Tour de France BDS


Plus de 200 femmes, hommes et enfants ont participé à l’extraordinaire BDS Tour qui a traversé 15 villes de France en juillet dernier. Ils ont rencontré à cette occasion des dizaines de milliers de personnes avec lesquelles ils ont communiqué, échangé sur la situation en Palestine, la campagne internationale BDS, et sur le pouvoir insoupçonné de la solidarité qui se moque des barrières que nos gouvernements tentent d’instaurer. Merci pour le sous titrage en anglais de cette vidéo !

source

Ils remettent ça cette année

Un important groupe juif américain annonce un plan pour lancer une campagne contre le mouvement BDS


dimanche 30 juin 2013 – 06h:00

Alex Kane – Mondoweiss


Un représentant d’un important groupe américain juif a déclaré à Haaretz la semaine dernière qu’une campagne contre le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions est sur le point d’être lancée.

Malcom Hoenlein, haut responsable à la Conférence des présidents des organisations juives américaines, a déclaré à la journaliste Judy Maltz que son organisation projette de lancer une contre-attaque contre le BDS sur les campus en août. « Ce sera une campagne importante, sur Internet et les médias sociaux, dans laquelle nous espérons toucher chaque étudiant sans exception en Amérique. L’objectif est d’informer d’une manière créative et de rallier le public, » a dit Hoenlein lors d’un entretien publié en début de semaine. Hoenlein était en Israël, en visite à Jérusalem pour la fête d’anniversaire et la Conférence du Président israélien Shimon Peres.

Ces propos sont le dernier signe que l’establishment juif a jeté tout son poids dans la lutte contre BDS.

Hoenlein, vice-président exécutif d’une organisation qui sert d’organe coordinateur pour 51 groupes américains juifs, a dit aussi à Haaretz que les communautés juives à travers le monde n’avaient pas fait suffisamment pour combattre BDS, et il a critiqué la récente décision de Stephen Hawking de boycotter la Conférence israélienne qui fêtait Peres. (1)

En même temps qu’il dévoilait la prochaine campagne pour combattre les groupes BDS, Hoenlein cherchait à contester l’impact du mouvement. « Ce n’est encore qu’un groupe très limité de personnes. Elles obtiennent de la résonance et une publicité parce que attaquer Israël fait l’information. Soutenir Israël ne fait pas l’information. Mais le fait est que la plus grande partie des campus ont rejeté le mouvement BDS », a-t-il déclaré encore à Haaretz.

Ces messages ne collent pas exactement. Pourquoi une importante organisation juive consacrerait-elle des ressources à un groupe insignifiant ? Une campagne lancée par la première organisation américaine juive dans le pays va probablement appeler plus d’attention sur le mouvement BDS florissant.

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Plus important encore pourtant que ces contradictions, c’est ce que pointe la prochaine campagne : l’impact lent mais régulier du mouvement et l’accent croissant du lobby pro-Israël sur BDS, particulièrement sur les campus universitaires. La récente vague de résolutions de désinvestissements des conseils étudiants sur les campus de Californie – dont trois ont été des succès – est manifestement parvenue jusqu’aux bureaux des gens comme Hoenlein.

Il est vrai que le mouvement BDS n’a pas encore réalisé de progrès importants imposant des coûts élevés à l’État pour ses violations du droit international. Pourtant, des boycotts remarqués de personnalités culturelles et des décisions de désinvestissements, telle la récente initiative des Méthodistes unifiés, montrent que BDS continue d’avancer.

Le récent boycott par Hawking qui a si inquiété Hoenlein est un avertissement à Israël, comme Noam Sheizaf, du Magazine +972, l’écrit, « l’occupation a un prix ». Le boycott par Hawking a fait également monter certaines questions chez les défenseurs d’Israël, qui en sont arrivés à l’idée que le mouvement BDS était une menace qu’il fallait prendre au sérieux – et dès maintenant, avant qu’il ne soit trop tard.

Larry Derfner, de +972, a récemment rassemblé ce qu’il appelle la «  sagesse du consensus » des opposants au BDS et montré que le mouvement BDS, il marche (2). Il met l’accent sur l’aveu de Thomas Friedman que le mouvement « est en train de faire monter le sentiment puissant dans l’opinion internationale, spécialement en Europe et sur les campus universitaires, qu’Israël est un État paria en raison de son occupation de la Cisjordanie ». Derfner souligne aussi un récent article de Haaretz sur ce qu’a déclaré un groupe d’hommes d’affaires israéliens de premier plan au Premier ministre Benjamin Netanyahu. « Si nous ne faisons pas de progrès vers une solution à deux États, il y aura des développements négatifs pour l’économie israélienne. », ont-ils dit au Premier ministre. « Les investissements étrangers ne viendront pas dans un tel État. Personne n’achètera les produits d’un tel État ».

L’inquiétude qui monte à propos de BDS parmi les establishments juifs et israéliens a maintenant soulevé une impulsion revigorée aujourd’hui contre le mouvement. La nouvelle campagne de la Conférence des présidents va rejoindre l’effort anti-BDS de plusieurs millions de dollars d’Israel Action Network, le premier véhicule de l’establishment juif pour combattre BDS.


Notes de la traduction :

(1)

- Stephen Hawking rejoint le boycott universitaire d’Israël – Réactions – Mattew Kalman – The Guardian
- Stephen Hawking et le Big Bang du boycott, un tournant pour l’image de l’entité sioniste – Mounadil al-Djazaïri – Daily Express
- Stephen Hawking fait une manifestation pacifique – The Boston Globe

(2) – En français sur Info-Palestine : La sagesse du consensus : le boycott d’Israël, ça marche – Larry Derfner – +972

Lire aussi :

- BDS : appel de la société civile palestinienne du 9 juillet 2005
- Un changement radical s’est opéré dans l’opinion aux États-Unis sur le conflit – Pamela Olson – Mondoweiss

Alex Kane est rédacteur en chef adjoint pour Mondoweiss et rédacteur en chef Monde pour AlterNet. Suivez-le sur Twitter @ alexbkane.

source  traduction JPP

Le KKL et le prince Laurent: faut-il critiquer?


Faut-il brûler le KKL? Question incongrue, s’agissant d’un organisme environnemental israélien très populaire en Israël et reconnu dans le monde entier, ce dont attestent les innombrables personnalités les plus prestigieuses qui, depuis des décennies, sont allées planter un arbre en Israël lors de cérémonies organisées par le KKL.

Alors pourquoi sortir du lot le prince belge Laurent, second fils du roi, et évoquer un côté problématique à sa participation à une telle cérémonie la semaine dernière en Israël, comme Le Soir l’a fait? A dire vrai, s’il faut critiquer, selon certains, ceux qui s’associent au KKL (ou cautionnent son action) parce que cet organisme poserait problème, il n’y a en effet aucune raison d’isoler le prince Laurent. Dès lors, la vraie question est donc bien de savoir si le KKL est sinon “casher” du moins au-dessus de tout soupçon.

L’histoire du “Fonds national juif” ou KKL (Karen Kayemeth Leisrael, “Fonds pour l’existence d’Israël”) se confond avec celle du sionisme et, donc, avec celle d’Israël. Le KKL a donc été au coeur de l’épopée sioniste, vécue par ses protagonistes comme l’émancipation du peuple juif dont une partie croissante cherchait une solution radicale à l’antisémitisme qui sévissait en Europe. Mais l’histoire du sionisme, d’Israël, est aussi, en creux, celle du peuple palestinien, celle de sa dépossession, de son exil. Le KKL, comme acteur majeur du sionisme, occupe donc une place dans la part d’ombre de l’histoire d’Israël, celle dont les livres d’histoire officiels ne parlent guère…

Créé en 1901 à Bâle, en Suisse, à l’occasion du cinquième congrès sioniste, le KKL se voit confier la mission – sensible entre tous – de gérer “l’acquisition de terres en Palestine pour le peuple juif” en vue de l’installation future d’un foyer national juif. En 1948, au moment de la création d’Israël, environ 6% des terres de Palestine avaient été acquises pour les colons juifs venus du monde entier mais principalement d’Europe. Ce chiffre, frustrant du point de vue des sionistes, doit sa modestie à la résistance des populations arabes locales et aussi aux restrictions imposées par le mandat britannique sur le pays entre 1918 et 1948.

Mais la “guerre d’indépendance” gagnée cette année-là (qui correspond à ce que les Palestiniens appellent la « nakba », la catastrophe) par les sionistes qui devenaient ainsi israéliens va considérablement augmenter les possibilités d’expansion des terres contrôlées par le KKL, alors qu’il prend une part active à la construction de tout un pays qui vient de naître.

La “loi sur les propriétaires absents” de 1950 l’aide ainsi à bientôt contrôler 13% des terres. Cette loi est destinée à saisir les propriétés de personnes dont l’Etat constate l’absence. Chassés manu militari ou fuyant les combats et les exactions, quelque 750.000 Palestiniens ont quitté leur domicile pendant la “nakba”. Il ne leur sera plus jamais permis de revenir. C’est l’origine de la question des réfugiés… et de la loi sur les propriétaires absents.

Les responsabilités foncières du KKL vont encore se renforcer en 1961 quand, avec la création d’un organisme public chargé de l’administration des terres, l’ILA (l’Autorité foncière d’Israël), le KKL, organisme privé qui remplit des missions pour l’Etat, se voit confier la désignation de la moitié des membres du conseil d’administration de l’organisme créé. Dorénavant, le KKL aura sa part dans la gestion de… 93% des terres en Israël. Quant aux 150.000 Palestiniens restés en Israël en 1948, ils sont devenus 1,4 million aujourd’hui, soit 20% de la population, mais ils ne disposent plus que de 3% des terres.

Le KKL, parmi ses tâches, va se spécialiser dans la création de forêts, parcs naturels, zones vertes qui font les délices des Israéliens, mais qui sont souvent édifiés sur les vestiges de villages palestiniens rasés après l’indépendance. Cette dernière observation est courante en Israël puisque entre 400 et 500 villages ont subi ce sort funeste à l’époque. Certains considèrent ainsi que le KKL porte sa part de responsabilités dans une entreprise de discrimination voire d’”épuration ethnique” avant même que l’expression existât.

Voici ce qu’écrivait en 2010 l’activiste des droits de l’homme Jeff Halper, coordinateur du Comité israélien contre la démolition de maisons : « Le Fonds national juif (KKL, NDLR) est responsable de l’allocation des terres en Israël. A ce titre, c’est un pilier du système d’apartheid toujours croissant ici. Parmi ses plus récentes activités figure la plantation d’une forêt pour recouvrir un village bédouin dans le Néguev dont les résidents ont été évacués de force. Il est en fait engagé dans différentes exercices de plantations qui le classent comme organisation environnementale, alors qu’en fait son but est de sécuriser la terre d’Israël, si pas toute la Palestine, pour les juifs uniquement. C’est son rôle historique et cela le reste ».

Ajoutons que les Palestiniens accusent le KKL d’opérer en territoires occupés depuis 1967 (Jérusalem-Est et la Cisjordanie en l’occurrence) à travers sa filiale Himnuta, qu’il contrôle totalement.

Alors, si le KKL peut se prévaloir, selon ses propres statistiques, d’un bilan impressionnant – plantation de 230 millions d’arbres, aménagement de 400 parcs et forêts, constructions de 7.000 km de routes, terrassement de plus de 1.000 localités, etc. – il est possible d’avoir de son action une vision complète et nuancée qui dépasse, et de loin, l’image d’un organisme voué à la seule cause écologique.
BAUDOUIN LOOS

Publié dans Le Soir du lundi 24 juin 2013

Laurent en Israël – Le prince est « complice de la colonisation » affirme l’Association Belgo-Palestinienne


Laurent en Israël - Le prince est

(Belga) Le voyage du Prince Laurent en Israël à l’invitation de l’organisation israélienne KKL, « ne peut être jugé apolitique », affirme dans un communiqué la secrétaire générale de l’Association Belgo-Palestinienne (ABP) Nadia Farkh. Cette organisation soucieuse de l’environnement est aussi « un des principaux acteurs de la colonisation juive de la Palestine », estime l’ABP, pour qui Laurent se rend « complice de la colonisation ».

« Le KKL est destiné à acheter des terres palestiniennes grâce à des fonds récoltés auprès des communautés juives du monde entier. Ses statuts prévoient qu’une fois acquises les terres deviennent ‘propriété perpétuelle du peuple juif’. Elles ne peuvent être vendues ou louées qu’à des juifs. Enfin, elles doivent être vidées de leurs habitants non-juifs afin d’être disponible à la colonisation », selon le communiqué de l’ABP.
L’organisation « a participé à l’élaboration des ‘fichiers des villages’ sur lesquels s’est basée la conduite des opérations israéliennes de nettoyage ethnique en 1948-49. Une fois vidés de leurs habitants, les villages ont ensuite été détruits et ‘reboisés’ afin d’en effacer toute trace d’histoire palestinienne. Aujourd’hui, le KKL plante des arbres pour chasser les habitants palestiniens de leurs terres. Le village bédouin d’Al Araqib situé dans Néguev a été détruit à trente-trois reprises entre juillet 2010 et décembre 2011. Le KKL compte y implanter un parc. L’expulsion des Palestiniens d’Al Araqib fait partie du plan Prawer visant au déplacement forcé de plus de 70.000 Bédouins du Néguev », ajoute l’Organisation Belgo-Palestinienne.
L’ABP remet même en cause le profil écologique de l’organisation, qui reboiserait « à l’aide de conifères peu adaptés au climat à l’environnement, qui stérilisent les sols et accentuent les risques d’incendie ». (Belga)

source

Pour en savoir plus sur KKL (trois articles parmi les 25 trouvés sur le site Europalestine)
Ce qui se cache derrière la propagande écolo de KKL, par Eurig Scandrett
http://www.europalestine.com/spip.php?article6852&lang=fr

“… je trouve tragique de voir un organisme se proclamer défenseur de l’environnement alors qu’en fait, derrière cette façade écologiste, il y a le nettoyage ethnique, l’occupation coloniale et la complicité dans des massacres racistes. L’objectif de cette lettre est d’avertir mes camarades environnementalistes des buts réels dissimulés sous le badigeon vert du Fond National Juif (KKL : Keren Keyemet LeIsrael)….

KKL à Berlin: des militants interrompent une collecte de fonds pour les voleurs de terre
http://www.europalestine.com/spip.php?article7668&lang=fr
“…
Le KKL (Keren Kayemeth LeIsrael), connu dans les pays anglo-saxons en tant que JNF (Jewish National Fund) se présente couramment comme une association de « défense de l’environnement », alors qu’il s’agit en fait d’une entreprise de nettoyage ethnique des Palestiniens qui travaille pour le compte de l’Etat israélien. Ce qui n’empêche pas la complaisance de nos gouvernements et leurs largesses (avec nos deniers) à l’égard de ces voleurs de terres…

Grande-Bretagne: les VERTS montent au créneau contre le Fonds National Juif (KKL)
http://www.europalestine.com/spip.php?article6941&lang=fr
“…
Le JNF-KKL se targue de reboiser des terres, ou encore d’aménager des parcs sur des terrains en Israël, qui sont en fait des villages palestiniens et des terres volées.
L’an dernier, David Cameron, s’est vu contraint de démissionner de son poste de président honoraire de cette institution, une première dans l’histoire de la Grande-Bretagne, puisque le premier ministre est traditionnellement nommé à ce poste…”

On pourrait publier un bottin sur les crimes israéliens…

Le gouvernement israélien divisé sur un État palestinien


22/05/2013
Proche-Orient

Le gouvernement de coalition israélien a étalé hier ses divisions sur la question d’un futur État palestinien, à deux jours de la visite dans la région du secrétaire d’État américain John Kerry qui tente de relancer des négociations israélo-palestiniennes dans l’impasse depuis 2010.
Prenant la parole devant la commission des Affaires étrangères et de la Défense à la Knesset, la ministre de la Justice Tzipi Livni, négociatrice en chef sur le dossier palestinien, a défendu le projet de « deux peuples, deux États », avec un État palestinien côtoyant Israël. Cette idée est également celle du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a-t-elle dit, et elle permettra de mettre un terme à un conflit vieux de 65 ans. « Ma politique et celle du Premier ministre, c’est que nous devons arriver à la solution de deux États pour deux peuples », a ainsi déclaré Tzipi Livni, qui dirige un petit parti centriste membre de la coalition au pouvoir.

Cette déclaration a provoqué la colère de l’extrême droite, également représentée au gouvernement qui a pris ses fonctions en mars après les élections législatives de janvier. « Deux États pour deux peuples, c’est peut-être la position de Netanyahu mais ce n’est pas celle, officielle, du gouvernement », a déclaré Orit Struck, député du parti nationaliste Bayit Yehudi.

Le chef de ce parti d’extrême droite, Naftali Bennett, s’est à plusieurs reprises déclaré contre la création d’un État palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Il prône au contraire l’annexion par Israël de la majeure partie de la Cisjordanie occupée depuis la guerre de juin 1967. M. Bennett a accepté que sa formation participe au gouvernement Netanyahu et ne s’est pas opposé aux tentatives de reprendre les négociations avec les Palestiniens, laissant entendre que ces discussions n’avaient de toute façon aucune chance d’aboutir. « C’est notre terre », a dit Orit Struck a propos de la Cisjordanie, que les nationalistes israéliens appellent la Judée-Samarie. Ces désaccords soulignent la fragilité de la coalition gouvernementale.

Toujours sur le plan diplomatique, le ministre finlandais des Affaires étrangères Erkki Tuomioja a effectué une rare visite dans la bande de Gaza pour un chef de la diplomatie de l’Union européenne. M. Tuomioja qui s’est rendu à Gaza dans le cadre d’une « visite en Israël et dans les territoires palestiniens », a reçu un diplôme en justice humanitaire internationale de l’Université de Palestine, « une nouvelle université privée de Gaza, sans affiliation partisane », selon un communiqué de son ministère.
Le ministre finlandais a en outre rencontré la direction et le personnel de l’Agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), auquel il a annoncé une contribution supplémentaire de 1,5 million d’euros, a annoncé cette agence dans un communiqué.

Par ailleurs, le président palestinien Mahmoud Abbas assistera du 24 au 26 mai au Forum économique mondial (WEF) en Jordanie, auquel participeront le secrétaire d’État américain John Kerry et le président israélien Shimon Peres, a indiqué un responsable palestinien. M. Abbas « rencontrera le roi de Jordanie et M. Kerry, en marge du forum, ainsi que des ministres européens des Affaires étrangères », a ajouté ce responsable.

Démantèlement
Notons que le Shin Beth, le service de sécurité intérieure israélien, a annoncé le démantèlement au cours des deux derniers mois de deux cellules distinctes du Hamas et du Jihad islamique dans le sud de la Cisjordanie.
Enfin, Israël a décidé de rétablir à 6 milles nautiques la zone de pêche des Palestiniens au large de la bande de Gaza, réduite de moitié il y a deux mois à la suite de tirs de roquettes, a annoncé l’armée israélienne.
(Sources : agences)

« Mahmoud Sarsak, une jeunesse brisée », par Olivier Pironet,


En visite en France (22 mars-14 avril 2013), à l’invitation de plusieurs municipalités, des associations et des clubs de football, Mahmoud Sarsak peine à contenir sa colère lorsqu’on l’interroge sur ce qu’il pense de la tenue sur le sol israélien du championnat d’Europe de football des moins de 21 ans, du 5 au 18 juin 2013 (lire « Euro Espoirs de football en Israël, les droits des Palestiniens piétinés »). La carrière sportive de ce footballeur, sorti très affaibli de son incarcération en Israël, est actuellement au point mort. Il ne sait pas s’il retrouvera un jour son niveau d’antan et demeure sans travail depuis sa libération (il était en 2e année d’études informatiques avant son arrestation). Aujourd’hui, il s’est donné pour mission de « défendre la cause palestinienne dans le monde entier », et de faire entendre « les cris de désespoir » de ses compatriotes qui « croupissent par milliers dans ces tombes pour vivants » que sont les prisons israéliennes, où l’on trouve de nombreux enfants, « dont certains n’ont même pas 13 ans », et même des « femmes enceintes qui accouchent dans des conditions effroyables ».

Ce jeune Gazaoui âgé de 26 ans a été arrêté en juillet 2009 par l’armée israélienne au terminal frontalier d’Erez (point de passage entre Israël et la bande de Gaza), au motif qu’il représentait « un danger pour Israël », alors qu’il se rendait en Cisjordanie pour s’entraîner avec l’équipe nationale de Palestine et y intégrer le club de Balata (Naplouse). Accusé sans preuve d’appartenir au Jihad islamique — ce qu’il a toujours formellement démenti —, il a été détenu en Israël pendant trois ans en tant que « combattant illégal » (selon la terminologie israélienne), sans procès, ni avocat, ni droit de visite, subissant au début de sa détention « quarante-cinq jours de séances d’interrogatoire », accompagnées de « tortures si violentes » qu’il a « dû être hospitalisé cinq fois ». En juillet 2012, à l’issue d’une grève de la faim de trois mois au cours de laquelle il est passé de 76 à 45 kg — frôlant la mort —, et sous la pression d’une campagne internationale de soutien relayée par des personnalités du monde de la culture et du sport, il a finalement été libéré et renvoyé à Gaza.

La Fédération française de football (FFF) et le ministère des sports, sollicités par M. Sarsak alors qu’il était à Paris pour évoquer, entre autres, la situation de deux coéquipiers de l’équipe nationale, Omar Abou Rouis et Mohammed Nemer, emprisonnés sans raison depuis plus d’un an dans les geôles israéliennes, n’ont pas daigné le rencontrer, « même à titre privé ». Il a toutefois pu être reçu par des parlementaires européens, à Strasbourg, le 11 avril dernier, bien que la mission israélienne au Parlement ait cherché à les en dissuader en distribuant des tracts alléguant que M. Sarsak était un terroriste — une nouvelle preuve, s’il en était besoin, qu’Israël tente de « manipuler l’opinion publique ».

Publié dans le Monde Diplomatique le mercredi 15 mai 2013 : http://www.monde-diplomatique.fr/ca…

Et il n’est pas encore trop tard pour vous joindre à la manifestation du vendredi 24 mai à Londres, à l’occasion du congrès annuel de l’UEFA qui s’y tiendra ! Pour plus d’infos à ce sujet : info@europalestine.com

CAPJPO-EuroPalestine

Raids israéliens en Syrie


anniebannie s’est réjouie en un premier temps de la destruction des armes destinées à tuer le peuple syrien; toutefois, le gros problème c’est l’origine de cette attaque. On est en droit de se dire que ce n’est pour réagir aux massacres de Banyias que l’Etat hébreu a lancé l’artillerie contre Assad. Israël se fiche complètement de ce qu’il advient au peuple syrien et à n’importe quel Arabe de toute façon. Après avoir détruit les armes destinées au Hezbollah, ce sera le tour de Jabhat al Nusra qui a dès sa naissance été marqué du fer terroriste par Usraël parce qu’il avait des chances de gagner la partie. Il n’y a donc pas lieu de pavoiser aujourd’hui.

Explosion à Damas dimanche 5 mai à l'aube. Cette vidéo, obtenue par Reuters sur un réseau social, n'a pas été vérifiée.

Israël a effectué une attaque aérienne dans la nuit de samedi 4 à dimanche 5 mai près de Damas, prenant pour cible des missiles iraniens destinés au mouvement chiite libanais Hezbollah, a indiqué dimanche un haut responsable israélien sous couvert de l’anonymat.

Cette attaque a pris pour cible des bâtiments au nord-ouest de la capitale syrienne, tout près du site d’une frappe aérienne israélienne que l’Etat hébreu avait implicitement confirmée en janvier, a ajouté le haut responsable. Il a aussi confirmé qu’Israël avait mené un autre raid aérien vendredi matin contre des armes destinées au Hezbollah, à proximité de l’aéroport de Damas.

Ces informations confirment celles livrées plus tôt par une source occidentale du milieu du renseignement, qui indiquait qu’Israël avait mené une série de frappes aériennes dans Damas, ébranlée par de puissantes explosions doublées de colonnes de feu dans le ciel. « Dans l’attaque de la nuit dernière, comme dans la précédente, ce qui a été attaqué ce sont des réserves de missiles Fateh-110 qui étaient transportées de l’Iran vers le Hezbollah », a expliqué cette source.

« BOULE DE FEU »

La télévision publique syrienne avait indiqué auparavant que ces explosions avaient été provoquées par des tirs de roquettes israéliennes contre le centre de recherches militaires de Jamraya, situé au nord de la capitale et déjà visé par une frappe israélienne fin janvier. « L’agression israélienne vise à desserrer l’étau sur les terroristes dans la Ghouta de l’Est », une région dans la banlieue proche de Damas, avait dénoncé la télévision locale.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), proche de l’opposition, rapporte pour sa part des récits de témoins affirmant avoir vu des avions dans le ciel au moment des explosions. Sur une vidéo d’une explosion, mise en ligne dans la nuit de samedi à dimanche par des activistes syriens, on voit une boule de feu se former dans la nuit aux abords de Damas.

Le centre de recherche de Jamraya en Syrie, visé par l'aviation israélienne le 29 janvier.

L’IRAN PRÊT À « ENTRAÎNER » L’ARMÉE SYRIENNE

Le gouvernement syrien a affirmé dimanche que le raid israélien ouvrait « largement la porte à toutes les possibilités, spécialement parce qu’elle ne laisse plus aucun doute sur la réalité des connections qui existent entre toutes les composantes menant la guerre contre la Syrie« .

Peu avant, le commandant de l’armée de terre iranienne, le général Ahmad-Reza Pourdastan, cité par l’agence officielle IRNA, avait affirmé que l’Iran était prêt à « entraîner » l’armée syrienne si elle en avait besoin, sans toutefois prendre part « activement » aux combats. Le ministère iranien des affaires étrangères a condamné « l’attaque du régime sioniste et demandé aux pays de la région de réagir avec sagesse à ces agressions ».

La Ligue arabe a quant à elle appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à « agir immédiatement » pour arrêter les raids israéliens. La présidence égyptienne voit dans cette « agression » « une violation des principes et du droit internationaux, de nature à (…) menacer la sécurité et la stabilité de la région ».

DES CARGAISONS DE MISSILES DÉJÀ VISÉES

Samedi, des responsables israéliens avaient déjà confirmé sous le couvert de l’anonymat l’information donnée par la chaîne américaine CNN selon laquelle l’armée de l’air avait frappé jeudi ou vendredi le territoire arabe. D’après plusieurs médias américains, l’objectif était une cargaison de missiles iraniens sol-sol à destination du Hezbollah libanais, allié de la Syrie et de l’Iran. Israël n’a pas officiellement validé ces assertions, se bornant à répéter qu’il surveillait le transfert d’armes au mouvement chiite.

Samedi, Barack Obama n’avait pas confirmé la tenue d’un premier raid, affirmant cependant que« les Israéliens, de manière justifiée, doivent se protéger contre le transfert d’armes sophistiquées à des organisations terroristes comme le Hezbollah (…) qui a dit de nombreuses fois qu’ils seraient prêts à attaquer [Israël] aussi loin que Tel-Aviv ».

Vidéo authentifiée d'une explosion à Damas vendredi 3 mai.

L’Etat hébreu, qui a mené en 2006 une guerre éclair contre le Hezbollah, considère toujours le mouvement comme une menace pour sa sécurité. Israël redoute également, en cas de renversement de Bachar Al-Assad, que les combattants islamistes ne retournent leurs armes contre lui, en particulier sur les hauteurs du plateau du Golan syrien, annexé en 1967.

Le 29 janvier, l’aviation israélienne avait déjà frappé un convoi de camions transportant des armements dans la zone frontalière entre la Syrie et le Liban, selon plusieurs sources de sécurité israéliennes et américaines, citées par la presse israélienne et étrangère. Le régime de Damas avait alors également évoqué une attaque contre le centre de recherche de Jamraya.

MASSACRES EN PAYS ALAOUITE

Alors que les atrocités ont gagné cette semaine le pays alaouite (ouest) où le président pourrait se réfugier en dernier recours si Damas tombait, selon des experts, l’OSDH a rapporté samedi que des dizaines de morts avaient été découverts samedi dans un quartier sunnite de Banias, pris d’assaut la veille par l’armée et ses supplétifs alaouites. « Nous avons pu identifier 62 corps, dont 14 enfants mais ce nombre peut augmenter car des dizaines de citoyens sont toujours portés disparus », a précisé l’ONG qui s’appuie sur un large réseau de militants et de médecins.

Dès le premier jour des combats dans la région alaouite, jeudi, une tuerie avait endeuillé le village sunnite de Bayda, où au moins 50 personnes, en majorité des civils, ont été tuées lors d’exécutions sommaires et de bombardements, selon l’OSDH. La Coalition de l’opposition syrienne y a vu un « nettoyage ethnique » mené par le régime contre les sunnites, tandis que Washington s’est dit « horrifié ». Le régime, de son côté, a affirmé avoir tué à Bayda des « terroristes », appellation officielle des rebelles. Craignant un « nouveau massacre », des centaines de familles ont fui les quartiers sunnites de Banias, selon l’OSDH.

source

Samer Issawi, Gardez-nous de nos amis…


Henri Wajnblum : Voici un article que j’ai publié dans le numéro de mai de Points critiques, la revue mensuelle de l’Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB). Même si entretemps Samer Issawi a mis fin à sa grève de la faim, il me semble qu’il n’y a rien à y changer sur le fond

samer

 

Vous n’en avez peut-être jamais entendu parler. Il est vrai que nos responsables politiques et nos médias ont de ces pudeurs…

Il s’appelle Samer Issawi, 33 ans. Il est palestinien, militant du Front démocratique pour la Libération de la Palestine (FDLP, mouvement marxiste-léniniste) et résident de Jérusalem-Est. En 2002, il a été condamné à 26 ans de prison par un tribunal israélien après avoir été reconnu « coupable de tentative de meurtre, de possession d’armes, d’entraînement militaire et d’appartenance ‡ un groupe terroriste ». En 2011, il faisait partie des 1.027 prisonniers palestiniens graciés et libérés dans le cadre de l’accord d’échange avec le soldat israélien Gilad Shalit. Mais sa libération fut de courte durée… Il fut en effet réincarcéré le 7 juillet de l’année dernière pour « violation des conditions de sa libération », en l’occurrence pour avoir dépassé les limites de la zone de résidence qui lui avait été assignée.

Un mois plus tard, en août, il entamait une grève de la faim et il en est aujourd’hui à près de 250 jours, s’il n’est pas mort entre le moment où ces lignes sont rédigées (le 17 avril, journée des prisonniers palestiniens), et celui où vous les lirez.

En effet, à la mi-avril le ministre palestinien des Prisonniers – le fait que l’État de Palestine doive avoir un ministre des Prisonniers en dit bien plus que de longs discours – le ministre palestinien des Prisonniers donc, Issa Qaraqaë, faisait savoir que des responsables israéliens l’avaient informé que Samer Issawi était dans un état critique et pouvait mourir à tout moment

L’Autorité palestinienne a proposé qu’il soit libéré à Ramallah pour un temps, mais les Israéliens ont refusé. Elle a ensuite proposé qu’il soit envoyé en Europe pour quelques mois afin de recevoir un traitement médical approprié, avant de revenir… Nouveau refus.

 

Samer Issawi s’explique

La condition posée par Israël pour que Samer Issawi soit libéré est qu’il soit exilé à Gaza ou dans un pays de l’Union européenne. Mais cette condition, c’est lui qui la rejette, catégoriquement. Et il s’en est expliqué dans un message posté sur sa page facebook par son avocat Jawad Boulos :

« En ce qui concerne l’offre, faite par l’occupant israélien, de me déporter à Gaza, j’affirme que Gaza fait indéniablement partie de mon pays et son peuple est mon peuple. Cependant, je rendrai visite à Gaza quand j’en aurai envie et quand je le déciderai, car elle fait partie de mon pays, la Palestine, dans lequel j’ai le droit d’aller où bon me semble, du nord au sud. Je refuse catégoriquement d’être déporté à Gaza, car cette pratique ne fait que raviver l’amer souvenir des expulsions que notre peuple palestinien a subies en 1948 et 1967. (…) Je n’accepterai d’être libéré qu’à Jérusalem car je sais que l’occupant israélien tente de vider Jérusalem de ses habitants pour que les Arabes deviennent une minorité.
La question de la déportation n’est plus une décision personnelle. Il s’agit au contraire d’un principe national. Si chaque détenu accepte, sous la pression, d’être déporté loin de Jérusalem, la ville finira par être totalement dépeuplée.
Je préfère mourir sur mon lit d’hôpital que d’être déporté loin de Jérusalem. Jérusalem est mon âme et ma vie. M’arracher à elle serait arracher mon âme à mon corps. (…)  »

J’ouvre une parenthèse… Je reviens moi-même d’un court séjour à Jérusalem et Bethlehem, à l’invitation d’une délégation de la Maison de la Famille de St-Gilles. Je vous en parlerai plus en détails dans le prochain numéro, car aujourd’hui, l’urgence c’est Samer Issawi. Je tiens simplement à dire combien il a raison concernant Jérusalem. D’un voyage à l’autre j’ai en effet pu constater l’expansion galopante de la colonisation dans la vieille ville de Jérusalem-Est, ainsi qu’à Silwan et à Sheikh Jarrah, deux quartiers palestiniens de Jérusalem-Est.

Fin de la parenthèse et retour à Samer Issawi qui, le 10 avril, s’adressait ainsi à la société civile israélienne, via le quotidien Ha’Aretz :

« (…) J’ai choisi de vous écrire : à vous, intellectuels, universitaires, écrivains, avocats, journalistes et militants de la société civile israélienne. Je vous invite à me rendre visite à l’hôpital et à me voir : un squelette menotté et attaché à son lit. Trois gardiens de prison épuisés, qui mangent et boivent derrière mon lit, m’entourent. Les gardiens suivent ma souffrance et ma perte de poids. De temps à autre, ils regardent leur montre et se demandent : Comment ce corps survit-il encore ? Israéliens, je cherche parmi vous quelqu’un d’éclairé qui a franchi le stade du jeu des ombres et des miroirs. Je veux qu’il me regarde au moment où je perdrai conscience. (…) Je le verrai et il me verra. Je verrai à quel point il est tendu à propos du futur et il me verra, moi, un fantôme accroché à son flanc et qui ne le quitte pas. (…)

Je suis Samer Issawi, ce jeune Araboush, pour reprendre le langage de votre armée. Cet habitant de Jérusalem que vous avez enfermé sans autre raison que d’avoir quitté Jérusalem pour se rendre dans sa périphérie. (…) Je n’ai entendu aucun d’entre vous intervenir ou tenter de faire taire la voix qui impose la mort, alors que vous vous êtes tous mués en fossoyeurs, en porteurs d’uniformes militaires : le juge, l’écrivain, l’intellectuel, le journaliste, le commerçant, l’universitaire, le poète. Et je ne puis croire qu’une société tout entière soit devenue la gardienne de ma mort et de ma vie et qu’elle défende les colons qui persécutent mes rêves et mes arbres.

Israéliens, je mourrai satisfait, je n’aurai pas été chassé de ma terre et de mon pays natal. » (…)

Interpellés ainsi directement, un groupe d’intellectuels, parmi lesquels les deux grands écrivains Amos Oz et A.B. Yehoshua, ont immédiatement réagi… Pour exiger des autorités qu’elles dévoilent enfin de quels crimes Samer Issawi était accusé ? Pour exiger sa libération immédiate compte tenu de son état, et surtout de l’absence de preuves d’une quelconque activité terroriste dans son chef ?

Pensez-vous !… Ils ont tout simplement déversé un tombereau de larmes de crocodiles sur Samer Issawi et l’ont Exhorté à mettre un terme à sa grève de la faim  afin d’alléger… leurs tourments !… «Nous sommes horrifiés par la dégradation de votre état de santé. Votre acte suicidaire ne fera qu’ajouter un autre élément de tragédie et de désespoir au conflit entre les deux nations. Donnez-vous de l’espoir afin de renforcer l’espoir parmi nous ». Et d’ajouter qu’il y avait « de nouveaux signes encourageants pour espérer que les négociations entre les parties arrivent enfin à une heureuse conclusion » ! Mais où sont-ils donc allé chercher ça ? Les voies de ces intellectuels de gauche, militants de la paix, tels qu’« on » les présente, sont décidément impénétrables. À Leurs yeux, c’est donc Samer Issawi qui détient les clefs de la réussite des négociations de paix, ou de leur échec ! Et il prendrait une lourde responsabilité en ne mettant pas un terme à sa grève ! Comme manière de se défausser et comme faux jetons, il sera désormais difficile de faire plus fort.

Mais c’en était encore trop pour l’Agence d’information Guysen qui titrait : « Un groupe d’intellectuels israéliens, parmi lesquels l’Écrivain Amos Oz, ont adressé une lettre d’encouragement (sic) au terroriste palestinien Samer Issawi » !

Heureusement que tous les Israéliens n’ont pas la couardise de ces intellectuels de gauche

Durant ces quelques dernières semaines, plusieurs femmes israéliennes membres de l’organisation Machsom Watch (vigiles aux check-points) ont en effet rendu visite à Samer Issawi à l’hôpital Kaplan de Rehovot. On ne les a pas autorisées à entrer dans sa chambre, mais elles ont néanmoins réussi à en ouvrir la porte pour lui tendre des fleurs et lui transmettre des messages de solidarité, jusqu’au moment où les gardes les ont éloignées.

Par ailleurs, une grève de la faim de huit jours, devant le ministère de la Défense, a été entamée le 18 avril par un groupe de militants israéliens en solidarité avec Samer Issawi et pour exiger sa libération.

Notons qu’il n’a nulle part été question d’une quelconque participation des pleureuses Amos Oz et A.B. Jehoshua à cette action de solidarité et de protestation…

 

Gardez-nous de nos amis

Le cercle de l’irresponsabilité aux Nations-Unies


dimanche 21 avril 2013 – 06h:54

John Lyons
The Australian


L’UNICEF à Jérusalem est-elle complice dans le blanchiment de la torture israélienne des enfants palestiniens ?

De : Omar Barghouti : omar.barghouti@gmail.com

Sujet : L’UNICEF a-t-il censuré son propre rapport sur la torture israélienne des enfants palestiniens ?

Date : le 18 avril 2013

L’UNICEF à Jérusalem est-elle complice dans le blanchiment de la torture israélienne des enfants palestiniens ?

La torture est considérée comme un crime contre l’humanité en droit international.

L’UNICEF a-t-elle volontairement censuré le terme « torture » dans son rapport pour plaire à Israël (et à son patron américain) ? La directrice de l’UNICEF a-t-elle été promue suite à cette complicité ?

Si la preuve ci-dessous est exacte, l’UNICEF et son ancien chef Jérusalem doivent en être tenus responsables.

Omar

Dernière publication d’Omar Barghouti sur Info-Palestine :

- Le mouvement BDS expliqué – Pourquoi j’ai boycotté Israël

Le cercle de l’irresponsabilité aux Nations-Unies

John Lyons – The Australian

Il serait difficile d’imaginer conférence de presse plus bizarre.

Quand l’UNICEF, le Fonds des Nations-Unies pour l’enfance, a récemment averti les journalistes à Jérusalem qu’elle publiait un rapport sur les enfants palestiniens dans le système judiciaire militaire d’Israël, cela a suscité beaucoup d’intérêt.

La question a eu une portée internationale grandissante, particulièrement en Grande-Bretagne où elle a fait l’objet d’un débat parlementaire.

Le ministre des Affaires étrangères, Bob Carr, et son prédécesseur, Kevin Rudd, l’ont abordée avec Israël. Mais quelque chose d’étrange s’est produit.

Au cours des deux dernières années, plusieurs organisations ont été prises à partie pour avoir mis l’accent sur le traitement des enfants palestiniens par Israël.

« Briser le Silence », qui est une organisation de 850 soldats ou anciens soldats israéliens faisant campagne pour que s’améliore en Israël la situation des droits de l’homme, a été prise à partie pour s’être concentrée sur cette question.

Mais pas l’UNICEF.

Après ce nouveau rapport, le ministre israélien des Affaires étrangères a déclaré : « Israël va en étudier les conclusions et s’efforcera de les mettre en œuvre dans le cadre d’une coopération avec l’UNICEF, dont nous apprécions le travail et que nous respectons. Cette année, Israël a rejoint le conseil d’administration de l’UNICEF et nos relations de travail et notre collaboration avec l’organisation sont appréciées par la communauté internationale  ».

Alors, pourquoi l’UNICEF n’a-t-elle pas été prise à partie ?

Il a été évident lors de la conférence de presse de Jérusalem que quelque chose allait de travers. Dans la salle, il y avait 60 chaises, pour seulement une poignée de journalistes.

« Nous avons été limités pour le nombre de journalistes que nous pouvions inviter  » a avoué un officiel de l’UNICEF.

« Vous ne croiriez pas les pressions dont nous avons fait l’objet pour annuler cette initiative » a dit un autre.

Cinq officiels de l’UNICEF ont pris place derrière l’étiquette de leur nom et un micro, puis les caméras de télévision ont été installées. Cela avait l’air d’une véritable conférence de presse.

Le photographe d’Inquirer avait apporté une caméra vidéo pour filmer pour le compte du site de The Australian. Mais le responsable UNICEF pour Jérusalem a fait une annonce : seules, les cinq premières minutes pourront être filmées et aucun officiel ne pourra être cité. Une conférence de presse où vous ne pouvez pas filmer ? ni citer des officiels ?

Jean Gough a commencé à parler. Pendant les cinq premières minutes, elle a loué Israël pour son dialogue au sujet du système par lequel les enfants palestiniens depuis l’âge de 12 ans sont jugés par les militaires israéliens, alors que les enfants juifs dans les colonies voisines sont jugés par des tribunaux civils. « Je tiens à les en remercier  » a-t-elle dit en parlant des Israéliens.

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Mais une fois les caméras éteintes, une version totalement différente a été donnée – un officiel a dit que les mauvais traitements contre les enfants palestiniens étaient « généralisés, systématiques et institutionnalisés » ; un autre a raconté comment les enfants palestiniens étaient « tapés, giflés et frappés à coups de pied » par les soldats israéliens.

Il a indiqué qu’on disait parfois aux enfants qu’ils seraient tués ou que des membres de leur famille seraient agressés sexuellement s’ils ne faisaient pas des aveux, en général pour jets de pierres. Un autre a dit qu’il existait un « mode systémique de mauvais traitements et de tortures  ».

Ce n’était pas là simplement une façon de gérer les médias, mais une déformation de la vérité. La version lors des cinq premières minutes était fortement favorable à Israël, mais la version qui a suivi a montré un système atroce dans lequel se trouvaient des enfants arrachés à leurs maisons – généralement la nuit – par des soldats israéliens lourdement armés, des enfants à qui on bandait les yeux, on refusait de l’eau et les cabinets, et qui étaient même placés en isolement jusqu’à un mois. Et alors que l’UNICEF faisait le constat qu’Israël était impliqué dans des actions répondant à sa définition de la torture, le rapport a évité d’utiliser le mot dans ses conclusions.

Une enquête d’Inquirer a suggéré que l’UNICEF avait cédé aux pressions d’Israël ou s’était censurée. Plus nous posions de questions, moins l’UNICEF répondait. Gough n’a pas répondu à certaines questions, nous renvoyant au directeur exécutif de l’UNICEF à New York, Antony Lake.

Mais Lake n’a pas répondu à une seule question, alors qu’il est signataire du rapport. Dans un cercle d’irresponsabilité, son bureau nous a renvoyés à Jérusalem, parce que « c’est un rapport sur les enfants de là-bas, pas un rapport mondial ».

Et le bureau de Lake de déclarer : «  La question est donc close pour le siège, et vous aurez vos réponses de la région ».

Mais le bureau de Jérusalem ne répondra pas à plusieurs questions – de sorte que pour l’un des rapports les plus importants de l’UNICEF, de nombreuses questions sont restées sans réponse.

Il y a des références générales à la torture, mais quand il s’agit d’en arriver à des constats spécifiques le mot disparaît. Le rapport supprime même le mot « torture » quand il cite les articles concernés du droit international et il y substitue celui de « contrainte ».

Par exemple, il déclare : « Dans la majorité des cas, la principale preuve contre l’enfant est son propre aveu, lequel dans la plupart des cas est extorqué sous la contrainte durant l’interrogatoire… bien que de nombreux enfants aient déclaré avoir fourni des aveux à la suite de mauvais traitements, peu ont soulevé cette question devant le tribunal de peur que leurs protestations ne conduisent à des condamnations plus sévères, même si le droit international interdit que des preuves obtenues sous la contrainte soient utilisées par un tribunal. »

Le rapport dit se fonder pour cela sur l’article 15 de la Convention contre la torture – qui se réfère à la torture, pas à la contrainte.

Le rapport énumère les pratiques qui correspondent à « une torture ou des traitements cruels, inhumains ou dégradants, selon le Comité contre la torture  ». Il indique notamment : détention dans des conditions pénibles ; menace, notamment menace de mort ; coup de pied, coup de poing et coup ; usage excessif de la force ; détention au secret ; isolement ; privation sensorielle ; manque de nourriture et d’eau.

Le rapport constate qu’Israël a commis nombre de ces pratiques, mais il n’emploie à aucun moment le mot torture.

Gough a donné à Inquirer différentes raisons pour cela. D’abord, elle a dit que si une seule de ces pratiques était appliquée, elle ne constituait pas une torture. « Nous n’avons pas de preuves suffisantes pour affirmer que toutes ces pratiques ont été mises en œuvre sur un unique enfant » a-t-elle dit. Gough a déclaré que l’UNICEF n’était pas un « mécanisme de plaintes  » et n’avait pas suffisamment de personnel pour enquêter sur les cas individuels.

Selon l’UNICEF, les données probantes du rapport incluent plus de 400 cas documentés de mauvais traitements. Environ 200 ont été fournis par Defence for Children International (DCI), qui a aussi donné à l’UNICEF accès à son rapport Ligotés, yeux bandés et détenus. Les cas dans le rapport de DCI incluent un garçon qui a eu les mains attachées derrière le dos pendant 19 heures ; un autre dont les menottes étaient si serrées que sa chair se décollait ; un autre encore qui dit avoir été frappé dans les testicules et un dont la tête a été projetée contre le mur.

La bizarre conférence de presse de Jérusalem faisait suite à un débat d’un an. En mars de l’année dernière, il a été dit que l’UNICEF ne publierait aucun rapport. Une source a indiqué qu’il y avait du « grabuge massif  » à l’intérieur de l’organisation.

Selon cette source, certains ont fait valoir que ce serait une erreur de ne pas publier le rapport alors que d’autres suggéraient que le rapport pourrait être reporté à l’infini, ce qui repousserait le mécontentement d’Israël.

La source indique qu’une position intermédiaire a été prise – le lancement de la publication se poursuivrait mais le nombre de journalistes invités serait limité pour « calmer tout le monde ». C’est une décision incroyable ; normalement, les organisations recherchent le plus de couverture possible pour leurs rapports.

Gough a reconnu que, durant le processus de l’avant-projet, « nous avons pris l’avis d’avocats israéliens  ».

Est-ce que les avocats israéliens ont vu la mouture définitive ? « Bien sûr  », a dit Gough. « Nous avons eu des discussions à ce sujet. Cela pour s’assurer que nous ayons un dialogue  ».

Gough, pendant ce temps, était promue à la direction du bureau du Nigéria, la deuxième mission la plus importante de l’UNICEF. Interrogée sur son nouveau travail, elle a répondu : « C’est une promotion  ». Mais d’ajouter aussitôt : « Mais pas à cause du rapport ».

* JOHN LYONS est correspondant au Moyen-Orient pour The Australian

Du même auteur :

- Un magazine australien dénonce les tortures israéliennes sur les enfants palestiniens – 19 décembre 2011

source

Décision israélienne: pas de marathon à Bethléem pour les sportifs de Gaza…


JERUSALEM, 18 avr 2013 (AFP)

Israël a refusé d’autoriser 26 coureurs de la bande de Gaza à se rendre en Cisjordanie afin de participer au premier marathon de Bethléem prévu dimanche, a annoncé jeudi le ministère israélien de la Défense.
« La requête de 26 habitants de Gaza comptant participer au marathon de Bethléem a été examinée par les autorités compétentes et il a été décidé de rejeter cette requête car elle ne correspondait pas aux critères fixés pour passer de la bande de Gaza à la Cisjordanie », affirme un communiqué du COGAT, le département du ministère qui
co-gère les affaires civiles avec les Palestiniens. Il précise que les Gazaouis ne sont autorisés à se rendre en Cisjordanie que pour « des raisons humanitaires
exceptionnelles, notamment pour les cas médicaux urgents ».
Selon Gisha, une ONG israélienne qui milite pour la liberté de mouvement des Palestiniens, l’un des membres de ce groupe est le coureur olympique Nader al-Masri. Il s’était inscrit avec quatre autres personnes pour courir les 42,2 kilomètres du marathon, tandis que six autres Gazaouis s’étaient inscrits pour le semi-marathon, soit 21,1 kilomètres. Le groupe compte également au moins une femme et quatre entraîneurs.
La plupart de ces coureurs s’étaient inscrits pour participer au marathon annuel de l’ONU à Gaza le 10 avril mais celui-ci avait été annulé au dernier moment, le Hamas islamiste au pouvoir dans l’enclave côtière ayant affirmé qu’il ne laisserait pas femmes et hommes courir côte à côte.
La présidente de Gisha, Sari Bashi, elle-même marathonienne, a lancé un appel pour les coureurs qui ne disposent plus que de 24 heures pour pouvoir sortir de la bande de Gaza, avant que le point de passage d’Erez ne ferme pour la fête juive de shabbat.
Etidal Abdelghani, vice-directrice générale du Comité olympique palestinien, qui sponsorise l’événement avec l’Autorité palestinienne, a accusé Israël de n’avoir donné « aucune raison » à ce rejet. « Ceci prouve qu’Israël est toujours une force d’occupation et essaye d’empêcher les mouvements dans différents domaines, notamment le sport, ce qui va à l’encontre de tous les accords internationaux sur le sport », a-t-elle déclaré
à l’AFP.
Cette course, dont le départ est fixé devant l’église de la Nativité, est le premier événement de ce genre en Cisjordanie avec plus de 400 participants inscrits, dont la moitié sont Palestiniens, selon les organisateurs. Le parcours de la course, intitulée « Right to Movement Palestine Marathon » et créée par deux coureuses danoises,
traverse les collines de Bethléem ainsi que plusieurs camps de réfugiés. »

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