Syrie : Europe Bozar 4 décembre 2012


Pour la Syrie, ce mardi 4 décembre de 19h30 à 20h30 devant BOZAR, à l’occasion de l’évènement « Debout l’Europe! ».
http://www.bozar.be/b3/mgt/mailings/view4.php?id=7672

Nous avons sensibilisé le public présent au drame vécu par le peuple syrien, avec pancartes et distribution de tracts. N’hésitez pas à partager l’information !

Organisateurs : ActionSyrie http://www.facebook.com/Actionsyrie
Plus d’infos : actionsyrie@gmail.com

Les nouveaux suicidés de l’Europe


Le Point.fr – Publié le 11/11/2012 à 16:58

Après le Printemps arabe, l' »automne européen » ? Les récents suicides d’hommes et de femmes acculés par la dictature économique peuvent être lus comme un acte révolutionnaire.

Manifestation en Espagne contre la rigueur budgétaire.
Manifestation en Espagne contre la rigueur budgétaire. © VICTOR LERENA/EFE/SIPA

C’était le 4 avril 2012. Il y a donc, presque jour pour jour, sept mois. Ce matin-là, sur la très centrale place Syntagma d’Athènes, un retraité grec, Dimitris Christoulas, se donnait tragiquement la mort d’une balle dans la tête, pour ne pas crouler davantage encore sous un poids de dettes qu’il ne pouvait plus honorer, à la suite de la très drastique cure d’austérité imposée par l’impitoyable diktat des différentes instances financières de la planète. Une preuve particulièrement flagrante de cet aveuglement – un entêtement confinant à l’incompréhension – caractérisant l’Europe contemporaine, dont la faillite politique mène insensiblement, mais à présent de manière toujours plus visible et concrète, vers la dictature économique.

Car la Grèce n’est pas le seul pays de l’Union européenne, hélas, à devoir subir la très technique et mécanique loi, au détriment de ses citoyens les plus faibles ou démunis, de la haute finance et autres spéculateurs véreux, au premier rang desquels on placera ces honteux profiteurs de l’inégalité sociale que sont les grands patrons d’industrie lorsqu’ils ne craignent pas de s’auto-délivrer de faramineuses sommes d’argent, en plus de leur salaire déjà mirobolant, en guise de « bonus » et autres « parachutes dorés ». Ainsi, à cette époque-là déjà, l’Italie, pour ce seul trimestre (les trois premiers mois de cette année 2012), comptait-elle, parmi sa population la plus fragilisée à cause de ces mêmes coupes budgétaires, quinze suicides, que ce soit par immolation ou par pendaison, dus à la pauvreté galopante.

Un nouveau type de citoyens

Aujourd’hui, c’est un autre de ces grands pays européens, l’Espagne, elle aussi en grave récession et où le chômage frappe plus d’un actif sur quatre, qui voit un de ses citoyens se donner tout aussi violemment la mort : Amaya Egaña, une Basque âgée de 53 ans, ancienne élue socialiste, vient en effet de s’y suicider à son tour, vendredi 9 novembre 2012, en se défenestrant, désespérée face à son impossibilité de rembourser son crédit au logement, au moment même où les huissiers venaient lui signifier l’expulsion de son appartement. Et ce, comble du cynisme, alors que le gouvernement espagnol continue de renflouer à grand renfort de millions d’euros – à l’instar du gouvernement belge avec Dexia-Belfius – ses principales banques, dont la gigantesque Bankia. Rien d’étonnant, en ces très injustes et même criminelles conditions, si des milliers de protestataires battent aujourd’hui le pavé madrilène aux cris, indignés et révoltés à la fois, de « banquiers assassins » et d' »escroquerie du crédit » !

Ainsi notre Europe dite démocratique, celle que l’on croyait animée par les idéaux de progrès et d’humanisme, de liberté et de solidarité, est-elle en train de fabriquer, par les monstrueuses injustices sociales que sa désastreuse et contre-productive politique économique engendre, un nouveau type de citoyens : les suicidés, plus encore que les pauvres ! D’où cette observation qui, pour cruelle qu’elle soit humainement, n’en demeure pas moins réaliste socialement : cette saisissante mais juste formule par laquelle Antonin Artaud qualifia jadis Vincent Van Gogh de « suicidé de la société », en raison de sa douloureuse existence de peintre mal aimé et sans le sou, ne s’applique plus seulement, désormais, aux artistes maudits ; elle s’applique aussi à présent, et peut-être surtout, à cette nouvelle catégorie de pauvres, toutes professions confondues, que génèrent effectivement, sans le moindre état d’âme, les technocrates en col blanc et complet veston de l’Union européenne, à Bruxelles, ou du Fonds monétaire international, à Washington.

Acte héroïque et révolutionnaire

Attention, cependant. Car, plus profondément encore, ces récents suicides ne s’avèrent pas seulement, à y regarder de plus près, que le geste définitivement tragique de simple désespérés ne sachant plus comment survivre, ou même manger à leur faim. Non : ils sont d’abord, quand l’impuissance sociale confine à la lucidité morale, un immense et héroïque acte de résistance politique ! Preuve en est le très visionnaire billet, écrit de sa propre main, que ce nouveau martyr des temps modernes que fut Dimitris Christoulas, pharmacien de longue date, laissa expressément dans sa poche, tel un véritable manifeste idéologique plus encore qu’un testament spirituel, avant de quitter cette ingrate terre : « Je pense que les jeunes sans avenir, dans ce pays, prendront un jour les armes et pendront les traîtres. »

Certes, nous ne souhaitons pas aux actuels chefs des gouvernements grec et espagnol de finir lynchés par une foule en furie avant que d’être pendus par les pieds en place publique, comme autrefois un tyran nommé Benito Mussolini. Mais il n’empêche : ce que ces actes éminemment révolutionnaires de Dimitris Christoulas ou de Amaya Egaña signifient également, c’est peut-être d’abord, à l’instar du sacrifice de l’étudiant Jan Palach lors du Printemps de Prague en 1968, le début de la fin de cet odieux totalitarisme économique que notre Europe pourtant tant aimée est en train, nantie certes des meilleures intentions sociales mais surtout de ses hypocrites alibis financiers, de nous imposer subrepticement et, pis encore, de nous faire vivre quotidiennement.

Du Printemps arabe à l' »automne européen »

Davantage : la portée symbolique, alliée au sens réel, de ces suicides de Dimitris Christoulas comme d’Amaya Egaña, témoins bouleversants de la souffrance de tout un peuple, ressemble étrangement, par-delà l’émotion qu’ils auront légitimement suscitée aux quatre coins du globe, à celle du geste tout aussi emblématiquement fatidique de Mohamed Bouazizi, ce jeune Tunisien qui, le 17 décembre 2010, s’immola par le feu, allumant ainsi l’inextinguible mèche de ce qui allait devenir, quelques mois plus tard, l’historique Printemps arabe. D’où, en toute logique, ce sage conseil, comme pour un certain Ben Ali hier, en forme de cri d’alarme : peut-être faudrait-il que nos divers maîtres en libéralisme sauvage « dégagent » eux aussi, pour reprendre un fameux slogan, avant que ces peuples qu’ils auront ainsi contribué à mettre à bout, jusqu’à les faire ployer sous une indigne misère humaine et parfois même les affamer, ne leur fassent vraiment la peau.

Car, comme le clament aujourd’hui haut et fort les populations grecque et espagnole, mais bientôt également les populations européennes en leur ensemble, les suicides de ces nouveaux, courageux et émouvants martyrs sont aussi autant de meurtres politiques, fussent-ils perpétrés, ceux-là, à l’insu des responsables de ces mêmes nations. La colère gronde, de plus en plus forte, d’Athènes à Madrid, de Bruxelles à Paris, et de Rome à Lisbonne. Après le Printemps arabe, l' »automne européen » ? À ces nouveaux suicidés de l’Europe contemporaine, je dédie donc, en guise de modeste mais sincère hommage, ces très suggestives strophes extraites de ce magnifique poème intitulé « La mort des pauvres », de Charles Baudelaire, maudit d’entre les maudits, contenu en ses Fleurs du mal : « C’est la Mort qui console, hélas ! et qui fait vivre ; / C’est le but de la vie, et c’est le seul espoir / Qui, comme un élixir, nous monte et nous enivre, / Et nous donne le coeur de marcher jusqu’au soir (…). »

Daniel Salvatore Schiffer est philosophe, auteur de La philosophie d’Emmanuel Levinas (Presses universitaires de France) et Critique de la déraison pure – La faillite intellectuelle des nouveaux philosophes et de leurs épigones (François Bourin Éditeur).

source

Non au traité ACAA entre l’UE et Israël ! Signez la pétition !


http://www.change.org/petitions/l-exploitation-du-peuple-palestinien-pas-pour-moi-rejetez-acca

Vote des députés européens de la Commission du Commerce International ce 18 septembre 2012 !

 

Chers amis, 

Il est primordial de se mobiliser, massivement, si nous voulons voir l’accord ACAA rejeté (accord UE-Israël sur l’évaluation de la conformité et l’acceptation des produits industriels).  Le vote en Commission du commerce international du Parlement européen aura lieu ce 18 septembre et en octobre en plénière. Le service d’action extérieure et les ministres européens souhaitent qu’il soit adopté le plus rapidement possible. ACAA fait partie de l’ensemble des mesures qui permettent une intégration progressive d’Israël à l’Union européenne. Il faut donc s’y opposer tant qu’Israël continue de bafouer le droit international!

 

Merci de signer et de partager cette pétition!

Dites non à ACTA


ACTA: s’informer et agir !

À l’occasion du Free Culture Forum à Barcelone, La Quadrature du Net publie trois films pour informer les citoyens et les inciter à se mobiliser contre ACTA, l’accord commercial anti-contrefaçon.

ACTA est un danger pour les libertés fondamentales des utilisateurs d’Internet, ainsi que pour la libre concurrence et la compétitivité des entreprises de l’Internet. Le Parlement européen décidera bientôt s’il donne son consentement à ACTA, ou s’il le rejette une fois pour toutes.

Tout citoyen peut aider à contrer ACTA en diffusant cette vidéo sur Internet, en incitant ses concitoyens à agir et en contactant ses élus.

Renseignez-vous sur ce dangereux accord sur http://lqdn.fr/acta.

Pour savoir comment agir contre ACTA maintenant, rendez vous sur notre wiki.

Grèce : on va droit au “génocide financier”


22 septembre 2011
Vienne
Thessalonique, le 16 septembre. Un homme tente de s'immoler par le feu pour protester contre le gouvernement, les banques et les partis politiques.

Thessalonique, le 16 septembre. Un homme tente de s’immoler par le feu pour protester contre le gouvernement, les banques et les partis politiques.

AFP

Ainsi les Grecs “refusent d’économiser” ? Un juriste de Vienne, qui a un pied-à-terre à Athènes, les a observés au quotidien. Sa conclusion : ils économisent à en crever.

On ne peut rester sans réagir aux diverses déclarations des plus hauts responsables de toute l’Europe, certaines frisant l’imbécillité, au sujet de ces « fainéants » de Grecs qui « refusent d’économiser ».

Depuis 16 mois, je dispose d’une résidence secondaire à Athènes, et j’ai vécu cette situation dramatique sur place. On se plaint que les plans d’économie ne fonctionnent pas parce que les revenus fiscaux chutent. On remet en question la volonté des Grecs d’économiser. Quelle surprise ! Voici quelques faits :

– Réductions des salaires et des retraites jusqu’à 30 %.

– Baisse du salaire minimum à 600 euros.

– Hausse des prix dramatique (fioul domestique + 100 % ; essence + 100 %, électricité, chauffage, gaz, transports publics + 50 %) au cours des 15 derniers mois.

Le renflouement de l’UE repart à 97% vers l’Union

– Un tiers des 165 000 entreprises commerciales ont fermé leurs portes, un tiers n’est plus en mesure de payer les salaires. Partout à Athènes, on peut voir ces panneaux jaunes avec le mot « Enoikiazetai » en lettres rouges – « A louer ».

– Dans cette atmosphère de misère, la consommation (l’économie grecque a toujours été fortement axée sur la consommation) a plongée de manière catastrophique. Les couples à double salaire (dont le revenu familial représentait jusqu’alors 4 000 euros) n’ont soudain plus que deux fois 400 euros d’allocations chômage, qui ne commencent à être versées qu’avec des mois de retard.

– Les employés de l’Etat ou d’entreprises proches de l’Etat, comme Olympic Airlines ou les hôpitaux, ne sont plus payés depuis des mois et le versement de leur traitement est repoussé à octobre ou à « l’année prochaine ». C’est le ministère de la Culture qui détient le record. De nombreux employés qui travaillaient sur l’Acropole ne sont plus payés depuis 22 mois. Quand ils ont occupé l’Acropole pour manifestation (pacifiquement !), ils en ont rapidement eu pour leur argent, à coups de gaz lacrymogène.

– Tout le monde s’accorde à dire que les milliards des tranches du renflouement de l’UE repartent à 97 % directement vers l’Union, vers les banques, pour éponger la dette et les nouveaux taux d’intérêt. Ainsi le problème est-il discrètement rejeté sur les contribuables européens. Jusqu’au crash, les banques encaissent encore des intérêts copieux, et les créances sont à la charge des contribuables. Il n’y a donc pas (encore ?) d’argent pour les réformes structurelles.

– Des milliers et des milliers d’auto-entrepreneurs, chauffeurs de taxis et de poids lourds, ont dû débourser des milliers d’euros pour leur licence, et ont pris des crédits à cet effet, mais ils se voient aujourd’hui confrontés à une libéralisation qui fait que les nouveaux venus sur le marché n’ont presque rien à payer, tandis que ceux qui sont présents depuis plus longtemps sont grevés par leurs énormes crédits, qu’ils doivent néanmoins rembourser.

– On invente de nouvelles charges. Ainsi, pour déposer une plainte à la police, il faut payer sur le champ 150 euros. La victime doit sortir son porte-monnaie si elle veut que sa plainte soit prise en compte. Dans le même temps, les policiers sont obligés de se cotiser pour faire le plein de leurs voitures de patrouille.

– Un nouvel impôt foncier, associé à la facture d’électricité, a été créé. S’il n’est pas payé, l’électricité du foyer est coupée.

– Cela fait plusieurs mois que les écoles publiques ne reçoivent plus de manuel scolaire. L’Etat ayant accumulé d’énormes dettes auprès des maisons d’édition, les livraisons ne sont plus effectuées. Les élèves reçoivent désormais des CD et leurs parents doivent acheter des ordinateurs pour leur permettre de suivre les cours. On ignore complètement comment les écoles – surtout celles du Nord – vont régler leurs dépenses de chauffage.

Où est passé l’argent des dernières décennies ?

– Toutes les universités sont de fait paralysées jusqu’à la fin de l’année. Bon nombre d’étudiants ne peuvent ni déposer leurs mémoires ni passer leurs examens.

– Le pays se prépare à une vague d’émigration massive et l’on voit apparaître des cabinets de conseil sur la question. Les jeunes ne se voient plus aucun avenir en Grèce. Le taux de chômage atteint 40 % chez les jeunes diplômés et 30 % chez les jeunes en général. Ceux qui travaillent le font pour un salaire de misère et en partie au noir (sans sécurité sociale) : 35 euros pour dix heures de travail par jour dans la restauration. Les heures supplémentaires s’accumulent sans être payées. Résultat : il ne reste plus rien pour les investissements d’avenir comme l’éducation. Le gouvernement grec ne reçoit plus un sou d’impôt.

– Les réductions massives d’effectif dans la fonction publique sont faites de manière antisociale. On s’est essentiellement débarrassé de personnes quelques mois avant qu’elles n’atteignent leur quota pour la retraite, afin de ne leur verser que 60 % d’une pension normale.

La question est sur toutes les lèvres : où est passé l’argent des dernières décennies ? De toute évidence, pas dans les poches des citoyens. Les Grecs n’ont rien contre l’épargne, ils n’en peuvent tout simplement plus. Ceux qui travaillent se tuent à la tâche (cumul de deux, trois, quatre emplois).

Tous les acquis sociaux des dernières décennies sur la protection des travailleurs ont été pulvérisés. L’exploitation a désormais le champ libre ; dans les petites entreprises, c’est généralement une question de survie.

Quand on sait que les responsables grecs ont dîné avec les représentants de la troïka [Commission européenne, BCE et FMI] pour 300 euros par personne, on ne peut que se demander quand la situation finira par exploser.

La situation en Grèce devrait alerter la vieille Europe. Aucun parti prônant une raisonable orthodoxie budgétaire n’aurait été en mesure d’appliquer son programme : il n’aurait jamais été élu. Il faut s’attaquer à la dette tant qu’elle est encore relativement sous contrôle et avant qu’elle ne s’apparente à un génocide financier.

Lettre ouverte à Leterme


Monsieur le Premier Ministre,

Nous avons appris que vous vous apprêtiez à visiter Israël les 4 et 5 septembre. Des rencontres avec, entre autres, le Premier ministre israélien, Monsieur Benjamin Netanyahu et avec le président israélien, Monsieur Simon Peres, sont prévues au programme.

Ceci nous semble une bonne occasion d’interpeller Monsieur Netanyahu à propos de notre groupe de 41 Belges qui, au début juillet, ont été détenus de manière illégale pendant trois jours dans les prisons d’Israël. À aucun moment, nous n’avions constitué un danger pour l’ordre public. Trois autres belges, qui devaient partir de la France n’ont pas pu prendre l’avion. Leurs noms figuraient sur une « liste noire » que les autorités israéliennes avaient livrée aux compagnies aériennes.

En tant que force occupante, Israël applique une politique par laquelle elle contrôle l’accès aux Territoires palestiniens, de même que la liberté de mouvement à l’intérieur de ces mêmes territoires. Les personnes qui voudraient visiter la Cisjordanie ne peuvent en principe atteindre les Territoires que par l’aéroport de Tel-Aviv (Ben Gourion) ou par la Jordanie (Allenby Bridge) et sont alors soumises à des interrogatoires. Israël se garde le droit de refuser aux visiteurs l’accès aux Territoires palestiniens et de les rapatrier vers leurs pays d’origine.

Pour les Palestiniens, la liberté de mouvement est fortement entravée à cause des nombreux check-points et du mur. En outre, ils reçoivent une carte de séjour pour la Cisjordanie, Gaza ou Jérusalem, avec laquelle ils ne peuvent en aucun cas se déplacer vers une autre région que celle qui leur a été autorisée.

Les premières victimes de cette politique sont bien entendu les Palestiniens eux-mêmes. Mais il va de soi que les limitations d’accès compliquent fortement le travail des ONG locales et que, de la sorte, la population palestinienne n’a pas accès aux matériaux d’aide essentiels.

Afin d’éviter toutes ces barrières, nombreux sont les voyageurs qui cachent la vraie destination de leur voyage. Lorsque nous avons atterri ce 8 juillet à l’aéroport Ben Gourion, nous ne voulions plus recourir à de telles pratiques et, lors de notre arrivée, nous avons donc déclaré vouloir voyager dans les Territoires palestiniens afin d’y visiter quelques projets d’ONG palestiniennes.

Nous avons dès lors été aussitôt privés de notre liberté. Nous avons été trainés d’interrogatoire en interrogatoire et, enfin, transférés vers des prisons israéliennes où nous avons passé trois jours. Cette détention était, pour diverses raisons, illégale et nombre de droits fondamentaux ont étés violés.

Aucun des détenus n’a reçu de décision mentionnant le motif de la détention. Même si la législation israélienne le prévoit, nous n’avons comparu devant aucun juge administratif pendant ces trois jours de détention.

Nos téléphones portables, appareils photos et médicaments ont été confisqués. Les personnes qui avaient besoin d’aide médicale ne pouvaient pas prendre leurs médicaments. Ceux-ci ne leur ont en effet été rendus que quelques jours plus tard. À la suite de quoi l’un des participants, le Dr Jan Cools, a craqué.

Personne ne pouvait prévenir sa famille ou ses amis (seul le consul de Belgique a pu transmettre de façon indirecte des informations générales aux familles). Ce n’est que deux jours plus tard que certains ont reçu la possibilité de passer un coup de fil, bien entendu en présence d’un militaire israélien.

La majorité d’entre nous n’ont pas eu la possibilité de voir un avocat.

Certains d’entre nous ont été traités avec une rare violence, pendant l’arrestation. Nous avons tous étés fortement intimidés par la présence massive d’agents de police et de militaires.

Après trois jours, lorsque nous avons été embarqués dans un avion à destination de la Belgique, on nous a informés que nous n’avions plus le droit d’entrer en Israël ni en Palestine pendant les dix prochaines années. À propos de cette mesure non plus, nous  n’avons toujours pas reçu la moindre raison.

Jusqu’à ce jour, ni vous, ni Monsieur Van Ackere, votre ministre des Affaires étrangères, ne vous êtes prononcés sur ce qu’il nous est arrivé.

Votre visite auprès de Monsieur Netanyahu nous semble  l’occasion idéale de lui en parler.

Nous vous prions de lui demander pourquoi l’accès à la Palestine nous a été refusé et comment il justifie, tant du point de vue du droit international que du droit Israélien, notre détention illégale.

Vous devez également exiger de sa part que nous recevions à nouveau la possibilité de visiter la Palestine. En effet, nous ne constituons en aucun cas une menace pour l’ordre public israélien.

Enfin, il nous semble pertinent que vous l’interpelliez sévèrement concernant les limitations d’accès aux Territoires palestinien et les restrictions à la liberté de mouvement à l’intérieur même de ces territoires, et que vous condamniez fortement la manière dont vos concitoyens ont étés traités par les autorités israéliennes.

Nous vous serions très reconnaissants de bien vouloir vous préoccuper du sort de vos propres concitoyens, mais également de celui des Palestiniens.

Avec toute notre considération,

Boudami Abdellah – Boumazzoughe Nadia – Bounir Yamina – Cools Jan – De Ly Myriam – Dreezen Jan – Dupire David – Hammouchi Nourdin – Moumni Hajar – Najar-Ghizzi Anne-Marie – Nardella Lucie – Saadoum Yousra – Julie Tieleman – Snad Assyia – Uariachi Nawal – Ural Ibrahim – Waroquiez Dominique , participants de la Délégation belge de la mission internationale « Bienvenue en Palestine ».

Quand nous disions que l’occupation touche aussi la Belgique…


Le droit d’appeler au boycott d’Israël remis en question à Molenbeek aussi ?

La Coordination Boycott Israël a reçu une lettre de refus, sans apporter la moindre explication en réponse à une demande datée du 25 mai 2011 concernant une action de distribution de tracts  « BOYCOTT ISRAEL » et tout particulièrement de ses dattes à la sortie du métro Compte de Flandre, ce jeudi 28 juillet à 11h00. « Or, tout acte administratif doit être formellement motivé comme le prévoit la loi du 29 juillet 1991 », nous dit notre avocat.

En effet, les dattes commercialisées par les sociétés israéliennes proviennent de palmiers qui poussent sur des terres volées aux palestiniens, des colonies sauvagement construites notamment dans les Vallée du Jourdain.

 

Israël compte vendre ces dattes comme si de rien était alors que l’argent récolté (des dizaines de millions de dollars et d’euros) enrichit un État qui dépense énormément d’argent pour une politique militaire visant la poursuite de la colonisation des terres palestiniennes et de l’épuration ethnique.

 

La lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud a montré une solidarité internationale efficace et cohérente avec un peuple opprimé. C’est ce genre d’action que le peuple palestinien opprimé demande.  Depuis 2005, la société civile palestinienne, y compris les fédérations syndicales et tous les regroupements politiques syndicaux, a été unanime en demandant aux personnes de conscience et institutions du  monde entier, notamment les syndicats, d’approuver le BDS contre Israël et de mettre en œuvre ce boycott des diverses manières les mieux adaptées à leur contexte respectif. Le BDS reste le meilleur espoir de mettre fin à l’occupation par Israël, à l’apartheid et pour l’obtention des droits reconnus par l’ONU, en particulier le droit à l’autodétermination.

La liberté de manifestation comme la liberté d’expression sont des droits fondamentaux. Ils sont inscrits dans les traités internationaux, comme la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que dans la Constitution belge.

Nous insistons sur le fait qu’en aucun cas la critique d’un État coupable de tant d’infractions au droit international ne peut être ainsi assimilée à un quelconque racisme.
Par son vote de la nuit du 11 juillet 2011, la Knesset (Parlement israélien) a adopté, une loi qui érige en infraction le fait d’appeler à un boycott contre l’État d’Israël ou ses colonies de Cisjordanie.
Cette loi controversée érige en infraction civile le fait d’appeler au boycott économique, culturel ou intellectuel de personnes ou d’institutions en Israël ou dans les territoires palestiniens occupés pour des motifs politiques. Toute personne appelant à un tel boycott peut faire l’objet de poursuites et être frappé d’une amende.
« Bien que ses partisans allèguent le contraire, cette loi est une tentative flagrante de museler la dissidence et le travail de campagne pacifiques en attaquant le droit à la liberté d’expression, que tous les gouvernements se doivent de respecter, a indiqué Philip Luther, directeur adjoint du Programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International.
La commune de Molembeek suivrait-elle le mauvais élève Israël en ce qui concerne la question du boycott ?
En tous cas, nous serons nombreux ce  jeudi 28 juillet à 11h00 à la sortie du métro Comte de Flandre pour soutenir la campagne Boycott Désinvestissement Sanction.
Chacune de nos actions se veut pacifique. Nous portons nos tee-shirts verts (sur lesquels figure l’inscription “Boycott Israël/Palestine Vivra”), nous distribuons nos tracts en parlant aux gens, tout se fait dans le calme, nous ne constituons certainement pas une menace pour la sécurité.
Ces actions vont perdurer jusqu’à ce qu’Israël se conforme aux résolutions des Nations Unies et respecte les droits internationaux et humanitaires.

Contact presse : 0486/703.215

10 juillet à Paris


La police franco-israélienne est intervenue en nombre et brutalement samedi à l’Hôtel de Ville de Paris, en début d’après-midi, et a arrêté une grosse centaine des sympathisants de la cause palestinienne qui tenaient un rassemblement pacifique devant l’établissement.

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