Dieudonné: « Des policiers avaient honte d’être là »


Par: Loïc Struys
11/05/12 – 03h23Dieudonné a commenté jeudi soir les incidents survenus la veille à Bruxelles. L’humoriste s’en est pris à la ville de Bruxelles, qu’il envisage d’attaquer et qui aurait agi de manière illégale sous la pression du lobby des esquimaux (entendez par là sioniste). S’il ne précise pas le motif de son action en justice, Dieudonné est déterminé à faire face à la guerre déclarée par le système « qui lutte, armé, contre le rire ».

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« Maire » hors-la-loi
Dieudonné est revenu sur les incidents qui se sont déroulés au terme de son spectacle « Rendez nous Jésus » qu’il donnait mercredi soir à Bruxelles sans avoir obtenu l’autorisation préalable des autorités. Interviewé au cours de l’émission « Afro Insolent » présentée par Kemi Seba, plusieurs fois condamné pour incitation à la haine raciale, le « terroriste de l’humour » a stigmatisé le comportement du « maire » de Bruxelles (le bourgmestre Freddy Thielemans, ndlr), qui s’est mis hors-la-loi en détachant « un cordon de CRS (sic), de deux cents personnes, de manière illégale, sans même m’arrêter. Juste pour faire pression ». Et d’ajouter « que les contribuables belges doivent comprendre que beaucoup d’argent a été dépensé hier, de manière illégale ».Selon lui, la ville de Bruxelles a agi sous la pression d’organisations, « qui se cachent derrière la lutte antiraciste, qui changent de noms au gré des arnaques qu’elles montent; elles sont obligées de changer d’étiquettes. Mais elles ont un tel pouvoir qu’elles parviennent à faire déplacer jusqu’à deux cents flics. Je n’ai pas été interpellé. Je n’ai pas reçu de PV. Ils ont mis la pression sur le propriétaire de la salle pour qu’il explose en plein vol. C’est un système mafieux. C’est certainement la première fois qu’une scène en France (re-sic) voire en Europe se voit assiégée par deux cents CRS ».Choas, cafards et drones
Policiers dont il dénonce le comportement. « Ils sont passés par toutes les étapes. Ils avaient envoyé des agitateurs dans la salle. Ils ont utilisé tous les moyens. Beaucoup de policiers avaient honte d’être là ; ils ont précisé à la foule qu’ils étaient choqués. Nous, on attaque; j’ai pris un avocat. Cela ne va pas se passer comme ça ». Face à ce qu’il qualifie de déni de liberté d’expression, Dieudonné s’est dit déterminé à poursuivre son combat contre  « l’empire de l’argent », duquel il veut s’émanciper et face auquel il ne veut pas reculer. « Leur empire (des cafards, à savoir les sionistes, ndlr) n’a jamais été aussi flamboyant qu’à la veille de son chaos. Je vais continuer (mon spectacle), en prévenant les gens au dernier moment. Ils vont peut-être nous envoyer des drones. Si on ne peut plus rire, ça ne vaut plus la peine de rester dans cette société. Le rire est la dernière des libertés. Si on m’empêche de rire avec des armes, je vais composer. Qu’elle que soit la fin, la dignité est la chose la plus importante ».
source: http://www.7sur7.be/7s7/fr/1527/People/article/detail/1436758/2012/05/11/Dieudonne-Des-policiers-avaient-honte-d-etre-la.dhtml

Moureaux : « J’ai eu la nette impression d’avoir été trompé, manipulé »


DAVID COPPIsamedi 21 avril 2012, 07:36

Après la polémique sur « Questions à la Une », Philippe Moureaux s’explique. « J’ai ouvert la voie à des interprétations qui ne sont pas les miennes. »

Le bourgmestre de Molenbeek revient sur la polémique de la semaine : l’islam, « Questions à la Une », la RTBF et la référence à « Goebbels ».

Vous assumez votre comparaison avec la désinformation à la Goebbels ?

Mais je n’ai pas voulu faire une telle comparaison. J’aurais dû être plus explicite, car j’ai ouvert la voie à des interprétations qui ne sont pas les miennes. Je n’ai jamais dit que ces journalistes étaient des Goebbels, mais précisé que la technique de la désinformation a eu un maître, celui-là.

De ma part, ce fut une réaction épidermique, avec ce que cela peut avoir de dangereux. Eh oui !, je suis encore un homme politique qui « réagit », au lieu juste de « calculer ». Et en voyant l’émission, j’ai eu la nette impression d’avoir été trompé, manipulé, comme d’autres personnes sollicitées d’ailleurs.

Par mon intervention, j’ai aussi voulu lancer un cri d’alerte par rapport à une évolution particulièrement dommageable consistant, pour ce qui concerne les musulmans, à ne parler que des aspects religieux problématiques, extrémistes, et pas du reste, de l’essentiel.

Reste, donc, que cela n’a rien à voir avec la période nazie…

… Ce n’est pas les années 30 que j’aurais dû évoquer, mais les années 20, avec, comme à l’époque, sur fond de crise, une exacerbation permanente de l’opposition entre les populations d’origine étrangère et de cultures différentes. L’émission me donne l’impression de reculer d’au moins un an dans les efforts que nous faisons pour créer plus de cohésion sociale, de « synergies ».

Vous avez dit tout à l’heure réagir sans calcul. Même électoral ?

C’est d’un ridicule ! Cela fait partie des égouts de la politique. Les gens qui me connaissent savent que ce n’est pas moi.

Source

Le Crif ordonne la censure, l’université Paris 8 obéit


20 février 2012

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Julien Salingue, membre fondateur du Cercle des chercheurs sur le Moyen-Orient, réagit à la décision de l’université Paris 8 de retirer son autorisation  au colloque «Israël, un État d’apartheid?» prévu les 27 et 28 février prochains et auquel il devait participer: «Comme l’an passé à l’ENS, la direction d’un établissement public d’enseignement supérieur a cédé aux injonctions» du Conseil représentatif des institutions juives de France.

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Dans un courrier daté du 17 février 2012, le président de l’université Paris 8 a informé les organisateurs du colloque «Des nouvelles approches sociologiques, historiques et juridiques à l’appel au boycott international: Israël, un État d’apartheid?», prévu les 27 et 28 février prochains, qu’il retirait l’autorisation qu’il avait accordée à cette initiative.

Prétextant de possibles «troubles à l’ordre public», la direction de l’université a donc décidé d’annuler deux journées de conférences-débats réunissant des spécialistes venus, entre autres, de France, d’Italie, de Belgique et de Grande-Bretagne. Universitaires, journalistes, membres du Tribunal Russel sur la Palestine… n’ont donc pas droit de cité à Paris 8, héritière de l’université de Vincennes. Les fondateurs de cette dernière apprécieront. Michel Foucault et Gilles Deleuze doivent se retourner dans leur tombe.

Cette décision a de quoi surprendre ceux qui, comme moi, ont suivi de près l’organisation du colloque. L’université avait en effet non seulement accordé son autorisation mais également soutenu l’initiative en lui attribuant un financement du Fonds de solidarité et de développement des initiatives étudiantes (FSDIE). Le programme et les intervenants du colloque étaient alors connus. Que s’est-il passé depuis?

Il y a 3 jours, le Crif publiait sur son site un «communiqué» dans lequel il dénonçait l’organisation du colloque. Invoquant la «provocation à la discrimination nationale, raciale ou religieuse», le Crif demandait la censure du colloque, diffamant au passage l’un des intervenants, Omar Barghouti, en affirmant que «les thèses prônées par ce dernier ont été jugées à plusieurs reprises comme constituant un délit de provocation à la discrimination précitée», alors que Barghouti n’a jamais été condamné.

Le CRIF ne se contentait pas d’appeler à la censure, mais menaçait: «De par sa nature, ce colloque pourrait être susceptible de provoquer des troubles manifestes à l’ordre public».

Comme l’an passé à l’ENS, certains «amis d’Israël» ont donc décidé d’exercer des pressions sur une institution universitaire, foulant au pied la liberté d’expression et les libertés académiques. De toute évidence, le débat n’est pas le point fort du Crif et de ses affidés, pour qui certaines questions ne méritent même pas d’être posées dans l’espace public.

Suite

Débat contradictoire?


A propos de l’affaire du débat sur l’extrême droite avorté à l’ULB l’autre soir, quand Caroline Fourest s’est fait interrompre par des énergumènes criant « burqa bla-bla! », beaucoup de choses ont été dites, dont le principal est qu’on fait le jeu de ses adversaires politiques en leur appliquant un bâillon qu’ils peuvent ensuite brandir en criant à la censure. Parmi les arguments des partisans de cette interruption peu amène du débat figure en bonne place le fait que de débat il n’y avait puisque c’était en fait un monologue de Fourest à qui la soupe était servilement servie par Guy Haarscher. Ce n’est pas faux mais c’est en même temps un argument de bien mauvaise foi: combien de fois n’assiste-t-on pas à des débats réduits à des échanges complices entre amis? C’est presque la règle! Ceux qui critiquent Israël (par exemple, hein!) réunissent un plateau où tout le monde critique Israël. Et ceux qui défendent ce même Etat font de même de leur côté. C’est regrettable mais ainsi. Ou bien les organisateurs tiennent à ne donner qu’une facette des choses ou bien (plus rarement) ils ont échoué à trouver de vrais adversaires politiques prêts à exposer leurs arguments et à en discuter sereinement. C’est triste mais c’est comme cela.

Quelques considérations élémentaires à propos du chahutage de la conférence de Caroline Fourest à l’ULB


anniebannie n’est pas d’accord avec lui, mais la liberté d’expression le concerne aussi
par Abdellah Boudami, jeudi 9 février 2012, 15:17 ·

1/ La décision de mettre en place une initiative, initiative qui visait à exprimer notre mécontentement de voir Caroline Fourest invitée à « débattre » de l’extrême-droite, a été prise à plusieurs, suite à des discussions internes, avant d’être relayée sur les réseaux sociaux. Souhail Chichah, qui avait déjà fait l’objet de médiatisations et été au centre d’un débat public en 2010, s’est retrouvé propulsé à l’avant de la scène. Mais il va sans dire que chaque participant assume pleinement sa participation, et a adhéré aux principes de cette initiative en toute connaissance de cause, souvent sans même connaître ou côtoyer Souhail Chichah.

 

Je m’exprime ici en mon nom, et utilise le « nous » pour tous ceux du collectif ayant participé à l’action et qui estimerait se retrouver dans mes positions.

 

2/ Nous estimons que l’invitation de Caroline Fourest dans l’enceinte de l’Université libre de Bruxelles, pour une conférence durant laquelle elle devait s’exprimer à propos de l’extrême-droite et de son caractère éventuellement fréquentable, cette invitation revêtait un caractère inadmissible. Un argument étrange est souvent revenu dans la bouche de nos détracteurs : Caroline Fourest est venue ce soir-là déconstruire les thèses de Marine Le Pen et consorts. Autrement dit, si par ailleurs il est vrai qu’elle s’exprime un peu virulemment sur l’islam et les musulmans, il ne s’agissait pas dans son chef de parler de « nous », pour le coup, et donc nous aurions du poliment nous taire et acquiescer. Or il ne s’agit pas dans notre chef de disqualifier son analyse de l’extrême-droite, mais sa légitimité même à le faire. En effet, si le glissement opéré par l’extrême-droite en France et ailleurs pour déshumaniser les musulmans et attiser la haine à leur encontre s’est opéré sur le mode de la défense de la laïcité, il faut noter que les principaux arguments qui ont permis ce glissement sont très précisément développés dans les thèses, les ouvrages et les prises de position de Caroline Fourest. On pourrait même avancer qu’une figure comme Caroline Fourest est plus dangereuse que Marine Le Pen, car alors que cette dernière est située et avance à visage découvert, Fourest vernit d’un voile de respectabilité ce qui constitue la même trame raciste, les mêmes généralisations musulmanophobes.

 

Preuve en est, parmi des centaines d’autres, ce fameux article publié dans le Wall Street Journal le 2 février 2005, et intitulé « War on Eurabia » (Guerre de l’Eurabie, ce dernier terme étant très fréquemment utilisé par les néoconservateurs islamophobes les plus radicaux), dans lequel Caroline Fourest opère une essentialisation du musulman, le présentant comme membre d’une communauté homogène[1], d’une cinquième colonne dans le monde occidental, ce dernier étant la base arrière du recrutement des soldats d’un choc des civilisations en train de se dérouler. Il y a fort à parier que si l’on remplaçait le mot « musulman » par le terme « juif » dans le texte cité, Caroline Fourest n’attirerait pas la même sympathie, et il est évident que les chiens de garde d’un principe du « libre examen », au demeurant mourant et vidé de sa substance, auraient été moins prompts à sacraliser son droit à l’expression. A juste titre d’ailleurs. Et c’est là un « deux poids, deux mesures » qui ne contribue qu’à alimenter des ressentiments très légitimes.

 

Cela sans parler des analyses étayées et argumentées, démontrant sans doute aucun le caractère musulmanophobe prégnant tout au long des ouvrages de Caroline Fourest. Exemple parmi d’autres, le dossier édifiant proposé par le collectif Les mots sont importants[2]. Et ceci sans même aborder les cas nombreux et avérés de citations tronquées, de procédés malhonnêtes et de dispositifs mensongers dont Caroline Fourest est l’artisan régulier. Souvent épinglée[3], jamais remise en questions par ses laudateurs, on peut s’étonner qu’une Université basée sur le principe du libre examen ne s’embarrasse pas de ces éléments quelque peu à charge de « l’intellectuelle » et persiste à l’inviter une énième fois, dans ce qui semble être une illustration d’un syndrome « BHL » (maintes fois pris la main dans le sac des procédés honteux et des mensonges douteux, toujours invité et applaudi, par les mêmes d’ailleurs qui louent les travaux de Caroline Fourest)

 

3/ Concernant la liberté d’expression et l’importance du débat argumenté, quelques éclaircissements s’imposent. Premièrement, Caroline Fourest n’est pas venue débattre, mais profiter d’un boulevard offert sur mesure par ses laudateurs, sans qu’il n’y ait aucun espace de contradiction digne de ce nom, et alors même que l’absence d’interlocuteur contradictoire avait été utilisé comme prétexte afin de censurer des conférences antérieures. Toutes les libertés d’expression se valent, mais certaines plus que d’autres, apparemment. C’est là une nouvelle illustration de ce « deux poids, deux mesures » quasi systématique. Précisons qu’il a été demandé aux autorités de l’ULB de ne permettre ce débat qu’en cas de possibilité de contradiction, demande refusée.

 

En outre, cet espace lissé et cette soirée d’auto-congratulations se révèlent plus scandaleuses encore quand on sait l’espace médiatique outrancièrement accordé à Caroline Fourest, la popularité de ses thèses dans les médias traditionnels de gauche comme de droite, le caractère profondément dithyrambique des intellectuels et journalistes qui la vénèrent dans un champ médiatique où le renvoi d’ascenseur constitue le nœud des relations de copinages et de collusions politiques et médiatiques. Alors même qu’ont été démontrés ses recours aux mensonges et aux manipulations, tandis que ses thèses racistes sont relayés depuis plusieurs années dans le contexte de ce qui est présenté comme un choc des civilisations entre un Occident civilisé, assiégé, et une horde de musulmans fanatiques et liberticides, Caroline Fourest bénéficie en sus d’un espace à l’ULB où diffuser sereinement son venin.

 

Enfin, parler d’un espace de débat sans aborder la question des rapports de force que cet espace sous-tend, des disqualifications à la parole vécues par des groupes sociaux, et sans mettre en avant les tendances lourdes et les lignes de forces qui font que certaines représentations partagées prennent sens et légitimité dans une circulation circulaire et écrasante des idées, tandis que d’autres peinent à faire entendre leur voix, et bien c’est parler pour ne pas dire grand chose. Autrement dit, donner le micro à Souhail Chichah au milieu du chahut, signifier à la salle que ce dernier à deux minutes pour s’exprimer, s’étonner qu’il ne se saisisse pas de cette opportunité[4], c’est faire preuve d’une mauvaise foi assez ahurissante.

 

4/ Concernant maintenant le mode d’action utilisé et ses conséquences probables ou visibles, il convient également de recadrer le débat. Rappelons que le chahut comme moyen d’exprimer un mécontentement, comme façon de bouger les lignes de force, comme manière de bousculer l’ordre établi et faire évoluer les mentalités, non seulement est partie constitutive de la mémoire des luttes progressistes, traversant les époques et les nations depuis des décennies, mais qu’en plus de cela, l’Université libre de Bruxelles, dans sa noble tradition de précurseur des enjeux cruciaux dans les débats sociétaux et de remise en cause des schèmes et des représentations sclérosées, a vu des dizaines d’exemple de chahutages, bien plus sérieux et sans doute parfois bien moins pacifique que ce que l’on a pu voir en cette soirée du 7 février. Citons, entre autres, les évènements de Mai 68, le combat du MLF (Mouvement de Libération des Femmes, notamment lors de l’irruption de militantes sur le tombeau du soldat inconnu, ce qui avait été considéré à l’époque comme un blasphème et un sacrilège sans nom), les mouvements des droits civiques des années 1950 et 60 aux Etats-Unis, les occupations pour les droits des sans-papiers et contre la marchandisation de l’université, etc., etc. Ce qui sur le moment choquait et interpellait, est rétrospectivement et à la lumière des réalités vécues, considéré comme partie intégrante de luttes légitimes et salutaires.

 

Abordons l’argument de l’efficacité et de la stratégie. Nombre de détracteurs ont objecté que ce chahutage bon enfant n’a fait que renforcer le racisme et les clichés. C’est évidemment absurde. Le racisme ne s’apprécie pas à l’aune de la faute supposée de ceux qui ont sont victimes, et il serait assez risible, par exemple, d’objecter aux organisateurs et participants du mouvements de boycott des bus de Montgomery par les Noirs en 1950, dans le cadre du mouvement des droits civiques, que ce boycott n’arrangeait pas leur cause puisque cela radicalisait les positions ségrégationnistes. Ensuite, les évènements de la soirée du 7 février, bien plus que d’avoir renforcé quoique ce soit, n’ont fait que mettre en lumière des clichés, des réflexes racistes et des stéréotypes profondément ancrés. Ces évènements ont joué le rôle d’un sel dans une précipitation chimique, cristallisant et troublant ce qui jusque là semblait un liquide limpide et tranquille. Et c’est en cela, sans doute, que ce fut une réussite : il n’est qu’à se pencher sur les qualificatifs utilisés par les médias et certains acteurs du débats (entre autres jolies choses : « intégristes », « islamistes », « forme talibanesque » (sic !), « attentat », « étrangers à nos valeurs », la liste est longue… ) pour capter la réalité tangible de représentations collectives pour le moins discutables. Or, c’est précisément, à nos yeux, ce qui justifie que l’on s’oppose si vivement à Caroline Fourest, puisqu’elle incarne à merveille l’intellectuelle de gauche qui, elle et d’autres, ont rendu acceptable et relevant du sens commun des thèses aux relents racistes nauséabonds. Autrement dit : en brisant l’ordre tranquille du discours ronflant d’un racisme bienséant cassant du sucre sur le dos des racistes hérétiques du FN, en refusant de s’expliquer en deux minutes dans la précipitation (ce qui aurait d’ailleurs tué dans l’œuf la bonne suite du chahutage, puisqu’alors tout serait rentré dans l’ordre), en nous plongeant littéralement dans la gueule du loup, nous avons créé les conditions d’un débat large, public, sans doute toujours inégal et précaire, mais c’est par ses secousses opérées à la marge de l’ordre établi que nous somme à même d’inscrire dans l’air du temps des problématiques autrement ignorées.

 

5/ Demande-t-on de Noël Godin et de son cri de guerre (Gloup ! Gloup !) qu’il soit efficace et argumenté, lorsqu’il entarte Bernard-Henry Lévy ?

Attend-on de ceux qui subissent de plein fouet le racisme véhément qui gangrène toujours plus l’espace démocratique, attend-t-on de ses personnes qu’elles se contentent de glisser deux ou trois questions polies à l’issue d’une conférence qui tient du monologue ?

L’interdiction du voile à l’école, la criminalisation des mouvements de boycott des produits issus des colonies israéliennes, l’interdiction dans la rue du voile intégral, l’irruption jusque dans la vie privée par des dispositifs législatifs (telle que l’interdiction, chez elles ( !) du voile pour les nounous en France), les censures que subissent les artistes et chanteurs identifiés comme « maghrébins » ou « musulmans », la tenue de débats « en démocratie » de thèses racistes et fascisantes, sont-elles le fait de l’extrême-droite de Marine Le Pen et de Filip Dewinter, ou au contraire surviennent-elles dans un climat musulmanophobe entretenu par Caroline Fourest et ses soutiens ?

Pense-t-on qu’une légitime colère exprimée par les individus qui ressentent jusque dans leur chair les conséquences de ce climat xénophobe doit obligatoirement être efficace pour être salutaire ? Est-il même envisageable, dans ledit climat, au point où nous en sommes aujourd’hui, qu’une action antiraciste puisse être efficace ?

 

Plutôt que de lyncher un chercheur de l’ULB qui a l’immense mérite de secouer la monotone orthodoxie de l’ULB, ronronnement favorisé par la bureaucratisation issue du processus de Bologne, penchons-nous sur ces dernières questions. Les explorer sera la seule manière de répondre à des attentes légitimes et à un vrai débat, lui urgent.

 

6/ « Je suis un Nègre des champs » (Malcolm X)

« Le Nègre, il t’emmerde » (Aimé Césaire)

 

Abdellah Boudami, étudiant en science politique à l’Université libre de Bruxelles.

 

 

[1] Essentialisation qui prend le pas sur les diverses tendances et sensibilités des musulmans, les enfermant dans un déterminisme purement constitutif d’un racisme évident. Extrait édifiant de l’article du WSJ : « Soit ils [les musulmans] choisissent l’option djihadiste comme Aymen al Zawahiri, No 2 et cerveau de Al-Qaeda, ou soit ils optent pour une approche « réformiste », des Islamistes inspirés par les Frères Musulmans tous poursuivant le même rêve, prescrit par Hassan Al-Banna, pour faire en sorte que « le drapeau de l’Islam flotte partout ou vit un Musulman » ».

 

[2] Etudes de cas : Soeur Caroline Fourest et ses ami(e)s : http://lmsi.net/-Soeur-Caroline-Fourest-et-ses-ami-

 

[3]  Notamment ici : Sébastien Fontenelle et collectif, Les Editocrates, ou comment parler de (presque) tout en racontant (vraiment) n’importe quoi, Editions La Découverte, 2009 ; Pascal Boniface, Les intellectuels faussaires : Le triomphe médiatique des experts en mensonge, Gawsewitch Editeur, 2011 (liste non exhaustive).

 

[4] Ce qui n’est même pas vrai. Ce que les médias taisent, c’est que lorsque Souhail Chichah s’est décidé, après avoir lancé des slogans, à argumenter sa démarche, le micro a été coupé et le chahut tel que l’on entendait plus rien. Par ailleurs, entouré d’une foule de personnes qui vous filment et vous invectivent en même temps, avec Caroline Fourest qui fait quasi du front-contre-front, je défie quiconque de s’exprimer aisément.

Lettre ouverte à Souhail Chichah de Michel STASZEWSKI



Date : Thu, 9 Feb 2012 21:55:49 +0100

J’ai pris connaissance de ce qui s’est passé mardi dernier à l’ULB lors de la conférence dont le titre était « L’extrême droite est-elle devenue fréquentable ? »,  présidée par Guy Haarscher et dont les orateurs étaient Hervé Hasquin et Caroline Fourest.

L’action visant à empêcher ce débat de se tenir m’a très fort choqué et mis en colère. Et le fait que tu en sois à l’initiative m’a fortement  étonné.

En effet, à la suite du houleux débat sur le thème de la liberté d’expression organisé à l’ULB par le Cercle du Libre Examen le 20 septembre 2010, tu avais été victime de diffamation et je fus parmi ceux qui avaient pris ta défense. Les circonstances dans lesquelles ce débat s’était déroulé m’avait aussi incité à coucher sur papier mes réflexions sur le même thème dans un article paru dans « Points Critiques », le mensuel de l’Union de Progressistes Juifs de Belgique : « De la liberté d’expression et de ses usages » (il est reproduit ci-joint). J’y défendais l’idée que, pour un démocrate, sanctionner la liberté d’expression n’est admissible qu’a posteriori et uniquement dans les deux cas suivants : la diffamation et l’incitation à la haine raciale. Tu en avais pris connaissance et tu m’avais écrit que tu partageais entièrement mon point de vue.

Je suis bien obligé de constater aujourd’hui que tu as changé d’avis.

Je sais qui est Caroline Fourest et j’ai le plus grand mépris pour son « œuvre ». Je sais l’eau qu’elle apporte au moulin de l’islamophobie. J’admets aussi sans problème qu’il y avait peu de chance que le débat soit intéressant car rassemblant des personnes que je pense être, pour l’essentiel, « du même bord » idéologique. Dans « De la liberté d‘expression et de ses usages », je déplorais d’ailleurs que la majorité des « débats » publics aient lieu entre des personnes qui défendent des points de vue proches, que les débats vraiment contradictoires soient de plus en plus rares.

Mais rien ne peut justifier à mes yeux qu’on empêche un débat d’avoir lieu. Car ceux qui se livrent à de tels actes bafouent un des fondements principaux de la vie démocratique : la liberté de s’exprimer et de débattre publiquement.

Et si votre intention était de commettre un acte de représailles à l’encontre de personnes ou d’institutions qui ont fait interdire des débats dans le passé, je considère que vous vous engagez dans un cycle infernal indigne de démocrates et extrêmement dangereux pour la démocratie : où va-t-on si chacun se met à s’arroger le droit d’interdire à d’autres de s’exprimer publiquement sous prétexte qu’on s’attend à des propos très critiquables et/ou à une absence de débat contradictoire entre orateurs invités ?

Malgré le fait que nous sommes loin d’être tous égaux pour ce qui concerne l’accès aux médias de masse, en démocratie nous ne manquons pas de possibilités de réagir à l’expression d’idées que nous n’apprécions pas. Dans le cas présent, rien ne vous empêchait d’exprimer votre indignation sur Internet, en distribuant un texte à l’extérieur de l’auditoire ou en intervenant dans le débat.

Ce qui me met aussi en colère est le fait que, par cette action, au lieu de contribuer à lutter efficacement contre l’islamophobie, vous donnez du grain à moudre aux islamophobes qui auront beau jeu d’en rajouter une couche sur ces « musulmans fanatiques »  qui « veulent nous imposer la charia ».

Mais cette colère que je ressens aujourd’hui ne m’empêchera pas, comme je l’ai fait par le passé, de m’opposer aux amalgames et à la diffamation : j’ai déjà entendu certains de ceux qui entretiennent systématiquement la confusion entre antisionisme et antisémitisme te traiter à nouveau d’antisémite.

Michel Staszewski

source : par courriel

Radio Judaïca et le CCOJB font-ils la loi à la Ville de Bruxelles ?


22 décembre 2011

Communiqué de presse du Mouvement Citoyen Palestine.

Autorisée depuis 2002, l’action des Pères Noël du Mouvement Citoyen Palestine est aujourd’hui interdite par la Ville de Bruxelles!

Cette action de Noël a lieu depuis 2002 et elle s’est toujours très bien passée, que ce soit avec la police ou avec les passants de la rue Neuve. Chaque année, nous y distribuons des tracts et des bonbons afin d’approcher les gens de manière agréable. Cette action de sensibilisation est une vraie réussite car nous touchons un public non-averti. Chaque année, depuis 9 ans, nous avons reçu beaucoup d’encouragement et de sympathie de la part du public. Nous tenons à remercier les personnes qui sont venues nous rejoindre dans cette action durant toutes ces années

Radio Judaïca et le CCOJB font-ils la loi à la Ville de Bruxelles ?

Sous l’impulsion des autorités israéliennes et de certaines organisations qui se prétendent représentatives de tous les juifs, une vaste opération de terrorisme psychologique est engagée contre ceux, y compris contre des organisations de défense des droits de l’homme, qui osent élever leur voix contre la politique du gouvernement israélien.

En effet, ce jeudi 22 décembre à 16h53, j’ai reçu un coup de fil de la police m’informant que l’action du Mouvement Citoyen Palestine « Quel Père Noël pour les enfants de Gaza ? Le 23 décembre venez dire  » occupation : pas en notre nom «  » serait interdite, sans apporter aucune autre explication que le bourgmestre ne l’autorise pas (plus) ! « Or, tout acte administratif doit être formellement motivé comme le prévoit la loi du 29 juillet 1991 », nous dit notre avocat.

Le mercredi 21 décembre, Radio Judaïca, à la suite de l’intervention du CCOJB, aurait annoncé que Monsieur Thielemans avait interdit notre action du vendredi à la rue Neuve, et ceci avant même que le Mouvement Citoyen Palestine ait été informé par la police.

Radio Judaïca et le CCOJB seraient-ils ceux qui autorisent ou interdisent  les distributions de tracts et de bonbons dans la commune de Bruxelles ?
Soyons présents plus que d’habitude ce Vendredi 23 Décembre, à partir de 16h, Rue Neuve, face à l’église pour défendre le droit des Palestiniens, mais aussi notre propre liberté d’expression !

Alors que  le monde entier assiste impuissant au comportement cynique des  autorités israéliennes à l’égard des Palestiniens, les défenseurs de la cause palestinienne font l’objet, de plus en plus fréquemment, d’atteintes à la liberté d’expression.

La lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud a montré une solidarité internationale efficace et cohérente avec un peuple opprimé. C’est ce genre d’action que le peuple palestinien opprimé demande.  Depuis 2005, la société civile palestinienne, y compris les fédérations syndicales et tous les regroupements politiques syndicaux, ont été unanimes en demandant aux personnes de conscience et institutions du  monde entier, notamment les syndicats, d’approuver le BDS (Boycott Désinvestissement et Sanctions) contre Israël et de mettre en œuvre ce boycott des diverses manières, les mieux adaptées à leur contexte respectif. La campagne BDS reste le meilleur espoir de mettre fin à l’occupation et l’apartheid d’Israël, et à faire valoir l’obtention des droits reconnus par l’ONU, en particulier le droit à l’autodétermination.

La liberté de manifestation comme la liberté d’expression sont des droits fondamentaux. Ils sont inscrits dans les traités internationaux, comme la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que dans la Constitution belge. Nous insistons sur le fait qu’en aucun cas la critique d’un État coupable de tant d’infractions au droit international ne peut être ainsi assimilée à un quelconque racisme.

En France, ce jeudi 15 décembre 2011, le tribunal de Mulhouse vient de relaxer douze militants poursuivis pour leur participation à la Campagne BDS.

Ils étaient poursuivis par les officines, habituelles courroies de transmission de la politique de l’Etat d’Israël, ainsi que par la LICRA, pour « discrimination et incitation à la haine et à la violence envers un groupe ou une nation » pour avoir participé à deux actions de boycott de produits israéliens dans le magasin Carrefour Illzach. Ces associations viennent toutes d’être déboutées par la justice française !

Chacune de nos actions se veut pacifique. Nous portons nos tee-shirts verts (sur lesquels figurent l’inscription “Boycott Israël/Palestine Vivra”), des bonnets « Père Noël » rouges, nous distribuons nos tracts en parlant aux gens et leur souhaitons de joyeuses fêtes de fin d’année. Tout se fait dans le calme, nous ne constituons certainement pas une menace pour la sécurité.

Nos actions vont perdurer jusqu’à ce qu’Israël se conforme aux résolutions des Nations Unies et respecte les droits internationaux et humanitaires.

Face à cette atteinte claire à la liberté d’expression, nous invitons tous les citoyens épris de justice à envoyer des mails, fax, coups de fil de protestation aux personnes suivantes :

Freddy Thielemans
Bourgmestre de la Ville de Bruxelles.
Tél. : 02 279 50 10
Fax : 02 279 50 21
freddy.thielemans@brucity.be

Faouzia Hariche
Echevine de l’Instruction publique et de la Jeunesse de la Ville de Bruxelles
Tél. : 02 279 49 10
Fax : 02 279 49 21
faouzia.hariche@brucity.be

Philippe Close
Echevin du Tourisme et du Personnel de la Ville de Bruxelles
Tél. : 02 279 47 40
Fax : 02 279 47 49
philippe.close@brucity.be

Mohamed Ouriaghli
Echevin des Propriétés communales et du Parc automobile de la Ville de Bruxelles
Tél. : 02 279 41 30
Fax : 02 279 41 39
Mohamed.Ouriaghli@brucity.be

Christian Ceux
Echevin de l’Urbanisme et de la Mobilité de la Ville de Bruxelles
Tél. : 02 279 45 10
Fax : 02 279 45 21
cabinet.ch.ceux@brucity.be

Karine Lalieux
Echevine de la Propreté publique et de l’Informatique
Tél. : 02 279 48 50
Fax : 02 279 48 59
Kabinet.k.lalieux@brucity.be

Chantal Noël
Echevine de la Famille, de la Petite enfance, des Crèches et des Cultes de la Ville de Bruxelles
Tél. : 02 279 50 60
Fax : 02 279 50 62
cabinet.chantal.noel@brucity.be

Ahmed El Ktibi
Echevin des Travaux publics, de la Participation et de l’Egalité des chances de la Ville de Bruxelles

Tél. : 02 279 48 10
Fax : 02 279 48 29
cabinet.a.elktibi@brucity.be

Bertin Mampaka
Echevin des Sports, des Espaces verts, de l’Environnement, de la Solidarité internationale et de l’Equipement communal
Tél. : 02 279 47 10
Fax : 02 279 47 22
bertin.mampaka@brucity.be

Jean De Hertog
Echevin de l’Economie, du Commerce, de la Centrale d’achats et des Affaires flamandes de la Ville de Bruxelles
Tél. : 02 279 44 10
Fax : 02 279 44 09
Kabinet.Jean.DeHertog@brucity.be

Hamza Fassi-Fihri
Echevin de la Culture, de l’Emploi, de la Formation et de l’Etat civil de la Ville de Bruxelles
Tél. : 02 279 47 51
Fax : 02 279 47 59
hamza.fassi-fihri@brucity.be

Nous invitons ces élus à faire preuve de sagesse et de justesse en intervenant au plus vite, pour sauver l’expression démocratique dans la commune de Bruxelles.

Nous restons à votre disposition pour de plus amples informations :

Contact presse : Nordine Saïdi
Mouvement Citoyen Palestine

0486/703.215

 

Paix,Peace, Pace, Salam, Paz, Shalom, Vrede… À vous.

 

En quoi consiste le boycott?

Quand nous parlons de boycott, nous parlons en fait de BDS :Boycott, Désinvestissement, Sanctions.

Boycott : c’est un appel à tous les consommateurs et consommatrices du monde entier pour qu’ils s’abstiennent d’acheter :

les produits en provenance d’Israël et/ou des colonies établies en Cisjordanie occupée;

les produits des compagnies qui soutiennent activement Israël par leurs      investissements ou leurs actions de lobbying en sa faveur dans divers pays.

Ce boycott s’applique aussi aux biens culturels (livres, films, etc.) aux événements internationaux (expositions, foires, etc.) et aux compétitions sportives.

Désinvestissement : c’est un  appel à tous les investisseurs,  petits et grands pour qu’ils cessent d’investir dans tout ce qui peut, par la suite, contribuer au développement d’Israël sous quelque forme que ce soit : fonds de retraite, actions boursières, etc. et qu’ils retirent les investissements déjà effectués.

Sanctions : c’est un appel à tous les pays pour que des sanctions internationales   soient appliquées contre Israël (comme dans le cas de l’Afrique du Sud) :

§ cessations de relations diplomatiques,

§ annulation d’accords commerciaux et de libre-échange.

le boycott des produits Israélien :

c’est refuser de financer l’occupation des territoires palestiniens

c’est rendre Israël moins compétitif sur la scène internationale

c’est l’obliger à se soumettre au droit international c’est lui imposer d’accepter le droit du peuple palestinien à s’autodéterminer et à vivre dans un Etat viable

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Le 23 décembre venez dire  » occupation : pas en notre nom « 

Quel Père Noël pour les enfants de Gaza ?

Action symbolique de 16h30 à 18h00,

devant l’église située dans la rue Neuve à Bruxelles

Nous y distribuerons des tracts et des bonbons afin d’approcher les gens de manière agréable.

Rejoignez-nous, vêtu(e) de rouge comme le père Noël.

N’hésitez pas à nous contacter pour plus de renseignements : 0476/841.969

Liberté d’expression et de manifestation pour dénoncer les crimes israéliens !


Lundi, 19 Décembre 2011 20:31 Myriam De Ly
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Une vingtaine de membres de la Plate-forme Charleroi-Palestine étaient présent ce lundi 19 décembre à l’Hôtel de Ville de Charleroi, juste avant que ne commence le Conseil communal, afin de protester contre le fait qu’elle n’a pas obtenu l’autorisation d’organiser ce mardi 27 décembre une Marche aux flambeaux dans les rues de Charleroi.

Une marche pour ne pas oublier les crimes de guerre israéliens contre la population de Gaza.
Pour rappel : il y a trois ans,le 27 décembre 2008, l’armée israélienne lança sa guerre d’agression contre Gaza.
Pour la Plate-forme Charleroi-Palestine, il était important de rappeler les crimes de guerre qu’a commis l’armée israélienne, ainsi que de tirer l’attention sur les agressions permanentes qui continuent toujours contre le peuple palestinien à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est et qui mettent l’existence même de la société palestinienne en danger.

Alors qu’elle avait fait une demande pour cette marche dans les règles et dans les délais, le bourgmestre faisant fonction, Paul Ficheroulle, a fait savoir dans un courier que pour « des raisons d’ordre et de sécurité », la Plate-forme ne pouvait pas marcher dans les rues (elle devait rester statique), qu’elle pouvait seulement faire ce rassemblement à partir de 18 h 30 (à un moment où il n’y a plus un chat dans les rues de Charleroi), et qu’elle ne pouvait pas utiliser de voiture-radio.

La Plate-forme a estimé qu’il s’agissait d’une entrave à la liberté d’expression et de manifestation, contraire au droit, notamment à la position de la Cour européenne des Droits de l’Homme en ce qu’elle impose sans nécessité une restriction à la liberté d’expression, et que de ce fait la ville risquait une condamnation.

Son avocat, Me Frédéric Ureel a d’ailleurs écrit une lettre au bourgmestre lui demandant de revenir sur sa décision et de « permettre à la Plate-forme Charleroi-Palestine de bénéficier de ses droits fondamentaux en termes de liberté d’opinion, d’expression, de manifestation et de circulation ».

C’est donc avec un bandeau devant la baillon que les membres de la Plate-forme se sont présentés au Conseil communal.

La conseillère ECOLO, Anne Cattiez s’est jointe à l’action en mettant elle ausssi un baillon (voir photo ci-dessus à gauche).

M. Paul Ficheroulle, bourgmestre ff., est venu voir le groupe en proposant une rencontre pour assouplir les modalités formulées par la police administrative.

En tout cas, pour la Plate-forme, la volonté de marcher et de se faire entendre reste intact.

Le rassemblement pour la Marche aura lieu le mardi 27 décembre, à 17 h, place Charles II, devant l’Hôtel de Ville, Charleroi.

Mise à jour le Lundi, 19 Décembre 2011 21:22

La liberté de la presse menacée


DUMONT,SERGE

Page 10

Mardi 22 novembre 2011

Israël Le gouvernement veut étendre considérablement la notion de « diffamation »

TEL-AVIV

DE NOTRE CORRESPONDANT

Après les ONG de défense des droits de l’homme la semaine dernière, c’est à la liberté de presse que la majorité de droite et extrême droite soutenant Binyamin Netanyahou a décidé de s’attaquer. En effet, dans la nuit de lundi à mardi, la Knesset a approuvé en première lecture un texte modifiant la législation actuelle sur la diffamation publique et multipliant par six le montant des dommages et intérêts qu’un journaliste ou son employeur devraient verser à une personne préjudiciée en cas de condamnation. En outre, cet amendement prévoit qu’un individu cité dans un journal ou dans un programme radio ou télévisé sans qu’un préjudice lui soit causé peut également réclamer jusqu’à dix mille euros de compensation.

« Si cette législation est appliquée, plus aucun journaliste ne prendra de risque d’enquêter sur quoi que ce soit. Les affaires de corruption impliquant des personnalités publiques resteront enterrées », affirme explique Ilana Dayan, une journaliste d’investigation de la deuxième chaîne de télévision.

La veille du vote à la Knesset, une centaine de grands noms de la presse israélienne ont organisé à Tel-Aviv des « états généraux d’urgence », un événement inédit depuis la création de l’Etat hébreu. A les en croire, Binyamin Netanyahou ne serait pas crédible lorsqu’il s’engage, comme il l’a fait dimanche, à ce que son pays « reste une démocratie exemplaire ». Ils l’accusent entre autres de favoriser l’activisme d’un groupe de députés de droite et d’extrême droite qui tenterait de modifier la nature démocratique d’Israël.

Des extrémistes influents…

Principalement composé d’élus du Likoud (le parti de Netanyahou) et d’Israël notre maison (la formation du ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman), ce groupe est à l’origine d’une série d’initiatives visant à instaurer un serment de fidélité à l’Etat pour les nouveaux Israéliens (y compris les Arabes), à empêcher la commémoration de la « Nakba » (la « catastrophe » que représente la création de l’Etat d’Israël en 1948 pour les Palestiniens), ou à légaliser a posteriori la « confiscation » de terrains palestiniens par des colons.

Certes, au sein du Likoud, certains tels le président de la Knesset Ruby Rivlin et le ministre Dan Meridor s’opposent à ces extrémistes. Mais ces derniers sont influents. Alliés aux partis ultra-orthodoxes, ils mènent également une offensive contre la Cour suprême, qui constitue le garant des libertés publiques en l’absence d’une constitution écrite. A leurs yeux, ses douze magistrats sont en effet des « gauchistes ». Ils manœuvrent donc pour réduire leurs compétences et pour les remplacer progressivement par d’autres juges plus proches des idéaux du « Grand Israël ».

source

Des journalistes israéliens dénoncent les menaces sur la liberté de la presse dans leur pays


LEMONDE.FR avec AFP | 20.11.11 | 13h37   •  Mis à jour le 20.11.11 | 13h37
Des centaines de journalistes, dont des présentateurs vedettes de la radio télévision, ont dénoncé dimanche 20 novembre les menaces qui pèsent selon eux sur la liberté de la presse, lors d’un rassemblement à Tel Aviv. Cette manifestation, sans précédent en Israël, visait la campagne législative tous azimuts du camp ultranationaliste, ciblant les médias jugés trop critiques envers le pouvoir, la Cour suprême et des ONG classées à gauche.
« Nous sommes confrontés à une ivresse d’un pouvoir qui ne connaît plus ses limites », a déclaré à la tribune le principal présentateur de nouvelles à la radio militaire, Razi Barkaï. « L’attaque contre la liberté de la presse est inséparable de l’offensive contre l’indépendance de la justice », a mis en garde une autre journaliste, Ilana Dayan, reporter de la seconde chaîne de télévision privée.

Les journalistes s’insurgent contre un projet de loi élaboré par des députés d’extrême droite destiné à aggraver de façon draconienne la législation sur la diffamation. S’il était adopté par la Knesset (parlement), il permettrait d’infliger des amendes très lourdes à des médias attaqués en justice pour diffamation, quand bien même les plaignants n’apporteraient pas la preuve qu’ils ont subi des dommages réels du fait de la publication des textes incriminés.

Les journalistes se sont également élevés contre les pressions sur la chaîne privée 10. Connue pour son indépendance dans ses programmes de nouvelles, elle est menacée de fermeture après qu’une commission parlementaire à majorité de droite eut refusé de renflouer ses dettes. Le 13 novembre, l’extrême droite avait marqué un nouveau point en obtenant le feu vert du gouvernement à deux propositions de loi controversées ciblant le financement d’ONG israéliennes hostiles à l’occupation et à la colonisation des Territoires palestiniens. Pour l’heure, toutefois les deux lois ont été gelées, suite au tollé qu’elles ont provoqué en Israël et à l’étranger.

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