Le titre dit judéo sioniste que je rejette totalement. Ne pas impliquer tous les juifs dans le projet sioniste, please.
Hommage à Hassan El Bouharrouti
Messieurs et Mesdames les Journalistes,
Je vous prie de trouver la lettre pamphlétaire (bas du courriel) de Monsieur Rudi Barnet, en réaction à l’article scandaleux paru sur Skynet et le Vif l’Express d’un pseudo-journaliste, Hassan El Bouharrouti, du “collectif des associations belgo-marocaines”
“Bienvenue en Palestine: utiliser des mineurs d’âge est un “acte irresponsable””.
L’article de Hassan El Bouharrouti a bien sûr été relayé sur des sites de propagande israélienne (… du pain bénit: ils n’en sont pas à un mensonge près).
Notez aussi que le “collectif des associations belgo-marocaines” dont fait partie ce Monsieur est totalement inconnu de toutes les personnes s’y connaissant peu ou prou dans le domaine de l’associatif marocain en Belgique, y compris des journalistes crédibles.
Bien à vous,
Mireille Péromet
L’article d’Hassan El Bouharrouti:
Israël expulse 23 militants pro-Palestiniens, 58 toujours détenus ( Belga)
L’utilisation de mineurs d’âge dans la mission « Bienvenue en Palestine » est un « acte irresponsable », déclare jeudi le président du Collectif des associations belgo-marocaines (CABM)**, Hassan El Bouharrouti, contacté par l’Agence Belga. Le CABM dit condamner « avec la plus grande fermeté » l’utilisation de cinq mineurs d’âge belges au sein de la mission de solidarité avec le peuple palestinien du 8 juillet dernier.
« Je suis révolté. Cette mission a entraîné des enfants dans un acte suicidaire », estime Hassan El Bouharrouti, confiant que sa propre fille de 17 ans y a pris part, sous l’influence de sa mère. « Je remercie Israël d’avoir renvoyé ces enfants-là en Belgique », ajoute-t-il. Qualifiant cette mission d' »opération antisémite suicidaire », le Collectif estime que « les mineurs n’auraient jamais dû être exposés à quelque risque que ce soit en prenant part à une mission qui s’inscrit clairement dans la provocation et la confrontation avec l’Etat d’Israël ». Il dénonce également la nature de la mission, qui « ne sert aucunement la cause palestinienne », mais qui « contribue en revanche à alimenter l’antisémitisme au sein de la communauté belgo-marocaine ». « Il faut sensibiliser autrement », estime Hassan El Bouharrouti. Selon lui, « il y a d’autres problèmes à combattre en Belgique, comme par exemple le racisme ». Le CABM accuse par ailleurs les autorités belges de « laxisme » pour ne pas avoir empêché le départ de ces mineurs vers Israël, alors que le Collectif les avait pourtant prévenues. (PVO)
**Notez aussi que le CABM est totalement inconnu de toutes les personnes s’y connaissant peu ou prou dans le domaine de l’associatif marocain en Belgique, y compris des journalistes crédibles.
Minister of Hasbara Office
A Hassan El Bouharrouti
Président du CABM
(Collectif des Associations belgo-marocaines)
Cher Collaborateur,
Toutes mes félicitations pour votre action en faveur du sionisme!
C’est avec le plus grand plaisir que nous avons appris votre intervention dans la presse belge, au nom de l’ensemble des Marocains du pays, pour stigmatiser cette honteuse opération « Bienvenue en Palestine ».
Comme vous l’avez remarqué, nous avons immédiatement relayé vos propos dans nos offices de propagande web et dans la presse d’Israël.
Votre intervention a été une belle surprise pour nos services!
D’autre part, votre action nous a également permis d’occulter la décision du tribunal de Tel-Aviv condamnant notre Ministère de l’Intérieur pour l’illégalité de l’interdiction d’entrée du territoire à des militants déclarant se rendre dans les territoires palestiniens occupés.
Bravo pour votre collaboration!
Il me faut aussi vous féliciter pour votre amour filial. En effet, bien que vous n’ayez plus de relations avec votre fille de 18 ans depuis de nombreuses années, vous avez tenu à la protéger de l’endoctrinement de ces soi-disant pacifistes.
Je ne peux qu’appuyer votre action : ce n’est pas le rôle des femmes de réfléchir et de faire de la politique (cette déviance est malheureusement une des plaies de l’ère moderne)… Et surtout pas à une gamine de 18 ans!
Merci aussi d’avoir stigmatisé cette opération qui vise, je reprend vos termes, à « cultiver la haine et l’antisémitisme ».
C’est avec plaisir que je constate que vous êtes en symbiose avec Israël et que pour vous, également, il est fondamental d’accuser d’antisémitisme tous ceux qui veulent s’opposer à notre politique et à nos pratiques.
Je ne doute pas que la communauté marocaine de Belgique, dont vous êtes le représentant éminent, continuera de vous appuyer et de vous encourager dans votre courageuse démarche.
Enfin, j’ai le plaisir de vous annoncer que lors de la prochaine visite de Mr Lieberman, notre Ministre des Affaires Etrangères, en Belgique (séance de travail avec Mr Dewinter), il aura le plaisir de vous remettre la « Croix du Mérite de la Hasbara ».
En espérant que notre collaboration n’ira qu’en s’amplifiant dans la guerre que nous menons contre les opposants au sionisme!
Avec ma solidarité
RB
Des associations juives obligent des manuels d’histoire à modifier l’histoire du partage de la Palestine

lundi 4 juillet 2011, par La Rédaction
Des passages de nouveaux manuels d’histoire contemporaine à destination des classes de première générale, contestés par des associations juives, vont être « modifiés » à l’occasion de l’impression des versions définitives, a indiqué lundi l’éditeur Hachette Éducation. Ces passages étaient relatifs au « partage de la Palestine », a-t-on précisé de même source. Ils étaient inclus dans des manuels « spécimens » dont la version définitive reste à imprimer, avant distribution aux classes de première L, S et ES à la rentrée 2011, dans le cadre de nouveaux programmes. Or, « après relecture, il est apparu que certains passages contestables devaient être modifiés. À l’occasion de l’impression, ils seront changés », a-t-on ajouté, sans préciser le détail des passages mis en cause ni la teneur des modifications. Le ministère de l’Éducation nationale n’avait pas réagi lundi en fin de journée.
Contacté, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Richard Prasquier a évoqué une « présentation du conflit israélo-palestinien tout à fait scandaleuse ». Il a notamment dénoncé « une idéologisation », via par exemple l’emploi du mot « nakba » (« catastrophe », selon l’appellation dans le monde arabe de la création de l’État d’Israël en 1948 et de l’exode des Palestiniens qui a suivi), quand le terme Israël « n’apparaissait pas ». Il a par ailleurs dénoncé « des erreurs factuelles », sans préciser lesquelles. Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a reproché aux auteurs du manuel d’ »interpréter les faits historiques », de « tronquer la vérité », de « prendre parti ».
(Lundi, 04 juillet 2011 – Avec les agences de presse)
L’usage des mots dans le conflit israélo-palestinien
Jeudi 9 juin 2011 à 19h30
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Avec Denis Sieffert Journaliste français, directeur de la rédaction de l’hebdomadaire français Politis, spécialiste des questions israélo-palestiniennes. Co-auteur avec Joss Dray de La guerre israélienne de l’information, La Découverte, 2002.
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Auteur de l’ouvrage La guerre israélienne de l’information, Denis Sieffert nous parlera de l’usage des mots dans le conflit israélo-palestinien. La guerre, avant d’être une affaire de chars, d’avions et d’hélicoptères, est une affaire de mots. Dès le lendemain de la négociation de Camp David II, en juillet 2000 : le “ refus ” de Yasser Arafat d’accepter la “ généreuse ” proposition israélienne de restitution de “ 97 % ” des territoires occupés va devenir une vérité acceptée par l’ensemble de l’opinion internationale. Or il s’agit d’un pur mensonge. Comment les acteurs de cette entreprise ont-ils trouvé des relais au sein de la presse mondiale, et française en particulier ? Ces questions rappellent que les mots et les images peuvent tuer et nous appelle à les manier avec responsabilité.
Lieu : Centre Culturel Arabe
2, rue de l’Alliance (Métro Madou) – 1210 Bruxelles
PAF : 2 € (membres)/ 3€ (non-membres).
Le nombre de place étant limité il est conseillé de vous inscrire avant le 7 juin 2011 : abp.eccp@skynet.be
Voyage en Israël, tous frais payés
Un exemple de la nonchalance du lobby pro-israélien à Bruxelles…
Au cours des dernières années, le lobby pro-israélien a utilisé d’énormes moyens financiers pour s’implanter auprès des institutions européennes à Bruxelles. Ainsi dans un dépliant brillant-neuf, qui ressemble à s’y méprendre à un document officiel de l’UE, l’EFI -European Friends of Israel offre aux parlementaires européens un voyage de 3 à 4 jours dans le « Grand Israël » début février 2011. Voyage gratuit. Ils seront notamment promenés sur le Golan occupé et reçus dans trois colonies juives en Cisjordanie. Le programme du voyage est en contradiction flagrante avec les positions de l’Union européenne sur l’illégalité des colonies.
Détails et dépliant sur le site www.paixjuste.lu
Comité pour une Paix Juste au Proche-Orient
55 Avenue de la Liberté
L-1931 LUXEMBOURG
Phone : +352/691819306
mail to : paixjuste@yahoo.com
website : www.paixjuste.lu
Israël selon la RTBF
A l’attention de Monsieur Guy Lemaire, journaliste
Cher Monsieur,
Si vous écoutez le video-reportage de Philippe Marsigny sur la RTBF,
consacré au tourisme en Israël et commenté par le journaliste Guy Lemaire,
vous apprendrez que le Golan, la Cisjordanie, la Bande de Gaza font partie d
’Israël et donc bien sûr aussi la Mer Morte !! … et que Jérusalem
« unifiée » est la capitale souveraine du peuple juif. Absolument!
Nous savons qu’Israël n’a pas de frontières puisque son entreprise de
colonisation n’est pas terminée – mais de là à redessiner « sa » carte sur
des blogs pour les besoins du tourisme – en rayant du même coup les
Palestiniens – même s’ils en ont l’habitude -, c’est franchement écœurant!
Est-ce de l’ignorance, Monsieur Lemaire ? De l’inconscience ? A moins que
vous êtes un des journalistes payés par le Ministère des Affaires étrangères
d’Israël, dirigé par le fasciste Lieberman, qui mène « une vaste campagne de
propagande en Europe pour rehausser l’image du pays », passablement ternie!
Sous prétexte de présenter « les attraits touristiques » d’Israël, vous
collaborez à la propagande politique d’un pays raciste, qui pratique l’
apartheid et qui bafoue allègrement le Droit international depuis sa
création, en 1948.
Nous connaissons l’allégeance de la RTBF à Israël mais de là à se
compromettre dans un reportage où cet état voyou confisque d’autorité les
territoires revenant de droit aux Palestiniens et illégalement occupés, c’
est dépasser les bornes de l’acceptable.
Est-ce bien la peine de parler de la suite du reportage ? Après ça, vous
avez tout compris !
Sachez que vous ne verrez rien des réalités atroces vécues quotidiennement
par les Palestiniens et imposées par ce beau pays qu’est Israël depuis 1948.
Entre l’histoire mythologique et les villes israéliennes sorties du sable,
il ne s’est rien passé en Palestine, absolument rien, puisque les «
Palestiniens n’ont jamais existé » (Golda Meir).
Bien à vous,
MP
Cc : Mme Fadila Laanan, Ministre de la Culture et de l’Audiovisuel
Conseil d’administration RTBF, par courrier
Israël recrute des « amis » en Europe
Le document n’a pas filtré par Wikileaks. C’est le Guardian de Londres qui se l’est procuré directement (28 novembre) : un câble transmis quelques jours avant par le ministère israélien des affaires étrangères à ses ambassades dans dix pays européens. Il contient l’ordre du ministre Avigdor Lieberman de trouver d’ici fin janvier environ 1000 personnes qui agiront en « amis d’Israël ». Elles devront être « recrutées parmi des journalistes, universitaires, étudiants et militants soit juifs soit chrétiens ». Elles seront informées par des fonctionnaires israéliens pour intervenir en faveur d’Israël par des articles, lettres et interventions dans des assemblées publiques. Elles devront non seulement recevoir des messages mais en faire une active promotion.
Par Manlio Dinucci manliodinucci@tin.it
Les principaux centres de cette campagne seront cinq capitales européennes : Londres, Paris, Berlin, Madrid et Rome. Là, « les ambassades israéliennes recevront des fonds pour recruter aussi des professionnels : sociétés spécialisées en relations publiques et lobbyistes ». Elles auront comme tâche de renforcer l’action des « amis d’Israël » en diffusant des messages politiques sur des arguments comme la position israélienne à l’égard des Palestiniens et la violation des droits de l’homme en Iran.
Le ministère des affaires étrangères suggère en outre aux ambassades en Europe d’organiser mensuellement des événements publics de haut niveau en faveur de la politique israélienne et d’inviter des personnages influents à visiter Israël. Lieberman lui-même rencontrera le mois prochain ses ambassadeurs dans les pays européens pour donner une impulsion à cette nouvelle « offensive dans les relations publiques ».
Interviewé par le Guardian à propos de ce document, un fonctionnaire israélien s’est refusé à commenter la découverte. Il a cependant déclaré : « Evidemment nous cherchons toujours de nouvelles façons d’améliorer nos communications, il n’y a rien d’étrange à cela ». Il a ainsi précisé qu’« il existe une préoccupation particulière sur la façon dont Israël est vu à l’étranger, en particulier dans certains pays d’Europe occidentale ».
Une nouvelle offensive de propagande du gouvernement israélien est donc en train de se préparer, focalisée dans les principales capitales européennes, parmi lesquelles Rome. Pourquoi en ce moment ? On se souviendra que, bien que la propagande soit une denrée quotidienne (pas seulement pour Israël), la dernière grande campagne israélienne fut lancée en décembre 2008 pour présenter l’opération « Plomb durci » contre Gaza comme une action défensive. Il n’est pas difficile de comprendre quel est l’objectif de cette nouvelle campagne : convaincre l’opinion publique italienne et européenne que non seulement Israël mais aussi les pays européens sont menacés par l’Iran. En préparant ainsi l’opinion à accepter comme inévitable une nouvelle guerre, encore plus catastrophique, au Moyen-Orient.
Il faudra nous en souvenir quand les « amis d’Israël », recrutés par Lieberman, commenceront leur offensive sur les journaux et dans les talk show.
Sur le même sujet, lire le communiqué d’Al-Manar : « « Israël » prépare une campagne de relations publiques en Europe« , ISM-France, 29.11.2010.
Emission « en voyage » de Guy Lemaire consacrée à Israël
http://www.rtbf.be/tv/emission/detail_en-voyage?id=593 (la bande annonce)
Lettre de Marianne Blume qui dit:
Voici la lettre que j’ai écrite après avoir visionné le reportage.
Tout n’y est pas mais je me suis attachée à suivre les étapes de son
émission.La carte est ignoble. Si le texte vous
semble virulent, sachez que je l’ai autocensuré.
Cher Monsieur,
Que vous aimiez Israël, personne ne vous en fera grief. Que vous
adoptiez une carte, reprise deux fois, où le Golan, la Cisjordanie et
la Bande de Gaza sont partie intégrante d’Israël me semble beaucoup
plus suspect. Vous évitez Bethléem avec son checkpoint mais Bethléem
est, selon votre carte, en Israël. Bizarre pour le moins. N’est-ce pas
une des villes saintes pour le christianisme? Vous ne parlez pas de
territoires occupés, encore un fois bizarre: les médias les plus
populaires le disent.
Mais ce n’est pas tout. Jérusalem. Quelle belle ville, n’est-ce pas?
Vous commencez au mur des lamentations et je ne vous en tiendrai pas
rigueur puisque c’est une image d’Epinal. Par contre, raconter
tranquillement qu’il s’agit du mur du palais d’Hérode et reprendre
sans vergogne la maquette de ce temple me semble parfaitement
a-historique. Mais peut-être ne savez-vous pas que les archéologues
n’ont rien trouvé qui renforce cette affirmation. Il suffisait sans
doute de dire que c’était ce que pensaient les juifs croyants et cela
aurait donné un brin d’objectivité.
Vous allez ensuite à Yad Vashem. Et vous avez raison. personne ne peut
oublier. Cela vous aurait-il écorcher les lèvres de dire qu’en face se
trouve Deir yassin, un Oradour sur Glane palestinien perpétré par les
milices juives. Mais là, je vais sans doute un peu loin: vous ne
connaissez pas vraiment le terrain ni son histoire. C’est une excuse
que je vous donne et j’espère avoir raison.
Puis, dans votre reportage, c’est Massada et la mer morte. Une autre
image d’Epinal. Un must donc. Sauf que vous répétez gentiment ce qu’on
vous a dit. Je suis philologue classique et j’ai lu Flavius Josèphe.
Lisez et vous y apprendrez que les zélotes réfugiés là étaient des
brigands qui avaient tué d’autres juifs, dont ils étaient mal vus. On
n’aborde pas des problèmes historiques par des on-dits, surtout quand
ils viennent de ceux qui veulent justifier leur mythologie. Mais bon,
là encore, vous ne pouvez pas tout savoir. Et de deux excuses. je vous
conseille pourtant de voir le film d’un Israélien, Avi Moghrabi, pour
que vous compreniez la signification actuelle de Massada. j’espère que
vous le ferez.
Pauvre Mer Morte qui disparaît progressivement vu, selon vos dires,
« l’irrigation excessive ». Par qui? Vous l’êtes-vous demandé? Peut-être
que vous auriez appris que c’est du fait des israéliens et notamment
des colons. J’admets sans mal que cela aurait gâché la belle image que
vous vous attachez à donner d’Israël. Mais vous êtes journaliste et
donc je croyais (un peu naïvement?) que vous vous informiez sur les
réalités actuelles à défaut de connaître l’histoire. Là, il n’y a pas
d’excuse.
On passe ensuite à la fascinante Tel Aviv. Fascinante en effet,
surtout par sa sécularité, contrairement à Jérusalem. Elle a été crée,
toujours selon votre commentaire par des familles juives parties de
Jaffa. Oui, elle est fondée sur des terres de villages palestiniens
dont Sheikh Muwannis (université de Tel-Aviv), Jammusin, salame,
Summeil… Aucune mention de votre part. Un ville née du sable, grâce
à quelques familles juives, c’est plus beau, c’est sûr. Et les plages,
comme elles sont belles, n’est-ce pas? Et on n’y est si tolérant qu’on
peut y venir avec son arme. A quand la même tolérance à Knokke ou
Ostende?
Vous terminez sur Jaffa, que j’aime. Une ville ancienne. Une ville et
un port jadis important. Une ville israélienne? L’architecture aurait
dû vous mettre la puce à l’oreille si vous ne saviez pas que c’était
une ville palestinienne, vidée de ses habitants. En fait, il en reste
mais ils n’apparaissent pas dans votre beau reportage. C’est vrai que
l’Etat israélien fait tout pour les évacuer, les mettre dans un ghetto
appauvri. Vous ne savez pas que ces habitants palestiniens originaires
de la ville n’ont pas le droit de récupérer leurs maisons et pas le
droit de rénover ou agrandir celles qu’ils habitent encore? Les noms
des rues sont pittoresques, les noms des signes du zodiaque. Et
pourquoi croyez-vous? Les rues portaient des noms arabes mais faire
disparaître cette réalité fait partie de l’effort israélien d’occulter
la réalité palestinienne.
Cher Monsieur, ou vous êtes un ignorant ou vous êtes un propagandiste.
Dans l’un et l’autre cas, cela fait de vous un mauvais journaliste.
Vous objecterez sans aucun doute que vous faisiez un reportage
touristique et que vous ne pouviez pas tout dire. On pourrait
l’admettre si vous n’aviez de manière honteuse repris un carte
d’Israël qui n’est que propagande.
Bien à vous,
Marianne Blume
Palestine : une tentative de normalisation de l’apartheid, par le « tourisme »
Publié le 26-11-2010
L’Agence-France-Presse (AFP) et le Figaro ont ainsi fait état d’une conférence de presse de lancement du programme « Israël/Palestine » de Voyageurs du Monde, à laquelle ont apporté leur soutien des représentants de l’Office national israélien du tourisme (ONIT), ainsi que de la Délégation de Palestine en France.
Nous n’avons pas eu l’heur d’assister à la petite cérémonie, au cours de laquelle le tour-opérateur a présenté son programme de voyages individuels dits « combinés », comme une « première ».
Mais nous sommes allés chercher la luxueuse brochure de promotion de VdM, généreusement mise à disposition du public par le voyagiste dans la quinzaine d’agences qu’il anime en France et en Belgique. Il s’agit d’une odieuse fumisterie. Habilement, le voyagiste a choisi de vendre son produit, à une clientèle a priori aisée, prête à dépenser de 2.000 à 4.000 € par personne pour une dizaine de jours, en appréhendant Israël et « Palestine » comme une seule et même entité.
Passée la couverture, où trônent un imam et un rabbin aussi hilares que ridicules, on passe sans transition ni rupture, au fil des pages du catalogue, de Tel-Aviv à Ramallah ou de Jérusalem à Hébron en passant par Haifa et Naplouse. L’espace de quelques minutes de lecture, un miracle a donc lieu. Comme au temps de la Palestine historique, cette petite région de 26.000 kilomètres carrés et forte aujourd’hui de plus de 10 millions d’âmes, a été reconstituée dans son unité, par la grâce de VdM. En fait c’est cool et sympa, « il n’y a pas réellement de frontières », nous assure le guide.
N’accusez pas pour autant VdM de mentir ou de rêver. Il est bien écrit quelque part, par exemple, que Tel-Aviv est en « Israël », et Ramallah en « Palestine ».
Le voyagiste ne cache pas non plus qu’il y a sur le terrain des endroits appelés « check-points ». Cela peut créer des embouteillages, explique-t-il, quand il y a une circulation importante, causée par exemple par les « nombreux » Palestiniens transitant quotidiennement entre Jérusalem et Ramallah. Des banlieusards qui ont des problèmes de banlieusards, en somme ! Mais rassurez-vous, futurs touristes, votre chauffeur trouvera bien une combine pour vous épargner ces désagréments, ose le faussaire préposé à la rédaction.
Au chapitre Hébron, ce dernier s’est surpassé. En lieu et place de la réalité de l’occupation coloniale, où, sous la protection de l’armée israélienne, les Juifs y imposent une vie de terreur aux indigènes palestiniens, VdM nous dit que la ville présente une « particularité », « ville palestinienne et colonies mêlées », et propose, parmi les distractions possibles, une « visite du quartier juif, avec un habitant de la colonie voisine de Kiriat Arba ».
La fraude consistant à habiller l’apartheid israélien au prix de quelques discrètes concessions verbales (en cherchant bien, on trouvera par exemple le mot « Nakbah » dans une chronologie à deux balles) trouve quand même rapidement ses limites.
En 100 pages et autant de photos, ce luxueux document en quadrichromie n’a ainsi pas trouvé de place pour y loger un seul soldat israélien, un seul check-point, un seul camp de réfugiés, et un seul mot sur le martyre du peuple de Gaza. Le négationnisme, c’est en effet très tendance chez ces fils de pub.
Nous ne doutons pas qu’après la lecture de cet article, les vacanciers soucieux de tourisme éthique n’auront aucune envie de donner leur argent à VdM , et boycotteront aussi bien son programme « Israël-Palestine » que ses autres destinations.
CAPJPO-EuroPalestine