Israël : ça ne prend plus !



mardi 1er juillet 2014

Le coup des représailles, ou celui du pauvre petit pays agressé de partout qui ne fait que se défendre, ça ne prend plus. Quant aux Palestiniens, l’occupant israélien doit se le mettre une bonne fois pour toutes dans la tête : ils ne partiront pas, ils ne quitteront pas leurs terres. L’opinion publique n’est pas dupe. La violence, c’est l’occupant, le colonisateur, le violeur de tous les droits, qui en est responsable. Les nouvelles attaques contre les civils palestiniens n’y pourront rien changer. BDS plus que jamais !

Un jeune palestinien de 16 ans assassiné ce matin dans le camps de réfugiés de Jénine, lors d’une attaque par l’armée israélienne. Des bombardements incessants la nuit dernière sur la bande de Gaza, qui ont fait 5 blessés. Deux maisons détruites à Hébron. Quel rapport ? Aucun.

Juste la rage de ne pas réussir à chasser les Palestiniens de leurs terres et de voir que la campagne mondiale de boycott de l’occupant israélien ne cesse de s’amplifier.

L’article publié le 29 juin par le quotidien américain, San Francisco Chronicle, à propos du risque d’investir dans des firmes comme Hewlett Packard qui collaborent avec la colonisation israélienne, est révélateur.

(http://www.sfgate.com/bayarea/artic.
.. )

Les milieux financiers ne cachent plus l’attention qu’ils accordent au développement de la campagne internationale BDS.

On peut lire également dans le « Middle East Monitor » (https://www.middleeastmonitor.com/n…) l’article suivant :

« Les exportations de marchandises produites dans les colonies israéliennes ont chuté de façon significative, comme l’ont révélé les statistiques officielles. Les marchandises destinées à l’Union européenne sont les plus touchées, alors que l’UE continue de faire campagne pour un boycott des colonies. Les responsables israéliens décrivent la situation comme « catastrophique » pour les colonies.

Le boycott économique, culturel, universitaire et le gel des l’investissement dans les colonies se développe dans le monde entier.

L’Institut israélien des exportations et l’Office central des statistiques ont révélé des données ce vendredi qui indiquent que la baisse au cours des quatre premiers mois de 2014 était de 35% par rapport à la même période de l’exercice précédent, ce qui incite le gouvernement israélien à offrir un soutien financier aux colonies et à leurs investisseurs. Selon le ministre des Finances d’Israël, Yair Lapid, plus tôt cette année, le coût annuel pour l’économie est de près de 20 milliards de dollars et la perte de près de 10.000 emplois.

Les gouvernements de l’Espagne et de l’Italie ont mis en garde leurs citoyens vendredi contre le fait de faire des affaires avec les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, Jérusalem-Est et le plateau du Golan, selon le journal israélien Yedioth Aharonot et l’agence de nouvelles Walla. Cela fait suite à un avertissement similaire du gouvernement français.

Un expert économique a déclaré que l’économie israélienne a connu une baisse importante au cours des derniers mois dans des domaines tels que le pouvoir d’achat, l’indice du coût de la vie, le commerce extérieur et même le déficit de la balance commerciale. Seules les statistiques de chômage sont demeurés stables. »

(Traduit par AM-OM pour Capjpo-EuroPalestine)

CAPJPO-EuroPalestine

Honneur aux Israéliens qui résistent ! (Vidéo)
mardi 1er juillet 2014
http://www.europalestine.com/spip.php?article9477

La colonisation tue : 3 colons retrouvés morts
lundi 30 juin 2014

http://www.europalestine.com/spip.php?article9475

Pourquoi dénoncer le stand « Lettres d’Israël » à la Foire du Livre ?


 

Posted: 15 Apr 2014 12:59 PM PDT

Article paru dans Points Critiques n° 345, avril 2014, pp. 28-29

 

Michel Staszewski

 

Comme son nom l’indique, et même si on y trouve aussi quelques autres types d’ouvrages (historiques, politiques, touristiques,…), ce stand de la Foire du livre de Bruxelles, contient surtout des traductions françaises d’œuvres littéraires d’auteurs israéliens. « Lettres d’Israël » présente ainsi à ses visiteurs une belle image culturelle d’Israël, celle d’un pays fier de la richesse et de la variété de sa production littéraire. L’an dernier, j’y ai même remarqué un recueil de poèmes de Mahmoud Darwich.

Pourtant, depuis cinq ans, à l’initiative de quelques militants de la cause palestinienne (dont moi) et dans le cadre de la campagne « BDS » (Boycott, désinvestissement, sanctions), une action est régulièrement menée pour dénoncer l’existence même de ce stand.

Cette démarche est bien sûr condamnée par les opposants à toute action dénonçant publiquement les agissements illégaux de l’État d’Israël. Mais un certain nombre de personnes, pourtant critiques à l’égard de la politique d’occupation et de discrimination menée par les dirigeants israéliens et qui approuvent même parfois le principe de la campagne « BDS », estiment elles-aussi ces actions inappropriées car visant une manifestation qu’ils jugent « purement littéraire ». « Pourquoi boycotter des auteurs dont certains critiquent vivement certains aspects de la politique menée par leur État ? » « Vous êtes contre la liberté d’expression ? »

Ces questions-objections témoignent d’une méconnaissance du contexte politique et/ou du contenu précis, donc du sens de ces actions. Voici donc des éléments d’explication.

Le contexte politique

Depuis sa fondation, L’État d’Israël bafoue gravement le droit international. Alors que plus de 800.000 Palestiniens (sur un total de 950.000) venaient de fuir ou d’être chassés du territoire désormais israélien (78 % de la Palestine au lieu des 55 % prévus par le plan de partage de novembre 1947), la résolution 194 de l’Assemblée générale de l’O.N.U. du 11 décembre 1948 stipula : « il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins et (…) des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers ». L’admission de l’État d’Israël à l’O.N.U. le 11 mai 1949 fut également conditionnée au respect du droit au retour des exilés. Il n’en a rien été.

Depuis 1967, Israël occupe et colonise illégalement la Cisjordanie, Jérusalem-Est et le plateau syrien du Golan. Depuis la conclusion des « Accords d’Oslo » en 1993, cet État a multiplié les obstacles à la libre circulation des personnes et des biens dans les territoires occupés et de ceux-ci vers l’extérieur, empêchant ainsi toute vie sociale, économique et politique normale. L’enfermement des Palestiniens des territoires occupés s’est considérablement aggravé depuis la construction, à partir de 2002, d’une « barrière de sécurité », de 700 kilomètres de long, essentiellement bâtie à l’intérieur des territoires occupés et, pour cette raison, condamnée par l’Assemblée générale de l’O.N.U. le 21 octobre 2003, par 144 voix pour et 4 contre.[

Israël arrête, maltraite et détient arbitrairement des milliers de Palestiniens dont des députés, des ministres et de nombreux mineurs d’âge. Cet État s’approprie sans cesse des terres et détruit des maisons palestiniennes. Il rationne sévèrement l’approvisionnement en eau des habitants palestiniens des territoires occupés. Il assassine régulièrement des civils.

Depuis 2005,  Israël soumet le million et demi d’habitants de la bande de Gaza à un cruel et interminable blocus. L’opération « Plomb durci » menée contre la bande de Gaza (décembre 2008 – janvier 2009) a fait plus de 1.300 morts palestiniens, dont au moins 410 enfants (et 13 morts israéliens, dont 10 soldats). Le 15 septembre 2009, le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies a publié le rapport d’une mission d’enquête dirigée par le Sud-africain Richard Goldstone dans lequel l’armée israélienne est accusée d’avoir commis des « actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être, dans certaines circonstances, à des crimes contre l’humanité[] ».

Aujourd’hui, la colonisation des territoires occupés ne cesse de s’accélérer. A l’intérieur du territoire israélien, les Palestiniens, pourtant citoyens de l’État d’Israël, continuent de subir de fortes discriminations à l’emploi, au logement et à l’accès à la propriété. Les bédouins du désert du Neguev (Naqab) continuent à être chassés de leurs villages et de leurs terres pour être regroupés de force dans des « villes de peuplement ».

BDS

L’Union européenne porte une lourde responsabilité dans la genèse et la persistance du conflit israélo-palestinien : tout au long de son histoire, par son inaction voire sa complaisance envers les actions illégales des dirigeants israéliens, elle a permis que s’impose en Israël-Palestine la loi du plus fort.[1] Elle pourrait pourtant facilement faire pression sur cet État car elle est, et de loin, le principal partenaire économique d’Israël.

La campagne « Boycott – Désinvestissement – Sanctions » a été lancée en 2005 par un appel signé par 172 associations palestiniennes sur le modèle de la campagne de boycott menée contre la politique d’apartheid régnant en Afrique du Sud dans les années 1970 et 1980. Ce qui la justifie : l’absence d’initiatives politiques aptes à faire respecter le droit international dans cette région du monde.

Les sanctions relèvent des États, le désinvestissement, des États, institutions et sociétés privées. Quant aux  actions dites de « boycott », elles sont avant tout le fait des citoyen-ne-s. Elles visent les produits « made in Israël » et ce ou ceux qui représentent ou symbolisent l’Etat israélien. Elles ne ciblent pas les citoyens israéliens qui ne représentent pas leur Etat. Ce sont des démarches symboliquement fortes mais parfaitement pacifiques.

Les actions à la Foire du Livre

Elles se passent en trois temps :

1) la distribution à l’entrée de la Foire, durant une ou deux heures, d’un tract. Son contenu : au recto, sous le titre « Bas les masques ! » il dénonce le stand « Lettres d’Israël » comme une habile opération de propagande visant à donner une image positive de l’Etat d’Israël, à cacher ses crimes ; il rappelle succinctement le déni grave, systématique et persistant des droits des Palestiniens par Israël ; il appelle symboliquement au boycott de ce stand. Au verso, sont mentionnés une douzaine d’ouvrages d’auteurs israéliens critiques (Burg, Eldar, Enderlin, Pape, Raz-Krakotzkin, Reinhart, Sand, Shlaïm, Warschawski, Zertal) sous le titre «  Quelques livres d’auteurs israéliens que vous ne trouverez pas au stand Lettres d’Israël ».

2)  Les militants entrent ensuite dans le bâtiment et viennent se placer, l’un à côté de l’autre, devant le stand « Lettres d’Israël » en lui tournant le dos. La plupart portent un t-shirt avec un des slogans suivants : « Israël occupe la Palestine, je boycotte » ou «  Free Palestine » ou « Palestine vivra ». Ils restent silencieux et ne bloquent pas l’accès au stand. Cette phase dure généralement environ un quart d’heure (c’est le « seuil de tolérance » de la direction de la Foire).

3)  Les manifestants quittent les abords du stand en file indienne et se mettent à déambuler lentement à travers la Foire, toujours silencieusement, en continuant à arborer leurs t-shirt. Cette dernière phase dure entre 15 et 30 minutes.

Les réactions du public à notre action sont très majoritairement positives.
J’espère que la description détaillée de cette action aura convaincu le lecteur qu’il ne s’agit pas ici d’inciter au boycott des œuvres des écrivains israéliens mais bien à celui d’un stand (aux couleurs bleue et blanche du drapeau israélien et dont l’adresse de contact qu’on trouve sur le site web de la Foire du Livre est celle de l’ambassade d’Israël) qui, sous couvert de littérature, fait la promotion habile d’un État qui mène de manière persistante une politique criminelle et qui a donc besoin de se « blanchir » aux yeux de l’opinion publique internationale.

La plupart des ouvrages présentés dans ce stand se retrouvent dans ceux de leurs éditeurs ou distributeurs respectifs. Nous n’appelons bien sûr ni au boycott de ces auteurs ni de leurs éditeurs et distributeurs !

[1]  Cf. CRONIN D., Europe-Israël. Une alliance contre nature, La Guillotine, 2012  /  HESSEL, S. et DE KEYSER, V.,  Palestine, la trahison européenne, Fayard, 2013.

source : Le blog de Michel Staszewski

Boycotter Israël, une idée qui gagne du terrain


Boycotter Israël. Serait-ce le moyen pacifique ultime pour convaincre les Israéliens et leurs autorités d’accepter la légalité internationale et d’évacuer les territoires palestiniens occupés? Les partisans les plus zélés des droits des Palestiniens en sont persuadés depuis longtemps. Ce qui est nouveau, c’est que l’idée progresse ces derniers temps dans le monde au point que d’aucuns en Israël, dont des ministres, s’en inquiètent très sérieusement.
De nombreuses voix au sein de la société civile palestinienne, lasses de voir les colonies juives dans les territoires occupés s’étendre sans réactions tangibles du monde extérieur, promeuvent ce type de pressions. Le 9 juillet 2005, une grosse centaine d’ONG, associations, syndicats et partis palestiniens avaient signé un appel au boycott, au désinvestissement et aux sanctions (BDS) contre Israël, sur le modèle de ce qu’a subi l’Afrique du Sud raciste naguère. Le texte appelait aussi à l’égalité pour les citoyens arabo-palestiniens d’Israël et demandait le droit au retour des réfugiés palestiniens.
Dans le monde, les progrès des partisans du BDS ont d’abord été lents mais ensuite réguliers. Assez en tout cas pour décider la Knesset d’adopter le 11 juillet 2011 une loi qui autorise les poursuites judiciaires contre ceux qui prônent le boycott économique, culturel ou académique d’Israël. La légalité du boycott vu d’ailleurs dans le monde recouvre en revanche des réalités fluctuantes (1).
Des initiatives se sont en tout cas multipliées ces derniers mois, aux Etats-Unis et en Europe. Ainsi, dans un geste spectaculaire, plusieurs importants fonds européens, néerlandais et norvégien ont tout récemment retiré leur participation dans des banques israéliennes qui financent la colonisation. En tout, une dizaine de compagnies publiques et privées ont récemment rompu leurs liens avec des firmes israéliennes impliquées dans les colonies, selon un encadré publié la semaine dernière dans le grand quotidien israélien Yediot Aharonot.
La prise de position de l’ASA, aux States, a également frappé les esprits. Il s’agit d’un influent syndicat du monde universitaire américain qui a décidé en décembre 2013 de boycotter les institutions universitaires israéliennes – mais pas les individus qui y travaillent -, provoquant un choc dans la communauté américaine des universités, même si cette décision reste très minoritaire. Le président du Congrès juif mondial, Ronald S. Lauder, a vivement réagi à cette nouvelle, estimant qu’elle démontrait «l’antisémitisme orwellien» de ses auteurs.
Le ralliement du fameux physicien britannique Stephen Hawking, en mai 2013, au boycott universitaire d’Israël, avait déjà jeté la stupeur dans ce pays: le professeur de mathématique de l’université de Cambridge avait adressé une lettre au président israélien, Shimon Peres, pour expliquer sa décision de ne pas assister de la conférence qu’il organisait en juin en Israël…

Les artistes, aussi…

La campagne BDS réunit aussi un certain nombre de personnalités du monde artistique, qui relaient le mot d’ordre de boycott dans leur domaine. Ainsi en est-il, par exemple du célèbre metteur en scène Ken Loach. Répondant aux questions du site lemuradesoreilles.org/ le 24 octobre dernier, le Britannique regrettait que l’Occident soutienne «un pays qui prétend être une démocratie, nous le soutenons à tous les niveaux, et pourtant, il est impliqué dans des crimes contre l’humanité. (…) Un boycott, c’est une tactique. Celle-ci est efficace contre Israël parce qu’Israël se présente comme un pilier culturel. Le boycott culturel le gêne donc beaucoup. Nous devrions n’être impliqués dans aucun projet soutenu par le gouvernement israélien. Les individus ne sont évidemment pas concernés, ce sont les actions de l’État israélien qu’il nous faut cibler».
Jean-Claude Lefort, ex-député communiste français et président d’honneur de l’Association France Palestine Solidarité, insiste lui sur le droit des Palestiniens à établir un Etat. «Depuis plus de 40 ans, nous dit-il, pour ne pas remonter plus loin, le droit édicté par l’ONU est bafoué, refusé, défié cyniquement par les dirigeants israéliens qui ne s’en cachent pas: ils refusent l’existence d’un Etat palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale. Dans pareil cas, la communauté internationale devrait en tirer les conclusions et agir. (…) Le boycott c’est créer un mouvement citoyen pacifique visant à faire bouger les lignes jusqu’à rendre intenable l’inaction des autorités qualifiées. C’est contraindre les dirigeants israéliens à respecter le droit. Qu’ils le fassent et cette campagne s’arrêtera aussitôt.»

Bruxelles clarifie sa position

Même l’Union européenne s’y est mise. Non pas en adoptant les consignes du BDS, loin de là, mais au moins en clarifiant ses positions par rapport aux colonies juives. Le 19 juillet 2013, Bruxelles a ainsi promulgué au grand dam du gouvernement israélien ses «lignes directrices» qui excluent, à partir de 2014, la coopération de l’UE avec Israël les institutions et entreprises israéliennes ayant des activités dans les territoires palestiniens (Cisjordanie, Jérusalem-Est, bande de Gaza) et syrien (Golan) occupés depuis 1967.
Comme beaucoup de voix critiques d’Israël, l’UE entend concentrer son effort sur les colonies, illégales aux yeux du droit international. Un avis qui satisfait un pacifiste israélien vétéran comme Uri Avnery, qui nous donnait son avis chez lui à Tel-Aviv en novembre: «Nous voulons isoler les colons par rapport au public israélien, c’est une précondition avant de les déloger d’où ils sont. Mais si on boycotte tout Israël, le grand public israélien va au contraire se ranger dans le camp des colons, c’est donc contre-productif».
Une opinion partagée par… Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, telle qu’il l’a exprimée le 10 décembre et qui lui a valu une volée de bois vert en Palestine. Omar Barghouti, l’un des principaux porte-voix du mouvement BDS lâchait ainsi en réponse: «Il n’y a pas de parti politique palestinien, syndicat, réseau d’ONG ou organisation de masse qui ne soutienne le BDS. Aussi, un responsable palestinien dépourvu de mandat démocratique et de tout soutien public réel ne peut prétendre parler au nom du peuple palestinien quand il s’agit de décider de nos stratégies ou de notre résistance au régime d’occupation, de colonisation et d’apartheid israéliens».

«L’économie israélienne en pâtira»

En Israël même, la perspective d’un boycott croissant commence à faire réfléchir. Le Premier ministre Binyamin Netanyahou va bientôt convoquer une réunion ministérielle qui y sera consacrée. Tzipi Livni, la ministre de la Justice qui est aussi en charge des négociations avec les Palestiniens, ne l’a pas attendu pour prévenir le 31 décembre: «Le boycott progresse de façon exponentielle. Ceux qui refusent de le voir vont finir par le ressentir».
Et elle n’est pas la seule responsable à tenir ce discours: en date de ce 31 janvier, cité sur le site de la Chambre de commerce France-Israël Israelvalley.com, le ministre israélien des Finances Yaïr Lapid ne prend pas non plus de gants: «Si les négociations avec les Palestiniens échouent, dit-il, et que le boycott européen intervient, même partiellement, l’économie israélienne en pâtira et tout Israélien sera directement affecté, d’un point de vue économique. S’il n’y a pas de règlement politique entre l’Autorité palestinienne et Israël, alors l’économie israélienne connaîtra une phase de récession importante, préjudiciable à tout Israélien».
L’Américain John Kerry lui-même a saisi cette balle au bond pour faire pression sur l’Etat hébreu quand il a fait une allusion à cette perspective ce week-end en Allemagne: «Les risques pour Israël sont très grands, a-t-il déclaré à propos d’une faillite possible des pourparlers de paix israélo-palestiniennes dont il est l’initiateur. Les gens parlent de boycott. Cela s’intensifiera en cas d’échec. Nous avons tous intérêt à la solution de ce conflit. »
BAUDOUIN LOOS

(1) Nous avons interrogé François Dubuisson, chargé de cours de droit international à l’ULB, sur la légalité d’un boycott d’Israël.
«Les appels au boycott des produits originaires d’Israël lancés par des associations militantes s’inscrivent dans l’exercice de la liberté d’expression et sont dès lors légales, indépendamment de l’avis que l’on peut avoir sur leur opportunité. Il existe une jurisprudence constante de la Cour européenne des droits de l’homme accordant aux ONG une protection renforcée de leur liberté d’expression, compte tenu de leur rôle essentiel dans le débat public, et les autorisant même à recourir à une certaine dose d’exagération. En Belgique, il n’y a jamais eu de poursuites à l’égard des campagnes de boycott menées par diverses associations. En Europe, seule la France fait exception puisque plusieurs militants y ont été condamnés pour « incitation à la discrimination ». Mais les juges sont divisés, plusieurs décisions ayant acquitté les personnes poursuivies, considérant que l’appel citoyen au boycott est couvert par la liberté d’expression.»

NB Une version plus courte de cet article est parue dans Le Soir du samedi 1er février 2014 sous le titre «De plus en plus d’Européens et d’Américains conscientisés», en complément d’un reportage de Serge Dumont en Israël et dans les territoires occupés.

Exhortez l’ambassadrice d’Oxfam mondial à cesser de soutenir SodaStream


 

 

                      Le 10 janvier 2014, le profiteur de l’occupation SodaStream a annoncé que l’actrice d’Hollywood, Scarlett Johanson était devenue leur première ambassadrice mondiale de la Marque. Sa première action dans ce rôle sera d’être la vedette dans la publicité de SodaStream’s Super Bowl (football américain), qui sera diffusée pendant le quatrième quart du jeu le 2 février.

 

                                       Il se fait que Scarlett est aussi ambassadrice mondiale pour Oxfam, un rôle qui implique une responsabilité pour « accentuer la lutte contre la pauvreté et l’injustice. »

 

           Signez ici notre pétition à Scarlett : Ne soyez pas le visage de l’Occupation !  Sign our petition to Scarlett: Don’t Be the Face of Occupation! <http://org.salsalabs.com/dia/track.jsp?v=2&c=F0pG5igef2%2F2aku7UnVShRtITqcwVdzn>

                                                            

  SodaStream fabrique et distribue des produits carbonatés à domicile et des arômes pour limonades. Le site de production principal de la   compagnie se situe dans les colonies illégales de Cisjordanie, où la compagnie dissimule le fait que ses produits sont fabriqués dans une colonie en utilisant le label « Made in Israël ». En tant que fabricant d’une colonie israélienne, il exploite la terre le travail et les ressources palestiniennes.

 

En annonçant sa décision de faire équipe avec SodaStream, Scarlett a expliqué comment ce produit l’aidait à ne pas se sentir coupable parce qu’elle adore le goût de l’eau gazeuse mais déteste le gaspillage de bouteilles.

Click here <http://org.salsalabs.com/dia/track.jsp?v=2&c=ui1PItNd%2FGtZS5g5jdBgrBtITqcwVdzn>  pour faire savoir à Scarlett que l’occupation n’est pas verte ! En choisissant de situer sa fabrique dans une colonie israélienne, SodaStream soutient activement l’occupation militaire israélienne de la Cisjordanie, y compris la destruction environnementale que cette occupation a apportée aux terres palestiniennes.

La Super Bowl a lieu dans moins de deux semaines, vous devez donc agir maintenant pour envoyer le message que d’être vedette ( ??? shilling) pour des profiteurs de l’occupation est inacceptable.

 

 

De:                                                                      uscampaign=endtheoccupation.org@mail.salsalabs.net de la part de Ramah Kudaimi, US Campaign to End the Israeli Occupation [uscampaign@endtheoccupation.org]

Envoyé:                                                              mardi 21 janvier 2014 19:02

BDS pamplemousses G


Depuis quelques semaines Lidl vend des pamplemousses roses de la marque ‘Grapefruit G’ qui semble tout à fait innocente, mais qui remplace les pamplemousses de la marque Jaffa.
Regardez bien sur le carton, il y a sur le côté une toute petite etiquette qui signale le pays d’origine:  Israel.  NE LES ACHETEZ PAS S.V.PL.
Je viens de téléphoner au numero 03/290 20 61 et je vous conseille de le faire également en leur disant que ces pamplemousses sont cultivés sur des terres volées aux Palestiniens et avec de l’eau qui leur est volée également.
Demandez à Lidl de nous donner la possibilité de choisir entre des pamplemousses roses en provenance de Californie ou de la Floride et des territoires occupés par Israel.
Merci de tout coeur.
Yvette

Campagne d’affichage aux USA contre le Fond National Juif (photos)


La campagne contre le Fond National Juif (JNF) bat son plein dans le Colorado, pour protester contre le nettoyage ethnique des Palestiniens auquel participe cette organisation israélienne, spécialisée dans le vol des terres palestiniennes et leur « réhabilitation » au profit d’Israël, avec l’argent des contribuables du monde entier.

A Denver (Colorado), deux associations, dont la Colorado BDS Campaign, ont lancé une campagne d’affichage dans les transports en commun (notamment les bus et les tramways) sur le thème : « Vous voulez la paix ? Alors arrêtez le nettoyage ethnique ! ». Elles nous adressent les photos suivantes :  

A l’occasion d’une conférence du JNF à Denver, des rassemblements ont également eu lieu, devant le « Grand Hyatt » abritant la réunion, mais aussi devant la maison du gouverneur de Denver !

Et les participants à la réunion du JNF sont furieux de ne pouvoir échapper à ces affiches sur leur chemin.

Bravo à tous les amis américains, dont Michael Rabb qui milite aux Etats-Unis comme en France (BDS Tour) et en Palestine (Mission Bienvenue Palestine à Gaza)

Pour plus d’infos :  » notaxdollarstoisrael.com et ColoradoBDSCampaign.org

CAPJPO-EuroPalestine

source

La Libre Promotion Soda Stream


Le 13/08/13 09:40, « Vandenabeele Paul » <paul.vandenabeele@dh.be> a écrit :

Bonjour Madame, 

Le secrétariat nous a bien transmis votre mail.

Nous connaissons l’origine du produit que nous nous proposons à nos abonnés. 

Lorsque nous proposons un produit à nos abonnés nous vérifions plusieurs choses. Celles-ci sont : la qualité du produit, l’utilité de ce produit et ses conditions de fabrication. 

La qualité et l’utilité de ce produit ne sont plus à démontrer. Ce produit est fabriqué suivant des normes de qualité du plus haut standard et offre toutes les garanties possibles. Il est pratique à utiliser et permet des économies importantes par rapport à des achats de bouteilles d’eau minérale pétillante. Le personnel de cette société travaille dans des conditions tout à fait normales, est bien traité et correctement rémunéré. Cette offre d’abonnement rencontre un beau succès. 

La question du conflit israélo-arabe est une des questions les plus complexes de notre siècle et où beaucoup d’interprétations et de prises de position sont possibles. Boycotter un produit dans un tel contexte serait poser un acte politique et est donc étranger à une décision marketing saine. 

Nous vous remercions de votre courrier et nous vous prions d’agréer, chère Madame, nos meilleurs sentiments.

Bien à vous,

Denis Pierrard

………………….

Réponse de MP :

Bonjour Messieurs,

J’adressais le courriel aux journalistes responsables de la Libre Belgique.
Je m’étonne dès lors de recevoir une réponse de l’agence de marketing de la LB (envoyé par Monsieur Vandenabeele et signé par Monsieur Denis Pierrard).

Dans mon courriel, il ne s’agit pas de la qualité du produit mais d’une réglementation européenne que vous ne respectez pas.

Les drones israéliens et les bombes au phosphore qui bombardent aveuglement la population  de Gaza enfermée sont aussi d’excellente qualité, je n’en doute pas. De même que les engins Caterpillar qui déracinent des milliers d’oliviers palestiniens centenaires.

Et en parlant de “conflit”, vous vous alignez une nouvelle fois sur la propagande israélienne qui tente par tous les moyens de redorer son image en lambeaux.

Il n’y a pas de conflit, Messieurs,  ni de territoires “controversés, discutés ou disputés” mais d’une occupation illégale d’une territoire appelé Palestine par une armée suréquipée (et d’excellente qualité).

Ce “conflit” comme vous dites pourrait facilement être “résolu” si Israël respectait le Droit International en restituant aux Palestiniens leur terre et leur complète autonomie.

Ce “conflit” s’éternise, par la faute de collaborateurs comme vous.
Alors, “buvez vos bulles”.

MP

Promotion Soda Stream


Lettre au journal La Libre

J’apprends que la Libre Belgique offre une machine Soda Stream à toute personne qui souscrit à un an d’abonnement.
Bravo!

Vous ne pouvez pas ignorer que ce produit est fabriqué dans la colonie Ma’ale Adumin, en Palestine occupée et que les colonies sont illégales.

Que la Cour de Justice des Communautés européennes  estime que les autorités communautaires doivent refuser de reconnaître l’origine israélienne de ces produits étant donné que les colonies israéliennes sont illégales (1/11/2009, Luxembourg, Cour de Justice des Communautés européennes, communiqué de presse n° 97/09).

Que l’Union Européenne a publié tout récemment une directive qui stipule que « tous les accords entre l’Etat d’Israël et l’UE doivent indiquer sans ambiguïté et explicitement qu’ils ne s’appliquent pas aux territoires occupés par Israël en 1967, c’est à dire la Cisjordanie, Jérusalem-Est, la bande de Gaza et le plateau du Golan », étant donné que les territoires palestiniens ne sont ni “controversés”, ni “disputés”, ni “discutés” (comme le prétend Israël) mais OCCUPES et que cette occupation est illégale.

Le quotidien israélien Haaretz: « Cette directive qui s’applique aux 28 Etats membres de l’UE interdit tout financement, coopération, bourses, fonds de recherche ou remise de prix à qui que ce soit résidant dans les colonies installées en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, qu’il s’agisse d’institutions privées ou publiques »

Que le fonds de pension géant TIAA-CREF a retiré la société israélienne de plus en plus controversée Soda Stream de son portefeuille.
( http://www.info-palestine.net/spip.php?article13798)

Steve Tamari, investisseur TIAA-CREF :
« Je salue l’information selon laquelle, en tant qu’investisseur TIAA-CREF, je n’aurai plus à profiter de SodaStream dont le principal site de production se trouve dans une colonie illégale sur la terre palestinienne en Cisjordanie occupée par les Israéliens. J’exhorte TIAA-CREF à retirer de son portefeuille les autres sociétés qui profitent de la confiscation des terres palestiniennes et contribuent à l’expansion des colonies illégales. J’espère dans les prochaines années voir TIAA-CREF se désinvestir de Veolia, multinationale à base française, qui opère dans le transport, le traitement des eaux et les services d’ordures ménagères au profit des colonies israéliennes illégales sur la terre palestinienne en Cisjordanie occupée. »

Que nous apprenions en octobre 2009 que le fabricant israélien d’appareils à mettre du gaz dans l’eau plate Soda Club, installé dans la colonie de Maale Adumim en territoire palestinien occupé, était appelé à rendre des comptes devant un tribunal de Hambourg ( http://www.europalestine.com/spip.php?article4435&lang=fr).

En faisant la promotion de Soda Stream, vous collaborez avec la politique criminelle israélienne, qui pratique un apartheid impitoyable à l’égard des Palestiniens et continue à braver le Droit International et donc les Droits de l’Homme, dont il ne respecte pas un des articles.

Vous espérez peut-être ainsi soudoyer quelques nouveaux lecteurs. Cette politique promotionnelle aura surtout pour résultat d’entacher  l’image de votre Journal.

Bien à vous,

M.P.

Liberté d’expression bafouée en Belgique aussi


A Monsieur Charles Picqué

Bourgmestre

Commune de St Gilles

Bruxelles, le 25 juillet 2013

Monsieur le Bourgmestre,

Cher Charles,

Je viens de recevoir copie d’un courrier émanant de vos services (M.Lemaine, réf 15539, copie jointe) adressé à « Bruxelles Action Palestine », lui refusant l’autorisation de distribuer des tracts au marché de la gare du Midi.

Permettez-moi de vous dire mon inquiétude devant ce refus.

Tout d’abord, le motif invoqué : « la forte affluence que connaît ce marché implique que toutes les conditions nécessaire au maintien de l’ordre public soient requises » me paraît consternant.

En effet, ce n’est pas la première fois que « Bruxelles Action Palestine » distribue des tracts sur ce marché et, à ma connaissance, il n’y a jamais eu un quelconque incident. De plus, suivant mes informations, un avis favorable avait été donné par les services de police.

La motivation de ce refus me paraît donc sans fondement et clairement tenir du prétexte.

D’autre part, cette interdiction est inquiétante du point de vue de la déontologie politique.

En effet, les actions de cette association visent à sensibiliser la population belge au drame que vit le peuple palestinien, opprimé depuis des dizaines d’années par un régime colonialiste qui a détruit plusieurs centaines de villages, qui chaque jour vole les maisons, l’eau et les terres, impose des lois d’apartheid, applique le nettoyage ethnique, utilise systématiquement la torture, même sur des gosses de 12 ans (Rapport de l’ONU du 20/6/2013)… tout en se prétendant démocratique.

Comme disait Desmond Tutu : « On est obligé de réagir devant ce drame. Celui qui se veut, ou se prétend neutre a, en réalité, choisi son camp ».

Monsieur le Bourgmestre,

Cher Charles,

Je ne peux croire que le progressiste que j’ai connu naguère entrave la liberté d’expression de ces citoyens belges qui militent pacifiquement pour les Droits de l’Homme.

En espérant sincèrement que cet incident est à mettre au compte d’une erreur administrative et que, dans le futur, cette association recevra un accueil positif à ses légitimes demandes.

Bien cordialement

Rudi

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