Pour garder mémoire 3/5


dimanche 14 août 2011 – 06h:19

Rudy Barnet


Il n’y a pas de problème à Gaza !

Des premiers terroristes à « Plomb Durci »

“Plomb durci“ est une riposte légitime aux roquettes !

Première partie cliquez ici

Pour la deuxième partie cliquez ici

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Gaza, hiver 2099 – Rassemblement du Front Populaire de Libération de la Palestine – Le FPLP comme le mouvement Hamas a su sauvegarder les exigences de base de la résistance populaire palestinienne : le droit au retour des réfugiés, la libération des territoires palestiniens sous occupation, la légitimité de la résistance, la libération de tous les prisonniers palestiniens incarcérés en Israël, l’établissement d’un Etat pour les Palestiniens…

Un argument souvent évoqué par les sionistes – et malheureusement très répandu dans la presse traditionnelle – est que le harcèlement par les roquettes du Hamas dont était victime Israël depuis huit ans justifiait le bombardement de Gaza en 2008.

C’est faire peu de cas des enquêtes internationales sur les causes de la rupture de la trêve. Toutes sont unanimes, même Henri Siegman, ancien directeur de l’American Jewish Congress, le concède : c’est d’abord Israël qui a bombardé Gaza et fait huit victimes ! … Et c’est seulement le lendemain de cette attaque que, en représailles, les roquettes ont été lancées sur la petite ville de Sderot.

Cette offensive militaire sur Gaza était aussi, comme l’a révélé le quotidien israélien “Haaretz“… préméditée et planifiée depuis six mois !

Tipi Livni (alors Ministre des Affaires étrangères) avait d’ailleurs elle-même informé le Parlement de l’Union européenne de l’imminence de l’attaque et Matan Vilnai, Secrétaire d’état à la défense, avait promis, plusieurs jours avant son déclenchement : Les Palestiniens vont s’attirer un Holocauste. Les roquettes sur Sderot… un prétexte ! (1)

Pendant « Plomb Durci », Israël a continué ses exécutions « ciblées » et le vol des terres en Cisjordanie, bien qu’aucune roquette ne fût tirée par les Palestiniens de ces territoires ! … Et pendant ce temps l’aviation israélienne continuait aussi de violer journellement l’espace aérien du Liban (survols ininterrompus depuis 2006).

Décidément il en faut des mensonges et des ruses pour se défendre.

On ne peut, non plus, ignorer que durant les mois qui ont précédé le drame de Gaza, Israël n’a cessé de violer la trêve (qui incluait la levée du blocus !) qu’il avait pourtant signée, en continuant d’affamer et de harceler la population… Comme il n’a cessé de le faire depuis 1948. Faut-il rappeler les massacres de Khan Younes et Rafah en 1956 (2) ou celui commis par l’aviation israélienne, en février 2008, sur des écoliers – ils avaient entre huit et quatorze ans – qui jouaient sur un terrain de football ? Comme le déclara Shmuel Zakai, haut militaire israélien : “ Le gouvernement a commis une erreur majeure en aggravant la situation économique catastrophique des Palestiniens de Gaza. On ne peut pas simplement donner des coups (…) et s’attendre à ce que le Hamas se contente de s’asseoir sans agir (3)

Un petit peuple désarmé ?

Il est frappant de constater que ce propos du “petit peuple entouré d’ennemis sanguinaires“ ressemble comme deux gouttes d’eau au discours apocalyptique répandu dans l’Allemagne d’avant 40 : le pays est en danger de mort, son intégrité territoriale et sa pureté raciale sont menacées, il faut éliminer ceux qui travaillent à sa destruction !

Les écoliers israéliens sont évidemment les premières victimes de cette angoisse instillée journellement dans leur esprit. Comme l’a admis le général Matityaha Pelet (Ha’aretz, 19/3/1972), cette plainte geignarde du “petit peuple qui ne fait que se défendre“ est de la pure propagande : «  La thèse d’un danger d’un génocide qui nous menaçait en juin 67 et qu’Israël se battait pour son existence physique était seulement du bluff, créé et développé après la guerre « .

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Dimona : local de commande de l’installation de séparation du plutonium

Il est bien connu que la puissance militaire d’Israël – incluant l’arme atomique (6èmearsenal nucléaire au monde !) – est considérablement supérieure à celle de l’ensemble des pays voisins et que son armée est considérée comme une des plus importantes forces militaires de la planète.

Il y a bien un peuple désarmé, confronté à une puissance hostile, mais ce n’est pas celui-là !

Résistants… Pas terroristes

Les attentats et les tirs palestiniens ne sont pas à considérer isolément mais font partie d’un tout. Le drame de Gaza n’est autre qu’un épisode de plus d’une guerre qui a commencé il y a près de quatre-vingt ans, une péripétie de plus de la résistance d’une population qui a subi bien plus de bombardements et d’attentats que celle d’Israël… et qui compte infiniment plus de morts civiles.

Marek Edelman, le héros juif de l’insurrection du ghetto de Varsovie, décédé en 2009, ne s’y trompait pas. Il nommait “partisans“ ceux que le gouvernement israélien qualifie de “terroristes“ et condamnait publiquement le régime sioniste.

Liberté pour tous les Shalit !

Tout pacifiste espère que le jeune Shalit retrouvera sa famille et on ne peut que condamner le non-respect des lois humanitaires par ses ravisseurs !

Mais, la justice n’étant pas à géométrie variable, ne serait-il pas juste que le gouvernement israélien applique la même loi humanitaire pour les centaines de Palestiniens maintenus au secret depuis juin 2007 … par “mesure de sécurité“ dixit la Cour Suprême d’Israël.

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Salah Hamouri

On semble aussi oublier que cet “enlèvement“ d’un militaire par le Hamas avait déjà, dès le lendemain, entraîné l’opération “Pluies d’Eté“.

Cette attaque sanglante lancée par Ehud Olmert avait provoqué des centaines de morts civiles et l’emprisonnement, sans jugement,(4) d’une soixantaine de parlementaires palestiniens.

Ne serait-il pas juste aussi qu’Israël libère Salah Hamouri, le citoyen franco-palestinien condamné par un tribunal militaire et incarcéré depuis mars 2005 pour avoir eu “l’intention“ (sans le moindre élément de preuve concrète) de tuer un leader d’extrême droite ?

La Justice ne voudrait-elle pas, surtout, qu’on libère les milliers de résistants, de prisonniers d’opinion et d’enfants (310 mineurs fin 2009, selon l’ONU) qui sont incarcérés sans droit de visite et de courrier ? Certains sont enfermés depuis des années, sans jugement dans des prisons où, comme en témoignent les rapports d’Amnesty International, la torture est récurrente !(5) Comment peut-on accepter ce “deux poids, deux mesures“ ? Parce qu’un soldat sioniste vaut infiniment plus qu’un civil… ?

En souvenir des premiers “terroristes“…

Nelson Mandela disait : C’est l’oppresseur qui détermine la forme de la violence, pas l’opprimé. C’est vrai… mais tuer délibérément des civils est un crime de guerre qu’il faut absolument condamner, quels qu’en soient les auteurs !

Même s’ils sont des actes de résistance, les attentats suicides palestiniens me remplissent d’horreur.

Il faut cependant bien constater que l’histoire de l’expansion d’Israël déborde de massacres et que c’est le mouvement sioniste qui a fait exploser les premières bombes au milieu des civils… Bien avant le premier attentat suicide palestinien à Hébron en 1994 !

La liste des carnages est longue, très longue :

-   Attentats à la voiture piégée de juillet 1938 à Jaffa et à Jérusalem qui font des dizaines de victimes.

-   Attentat de l’hôtel King David en 1946 qui, outre des militaires anglais, tua une majorité d’employés palestiniens.

-   Massacres des villageois désarmés de Deir Yassin, de Kafr Kassem, de Beit Hanoun, de Jénine, de Khan-Younis, de Raffah, de Beït Lahya…tant d’autres.

-   Tuerie dans le camp de réfugiés de Canaa ordonnée par Shimon Peres, celle perpétrée à Lydda par Yitzhak Rabin (456 civils dont 176 à l’intérieur d’une mosquée) et à Ramle par Moshe Dayan.

-   Massacre des réfugiés de Sabra et Chatila par la milice libanaise sous les ordres du général Sharon.

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-   Tuerie du “Caveau des Patriarches“ (29 morts et 125 blessés) par Baruch Goldstein.

Etc… Etc.

Les assassinats de civils n’ont jamais cessé depuis les années vingt.

Rappelons-nous les « exploits » du groupe Stern d’Itzhak Shamir… dont l’assassinat de Folke Bernadotte, le médiateur envoyé par l’ONU en 1948 pour faire cesser les combats et superviser la mise en application du partage territorial.(7)

Cet homme de paix avait sauvé près de 15.000 personnes des camps de concentration nazis !

Son assassinat cynique n’est-il pas prémonitoire du refus fondamental d’Israël de mettre fin à son expansion ? Depuis, toute la stratégie du régime israélien semble malheureusement le démontrer… Il n’y a qu’à dénombrer les dizaines d’assassinats ciblés (et bien entendu anonymes) perpétrés dans le monde par les tueurs des services secrets pour faire taire les voix discordantes. Citons seulement celui de Naïm Khader, autre homme de paix, criblé de balles à Bruxelles en 1981.

Quelle différence “qualitative“ entre les attentats palestiniens et les massacres israéliens ? La principale ne serait-elle pas d’ordre racial ? Les victimes des uns étaient des émigrants venus d’Occident, celles des autres des arabes autochtones qui avaient l’outrecuidance de résister aux envahisseurs. Les bombes au phosphore blanc utilisées au Liban et à Gaza ne visaient-elles pas à tuer des civils, comme le montre clairement le rapport de l’ONU, ce fameux “Rapport Goldstone“ (juriste juif et sioniste !), exécré par le gouvernement israélien ? A ce propos, il est bon de rappeler qu’il n’a pas été établi par le seul Mr Goldstone mais par une équipe d’experts indépendants internationaux renommés… avec l’aide de nombreuses ONG et associations israéliennes qui, malgré l’opposition et les pressions de leur gouvernement, ont fourni des informations.

N’est-il pas impérieux de reconnaître et réparer, autant que possible, ces crimes ? Ces centaines de milliers de Palestiniens assassinés ou expulsés de leur terre et de leurs maisons, n’ont-ils pas droit à la justice ? Tout honnête homme ne doit-il pas s’opposer à l’infamie et demander que les responsables soient jugés ?

… Et des survivants de la « Shoah »

A l’occasion du 60ème anniversaire de la libération d’Auschwitz, Sharon a glorifié son régime comme le dernier refuge des juifs victimes du nazisme. La réalité est bien différente pour les quelques 200.000 rescapés qui résident encore en Israël. Selon l’ONU, la moitié vit sous le seuil de pauvreté (surtout ceux originaires de l’Europe de l’Est) et ces victimes du génocide sont régulièrement insultées par des rabbins comme Ovadia Yossef, idéologue du parti d’extrême droite Shass, qui affirme que le sort malheureux de ces “mauvais juifs“ est “la punition de Dieu pour leurs péchés“.

Cette « utilisation » de l’Holocauste est d’ailleurs dénoncée par de nombreuses consciences juives, tel Norman G.Finkelstein, fils de juifs survivants du ghetto de Varsovie qui n’hésite pas à écrire :

Un corollaire de l’unicité de l’Holocauste est qu’il constitue un Mal unique. La souffrance des autres, si terrible qu’elle soit, ne peut tout simplement pas lui être comparée. Les tenants de l’unicité de l’Holocauste récusent en général cette implication, mais ces protestations ne sont qu’hypocrisie. Revendiquer l’unicité de l’Holocauste est intellectuellement vide et moralement indigne. La question est de savoir pourquoi cela continue. Tout d’abord, parce que souffrance unique veut dire droits uniques. Selon Jacob Neusner, l’Holocauste, mal unique, n’a pas seulement pour conséquence de donner aux Juifs un statut à part, il leur donne « un droit sur les autres.  » Pour Edward Alexander, l’unicité de l’Holocauste est « un capital moral » ; les Juifs doivent « réclamer la propriété » de ce « bien précieux ». Dans les faits, le caractère unique de l’Holocauste -ce « droit » sur les autres, ce « capital moral »-, représente pour Israël un alibi précieux. «  La singularité de la souffrance juive, écrit l’historien Peter Baldwin, renforce la pression morale et émotionnelle qu’Israël exerce […] sur les autres nations.  » C’est ainsi, explique Nathan Glazer, que l’Holocauste, en mettant en évidence « le caractère particulièrement distinctif des Juifs », leur donne «  le droit de se considérer comme spécialement menacés et spécialement justifiés dans tous les efforts nécessaires à leur survie « .

Pour s’en tenir à un seul exemple, tous les comptes rendus sur la décision d’Israël de se doter de l’arme nucléaire évoquent les spectres de l’Holocauste. Comme si Israël avait eu besoin de l’Holocauste pour devenir une puissance nucléaire. (8)

Ça fait soixante ans que nous cherchons la paix… A nos conditions !

Bien qu’il soit critiquable, les hommes ont instauré un organe pour la régulation de la paix dans le monde, l’ONU. On ne peut tenir pour négligeable, que depuis soixante ans les divers gouvernements d’Israël n’ont jamais respecté que deux résolutions de l’ONU (celle de 1947 qui concerne le partage du territoire et celle imposant son retrait du territoire libanais qu’il avait envahi). Aucune autre – une centaine depuis 1948 – n’a été appliquée ! Idem pour les décisions du Tribunal International de la Haye !

Israël a aussi répondu par le silence à la proposition de paix unilatérale faite par les pays arabes en 2002…Pas même un « accusé de réception » ! Cette initiative – pourtant signée par l’ensemble des Etats membres de la Ligue arabe… Et par l’Iran ! – offrait une paix générale de toute la région en échange du retrait des territoires occupés depuis 1967 et d’une solution juste pour les réfugiés.

Il est vrai qu’Israël n’a guère de raisons de se conformer au Droit international puisque même l’Union européenne n’applique pas ses propres lois et règles – notamment celles contenues dans la Quatrième Convention de Genève – et se rend ainsi complice des exactions commises.

Ce régime est d’autant plus à l’aise qu’il a l’appui concret de son puissant allié US… ce qui permet, petite anecdote, à Ariel Sharon de répondre à Shimon Peres, sans que cela ne provoque de réaction : Chaque fois que nous faisons quelque chose vous me dites que l’Amérique fera ceci et fera cela…. Je veux vous dire quelque chose très clairement : Ne vous inquiétez pas de la pression américaine sur l’Israël. Nous, le peuple juif, contrôlons l’Amérique et les Américains le savent (9)

Les visées expansionnistes (voir cartes pages 28 et 29) ainsi que les pratiques colonialistes du régime sont flagrantes :

-   Expansion territoriale par la force.

-   Population de Cisjordanie reléguée dans ce qu’il faut bien appeler des “ghettos“.

-  Colonisation sauvage de Jérusalem-Est et expulsion brutale de ses habitants.

-  Oppression religieuse permanente : restrictions d’accès à la mosquée Al-Aqsa (troisième lieu saint de l’Islam), destruction de mosquées, de cimetières ancestraux comme celui de Ma’man Allah pour y construire un « Musée de la Tolérance » (humour juif ?)

-  Blocus de Gaza, pourtant condamné par la Communauté Internationale (résolution de l’ONU N°1860), blocus qui a affamé la population (elle y échappait seulement grâce aux tunnels), qui l’empêche toujours de reconstruire – le ciment y est interdit d’entrée, excepté pour les bâtiments de l’UNRWA qui a pu rebâtir dix de ses douze hôpitaux, début 2010.

-  Mesure militaire – encore une fois contraire à la Convention de Genève – qui veut interdire aux Palestiniens, implantés en Cisjordanie mais originaires de Gaza, d’y résider.

-  Impositions drastiques au fonctionnement de l’UNRWA privant d’enseignement 40.000 écoliers de Gaza, interdisant l’édification des deux écoles… dans un territoire non-occupé paraît-il.(10)

… Etc.

Près de la moitié des terres agricoles de la bande de Gaza sont devenues inutilisables du fait des destructions, de la pollution par le phosphore ou de leur localisation à l’intérieur d’une « zone de sécurité » définie par l’armée israélienne, les pêcheries sont paralysées à cause de l’interdiction d’aller en haute mer… Depuis “Plomb Durci“, Gaza a été bombardé plus de 400 fois et un Palestinien est abattu chaque jour, en moyenne ! Tout ça pour arriver à la paix ?

Il n’y a pas de problème humanitaire à Gaza !

Selon divers rapports de l’ONU (encore une fois pas crédibles pour Israël ?), 80% des aides humanitaires envoyées par les gouvernements et les ONG sont (à juin 2010) interdites d’entrée.

Toujours selon l’ONU, la moyenne hebdomadaire des camions franchissant le point de passage de Kerem Shalom reste très inférieure à celle en vigueur avant juin 2007 (540 contre 2807).

Mais, bien entendu, Israël proclame via le colonel Moshe Levy : Il n’y a pas de problème humanitaire à Gaza ! Il n’y a pas de pénurie de nourriture ni d’autres choses, sauf celles qui alimentent le mouvement terroriste et renforcent le Hamas.

Quelques autres réalités, selon le rapport de l’ONU (juillet 2011) :

-  Plus de 90% de l’eau provenant de l’aquifère est non potable

-  54% des habitants vivent dans une situation d’insécurité alimentaire et 75% dépendent de l’aide internationale

-  47% des jeunes est au chômage

-  35% des terres agricoles et 85% des zones de pêche sont inaccessibles en raison des mesures militaires israéliennes

-  Les mesures prises en juin 2010 pour alléger le blocus ont eu peu d’effet sur la situation humanitaire. Si les importations ont augmenté, elles ne représentent que 45% de ce qui entrait en 2007

Vous avez dit « circulez, il n’y a rien à voir“ ?

Les lois internationales ne nous concernent pas !

Fin mai 2010, la marine israélienne a, une fois de plus, violé le droit international en “arraisonnant“ un convoi humanitaire dans les eaux internationales (à plus 60 km des côtes !).

Des militants pacifistes provenant de 42 pays étaient sur ces bateaux. Ils transportaient des chaises roulantes, des maisons en kit, du ciment, du matériel de construction…

Comme d’habitude, le Mossad et le Shin Beit n’ignoraient certainement rien du contenu des bateaux… et certainement pas l’identité des quelques 700 personnes qui s’y trouvaient. Le général Gabi Ashkenazi, chef d’état-major de l’armée, a admis devant une commission d’enquête israélienne (24/10/2010) que les commandos ont tiré plus de 300 balles réelles lors de l’abordage, tuant une dizaine de passagers et blessant de nombreux autres ! Cette attaque en haute mer contre un bateau civil est indéniablement une piraterie maritime… Pas pour la soldatesque israélienne !

C’était un “flottille terroriste“ !

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Bien entendu, Israël proclame qu’il n’est pas responsable du massacre ! “ Ce sont ces soi-disant pacifistes qui, sous couvert de convoi humanitaire, sont venus provoquer notre démocratie et créer de la violence. Nous n’avons fait que nous défendre contre cette attaque de dangereux envahisseurs armés (11) On sait maintenant qu’ils étaient bien armés… de ce qu’ils avaient trouvé sur le bateau : clubs de golf, couteaux de cuisine, chaînes, bâtons ou barres de métal !

Israël justifie son attaque contre le “Mavi Marmara“ en arguant que la “Flottille de la Liberté“ n’a pas obéi aux injonctions de l’armée israélienne.

Depuis quand doit-on obéir aux ordres illégaux d’un commando qui, à l’instar des pirates somaliens, monte à l’assaut d’un bateau dans les eaux internationales ?

Comme le prouvent les rares images qui n’ont pas été confisquées par les assaillants(12) et les résultats des autopsies des victimes, le commando était venu pour tuer :

Les neuf morts ont été touchés par une trentaine de balles au total. Les autopsies montrent que les victimes ont été criblées de balles, plusieurs d’entre elles à bout portant et certaines d’une balle à l’arrière du crâne.(13)

A ma connaissance, très peu de medias “officiels“ de mon pays ont fait la “une“ de cette information, pourtant capitale. C’est seulement au bout de trois semaines qu’une TV d’ici en a fait mention.
… Journaliste mais pas téméraire !

Les rapports d’autopsie sont accablants : cinq des neuf victimes ont été touchées à la tête ! Le jeune étudiant américano-turc de 19 ans, Turkan Dogan, a été abattu par cinq balles, dont une à bout portant contre le visage et une à la nuque.

Hormis ce jeune étudiant, les huit autres victimes étaient toutes des pères de famille (commerçant, journaliste, pompier…) dont la moyenne d’âge est de plus de 40 ans… il y avait même un ingénieur de 61 ans.

Des terroristes bien particuliers, non ?

La “Commission d’enquête“ mise en place par le régime israélien – l’accusé enquête donc sur ses propres crimes ! – estimera que c’était de l’auto-défense et décidera que les rapports d’autopsie ne sont pas des preuves.

De son côté, la mission d’enquête du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU a confirmé dans son rapport final (22 septembre 2010) que cet abordage avait été “une violation grave des droits de l’homme“.

Témoignage des experts de l’ONU :

La conduite des forces armées d’Israël (…) vis-à-vis des passagers de la flottille (…) révèle un niveau inacceptable de brutalité » et souligne que « Il y a des preuves claires permettant d’appuyer des poursuites pour les crimes suivants (…) : homicide intentionnel, torture ou traitements inhumains, fait de causer intentionnellement de grandes souffrances ou des blessures graves »(…) « Les auteurs des crimes les plus graves ayant été masqués ne peuvent pas être identifiés sans l’assistance des autorités israéliennes.

Mais, bien entendu, le gouvernement de Netanyahu a poussé ses cris d’orfraie habituels (Calomnies ! Mensonges ! Enquête partiale !… etc) et tenté d’enrayer la médiatisation du rapport. …Et la majorité de la presse européenne a, comme d’habitude, collaboré à mettre une chape de silence sur cette condamnation !

Quand obligera-t-on le gouvernement israélien à respecter les règles de l’assemblée des nations et les jugements des tribunaux internationaux ?

Quand, aussi, la presse traditionnelle occidentale respectera-t-elle l’éthique journalistique ?

Connaissant les pratiques antérieures de cette “armée la plus morale du monde“, on n’est en rien étonné du caractère délibérément violent de cet assaut contre ces bateaux de pacifistes.

On tire dans le tas et ensuite, à l’annonce de la tuerie, on applique la proposition faite à la Knesset par la députée du Likoud, Miri Regev : “ le plus important est de s’occuper très vite des informations négatives des medias, de façon à ce qu’elles disparaissent “.

Devant l’indignation mondiale, Netanyahu s’est quand même un peu calmé et c’est heureusement sans violence qu’Israël s’est ensuite emparé du “Rachel Corrie“.

Pour ceux qui l’ignorent : Rachel Corrie était une jeune pacifiste américaine, écrasée par un bulldozer militaire, en 2003 à Gaza, parce qu’elle s’opposait à la démolition d’une maison palestinienne.

(à suivre)

Notes

1) Témoignage de Me De Keyser, députée européenne, au “Tribunal Russell“ (2/3/2010)

2) « Gaza 1956 » de Joe Sacco (Futuropolis)

3) “Ha’aretz“ du 22/12/2008

4) Depuis 1967, Israël a emprisonné 20% de la population des territoires occupés

5) Cf les rapports de Amnesty International

6) Comme l’a révélé le journaliste Alain Ménargues, des forces spéciales de l’armée israélienne ont également participé activement à cette tuerie de 2 à 3.500 hommes, femmes et enfants.

7) “Il n’y aura pas d’Etat palestinien“ de Ziyad Clot (Max Milo Editions )

8 « L’Industrie de l’Holocauste » (Editions La Fabrique)

9) Kol Yisrael Radio le 3 Octobre 2001

10) Déclaration de M.Gunness (UNRWA) 23/10/2010

11) Déclaration de l’ambassadrice d’Israël en Belgique le 31/5/2010

12) Voir http://www.pacificfreepress.com/news/1-/8123-kevin-neishs-mavi-marmara-story.html

13)“The Guardian“ du 5/6/2010

Communiqué par l’auteur via courriel

Urgent AGREXCO ! Agissez svp


Le bureau national de coordination de la campagne BDS , et en particulier le
mouvement européen et international  qui cible AGREXCO par divers types
d’actions dans divers pays depuis plusieurs années (Tribunal Russel, piquets,
actions symboliques dans les magasins, sur les marchés, actions juridiques,
…) ainsi que ses love-marques comme  Carmel et la société partenaire
CAL-LACHS installée à l’aéroport de Liège-Bierset APPELLE DE TOUTE URGENCE  les
associations  et les individus à écrire à la société irlandaise TOTAL PRODUCE
afin qu’elle ne reprenne pas dans les jours à venir les activités de la société
israélienne AGREXCO qui a été déclarée en faillite tout récemment à Tel-Aviv.
Nous vous remercions de participer à cette action hyper importante pour diverses
raisons. Notamment en envoyant un courriel-type (voir ci-dessous en anglais et
sa traduction en français) aux deux adresses mail de Total produce , et/ou la
lettre (plus longue et en anglais) à son adresse postale.

info@totalproduce.com (adresse générale)
cmccann@totalproduce.com (adresse du directeur, Carl McCann)
– Carl McCann, Chairman, Total Produce, Charles  Mc Cann Building, Rampart Road,
Dundalk, Ireland (adresse postale)

Vous trouverez aussi plus bas, quelques liens vers plus d’information , si vous
souhaitez faire un relais via vos sites web , blogs ..
N’hésitez pas à en demander davantage.

Merci d’avance de nous tenir informés de votre action et de ses suites.
Espérons qu’en Irlande, on  se rappelle bien ce que signifient colonisation et
occupation  et que la compagnie de produits agricoles TOTAL PRODUCE (qui a une
charte éthique)  comprenne que c’est une bien mauvaise idée d’acheter une
compagnie qui commercialise la majorité des produits des colonies établies
occupés dans les territoires, qui tire profit de l’occupation israélienne et qui
a subi un coup financier fatal, en partie suite à la campagne internationale
BDS.
Bien à vous
Dominique W.

1. MESSAGE -TYPE (pour copier-coller):

Dear Carl McCann, Chairman, Total Produce,
AGREXCO is an Israeli company complicit in the occupation and dispossession of
the Palestinian people, and its very activity (economic exploitation of an
occupied territory) is a war crime.
If TOTAL PRODUCE buys AGREXCO it will then be in the exact same situation, since
you will carry out the same activities.
This means that the current international boycott campaign targeted at AGREXCO
will expand to include all TOTAL PRODUCE activities.
We urge you not to participate in the bidding for AGREXCO and to stay away from
their illegal and illegitime business.
We look  forward to receiving your reply to this letter.

[2. Pour votre  info : TRADUCTION:

AGREXCO est une compagnie israélienne complice de l’occupation et de la
dépossession que connaît le peuple palestinien et son activité (exploitation
économique d’un territoire occupé) constitue en réalité un crime de guerre.
Si TOTAL PRODUCE rachète AGREXCO, la société sera exactement dans la même
situation vu qu’elle pratiquera les mêmes activités.
Cela signifie que l’actuelle  campagne internationale ciblant AGREXCO s’élargira
en incluant toutes les activités de TOTAL PRODUCE.
Nous insistons dès lors pour que vous ne repreniez pas la société AGREXCO et
pour que vous restiez à l’écart de son business illégal et illégitime.
Nous espérons recevoir votre réponse à ce courrier.

3. QUELQUES LIENS POUR  PLUS D’INFOS
http://coalitioncontreagrexco.net/node/89
http://www.bdsmovement.net/2011/total-produce-letter-7705 (lettre du BNC)
http://www.bdsmovement.net/2011/bnc-warns-irish-company-7732 (communiqué de
presse du BNC)
http://whoprofits.org

Le collier de la reine, un tribut de vassalité à un suzerain ?


Maroc / Israël : Le collier de la reine (1), un tribut de vassalité à un suzerain ?
René Naba – 12.08.2011 – Paris

Un collier en or aurait été offert par Lalla Salma, épouse du Roi du Maroc, à Tzipi Livni, le co-ordonnateur de la guerre de destruction israélienne de Gaza (2007-2008). Un cadeau offert en 2009 à l’occasion d’une visite de l’ancien ministre israélien des Affaires étrangères au Maroc, un an après la fin de la guerre israélienne contre l’enclave palestinienne.

Cette information explosive a été démentie de piètre façon par le Maroc, par un communiqué laconique du ministère des affaires étrangères publié le 26 juillet, soit deux semaines après la fuite du Maariv. Le journal israélien précisait, pourtan, dans son édition en date du 13 juillet 2011, que le parlement israélien avait pris la décision de dévoiler une liste de cadeaux offerts aux officiels et parlementaires israéliens par des personnalités étrangères, liste où figurerait «Lalla Salma» pour un «collier en or» à Tzipi Livni lors de sa visite au Maroc en 2009 à l’invitation de l’Institut Amadeus pour le Forum MEDays organisé à Tanger.

suite

Abir Kopty : Tel Aviv, tente 1948


Abir Kopty
publié le lundi 8 août 2011.

 

Si vous êtes Palestinien, vous aurez du mal pour trouver quelque chose à quoi vous identifier dans le village de tentes sur le boulevard Rothschild de Tel-Aviv, jusqu’à ce que vous parveniez à Tente 1948. Ma première virée là-bas a été il y a quelques jours, lorsque j’ai décidé me joindre à la Tente 1948. Le message central de la Tente 1948 est que la justice sociale devrait être pour tous. Elle rassemble les citoyens juifs et palestiniens qui croient en une souveraineté partagée dans un Etat pour tous ses citoyens.

Pour moi, comme Palestinienne, je ne me sens pas faire partie du mouvement du 14 juillet, et je ne suis pas là comme participante. Presque tous les coins de ce camp me rappellent que ce lieu ne veut pas de moi. Ma première virée dedans a été assez déprimante, j’ai trouvé pleins de drapeaux israéliens, un homme faisant un discours à des jeunes avec une vision sioniste sur ses souvenirs de la « guerre de 48 », un autre groupe avec des panneaux appelant à la libération de Gilad Shalit, un autre poussant des chants sionistes. Ce n’est sûrement pas un lieu où les 20 % de la population se sentiraient chez eux. Le lendemain, j’ai trouvé Ronen Shuval, d’Im Tirtzu, l’association d’extrême droite, faisant un exposé provocateur et haineux contre les associations de gauche et des droits humains. Les colons avaient déjà monté une tente et dansaient avec joie.

L’existence de Tente 1948 dans le camp est un défi vers les gens qui participent au mouvement du 14 juillet. Les premiers jours, la tente a été attaquée par un groupe de droite, qui a battu les militants de la tente et détruit son drapeau palestinien. Certains leaders du mouvement du 14 juillet ont dit clairement qu’avancer les questions centrales concernant la communauté palestinienne en Israël ou l’occupation ferait « perdre sa force » à la lutte. Ils ont souvent dit que la lutte est sociale, pas politique, comme s’il y avait une différence. Ils avaient peur de perdre des supporters s’ils appuyaient sur les questions palestiniennes.

La vérité, c’est que c’est vrai.

En vérité, c’est exactement ce qui pourrait aider Netanyahou ; s’il appuyait sur le bouton de la peur, recréait l’« ennemi » et reproduisait la « menace sécuritaire », il serait capable de faire taire le mouvement. Le problème n’est pas avec Netanyahou, ce n’est pas le premier leader israélien à faire appel à ça. Le problème principal, c’est que les Israéliens ne sont pas encore prêts à voir au-delà des murs qui les entourent.

Pourtant, il faut l’admettre, il se passe quelque chose, les Israéliens se réveillent. Il y a un développement ; les gens se rencontrent, discutent des questions. L’assemblée générale du camp a décidé vendredi qu’elle n’accepterait aucun message raciste parmi ses participants. Même à Tente 1948, beaucoup d’Israéliens sont venus, ont lu les tracts, écouté ce que représente Tente 1948 et discuté calmement. Peut-être, si j’étais une israélienne juive, je serais fière du mouvement du 14 juillet. Mais je ne suis pas juive, je ne suis pas sioniste, je suis palestinienne.

Je ne veux pas béatifier la réalité, ni cacher quoi que ce soit pour servir une « tactique » et je n’accepterai pas des miettes. Je veux parler de la justice historique, je veux parler de l’occupation, je veux parler de la discrimination et du racisme, je veux tout mettre sur la table, et je veux parler de cela au cœur de Tel-Aviv.

La justice sociale ne peut pas être divisée ou classifiée. Si ce n’est pas une justice pour tous y compris tous les Palestiniens, alors c’est une fausse justice, une justice d’élite ou une « justice pour juifs seulement » exactement à la manière dont fonctionne la démocratie israélienne « pour juifs seulement ». Le mouvement du 14 juillet est une grande occasion pour les Israéliens pour refuser à leur Etat de continuer à sombrer en un régime d’apartheid.

* Abir Kopti est une militante politique palestinienne et une analyste des media. Elle a été membre du Conseil municipal de Nazareth et porte-parole de Mossawa, the Advocacy Center for Palestinian-Arab Citizens in Israel. Ses travaux sont sur son site et sur Twitter à @abirkopty. Traduction : JPB-CCIPPP

source :

http://mondoweiss.net/2011/08/tent-…

traduction

Soirée BOYCOTT ISRAËL


Médecine pour le peuple et le PTB Molenbeek ont le plaisir de vous convier à  une 
 Soirée BOYCOTT ISRAËL  
 le vendredi 19 août 2011 à partir de 19h

Où : au Vaartkapoen, rue de l’Ecole 76  à 1080 Molenbeek  

 (près de la station de métro Comte de Flandre)

Vous aurez au programme divers témoignages tels que:

– le dr Guido Gorissen et Asmaa Seba, participants à la flottille pour Gaza avec Belgium to Gaza 

 

Jan Cools, ex-otage au Liban, et Myriam De Ly, participants à l’action « Bienvenue en Palestine » 

 

– témoignages sur la campagne « Boycott des dattes israéliennes » 

 

– témoignage de jeunes de Intal ayant visité la Palestine en juillet

A l’occasion de cette soirée, vous aurez l’honneur d’écouter quelques poèmes du  célèbre poète Mahmoud Darwich décédé en août 2008  
A l’heure de l’interruption du jeûne nous aurons l’occasion de goûter une variétés de mets tels que Harira, sucreries, dattes, lait,… 

 

PAF : 5 € (en fonction de vos possibilités) 

 

 

 

Les bénéfices iront aux projets de Médecine pour le Tiers monde en Palestine

Pour des renseignements sur les projets : http://m3m.be/partenaires/palestine

N° de compte : 001-1951388-18 de Médecine pour le Tiers Monde avec la mention “Palestine »

Infos: 0486/257702 
 

 

Les manuels scolaires sont la « principale explication » de la transformation des étudiants israéliens en « monstres » racistes contre les Palestiniens


Via :  omar.barghouti@gmail.com

Le 7 août 2011

 Nurit Peled-Elhanan

Ci-dessous, une recherche perspicace d’une universitaire israélienne respectée, qui confirme ce que les chercheurs palestiniens ont toujours su : la culture en vigueur en Israël, de racisme et de fondamentalisme fanatiques, de soutien aux crimes de guerres et à l’apartheid contre les Palestiniens, est essentiellement le produit d’un système d’éducation qui endoctrine les élèves juifs israéliens selon des valeurs colonialistes militantes et un racisme extrême, un système qui en fait des « monstres » une fois sous l’uniforme.

Ceux qui considèrent qu’il s’agit là d’un « égarement » du sionisme semblent ne pas avoir suffisamment compris ce qu’est réellement le sionisme et le rôle central qu’il a joué et joue, en tant qu’idéologie manifestement raciste, dans la justification du nettoyage ethnique et de la domination raciste des Palestiniens.

Il ne faut pas s’étonner dès lors pourquoi, en plein massacre israélien à Gaza en 2008/2009, un sondage réalisé à l’université de Tel Aviv (et publié dans le Jerusalem Post début janvier 2009) montre que 94 % des juifs israéliens interrogés soutenaient l’assaut, en parfaite connaissance des énormes souffrances qui en découlaient et étaient infligées à un million cinq cent mille Palestiniens, incarcérés dans « le camp-prison » de Gaza, et de la destruction massive de leur infrastructure civile.

Nurit Peled-Elhanan écrit notamment :

« Une question qui en dérange beaucoup, c’est comment expliquer le comportement de cruauté de ces soldats israéliens envers les Palestiniens, comment expliquer leur indifférence devant la souffrance humaine, la perpétration de ces souffrances. Ils se demandent comment ces gentilles filles et ces gentils garçons juifs peuvent devenir des monstres une fois qu’ils ont revêtu l’uniforme. Je pense que la raison première à cela, c’est leur éducation. Aussi, j’ai voulu voir comment leurs livres d’école représentaient les Palestiniens. »

Comme dans tout système colonial, seule, une pression soutenue et efficace venant de l’intérieur comme de l’extérieur peut mettre un terme à cette spirale régressive de criminalité, d’impunité et de racisme tacite. Il faut encore plus de BDS (boycotts, désinvestissements et sanctions) pour mettre fin à l’occupation, au colonialisme et à l’apartheid. En plus de profiter évidemment aux Palestiniens autochtones, qui souffrent depuis plus de six décennies de ce système d’oppression israélienne à trois niveaux, mettre fin à ce système d’oppression peut très bien aussi permettre de transformer la plupart des Israéliens, de « monstres » colonialistes en êtres humains normaux.

Omar

Omar Barghouti est un militant des droits humains, membre fondateur du mouvement de boycott mondial contre Israël à direction palestinienne, et auteur de Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS) contre l’apartheid et l’occupation de la Palestine – (Édition La Fabrique).

Une universitaire israélienne dénonce la partialité des manuels scolaires en Israël

Harriet Sherwood
The Guardian – Observer
7 août 2011

Nurit Peled-Elhanan, universitaire israélienne, mère et politique radicale, évoque l’image de rangées d’écoliers juifs, penchés sur leurs livres, apprenant qui sont leurs voisins, les Palestiniens. Mais, dit-elle, ceux-ci n’y sont jamais désignés sous le nom de Palestiniens, sauf dans le contexte du terrorisme.

On les appelle les Arabes. « L’Arabe avec un chameau, dans une tenue d’Ali Baba. Ils les décrivent comme des gens vils, et anormaux, et criminels, qui ne paient pas d’impôts, des gens qui vivent en dehors de l’État, des gens qui ne veulent pas s’améliorer », dit-elle. « On ne les présente que comme des réfugiés, des paysans primitifs et des terroristes. Vous ne voyez jamais un enfant palestinien, ni un médecin, ni un enseignant, ni un ingénieur, ni un paysan moderne. »

Peled-Elhanan, professeur de langue et en pédagogie à l’université hébraïque de Jérusalem, a étudié le contenu des livres scolaires israéliens de ces cinq dernières années, et son mémoire, La Palestine dans les livres d’école israéliens : idéologie et propagande en Éducation, a été publié ce mois-ci au Royaume-Uni. Elle y décrit ce qu’elle estime être du racisme, même plus que cela, un racisme qui prépare les jeunes Israéliens à leur service militaire obligatoire.

« Les gens ne savent pas vraiment ce que leurs enfants lisent dans les manuels » dit-elle. « Une question qui en dérange beaucoup, c’est comment expliquer le comportement de cruauté de ces soldats israéliens envers les Palestiniens, comment expliquer leur indifférence devant la souffrance humaine, la perpétration de ces souffrances. Ils se demandent comment ces gentilles filles et ces gentils garçons juifs peuvent devenir des monstres une fois qu’ils ont revêtu l’uniforme. Je pense que la raison première à cela, c’est leur éducation. Aussi, j’ai voulu voir comment leurs livres d’école représentaient les Palestiniens. »

Dans « des centaines et des centaines » de livres, elle soutient ne pas avoir trouvé une seule photographie montrant un Arabe comme « une personne normale ». Sa découverte la plus importante dans les livres qu’elle a étudiés – tous autorisés par le ministère de l’Éducation – concerne le récit historique des évènements de 1948, l’année où Israël fit la guerre pour s’implanter en tant qu’État indépendant, et où des centaines de milliers de Palestiniens durent fuir le conflit qui s’en est suivi.

L’assassinat de Palestiniens y est dépeint comme quelque chose de nécessaire pour la survie de l’État juif naissant, prétend-elle. «  Les massacres ne sont pas niés, ils sont simplement représentés dans les livres d’école israéliens comme, dans le long terme, quelque chose de bénéfique pour l’État juif. Par exemple, Deir Yassin (village palestinien d’avant 1948, proche de Jérusalem) a été un massacre épouvantable perpétré par les soldats israéliens. Dans les livres d’école, ils vous disent que ce massacre a déclenché la fuite massive des Arabes d’Israël et a donc permis la création d’un État juif, avec une majorité juive. Par conséquent, c’était la meilleure solution. C’était peut-être dommage, mais à long terme, les conséquences pour nous étaient positives. »

Les enfants, dit-elle, sont élevés pour servir dans l’armée et intérioriser le message que les Palestiniens sont « des gens dont la vie peut leur être retirée en toute impunité. Et pas seulement cela, mais que ce sont des gens dont le nombre doit être réduit. »

Peled-Elhanan aborde son sujet à partir d’un contexte politique radical. Elle est la fille d’un célèbre général, Matti Peled, qui était convaincu que l’avenir d’Israël résidait dans une paix digne avec les Palestiniens. Après avoir quitté l’armée, il était devenu membre actif d’un mouvement pour la paix.

La famille avait conçu une affiche, appelant à un règlement pacifique du conflit et représentant Smadar, la fille unique de Peled-Elhanan, avec son message : tous les enfants méritent un avenir meilleur.

Puis, en 1997, Smadar a été tuée par un kamikaze palestinien alors qu’elle faisait des courses à Jérusalem. Elle avait 13 ans. Peled-Elhanan se refuse à parler de la mort de sa fille, une ou deux fois seulement elle a fait allusion à « la tragédie ».

A l’époque, elle a dit que cela renforcerait sa conviction que, sans un règlement au conflit et une coexistence pacifique avec les Palestiniens, d’autres enfants allaient mourir. « Les attaques terroristes comme celle-ci sont la conséquence directe de l’oppression, de l’esclavage, de l’humiliation et de l’état de siège qu’on impose aux Palestiniens » a-t-elle déclaré à des journalistes de télévision après la mort de Smadar.

Ses opinions radicales ont eu inéluctablement un coût professionnel. « Les professeurs d’université ont cessé de m’inviter à des conférences. Et quand je prenais la parole, la réaction la plus fréquente était « Vous êtes une antisioniste ». » Et tous ceux qui contestent le discours qui prévaut aujourd’hui en Israël, dit-elle, sont accusés de la même façon.

Elle espère que son livre sera publié en hébreu, mais elle s’est résignée à ce qu’il soit rejeté par beaucoup dans le courant politique dominant.

Quand on lui demande si les livres d’école palestiniens reflètent aussi un certain dogme, Peled-Elhanan soutient que ces livres font la distinction entre sionistes et juifs. « Ils font cette distinction tout le temps. Ils sont contre les sionistes, pas contre les juifs ».

Mais elle concède que l’enseignement sur le génocide des juifs dans les écoles palestiniennes est « un problème, une question ». « Certains enseignants (palestiniens) refusent d’enseigner l’Holocauste tant que les Israéliens n’enseigneront pas la Nakba (la « Catastrophe » palestinienne de 1948). »

Sans surprise peut-être de la part de quelqu’un qui a des points de vue aussi radicaux, Peled-Elhanan est profondément pessimiste pour l’avenir de son pays. Le changement, dit-elle, ne viendra que « lorsque les Américains cesseront de nous donner un million de dollars par jour pour maintenir ce régime d’occupation, de racisme et de suprématie ».

Quant à Israël : «  Je ne lui vois que le chemin qui mène au fascisme. Vous avez cinq millions et demi de Palestiniens contrôlés par Israël qui vivent sous un apartheid horrible, sans droits civils ou humains. Et vous avez l’autre moitié, qui sont juifs, et qui de minute en minute perdent leurs droits », dit-elle en référence à toute une série de tentatives visant à restreindre le droit des Israéliens à protester et à critiquer leur gouvernement.

Elle écarte la gauche israélienne comme étant toujours modérée et timide, surtout à l’heure actuelle. « Il n’y a jamais eu de véritable gauche dans ce pays. » Elle pense que le système éducatif contribue à perpétuer un État injuste, antidémocratique et non viable.

« Tout ce qu’ils font, de la maternelle à la terminale, c’est de nourrir, de toutes sortes de façons et à travers la littérature, des chansons, des fêtes et des loisirs, ces idées de chauvinisme patriotique. »

Cet article a été modifié le 7 août 2011. La version originale attribuait à Matti Peled, père de Nulit, la conception de l’affiche représentant Smadar, la fille de Nurit Peled-Alhanan. En fait, c’est le père de Smadar, Rami Alhanon, qui l’a conçue.

(JPG)
De Harriet Sherwood :

-  Israël démolit des maisons et une école en Cisjordanie occupée
-  Des soldates israéliennes dénoncent le traitement infligé aux Palestiniens

Dattes : Attention les tricheurs sont de sortie !


mercredi 3 août 2011

On progresse : les dattes israéliennes se font plus rares cette année dans les supermarchés et sur les marchés, mais ouvrez l’oeil tout de même : certains comme Carrefour enfreignent la loi et mettent des dattes sans aucune provenance (en vérité exportées par Israël) au milieu de dattes affichées « Tunisie » et « Algérie ». Ne vous y trompez pas !

Flagrant délits de tricherie dans des magasins CARREFOUR de Paris et la région parisienne :

Contactez la Direction de la consommation et des fraudes :

http://www.economie.gouv.fr/dgccrf/Bienvenue-dans-l-espace-particulier-

Rappelez aux responsables du magasin qu’ils ont l’OBLIGATION de mentionner l’origine exacte des produits frais et des fruits secs qu’ils vendent. Et qu’en plus, la législation française les oblige à afficher l’ORIGINE de ces produits en caractères AUSSI GROS que leur prix !

Chez AUCHAN, protestez ! On encourage ouvertement la colonisation :

Dites leur que pour bronzer, vous leur recommandez les check-points et les attentes interminables en plein soleil, infligées par l’armée d’occupation aux Palestiniens…

Et non contents de voler l’eau des Palestiniens, les Israéliens fabriquent des machines à la gazéifier « Soda-Club » ou « Sodastream », dans les colonies. C’est parfaitement illégal !

BOYCOTT ! PAS UN SOU POUR L’OCCUPANT ISRAELIEN ! PAS UN SOU POUR LES CRIMINELS DE GUERRE !

CAPJPO-EuroPalestine

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