Soutien aux grévistes de la faim en face de la prison d’Ofer; les militants ont été vaporisés au poivre dans la figure (alors qu’ils sont inactifs) et aspergés d’eau sale (l’eau du camion).
PCHR du 19 au 25 mai 2011
Pendant cette semaine du 19 au 25 mai :
- un civil palestinien a été tué par les FOI près de la frontière à l’intérieur de la bande de Gaza :
- un Palestinien a été blessé dans l’est de Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza ;
- 2 garçons palestiniens souffrent de graves brûlures à la suite de l’explosion d’une grenade fumigène laissée par les FOI à Hébron ;
- les FOI ont continué de prendre pour cibles les agriculteurs palestiniens dans les zones frontalières à l’intérieur de la bande de Gaza :
- ils ont tiré sur des agriculteurs palestiniens à deux occasions, aucune victime n’a été signalée ;
- les FOI ont continué d’user de la force contre les manifestations non violentes en Cisjordanie :
- 2 manifestants, dont un international, ont été blessés ;
- 11 manifestants ont été arrêtés, dont 10 militants israéliens et un international ;
- les FOI ont conduit 38 incursions dans les communautés palestiniennes en Cisjordanie :
- elles ont arrêté 15 Palestiniens dont 4 mineurs ;
- parmi ces personnes arrêtées, il y a la mère de Sheikh Saleh Al-Arouri qui est exilé en Syrie ;
- les FOI ont poursuivi la colonisation et les colons leurs agressions en Cisjordanie :
- les colons israéliens ont provoqué de graves dommages à une maison palestinienne, au sud-ouest de Bethléhem ;
- 70 oliviers à proximité de la colonie Qidoumim, au nord-est de Qalqilya, ont été arrachés ;
- 3 militantes palestiniennes ont été attaquées au check-point de Zaatara, au sud de Naplouse ;
- Israël a maintenu un siège total sur la bande de Gaza et renforcé le siège sur la Cisjordanie :
- les FOI ont arrêté au moins 3 Palestiniens sur les check-points militaires en Cisjordanie.
Extraits :
Vendredi 20 mai
1 h 30, les FOI entrent dans Bir Zeit, au nord de Ramallah ; dans Azzoun, à l’est de Qalqilya où elles patrouillent dans les rues, pénètrent dans de nombreuses maisons à l’intérieur desquelles elles balancent des bombes sonores. Elles arrêtent 4 Palestiniens, dont 2 mineurs :
- Sameh Mahmoud Hussein, 17 ans ;
- Ahmed Ali Rashed Radwan, 17 ans ;
- Mohammed Imad Mohammed Radwan, 19 ans, et
- Amr Mohammed Abu Haneyeh, 18 ans.
En outre, elles confisquent deux fusils de chasse chez Udai Samir Hassan Salim et Mohammed Imad Radwan.
La mère de Mohammed Radwa, arrêté par l’occupant, a déclaré ce qui suit au PCHR :
« Vers 3 h, le vendredi 20 mai 2011, un grand nombre de soldats de l’occupation israélienne ont pris d’assaut la maison voisine de mon beau-frère. Les soldats ont crié à travers leurs mégaphones et ont lancé des bombes assourdissantes sur la porte de la maison. Ils ont obligé les habitants à sortir. Ils cherchaient mon fils, Mohammed, dont le nom est le même que celui de son cousin. Les soldats ont constaté que le fils de mon beau-frère, dont le nom est Mohammed, n’était pas la personne qu’ils recherchaient. Alors ils sont laissé la maison de mon beau-frère et sont venus directement chez nous. Ils ont lancé des bombes assourdissantes et nous ont donné deux minutes pour sortir. Je suis sortie avec mon fils et ma petite fille. Ils sont entrés dans la maison et près d’un quart-d’heure plus tard, un officier des renseignements israéliens m’a fait appeler à l’intérieur. J’ai vu alors que la maison était toute endommagée. L’officier m’a demandé : « Où est votre fils Mohammed ? » J’ai répondu : « Je ne sais pas« . Il me dit de l’appeler immédiatement et de lui dire de venir. J’ai appelé Mohammed mais il n’a pas répondu. L’officier dit alors : « S’il n’arrive pas, nous le tuerons et vous ramènerons son corps« . Ils avaient des chiens et ma petite fille était effrayée, elle criait tout le temps. Ils sont partis de la maison et se sont dirigés vers la maison de mon beau-frère où mon fils était en train de dormir. Ils sont montés dans les étages. Ils ont vandalisé la maison et arrêté Mohammed. Son oncle m’a dit qu’ils l’avaient saisi par le cou, le frappant contre le mur et lui cassant la tête contre le mur. Quand ils sont partis avec mon fils, je l’ai entendu qui disait : « Je veux dire au revoir à ma maman » et l’officier a dit : « Tu viens juste de t’apercevoir que tu as une maman ?« . Nous lui avons alors donné une veste et dit au revoir. Je suis allée examiner ma maison qui avait été durement endommagée. Ils ont démoli les placards, les lits, les fenêtres, les portes, les éviers, les sièges dans le salon, la cuisine et tout ce qu’il y avait dans la maison. Ils ont aussi confisqué un fusil de chasse qui servait à mon fils Mohammed ».
[…]
Crimes causés par les objets abandonnés par l’armée israélienne
Les FOI continuent de laisser des objets dans les zones habitées et agricoles et à proximité. Conséquence, 2 enfants palestiniens souffrent de graves brûlures, ils ont été blessés vendredi matin, 20 mai, quand une grenade fumigène laissée là par les FOI a explosé, dans le sud-est d’Hébron.
D’après les informations recueillies par le PCHR, il est environ 8 h, le vendredi 20 mai. Eid Mohammed Daajneh et Mohammed Yousef Hassan Daajneth, tous deux 15 ans, rassemblent leurs moutons dans le secteur de Wad al-Bad, à près de 800 mètres à l’est du village (al-Bweib), dans l’extrême nord-est de Yatta, une ville au sud d’Hébron. Eid trouve un objet bizarre, un tube en métal enrobé d’étain avec une couverture noire sur un bord. Le garçon enlève l’étain et aussitôt, une intense fumée blanche se répand. Le garçon jette le tube à terre et essaie de fuir la zone avec son ami. Les deux garçons sont complètement paniqués. Cependant, la fumée qui monte a touché leurs corps et leur a provoqué des brûlures sur tout le corps. Leurs vêtements et de leurs chaussures sont brûlés en partie. Ils quittent rapidement la zone en appelant au secours leurs proches, les brûlures continuant de se propager sur leurs corps et leur peau continuant de fondre.
Selon les informations et observations recueillies par le PCHR et selon l’examen médical passé par les deux garçons, ils souffrent de brûlures au premier et deuxième degré :
- Eid Mohammed Daajneh souffre de brûlures au premier et deuxième degré sous l’œil droit, au front, à la tempe droite, à la main droite et aux doigts, au bras droit, au genou gauche, à la cheville droite et de brûlures au premier degré à la main gauche et aux doigts.
- Mohammed Yousef Hassan Daajneh souffre de brûlures au premier et deuxième degré aux doigts de la main gauche et porte des traces de carbone noir autour des brûlures aux doigts de la main gauche, à la cheville gauche et des brûlures de deuxième degré à la cheville droite.
Jihad Khalil Hassan Daajneh, 35 ans, berger, dit avoir vu les deux garçons courir vers lui en criant de douleur et de panique. Il était à près de 60 mètres d’eux. Il a essayé de donner les premiers soins en faisant couler de l’eau sur les parties brûlées. Il a appelé au téléphone pour avoir une voiture qui les a emmenés à l’hôpital Abu al-Hassan al-Qasem, à Yatta, où ils ont reçus les premiers soins. En raison de leur état sérieux et de l’impossibilité de connaître la nature de leurs brûlures, la coordination a été faite via le Bureau palestinien de liaison avec la police palestinienne, pour obtenir une équipe médicale de l’armée israélienne. L’équipe médicale israélienne est arrivée, avec des soldats, au carrefour de Zif, un village à l’est de Yatta. Ils ont diagnostiqué les blessures et donné un premier traitement pour les deux garçons.
Les experts israéliens en explosifs ont interrogé les deux garçons à propos de leurs blessures et de la forme et de la nature de l’objet qui avait provoqué ces blessures. Ils ont montré aux deux garçons des échantillons de munitions utilisées par les FOI et les garçons ont reconnu l’objet. L’équipe médicale a assuré les soins élémentaires aux garçons, mais elle a refusé de les transférer dans un hôpital israélien spécialisé dans ce genre de traitements pour éviter d’assumer la responsabilité de ce crime. Les deux garçons ont été emmenés en ambulance au Croissant-Rouge de l’hôpital public d’Hébron pour y être soigné.
La chaîne de télévision israélienne, Channel 10, a affirmé que les FOI étaient responsables pour l’objet qui avait provoqué les blessures aux garçons. La chaîne a déclaré : « Les deux Daajneh ont été blessés alors qu’ils jouaient près de leur village, par un objet qui fait partie des munitions utilisées par les FDI (forces de défense israéliennes) et abandonné sur les lieux lors d’un raid des FDI dans le secteur ».
Selon des témoins et des observations faites sur le terrain, des membres de la famille Daajneh ont trouvé aussi un objet similaire le dimanche après-midi, 22 mai, alors qu’ils rassemblaient leurs moutons dans le secteur. La police israélienne a été informée et est arrivée sur les lieux. Elle a fermé la zone et fait exploser l’objet, explosion qui a fait un grand bruit. Une fumée blanche s’est dégagée de l’objet sur près de 40 mètres.
Il convient de noter que les mines terrestres et les restes militaires abandonnés par les FOI provoquent de grandes souffrances aux Palestiniens et aux bergers dans les secteurs ruraux, de nomades et éloignés, où il y a des activités des colonies ou qui sont proches de sites utilisées par l’armée pour l’entraînement, spécialement à Yatta et à Bani Na’im, au sud et sud-est d’Hébron, à al-Khan al-Ahmar, à l’est de Jérusalem, et au sud et au nord dans la vallée jordanienne à Jéricho. Des centaines de Palestiniens ont été tués ou blessés avec ces vestiges de l’armée israélienne.
[…]
Colonisation et agressions des colons contre les Palestiniens et leurs biens
La colonisation se poursuit dans les TPO en violation du droit international.
Les colons continuent d’agresser les Palestiniens et leurs biens et notamment à proximité des colonies Gush Etzion et Efrat, au sud-ouest de Bethléhem. Une vieille maison appartenant à Mohammed Saleh Abu Sawi, du village d’Artas, au sud de Bethléhem, a été attaquée et endommagée par un groupe de colons qui se sont installés près des terres de la famille.
Selon l’enquête du PCHR, le dimanche matin, 22 mai, des membres de la famille d’Abu Sawi se dirigeaient vers leurs terres et leur vieille maison dans le secteur de Khelet Ikhleil, à l’est des colonies précitées et du bureau de ce que l’on appelle, l’Administration civile israélienne, pour aller travailler sur leurs terres, comme d’habitude. Arrivés, ils ont été choqués de voir que la terrasse de la maison avait été complètement démolie ; une agression qui ne peut venir que des colons israéliens, puisque la situation des terrains ne permet pas à n’importe quel Palestinien d’y accéder, sauf aux propriétaires des terres qui peuvent passer après avoir été fouillés et montré leurs cartes d’identité. La maison n’est qu’à 200 mètres de la clôture de la colonie et du bureau de l’Administration civile israélienne, une zone militaire entourée de miradors et de caméras de surveillance.
La famille d’Abu Sawi indique que l’attaque comprend la destruction de la terrasse de la maison construite dans les années cinquante du siècle dernier. La maison consiste en 4 pièces aux murs de pierres et des plafonds en bois et métal. En outre, il y a un puits près de la maison. La famille déclare :
« Ce n’est pas la première fois que nos biens sont attaqués par les colons et les FOI, en plus, les colons israéliens ont l’habitude de jeter des cadavres de chiens par-dessus le mur. »
Ils soulignent que les FOI ont fait fermer l’entrée qui mène à la terre par l’Administration civile il y a trois ans, en conséquence de quoi, ils sont obligés d’arrêter leur voiture très loin de la maison et de se rendre sur leurs terres à pied. Leur voiture a été attaquée par les soldats israéliens sous le prétexte qu’elle était proche du poste militaire.
Dimanche 22 mai, 9 h, un groupe de colons de la colonie de Taffouh, au sud de Naplouse, agresse 3 Palestiniennes de l’association caritative des Femmes d’Iskaba, du village du même nom, à l’est de Salfit. Dans son témoignage au PCHR, Madame Ahlam Adnan Harb déclare :
« Dimanche matin, 22 mai 2011, deux membres de l’association et moi nous dirigions vers le carrefour de Za’tarah, avec l’intention de nous rendre à Ramallah. Une fois arrivées au carrefour, nous y avons trouvé une quinzaine de colons, dont certains étaient armés. Ils se sont approchés de nous et ont commencé à nous jeter des pierres ; cependant, nous avons réussi à échapper aux pierres et nous n’avions pas de mal. Les FOI ont soutenu les colons dans leur agression et ne les en ont pas empêchés, en plus les soldats ont pointé leurs armes sur nous. Nous avons voulu arrêter une voiture qui partait de l’endroit, mais ils nous ont poursuivies et empêchées de partir. Nous avons essayé de nous défendre. En même temps, un Palestinien qui se trouvait au carrefour nous a vues et est venu vers nous en courant. De ce fait, nous nous sommes reculées aussitôt de crainte qu’un affrontement ne se déclenche entre des Palestiniens et les soldats israéliens. Des agressions de ce type contre les Palestiniens et leurs biens ont continuellement lieu à ce carrefour à cause de la présence des colons israéliens ici, et des soldats qui les soutiennent. »
Des colons de la colonie de Qidoumim, au nord-est de Qalqilya, ont arraché 70 oliviers appartenant à Mohammed Abdul Latif Hamid Ishtiwi, du village de Kafr Qaddoum. Ishtiwi ignore quand cela s’est produit, car il ne peut se rendre sur sa terre sans un permis des FOI.
Son témoignage au PCHR :
« Dimanche 22 mai 2011, vers 8 h 30, j’allais labourer ma terre qui s’appelle Vallée de Barous, au sud-est de Kafr Qaddoum, parcelle n° 27. J’y allais avec un laboureur, car j’ai un permis pour entrer sur le secteur. Une fois arrivés, nous sommes surpris de voir que 70 oliviers, plantés il y a 7 ans, avaient été arrachés. Le terrain fait 15 dunums (1,5 ha) et est situé près de la colonie de Qidoumim, c’est-à-dire, à environ 150 mètres de la colonie. Il est situé aussi près de l’avant-poste d’Odlah Moutain, qui fait partie de la colonie Qidoumim.
Ce sont les colons qui ont commis leur attaque, car ils sont proches du terrain. En outre, les Palestiniens ne sont pas autorisés à entrer sur cette terre sauf avec un permis israélien. Après avoir vu cela, j’ai téléphoné au Conseil du village et à la Croix-Rouge, qui sont venus sur les lieux et ont pris des photos. Cependant, les soldats sont arrivés et les ont écartés pour les empêcher de continuer à photographier. Il a fallu une demi-heure aux FOI pour nous chasser. Plus tard, j’ai déposé plainte auprès de la Croix-Rouge et de la police d’Ariel. »
rapport intégral avec les tableaux d’entrée et sorties pour la bande de Gaza :
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=10673
La torture dans les prisons israéliennes est autorisée par l’Etat
Ramallah (Ma’an) – Le ministre des Affaires des Prisonniers de l’Autorité palestinienne, Issa Qaraqe, vient de publier une nouvelle information sur des cas d’enfants torturés lors d’interrogatoires par les Israéliens.

Il en fait l’annonce la veille d’une publication, par un groupe israélien des droits de l’homme, accusant Israël « d’autoriser les sévices contre les personnes interrogées », et ce, dans au moins un centre de détention, à Petah Tikva, dans le centre d’Israël.
Qaraqe évoque le cas de deux écoliers de 6ème, âgés de 13 ans, Muhammad Tare Abdul Latif Mukhaimar et Muhammad Nasser Ali Radwan, de Beit Ur At-Tahta, une ville dans le centre de la Cisjordanie. Tous les deux ont été arrêtés par les forces israéliennes en juillet, indique-t-il, et ils ont raconté leurs tortures à des officiels.
Mukhaimar et Radwan disent qu’ils ont été pris par les gardes-frontières qui patrouillaient sur la route nationale 443, une route précédemment réservée aux colons, et où de nouveaux check-points avaient été installés, jusqu’à ce qu’un tribunal israélien décide qu’elle devait être ouverte aux Palestiniens. Une fois qu’il a été obligé de monter dans le véhicule de la patrouille, Mukhaimar dit qu’il a été frappé à coups de pieds dans les jambes et à coups de crosses de fusil, jusqu’à ce qu’il s’écroule sur le plancher. Le garçon dit qu’alors ils lui ont bandé les yeux et l’ont emmené au centre de détention.
Selon le rapport commun de B’Tselem et de HaMoked, des témoignages apportés par 121 détenus « indiquent qu’il s’agit d’un cadre manifeste de l’activité par les autorités » qui « constitue un traitement cruel, inhumain et dégradant ».
Enfermé dans le même centre de détention que celui évoqué par le rapport, Mukhaimar raconte que lui et Radwan ont enfermés tout nus dans les W.C. et qu’ils y ont été laissés pendant deux jours avec des jets d’air conditionné. Ils avaient tellement soif, dit-il, que lui et Radwan buvaient l’eau de la cuvette. Chaque fois qu’ils étaient pris par le sommeil, des gardes cognaient dans la porte des toilettes et les réveillaient, ajoute-t-il. « Le plus terrible, c’est quand les soldats sont entrés dans les W.C., qu’ils ont pissé sur nous, sans se servir des toilettes, » dit Mukhaimar, ajoutant que l’un des soldats a même filmé la scène.
Les deux disent qu’après avoir passé au moins 48 heures dans les toilettes, ils furent transférés au centre de détention de la colonie Binyamin, où ils furent interrogés de 22 h à 3 h du matin. Ils furent alors emmenés à la prison d’Ofer pour trois mois, puis à la prison de Remonim, où ils restèrent en attendant leur procès.
Les témoignages de ces deux enfants sont dans la droite ligne des révélations contenues dans le rapport des organisations des droits de l’homme, disant que les infractions commises à l’encontre des détenus « commencent dès leur arrestation et se poursuivent jusqu’à ce que les détenus soient transférés hors du centre ».
Selon les témoignages recueillis, « dans ces violations, il faut inclure les conditions cruelles de détention dans des cellules hermétiques, la mise à l’isolement, des conditions d’hygiène honteuses, les mains menottées continuellement dans les salles d’interrogatoire, la privation de sommeil, et d’autres méthodes qui cherchent à faire mal aux détenus, physiquement et moralement. »
« 9% des témoins racontent que ceux qui les interrogeaient utilisaient la violence physique contre eux dans les salles d’interrogatoire. »
Le rapport note que « l’usage de l’une de ces méthodes, associée à d’autres certainement, constitue un traitement cruel, inhumain et dégradant et, dans certains cas, une torture. Tous sont strictement interdits par le droit international, et le droit israélien. »
Qaraqe indique encore que le ministère allait déposer plainte contre les soldats impliqués dans les tortures contre Mukhaimar et Radwan, et que les sévices avaient été dénoncés lundi lors de la réunion du cabinet de l’Autorité palestinienne.
Une déclaration du cabinet dit que « les pratiques et les mesures répressives des autorités de l’occupation » contre les enfants sont « une violation du droit international, des conventions des droits de l’homme relatives à l’enfance. » Les ministres invitent les institutions des droits de l’homme et les Nations unies à « s’engager dans un travail juridique et humanitaire pour protéger nos enfants et nos prisonniers des pratiques israéliennes brutales à leur encontre les prisons et les centres de détention ».
L’Etat autorise les sévices
Le rapport des groupes des droits de l’homme conclue cependant qu’il n’y a guère d’espoir de justice à attendre des tribunaux israéliens.
Depuis 2001, note le rapport, « des Palestiniens, interrogés par les agents des services de sécurité israéliens, ont déposé 645 plaintes devant le ministère de la Justice contre la façon dont ils avaient été interrogés. Pas une seule de ces plaintes n’a abouti à une enquête pénale contre l’interrogateur ».
Les organisations des droits de l’homme disent que l’usage constant de la torture et de sévices contre les détenus palestiniens est justifié pour l’Etat, lequel « prétend que ces actions sont nécessaires pour contrer les actes graves de terrorisme ».
Cependant, des analystes et les organisations disent que « cette allégation ne justifie pas la violation de l’interdiction absolue de torture et traitement cruel, inhumain et dégradant, » et ils ajoutent que « les tentatives d’Israël à détourner le débat public vers ce qu’il appelle ‘le dilemme de la bombe à retardement’ sont artificielles ».
Les analystes citent les témoignages de détenus comme Mukhaimar et Radwan qui n’étaient pas suspectés d’infractions graves. Certains des témoins, interrogés pour le rapport, étaient accusés d’actes de nature politique ou religieuse, et les peines de prisons allaient de quelques mois à deux ans maximum.
« Les sévices contre les détenus se poursuivent après la fin de l’interrogatoire, » continue le rapport, qui « réfute l’allégation selon laquelle les méthodes d’interrogatoire sont choisies avec l’intention de contrer des actes de terrorisme. »
http://www.maannews.net/eng/ViewDetails.aspx?ID=329707
traduction : JPP
Expulsions à Hébron
Le 10 août 2010, l’armée israélienne a expulsé de force les propriétaires de trois magasins en face de Bab Al Baladiyah à Hébron en Cisjordanie. Les soldats ont soudé les portes pour que les propriétaires ne puissent plus utiliser leurs magasins. La seule raison que l’on peut imaginer est que ces fermetures sont faites en représailles pour les manifestations absolument non-violentes qui ont eu lieu devant Bab Al Baladiyah organisée pour protester contre les conditions d’apartheid que l’armée israélienne impose à Hébron.
Les membres de Youth Against Settlements, groupe palestinien militant non-violent, ont été arrêté pour avoir refusé de s’écarter des boutiques. Deux d’entre eux, Badia Dwaik et Tamer Al-Atrash, sont actuellement détenus dans une prison militaire. SVP, diffusé la nouvelle et si vous n’avez que cinq dollars à donner pour que nous puissions engager des avocats pour le représenter au rendez-vous sur le site http://www.youthagainstsettlements.org ou vous en apprendrez aussi davantage sur la situation à Hébron et dans les territoires palestiniens occupés en général.
L’ex-soldate israélienne défend ses photos postées sur Facebook
L’ancienne militaire israélienne qui a mis sur internet des photos d’elle souriant devant des prisonniers palestiniens menottés et les yeux bandés a déclaré mardi ne pas comprendre ce qu’on lui reprochait.
Ces images, rassemblées dans un album intitulé « Armée – La meilleure période de ma vie » et postées sur son profil Facebook, ont été commentées dans de nombreux médias internationaux.
Elles ont été condamnées par la hiérarchie de Tsahal après leur publication dans des journaux israéliens.
« Je ne vois toujours pas où est le mal », a déclaré Eden Abergil dans une interview à la radio de l’armée israélienne.
Elle a assuré que les photos, qu’elle a depuis retirées de son profil, ne constituaient pas une prise de position et ne montraient pas de mépris envers les Palestiniens.
« Ma seule intention était de montrer mon expérience du service militaire », a-t-elle dit.
Pour le Centre de presse de l’Autorité palestinienne, ces photos illustrent « la mentalité de l’occupant, fier d’humilier les Palestiniens ».
Abergil a achevé ses 24 mois de service militaire obligatoire il y a environ un an.
Elle a précisé que les photos avaient été prises en 2008 dans la base où elle était affectée et où des Palestiniens ayant tenté de sortir de la bande de Gaza pour entrer en Israël étaient fréquemment détenus pour interrogatoire.
Désormais civile, Abergil n’a plus de comptes à rendre à l’armée mais un porte-parole militaire a jugé son acte « honteux ».
Priée de dire si elle pensait que la diffusion de ces photos avait nui à l’image d’Israël, elle a répondu: « Nous serons toujours attaqués, quoi que nous fassions, nous serons toujours attaqués. »
Ori Lewis, Gregory Schwartz pour le service français
Flottille de la Liberté : la menace israélienne du boycott face à l’ONU
mercredi 11 août 2010
Loin de la scène du crime qui avait pour cadre les eaux internationales, Israël maintient son cap sur le fleuve très tranquille de l’échiquier mondial, auquel il impose son diktat dans un jeu pipé de la vérité.
Ainsi, au moment où l’Etat juif doit prétendument se justifier de son acte odieux de piraterie devant l’ONU, ce dernier sort sa fameuse botte secrète : boycotter le groupe d’experts onusiens chargés d’enquêter sur l’assaut meurtrier de la flottille pour Gaza, si jamais ceux-ci se hasardaient à interroger ses soldats.
La polémique fait rage depuis mardi à New York, après que le Premier ministre Benjamin Netanyahou ait récusé les empêcheurs de légitimer une offensive guerrière en rond, en avisant le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon de sa sanction immédiate, si les prérogatives des experts outrepassaient les limites autofixées par Israël.
Dans une drôle de cacophonie, le porte-parole israélien protestait en affirmant qu’Israël avait reçu l’assurance d’être traité « équitablement par la commission d’enquête », en d’autres termes « Circulez, y a rien à voir ! », alors que Ban Ki-moon, de son côté, démentait l’existence d’un accord excluant que les experts enquêtent auprès des militaires de Tsahal.
C’est sous la pression internationale, et afin de surmonter une crise sans précédent avec la Turquie, que le Premier ministre israélien s’était résigné à passer devant une commission, dont la composition et le peu de latitude pour agir font craindre la plus grande complaisance : cinq membres israéliens pour seulement deux observateurs internationaux, et un mandat se bornant à étudier les aspects juridiques de l’assaut au regard du droit international.
Tandis qu’Ankara a constitué sa propre commission, ainsi que le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU de Genève, et le contrôleur de l’Etat israélien Michaël Lindenstrauss, la prétendue quête de vérité de la communauté internationale ressemble à s’y méprendre à une affligeante mascarade, qui résonne encore de la plaidoirie de Netanyahou défendant lundi l’acte de piraterie de son armée au nom « du droit international ».
L’armée israélienne détruit un jardin pour enfants
thegoodwilljourney1 — 6 mai 2010 —des bulldozers israéliens ont détruit aujourd’hui un jardin pour enfants à Beit Jala, et ont détruit 100 arbres fruitiers et oliviers à Al Walaja et Beit Jala, tous deux dans le district de Bethléem, afin de faire de la place pour le mur d’apartheid. Les soldats présents ont fait usage de la force pour faire partir les militants palestiniens, israéliens et internationaux qui s’opposaient à la destruction.Deux Israéliens ont été arrêtés immédiatement et six internationaux ont été arrêtés ultérieurement.
Mercredi 2 juin à 12h Schuman (Bruxelles)
COMMUNIQUE DE PRESSE
Bruxelles, 1/06/2010
Rassemblement en solidarité avec les victimes de l’attaque israélienne contre la Flottille de la Liberté et pour la levée du Blocus de Gaza
Mercredi 2 juin à 12h Schuman – Union européenne
(Rue de la Loi – entre Schuman et le parc du cinquantenaire)
L’assaut du commando israélien contre les bateaux de la Flottille de la Liberté a entrainé selon les dernières informations 19 morts et au moins 23 blessés. Il visait des embarcations civiles transportant plus de 600 personnes, dont des députés européens. Ces passagers étaient venus tenter de briser pacifiquement un blocus dont les Nations Unies exigent la levée et tentaient d’apporter à la population de Gaza des biens de première nécessité.
Il s’est déroulé dans les eaux internationales à plus de 60 kilomètres des côtes de la bande de Gaza. Il s’agit donc d’un véritable acte de guerre qui correspond à une violation grave du droit international humanitaire, voire à un crime de guerre. Il s’agit également d’une véritable provocation contre tous les pays qui avaient des ressortissants dans cette flottille.
Nous tenons d’abord à rendre hommage aux victimes qui ont perdu la vie et aux personnes blessées alors qu’elles tentaient d’exprimer leur solidarité humanitaire au peuple palestinien emprisonné à Gaza. Nous n’avons toujours aucune nouvelle des ressortissants belges qui étaient dans ces bateaux.
Nous appelons l’Union européenne à :
– tout entreprendre pour mettre fin à la rétention d’information exercée par les autorités israéliennes quant au nombre et à l’identité des victimes ;
– condamner vigoureusement cette attaque et réclamer la constitution d’une commission d’enquête sous l’égide des Nations Unies
– exiger d’Israël la mise en liberté de tous les ressortissants internationaux retenus depuis cette nuit, la restitution des bateaux arraisonnés et l’acheminement des marchandises qu’ils contenaient vers la bande de Gaza ;
– exiger d’Israël, sous peine de sanctions économiques et diplomatiques, la fin immédiate du blocus de Gaza.
Premiers signataires :
Association belgo-palestinienne WB, CNAPD, CNCD-11.11.11, Comité national d’appui belge au Tribunal Russell sur la Palestine, Comité Surveillance OTAN, Comité Verviers-Palestine, Communauté des Palestiniens de Belgique, FGTB, Génération Palestine, Intal, LCR-SAP, MIR-IRG, Mouvement Citoyen Palestine, Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC), Union des Progressistes Juifs de Belgique, Viva Palestina friends Belgium, Vrede, …


