Serge Grossvak : J’ose vous écrire


Serge Grossvak

A l’adresse de :
FNDIRP, 10 rue Leroux 75116 Paris.
Union des Déportés d’Auschwitz, 39 bd Beaumarchais 75003 Paris.
Mémorial de Drancy, M. R. Chemouni, 13 rue Arthur Fontaine Cité de la Muette 93 Drancy.

Mesdames, Messieurs,

Vous avez marqué mon enfance, mais je n’aurais jamais pensé vous écrire. Vous avez empli ma jeunesse comme un antidote à l’ombre angoissante des camps de la mort posée sur ma famille juive. Et j’ai entendu votre serment de « ne jamais laisser renaître la bête immonde », « plus jamais ça ».
Aujourd’hui, bien des années plus tard, sans doute aspirez vous à la sérénité. Mais je suis au désespoir tant j’ai le sentiment d’assister à une descente toujours plus bas vers l’odieux, vers ces portes de l’immonde. J’ose vous écrire pour que votre clameur jette un stop, réveille les consciences.
C’est pour un des vôtres, un des nôtres, que m’est venu le sentiment que je devais absolument faire appel à vous. C’est pour Stéphane Hessel. Comment aurait on pu imaginer que cet homme, rescapé de Buchenwald, co-rédacteur de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, cet homme des vôtres et de sagesse est aujourd’hui menacé. Menacé en justice ! Menacé « de lui casser la tête » ! Pas par un vulgaire paumé entre deux vapeurs d’alcool, non, par des notables, par des intellectuels, par des avocats ! Par leur qualité, les auteurs de ces bassesses donnent à voir jusqu’où se sont enfoncées les nauséeuses idées.
Stéphane Hessel antisémite ! Il ne faisait, comme moi, qu’appeler à l’action, au boycott pour dénoncer une politique que nous jugeons criminelle. Derrière cet homme, ce sont 80 procès, qui déjà, menacent. Des procès pour faire taire, pour interdire de dénoncer le crime qui se perpétue au Moyen Orient. Des procès totalitaires pour réduire au silence.
Ce silence, ne l’ont-ils pas déjà en partie obtenu par la lâche démission du monde qui renonce à son devoir de justice. Il y a deux ans, 1 gazaoui sur 1000 mourrait sous les bombes, 5 sur 1000 étaient blessés et ne pouvaient pas même bénéficier d’hôpitaux équipés parce que sous embargo. Les enquêtes internationales, officielles, ont révélé des « crimes de guerre, voir contre l’humanité » et pas même un tribunal pour donner suite. Des enquêtes qui révèlent un blocus générant faim, maltraitance avec risques humanitaires… et un lourd silence pour toute suite.
Comment pourrais-je ne pas penser aux évocations par mes parents de ces ghettos en Pologne où régnait la faim, à leur reproche du silence et du manque de solidarité du peuple polonais ?
Je sens s’étendre une volonté et une pratique de négation d’un peuple. Je sens s’étendre une politique de racialisation d’un état et de confiscation des biens terrestres d’un peuple. Je vois accéder aux plus hautes marches du pouvoir un homme appelant à la bombe atomique. Je vois la bête immonde étendre son ombre et menacer la planète d’effacer ses constructions pour faire reculer la guerre par le droit.
Nous avons besoin de l’autorité de votre voix. Nous avons besoin que vous nous offriez un « ça suffit » pour que les sauvages qui menacent Stéphane Hessel soient dévoilés et empêchés de détruire, d’opprimer. Une révolte des consciences est nécessaire. J’ai appris avec bonheur qu’en Israël les députés de la Knesset passent chaque jour devant un mur réalisé par un artiste qui a décidé ce mois ci d’exprimer sa révolte et de se joindre à l’appel au boycott. Ces actes courageux se démultiplient, ils méritent le soutien de vos voix. Nous avons besoin de vos consciences et de votre promesse pour défendre la justice, la paix, la dignité humaine. Nous avons besoin de vos voix pour que prenne conscience une humanité que la radicalisation en cours porte en elle un chemin vers « la bête immonde ».
Le mot de solidarité que vous aurez pour celui des vôtres qu’est Stéphane Hessel sera porteur d’avenir et de message de paix, parce que de justice et de respect.

Avec l’immense remerciement d’un fils d’interné, juif, angoissé de voir comme l’oubli peut vite venir et la facilité pour que la barbarie renaisse.

Veuillez recevoir tout mon respect.

Serge Grossvak
Groslay, le 07 novembre 2010

 

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Suicide médiatique : Bedos rattrapé par les défenseurs d’Israël


11/11/2010 à 13h59 | 3393 vues | 7 réactions

 

J’avais annoncé cela il y a peu, non sans une certaine certitude discrète. C’est enfin arrivé. Quelques jours après la chronique de Nicolas Bedos critiquant ouvertement l’Etat d’Israël et sa politique, ainsi que le business axé autour de la mémoire de la Shoah (et ce en direct sur le service public), le BNVCA (Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme) a saisi le CSA.

Après avoir, soit disant, été contacté par les « réclamations de nombreux téléspectateurs », le bureau a donc choisi de réagir et de condamner ouvertement la chronique de Nicolas Bedos. Comme je le disais dans un précédant article, les symptômes post-suicide médiatique semblent commencer à se déclarer. Stade 1 : aucun commentaire dans les grands médias. Stade 2 : réaction des associations antiracistes. Stade 3 : disparition totale ou partielle des écrans ? Tribunaux ? Diabolisation ? La mécanique semble enclenchée.

Dans un communiqué , le BNVCA dit avoir « reçu un grand nombre de réclamations émanant de téléspectateurs de France 2 choqués par la chronique  »la semaine mythomane » de Nicolas Bedos, qui dans l’émission de Franz Olivier Giesbert, le vendredi 5 novembre 2010 a 23h10, fait du dieudonnisme, et tente de se rendre célèbre en caricaturant les juifs et Israël ». Ainsi, l’association nous révèle que s’exécuter à une moquerie sur les juifs ou Israël serait passible de sanctions.

Et cette dernière de poursuivre : « Il n’y a qu’a lire les jubilations du rédacteur du site d’Europalestine, ou la première réaction à sa chronique dans le forum de discussion de cette émission qui résume ce que provoquent la lâcheté, l’indécence, l’irrespect, la moquerie de la Shoa, l’injure pour les victimes et les survivants de cette catastrophe ».
Donc Nicolas Bedos serait responsable des différentes récupérations de sa chronique par divers mouvements, et aussi, plus grave, de la réaction d’un internaute lambda sur le forum de l’émission. Quel drame ! Au passage, on apprendra aussi que la chronique en question contenait des insultes aux victimes. Après réécoutes nombreuses, il n’en est pourtant rien. Bizarre.

Le communiqué finit en beauté, comme un feu d’artifice d’âneries : « Si pour le BNVCA le soutien aux palestiniens, ni la critique d’Israël ne sont a priori de l’antisémitisme, il est vérifié toutefois que la propagande palestinienne est la source essentielle de l’antisémitisme, car elle conduit a la haine d’Israël qui pousse a l’acte antijuif. Le BNVCA a décidé de saisir le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel ».
Du lourd. Par ou commencer ? Ah oui, il nous est expliqué d’abord que le soutien à la Palestine, ou la critique d’Israël n’est « a priori » pas de l’antisémitisme. C’est une bonne chose, sauf qu’ensuite, il nous est dit tout l’inverse, c’est-à-dire qu’il est « vérifié » que « la propagande palestinienne est la source principale de l’antisémitisme ». Mais qui a « vérifié » ça, et en quoi est-ce une vérité indiscutable ? Il serait donc désormais interdit d’inviter quiconque à soutenir la Palestine, car cela serait « la source principale de l’antisémitisme », et que cela conduirait à « l’acte antijuif ». Quelle révélation.

Voilà comment une association de défense d’Israël ( c’est pas moi qui le dit) interdit tout avis contradictoire à la ligne politique de son Etat chéri. Si l’on marche dans ce sens, l’association devrait également poursuivre Elisabeth Lévy et Alain Finkielkraut en justice. En faisant sans cesse de la propagande pro-israélienne, ces derniers contribuent donc à véhiculer un message qui serait la source de l’antipalestinianisme, et inciterait des gens à l’acte anti-palestinien. Ca tombe sous le sens non ?

Pour finir, et pour en revenir à Nicolas Bedos, cela ne semblait être qu’une question de temps avant qu’il soit épinglé par une association antiraciste – en l’occurrence uniquement orientée vers l’antisémitisme. Le symptôme numéro 2 semble en cours. A quand, comme suggéré plus haut, une disparition des écrans, une diabolisation générale, et un passage au tribunal ? Question de jours, de mois ?

 

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Le scandaleux Alfred Grosser (d’après la propagande sioniste)


Le Spiegel, ce grand magazine allemand, nous propose un texte intéressant mais non signé, ce qui laisse entendre qu’il reflète la position de ce magazine sur la question qui est traitée (à moins qu’il ait été purement et simplement dicté par une tierce partie, ce qui me semble plus probable)..
Le thème de cet article porte sur la commémoration prochaine à Francfort sur le Main de la Nuit de Cristal, ce déchaînement antisémite qui avait ouvert les yeux de beaucoup de gens sur les intentions du régime allemand de l’époque.
L’invité d’honneur, et orateur de choix, de cette commémoration n’est autre qu’Alfred Grosser, un illustre politologue Français d’origine allemande natif justement de Francfort sur le Main. Outre le fait d’être né dans cette ville, Alfred Grosser a doublement vocation à assumer ce rôle honorifique : il est lui-même issu d’une famille juive qui s’était réfugiée en France en 1933 et il a été un des artisans infatigables de la réconciliation entre les peuples français et allemand.
Une autorité intellectuelle et morale absolument indiscutables, apparemment.
Je dis apparemment, parce que l’article nous apprend qu’en fait, M. Grosser est une personnalité controversée.
Suives mon regard : quand il y a controverse, que des propos sont controversés, qu’un individu est lui-même controversé, c’est que la hasbara (la pédagogie du mensonge) sioniste n’est pas loin.
Et effectivement, on apprend avec effarement qu’Alfred Grosser est « tristement célèbre  [infamous] pour ses propos antisionistes. » Propos qui, ça va de soi, le disqualifient pour prendre la parole lors de cet événement hautement symbolique qu’est la commémoration de la Nuit de Cristal.
Le Conseil Central des Juifs en Allemagne, qui a déjà subi les foudres de Grosser, aurait bien voulu voir révoquée l’invitation de Grosser. Le problème est que c’est la mairie qui invite, pas eux. Car il s’agit bien d’une commémoration organisée par la mairie et non par la communauté juive et que sa vocation n’est pas de se souvenir d’un événement « juif » mais d’un événement qui concerne tous les habitants de Francfort et bien au-delà.
Certains seront heureux d’apprendre que, d’après l’article qui prétend se référer à des amis de Grosser, ce dernier serait « le prototype de l’Européen : Allemand, Français, Juif, intellectuel »
Adieu l’Europe judéo-chrétienne !
Alfred GROSSER
Der Spiegel (Allemagne) 5 novembre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le politologue Allemand Alfred Grosser est bien connu pour son action en faveur de l’amélioration des relations franco-allemandes. Il est aussi tristement célèbre [sic] pour ses propos antisionistes. Il a néanmoins été choisi pour participer la semaine prochaine à Francfort, à la commémoration de la Nuit de Cristal. Un scandale se prépare.
Le trouble monte à Francfort. Mardi prochain, comme chaque année, la « Nuit de Cristal, » le pogrom nazi du 9 novembre 1938 sera commémoré à la Paulskirche [église où siégea le premier parlement allemand en 1848]. Et l’orateur principal, parmi tout ce monde, sera un homme connu pour avoir comparé ce que les nazis ont fait aux Juifs à ce que les Israéliens font aux palestiniens. Il a dit : « En tant qu’enfant Juif sans une école de Francfort, j’ai été méprisé et même frappé. Je ne peux pas comprendre comment des Juifs peuvent mépriser autrui. »
Alfred Grosser est né à Francfort en 1925. Son père, Paul Grosser était médecin, Juif, social démocrate et franc maçon, assez lucide pour émigrer en France après la prise du pouvoir par les nazis. Il est mort là bas en 1934. Son fils Alfred acquit la citoyenneté française, étudia la science politique et la civilisation allemande et, vers l’âge de 30 ans, obtint une chaire au prestigieux Institut d’Etudes Politiques de Paris. Il se fit rapidement un nom au titre de défenseur acharné de l’entente franco-allemande. Il a reçu plusieurs distinctions dont le prix de la paix décerné par les libraires Allemands, le Grand Prix de l’Académie des Sciences morales et politiques et le «Grand Ordre du mérite» de la République Fédérale d’Allemagne.
Grosser a été régulièrement invité dans des émissions de débats à la télévision et a été un orateur bien accueilli dans des conférences et des réunions. On ne saurait mettre en question sa promotion d’une normalisation des relations franco-allemandes. Ses amis le considèrent comme le prototype de l’Européen : Allemand, Français, Juif, intellectuel. Ses détracteurs soulignent ce qui se trouve tout particulièrement au centre de ses intérêts et de ses activités : Alfred Grosser lui-même. En 2003, par exemple, il avait quitté le conseil d’administration du magazine français L’Express, expliquant sa démarche par le fait que la rédaction « n’avait qu’avec réticence » publié ses notes de lecture sur un livre israélien, et publié dans le numéro suivant un tas de lettres de lecteurs « qui protestaient contre moi. »
Personne ne sait encore ce que Grosser dira le 9 novembre dans la Paulskirche. Mais le simple fait qu’il ait été convié à faire ce discours a amené du ressentiment entre la maire de Francfort Petra Roth et les deux vice- présidents du Conseil Central des Juifs en Allemagne, Dieter Graumann et Salomon Korn.
Sans surprise, de chaque côté on a une version différente sur la façon dont s’est faite l’invitation. Un proche du maire dit que c’était une idée de Korn. De leur côté, Korn et Graumann affirment qu’on ne leur a jamais demandé leur avis. La première fois qu’ils ont entendu parler de l’invitation, disent-ils, c’est par les journaux.
Le Secrétaire général du Conseil central, Stephan Kramer, a demandé à Roth d’annuler l’invitation de Grosser. Il estime qu’il est «irrévérencieux [sic] de laisser Alfred Grosser prendre la parole à cette date, à cet endroit.»
Il est sans doute trop tard. Les invitations à la commémoration ont déjà été envoyées. Seul Grosser lui-même, semble-t-il, peut éviter le scandale – en revenant lui-même sur son engagement. Ce qui, cependant, n’a guère de chances d’arriver.
Grosser a longtemps été controversé. En septembre 2009, il avait donné une interview au Kölner Stadt-Anzeiger, dans laquelle il accusait le Conseil Central de museler les critiques d’Israël. « Dès qu’une voix se lève contre Israël, elle est immédiatement étiquetée « antisémite »… les pires sont le Conseil Central des Juifs. » La République Fédérale, affirme Grosser, est « si intimidée… que devant la Knesset, le président (Allemand) et la chancelière ne font référence qu’au terrorisme du Hamas. »
Dans un entretien accordé au magazine Stern en octobre 2007, il avait dit  » que les Allemands ont le droit d’être critique à propos de tout, mais pas d’Israël, » et qu’il y a un club qui s’en prend régulièrement aux Allemands quand ils disent quelque chose contre Israël. » S’ils le font néanmoins, « le club dit tout de suite : ‘Je vais vous asséner Auschwitz sur la tête’. Je trouve que c’est intolérable. » En 1998, ce même club s’en était pris à l’écrivain martin Walser au moment où on lui remettait le prix pour des libraires pour la paix, provoquant ainsi la « dispute Walser-Bubis » dans la Paulskirche de Francfort – le lieu même où Grosser prendra la parole.
(Note de la rédaction: dans ce discours, Walser avait parlé du « fardeau historique » du pays et dit « quand les media me parlent tous les jours de ce passé, je me rends compte que quelque chose au fond de moi s’oppose à cette exposition permanente de ce qui est notre honte. » Il avait aussi évoqué » « l’instrumentalisation » d’Auschwitz. Ce discours avait été critiqué par Ignatz Bubis, alors président du Conseil Central des Juifs en Allemagne qui avait accusé Walser de commettre un « crime intellectuel. »

Une variante moderne d’antisémitisme

Les antisionistes de droite ou de gauche ressemblent assez à Walser et Grosser quand ils reprochent à l’Allemagne d’être sous « l’emprise du lobby israélien.» Grosser a bien sûr plus d’influence. En qualité de Juif, on ne peut le soupçonner de céder à un ressentiment antisémite. Quand il dit, par exemple, « que les politiques israéliennes encouragent l’antisémitisme, » il ne fait dans ce cas que critiquer Israël. Même si c’est une variante moderne de l’accusation classique – que les Juifs sont en tort.
Questionnée sur les déclarations passées de Grosser, la maire de Francfort répond que certaines informations étaient déjà connues » et que «certaines sont nouvelles.» Elle renvoie à la «position claire et incontestable de la ville de Francfort vis-à-vis d’Israël et en particulier aux relations amicales avec la ville de Tel Aviv.»
Concernant Grosser, Roth déclare qu’il a « un lien personnel avec Francfort sur le Main, » et qu’il a aussi « œuvré pendant plusieurs décennies à la réconciliation des peuples, et qu’il a réussi une grande chose avec la nouvelle relation franco-allemande, » ce qui lui a valu le prix des libraires pour la paix en 1975. « C’est tout ça qui nous a incités, 35 ans après cette cérémonie, à inviter M. Grosser à prendre la parole à la Paulskirche le 9 novembre, » a-t-elle expliqué.
Dénigrement du Conseil Central des Juifs
Au bureau de la maire, on croit, semble-t-il, que Grosser reste très impliqué dans la réconciliation. Mais tout ça est du passé. Aujourd’hui, il se demande pourquoi les Juifs n’ont rien appris de leur histoire.
Le Conseil Central des Juifs n’est pas heureux de la situation à laquelle il doit faire face. « Nous ne l’avons pas invité, et nous ne pouvons pas révoquer son invitation, » déclare un haut responsable. Nous sommes dans l’impasse. » Le responsable dit que le Conseil sera dénigré qu’il participe à la commémoration où qu’il s’en retire. »
Ils [le Conseil] vont donc y aller et voir ce que dit Grosser. « Nous n’annoncerons pas publiquement comment nous allons nous comporter pendant cet événement dans la ville de Francfort, le 9 novembre dans la Paulskirche. Mais nous agirons de manière appropriée. »
Ce pourrait être une soirée intéressante.

20 novembre : Israël en proie au démon de la chasse aux sorcières


Samedi 20 novembre 2010 — de 14:00 à 18 heures
En la salle Dom Helder Camara, 19 rue Pletinckx – 1000 Bruxelles
L’Union des Progressistes Juifs de Belgique
Vous invite à une
DEMI-JOURNÉE DE RÉFLEXION
Su le thème
Israël en proie au démon de la chasse aux sorcières
Il y a quelques mois, l’Union des progressistes juifs de Belgique organisait, en  collaboration avec Dor Hashalom et le Cercle des étudiants arabo­européens de l’ULB, une soirée d’information consacrée aux discriminations dont est victime la population palestino-israélienne, ainsi qu’à sa place et à son avenir dans la société israélienne. Une des conclusions de cette soirée était que si Israël était une démocratie pour sa population juive, il était loin de l’être pour sa population palestinienne.

Ce constat doit, aujourd’hui, être fortement remis en question. Non pas qu’Israël soit soudain devenu une démocratie pour sa population palestinienne, mais il ne l’est plus non plus pour une partie de sa population juive.

On assiste en effet depuis plusieurs mois à ce qu’il n’est pas excessif de qualifier de chasse aux sorcières contre les organisations de défense des droits de l’Homme engagées contre l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens.

La campagne a été initiée par le mouvement Im Tirtzu (Si vous le voulez)  – un groupuscule d’étudiants d’extrême droite, dont le nom fait référence à la phrase de Théodore Herzl : « Si vous le voulez, ce ne sera pas une légende » –, qui accuse des ONG israéliennes d’avoir collaboré avec le juge Goldstone en fournissant à celui-ci « 92% des références négatives » contenues dans son rapport concernant l’agression contre la bande de G aza perprétée par l’armée israélienne en décembre 2008 et janvier 2009. On ne les accuse pas d’avoir fourni de fausses informations, mais « tout simplement » de mettre en cause l’existence d’Israël et de représenter un « danger pour la nation » en délégitimant Israël à l’étranger.
Parmi les ONG visées : B’Tselem, Breaking the Silence, l’Association pour les droits civiques en Israël, le Comité public contre la torture, Médecins pour les droits de l’Homme, Yesh Din, Hamoked… soit les principales organisations qui défendent les droits des Palestiniens, donnent la parole aux soldats israéliens muselés par la censure militaire et, d’une manière générale, mènent le combat pour la liberté d’expression.

C’est pour faire le point sur ce que des éditorialistes israéliens réputés n’hésitent pas à qualifier de « flambée maccarthyste » que nous vous invitons à cette demi-journée d’information et de débat en présence de représentants d’associations visées par cette campagne de dénigrement et de stigmatisation particulièrement violente.

Nos invités :

Talila Koch : membre du mouvement New Profile, Mouvement pour la civilisation de la société israélienne et de soutien aux Refuzniks.


Ishai Menuchin : directeur exécutif du Comité public contre la torture en Israël, conférencier au département social et politique de l’université Ben Gourion du Neguev. Il fut l’un des premiers refuzniks lors de la première guerre du Liban en 1982.


Miri Weingarten : membre de l’organisation Médecins pour les droits humains


Yuval Yoaz : journaliste spécialisé dans les questions judiciaires et les droits de l’homme (Ha’aretz et Globes)


Modérateur : Pascal Fenaux, journaliste

PAF : 2 euros

Traduction simultanée assurée.

Cette activité bénéficie du soutien de la Fondation Heinrich Böll et du Mouvement ouvrier chrétien.

Procès BDS : La « Coalition Israélienne des Femmes pour la Paix » apporte son soutien aux militants français


Publié le 8-10-2010

« En tant que militants israéliens pour la paix, juifs et palestiniens, nous considérons que la campagne globale pour le BDS contre l’occupation est une stratégie cruciale et viable pour apporter la paix dans notre région et nous soutenons donc les militants français qui participent à cette campagne internationale. », déclare cette association israélienne qui participe à la campagne BDS. Lire le communiqué ci dessous.

Déclaration de la coalition des femmes pour la paix (Israël)

La coalition des femmes pour la paix déclare son soutien à la campagne française pour le BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) contre les sociétés et institutions israéliennes impliquées dans l’occupation de la Palestine, dans l’industrie des colonies et dans le contrôle du peuple palestinien. En tant que militants juifs et palestiniens en Israël, il est de notre devoir de soutenir la communauté internationale impliquée dans le boycott, le désinvestissement et les sanctions contre les sociétés israéliennes participant au soutien de l’occupation.

Nous avons été informés que ces derniers mois, des militants de la campagne française de BDS sont accusés d’ « incitation à la haine raciale » ; parmi ces militants se trouve la parlementaire Alima Boumediene-Thiery qui pourrait perdre le droit de se faire réélire au Parlement à cause de ces accusations inexactes. En tant que militants israéliens pour la paix, juifs et palestiniens, nous considérons que la campagne globale pour le BDS contre l’occupation est une stratégie cruciale et viable pour apporter la paix dans notre région et nous soutenons donc les militants français qui participent à cette campagne internationale.

Le BDS est une forme de lutte efficace et non violente, organisée pour créer une pression internationale sur Israël afin qu’il mette fin à l’occupation et fasse justice au peuple palestinien. Comme Desmond Tutu le signalait au sujet de la fin de l’apartheid en Afrique du Sud : « Nous n’aurions pas réussi sans la pression internationale – spécialement sans le mouvement de désinvestissement des années 80 ». Les activités BDS visant des sociétés et des institutions, ne sont ni antisémites, ni une incitation au racisme. La campagne BDS internationale se fonde sur des valeurs universelles de liberté, d’égalité, de justice et de droits humains.

Le BDS n’est pas inspiré par la « haine raciale ». En dépit des allégations erronées, la campagne de BDS ne vise ni les produits kasher, ni les sociétés appartenant à des juifs, mais bien plutôt celles qui participent à des violations des droits humains et du droit international. Notre projet de recherche : à qui profite l’occupation » (whoprofits.org) dénonce des dizaines de sociétés israéliennes et internationales qui opèrent dans des colonies israéliennes illégales, exploitent la main-d’oeuvre palestinienne et le marché palestinien captif, ou utilisent les ressources naturelles des territoires palestiniens occupés en infraction du droit international. La pression internationale exercée sur ces sociétés est capitale pour modifier leurs politiques et changer l’opinion publique ; elle peut mener à la fin de l’occupation de la Palestine ainsi qu’à une paix juste, à la prospérité et à l’égalité des deux peuples : palestinien et Israélien.

Pour ces raisons, nous – militants israéliens, palestiniens et juifs – soutenons la campagne française de BDS et appelons le gouvernement français à mettre fin à la persécution des militants français du BDS.

Coalition des femmes pour la paix – Israël

(Traduit par A.G. pour CAPJPO-EuroPalestine)

Les militants juifs ont en réalité été brutalisés par les soldats israéliens



29/09/2010
Mardi, neufs militants juifs, venus des États-Unis, d’Europe et d’Israël, ont été arrêtés par les soldats de l’Israel Defense Forces (IDF) alors qu’ils tentaient de briser le blocus en entrant à Gaza par la mer. Selon les premiers témoignages, l’abordage se serait déroulé de façon pacifique, sans accrochage entre les soldats et les militants.

Seulement voila, ces témoignages venaient de porte-parole de l’armée israélienne, et celle-ci avait alors un monopole de l’information, puisque les militants étaient alors détenus et n’avaient pu être entendus. Les militants, une fois arrêtés ont été conduits dans le port d’Ashdod pour y être interrogés. Une fois libérés, les témoignages des militants diffèrent de ceux de l’armée.

Cité par le journal israélien Haaretz, Yonatan Shapira, militant pacifiste, ancien pilote de l’armée de l’air israélienne, a déclaré qu’il n’y avait « pas de mots pour décrire ce qui s’est passé pendant l’assaut. » Shapira insiste sur le comportement non-violent des militants, qui contraste avec l’extrême brutalité des soldats. Les soldats « nous ont sauté dessus et ils nous ont frappé. J’ai moi même reçu un coup de Taser » déclare Shapira, qui ajoute qu’il y a « un gouffre entre la version officielle de l’armée et la réalité de l’attaque. »

Eli Usharov, journaliste israélien de la chaîne de télévision Channel 10, qui avait embarqué à Chypre à bord du navire en compagnie des militants, a confirmé pour Haaretz le récit de Yonatan Shapira ainsi que l’usage d’une violence non justifiée. « Ils ont tiré au Taser sur Yonatan. Il s’est mis à crier, puis a été emporté sur le navire militaire » déclare Usharov, qui ajoute que Yonatan ainsi que son frère ont été menottés. En revanche, il semblerait que l’atmosphère se soit quelque peu détendue à bord du navire militaire et que les militants aient pu débattre franchement avec les soldats.

Pour finir, Shapira a déclaré que lui et ses compagnons étaient fiers de leur action et que quinconque se taisait face aux crimes commis à Gaza devenait complice de ce crime. Reuven Moskowitz, survivant de l’Holocauste a même déclaré : « Ce qui m’est arrivé pendant l’Holocauste me fait faire des cauchemars toutes les nuits. Je ne veux pas que nous fassions la même chose à nos voisins. Oui, je compare ce que j’ai enduré avec ce qu’endurent les enfants palestiniens assiégés. »

http://french.pnn.ps/index.php?option=com_content&task=view&id=5111&Itemid=1

Ces pacifistes juifs qui défient le blocus de Gaza


Sept pacifistes juifs d’Europe, d’Amérique et d’Israël, et deux journalistes, qui avaient appareillé dimanche de Famagouste, dans le nord de Chypre, à bord d’un petit voilier battant pavillon britannique, Irene, à destination de la bande de Gaza, ont été interceptés mardi matin par la marine israélienne.

Israël est bien déterminé à empêcher un bateau de pacifistes juifs, dont un survivant de la Shoah, d’arriver à Gaza. Mais le coût politique et les dégâts en termes d’image pourraient être élevés si l’opération tourne mal.

Publié le 28/09/2010

Reuven Moshkovitz, Israélien de 82 ans, survivant de la Shoah, à bord du bateau Irene © AFP / B. Bebek

« Dix navires de guerre israéliens ont forcé le bateau à faire route vers Ashdod (ndlr : port israélien) », a déclaré Amjad al-Shawa, l’un des organisateurs qui se trouvait à terre à Gaza. « Ils se sont rendus parce qu’ils étaient encerclés, ils n’avaient pas le choix », a-t-il ajouté. Selon l’armée israélienne, il n’y a eu aucun iincident.

L’opération « Irene », dont le budget dépasse les 20.000 livres (soit 23.500 euros), a été financée par des dons récoltés notamment par différentes branches de l’organisation « Juifs européens pour une paix juste ». A bord était embarquée une petite cargaison de jouets, livres, matériel de pêche ou encore médicaments, « une aide symbolique » pour la population de Gaza.

source

Un bateau, avec à bord des pacifistes juifs, quitte Chypre pour Gaza


dimanche 26 septembre 2010

AFP

« C’est un devoir sacré pour moi en tant que survivant (de la Shoah, ndlr) de protester
contre la persécution, l’oppression et l’enfermement de tant de gens, dont plus de 800 000 enfants à Gaza
 »

(JPG)
Le voilier Irène, avec à son bord des militants pacifistes, quitte Chypre en direction de Gaza, le 26 septembre 2010

FAMAGOUSTE – Un bateau, avec à son bord des militants pacifistes juifs israéliens, européens et américains, a quitté dimanche le port de Famagouste, dans le nord de Chypre, vers la bande de Gaza, espérant briser symboliquement le blocus, a constaté une journaliste de l’AFP.

« C’est un devoir sacré pour moi en tant que survivant (de la Shoah, ndlr) de protester contre la persécution, l’oppression et l’enfermement de tant de gens, dont plus de 800 000 enfants à Gaza« , a expliqué à l’AFP l’un des passagers, Reuven Moshkovitz, un Israélien de 82 ans.

Le bateau, un voilier baptisé Irene et battant pavillon britannique, transporte des jouets, des livres, du matériel pour des pêcheurs ou encore des médicaments, « une aide symbolique » pour la population de la bande de Gaza.

L’organisation bénéficiaire est le Programme de santé mentale de la Communauté de Gaza, dirigé par le psychiatre Eyad Sarraj.

Une dizaine de personnes sont à bord du bateau, des militants originaires d’Israël, d’Allemagne, du Royaume-Uni et des Etats-Unis, et au moins un journaliste.

Le trajet vers Gaza devrait, en théorie, durer environ 36 heures.

« Le bateau tentera d’atteindre la côte de Gaza et de débarquer son chargement dans un acte non-violent et symbolique de solidarité et de protestation, et demandera la levée du blocus pour permettre aux biens et aux personnes de circuler librement de et en direction de la bande de Gaza« , a indiqué l’organisation « Deux peuples, un futur » dans un communiqué.

« Nous avons une stratégie de non-violence et de non-confrontation, si l’armée israélienne arrête le bateau, nous ne les aiderons pas à l’emmener à Ashdod » (ndlr : port israélien), a précisé à l’AFP Yonatan Shapira, un ancien soldat israélien, membre de l’équipage.

« La politique israélienne n’est pas soutenue par tous les juifs dans le monde« , a affirmé Richard Kuper, membre du groupe organisateur, cité dans le communiqué, en appelant « tous les gouvernements et les peuples à travers le monde à dénoncer et à agir contre l’occupation » israélienne.

Le 31 mai à l’aube, des commandos israéliens avaient donné l’assaut à un convoi humanitaire maritime, baptisée « La flottille de la liberté », tuant 9 passagers turcs.

Après la vague de réprobations internationales soulevée par l’assaut, Israël a accepté d’alléger le blocus qu’il impose à Gaza depuis juin 2006, renforcé à la suite de la prise de contrôle du Hamas en juin 2007.

L’Etat hébreu maintient toutefois un strict blocus maritime pour empêcher l’importation de matériel de guerre dans le territoire.

26 septembre 2010 – Google

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