Stephane Hessel : Oui au boycott économique, universitaire et culurel d’Israël
« L’initiative BDS appelle à isoler efficacement Israël, ses institutions complices économiques, universitaires et culturelles, ainsi que les entreprises qui profitent de ses violations des droits de l’Homme et de ses politiques illégales, aussi longtemps que ces politiques continueront. Je crois que l’initiative BDS est une stratégie morale qui a démontré son potentiel de réussite. » : Ce sont pour ces affirmations que Stephane Hessel a fait l’objet d’une plainte de la part des maîtres chanteurs israéliens.
Flottille de Gaza : les citoyens du monde doivent réagir là où les gouvernements ont échoué [1]
L’attaque illégale et immorale d’Israël contre le convoi d’aide humanitaire de la Flottille de la Liberté, qui a fait au moins neuf morts et des dizaines de blessés, a, à juste titre, stupéfié le monde. Le convoi entièrement civil de 6 bateaux transportait plus de 10 000 tonnes d’aide humanitaire cruellement nécessaire, et près de 700 citoyens de 40 pays. La Flottille était une tentative ambitieuse de briser le siège imposé par Israël depuis 2007 à 1,5 million de Palestiniens de la bande de Gaza occupée. Avec à son bord d’éminents parlementaires, chefs religieux, écrivains, journalistes, un Prix Nobel de la Paix et un survivant de l’Holocauste, le convoi humanitaire visait non seulement à fournir des secours à Gaza ; il cherchait à attirer l’attention internationale sur la crise humanitaire imposée aux habitants de Gaza et sur l’impératif d’y mettre fin. Il est indéniable que ce dernier objectif a réussi, mais avec des conséquences tragiques.
L’attaque israélienne contre le convoi d’aide non armé dans les eaux internationales a été « une violation [flagrante] du droit international humanitaire, du droit international maritime, et [selon la plupart des interprétations] du droit pénal international », pour reprendre les mots de Richard Falk, professeur de droit international et rapporteur spécial des Nations Unies sur les Droits de l’Homme dans les territoires palestiniens occupés. Il est triste de constater que les gouvernements du monde sont devenus depuis trop longtemps complices ou apathiques envers les crimes d’Israël et ont renforcé sa culture de l’impunité, sous le bouclier de soutien incontestable des États-Unis. Malgré sa condamnation initiale, le gouvernement des Etats-Unis a fait pression sur les membres du Conseil de Sécurité de l’ONU, à nouveau, pour adopter un langage ambigu qui allège Israël de toute responsabilité et renvoie dos à dos l’agresseur et la victime.
Typiquement, le gouvernement israélien a accusé les victimes de son raid d’avoir attaqué les soldats israéliens, prônant la « légitime défense ». L’éminent expert juridique et directeur du Centre de droit international de Sydney à l’Université de Droit de Sydney, le professeur Ben Saul, réfute carrément l’affirmation d’Israël en argumentant : « Juridiquement parlant, les forces militaires gouvernementales qui arraisonnent un bateau pour le capturer illégalement ne sont pas traitées différemment d’autres criminels. Le droit à la légitime défense dans de telles circonstances est du côté des passagers à bord : une personne a légalement le droit de résister à sa propre capture, enlèvement et détention illégaux. » Il ajoute que « si les forces israéliennes ont tué des gens, ils n’ont pas seulement enfreint le droit humain à la vie, mais ils peuvent aussi avoir commis de graves crimes internationaux. Selon l’article 3 de la Convention de Rome pour la répression d’actes illicites contre la sécurité de la navigation maritime de 1988, c’est un crime international, pour toute personne, de saisir ou d’exercer un contrôle sur un navire par la force, et c’est aussi un crime de blesser ou tuer une personne dans le processus. »
Malgré la déclaration du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon appelant à mettre fin au siège illégal de Gaza par Israël, le Conseil de sécurité n’a pas réussi à appeler à la fin inconditionnelle du blocus, autorisant ainsi Israël à commettre en toute impunité de graves crimes de guerre, également bien documentés dans le rapport Goldstone des Nations Unies.
L’absence d’action significative de la part des gouvernements pour rendre Israël responsable devant le droit international laisse ouverte une voie pour les citoyens de conscience : celle de prendre eux-mêmes cette responsabilité, comme cela a été fait contre l’apartheid en Afrique du Sud. Les initiatives non-violentes menées par les citoyens, dont la Flottille et les multiples campagnes de boycott et de désinvestissement dans le monde entier sont des exemples, présentent la façon la plus prometteuse de surmonter l’échec des gouvernements du monde à résister à l’intransigeance et au comportement débridé d’Israël. En attaquant de façon flagrante le bateau humanitaire, Israël a provoqué par inadvertance une prise de conscience et une condamnation sans précédent non seulement de son siège fatal de la bande de Gaza, mais aussi du contexte plus large des pratiques de l’occupation israélienne dans les Territoires palestiniens, de sa négation des droits des réfugiés palestiniens et de sa politique d’apartheid contre les citoyens indigènes “non-juifs” d’Israël.
La Flottille de la Liberté rappelle le genre d’initiatives de solidarité de la société civile qui a mis fin aux lois de ségrégation aux États-Unis et à l’apartheid en Afrique du Sud, une analogie impossible à ignorer. Comme pour le régime d’apartheid en Afrique du Sud, la réaction d’Israël a été de qualifier cet acte non-violent de « provocation intentionnelle ». Comme dans le cas de l’Afrique du Sud, l’appel à la solidarité internationale, sous forme de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) provenait d’une écrasante majorité de syndicats et d’organisations de la société civile palestinienne en 2005, et est en train d’être adopté par des citoyens de conscience et des mouvements sociaux du monde entier. L’initiative BDS appelle à isoler efficacement Israël, ses institutions complices économiques, universitaires et culturelles, ainsi que les entreprises qui profitent de ses violations des droits de l’Homme et de ses politiques illégales, aussi longtemps que ces politiques continueront.
Je crois que l’initiative BDS est une stratégie morale qui a démontré son potentiel de réussite. Plus récemment, la Deutsche Bank allemande a été la dernière de plusieurs institutions financières et grands fonds de pension européens à se désinvestir du fabricant d’armes israélien Elbit Systems. La semaine dernière, deux chaînes majeures de supermarchés italiennes ont annoncé un boycott des produits provenant des colonies illégales israéliennes. Le mois dernier, les artistes Elvis Costello et Gil Scott-Heron ont annulé leurs représentations en Israël. Inspirée de la lutte populaire anti-apartheid sud-africaine, la génération actuelle d’étudiants dans les campus universitaires appelle activement leurs administrations à adopter des politiques de désinvestissement.
Je soutiens les mots sincères de l’écrivain écossais Iain Banks qui, en réaction à l’attaque atroce d’Israël de la Flottille de la Liberté, a suggéré que la meilleure façon pour les artistes, écrivains et universitaires internationaux de « convaincre Israël de sa dégradation morale et de son isolement éthique » est « tout simplement de ne plus rien avoir à faire avec ce gouvernement criminel. »
le 15 juin 2010
Stéphane Hessel
*Stéphane Hessel, né à Berlin en 1917, a vécu à Paris à partir du milieu des années 20. Arrêté par la Gestapo pour ses activités dans la Résistance, il a été déporté à Buchenwald. A la Libération, il a occupé divers postes diplomatiques, ce qui lui a permis de participer à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 par l’Assemblée générale des Nations unies.
Publié par la section de Toulon de la LDH http://www.ldh-toulon.net/spip.php ?article3936 Notes
[1] Source : « Gaza Flotilla : Global Citizens Must Respond Where Governments Have Failed », The Huffington Post, 15 juin 2010.
Assad et Erdogan:l’obligation d’allégeance à « Etat juif » est fasciste et raciste

le projet fasciste et raciste d’Israël qui veut obliger les candidats non juifs à la citoyenneté à prêter allégeance à « l’Etat juif et démocratique d’Israël ».
« C’est un acte fasciste et raciste, cela ne doit pas nous étonner, cela fait partie d’un plan de longue date que les Israéliens appliquent graduellement. La Turquie, en tant que peuple et gouvernement, soutient le peuple palestinien, et les Turcs savent le plus la réalité d’Israël », a déclaré Assad lors d’une conférence de presse commune à Damas, en allusion à l’attaque sanguinaire sioniste contre les pacifistes de la flottille d’aide destinée à Gaza, qui a fait neuf martyrs.
« Il est désormais prouvé qu’Israël, qui se présente comme le seul pays démocratique au milieu du monde arabe et musulman, est un pays raciste », a-t-il ajouté.
Pour le chef d’Etat syrien, « ces décisions ne laissent paraître aucune volonté sérieuse de la part d’Israël de s’engager en faveur du processus de paix », relancé le 2 septembre à Washington mais bloqué par la poursuite de la colonisation israélienne en Cisjordanie en dépit des demandes de gel palestiniennes.
Erdogan a estimé de son côté que « personne ne peut imposer la citoyenneté à quiconque, d’autant plus de cette manière ».
Le cabinet israélien, dominé par la droite, a approuvé dimanche un projet d’amendement controversé contraignant les candidats non juifs à la citoyenneté israélienne à prêter allégeance à « l’Etat juif et démocratique d’Israël ».
Ce projet d’amendement doit encore faire l’objet de trois lectures au Parlement, où la coalition gouvernementale dispose d’une majorité écrasante.
La minorité arabe dans les territoires occupés par Israël (20% de la population) qualifie ce texte de « raciste », notamment parce qu’il vise les Palestiniens voulant s’y installer après s’être mariés avec des Palestiniens des territoires de 1948.
Par ailleurs, Recep Tayyip Erdogan a de nouveau appelé l’entité sioniste à présenter ses excuses
à la suite de l’offensive contre la flottille d’aide. ‘Ils ont été tués de sang froid. Trente balles ont été détectées dans les corps des pacifistes selon
le rapport médical après l’autopsie, et la communauté internationale a admis ce résultat », a-t-il dit,
s’étonnant de la partialité de certains pays en faveur de l’entité israélienne, malgré toutes ces
tragédies. L’histoire ne pardonnera pas aux pays neutres ou partisans d’Israël », a ajouté Erdogan.
Procès BDS : dernières infos
La conférence de presse qui s’est tenue ce lundi matin au Sénat a montré que la répression contre les femmes et les hommes engagés dans la campagne de Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) contre l’Etat d’Israël, suscite un vaste mouvement de protestation et de solidarité en France comme à l’étranger.
En France, tous les représentants des partis de gauche, de la vice-présidente du Sénat, Catherine Tasca (PS), au Parti de Gauche, en passant par le Parti Communiste, les Verts et le NPA, ont condamné clairement le soutien apporté par le gouvernement français à la politique raciste d’Israël. Ils ont souligné que les poursuites scandaleuses et les accusations mensongères d’incitation à la haine raciale contre une représentante du peuple, étaient un pas de plus franchi contre la démocratie. Ils ont réclamé des sanctions contre Israël, et ont félicité celles et ceux qui mènent une action citoyenne en faveur des droits que nos dirigeants se refusent à défendre. (voir le compte-rendu sur : http://www.europalestine.com/spip.php?article5487 )
A l’étranger aussi, les protestations se multiplient contre ces poursuites judiciaires, contre le parti pris du gouvernement français, à l’heure même où l’extrême droite israélienne chasse les Palestiniens de Jérusalem-Est, donne les pleins pouvoirs aux colons, et vote des mesures racistes pour bâillonner toute dénonciation de sa politique, y compris par des Israéliens.
A l’initiative du sénateur algérien Mostefa Boudina, plus d’une centaine de parlementaires du continent africain se sont solidarisés avec leur consoeur et ont dénoncé la « honteuse machination » en soulignant dans un appel commun que « lesclavage, le féodalisme, le colonialisme, le fascisme, le sionisme et lapartheid ont constitué, pour lhumanité, un même mal criminel condamné par lhistoire. »
Des parlementaires européens, canadiens, mexicains envoient également des lettres de protestation.
Aujourd’hui à Milan et à Rome des rassemblemernts ont eu lieu devant l’ambassade de France à Rome et devant le Consulat de France à Milan. Jeudi, jour du procès, c’est devant le consulat d’Edimbourg que des militants écossais appellent à venir protester. Le parti « Egalité » en Belgique a affrété un autocar afin de se joindre au rassemblement de jeudi à Pontoise.
Nous sommes tous conscients de l’importance des enjeux. C’est pourquoi, nous continuerons à agir pour faire respecter les droits de l’homme et le droit international. Chacun à notre niveau, et en commençant par dénoncer la présence de produits illicites et immoraux dans les rayons de nos magasins.
Pas plus tard que samedi, au magasin Auchan de Cergy-Pontoise, nous avons été protester contre la vente de produits étiquetés « Israël » et nous avons été reçus par le directeur qui a écouté nos explications. Il nous a promis de les vérifier et d’en tirer toutes les conséquences, en nous donnant une réponse vendredi. Nous pourrons ainsi apprécier ensemble l’honnêteté des dirigeants d’Auchan qui se déclarent en faveur d’un commerce éthique.
Voir la vidéo sur : http://www.europalestine.com/spip.php?article5488&var_mode=calcul
RENDEZ-VOUS JEUDI A 12 H DEVANT LE TRIBUNAL DE PONTOISE
Nous vous attendons nombreux au procès d’Alima Boumediene-Thiery et d’Omar Slaouti, ainsi qu’au rassemblement devant le tribunal de Pontoise ce jeudi 14 octobre à partir de 12 H, afin de demander que la justice sanctionne ceux qui violent les droits de l’homme, et non les gens de conscience qui s’appliquent à les faire respecter.
Le tribunal de Pontoise se trouve près de la Gare de Pontoise (terminus du RER C).
En cas de grève totale des transports en commun, nous avons prévu du co-voiturage à partir de la Porte de Clignancourt. (Merci de nous signaler par un message à info@eurpalestine.com si vous auriez des places libres dans votre voiture ou si vous souhaiteriez profiter d’une place dans une voiture, en cas de non fonctionnement du RER C).
Racisme : le gouvernement israélien adopte l’allégeance à « l’Etat juif »
| 11/10/2010 Le cabinet israélien, dominé par la droite, a approuvé dimanche un projet d’amendement controversé contraignant les candidats non juifs à la citoyenneté israélienne à prêter allégeance à « l’Etat juif et démocratique d’Israël ».
Selon un communiqué du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu, 22 ministres ont approuvé cet amendement, et huit ont voté contre, dont les cinq du parti travailliste du ministre de la guerre Ehud Barak autorisés à voter « selon leur conscience« . « Tous ceux qui veulent devenir des citoyens israéliens naturalisés devront déclarer qu’ils seront des citoyens loyaux de l’Etat d’Israël comme Etat juif et démocratique« , a expliqué avant le vote Netanyahu. « L’Etat d’Israël est l’Etat-nation du peuple juif, tout en étant un Etat démocratique dont tous les citoyens, juifs et non-juifs, bénéficient de droits totalement égaux« , a prétendu le Premier ministre. Des ajouts au texte demandés par Barak et le ministre de la Justice Yaacov Neeman seront examinés ultérieurement, selon le communiqué gouvernemental. Ce projet d’amendement doit encore faire l’objet de trois lectures à la Knesset, où la coalition gouvernementale dispose d’une majorité écrasante de 74 élus sur un total de 120. Cependant, les Palestiniens vivant dans les territoires occupés (20% de la population) qualifie ce texte de « raciste« , notamment parce qu’il vise les Palestiniens voulant s’installer dans leurs territoires occupés. « C’est un message de Netanyahu et Lieberman (chef du parti ultra-nationaliste Israel Beiteinou) adressé aux Arabes d’Israël dans lequel ils leur signifient qu’ils ont intérêt à bien se conduire« , a déploré Mouhammad Barakeh, député arabe. Pour Tzipi Livni, chef de l’opposition et dirigeante du parti centriste Kadima, « ce texte affaiblit Israël, ternit son image et inquiète nos concitoyens arabes« . Le ministre travailliste des Affaires sociales Yitzhak Herzog a dénoncé « des relents de fascisme« . Son collègue en charge des minorités, Avishay Braverman, juge que « l’amendement n’a aucune raison d’être, si ce n’est de satisfaire aux arrangements politiques entre Netanyahu et (Avigdor) Lieberman« . |
http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=157487&language=fr
Israël : le gouvernement adopte l’allégeance à « l’Etat juif »

dimanche 10 octobre 2010, par La Rédaction
Le cabinet israélien a approuvé dimanche un projet d’amendement législatif contraignant les candidats non juifs à la citoyenneté israélienne à prêter allégeance à « l’Etat juif et démocratique d’Israël ».
Selon un communiqué du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu, 22 ministres ont approuvé cet amendement. Huit ont voté contre, dont les cinq ministres travaillistes.
Ce projet de loi doit encore faire l’objet de trois lectures par la Knesset (Parlement), où le gouvernement de M. Netanyahu dispose d’une majorité écrasante.
Le texte a suscité de vives critiques de la minorité arabe vivant en Israël (20% de la population) qui le considère comme « raciste », notamment parce qu’il vise les Palestiniens cherchant à s’installer en Israël après s’être mariés avec des Arabes qui y vivent déjà.
(Dimanche, 10 octobre 2010)
Procès BDS : La « Coalition Israélienne des Femmes pour la Paix » apporte son soutien aux militants français
Publié le 8-10-2010
« En tant que militants israéliens pour la paix, juifs et palestiniens, nous considérons que la campagne globale pour le BDS contre l’occupation est une stratégie cruciale et viable pour apporter la paix dans notre région et nous soutenons donc les militants français qui participent à cette campagne internationale. », déclare cette association israélienne qui participe à la campagne BDS. Lire le communiqué ci dessous.
Déclaration de la coalition des femmes pour la paix (Israël)
La coalition des femmes pour la paix déclare son soutien à la campagne française pour le BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) contre les sociétés et institutions israéliennes impliquées dans l’occupation de la Palestine, dans l’industrie des colonies et dans le contrôle du peuple palestinien. En tant que militants juifs et palestiniens en Israël, il est de notre devoir de soutenir la communauté internationale impliquée dans le boycott, le désinvestissement et les sanctions contre les sociétés israéliennes participant au soutien de l’occupation.
Nous avons été informés que ces derniers mois, des militants de la campagne française de BDS sont accusés d’ « incitation à la haine raciale » ; parmi ces militants se trouve la parlementaire Alima Boumediene-Thiery qui pourrait perdre le droit de se faire réélire au Parlement à cause de ces accusations inexactes. En tant que militants israéliens pour la paix, juifs et palestiniens, nous considérons que la campagne globale pour le BDS contre l’occupation est une stratégie cruciale et viable pour apporter la paix dans notre région et nous soutenons donc les militants français qui participent à cette campagne internationale.
Le BDS est une forme de lutte efficace et non violente, organisée pour créer une pression internationale sur Israël afin qu’il mette fin à l’occupation et fasse justice au peuple palestinien. Comme Desmond Tutu le signalait au sujet de la fin de l’apartheid en Afrique du Sud : « Nous n’aurions pas réussi sans la pression internationale – spécialement sans le mouvement de désinvestissement des années 80 ». Les activités BDS visant des sociétés et des institutions, ne sont ni antisémites, ni une incitation au racisme. La campagne BDS internationale se fonde sur des valeurs universelles de liberté, d’égalité, de justice et de droits humains.
Le BDS n’est pas inspiré par la « haine raciale ». En dépit des allégations erronées, la campagne de BDS ne vise ni les produits kasher, ni les sociétés appartenant à des juifs, mais bien plutôt celles qui participent à des violations des droits humains et du droit international. Notre projet de recherche : à qui profite l’occupation » (whoprofits.org) dénonce des dizaines de sociétés israéliennes et internationales qui opèrent dans des colonies israéliennes illégales, exploitent la main-d’oeuvre palestinienne et le marché palestinien captif, ou utilisent les ressources naturelles des territoires palestiniens occupés en infraction du droit international. La pression internationale exercée sur ces sociétés est capitale pour modifier leurs politiques et changer l’opinion publique ; elle peut mener à la fin de l’occupation de la Palestine ainsi qu’à une paix juste, à la prospérité et à l’égalité des deux peuples : palestinien et Israélien.
Pour ces raisons, nous – militants israéliens, palestiniens et juifs – soutenons la campagne française de BDS et appelons le gouvernement français à mettre fin à la persécution des militants français du BDS.
Coalition des femmes pour la paix – Israël
(Traduit par A.G. pour CAPJPO-EuroPalestine)
Espagne : exigeons l’acquittement des militants jugés pour avoir appelé au boycott d’Israël
Neuf personnes, dont un militant AA.MOC, inculpées pour une manifestation contre des entreprises espagnoles investissant en Israël, deux semaines après l’assaut contre la Flottille de la Liberté
Il n’y a pas qu’en France que des militants en faveur du boycott d’Israël sont l’objet de poursuites judiciaires. Le 18 Octobre prochain, neuf personnes doivent comparaître comme prévenus devant un juge espagnol pour répondre d’une action de protestation collective au cours de laquelle plus de 60 militants avaient dénoncé la violation permanente des droits humains par Israël et la politique espagnole d’investissement dans l’ État sioniste.
Traduit par Fausto Giudice

http://www.almanar.com.lb