        Freiburg/Ger                  Cafe Palestine (a talk)

March 13, su         Freiburg/Ger                   Jazzhaus

March 14, mo         Pforzheim/Ger                 Domicile

March 15, tue         Saarwellingen/Ger           Jazzclub

March 16, we          Zürich/Sw                       Moods

March 17, thu          Karlsruhe/Ger                 Tempel  (Talk & Concert)

March 18, fr             Köln/Ger                       Altes Pfandhaus

March 19, sa            Heilbronn/Ger                Jazzclub

Latin America

source

March 20 -31      Touring Costa Rica and Latin America (more details to follow)

Egypte, Israël intervient


Ils n’allaient pas laisser leur seul allié (Moubarak, pas son peuple) mordre la poussière sans un bain de sang dont ils ont la spécialité
La Chaine Al-Jazeera vient de donner la parole successivement à deux personnalités égyptiennes M. Omar AFIFI, ancien colonel de la police et M. Loï DIB, militant des Droits de l’Homme qui ont demandé à s’exprimer sur une information gravissime : 

Ces deux personnes ont en effet déclaré qu’ils détenaient des informations de première main, aux termes desquelles, 3 avions israéliens en provenance de Chypre, ont atterri tôt ce matin du dimanche 30 Janvier, entre 4h et 5h matin à l’aéroport militaire du Caire. Ces avions ont livré du matériel militaire sophistiqué dont en particulier :

des pistolets télescopiques sophistiqués, de fabrication israélienne munis d’un système optique spécialement conçus pour des « snippers » ;
des pistolets pour balles explosives à guidage laser ;
des caisses de munitions ;
des conteneurs de bouteilles de gaz lacrymogène étouffant, internationalement interdits d’usage ;
Ces personnes ont l’une et l’autre, lancé un appel de détresse en direction de l’opinion publique internationale en avertissant qu’un bain de sang – planifié entre Israël et le régime traitre de Moubarak – était en préparation contre le peuple égyptien pour le punir de s’être soulevé. Ces mêmes personnes ont tenu à rappeler que le chef des « Moukhabarate » le général Omar Suleiman, promu « Vice-Président » par Moubarak, passait plus de temps à Tel-Aviv qu’au Caire…

Le Quotidien d’Algérie

A DIFFUSEZ UN MAXIMUM

El Baradei « Moubarak doit partir sans délai »


dimanche 30 janvier 2011, par La Rédaction

L’opposant égyptien Mohamed El Baradei a déclaré dimanche qu’Hosni Moubarak devait quitter le pouvoir « aujourd’hui » pour laisser place à un gouvernement d’unité nationale. « Chacun en Égypte le dit de manière forte et claire : Moubarak doit partir aujourd’hui », a dit l’ancien directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans une interview accordée à la chaîne CNN. « Il doit partir aujourd’hui (…) et faire place à une transition en douceur vers un gouvernement d’unité nationale qui sera suivie par toutes les mesures nécessaires pour une élection libre et équitable », a-t-il insisté.
El Baradei a ajouté qu’il disposait d’un mandat populaire et politique pour négocier la formation d’un tel gouvernement. « J’ai été autorisé – mandaté – par le peuple qui a organisé ces manifestations et beaucoup d’autres parties afin de convenir d’un gouvernement d’unité nationale », a-t-il dit à CNN. « J’espère entrer bientôt en contact avec l’armée, il faut que nous collaborions. L’armée fait partie de l’Égypte. » Un peu plus tôt, un dirigeant de la confrérie islamiste des Frères musulmans avait annoncé que des forces d’opposition s’étaient mises d’accord pour appuyer El Baradei afin qu’il négocie avec le gouvernement du Caire.
El Baradei a regagné l’Égypte jeudi à la veille des manifestations sans précédent qui ont déstabilisé Moubarak. Samedi, il a exigé le départ du président en qualifiant son régime de « dictatorial » et a proposé ses services dans le cadre d’un gouvernement intérimaire. Dans la soirée, il s’est joint aux manifestants rassemblés sur la place Tahrir du Caire, qui est au coeur du mouvement de protestation contre Moubarak. « Le peuple veut la chute du régime », scandaient les manifestants à son arrivée sur la place, où il a serré de nombreuses mains mais n’a fait aucune déclaration à la presse.

***

Hosni Moubarak consulte l’armée face à la pression de la rue

Face à une contestation sans précédent de son régime, le président Hosni Moubarak a rencontré dimanche les chefs de l’armée, qui semble détenir les clés de l’avenir de l’Egypte, tandis que des manifestants défiaient une nouvelle fois en masse le couvre-feu décrété dans le pays.
Réclamant le départ immédiat de Moubarak, Mohamed ElBaradeï s’est dit quant à lui mandaté par l’opposition pour négocier une transition vers un gouvernement d’union nationale et a rejoint les milliers de manifestants rassemblés dans le centre du Caire, que survolaient hélicoptères et avions de chasse.
A Washington, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a réclamé une « transition ordonnée » avec des élections libres et équitables dans le pays le plus peuplé du monde arabe, allié stratégique de Washington au Proche-Orient.
Le soulèvement qui se poursuit depuis six jours affaiblit d’heure en heure le raïs, aussi le soutien de la haute hiérarchie militaire est-il crucial au moment où s’écroulent les autres piliers de son appareil politique.
Alors que des milliers d’habitants se massaient dans les rues sans être inquiétés par les soldats déployés dans leurs chars, l’opposition commence à se regrouper, notamment derrière ElBaradeï, lauréat du prix Nobel de la paix et ex-directeur général de l’AIEA.
« Moubarak doit partir aujourd’hui (…) et faire place à une transition en douceur vers un gouvernement d’unité nationale », a-t-il dit à CNN avant de se rendre sur la place Tahrir du Caire, centre du mouvement de protestation où se trouvaient dimanche soir près de 10.000 personnes dénonçant la pauvreté, la répression, le chômage et le corruption. « Vous avez reconquis vos droits et ce que nous avons commencé est sans retour », leur a-t-il lancé.
Un peu plus tôt, un dirigeant de la confrérie islamiste des Frères musulmans avait annoncé que des forces d’opposition s’étaient mises d’accord pour l’appuyer afin qu’il négocie avec le gouvernement du Caire.
Les Frères musulmans sont jusqu’ici restés à l’arrière-plan bien que plusieurs de leurs dirigeants aient été arrêtés en se voyant accuser d’exploiter l’agitation ambiante.
Sur Fox News, Clinton a déclaré : « Nous comptons sur une transition ordonnée pour que personne ne vienne combler un vide, pour qu’il n’y ait pas de vide (…) Nous ne voulons pas non plus d’une relève qui ne conduirait pas à la démocratie mais à l’oppression et à la fin des aspirations du peuple égyptien. »
Alors que l’heure du couvre-feu sonnait sans être plus respectée que la veille, avions de combat et hélicoptères ont survolé la place. En fin d’après-midi, de nouveaux camions militaires sont arrivés dans le secteur, mais aucun n’est intervenu contre des manifestants.
« Hosni Moubarak, Omar Souleimane, vous êtes tous les deux des agents des Américains », criaient des manifestants faisant allusion à la nomination la veille de Souleimane, chef des renseignements, au poste de vice-président qui était vacant depuis l’arrivée de Moubarak au pouvoir en 1981.
Le président égyptien a eu des entretiens avec Souleimane, le ministre de la Défense Mohamed Hussein Tantaoui, le chef d’état-major Sami al Anan et d’autres responsables militaires.
De toute évidence, ceux qui se trouvaient sur la place Tahrir ne souhaitent pas voir remplacer l’appareil politique de Moubarak par un dispositif militaire comprenant ses plus proches alliés. « Moubarak, Moubarak, l’avion attend », scandaient-ils. Un grand rassemblement s’est aussi tenu à Alexandrie.
Les manifestations égyptiennes, dans lesquelles plus de 100 personnes ont trouvé la mort depuis mardi, affectent d’autres pays du Moyen-Orient dont les dirigeants peuvent redouter des défis analogues, et inquiètent les alliés de l’Egypte en Occident.
La réaction de l’armée égyptienne à la crise demeure ambivalente. Des soldats protègent les installations clés mais ne tentent pas de faire appliquer le couvre-feu par la force, et on les voit souvent fraterniser avec des manifestants.
Reste à savoir si les militaires maintiendront au pouvoir le raïs âgé de 82 ans, ou s’ils le sacrifieront aux intérêts nationaux de l’Egypte – et aux leurs.
On ne sait pas si Moubarak a décidé de consulter les généraux ou si ces derniers l’ont convoqué. En Tunisie, ce sont des généraux qui ont persuadé il y a deux semaines l’ex-président Zine Ben Ali de fuir le pays après des semaines de manifestations.
La crise s’est accentuée dimanche, la population se trouvant en butte à l’anarchie dans certains secteurs. La police ayant disparu, des groupes de citoyens munis de bâtons, de chaînes et de couteaux se sont organisés pour empêcher les pillages.
Des représentants de la sécurité ont fait savoir que la police serait de retour dans les rues lundi.
On a pu observer des scènes quelque peu surréalistes où des soldats se tenaient près de chars couverts de graffiti et de slogans comme « A bas Moubarak. A bas le despote. A bas le traître. Le pharaon hors d’Egypte. Ça suffit ». Interrogé à ce propos, un soldat a répondu : « Ce sont des mots écrits par les gens. C’est le point de vue des gens. »
Notant que l’armée semblait faire preuve de retenue, Clinton a dit que Washington n’envisageait pas de suspendre son aide à l’Egypte.
Le gouvernement égyptien a ordonné l’arrêt des activités de la chaîne Al Djazira sur son territoire. Il avait précédemment interrompu les communications par internet et les réseaux de téléphonie mobile pour réduire les capacités de mobilisation de la contestation.
Etats-Unis et Turquie ont engagé des préparatifs pour rapatrier leurs ressortissants d’Egypte, tandis que d’autres gouvernements recommandent aux leurs de quitter le pays ou de différer leurs projets de séjour.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré qu’Israël devait faire preuve de « responsabilité et de retenue » face aux événements d’Egypte, avec l’espoir que la stabilité des liens bilatéraux ne souffre pas de la crise.

***

L’opposition charge El Baradei de négocier avec le régime

Les Frères musulmans et d’autres mouvements d’opposition ont chargé dimanche l’opposant Mohamed El Baradei de « négocier » avec le régime du président Hosni Moubarak, alors que les manifestations se poursuivaient au Caire au 6e jour d’une révolte qui ne semble pas faiblir.
Devant les violences qui ont fait au moins 125 morts et des milliers de blessés depuis mardi, les Etats-Unis se préparaient à évacuer leurs ressortissants d’Egypte.
La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, tout en assurant qu’il n’était pas question de suspendre l’aide à l’Egypte, principal allié des Etats-Unis dans le monde arabe, a plaidé pour « une transition en bon ordre » et estimé que le processus en était « à peine au début ».
« Moubarak dégage ! », scandaient encore des milliers de manifestants dimanche à la mi-journée à Midan Tahrir, la place de la Libération, dans le centre de la capitale qui vit depuis mardi au rythme d’une contestation jamais vue en 30 ans de pouvoir du président Moubarak.
L’armée a bouclé le centre-ville avec des chars d’assaut, et des avions de chasse ont survolé la capitale à basse altitude dans l’après-midi.
Et la chaîne satellitaire Al-Jazira, qui fait trembler certains gouvernements arabes par sa couverture des protestations, a été interdite dimanche en Egypte.
M. Moubarak a visité dans la matinée le centre opérationnel de l’armée, au lendemain de la nomination d’un vice-président, le premier en 30 ans, Omar Souleimane, et d’un nouveau Premier ministre, Ahmad Chafic.
Les Frères musulmans, principale force d’opposition dans le pays, ont cependant rejeté ces deux nominations, dénonçant « une tentative pour contourner les revendications du peuple et pour faire avorter sa révolution ».
Peu après, la Coalition nationale pour le changement, qui regroupe plusieurs formations d’opposition, dont les Frères musulmans, ont chargé M. El Baradei, ancien chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), de « négocier avec le pouvoir ».
La protestation ne se limitait pas au Caire. Ainsi à Mansoura (delta du Nil), 5.000 manifestants ont afflué vers le siège du gouvernorat, réclamant le départ du président sur des pancartes signées des « Jeunes d’Egypte ».
Dans la nuit, des émeutes ont éclaté dans plusieurs prisons. Plusieurs milliers de détenus se sont évadés dans la prison de Wadi Natroun, à 100 km au nord du Caire, selon une source au sein des services de sécurité.
Des dizaines de corps gisaient sur la chaussée près d’une autre prison de l’est du Caire. Un journaliste de l’AFP a vu 14 corps apportés dans une mosquée proche, mais selon les habitants, il y en aurait « beaucoup d’autres ».
Le mouvement a en partie paralysé le pays : de nombreux distributeurs de billets étaient vides, les banques et la Bourse, qui a enregistré de fortes baisses mercredi et jeudi avant le congé hebdomadaire, sont restées fermées.
Après de nombreux pillages au Caire, soumis tout comme les grandes villes d’Alexandrie et de Suez au couvre-feu 16H00 à 08H00, l’armée semblait plus présente et plus ferme dimanche dans les rues. Et des comités de quartiers remettaient les pillards aux forces armées.
Dans le chaos ambiant, deux momies de l’époque pharaonique entreposées au Musée égyptien au Caire, ont été endommagées lors d’une tentative de vol.
Cette révolte qui a commencé le 25 janvier, onze jours après la fuite du président de l’ex-président tunisien Zine El Abidine Ben Ali sous la pression de la rue, continuait à susciter l’inquiétude. L’ambassade des Etats-Unis au Caire a annoncé qu’elle se préparait à évacuer ses ressortissants à partir de lundi. La Libye et la Turquie ont prévu des avions pour faire de même.
Destination touristique très prisée en cette saison, l’Egypte voyait aussi ses touristes déserter le pays, la plupart des voyagistes ayant choisi d’annuler les départs. En Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé que son pays voulait préserver la paix avec l’Egypte, seul pays arabe avec la Jordanie à avoir signé un traité de paix avec l’Etat hébreu.
Le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a annoncé la fermeture du terminal de Rafah, à la frontière avec l’Egypte, au motif que les fonctionnaires égyptiens auraient quitté leur poste.
Au Soudan, des milliers d’étudiants ont bravé les forces de sécurité pour répondre à un appel à manifester sur le modèle de l’Egypte. Et à Damas, une quarantaine de personnalité de l’opposition ont salué les révoltes populaires en Tunisie et en Egypte, affirmant que le peuple syrien aspirait lui aussi « à la justice et à la liberté ».

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Israël prône la « retenue » face à la situation en Egypte

Israël doit faire preuve de « responsabilité et de retenue » face à la situation en Egypte, que l’Etat juif observe avec « vigilance », a déclaré dimanche le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.
Les autorités israéliennes ne s’étaient pas exprimées jusqu’à présent sur la contestation du régime d’Hosni Moubarak en Egypte, premier pays arabe à signer un traité de paix avec Israël en 1979.
L’agitation en Egypte fait craindre une déstabilisation de l’ensemble de la région.
« Nous suivons avec vigilance les événements en Egypte et dans notre région (…) en ce moment, nous devons faire preuve de responsabilité et de retenue », a déclaré Benjamin Netanyahu à ses ministres.
Le chef du gouvernement israélien a dit s’être entretenu avec le président américain Barack Obama, avec la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton et avec des responsables israéliens.
Il a invité ses ministres à s’abstenir de tout commentaire dorénavant.
« Nos efforts sont destinés à préserver la stabilité et la sécurité de notre région », a ajouté Benjamin Netanyahu.
« Je vous rappelle que la paix entre Israël et l’Egypte dure depuis plus de 30 ans », a-t-il poursuivi, en disant vouloir « faire en sorte que ces relations continuent d’exister ». Après l’Egypte, la Jordanie a signé un traité de paix avec Israël en 1994.

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Cafouillage gouvernemental sur l’Égypte

La situation en Égypte a suscité dimanche un cafouillage au sein du gouvernement français, Jeannette Bougrab, secrétaire d’État à la Jeunesse, étant rappelée à l’ordre après avoir appelé au départ du président Hosni Moubarak. « À la suite de ses récentes déclarations sur la situation en Égypte, Jeannette Bougrab tenait à préciser que la position de la France et de son gouvernement a été exprimée par le président de la République et le Premier ministre », déclare la secrétaire d’État à la Jeunesse, qui est d’origine algérienne, dans un communiqué. Selon France Info, elle avait auparavant été convoquée à Matignon pour ses propos tenus samedi. « Il faut, avait-elle déclaré, que le président Moubarak parte. Après 30 ans de pouvoir, il y a une forme d’usure et la transition démocratique doit aussi toucher l’Égypte. »

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Des capitales étrangères se préparent à des évacuations au Caire

Les Etats-Unis et la Turquie ont annoncé dimanche que des préparatifs étaient en cours pour évacuer leurs expatriés désireux de quitter l’Egypte tandis que d’autres gouvernements recommandent à leurs ressortissants de quitter le pays ou de différer leurs projets de séjours.
Le département américain d’Etat a parallèlement annoncé une réduction de sa présence diplomatique dans la capitale égyptienne, en proie à une contestation sans précédent du régime d’Hosni Moubarak.
« L’ambassade des Etats-Unis au Caire informe les citoyens américains en Egypte désireux de partir que le département d’Etat est en train de prendre des dispositions pour fournir des moyens de transport jusqu’à des lieux sûrs en Europe », écrit l’ambassade, précisant dans un communiqué que ces évacuations se feront sur une base volontaire. A Istanbul, l’agence anatolienne de presse rapporte que les autorités ont envoyé dimanche trois avions de la compagnie Turkish Airlines en Egypte pour procéder si nécessaire à l’évacuation de leurs ressortissants.
Un avion est à destination du Caire, les deux autres ont mis le cap sur Alexandrie. Citant des sources diplomatiques à l’ambassade de Turquie en Egypte, l’agence ajoute qu’ils permettront d’évacuer les 750 ressortissants turcs établis en Egypte.
L’Inde a pareillement affrété un avion de la compagnie nationale Air India, qui a décollé à destination du Caire. L’appareil pourra transporter 380 personnes. On estime à 3.600 le nombre des expatriés indiens vivant en Egypte.
La France a lancé des messages de prudence à ses ressortissants. Dans un communiqué publié samedi, le ministère français des Affaires étrangères répertorie 9.376 résidents en Egypte, dont 5.947 au Caire. Il évalue en outre à plusieurs dizaines de milliers le nombre des touristes français actuellement en Égypte.
L’ambassadeur de France devait réunir la communauté française dimanche au lycée français de Maadi, au Caire.
La Grande-Bretagne a également renforcé son niveau d’alerte, mais assure qu’elle ne projette pas pour l’heure d’évacuer une partie de son personnel diplomatique. Le ministère belge des Affaires étrangères a lui aussi déconseillé les déplacements en Egypte mais ne juge pas nécessaire d’évacuer pour l’instant les 750 ressortissants du royaume établis en Egypte.
Au Caire, des témoins rapportent que des entreprises multinationales ont commencé à organiser des rapatriements. Deux cars ont ainsi été vus devant le siège cairote de la compagnie pétrolière italienne ENI pour évacuer les familles d’employés.
Un expatrié de la société italienne explique que sa femme et ses trois enfants vont partir. Lui entend rester. « Dans la journée, ce n’est pas un problème. C’est la nuit qu’on ne sait pas ce qui peut se passer », ajoute-t-il.
Illustration de la dégradation des conditions de sécurité qui règnent dans Le Caire, le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères a annoncé qu’un employé de son ambassade, chargé de la comptabilité, a été tué tard samedi soir alors qu’il regagnait son domicile.
Cité samedi par l’agence Interfax, le directeur de l’Agence fédérale russe du tourisme a indiqué pour sa part que les quelque 40.000 touristes russes actuellement présents en Egypte, la plupart dans les stations balnéaires de la mer Rouge, n’envisageraient pas d’écourter leurs séjours.
« Au total, la situation dans les lieux touristiques égyptiens reste calme. Les touristes en profitent normalement. Nous n’avons pour le moment pas d’inquiétude à leur sujet », a ajouté Alexander Radkov.

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L’Egypte se prépare pour un sixième jour de révolte, Al-Jazira interdite

L’Egypte se préparait dimanche matin à une nouvelle journée de révolte qui a fait une centaine de morts en cinq jours, malgré des changements annoncés la veille à la tête du gouvernement.
La chaîne satellitaire Al-Jazira, très critiquée par les autorités pour sa couverture des manifestations, a été interdite en Egypte, a annoncé l’agence officielle égyptienne Mena. Plusieurs dizaines de personnes convergeaient tôt dimanche vers la place emblématique de Tahrir (libération en arabe) qui a connu depuis mardi des rassemblements de dizaines de milliers de personnes demandant le départ du président Hosni Moubarak, selon un photographe de l’AFP.
Quelque 200 personnes étaient sur place aux premières heures après y avoir passé la nuit.
La presse gouvernementale a changé de ton dimanche parlant de « changement » et s’acharnant notamment sur des figures du milieu des affaires proches du président Moubarak et de son fils Gamal, piliers du régime et hauts responsables de Parti national démocrate (PND) au pouvoir.
La révolte, qui en de nombreux endroits a tourné à l’émeute et dégénéré en de violents affrontements entre police et manifestants, a fait 111 morts et plus de 2.000 blessés, en majorité des civils, selon un bilan de l’AFP basé sur des chiffres de sources au sein des services de sécurité et des sources médicales.
Les manifestations ont paralysé partiellement le pays, de nombreux distributeurs de billets étaient vides, les banques et la Bourse étant toujours fermées après leur congé hebdomadaire, et deux séances clôturant sur une forte baisse mercredi et jeudi.
En outre, les examens dans les universités et les écoles ont été reportés jusqu’à nouvel ordre.
Après de nombreux pillages au Caire, soumis tout comme les grandes villes d’Alexandrie et de Suez au couvre-feu à partir de 16H00 (14H00 GMT), l’armée semblait plus présente et plus ferme dans la rue. Des comités de citoyens organisés dans les quartiers remettaient les pillards aux forces armées.
Des milliers de prisonniers se sont également évadés de plusieurs centres carcéraux à travers le pays, parmi eux des détenus de droit commun, des détenus politiques et des islamistes emprisonnés depuis plusieurs années.
Au plan politique, on attendait l’annonce d’un nouveau gouvernement au lendemain de la nomination par M. Moubarak d’un nouveau Premier ministre, Ahmad Chafic, une personnalité respectée dans les milieux politique y compris au sein de l’opposition, et d’un vice-président, pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir il y a 30 ans, Omar Souleimane, un proche du président.
Parmi les nominations les plus attendues, figure notamment celle pour le portefeuille de l’Intérieur, la police sous le ministre sortant Habib el-Adly -en poste depuis 1998-, étant accusé de tortures et d’abus.
Samedi soir, et malgré le couvre-feu, des milliers de personnes étaient massées dans les rues du Caire et dans d’autres villes après une journée marquée par des heurts meurtriers entre manifestants et forces de sécurité qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de balles caoutchoutées.
L’armée appelée en renfort a, de son côté, demandé à la population de se protéger des pillages. Des comités de quartier, dont les membres sont armés de gourdins et de barres de fer, se sont constitués.
L’opposant le plus en vue, l’ex-chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique et prix Nobel de la paix Mohamed ElBaradei, jugeant insuffisantes les nouvelles nominations, a de nouveau appelé M. Moubarak à partir « sans délai pour le bien de l’Egypte ».
Le président américain Barack Obama a une nouvelle fois exhorté le régime de M. Moubarak, qui est le principal allié des Etats-Unis dans le monde arabe, à mettre en oeuvre des réformes et à faire preuve de retenue.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé dimanche qu’Israël voulait préserver la paix avec l’Egypte et la stabilité régionale. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a appelé à la « retenue, à la non violence et au respect des droits ».

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« Ni Moubarak, ni Souleimane ! »

Des dizaines de milliers d’Égyptiens ont bravé le couvre-feu samedi au cinquième jour de leur sanglante révolte sans précédent contre le régime du président Hosni Moubarak, qui a nommé un vice-président, pour la première fois en 29 ans de règne, et changé de Premier ministre. Le mouvement de contestation populaire, entamé mardi et qui ne paraît pas s’essouffler, a fait au moins 102 morts, en majorité des civils, selon des sources de sécurité et médicales. La contestation a également fait des milliers de blessés, selon des sources médicales.
En soirée et malgré le couvre-feu, des milliers de personnes étaient massées dans les rues du Caire et dans d’autres villes après une journée marquée par des heurts meurtriers entre manifestants et forces de sécurité, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de balles caoutchoutées. Peu après minuit, un millier de manifestants occupaient toujours la place de la Libération, dans le centre de la capitale, où des graffitis « Non à Moubarak ! » et « La chute de Moubarak ! » étaient tracés sur un char, selon des journalistes de l’Agence France-Presse. L’armée appelée en renfort a, de son côté, appelé la population à se protéger des pillages. Des comités de quartier, dont les membres sont armés de gourdins et de barres de fer, se sont constitués pour protéger la population des pillards dévalisant les commerces, vandalisant les maisons et semant la terreur.
L’opposant le plus en vue, l’ex-chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique et Prix Nobel de la paix Mohamed El Baradei, jugeant insuffisantes les nouvelles nominations, a de nouveau appelé Hosni Moubarak à partir « sans délai pour le bien de l’Égypte ». La communauté internationale a multiplié les appels aux réformes et à l’arrêt des violences, cependant que Hosni Moubarak, 82 ans, dont l’avenir semblait sombre, donne l’impression de vouloir s’accrocher au pouvoir. Le président américain Barack Obama a de nouveau exhorté le régime de Moubarak, qui est le principal allié des États-Unis dans le monde arabe, à mettre en oeuvre des réformes et à faire preuve de retenue.
Dans une déclaration commune, les dirigeants de France, d’Allemagne et de Grande-Bretagne ont appelé le régime à « engager un processus de changement » face aux revendications de son peuple et à éviter « l’usage de la violence ». Ces appels sont intervenus après la nomination d’un des proches de Moubarak, le chef des renseignements Omar Souleimane, aux fonctions de vice-président, premier poste du genre depuis son arrivée au pouvoir en 1981, et celle du ministre de l’Aviation, le général Ahmad Chafic, à la tête du gouvernement. Ahmad Chafic est apprécié par l’élite et l’opposition, et des analystes avaient évoqué son nom pour éventuellement succéder, en cas de vacance du pouvoir, à Hosni Moubarak qui a dirigé l’Égypte d’une main de fer en maintenant l’état d’urgence depuis 29 ans.
Les annonces de Moubarak, apparaissant en deçà des revendications de la population pour de meilleures conditions de vie – lutte contre le chômage et la pauvreté et pour la liberté d’expression -, n’ont pas entamé la détermination de la rue à le chasser. L’armée, épine dorsale du régime, présente avec ses blindés pour prêter main-forte à une police dépassée, a enjoint à la population de respecter le couvre-feu instauré au Caire, à Alexandrie et à Suez, de 15 heures à 7 heures (heure de Paris), jusqu’à nouvel ordre.
Aux cris de « Moubarak, va-t-en » ou « Celui qui aime l’Égypte ne détruit pas l’Égypte », des dizaines de milliers de manifestants, déchirant ses portraits et conspuant le nom du président, se sont rassemblés dans l’après-midi dans le coeur de la capitale malgré l’entrée en vigueur du couvre-feu. « Ni Moubarak, ni Souleimane ! » a réagi la foule. Pour Oussama, l’un des manifestants, « Souleimane est l’homme de Moubarak et cela ne reflète pas un signe de changement ».
Samedi, au moins 33 personnes ont été tuées dans les différentes villes. Vendredi, la journée a été, avec 62 morts, la plus sanglante depuis le début de la contestation inspirée par la révolte ayant chassé le président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali. À Rafah et à Ismaïliya, sur le canal de Suez, les sièges de la sûreté de l’État ont été attaqués par des milliers de manifestants, et à Alexandrie (nord), plusieurs commissariats ont été incendiés. À Mansoura, sur le delta du Nil, la police a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser des milliers de manifestants, et l’armée s’est déployée en soirée. Selon les services de sécurité, 60 % des postes de police du pays ont été incendiés, dont 17 au Caire.
Dans des quartiers aisés de la capitale, objet de pillages, des expatriés ont commencé à partir, craignant pour leur sécurité, soit pour l’aéroport, soit pour trouver refuge dans de grands hôtels bien protégés. En outre, les services de téléphonie mobile, coupés pour contrecarrer les manifestations, étaient partiellement rétablis. Mais l’Internet n’était toujours pas accessible. Seule note positive pour Hosni Moubarak, la « solidarité » exprimée par les dirigeants saoudien et palestinien. Face à l’escalade, la Bourse du Caire restera fermée dimanche, ainsi que les banques.

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Emeute dans une prison au nord du Caire, évasion de milliers de prisonniers

Plusieurs milliers de prisonniers se sont évadés de la prison de Wadi Natroun, à 100 km au nord du Caire, a indiqué dimanche une source au sein des services de sécurité au 6ème jour d’une révolte contre le régime du président Hosni Moubarak.
Des milliers de prisonniers, dont un grand nombre d’islamistes détenus depuis plusieurs années, ainsi que des prisonniers de droit commun, se sont évadés dans la nuit après une émeute durant laquelle ils se sont emparés des armes des gardes de l’établissement pénitentiaire, selon la même source.

(Dimanche, 30 janvier 2011 – Avec les agences de presse)

Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël

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