Israël tente de légaliser l’entrée des produits issus de ses colonies


mardi 21 juillet 2009 – 06h:08

Generaldelegation Palaestinas

agrexco

En achetant les produits Agrexco [Carmel], vous soutenez l’occupation et vous empêchez une économie stable, qui est un fondement essentiel pour le futur Etat de Palestine.

(JPG) Sous le couvert de l’étiquette « Made in Israël », des marchandises issues des colonies israéliennes sont vendues sur le marché européen. Ces ventes sont illégales, car en contravention avec l’Accord d’association UE/Israël.

Une part considérable des produits exportés d’Israël est issue des colonies et est importée illégalement en Europe. Ce commerce illégal couvre plus de 150 produits israéliens.

Il s’agit essentiellement de produits d’origine agricole que des sociétés israéliennes manufacturent dans des territoires palestiniens illégalement occupés et qu’elles vendent sous une fausse appellation sur les marchés internationaux.

Une part considérable de ces produits israéliens sont récoltés dans les colonies israéliennes, manufacturés et centralisés par des organisations israéliennes comme « Agrexco » puis mêlés à des marchandises israéliennes.

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La commission européenne fait machine arrière sur les colonies et présente des excuses à Israël


Ma’an news

Les officiels européens ont présenté leurs excuses à l’ambassadeur israélien auprès de l’Union européenne, Ron Kuriel, après la colère du ministère des affaires étrangères israélien pour les déclarations sur les problèmes que causent les colonies israéliennes aux Palestiniens en Cisjordanie.

Benita Ferrero-Waldner, Commissaire de l’UE aux Relations extérieures et une des meilleures représentante du lobby pro-israélien dans l’UELa commission européenne a publié une brève déclaration après avoir effectué son septième versement à l’Autorité palestinienne [de Ramallah] afin de l’aider à payer ses fonctionnaires. Dans sa déclaration, elle se préoccupait de l’étranglement de l’économie palestinienne par les colonies, phénomène documenté par plusieurs organes internationaux.

Au paragraphe quatre, le communiqué de presse citait un rapport de la Banque mondiale arrivant aux mêmes conclusions. Le ministère des affaires étrangères a convoqué le représentant de la Commission européenne en Israël pour le réprimander.

« Le communiqué de presse utilise malheureusement des expressions qui ne reflètent pas les déclarations de la Commission européenne » a déclaré, jeudi, David Kriss, porte-parole de l’Union européenne .

Présentant des excuses pour l’incident la Commission européenne a dit , mercredi soir, que le communiqué avait été publié à l’insu de la Commissaire aux relations extérieures de l’Union européenne, Benita Ferrero-Waldner.

Selon les médias israéliens, le ministère des affaires étrangères s’est dit satisfait des excuses.

Un officiel de l’Union européenne dit que l’UE ne cédera jamais sur le chapitre des colonies.

Au moment même où la CE présentait ses excuses, Robert Rydberg, chef du bureau pour le Moyen-Orient au Ministère suédois des affaires étrangères, a déclaré au quotidien israélien Haaretz que l’UE « exclut tout compromis avec Israël au sujet des colonies, à moins d’un accord avec les Palestiniens dans le cadre du statut final ».

Selon la presse israélienne, Rydberg aurait dit qu’il était « inconcevable que la communauté internationale légitime la croissance naturelle de la population des colonies puisque toutes les colonies au-delà de la ligne verte sont illégales ».

Sur le même thème : voir site info-palestine

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Le boycott culturel est une nécessité


Ilan Pappé – The Electronic Intifada

S’il y a un fait nouveau dans l’interminable triste histoire de la Palestine, c’est le changement manifeste que subit l’opinion publique au Royaume-Uni, écrit Ilan Pappé.

Le boycott international d’Israël a atteint une vitesse irrésistible. (Mushir Abdelrahman/MaanImages)
Le boycott international d’Israël a atteint une vitesse irrésistible. (Mushir Abdelrahman/MaanImages)

Le boycott international d’Israël a atteint une vitesse irrésistible. (Mushir Abdelrahman/MaanImages)

Je me souviens de mon arrivée dans les îles Britanniques, en 1980, quand le soutien à la cause palestinienne était uniquement le fait de la gauche, et encore, celle d’un courant idéologique bien spécial. L’immunité dont jouissait Israël était due en grande partie au traumatisme postérieur à l’holocauste et au complexe de culpabilité qu’il avait engendré, aux intérêts militaires et économiques et à la fable selon laquelle Israël était la seule démocratie du Moyen-Orient.

Ils étaient apparemment peu nombreux ceux qui se sentaient concernés par un état qui avait dépossédé la moitié de la population palestinienne autochtone dont il avait détruit les villes et les villages, qui en outre discriminait la minorité palestinienne vivant dans ses frontières par un système d’apartheid et répartissait dans des enclaves, deux millions et demi d’entre eux sous une occupation militaire dure et oppressive.

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Vol de terre au nom de « la sécurité » : le cas de Jayyous


William Parry – Washington Report

Quiconque examine les politiques et les méthodes israéliennes de nettoyage ethnique en Palestine se rendra rapidement compte que le mot « sécurité » est un stratagème éculé pour légitimer une politique coloniale, écrit William Parry.

Des soldats israéliens vérifient les permis des fermiers qui veulent travailler sur leurs terres à Jayyous (photo W. Parry)
Des soldats israéliens vérifient les permis des fermiers qui veulent travailler sur leurs terres à Jayyous (photo W. Parry)

Il y a quelques mois, j’ai entendu des amis palestiniens exaspérés dire en plaisantant « bientôt nous aurons besoin d’un permis israélien pour dormir avec nos femmes ». Ils résumaient les obstacles qu’ils doivent sauter dans le cours normal de leur vie. Connaissant le catalogue de démarches et de conditions kafkaïennes qu’ils subissent patiemment pour avoir par exemple accès à leur terre ou pour gagner leur pain, cette plaisanterie ne me semblait pas exagérée.

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Boycott des dattes israéliennes : nos amis belges montrent la voie


dattes_boycott_flyer

Nos amis de la Coordination Boycott Israël en Belgique viennent de mener une action importante de sensibilisation des commerçants et de la population de Bruxelles concernant le boycott des dattes israéliennes. Voir texte et photos de l’action.

« Jeudi 25 juin nous avons mené pour la deuxième fois une action devant l’entrée du marché matinal à Bruxelles : là se trouvent les importateurs de dattes. Entre 5 et 7 heures du matin, une vingtaine de militants en T-shirts verts ont distribué des tracts (« n’achetez pas les grosses dattes ») en quatre langues à tous les commerçants qui entraient dans le site.

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Le bateau « Spirit of Humanity » arraisonné par Israël, en totale violation du droit… pour changer !


30 juin

humanity

Où est Obama ? Où sont nos dirigeants qui montent si rapidement au créneau quand il s’agit de dénoncer l’Iran ou la burqa, mais qui se fichent royalement de toutes les violations des droits de l’homme et du droit humanitaire par Israël ? Empêcher une population étranglée d’accueillir un bateau qui contient des jouets pour enfants, du matériel médical et du ciment pour reconstruire les maisons démolies par les bombardements israéliens, quelle belle leçon de démocratie !

L’armée israélienne a attaqué le bateau « The Spirit of Humanity » à 23 miles des côtes de Gaza, cet après-midi, kidnappant les 21 passagers de 11 pays différents à bord, les conduisant de force en israël, et confisquant les médicaments, les jouets et les oliviers transportés par le bateau.

Tout cela avec la bénédiction de nos gouvernants, qui n’ont pas bronché et qui redérouleront le tapis rouge aux criminels de guerre, à la première occasion.

Et pendant ce temps la population de Gaza meurt à petit feu, sans abri, parce qu’Israel, refuse de laisser entrer du ciment pour reconstruire les maisons que son armée a détruites pendant les massacres de l’hiver dernier, vit avec des écoles démolies, et avec des hôpitaux en rupture de stocks de médicaments essentiels.

Tout le monde sait pertinemment que la « sécurité » d’israël n’est pas en jeu. Le bateau a été dûment fouillé à Larnaca, tous ses passagers— parmi lesquels un prix Nobel de la Paix— sont connus des autorités israéliennes, et à aucun moment le bateau des défenseurs des droits de l’homme ne s’est approché des eaux israéliennes.

Alors ?

Alors, Israël fait monter la tension, accumule la haine et espère que celle-ci se traduira par des violences lui permettant d’affecter une fois de plus d’être la victime.

Mais le monde n’est plus dupe.

CAPJPO-EuroPalestine

Nouvelles du Spirit of Humanity


Dear Friends,

We just spoke again with our people aboard the Spirit of Humanity. The Israeli Navy is continuing to try and intimidate the ship, and is actively jamming its radar, GPS, and navigation systems in direct violation of international maritime law. This jamming is extremely dangerous and directly threatens the welfare and safety of everyone aboard our civilian ship.

Because their instrumentation is being jammed, they are using compass and paper to attempt to navigate. They are in international waters and they believe their location is approximately 110km off of the town of Hadera. Everyone is tired but determined. They are not being deterred by the Israeli aggression and are continuing toward Gaza. Please help them.

Please CALL or FAX Major Liebovitz from the Israeli Navy at:
Tel + 972 5 781 86248 or +972 3737 7777 or +972 3737 6242
Fax +972 3737 6123 or +972 3737 7175

CALL Mark Regev in the Prime Minister’s office at:
Tel +972 2670 5354 or +972 5 0620 3264
mark.regev@it.pmo.gov.il

CALL Shlomo Dror in the Ministry of Defence at:
Tel +972 3697 5339 or +972 50629 8148
mediasar@mod.gov.il

La France humiliée par Tsahal


Les soldats israéliens ont agressé plusieurs fois des diplomates français.

Par JEAN-PIERRE PERRIN

Si Nicolas Sarkozy fait beaucoup d’efforts pour se rapprocher de l’Etat hébreu, on ne peut pas dire que la réciproque soit vraie. A preuve la multiplication des «bavures» commises par les forces de sécurité israéliennes à l’encontre de ressortissants français en mission et soigneusement étouffées par le Quai d’Orsay.

Lundi, la directrice du centre culturel français de Naplouse (Cisjordanie) a été sortie de son véhicule, jetée à terre et rouée de coups par des militaires israéliens près de Jérusalem. «Je peux te tuer», a lancé en anglais l’un des soldats. Sa voiture portait pourtant des plaques diplomatiques.

Depuis, on lui a déconseillé de porter plainte pour ne pas «gêner» la visite de Nétanyahou. Mardi, c’est le directeur du centre culturel de Jérusalem-Ouest, Olivier Debray, qui, à bord d’un véhicule pourvu de plaques consulaires, a été insulté par des policiers.

Miette. D’une façon générale, le corps consulaire français se plaint de la violation régulière par les policiers et les soldats israéliens des usages consulaires. Le 11 juin 2008, Catherine Hyver, consule adjointe à Jérusalem, avait été retenue dix-sept heures sans une goutte d’eau ni une miette de pain par la sécurité israélienne à un point de passage de la bande de Gaza.

Excréments. Mais l’incident le plus choquant est l’occupation du domicile de l’agent consulaire français, Majdi Chakkoura, à Gaza pendant l’attaque israélienne de janvier. En son absence, les soldats israéliens ont complètement ravagé les lieux – pourtant signalés à l’armée israélienne -, volé une grosse somme d’argent, les bijoux de son épouse, son ordinateur et détruit la thèse sur laquelle il travaillait. Et ils ont souillé d’excréments le drapeau français.

Le Quai d’Orsay n’a là encore élevé aucune protestation. Une occupation semblable s’est produite au domicile d’une professeure palestinienne du centre culturel français. Avec ce tag écrit en français sur la bibliothèque dévastée : «Sale arabe, ont va revenir te tuer». C’est, dit-on à Gaza, la faute de français – le «t» en trop – qui a choqué l’enseignante.

source

Pétition internationale adressée à l’Assemblée Générale des Nations unies, pour mettre en place un tribunal pénal international ad hoc afin de juger les crimes de guerre israéliens, notamment à Gaza


A cause de la partialité des Etats-Unis, de la lâcheté de l’Europe et des divisions du monde arabe, Israël a toujours pu violer impunément le droit international. Allons-nous le laisser faire indéfiniment ? Je vous invite à signer et à diffuser la pétition ci-jointe.

A ceux qui seraient tentés de se laisser abuser par le discours de M. Netanyahou, je livre cette réflexion de l’écrivain israélien David Grossman : « Une fois de plus, les Israéliens croient faire une offre audacieuse, alors qu’en fait ils ont opéré un compromis entre eux, entre l’angoisse et l’autojustification » (Le Soir, 18/06/2009).

Pour que les droits des Palestiniens soient enfin reconnus, il importe que cesse l’arrogance d’Israël : une condamnation de ses crimes pourrait le forcer à plus de décence.

La Pétition

Parce que c’est en notre nom qu’en 1945 a été signée la Charte des Nations unies…

Parce que c’est en notre nom que le plan de partage de la Palestine a été approuvé par l’Assemblée générale de l’ONU en 1947…

Parce que c’est en notre nom qu’en 1949, ont été signées les conventions de Genève…

Parce qu’aucune des résolutions de l’ONU concernant la Palestine, adoptées elles aussi en notre nom, n’a été appliquée par l’État d’Israël et que celui-ci, depuis sa fondation, viole en permanence, en toute impunité et de façon de plus en plus cynique, les principes de l’ONU et les conventions internationales.

Nous, citoyens du monde, avons aujourd’hui le devoir de rappeler la communauté internationale à ses obligations !
Nous demandons solennellement

que l’Assemblée générale des Nations Unies utilise son pouvoir de créer des organes subsidiaires pour mettre sur pied un Tribunal pénal ad hoc (sur le modèle des deux créés par le Conseil de sécurité pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda) et juger les crimes commis par Israël en Palestine.

Dans l’immédiat nous exigeons

L’arrêt de toutes les exactions contre le peuple palestinien et la protection internationale de celui-ci ;

La levée totale du blocus de la bande de Gaza ;

L’application obligatoire des résolutions de l’ONU sur la Palestine et des prescriptions du droit international, si nécessaire sous la contrainte de sanctions internationales : diplomatiques, économiques et judiciaires. Israël est un État comme les autres, doté des mêmes droits, et des mêmes obligations.

En particulier nous demandons la suspension de tout accord de coopération avec l’État d’Israël tant qu’il ne respectera pas les résolutions de l’ONU.

Signez la pétition ici