Hommage à Hassan El Bouharrouti


Messieurs et Mesdames les Journalistes,

Je vous prie de trouver la lettre pamphlétaire (bas du courriel) de Monsieur Rudi Barnet, en réaction à l’article scandaleux paru sur Skynet et le Vif l’Express d’un pseudo-journaliste,  Hassan El Bouharrouti, du “collectif des associations belgo-marocaines”
“Bienvenue en Palestine: utiliser des mineurs d’âge est un “acte irresponsable””.

L’article de Hassan El Bouharrouti a bien sûr été relayé sur des sites de propagande israélienne (… du pain bénit: ils n’en sont pas à un mensonge près).
Notez aussi que le “collectif des associations belgo-marocaines” dont fait partie ce Monsieur est totalement inconnu de toutes les personnes s’y connaissant peu ou prou dans le domaine de l’associatif marocain en Belgique, y compris des journalistes crédibles.

Bien à vous,
Mireille Péromet

L’article d’Hassan El Bouharrouti:

Israël expulse 23 militants pro-Palestiniens, 58 toujours détenus ( Belga)
L’utilisation de mineurs d’âge dans la mission « Bienvenue en Palestine » est un « acte irresponsable », déclare jeudi le président du Collectif des associations belgo-marocaines (CABM)**, Hassan El Bouharrouti, contacté par l’Agence Belga. Le CABM dit condamner « avec la plus grande fermeté » l’utilisation de cinq mineurs d’âge belges au sein de la mission de solidarité avec le peuple palestinien du 8 juillet dernier.
« 
Je suis révolté. Cette mission a entraîné des enfants dans un acte suicidaire », estime Hassan El Bouharrouti, confiant que sa propre fille de 17 ans y a pris part, sous l’influence de sa mère. « Je remercie Israël d’avoir renvoyé ces enfants-là en Belgique », ajoute-t-il. Qualifiant cette mission d' »opération antisémite suicidaire », le Collectif estime que « les mineurs n’auraient jamais dû être exposés à quelque risque que ce soit en prenant part à une mission qui s’inscrit clairement dans la provocation et la confrontation avec l’Etat d’Israël ». Il dénonce également la nature de la mission, qui « ne sert aucunement la cause palestinienne », mais qui « contribue en revanche à alimenter l’antisémitisme au sein de la communauté belgo-marocaine ». « Il faut sensibiliser autrement », estime Hassan El Bouharrouti. Selon lui, « il y a d’autres problèmes à combattre en Belgique, comme par exemple le racisme ». Le CABM accuse par ailleurs les autorités belges de « laxisme » pour ne pas avoir empêché le départ de ces mineurs vers Israël, alors que le Collectif les avait pourtant prévenues. (PVO)

**Notez aussi que le CABM est totalement inconnu de toutes les personnes s’y connaissant peu ou prou dans le domaine de l’associatif marocain en Belgique, y compris des journalistes crédibles.


Minister of Hasbara Office

A Hassan El Bouharrouti
Président du CABM
(Collectif des Associations belgo-marocaines)

Cher Collaborateur,

Toutes mes félicitations pour votre action en faveur du sionisme!
C’est avec le plus grand plaisir que nous avons appris votre intervention dans la presse belge, au nom de l’ensemble des Marocains du pays, pour stigmatiser cette honteuse opération « Bienvenue en Palestine ».
Comme vous l’avez remarqué, nous avons immédiatement relayé vos propos dans nos offices de propagande web et dans la presse d’Israël.
Votre intervention a été une belle surprise pour nos services!

D’autre part, votre action nous a également permis d’occulter la décision du tribunal de Tel-Aviv condamnant notre Ministère de l’Intérieur pour l’illégalité de l’interdiction d’entrée du territoire à des militants déclarant se rendre dans les territoires palestiniens occupés.
Bravo pour votre collaboration!

Il me faut aussi vous féliciter pour votre  amour filial. En effet, bien que vous n’ayez plus de relations avec votre fille de 18 ans depuis de nombreuses années, vous avez tenu à la protéger de l’endoctrinement de ces soi-disant pacifistes.
Je ne peux qu’appuyer votre action : ce n’est pas le rôle des femmes de réfléchir et de faire de la politique  (cette déviance est malheureusement une des plaies de l’ère moderne)… Et surtout pas à une gamine de 18 ans!

Merci aussi d’avoir stigmatisé cette opération qui vise, je reprend vos termes, à « cultiver la haine et l’antisémitisme ».
C’est avec plaisir que je constate que vous êtes en symbiose avec Israël et que pour vous, également, il est fondamental d’accuser d’antisémitisme tous ceux qui veulent s’opposer à notre politique et à nos pratiques.
Je ne doute pas que la communauté marocaine de Belgique, dont vous êtes le représentant éminent, continuera de vous appuyer et de vous encourager dans votre courageuse démarche.

Enfin, j’ai le plaisir de vous annoncer que lors de la prochaine visite de Mr Lieberman, notre Ministre des Affaires Etrangères, en Belgique (séance de travail avec Mr Dewinter), il aura le plaisir de vous remettre la « Croix du Mérite de la Hasbara ».

En espérant que notre collaboration n’ira qu’en s’amplifiant dans la guerre que nous menons contre les opposants au sionisme!

Avec ma solidarité

RB

Des militants pro-palestiniens refoulés dans plusieurs aéroports européens


MONDE | vendredi 8 juillet 2011 à 8h57
anniebannie : on devrait leur rendre la pareille; après tout à tous ces criminels de guerre qui déferlent chez nous

Des militants de l’association « Bienvenue en Palestine » ont été refoulés ce vendredi matin dans différents aéroports européens sur ordre direct du gouvernement israélien. Ils devaient embarquer à destination de Tel-Aviv depuis Zaventem, Roissy ou encore Cointrin en Suisse.

Une soixantaine de personnes environ devait embarquer de l’aéroport de Bruxelles sur un vol SwissAir, trois d’entre elles (des Français) ont été refoulées. Elles ont été retirées du vol par ordre du ministère de l’Intérieur israélien, selon la compagnie aérienne qui n’a pas souhaité faire d’autres commentaires. A Roissy, neuf personnes se sont aussi vues exclure d’un vol de la compagnie hongroise Malev parce que leurs noms figuraient sur la liste que le gouvernement israëlien a envoyé aux compagnies aériennes. Cette liste dressée par les services secrets israëliens comporte plus de 300 noms de personnes indésirables à Israël. Ce vendredi matin 50 personnes occupaient pacifiquement un des terminaux de la Lufthansa à Roissy pour protester contre ces méthodes de « collabos » des compagnies aériennes.

Durant la nuit Israël a refoulé vers les Etats-Unis, deux militantes américaines venues par avion dès leur arrivée. Les deux femmes devaient initialement participer à la flottille bloquée en Grèce, qui cherche à forcer symboliquement le blocus maritime de Gaza.

Israël avait prévenu

Les militants européens de l’association « Bienvenue en Palestine » devaient initialement faire partie d’une mission internationale. Ils répondaient à l’appel d’une quinzaine d’organisations palestiniennes à les rejoindre pour dénoncer le blocus imposé par Israël sur le territoire palestinien, notamment en Cisjordanie. Plus de 500 personnes étaient attendues à Tel-Aviv ce vendredi.

Le ministre israélien de la Sécurité publique Yitzhak Aharonovitch avait annoncé ce mardi que les militants pro-palestiniens qui envisagaient d’affluer ce vendredi à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv seraient expulsés dès leur arrivée. « Ces hooligans qui essayent de violer nos lois ne seront pas autorisés à entrer dans le pays et seront immédiatement renvoyés dans leur pays », avait-il déclaré.

En Israël, d’importantes forces de police ont été déployées pour le rassemblement pro-palestinien. Un dispositif que les médias israëliens ont critiqué pour son ampleur.

Israël était sur les dents depuis l’annonce de l’arrivée de militants pro-palestiniens à Tel Aviv après avoir réussi à tenir en échec une tentative de forcer symboliquement le blocus maritime de Gaza.

J.D. avec Françoise Nice et Belga/AFP

Collaboration des compagnies aériennes avec les services secrets israéliens


Un peu partout en Europe ce matin, la protestation se développe contre la scandaleuse collaboration des compagnies aériennes avec les services secrets israéliens, pour empêcher les participants de la mission BienvenuePalestine de prendre leurs avions.

Ces compagnies fonctionnent avec une „liste noire” qui leur a été fournie par la police israélienne. Y figurent de „dangereux agitateurs” âgés de 9 ans pour la plus jeune voyageuse, de 85 ans pour le plus âgé.

A Genève, nos camarades exigent de la compagnie Easyjet qu‚elle justifie, par écrit, son refus d‚embarquer des passagers tous munis de leurs billets et passeports valides.

Faites connaître la réalité de la collaboration européenne avec le gouvernement israélien. Diffusez ce message et la vidéo qui va avec.

http://www.europalestine.com/spip.php?article6295

Pourquoi l’Occident ne vole pas au secours des Libyens


Par Marie Kostrz | Rue89 | 23/02/2011 | 12H34

Pétrole, lutte contre l’immigration et l’islamisme… Kadhafi exploite les limites de la diplomatie des droits de l’homme. Explicateur.
Berlusconi, Sarkozy, Medvedev, Obama, Ban Ki-Moon et Kadhafi, le 10 juillet 2009 au G8 de L'Aquila (Tony Gentile/Reuters).

Depuis lundi, une avalanche de condamnations officielles s’abat sur le régime libyen. Pourtant, les puissances occidentales n’ont aucune emprise sur le cours des événements. Et ne cherchent pas forcément à en avoir.

Selon Hasni Abidi, directeur du Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (Cernam) à Genève et spécialiste de la Libye, certains actes commis par le régime ces derniers jours peuvent pourtant être qualifiés de crimes de guerre.

Au moins cinq éléments expliquent les atermoiements des pays occidentaux.
1La rente pétrolière a muselé les pays importateurs
La Libye, quatrième producteur en Afrique, dispose des plus importantes réserves de pétrole du continent. Elle exporte 85% de son or noir vers l’Europe occidentale. Premier client, l’Italie, dont 22% de ses importations proviennent du pays nord-africain.

Selon Bertrand Badie, spécialiste des relations internationales et professeur à Sciences-Po, cette forte dépendance explique l’inertie des puissances occidentales :

« Le marché pétrolier est extrêmement tendu actuellement. La situation est suffisamment critique pour que les Etats exercent eux-mêmes une autocensure sans que Kadhafi ne les menace de fermer le robinet de brut. »

Depuis la fin de l’embargo sur la Libye déclaré en 1999, Kadhafi a attisé la compétition entre les puissances occidentales gourmandes en pétrole. Le Guide a abandonné ses habits de terroriste et ouvert ses exploitations pétrolières aux pays étrangers. Le régime est alors devenu fréquentable aux yeux des Occidentaux. L’Italie, la France, l’Allemagne et surtout la Grande-Bretagne ont sauté sur l’occasion.

Le régime jouit ainsi d’une manne financière colossale. Il encaisse chaque année 35 milliards de dollars. Une opulence dont s’est servi Kadhafi pour asservir la communauté internationale, selon Hasni Abidi :

« Il a mis en place une politique d’arrosage visant à faire taire toute contestation au niveau national, mais aussi international : il a financé des groupes d’amitié franco-libyens par exemple.

L’Italie et l’Allemagne forment la police libyenne, car le régime paye cash. Les pays étrangers se retrouvent prisonniers de cette relation avec le pouvoir. »

Selon Bertrand Badie, la situation libyenne actuelle montre que la mondialisation a permis à n’importe quel pays de se doter de moyens de pression :

« Dans un contexte d’interdépendance croissante, les puissances sont condamnées à la prudence : chaque Etat a une influence grâce à sa capacité de déstabilisation. »

2La Libye, un verrou contre l’immigration…
Depuis plusieurs années, la Libye a été érigée en rempart contre les flux migratoires. Elle empêche les centaines de milliers de migrants d’Afrique sub-saharienne de rejoindre les côtes européennes de la Méditerranée. Bertrand Badie précise :

« La possibilité que le verrou libyen saute est une grande angoisse, quasiment obsessionnelle, de l’Occident. »

Cela inquiète particulièrement l’Italie : le pays craint un nouvel afflux massif d’immigrés, après l’arrivée à Lampedusa de plusieurs milliers de Tunisiens suite à la chute de Ben Ali.
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… et contre l’islamisme
Autre peur : l’islamisme. Les puissances étrangères se sont aussi accommodées d’une dictature ferme envers ses partisans, très présents dans le Sahel et à l’Ouest de la Libye. Elles ménagent ainsi un régime qui a maté la contestation islamiste.

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Instabilité tribale et absence d’opposition
Dans son discours-fleuve prononcé mardi, Kadhafi a brandi la menace tribale :

« Aucune tribu ne peut en dominer une autre et nous plongerons dans la guerre civile. »

L’organisation particulière de la Libye, structurée autour de grandes tribus alliées à Kadhafi, est également prise en compte par les puissances étrangères. Certaines viennent de prendre leurs distances avec le régime. La Warfalla, allié historique de Kadhafi et pilier du régime, a ainsi condamné lundi la répression.

Contrairement aux autres pays arabes, comme la Tunisie ou l’Algérie, le pays n’a pas de mouvements d’opposition, de diaspora active constituant un contre-pouvoir indirect. Hasni Abidi regrette :

« La Libye est le seul pays qui n’a de compte à rendre à personne. »

Dans ce contexte, les pays étrangers observent prudemment l’évolution des alliances tribales. Une source diplomatique française détaille :

« Les Occidentaux maîtrisent très peu la structure et les rapports inter-tribus. Ils attendent d’en savoir un peu plus avant d’agir, car ils ne connaissent pas vraiment les forces en présence.

Sur qui exactement s’appuyer en Libye ? Est-ce une révolution contre Kadhafi ou le fait d’une tribu qui cherche à s’imposer sur les autres ? Si oui, laquelle et quel est son projet politique ? »

5Les expatriés pris au piège
Kadhafi a choisi de combattre les protestataires « jusqu’à la dernière goutte de sang ». Des paroles qui obligent les pays étrangers à la plus grande prudence.

Selon notre source diplomatique, la France ne tentera rien tant que ses 750 ressortissants présents sur le sol libyen n’auront pas été évacués. L’imprévisibilité de Kadhafi, son passé terroriste et les menaces brandies lors de son discours inquiètent :

« En cas d’agression, on ne sait pas de quoi Khadafi est capable, ni quelles sont exactement ses capacités militaires ou ses alliances dans la région. Dans la mesure où il est prêt à sacrifier son propre peuple, on ne sait pas jusqu’où il peut aller et ce n’est pas pour rassurer les Occidentaux. »

Les pays limitrophes, cantonnés dans un rôle inférieur par Kadhafi, s’inquiètent aussi du sort de leurs ressortissants en cas d’intervention étrangère. D’après les sources officielles de chaque pays, il y aurait entre 50 000 et 80 000 Tunisiens et environ 1,5 million d’Egyptiens en Libye.

Et les Tunisiens ont été formellement accusés par le régime de fournir de la drogue aux contestataires. La Tunisie essaye donc de faire comprendre à la France qu’elle ne souhaite pas d’intervention qui risquerait de mettre en danger ses citoyens.

Avec l’exemple libyen, un constat s’impose. La diplomatie des droits de l’homme, qui a eu le vent en poupe après la chute du mur de Berlin, est aujourd’hui délaissée. Les interventions humanitaires et le rétablissement des droits de l’homme en cas d’agression sont aujourd’hui des actions qui ne mobilisent plus la communauté internationale. Bertrand Badie conclut :

« Ce type de diplomatie n’est utilisé que quand ça nous arrange et il a en plus montré ses faiblesses. Aujourd’hui, plus personne ne croit sincèrement en elle. »

Comment se débarrasser de Kadhafi, par Baudry.

Mis à jour le 23/02/11 à 13h40. Les islamistes sont présents dans le Sahel et à l’Ouest de la Libye.

Photo et illustration : Berlusconi, Sarkozy, Medvedev, Obama, Ban Ki-Moon et Kadhafi, le 10 juillet 2009 au G8 de L’Aquila (Tony Gentile/Reuters) ; dessin de Baudry.

source

Entendons la supplique des Libyens


BAUDOUIN LOOS

lundi 21 février 2011, 06:44

Cela continue. Les révolutions tunisienne et égyptienne, comme on le pressentait, ont galvanisé les autres peuples arabes. Qui, dans le désordre et sans coordination, lèvent les uns après les autres l’étendard de la contestation pour hurler « Dégage ! » à leur tyran.

Et presque partout, on retrouve les mêmes caractéristiques proprement incroyables : pas de chefs pour mener les révoltes, même pas d’islamistes pour les enflammer au nom d’Allah ; juste des mots d’ordre simples, clairs, humains. « Plus de chaînes », « Nous voulons vivre libres », « Rendez-nous notre dignité », « Voleurs, videz vos poches et partez »…

La Libye est donc entrée à son tour dans le cœur du cyclone « Justice » . Le pouvoir, le clan Kadhafi, réagit avec toute la brutalité sanguinaire dont on le sait capable. Les morts tombent par centaines dans un huis clos des plus sinistres. Lui, en outre, risque d’utiliser des armes belges pour tirer sur les foules désarmées…

L’Occident, dans le paradigme libyen comme juste avant en Tunisie puis en Egypte, est pris en flagrant délit de complaisance complice avec le régime dictatorial. Encore une fois pour des raisons très égoïstes : le « guide » libyen, sous ses abords fantasques voire loufoques, sait faire valoir les intérêts bien comptés de chacun.

Voilà comment décrire le marché tacite conclu avec les Européens, vu de la tente de Kadhafi : « Je vous débarrasse de la menace islamiste, je vous préserve d’une immigration clandestine africaine massive ; et, vous, de votre côté, vous achetez mon pétrole, vous investissez chez moi, vous me laissez investir chez vous et, dernier détail, vous vous accommodez de mes méthodes internes sans broncher. »

L’Italien Berlusconi a signé le « deal » avec entrain. Les autres Européens ont suivi, plus discrètement et non sans un fond de mauvaise conscience vu les états de service du « partenaire »…

Le cynisme de la « realpolitik » doit pourtant avoir des limites, celles que la morale impose. A ceux qui l’auraient oublié, les Libyens sont en train de le dire, désespérément, sous les balles de leurs bourreaux. Entendrons-nous leur supplique ?

Tunisie: PS et Verts condamnent la répression, le gouvernement français embarrassé


Alors que les affrontements ont fait plusieurs dizaines de morts, Bruno Le Maire dit n’avoir «pas à qualifier le régime tunisien» et Frédéric Mitterrand juge «tout à fait exagéré» de parler de «dictature».

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Par LIBÉRATION.FR

Des femmes le 10 janvier à  Sidi Bouzid

Des femmes le 10 janvier à Sidi Bouzid (© AFP Fethi Belaid)

 

Les voilà qui se refusent à jouer les redresseurs de torts alors que les affrontements entre manifestants et policiers ont fait au moins 20 morts en Tunisie, selon l’opposition. «Avant de juger un gouvernement étranger, mieux vaut bien connaître la situation sur le terrain et savoir exactement pour quelles raisons telle ou telle décision a été prise», se justifie Bruno Le Maire, ce mardi sur Canal+. Décidément très prudent, le ministre de l’Agriculture estime n’avoir «pas à qualifier le régime tunisien» et va même jusqu’à tenter de réhabiliter Zine El Abidine Ben Ali, complètement dépassé par la crise qui traverse son pays. Un président «souvent mal jugé», qui a «fait beaucoup de choses».

Dimanche sur la même chaîne, c’était Frédéric Mitterrand qui, sur la même chaîne, trouvait «tout à fait exagéré» de décrire le régime de Ben Ali en «dictature univoque». «En Tunisie, la condition des femmes est tout à fait remarquable, vante-t-il. Il y a une opposition politique mais qui ne s’exprime pas comme elle pourrait s’exprimer en Europe.»

«Tirer sur la foule» est la «pire réponse qui soit»

Entre complaisance, silence gêné et appels pudiques à l’apaisement, les politiques français cherchent encore leurs marques face au président tunisien, qui a longtemps bénéficié d’une certaine bienveillance de Paris. Pourtant, le tournant extrêmement violent des derniers jours a conduit, notamment la gauche, à hausser le ton.

Ainsi, le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a «solennellement» condamné la réponse au mouvement social, estimant que «tirer sur la foule» constituait la «pire qui soit». Président du groupe d’amitié France-Tunisie au Sénat, le socialiste Jean-Pierre Sueur a fait part de son «émotion» face à la multiplication des victimes. Si «les autorités tunisiennes ont dit « comprendre »» les «aspirations» de la jeunesse, il la juge «incompatible avec une répression violente et dont les conséquences sont tragiques».

Bertrand Delanoë, lui, préfère, selon son entourage, «manifester son soutien au peuple tunisien non pas par des déclarations mais par des contacts utiles avec les uns et les autres, et en tenant le même langage à tous». Le maire de Paris, qui est né en Tunisie et se rend souvent dans sa maison de Bizerte, dans le nord du pays, «se tient en contact régulier avec des acteurs très divers de la société tunisienne, acteurs politiques, syndicaux et associatifs» et a ainsi contacté, lundi, le président de la ligue tunisienne des droits de l’Homme, toujours selon ses proches.

«Silence coupable» de l’Europe et de la France

Du côté du Quai d’Orsay, on s’est contenté, lundi, de «déplorer les violences, qui ont fait des victimes,» et d’«appeler à l’apaisement». «Seul le dialogue» permettra de surmonter les problèmes économiques et sociaux, ajoute le porte-parole du ministère, Bernard Valero. Qui, dans sa déclaration, n’a repris que le bilan communiqué par les autorités tunisiennes – 14 morts à Thala et Kasserine, quand l’opposition parle d’au moins 20 morts -. Sur les détentions de blogueurs tunisiens, il dit n’avoir «pas d’information précise à ce stade».

Europe Ecologie-Les Verts, associé à un parti non autorisé, Tunisie Verte, a, pour sa part, dénoncé le «silence coupable» de l’Europe et de la France: «Les propos du porte-parole du quai d’Orsay appelant à l’apaisement sont déconnectés de la réalité de la dictature tunisienne», écrivent les deux formations dans un communiqué commun.

source

Londres va renoncer à la compétence internationale pour le plaisir « d’Israël  »



Leila Mazboudi
04/11/2010 Comme prévu : la Grande Bretagne a fléchi sous les pressions et décidé d’amender une loi permettant de poursuivre sur son sol des étrangers pour crimes de guerre. Le tout pour le plaisir d’“Israël”. Ce remaniement attendu de la part des Britanniques, vu que les Belges et les Espagnols avaient été contraints à l’opérer ultérieurement, a été exprimé par le chef de la diplomatie britannique William Hague en visite en Palestine occupée. 

Selon les médias israéliens, le ministre israélien pour les Services secrets, Dan Meridor, a récemment annulé une visite en Grande-Bretagne à la suite d’informations selon lesquelles il aurait fait l’objet d’une plainte pour son rôle dans l’attaque sanglante le 31 mai par la marine israélienne d’une flottille internationale qui voulait briser le blocus de Gaza, au cours de laquelle neuf activistes turcs ont été tués. D’autres responsables israéliens ont également évité de se rendre à la capitale britannique, depuis la guerre contre la Bande de Gaza “Plomb durci”, vu qu’il étaient poursuivis par la justice pour crimes de guerre, depuis que le juge onusien Goldstone a conclu à une telle accusation.

Ce jeudi, le mouvement de résistance palestinien Hamas a critiqué la décision britannique: “Nous dénonçons la volonté du gouvernement britannique de limiter les compétences de la justice britannique de poursuivre les criminels de guerre sionistes qui violent les lois internationales en Palestine occupée« , a-t-il indiqué dans un communiqué. « Le gouvernement britannique se soumet ainsi aux pressions sionistes et contredit ses propres positions qui appellent à défendre les droits de l’Homme et à juger les criminels de guerre« , ajoute le communiqué du Hamas qui a demandé à Londres de « revoir sa décision« .

Pour sa part, le quotidien londonien arabophone, Al-Quds Al-Arabi, a qualifié cette décision britannique de “soumission désolante au chantage israélien”. Selon le rédacteur en chef du journal, Abdel Bari Atouane, le projet de loi que le ministre britannique s’est engagé à présenter au Conseil des Communes, dès son retour, porte atteinte aux traditions britanniques attachées aux droits de l’homme, et une menace à l’indépendance de la justice britannique. Il rappelle à cet égard le refus des ex-Premiers ministres, John Major et Tony Blair de tout amendement au motif qu’ils ne peuvent interférer dans la justice de leur pays, et ce sous les pressions de l’Arabie Saoudite qui voulait que Londres lui livre deux opposants installés chez elle. Or, estime-t-il, l’actuel Premier ministre David Cameron, ainsi que son chef de la diplomatie et six autres de ses ministres font partie de l’Association de l’amitié israélo-britannique et sont par conséquent des fidèles amis de l’entité sioniste. Atouane perçoit dès lors des tentatives de faire prévaloir le intérêts d’Israël qui violent sans cesse le droit internationale au dépens des valeurs défendues par la Grande Bretagne

À noter que Madrid avait elle aussi limité la compétence de sa justice après Plomb durci, pour empêcher ses tribunaux saisis contre les crimes de guerres commis par les militaires israéliens contre les Palestiniens de la Bande de Gaza, où plus de 1300 palestiniens, dont la plupart des civils avaient été tués.

Alors que Bruxelles avait été contrainte à un tel renoncement à la fin des années 90, lorsque des Palestiniens ont tenté de saisir ses tribunaux contre l’ex-Premier ministre israélien Ariel Sharon, pour les crimes de guerre qu’il a commis dans les camps palestiniens de Sabra et Shatila en 1982.

Constat désolant au fil de ces concessions : Israël dénude l’Europe de ses valeurs républicaines et des droits de l’homme.

http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=160970&language=fr

Manifestation à Gand à l’occasion du sommet des Ministres de la Défense de l’UE



Start: 23/09/2010 – 19:00

Ce sommet européen se déroule à Gand du 22 au 24 septembre. Le jeudi 23 septembre en soirée, nous manifesterons contre la politique guerrière de l’Europe.

Stop à la politique guerrière de l’Europe.

Stop à la guerre en Afghanistan
Pas de militarisation de l’Europe
Pas d’armes nucléaires en Europe

Gand (‘Zuid’) 23 Septembre 2010 à 19h
Accrochez votre drapeau de paix / drapeau noir durant cette semaine

Plus d’info:

Stop à la politique guerrière de l’Europe (plate-forme)

Tous à Bruxelles



21 septembre 2010

source : FGTB, le 9 septembre 2010

Le 29 septembre 2010 prenez part à l’euro-manifestation de Bruxelles.

La crise financière a plongé l’Europe dans la pire situation que nous ayons eu à connaître depuis les années 1930. 23 millions de chômeurs en Europe, des millions de citoyens européens qui sont fragilisés, précarisés et une tension sociale qui grandit un peu partout. Face à cette situation, la seule réponse des gouvernements européens est d’adopter des mesures d’austérité qui vont également affecter la solidarité sociale et la croissance.

Les syndicats européens ne veulent pas de ces mesures d’austérité et manifesteront pour demander des plans de relance en faveur des emplois de qualité. Les syndicats européens veulent une Europe plus sociale et plus solidaire, en particulier pour les jeunes, les retraités et les femmes. Les syndicats européens réclameront également une véritable croissance durable.

– Parce que les mesures d’austérité risquent de conduire l’Europe vers la récession et d’augmenter le chômage.
– Parce que cette crise n’est pas la nôtre, l’addition doit être payée par les banques et par les spéculateurs et non par les travailleurs.
– Parce que nous voulons une Europe plus sociale et plus solidaire.
– Parce que nous voulons une véritable croissance durable.
Contre l’Europe de l’austérité et de la précarité.
Pour l’Europe de l’emploi, de la justice sociale et de la solidarité.

PLAN DU PARCOURS

Départ – departure :
Gare du Midi – South Station, Bld Jamar (1000 Bruxelles)

11h30 – 12h30 : Rencontre des leaders syndicaux avec la presse
Union leaders to meet the press
(CGSLB, Bld Poincaré 72-74 – Bruxelles 1070)

12h00 – 12h45 : Composition du cortège
Process line-up

13h00 : Départ du cortège
Departure of the demonstration

Arrivée – arrival :
Esplanade du Cinquantenaire

15h00 : Animation musicale
Music animation

15h15 : Discours des leaders syndicaux
Speeches by the union leaders
Animation musicale
Music animation

16h00 : Fin de la manifestation
End of demonstration

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Pour plus de détails vous pouvez consulter :

L’affiche de l’Euro-Manifestation

Le tract de l’Euro-Manifestation

Le plan et l’intinéraire de l’Euro-Manifestation

Moi aussi, je boycotte


Fin connaisseur en matière de « races » et de racisme, Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur vient de déclarer au lobby israélien que les « actions et les appels au boycott des produits israéliens constituent un crime d’incitation à la discrimination raciale ». (sic). Fin connaisseur, disions-nous à l’instant, car Hortefeux a été lui-même récemment condamné pour injure raciale par le tribunal de Paris, après ses propos sur les Arabes : »quand il y en un ça va, c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes ».

Voici ce que l’on trouve, à propos de Hortefeux, sous la plume de Serge Golan, sur le site sioniste hamodia :

 » No 135 , Communauté Israël

Cette fois, la prise de position est officielle et sans ambigüité : le boycott des produits israéliens constitue un « crime », dénoncé voilà quelques jours par le ministre français de l’Intérieur, Brice Hortefeux. Une déclaration qui tranche avec le silence prudent observé par les autorités françaises depuis le lancement en janvier 2009 de la campagne de manifestations contre les magasins de grande surface distribuant des produits israéliens et « casher ».

« Vous avez attiré mon attention sur l’importance de sanctionner les agissements du Collectif BDS [Boycott, désinvestissement, sanctions] en raison des agissement de certains de ses membres dans les magasins d’alimentation, rappelle ainsi Brice Hortefeux dans un courrier adressé au Centre Simon Wiesenthal. Tout comme vous, je considère que ces actions et les appels au boycott des produits israéliens constituent un crime d’incitation à la discrimination raciale ».

Basé aux Etats-Unis, le Centre Wiesenthal s’était en effet inquiété de la multiplication des actions de commandos boycotteurs. Filmées et diffusées sur Internet, elles mettent chaque fois en scène des groupes d’une trentaine de militants envahissant un supermarché pour en vider les rayons des tomates, avocats, fleurs et autres produits israéliens ou supposés tels. Des mises au bûcher symboliques des produits israéliens destinées à intimider la clientèle et à dissuader les grandes surfaces de commercer avec « les criminels israéliens ».

Reste que la brèche juridique permettant de « coincer » ces boycotteurs est très étroite. Ceux-ci prennent en effet bien garde de ne commettre aucun dégât, s’abritant derrière le discours antisioniste pour réfuter toute accusation d’antisémitisme.

Très engagé dans la dénonciation de cette campagne, le BNCVA (Bureau de vigilance et de lutte contre l’antisémitisme) réussit cependant parfois à traîner certains des responsables du Collectif BDS devant les tribunaux. Le 13 septembre prochain, cinq militants pro-palestiniens comparaîtront ainsi devant le tribunal correctionnel de Mulhouse (Haut-Rhin) pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence » pour avoir participé en septembre 2009 à une « action coup de poing » contre un magasin Carrefour du département.

Lorsque les faits sont avérés, la justice française n’hésite d’ailleurs pas à sévir : en témoignent les 1 000 euros d’amende infligés en février dernier par un juge bordelais à une boycotteuse qui avait apposé un autocollant « Boycott Apartheid Israël » sur des jus de fruit provenant de l’Etat hébreu dans une grande surface de Mérignac (Gironde). » http://www.hamodia.fr/article.php ?id=1347

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