L’Etat islamique vu par Vice : commentaire d’un reportage inédit


Camille Polloni | Journaliste Rue89

Cet été, le site américain Vice a diffusé un reportage viral au cœur du groupe terroriste de l’Etat islamique en Syrie. Nous avons demandé à David Thomson, journaliste spécialiste des djihadistes, de l’analyser.

Le site américain Vice est connu pour ses vidéos-choc dans les endroits les plus dangereux du monde. Cet été, le site a diffusé un reportage découpé en cinq épisodes de dix minutes chacun, au cœur de l’Etat islamique en Syrie.

Le reporter de Vice, Medyan Dairieh (DR)

Réalisé par Medyan Dairieh, un journaliste palestinien habitué aux terrains difficiles, le film connaît une grande notoriété dans le monde entier. Le visionner met assez mal à l’aise.

D’un côté, il représente un véritable exploit, en filmant au plus près du groupe terroriste le plus terrifiant du moment – et qui vient de décapiter le journaliste américain James Foley. De l’autre, l’absence de distance entre l’auteur et son sujet fait débat. Il faut dire que pour pouvoir tourner à Racca, il a dû accepter d’être cornaqué en permanence par des combattants de l’Etat islamique, sans réelle liberté de mouvement.

Le journaliste David Thomson (DR)

Nous avons montré l’intégralité du reportage au journaliste David Thomson, à la fois pour recueillir ses impressions sur le discours véhiculé par Vice et ses réflexions sur la progression de l’Etat islamique en Syrie et en Irak.

Reporter à RFI, il a écrit un livre sur les djihadistes français qui partent en Syrie (« Les Français jihadistes », mars 2014, éd. Les Arènes). Quand il travaillait en Tunisie, entre 2011 et 2013, il a aussi réalisé un documentaire sur le groupe salafiste Ansar Al Charia.

Son parti-pris est assez proche de celui de Vice : lorsqu’il parle des djihadistes, il n’émet pas de jugement mais s’astreint à un traitement très factuel. Grâce à cette attitude, il a développé des relations privilégiées avec des combattants habituellement réticents à recevoir la presse. Comme pour d’autres sujets, la confiance joue à plein :

« Quand ils savent qu’il y aura un traitement objectif, qui ne colporte pas de rumeurs, qui tient compte des gens et de leurs codes, ils acceptent. Pour Ansar Al Charia, le pacte de départ était que je ne prenais contact qu’avec eux. Je n’ai pas de contact avec des sources policières ni judiciaires, je ne collabore pas avec les autorités. »

Chacun des cinq épisodes est disponible en intégralité ici.

Les jihadistes de l’EIIL, engagés en Irak et en Syrie, annoncent un « califat »


Publié le 29 juin 2014 à 21h19

Bagdad (AFP)

Les jihadistes de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), qui ont conquis de larges pans de territoires en Syrie et en Irak, ont annoncé dimanche l’établissement d’un « califat islamique » faisant fi des frontières.

Sur le terrain, l’armée irakienne menait sa plus grande contre-offensive au nord de Bagdad pour tenter de reprendre les régions prises par les insurgés sunnites lors de leur offensive fulgurante lancée le 9 juin, notamment la ville de Tikrit.

Dans un enregistrement audio diffusé sur internet, l’EIIL, qui se fait désormais appeler « Etat islamique » pour supprimer toute référence géographique, a désigné son chef Abou Bakr Al-Baghdadi comme « calife » et donc « chef des musulmans partout » dans le monde.

l’article ici

Déclaration du Comité des juifs bagdadis de Ramat-Gan


Bay Area Mizrahi

Déclaration du 14 septembre 2012 – 27 Elul 5772

(PNG)

Deux Juifs Irakiens lors de leur arrivée dans l’État Sioniste en 1950


  • A) – Nous remercions très sincèrement le gouvernement israélien de nous avoir confirmé notre statut de réfugiés après une rapide évaluation, de 62 ans, de nos documents.
  • B) – Nous demandons que les juifs ashkénazes (juifs d’Europe centrale et orientale) soient également reconnus comme réfugiés, de sorte qu’ils n’envisageront pas d’envoyer chez nous les courtois officiers de l’unité Oz chargée de l’application de la loi sur l’immigration.
  • C) – Nous cherchons à exiger l’indemnisation de nos biens et avoirs perdus auprès du gouvernement iraquien – PAS de l’Autorité palestinienne – et nous n’accepterons pas l’option que cette indemnisation de nos biens se fasse au détriment de l’indemnisation de biens perdus par d’autres (à savoir les réfugiés palestiniens) ou que ladite indemnisation soit transférée à des organismes qui ne nous représentent pas (à savoir le gouvernement israélien).
  • D) – Nous demandons la mise en place d’une commission d’enquête pour examiner :
    • 1) – si, et par quels moyens, des négociations ont été menées en 1950 entre le Premier ministre israélien, David Ben-Gourion, et le Premier ministre iraquien, Nuri as-Said, et si Ben-Gourion a informé Said qu’il était autorisé à prendre possession des biens et avoirs des juifs iraquiens s’il acceptait de les envoyer en Israël ;
    • 2) – qui a ordonné le bombardement de la synagogue Masouda Shem-Tov à Bagdad, et si le Mossad israélien et/ou ses agents ont été impliqués ; s’il est établi que Ben-Gourion a effectivement mené des négociations sur le sort des biens et avoirs des Iraquiens juifs en 1950, et ordonné au Mossad de bombarder la synagogue de la communauté afin de précipiter notre fuite d’Iraq, alors nous intenterons une action devant un tribunal international en demandant la moitié de la somme globale de l’indemnisation pour notre statut de réfugiés au gouvernement iraquien, et l’autre moitié au gouvernement israélien.
  • E) – Meilleurs vœux d’heureuse nouvelle année, une année de paix et de prospérité, une année de tranquillité et de fécondité.

Le Comité des juifs bagdadis de Ramat Gan (banlieue de Tel Aviv)

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=12655
14 septembre 2012 – 27 Elul 5772 – Bay Area Mizrahi – Traduction : Info-Palestine.net/JPP

Les crieurs publics du Ramadan se font de plus en plus rares en Irak


OLJ/AFP | 12/08/2012
L'un des derniers mousaheratis de Bagdad en plein action le 1 août 2012. AHMAD AL-RUBAYE
L’un des derniers mousaheratis de Bagdad en plein action le 1 août 2012. AHMAD AL-RUBAYE AFP
RAMADAN « Autrefois, chaque rue avait son propre mousaherati, qui avait son propre tambour ».

Frappant sur un petit tambour en arpentant les rues de Samarra au petit matin, Luay Sabbah crie « S’hour! S’hour! ». Ce crieur chargé de réveiller son voisinage exerce une pratique de plus en plus rare en Irak.

Le jeune homme d’une vingtaine d’années, comme les autres crieurs publics du ramadan, réveille ses voisins pour le premier repas, appelé « s’hour », qui précède la prière de l’aube et le jeûne diurne pendant ce mois sacré pour les musulmans.

Mais ils ne sont plus très nombreux à pratiquer ce réveil public, vêtus de la dishdasha traditionelle, sorte de chemise à manches longues, généralement blanche, descendant jusqu’aux chevilles. La faute au progrès techologique, et aux mesures de sécurité mises en oeuvre après l’invasion américaine de 2003 qui a détrôné le dictateur Saddam Hussein.

Les autorités imposent un couvre-feu de 1 à 4 heures du matin dans les villes les plus importantes du pays. C’est le cas à Samarra aussi, à 110 km de Bagdad. Mais pour le ramadan, la règle s’assouplit afin de permettre à Sabbah, le crieur public ou musaheratis en arabe irakien, et à ses confrères, de sortir à l’aube dans la ville.

« Les mousaheratis ont presque complètement disparu. Il n’y en a plus que quelques-uns, et encore, ils ne travaillent pas tous les jours, » dit Sabbah, qui a repris la fonction que son père a exercée pendant dix-huit ans, jusqu’à sa mort en 2008.

A la fin du Ramadan, pour la fête du Fitr, les mousaheratis font le tour des maisonnées qu’ils ont réveillées, et acceptent des étrennes pour leur travail.

Mais les sommes récoltées sont maigres, alors les mousaheratis ont aussi un travail à l’année: Sabbah, par exemple, vend de l’huile de cuisine.

« Autrefois, chaque rue avait son propre mousaherati, qui avait son propre tambour, » se souvient Abou Jassim, un retraité assis chez un épicier de Bagdad.

« Parfois leurs voix se mêlaient, parce qu’ils étaient très nombreux. Les enfants les accueillaient avec des cris de joie, mais aujourd’hui, la peur et l’insécurité les tiennent à l’écart. »

Après l’invasion de l’Irak, des dizaines de milliers de personnes ont trouvé la mort dans une spirale de violences confessionelles qui a culminé entre 2006 et 2008.

La sécurité s’est améliorée depuis, mais les attaques sont encore nombreuses et le pays a connu un regain de violence depuis le début du ramadan – soixante-neuf personnes ont été tuées les premiers jours d’août.

Couvre-feu, murs anti-explosion et check-points ont été mis en place pour lutter contre ces violences, mais ils rendent les déplacements difficiles.

A Baqouba, capitale de l’une des provinces les plus dangereuses d’Irak, Diyala, Ahmed Abbas, un crieur de 27 ans, a dû demander une autorisation aux autorités locales, et ne peut déambuler que « dans les zones stables. »

Baqouba, qui comptait une soixantaine de mousaheratis l’an dernier, en a moitié moins en raison de l’insécurité et des restrictions pesant sur les déplacements, selon un membre d’un conseil local, qui préfère rester anonyme.

A Mossoul, l’une des villes les plus violentes d’Irak, et dans sa province de Ninive, il n’y a plus du tout de mousaheratis, selon les responsables religieux.

Selon un résident de Mossoul, ouvrier en bâtiment, Mukhlis Jarallah, « de vastes quartiers se réveillaient au son des cris d’un vieux grand-père. » Mais, ajoute-t-il, « l’invasion a mis fin aux mousaherati. »

source

« Les guerres ont décrédibilisé les USA »


Entretien : J-P. Du.

Mis en ligne le 17/12/2011

« La combinaison des conflits d’Irak et d’Afghanistan a déstabilisé le potentiel militaire américain ainsi que la crédibilité internationale des Etats-Unis. En conséquence, leur capacité d’action s’est amoindrie. » Entretien avec Amine Ait-Chaalal Professeur de relations internationales (UCL)Directeur du centre d’études des crises et conflits internationaux (Cecri)
Le bilan de l’intervention américaine en Irak est-il plus positif que négatif ?Il y a eu des éléments positifs. C’est d’abord et avant tout la chute d’une dictature. Ensuite, et de manière paradoxale, le conflit en Irak a établi le caractère illusoire d’imposer une issue politique par la force. La démocratie ne s’impose pas par les armes. Les projets des néoconservateurs ont été remis dans les bibliothèques des idéologues. Il y a d’autre part nombre d’aspects qui sont beaucoup plus négatifs. Le bilan humain est d’abord dramatique. Plus de 4 000 soldats tués en Irak du côté américain. Il faut y ajouter des dizaines de milliers de blessés, ainsi qu’un taux de suicide particulièrement élevé. Et pour tout ce qui relève du “post traumatic stress disorder”, une notion qu’on connaît bien depuis la guerre du Vietnam, on peut estimer que 300 000 soldats ont été atteints par ce syndrome. Le bilan financier est aussi terriblement négatif. Plus de 800 milliards de dollars ont été consacrés pour cette guerre par le budget américain et pour le résultat obtenu, c’est cher payé. Son impact sur l’instabilité économique qu’on connaît est lié à ces dépenses.Et du côté irakien ?

Les chiffres sont plus difficiles à établir, mais on estime à 600 000 le nombre de victimes irakiennes, auxquelles il faut ajouter plusieurs millions de personnes déplacées à l’intérieur ou à l’extérieur du pays.

L’image des Etats-Unis n’a-t-elle pas été dégradée ?

Si. Les images d’Abou Ghraib comme celles de Guantanamo ont beaucoup affecté la crédibilité américaine sur la scène internationale. Dès 2002, Barack Obama avait pris position de manière virulente contre le lancement de cette guerre, alors qu’il existait un consensus favorable à l’intervention. Je voudrais aussi insister sur la perte de temps qu’a occasionnée cette intervention sur le dossier israélo-palestinien, aujourd’hui en perdition. Or, pour l’avenir de la région et la stabilité mondiale, on ne peut que le déplorer.

Est-ce qu’aujourd’hui l’Irak est stabilisé ?

Les informations dont on dispose sur les attentats et les violences ne donnent pas l’impression que la stabilisation soit un processus engagé. Au contraire, cette guerre a avivé un certain nombre de fractures dans la société irakienne.

Cette intervention, et ses échecs, vont-ils amener les Etats-Unis à se désengager du statut de “gendarme du monde” ?

C’est un statut qu’ils n’ont jamais revendiqué de manière officielle. Ceci étant dit, si on prend la situation qui était celle du début de l’année 2001, à l’arrivée de Bush, et celle prévalant 10 ans plus tard, la combinaison des guerres d’Irak et d’Afghanistan a déstabilisé le potentiel militaire américain ainsi que la crédibilité internationale des Etats-Unis. Et donc la capacité d’action des Etats-Unis s’est amoindrie. Pendant ce temps-là, le reste du monde a évolué, un certain nombre de puissances ont émergé, et la position des Etats-Unis s’est affaiblie malgré les tentatives de l’administration actuelle en termes internes et internationaux.

Source

L’armée US dit adieu à l’Irak (The Independent)


Robert FISK

Photo : des soldats US quittent l’Irak en traversant la frontière avec le Koweit. Environ 50.000 troupes vont rester pour former l’armée irakienne.

Lorsqu’on envahit un pays, il y a toujours un premier soldat – tout comme il y a toujours un dernier.

Le premier homme à la tête de la première unité de la première colonne de l’armée d’invasion américaine à fouler la place Fardous dans le centre de Bagdad en 2003 fut le caporal David Breeze du 3ème bataillon, 4ème régiment des Marines. Pour cela, évidemment, il me fit remarquer qu’il n’était pas du tout un soldat. Les Marines ne sont pas des soldats. Ce sont des Marines. Mais ça faisait deux mois qu’il n’avait pas parlé à sa maman alors – inévitablement – je lui ai proposé mon téléphone par satellite pour appeler chez lui dans le Michigan. Tous les journalistes savent qu’on obtient une bonne histoire à raconter si on prête son téléphone à un soldat en guerre.

« Salut ! » a hurlé le caporal Breeze. « Je suis à Bagdad. J’appelle pour dire « salut, je vous aime, je vais bien. Je vous aime. » La guerre sera finie dans quelques jours. On se verra bientôt. » Oui, ils disaient tous ça, que la guerre sera bientôt finie. Ils n’ont pas consulté les Irakiens sur cette agréable perspective. Les premiers kamikazes – un policier dans une voiture et deux femmes dans une voiture – avaient déjà frappé les américains le long de l’autoroute qui mène à Bagdad. Des centaines d’autres allaient suivre. Des centaines d’autres suivront encore.

Alors il ne faut pas se laisser berner par le spectacle à la frontière koweïtienne de ces dernières heures, le départ des dernières troupes de « combat » de l’Irak deux semaines avant la date prévue. Ni par les cris infantiles de « on a gagné » de ces soldats adolescents dont certains n’avaient que 12 ans lorsque George W. Bush envoya son armée dans cette aventure catastrophique. Ils laissent derrière eux 50.0000 hommes et femmes – un tiers de la force d’occupation US – qui seront attaqués et qui devront encore se battre contre l’insurrection.

Certes, ils sont sur place officiellement pour former les hommes en armes et les miliciens et les plus pauvres parmi les pauvres qui ont rejoint l’armée irakienne, dont le propre commandant pense qu’elle sera incapable de défendre le pays jusqu’en 2020. Mais le pays sera toujours sous occupation – car il est évident qu’un des « intérêts américains » qu’il leur faudra défendre est celui de leur propre présence – avec les milliers de mercenaires armées et indisciplinés, occidentaux et orientaux, qui se frayent un chemin à coups de feu pour protéger nos précieux diplomates et hommes d’affaires occidentaux. Alors dites-le à voix haute et intelligible : nous ne partons pas.

Au lieu, les millions d’Américains qui sont passés par l’Irak ont apporté la plaie. Depuis l’Afghanistan – pour qui ils ont eu le même intérêt après 2001 qu’ils auront l’année prochaine lorsqu’ils commenceront à « quitter » le pays – ils ont apporté Al Qaeda. Ils ont apporté la guerre civile. Ils ont apporté la corruption à grande échelle. Ils ont marqué Abou Ghraib du sceau de la torture et ont fait de cette prison une digne héritière du régime de Saddam Hussein – non sans avoir au préalable marqué du sceau de la torture celle de Bagram et toutes les autres prisons clandestines en Afghanistan. Ils ont introduit le sectarisme dans un pays qui, malgré toute la brutalité et la corruption du régime de Saddam Hussein, avait néanmoins imposé une unité entre Sunnites et Chiites.

Et parce que les Chiites allaient inévitablement diriger cette nouvelle « démocratie », les soldats américains ont donné à l’Iran la victoire qu’il n’a pas pu obtenir dans la terrible guerre de 1980-1988 contre Saddam Hussein. Les hommes qui ont jadis attaqué l’ambassade américaine au Koweit – des hommes qui étaient alliés aux kamikazes qui ont fait sauter la base militaire US à Beyrouth en 1983 – aujourd’hui participent au pouvoir en Irak. Hier, les Dawas étaient des « terroristes ». Aujourd’hui, ce sont des « démocrates ». C’est drôle comment nous avons oublié les 241 soldats américains qui sont morts dans l’aventure libanaise. Le caporal David Breeze devait avoir deux ou trois ans à l’époque.

Ma la folie continue. Le désastre américain en Irak a infecté la Jordanie voisine avec Al Qaeda – l’attentat contre un hôtel à Amman – et puis le Liban de nouveau. L’arrivée des hommes armés du Fatah al-Islam dans le camp palestinien de Nahr al-Bared dans le nord du Liban – leur guerre de 34 jours contre l’armée libanaise – et les innombrables civils tués furent le résultat direct du soulèvement sunnite en Irak. Al Qaeda est arrivé au Liban. Puis l’Irak sous occupation américaine a réinfecté l’Afghanistan où les kamikazes ont transformé les farouches guerriers américains en poules mouillées.

Peu importe, car à présent ils sont en train de réécrire l’histoire. Prés d’un million d’irakiens sont morts et Tony Blair s’en fiche royalement car ils n’apportent rien aux généreux émoluments qu’il touche. Pas plus que la plupart des soldats américains. Ils sont venus. Ils ont vu. Ils ont été vaincus. Et maintenant ils disent qu’ils ont gagné. Les arabes, qui survivent avec 6 heures d’électricité par jour dans un pays exsangue, doivent vraiment rêver à d’autres victoires comme celle-ci.

Robert Fisk

Hier et aujourd’hui

3.000 : c’est nombre de civils irakiens tués l’année dernière. C’est moins que le dixième des 34.500 tués en 2007 mais indique les dangers auxquels les irakiens doivent faire face au quotidien.

200 : nombre d’Irakiens connus encore détenus par les Etats-Unis – une fraction des 26.000 détenus dans les prisons militaires il y a trois ans.

15,5 : nombre d’heures par jour en moyenne d’électricité à Bagdad, soit une amélioration notable par rapport aux six heures il y a trois ans mais encore inférieur aux 24 heures que connaissaient les villes irakiennes avant l’invasion.

SOURCE
http://www.independent.co.uk/opinio…

Traduction VD pour le Grand Soir
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