Irak: dommages collatéraux


Video absolument horrible où on voit notamment les soldats étasuniens abattre un blessé armé de sa seule caméra et détruire la camionnette qui venait à son secours.

Ahmed Matar


Voici quelques détails sur ce poète irakien contemporain trouvés en fouillant dans ce forum (chercher Numidya )

« Ahmed Matar est un poète irakien originaire d’un petit village appelé « tanouma » du coté de chat-al-arab à Bassora.

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Il a commencé à écrire de la poésie dès l’âge de 14ans, il écrit des poèmes romantiques jusqu’à ce qu’il devienne un peu plus conscient des débats politiques dans son pays, ce qui lui vaut d’être pourchassé par les autorités irakiennes sans relâche jusqu’à ce qu’il quitte contraint son pays d’origine pour rejoindre le Koweït.

A 25 ans Il travaille comme rédacteur dans le service culturel du journal Koweitien « al qabass ». Il s’y consacre à la rédaction de ses poèmes et travaille aux cotés de Naji ali (fameux caricaturiste palestinien) et y trouve son bonheur!
Encore une fois, l’ardeur du langage de ses poèmes, ainsi que la sévérité de ses critiques adressés aux dirigeants arabes, lui vaut l’exil à différents endroits, sauf que cette fois-ci il n’est pas seul mais accompagné de son ami Ali chassé comme lui du Koweît.
Depuis 1986 Ahmed est installé à Londres où il continue de vivre seul après la mort de son compagnon de lutte face à l’oppression de l’expression et l’injustice sous toutes ces formes, dans le monde arabe et ailleurs!

Ses lafitates sont des recommandations à l’intention des lecteurs arabes pour qu’ils se révoltent contre le silence!  »

Vous trouverez un choix abondant de ses poèmes dans ce forum

et la traduction en français de oui, je suis un terroriste ici

Muntadar al-Zaidi condamné à trois ans de prison


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Muntadar al-Zaidi a été condamné à trois ans de prison pour avoir lancé ses chaussures contre George Bush.
Les avocats de la défense ont estimé que la condamnation était dure et ils iront en appel.

L’envoyé de la BBC qui se trouvait à la séance du tribunal ce jeudi a dit que la famille et les partisans de Zaidi étaient arrivés au tribunal comptant qu’il serait libéré.

Quand le juge lui a demandé s’il était innocent ou coupable, Zaidi a répondu « je suis innocent. Ce que j’ai fait était une réaction normale à l’occupation ».

Après les derniers arguments de la défense, le public a été prié de quitter la salle. Les juges ont délibéré pendant 15 minutes et quand l’assistance a appris la sentence, certains proches ont commencé à pleurer et à crier des insultes contre les juges. Les cris disaient « C’est un tribunal américain » « Zaidi est un héros » « A bas le président Bush » et « Allah est grand ».

Source : la BBC

Tariq Aziz – Entretien avec Ziad Aziz, fils de l’ancien ministre des Affaires étrangères d’Irak


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«Mon père doit enfin être reconnu comme prisonnier de guerre»

Le président des USA, Barack Obama est obligé de tenir ses promesses faites lors de son élection et de ne pas livrer Tariq Aziz au régime irakien

Un entretien avec Ziad Aziz, fils de l’ancien ministre des Affaires étrangères d’Irak

Le 15 février, l’ancien ministre des ­Affaires étrangères d’Irak, Tariq Aziz, doit être livré aux autorités irakiennes par les troupes américaines d’occupation en Irak, bien qu’il soit menacé d’être exécuté après un procès-spectacle illégal. Et c’est à peine si quelqu’un proteste en Occident.

Alors que beaucoup de médias occidentaux dénaturent la vérité de façon pénétrante et que l’on ne parle plus que des «succès» de la politique des Etats-Unis en Irak, la réalité dans ce pays maltraité est tout à fait différente. Des violations de la loi et des violations graves des droits de l’homme sous les yeux des forces d’occupation – encouragées et commises par elles – sont à l’ordre du jour.

Le cas de Tariq Aziz est exemplaire du destin de beaucoup d’autres.
Mais il est toujours possible d’y mettre fin et d’empêcher d’autres injustices sans fin. Un comportement digne de l’Etat de droit et respectant le droit international humanitaire, envers l’ancien ministre des Affaires étrangères et ses co-détenus, en représenterait un premier pas.

C’est pour cette raison que le nouveau président des Etats-Unis, Barack Obama, est obligé de tenir ses promesses faites lors de son élection et de traiter tous les détenus dans des prisons des USA à l’extérieur des Etats-Unis d’après les principes de l’Etat de droit.

L’entretien suivant avec le fils du prisonnier gravement malade le prouve de façon impressionnante.

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1417

Le procès du lanceur de chaussures sur Bush s’ouvre jeudi


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AFP

Le journaliste irakien Mountazer al-Zaïdi, célèbre dans le monde entier pour avoir lancé ses chaussures sur le président américain George W. Bush, devait plaider la « liberté d’expression » jeudi à l’ouverture de son procès à Bagdad.
C’est devant la Cour criminelle centrale d’Irak, compétente pour les affaires de terrorisme et située dans la « zone verte », le secteur ultra-protégé de la capitale irakienne, que sera jugé le jeune journaliste de la chaîne de télévision al-Baghdadiya.

A 30 ans, Mountazer al-Zaïdi, qui risque 15 ans de prison pour « agression contre un chef d’Etat étranger », a été porté aux nues pour son geste dans le monde arabe. « Nous exigeons l’annulation de la procédure et sa libération », a déclaré à l’AFP Dhiaa al-Saadi, qui dirige l’équipe de défense du jeune homme, composée de 25 avocats. « Il ne faisait que protester contre l’occupation », a-t-il ajouté.

Le 14 décembre 2008, en plein milieu d’une conférence de presse de George W. Bush et du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, Mountazer al-Zaïdi s’était brusquement levé, avait crié « c’est le baiser de l’adieu, espèce de chien », puis lancé ses chaussures sur M. Bush, sans l’atteindre. Ce dernier avait promptement esquivé les projectiles. Des journalistes irakiens avaient maîtrisé leur collègue jusqu’à l’arrivée des services secrets irakiens et américains. Selon l’article 223 du code pénal irakien, ce geste pourrait lui coûter de 5 à 15 ans de prison si le qualificatif « d’agression caractérisée » est retenu. Mais le tribunal peut estimer qu’il s’agit seulement d’une « tentative d’agression », punie d’un à cinq ans de prison.

Pour Me. Saadi, l’acte du journaliste ne s’apparente pas à une tentative d’assassinat, « car une chaussure n’est pas un instrument pour tuer. Il voulait juste l’insulter ». « Ce qui s’est passé est en contravention avec l’article 223, parce qu’il ne faisait que s’exprimer et protester contre l’occupation. L’article concerne les visites officielles en temps normal, or le pays est sous occupation, et le journaliste voulait exprimer son opinion », insiste l’avocat.

Des collègues de Mountazer al-Zaïdi, qui ont requis l’anonymat, ont estimé qu’il ne devrait pas être puni. « Il ne voulait pas dire au revoir à Bush de manière conventionnelle, alors, il lui a dit au revoir à sa manière », affirme l’un d’entre eux. « J’ai l’impression que ce qu’il a fait, était en quelque sorte un geste patriotique, pour soulager le chagrin des veuves et des orphelins », ajoute un autre. « Mountazer al-Zaïdi est quelqu’un de tranquille, de respectueux, d’éduqué et de professionnel. Il ne mérite pas d’être condamné et ne devrait pas être jugé », estime-t-il. Les images du lancer de chaussures étaient passées en boucle sur les télévisions du monde arabe, où beaucoup ont qualifié le journaliste de héros.

Son frère aîné a indiqué à l’AFP que Mountazer n’entendait pas « demander pardon ». Une polémique avait éclaté après son arrestation sur des actes de torture dont il aurait été victime en détention. Le juge d’instruction, Dhiaa al-Kenani, avait qualifié ces allégations de « mensonges ». Le procès était initialement prévu le 31 décembre, mais avait été ajourné au dernier moment. Quant aux chaussures, elles ont été détruites par les services de sécurité lors d’analyses visant à s’assurer qu’elles ne contenaient pas d’explosifs

L’hommage à Muntazar Zaydî


Depuis qu’il a envoyé ses chaussures à la tête du terroriste
américain Bush, en signe d’adieu de l’Irak, le journaliste Muntazar
Zaydî est devenu le héros national dans le monde arabe. Partout, des
manifestations, des rassemblements de soutien, des articles, des
hommages, dont celui-ci, en toute modestie.

Muntazar Zaydî a relevé la tête des masses arabes, qui se sont vues
toutes entières en train de lancer leurs chaussures sur la tête de ce
criminel. Certains journalistes, voulant paraître professionnels,
modernistes, occidentalisés, font la moue. Ils auraient été d’accord
si…. D’autres responsables politiques, se haussant au-dessus des
masses, essaient d’en parler avec détachement, comme s’il s’agissait
d’un acte banal, pour montrer à leurs maîtres, américains, occidentaux
en général, qu’ils ne sont pas comme ces foules excitées, qu’ils
réfléchissent, qu’ils savent analyser, à tête froide.

Moi, je l’avoue, j’ai adoré le geste, et j’ai souhaité que les
chaussures touchent ce criminel en plein front. J’ai même souhaité que
les chaussures aient plus d’effet que de simples coups. Et je suis
certaine que des milliers et des milliers d’Arabes, et d’autres, comme
Hugo Chavez, par exemple, auraient voulu la même chose. Peu nous
importe qu’il soit journaliste, que ce geste soit professionnel ou
pas, mais le geste est symbolique. Il résume la situation.

Mais nos sentiments indiquent notre frustration, aussi. Jusqu’à quand
allons-nous applaudir les héros et ne pas les imiter ? Jusqu’à quand
allons-nous faire la surenchère pour de simples gestes, mais
significatifs, sans pouvoir oser faire de même ?

L’hommage, le véritable hommage par lequel on pourrait célébrer le geste de Muntazar
Zaydî, c’est de faire la même chose, c’est d’oser frapper l’ennemi,
oser se lever devant lui, oser lui cracher à la face notre haine, oser
l’affronter. Nous en sommes capables car nous le désirons si fort,
mais jusqu’à quand allons-nous continuer à vivre, par procuration, des
gestes héroïques comme celui-là ?

Des jeux internet sont parus, pour que nous puissions nous défouler,
battre Bush avec une, deux, trois chaussures. La première idée qui
nous traverse l’esprit c’est : qui veut nous aider à nous défouler ?
Quoi de plus simple que de lancer des chaussures fictives sur une tête
fictive et faire passer notre rage ? Qui a intérêt à nous faire
ravaler notre énergie dans des jeux vidéos ???

C’est toute la question. Saurons-nous nous lever comme Muntazar Zaydî
et affronter le véritable ennemi ??? Et ne pas, ne plus nous contenter
de vivre ces moments décisifs, par procuration ??

Rim
16 décembre 2008
source: liste assawra

L’homme qui a accueilli Bush en grandes pompes à Bagdad


(Cet homme) est justement célébré par la résistance mondiale.

Mountazer al-Zaïdi, correspondant de la télé irakienne Al-Baghdadia, est en passe de devenir un héros dans le monde arabe.

Voir et revoir la vidéo, la rediffuser partout, en attendant celle de Sarko…

« L’homme qui a accueilli Bush en grandes pompes à Bagdad »

Qui est l’homme qui a lancé une, puis deux chaussures sur George W.Bush, dimanche, lors de la conférence de presse que le président des Etats-Unis donnait, en compagnie du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki?

Première réponse: un type plutôt chanceux. Il a pris le risque d’être descendu dans la seconde par les agents du Secret Service, chargés de la protection du président, mais ceux-ci, en professionnels extrêmement bien formés, ont eu le flair de ne pas tirer.

Deuxième réponse: l’homme est un journaliste, qui a fait le choix de sortir de son rôle de journaliste. Il s’appelle Mountazer al-Zaïdi, (voir sa photo ici), il est le correspondant de la télé sunnite irakienne Al-Baghdadia, basée au Caire.

Alors que le président américain pronostiquait une victoire proche, le journaliste a hurlé: « Voici un cadeau des Irakiens. C’est le baiser de l’adieu, espèce de chien! » Et lui a lancé dessus ses chaussures, l’une après l’autre, en continuant de crier:

« De la part des veuves, des orphelins, et de tous ceux qui ont été tués en Irak! »

Le président américain a esquivé les chaussures. Il a ensuite plaisanté:

« Tout ce que je peux vous dire, c’est que c’était du 43. »

Le geste, plutôt inhabituel, est d’une force symbolique extrême, d’autant plus qu’il est associé à l’insulte suprême dans le monde arabe: « chien ». Immédiatement embarqué par les agents de sécurité, Mountazer al-Zaidï est actuellement entre les mains de la police irakienne.

La chaîne irakienne pour laquelle il travaille a immédiatement réagi. Sur une vidéo postée sur son site Internet, AlBaghdadia réclame la libération de son envoyé spécial au nom de la démocratie et de la liberté d’expression promises par les Américains et le nouveau régime:
« N’importe quelle mesure prise contre lui rappellerait ce qui se passait sous la dictature de Saddam Hussein: la violence, les arrestations arbitraires et le temps des fosses communes. Nous demandons à nos confrères des autres médias de nous soutenir en réclamant sa libération. »

En Irak, Mountazer al-Zaïdi est déjà en passe de devenir un héros. Ses anciens confrères rappellent qu’il a été détenu par des miliciens chiites l’année dernière et sur le site de la chaîne irakienne, les commentaires de soutien affluent. Un internaute, Nouri Al-Abidi, le remercie de toutes ses forces:

« Que soit bénie la mère qui t’a portée, tu es un héros, tu nous a redonné de la fierté, nous sommes tous avec toi! »

Dr Nehal évoque « l’un des moments les plus heureux’ qu’il lui ait été donné de vivre. Bonheur partagé par Mahamed80:

« Très cher Mountazer, tu n’étais qu’un inconnu…mais en quelques minutes, tu as fais ce que n’importe quel autre arabe rêve de faire depuis des années sans pouvoir le faire. »

Sur le site, un grand bandeau rouge appelle à sa remise en liberté.

20081215bushchaussure

Après l’incident, Bush a rejoint par hélicoptère Camp Victory, pour remercier les troupes américaines et vanter la conduite récente de la guerre qui restera, dit-il « l’un des plus grands succès de l’histoire militaire des Etats-Unis »:

« L’Irak où nous sommes aujourd’hui est beaucoup plus libre, beaucoup plus sûr et bien meilleur que celui que nous avions trouvé il y a huit ans. »

Source