Des actionnaires et des activistes protestent contre les liens entre Dexia et les colonies illégales israéliennes


Rapport de INTAL

Jean-Luc Dehaene fait l’autruche devant les nouvelles révélations

Ce mercredi 12 mai 2010 quelques 150 participants ont protesté devant le siège social, contre les crédits que la banque Franco-Belge Dexia accorde aux colonies israéliennes en territoires palestiniens occupés. (toutes ces colonies sont illégales). Parallèlement à l’assemblée une vingtaine d’actionnaires ont cuisiné le président Jean-Luc Dehaene sur la politique de Dexia en Israël.

suite

Dexia : les syndicats dénoncent les bonus de la direction


Les syndicats de Dexia ont dénoncé, lors de l’assemblée générale des actionnaires, les bonus programmés entre 2010 et 2012 pour les membres du comité de direction, alors que 1.526 emplois ont été supprimés l’an dernier.

Mariani et Dehaene © Belga

La banque programme de distribuer 1,875 million d’euros aux cinq membres du comité de direction, dirigé par le Français Pierre Mariani.

« Plutôt que des remerciements au personnel, nous aurions préféré moins de bonus (pour les directeurs, ndlr) », a lancé en assemblée un représentant des membres du personnel et actionnaires de la banque.

« Je comprends, mais ce n’est pas comme cela que ça fonctionne ! », lui a rétorqué le président du conseil d’administration, Jean-Luc Dehaene.

Celui-ci a justifié cette décision par les efforts importants réalisés par le management pour redresser la banque, et le fait qu’aucun bonus n’ait été octroyé en 2009.

Les syndicats ont également dénoncé mercredi le recours à de coûteux consultants extérieurs pour guider la restructuration du groupe, et exigé de connaître leurs émoluments.

« Je ne connais aucune banque où les restructurations (suite au krach de 2008, ndlr) s’est faite sans aide extérieure. Il est sain d’avoir un éclairage extérieur », a encore défendu M. Dehaene.

Celui-ci a d’ailleurs livré aux syndicats le coût de ces consultants extérieurs : 162 millions d’euros en 2008, 124 en 2009, et quelque 110 millions d’euros pour 2010.
Les colonies en Israël

Plusieurs dizaines de défenseurs de droits de l’homme et de la cause palestinienne ont manifesté mercredi en marge de l’assemblée générale des actionnaires de Dexia pour dénoncer le financement, par sa filiale Dexia Israël Bank, de colonies israéliennes dans les territoires occupés.

Présents à l’extérieur, certains militants, détenteurs d’actions de la banque, ont également dénoncé la politique de Dexia au sein même de l’assemblée des actionnaires.

La banque s’était en effet engagée, dans une déclaration du président du conseil d’administration Jean-Luc Dehaene lors de la dernière assemblée générale en mai 2009, à ne plus prêter d’argent à des colonies juives. « Aucun engagement nouveau n’a été pris par rapport aux colonies », a répété mercredi Jean-Luc Dehaene devant les critiques.

Mais selon ces militants, ces promesses n’ont pas été respectées puisque, le 31 mai 2009, soit deux semaines après l’AG, un prêt de 6,8 millions de shekels (1,4 million d’euros) aurait été accordé à une colonie juive établie au sud de Bethléem.

Affirmant ne pas être au courant de cette opération par Dexia Israël, M. Dehaene a assuré devant l’assemblée que la chose serait vérifiée. « Selon moi, cela a été arrêté. Mais nous examinerons la chose et des mesures seront prises », a-t-il promis.

source

Manifestation nationale contre le financement de la colonisation israélienne par Dexia


Start: 12/05/2010 – 15:00
End: 12/05/2010 – 17:30

Les 73 organisations de la plate-forme « Palestine occupée – Dexia impliquée », interpelleront les administrateurs du groupe Dexia s.a. lors de l’Assemblée Générale du 12 mai 2010.

Aidez-nous à mobiliser pour cette manif.
Téléchargez le flyer – Facebook

Quand: Mercredi 12 mai – 15 h.
Où: Rue Neuve, Bruxelles (Inno)
Quoi: Dabkah, ballons, stands, activités ludiques, défilé avec musique, slogan, calicots jusqu’au passage 44, discours et compte-rendu de l’AG de Dexia

Organisation: Plate-form ‘Palestine occupée – Dexia impliquée’*

* COBI – Coördinatie Boycot Israël (initiateur-initiatiefnemer), ABP, ACV – Brussel-Halle-Vilvoorde, Algemene Centrale ABVV – Centrale Générale FGTB, Alliance for Freedom and Dignity (AFD), Artistes contre le Mur, Attac Vlaanderen, Attac Wallonie-Bruxelles, BBTK-SETCa, Brugs Palestina Comité, BRussells Tribunal, CNAPD – Coordination Nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie, CODIP – Centrum voor Ontwikkeling, Documentatie en Informatie Palestijnen, Conseil Consultatief Nord-Sud-Ville de Nivelles, Comac, Comité de Solidarité avec le Peuple Palestinien de Braine-L’Alleud, Comité Verviers Palestine, Coordination des Associations pour une Paix Juste au Proche-Orient (PJPO) du Brabant Wallon – PJPO Ittre – PJPO Mazerine – PJPO Nivelles, Divers & Actief, ECOLO, Egalité, FGTB Charleroi/Sud-Hainaut, FOS – Socialistische Solidariteit, Friends of the Earth Vlaanderen en Brussel, Gemeentes /Communes: Chapelle-Lez-Herlaimont – Ciney – Ittre – Mouscron – Vielsalm – Viroinval, Geneeskunde voor het Volk – Schaerbeek, Génération Palestine, GROEN!, Groupe Palestine Santé, Initiatief Cuba Socialista (ICS), intal, intal-CDR regio Heist-op-den-Berg, Jong Groen!, Kif Kif, La Braise Culture asbl – Charleroi, LAP – Leuvense Actiegroep Palestina, LBC-NVK, LCR, LEF, Marianne Charleroi, Mouvement Chrétien pour la Paix, Mouvement Citoyen Palestine, Netwerk Vlaanderen, OWW: Hasselt – Heist-Goor – Hulshout vzw – Herk-de-Stad – Leuven – Overpelt, Pax Christi Charleroi, Plate-forme Charleroi-Palestine (22 associations), PTB-PVDA, Recht op Migratie, Recht op Terugkeer, Reseau Financement Alternatif asbl, SCI, Solidarité Socialiste, SP.A, Steungroep voor Rechtvaardigheid en Vrede in Guatemala, The Palestinian Community in Belgium, UCOS, ‘t Uilekot, Une Autre Gauche, Vlaams Palestina Komitee, Vrede vzw, Vredesactie

Palestine occupée, Dexia impliquée


Extrait de l’intervention du Dr. Dalit Baum, de lassociation « who Profits from the occupation ? » dans le cadre du séminaire « United in Struggle against Israeli Colonialism, Occupation, and Racism:Economic Perspectives and Advocacy Strategies ayant eu lieu le 24-25 October 2009 in Bethlehem. Ce séminaire était organisé par Occupied Palestine and Golan Heights Advocacy Initiative (OPGAI) & Alternative Information Center (AIC)

Non à AGREXCO


Une date importante à retenir dès maintenant : le SAMEDI 6 MARS pour une mobilisation nationale et internationale contre AGREXCO/Carmel, entreprise israélienne qui importe des fruits, légumes et fleurs de l’occupation, de la colonisation et des crimes de guerre.

En France, nous convergerons à cette date nos énergies en direction du Conseil régional du Languedoc-Roussilon qui veut, sous la houlette du raciste Georges Frêche, favoriser l’implantation d’Agrexco dans le port de Sète? avec l’argent du contribuable, et au détriment des agriculteurs de la région, qui plus est.

La coalition anti-Agrexco nous appelle à venir massivement ce jour là, en provenance de toutes les villes de France, dire non à cet encouragement aux crimes israéliens et constantes violations du droit international.

Un rassemblement est prévu le samedi matin 6 mars à Montpellier, devant le Conseil régional, pour dire aux élus et aux candidats aux prochaines élections régionales qui se dérouleront le 14 mars 2010, que nous refusons la collaboration avec le terrorisme d’Etat israélien.

Il sera suivi d’une marche jusqu’au port de Sète, distant de 35 km.

Des départs en cars, en voiture, en trains s’organisent dès maintenant à partir de toutes les régions de France, y compris du Nord.
Nous comptons sur votre présence le 6 mars. Nous proposerons des formules de départs collectifs, y compris à partir de la région parisienne. Ecrivez-nous pour nous dire dès maintenant si vous êtes partants !

La campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre Israël ne cesse de se développer dans le monde entier. Nous saluons au passage les actions de boycott menées le week-end dernier à l’aéroport de Liège, ainsi qu’au Salon des Vacances de Bruxelles Expo où des militants ont mené des actions remarquables et originales (voir notre site : http://www.europalestine.com ).

L’opinion publique exige la fin de l’occupation et de la colonisation israéliennes, la levée du blocus qui étrangle Gaza, empêchant sa population de reconstruire écoles, hopitaux, routes et maisons après les massacres israéliens de la population civile l’hiver dernier. Les gouvernements, les élus, qui se rendent complices de ces crimes, de ces terribles ghettos, de ce génocide à petit feu, tout en nous faisant régulièrement la leçon sur les crimes nazis engendrés par une même logique d’exclusion et de domination par la force, nous font honte.

Et nous ne cesserons pas de leur dire. Les méthodes d’intimidation, menaces, procès, calomnies, n’y feront rien, sinon confirmer que nos actions de protestation citoyennes font mouche. Nous apprenons que Sakina Arnaud, militante de la LDH, vient d’être condamnée pour « discrimination » et « incitation à la haine raciale » par un tribunal de Bordeaux, qui a suivi docilement les réquisitions du parquet, c’est à dire du gouvernement, sollicité par les relais de la politique israélienne en France. Sans craindre le ridicule : Carrefour qui avait porté plainte pour « dégradations légères » à la suite d’un autocollant apposé sur une bouteille de jus d’orange, a été débouté. Mais les deux offcines israéliennes, parties civiles, ont été gratifiées de 500 euros chacune au titre de l’article 475 (frais de justice) et 1000 euros d’amende ont été prononcés.

Et à aucun moment, ces juges n’ont osé faire le procès du boycott lui-même. A aucun moment ils n’ont osé aborder la provenance de ces produits de l’occupation, la nécessité morale de réagir face à des crimes de guerre et crimes contre l’humanité, préfèrant disserter de manière oiseuse sur le caractère potentiellement « violent » ou « haineux » d’un malheureux autocollant « Israel Apartheid Boycott ».

Sakina Arnaud a anoncé qu’elle comptait faire appel de ce jugement. Nous lui apportons tout notre soutien, y compris financier. Cette action nous concerne tous. Vos dons nous ont déjà permis de lui transmettre 500 euros pour contribuer aux frais de justice. Nous souhaitons continuer à l’épauler pour cet appel et et vous remercions d’avance (chèques à envoyer à l’ordre de CAPJPO-EuroPalestine, 16 bis, rue d’Odessa. 75014 Paris. En précisant au dos : « Soutien à Sakina Arnaud ».)

Et toujours à propos de boycott, nous lançons un large appel à boycotter dimanche prochain 14 février, à l’occasion de la Saint-Valentin, les fleurs de l’occupation et du mensonge.

De l’aveu même de la Chambre de commerce France-Israël, les centaines de milliers de tonnes de fleurs exportées par Israël dans toute l’Europe pour la Saint-Valentin sont étiquetées « Made in Holland », après avoir fait un détour par les Pays-Bas. Bon nombre de ces fleurs viennent de colonies israéliennes implantées sur des territoires palestiniens annexés, pendant que les villages palestiniens sont privés d’eau, les maisons palestiniennes démolies, et que la main d’oeuvre palestinienne employée sur des terres volées, comme dans la Vallée du Jourdain, est quasiment réduite à l’esclavage. Sans parler de la bande de Gaza, qui exportait 80 millions de tonnes de fleurs par an, dont des roses et des oeillets, il y a 10 ans, et dont les paysans se trouvent désormais affamés par le blocus, après avoir subi des destructions massives de leurs terres et leurs cultures. L’an dernier à la Saint-Valentin, Israël annonçait, toute honte bue, avoir « desserré » le blocus de Gaza pour l’exportation de 25 000 fleurs !

On n’offre pas les fleurs de l’occupation et du mensonge et à ceux qu’on aime !

Amicalement,

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com

L’accord commercial UE-Israël ne vaut pas pour les territoires occupés


Les marchandises produites dans les territoires occupés ne peuvent pas être reconnues comme d’origine israélienne et donc pas exemptées de droits de douanes au titre d’un accord entre l’UE et Israël, a estimé jeudi l’avocat général de la Cour européenne de justice (CEJ).

Son avis n’est pas contraignant.

Mais dans 80% des affaires, les juges de Luxembourg vont dans le même sens que l’avocat général quand ils rendent leur arrêt. La Cour de Luxembourg a été saisie par la justice allemande, devant laquelle la société Brita avait déposé un recours. Brita avait voulu importer en Allemagne des gazéificateurs d’eau, des accessoires et des sirops fabriqués en Cisjordanie par la société Soda-Club.

Elle voulait bénéficier pour ces produits d’un régime préférentiel de droits de douane prévu par un accord commercial entre l’UE et Israël. Mais les autorités allemandes ont refusé.

L’avocat général a également estimé jeudi que les produits ne pouvaient pas non plus bénéficier d’un autre accord commercial, entre l’UE et l’autorité palestinienne, faute de disposer d’un certificat d’origine délivré par les autorités palestiniennes.

source :

http://lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-40758797@7-46,0.html

Brita GmbH contre Hauptzollamt Hamburg‑Hafen


V – Conclusion

140. Au vu de ce qui précède, nous proposons à la Cour de répondre de la manière suivante au Finanzgericht Hamburg:

«1) Les autorités douanières de l’État d’importation ne sont pas liées par le résultat du contrôle a posteriori effectué par les autorités douanières de l’État d’exportation dans le cadre de la procédure de contrôle prévue à l’article 32 du protocole n° 4 à l’accord euro‑méditerranéen établissant une association entre les Communautés européennes et leurs États membres, d’une part, et l’État d’Israël, d’autre part, lorsque le différend existant entre les autorités douanières des États parties à cet accord porte sur l’étendue du champ d’application territorial dudit accord.

2) En outre, les autorités douanières allemandes n’étaient pas dans l’obligation de soumettre, au comité de coopération douanière, le différend qui les oppose aux autorités douanières israéliennes.

3) Des marchandises certifiées par les autorités douanières israéliennes comme étant d’origine israélienne, mais dont il s’avère qu’elles sont originaires des territoires occupés et, plus précisément, de Cisjordanie, ne peuvent bénéficier ni du régime préférentiel en vertu de l’accord euro‑méditerranéen établissant une association entre les Communautés européennes et leurs États membres, d’une part, et l’État d’Israël, d’autre part, ni de celui instauré par l’accord d’association euro‑méditerranéen intérimaire relatif aux échanges et à la coopération entre la Communauté européenne, d’une part, et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), agissant pour le compte de l’Autorité palestinienne de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, d’autre part.»

Le dilemme des Palestiniens qui construisent les colonies


Heather Sharp – BBC News

« Difficile de décrire ce sentiment, c’est un très mauvais sentiment. Nous pouvons voir comment nous perdons notre terre, petit à petit » nous dit Hossam Hussein.

Les constructions à Maale Adumim sont toujours en cours malgré les appels au gel des travaux.
Les constructions à Maale Adumim sont toujours en cours malgré les appels au gel des travaux.

« Je me sens comme un esclave » dit le Palestinien Musanna Khalil Mohammed Rabbaye, 21 ans

« Mais je n’ai pas d’alternative » ajoute-t-il, attendant sous un soleil brûlant avec une groupe d’hommes aux chaussures de travail poussiéreuses à l’extérieur de la colonie juive de Maale Adumim.

Cette phrase revient sans cesse quand les ouvriers du bâtiment essaient d’expliquer pourquoi ils passent leurs journées avec le marteau et la pelle pour aider à construire les implantations juives grignotant les terres qu’ils veulent destinées à un futur Etat palestinien.

lire la suite ici

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑