Les quatre du « Secours rouge » traités en terroristes


Mis en ligne le 01/03/2013

Ils sont renvoyés en correctionnelle sous cette prévention.

C’est un petit coup de théâtre. La chambre des mises en accusation de Bruxelles a décidé, jeudi, de renvoyer Bertrand Sassoye, ancien membre des CCC (Cellules combattantes communistes), l’ex-truand Constant Hormans, le réfugié libanais Abdallah Ibrahim Abdallah et la journaliste RTBF Wahoub Fayoumi, membres du collectif de soutien aux prisonniers politiques révolutionnaires appelé « Secours rouge », devant le tribunal correctionnel pour participation à des activités terroristes.

L’arrêt réforme en tout point la décision que la chambre du conseil de Bruxelles avait prise en avril 2012.

Les quatre inculpés sont soupçonnés d’avoir apporté un soutien à une organisation qualifiée de terroriste, le PCPM (parti communiste politico-militaire). Ce parti italien, démantelé en 2007, était une résurgence des Brigades rouges.

En avril 2012, la chambre du conseil de Bruxelles avait considéré qu’il n’y avait pas de charges suffisantes pour poursuivre les inculpés pour faits de terrorisme et n’avait retenu qu’une tentative de faux.

Le parquet fédéral n’avait pas accepté le verdict et avait interjeté appel. Avec les résultats que l’on sait.

Ce dossier avait défrayé la chronique dès juin 2008, à l’occasion de spectaculaires perquisitions, menées notamment à la RTBF, où travaille Wahoub Fayoumi. Quatre personnes avaient été incarcérées : Bertrand Sassoye, un des quatre membres des CCC auteurs d’une campagne d’attentats en 1984 et 1985; Constant Hormans; le Libanais Abdallah Ibrahim Abdallah et Mme Fayoumi.

En cause : leur soutien présumé au PCPM, dont les membres étaient dans le viseur des services secrets italiens. Quelques activistes avaient été interpellés après un braquage à la voiture-bélier contre un distributeur de billets. Des fouilles chez un des dirigeants du groupuscule avaient mené les enquêteurs transalpins vers des fûts métalliques.

Dans l’un d’eux, figuraient des photos d’identité des quatre du Secours rouge, avec une note manuscrite, reprenant leurs noms et caractéristiques anthropométriques.

D’après les études graphologiques, la note était de la main de Bertrand Sassoye. Dans un autre fût, des cartes d’identité vierges italiennes avaient été découvertes. Ce qui avait conduit les enquêteurs à estimer qu’ils s’apprêtaient peut-être à entrer en clandestinité pour mener leur combat.

La juge d’instruction belge Berta Bernardo-Mendez avait retenu la participation à un groupe à vocation terroriste. Ce qu’ont toujours contesté les défenses des quatre inculpés. « Le lien était par ailleurs particulièrement ténu entre ces documents d’identité et les photos », relevait, devant la chambre du conseil, Me Christophe Marchand, avocat de Wahoub Fayoumi. « Ce dossier a été mené à la légère : il y a eu un grand acharnement du parquet fédéral », ajoutait-il.

Au lendemain de la décision de la chambre du conseil, la défense s’était réjouie. « En estimant que les charges étaient insuffisantes pour les infractions à caractère terroriste, la chambre du conseil a pris en compte la liberté d’expression et la liberté d’organisation. Elle a considéré que la seule sympathie pour une organisation dont l’une des tâches serait liée à la lutte armée, n’est pas suffisante pour considérer qu’il existe une participation à un groupe terroriste », commentait Me Alexis Deswaef, le conseil de Constant Hormans.

Criminalisation des mouvements sociaux?

Les défenseurs des quatre inculpés étaient d’autant plus confiants qu’en Italie, le dossier ouvert à charge des membres du PCPM s’était dégonflé. L’arrêt d’assises, qui avait retenu l’appartenance à une organisation terroriste a été cassé par la Cour de cassation et la cour de Milan a considéré que le PCPM n’était pas une organisation terroriste. Jeudi, la déception et le scepticisme étaient grands dans leurs rangs.

De son côté, la Ligue des droits de l’Homme s’est dite inquiète de l’interprétation de la loi relative aux infractions terroristes donnée par la chambre des mises. Selon elle, l’arrêt met en lumière le risque de criminalisation des mouvements sociaux induit par des lois anti-terroristes particulièrement floues. Il met aussi en évidence la nécessité d’évaluer l’arsenal législatif adopté depuis 2003 pour lutter contre le terrorisme.

source

Le traitement médiatique et politique des prisonniers d’opinion


Pascal SACRE

A la prisonnière 650.

Quelle différence y a-t-il entre des opposants politiques emprisonnés aux Etats-Unis, en Iran ou en Chine ? Entre des prisonniers condamnés à mort, soumis à la torture, incarcérés sans procès et internés en institution psychiatrique en Norvège, aux Etats-Unis, en Arabie Saoudite, en Iran ou en Chine ?

Entre Aafia Siddiqui, Lynne Stewart, Synnove Fjellbakk Tafto et Liu Xiaobo (Prix Nobel de la paix 2010), Farah Vazehan [1], Hossein Derakhshan [2] ?

Le traitement médiatique et politique de ces prisonniers d’opinion n’est pas du tout le même selon qu’ils servent ou desservent les intérêts de l’impérialisme des Etats-Unis et de leurs alliés.

Les prisonniers politiques dont nos médias ne parlent pas

Aafia Siddiqui, une femme pakistanaise de 36 ans, fut amenée le 5 août 2008 enchaînée, blessée aux épaules par deux coups d’armes à feu, squelettique, tremblante et en état de choc, dans une salle de tribunal de « la plus grande » démocratie occidentale, à New York.

Cette femme est diplômée en neurologie du Massachusetts Institute of Technology et de l’Université de Brandeis [3] aux USA, mère de trois enfants, elle a vécu de nombreuses années tranquilles aux Etats-Unis.

Elle a été accusée de tentative d’assassinat sur des officiers de l’armée et des agents du FBI, après avoir été interpelée puis emprisonnée au Pakistan dans des circonstances obscures, accusée de complicité avec le terrorisme à l’issue d’un simulacre d’enquête dans laquelle les simples déclarations des militaires US ont eu force de preuve.

Aafia Siddiqui avait été enlevée en mars 2003 avec ses trois enfants, à Karachi, par les services secrets pakistanais (ISI), et remise au personnel militaire étasunien qui l’avait transférée dans la terrible prison à l’intérieur de la base de Bagram, en Afghanistan. Aafia, c’était la « prisonnière 650 » dans ce qui est devenu le tristement célèbre « département tortures » de la prison de Bagram.

Sa sœur Fawzia, qui habite à Karachi, a déclaré : « Elle a été violée et torturée pendant 5 ans, nous ne savons rien de ce qui a pu arriver à ses trois fils. »

Siddiqui et d’autres femmes ont été, et sont toujours, incarcérées à Bagram et dans d’autres prisons qui pratiquent la torture pour le compte des Etats-Unis. Les déclarations des témoins selon lesquels elle aurait tiré sur des militaires avec un fusil d’assaut, laissé, on ne sait pourquoi, à portée de main, sont peu crédibles, mais furent retenues comme des preuves irréfutables.

Aafia fut la seule atteinte par une balle. Aucun des militaires n’a été blessé.

Imaginez cette histoire en Iran ou en Chine, avec une opposante politique au régime ! Ensuite, « on » l’a retrouvée en 2008 en Afghanistan, désorientée et ayant sur elle des plans pour faire sauter des édifices à New York…Digne de la série 24 heures chrono. Lady Al-Qaeda [sic !], surnom donné par le NY Daily New, a été condamnée en janvier dernier.

Pendant tout le procès, le Ministère public n’a pas cessé d’utiliser le terme de terroriste en se référant à elle.

Il n’y avait aucune preuve formelle attestant qu’elle avait tiré sur des militaires ou qu’elle s’était livrée à des activités terroristes. Au cours du procès, les témoins ont décrit Siddiqui comme « une femme complètement brisée ».

Elizabeth M. Fink, l’avocate d’Aafia Siddiqui a déclaré : « C’est une femme profondément traumatisée par les tortures qu’on lui a fait subir pendant les 5 années de sa détention, et par l’angoisse de ne pas savoir ce que ses fils sont devenus. On lui a seulement bandé ses blessures, alors qu’elle aurait eu besoin de bien d’autres soins dans un hôpital. A cause de la lutte contre le terrorisme la justice des Etats-Unis est devenue arbitraire, aveuglément féroce, infâmante pour le nom de notre pays dans le monde entier. » [4] Aafia Siddiqui, la « prisonnière 650 » de Bagram, n’est même pas une opposante politique mais plus probablement une victime anonyme sacrifiée sur l’autel de la lutte contre le prétendu terrorisme.

Elle fait partie de ces méchants inventés par l’Occident pour accréditer ses thèses afin que ses populations croient à sa fable de la guerre contre le mal.

« Lady Al-Qaeda » ! Un alibi fabriqué de plus pour justifier l’injustifiable.

Aafia Siddiqui a été condamnée à une peine de prison incompressible de 86 ans [5].

L’article « Triumph Of Evil » (Le Triomphe du Mal) [6], écrit par John Kozy, ancien professeur à l’université en philosophie et logique, témoigne de la corruption et de la dégradation de toutes les strates du système juridique et policier US : Cours locales et fédérales, Cour Suprême, Bureaux de procureurs, laboratoires d’« expertise ».

Les preuves sont manipulées, des témoignages partiaux sont pris comme faits avérés, les informateurs et les policiers sont crus sur parole, des aveux sont extorqués par la force et pris au sérieux par les juges.

Nous sommes très éloignés des séries télévisées (« Les Experts ») qui nous font prendre la mythologie pour la réalité.

Sur le terrain, révélée grâce à des témoignages de lanceurs d’alerte courageux et intègres, c’est bien à la criminalisation de toute une société que nous assistons. Le crime devient la règle, et la loi ne protège plus les gens mais est utilisée par le gouvernement étasunien pour nuire à sa population et protéger les dirigeants [7]. Cela s’observe également dans d’autres gouvernements occidentaux comme la France [8] ou l’Italie.

Comme le dit le professeur John Kozy,

« Les sociétés modernes ont justifié leur utilisation de méthodes criminelles en argumentant que de telles techniques étaient nécessaires pour combattre le mal. Mais la guerre menée par le bien contre le mal ne peut être gagnée en utilisant les armes du mal. Le mal n’apporte jamais de bien, et en usant de ces viles pratiques, la somme de mal augmente en quantité et qualité.Tenter de sauver la nation en devenant ce dont vous essayez de sauver cette nation est suicidaire. [9] »

Contredisant la pensée malfaisante de Richard Dick Cheney [10], et de beaucoup de moralisateurs occidentaux, chaque fois que nous voulons combattre le mal en utilisant ses armes, torture, mensonges, sacrifices d’innocents, meurtres, massacres, jugements sans preuves, plutôt que le réduire, nous augmentons la quantité, et la qualité du mal dans nos sociétés.

C’est exactement ce cycle de violence progressive, degré par degré, avec son cortège de banalisations et de cynisme, d’arrogance et de mauvaise foi qui finalement conduit aux massacres de masse et aux comportements inhumains comme ceux de la période nazie. La complicité des médias et des « experts » y joue un rôle important.

« La fin justifie les moyens » est un slogan populaire dans nos pays qui cultivent et s’arrogent la bonne conscience.

Pourtant cela n’est pas vrai. N’importe quelle fin ne justifie jamais n’importe quel moyen. Les moyens utilisés déterminent la fin qui nous attend.

Même pour nous défendre du mal, user de moyens vils nous rend vil à notre tour, sans retour en arrière possible.

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Le 19 novembre 2009, Lynne Stewart, âgée de 70 ans, avocate spécialisée dans la défense des droits civils et militante de longue date, condamnée à 28 mois de prison, a été incarcérée pour conspiration et soutien matériel au terrorisme.

Lynne Stewart a consacré sa vie aux pauvres, aux défavorisés, à la communauté noire et à la justice. Ceux d’entre eux qui n’avaient pas les moyens de payer les services d’un avocat pouvaient frapper à sa porte [11].

« Sa seule faute est d’avoir contrevenu aux mesures administratives spéciales (Special Administrative Measures, SAM) du bureau américain des prisons (US Bureau of Prisons). Elle avait été obligée de signer ces mesures pour pouvoir défendre le Cheik Omar-Abdel Rahman. Les SAM sont inconstitutionnels : elles violent le Premier Amendement ainsi que le Sixième Amendement de la Constitution américaine selon lequel, tout accusé a droit à un avocat et à être jugé par un jury d’État impartial dans l’État même où le crime a été commis et seulement pour ce crime. L’Administration Clinton n’a pas considéré Lynne Stewart comme une terroriste et un traître. À l’époque, son cas a simplement été considéré comme une faute administrative. Lynne Stewart a reçu une lettre à cet effet, et n’a pas pu rendre visite à son client pendant quelque temps. Puis, elle a pu reprendre ses visites au Cheik en prison et poursuivre son travail d’avocate. Ce n’est que le 9 avril 2002 qu’elle a été arrêtée à son domicile par le FBI, quelques mois après les évènements du 11 septembre 2001 et dans un climat d’hystérie collective. Le soir de son arrestation, John Ashcroft, ministre de la Justice des États-Unis, est allé à l’émission populaire de David Letterman, Late Night Show, et a déclaré à toute l’Amérique que Lynne Stewart était un traître à la nation. [12] »

Lynne Stewart, de même qu’Aafia Siddiqui, n’est pas une héroïne, pas plus qu’une terroriste.

C’est une victime d’un système odieux qui dit combattre le mal mais qui pour cela, en commet bien plus, sans que les médias, prompts à fustiger l’Iran, la Chine, Cuba ou le Venezuela au moindre écart de conduite, ne trouvent rien à y redire, quand c’est l’Occident.

« C’est une femme de 70 ans avec des années d’expérience de vie en tant que mère, grand-mère, activiste et avocate. Jeune femme blanche, elle s’est engagée et a lutté pour la cause de ses compatriotes noirs, parce qu’elle croyait dans la justice. Des décennies plus tard, elle a défendu le Cheik Omar-Abdel Rahman, parce qu’elle croyait toujours dans la justice. [13] »

Lynne a mis en garde les autres avocats de la défense : « C’est un avertissement pour les autres avocats. [Le gouvernement leur envoie le message] Ne défendez pas vos clients avec trop de vigueur, ne faites pas de zèle ».

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Synnove Fjellbakk Tafto, ancienne avocate du ministère des Affaires étrangères en Norvège, et dissidente politique, a été hospitalisée de force pour la cinquième fois et s’est vue administrer un traitement psychiatrique quelques jours après la publication d’un article subversif [14].

Un article subversif ?

Internée et obligée de prendre un « traitement » psychiatrique pour un article subversif ? Imaginez si madame Tafto était chinoise ou iranienne.

Depuis 1994, comme le rapporte Ron Paul, le député républicain US, madame Tafto accuse les dirigeants de son pays d’avoir trahi la nation en adoptant des accords anticonstitutionnels visant à contourner l’opposition de la population.

Ce mépris des acquis constitutionnels est devenu la règle en Occident, depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Il n’est pas propre à la Norvège, mais gangrène tous nos pays qui se targuent malgré tout de représenter des valeurs qu’ils bafouent tous les jours : égalité, vérité, liberté, honneur.

Comme les Irlandais en 2008 [15], les Norvégiens ont refusé à deux reprises, par référendum, de rejoindre l’Union Européenne, en 1972 [16] et en 1994 [17]. La militante a dénoncé notamment l’accord qui a malgré tout fait rentrer le pays dans l’Espace économique européen.

Dans son dernier article « subversif », elle accuse le ministre des Affaires étrangères norvégien, Jonas Gahr Störe, d’être un agent au service des intérêts mondialistes. La sanction est l’internement psychiatrique.

Terroriste. Traître qui mérite la pire punition. Ennemi antipatriotique.

Nos médias et nos gouvernants ont leurs formules pour salir, diaboliser toute résistance à l’autorité.

Des référendums bafoués, des votes et opinions populaires ignorés, des « terroristes » fabriqués, des emprisonnements et jugements arbitraires, des médias partisans, des films et séries TV propagandistes.

Des dissidents, des résistants internés, torturés, incarcérés après en avoir faits nos ennemis, des « terroristes », après avoir diabolisé, sali leur image ou plus simplement fait en sorte que personne n’en entende parler.

C’est ainsi que se comportent nos démocraties occidentales, qui parviennent à tirer l’oreille à des pays comme la Chine ou l’Iran.

L’attribution de médailles et de prix, comme le Prix Nobel de la Paix, ou la Médaille de la Liberté, participe de cet endoctrinement des populations occidentales et plus généralement de celles des Etats-Unis et de leurs alliés de la Coalition.

Certains de ces alliés (Arabie Saoudite, Egypte, Colombie) le sont parce que, pragmatiques, ils y trouvent leur intérêt (financier, armements, permissions d’opprimer leur propre population) mais la plupart, dont les peuples européens, se persuadent eux-mêmes qu’ils se trouvent dans le camp du Bien et de la Justice.

Le Prix Nobel de la paix fait partie des « jouets », des artifices leur permettant de flatter leur bonne conscience.

Ainsi après Henry Kissinger, Al Gore, Barack Obama, voilà le « valeureux » dissident chinois Liu Xiaobo [18] décoré de la prestigieuse médaille.

Car à condition d’être de Chine ou d’Iran, les opposants politiques ont bonne presse en Occident.

Ces Prix et Médailles sont des instruments politiques utilisés par le système occidental et ses alliés, dans le but d’envahir le monde entier et de lui imposer ses doctrines, le capitalisme inégalitaire et la domination par une minorité, la légitimité d’une micro-caste de riches amoraux s’arrogeant le droit inné d’occuper le sommet de l’échelle sociale et de dominer tous les peuples du monde.

Cela est fait par la force (les guerres, les coups d’état, les assassinats) et surtout par la ruse (la moralisation démocratique, les prix et médailles, les fondations « philanthropes » et les organes « mondiaux » de régulation, FMI, Banque Mondiale, OMC, OMS, ONU).

Plusieurs auteurs et chercheurs indépendants, dont le Réseau Voltaire (« Le prix Nobel de la paix au service de l’impérialisme ») [19], Thierry Meyssan (« Le dessous du prix Nobel de la paix 2009 ») [20], le professeur Domenico Losurdo (« Le Nobel de la guerre aux Messieurs du « Nobel de la paix ») [21], le professeur Chems Eddine Chitour (L’ordre occidental impérial : Stratégie d’attribution des prix Nobel) [22], nous révèlent toute la corruption qui règne au cœur de cette institution soumise, le Nobel, asservie comme toutes les autres institutions officielles aux mondialistes occidentaux, appuyés aujourd’hui sur les Etats-Unis et leurs alliés de la Coalition.

Ceux-ci nous gouvernent au moyen de leurres et instrumentalisent sans cesse notre bonne conscience, avec l’aide des médias et des institutions dans lesquelles nous avons naturellement confiance.

Sans risquer l’internement, l’incarcération ni la torture, vous pouvez toujours parler autour de vous de la « prisonnière 650 », en lui rendant son nom : Aafia Siddiqui et en rétablissant sa véritable histoire, voire signer la pétition réclamant sa libération, http://www.gopetition.com/petitions…, parler de Lynne Stewart, de Synnove Fjellbakk Tafto et afficher leurs photos, leurs calvaires, partout où vous pouvez.

Pascal Sacré

Sources :[1] http://www.gopetition.com/petition/…

[2] http://www.guardian.co.uk/media/pda…

[3] L’Université de Brandeis (Brandeis University) est une université privée américaine située à Waltham dans le Massachusetts, à 16 km à l’ouest de Boston. http://fr.wikipedia.org/wiki/Univer…

[4] Aafia, un spectre au tribunal, http://www.legrandsoir.info/Le-vers…

[5] http://blog.emceebeulogue.fr/post/2…

[6] The Triumph of Evil, by Prof. John Kozy http://www.globalresearch.ca/index….

[7] Le projet diabolique et criminel appelé États-Unis d’Amérique. Le gouvernement étasunien utilise la loi pour nuire aux gens et protéger les dirigeants, par John Kozy http://www.mondialisation.ca/index….

[8] Affaires Bettencourt, Karachi, Wildenstein… http://www.lemonde.fr/politique/art…

[9] Op.cit., The Triumph of Evil, by Prof. John Kozy

[10] Réflexion menaçante du vice président Cheney juste après l’attentat contre les Tours Jumelles : « Maintenant l’Amérique va devoir entrer dans le versant obscur de son histoire ».

[11] Lynne Stewart en prison : Quand la justice déraille, par Claude Herdhuin. http://www.mondialisation.ca/index….

[12] Op.cit., Lynne Stewart en prison : Quand la justice déraille.

[13] Ibid., Claude Herdhuin

[14] Revue Nexus, Juillet-Août 2010, n°69, p.4

[15] Les Irlandais rejettent à 53,4 % le traité de Lisbonne

http://www.lemonde.fr/europe/articl…

[16] Le 25 septembre 1972, les Norvégiens sont appelés à se prononcer par référendum au sujet de l’adhésion de leur pays aux Communautés européennes. A l’issue du scrutin, le non l’emporte avec 53,5% des suffrages. http://www.ena.lu/referendum_norveg…

[17 1994 la Norvège s’oppose pour la deuxième fois par référendum à l’entrée dans l’Union européenne. http://www.strasbourg-europe.eu/norvege,17976,fr.html

[18] Qui est Liu Xiaobo ? Ce que le jury Nobel vous cache http://www.mondialisation.ca/index….

[19] Les lauréats du Prix Nobel de la paix après le 11-Septembre http://www.mondialisation.ca/index….

[20] http://www.voltairenet.org/article1…

[21] http://www.futurquantique.org/?p=12677

[22] http://www.mondialisation.ca/index….

URGENT ! 19ième jour de grève de la faim d’Ali Aarrass ! SOUTENEZ-LE !



Salam (Paix) à tous et toutes,

Je suis Farida la soeur de Ali Aarrass, belgo-marocain en détention arbitraire en Espagne, Algeciras, dans le centre pénitencier de Botafuegos, depuis plus de deux ans, il fut arrêté le 1er avril 2008.
Tout d’abord je tenais à remercier très chaleureusement et infiniment, toutes les personnes signataires de l’appel lancé pour sa libération, ainsi que pour stopper son extradition vers la torture. Vous ne pouvez imaginer à quel point votre soutien, apporte un réconfort à toute la famille mais surtout à Ali.
Le plus dur dans cette épreuve est de découvrir qu’il y a des personnes qui non seulement préfèrent ignorer mais qui en plus n’hésitent pas à condamner l’innocent sans chercher à connaître la vérité. Il y en a encore d’autres qui n’hésitent point à vous retourner le couteau dans la plaie, en tenant des propos dont ils ignorent la profondeur du mal causé. Certains disent : « Il n’y a pas de fumée sans feu », je leur réponds : « Il faut s’assurer qu’il y a de la fumée quelque part avant de crier au feu ».

Dans le cas de mon frère, il n’y a même pas eu de jugement, car il n’existe aucune preuve contre lui. Pour votre soutien et votre confiance, je tiens absolument à vous remercier, car grâce à vous on se sent moins seuls à vivre cette si mauvaise expérience.

Lors du transfert de Ali à Madrid, où il était censé être auditionné et avoir droit à une décision claire de la part des juges, on lui demanda tout juste de signer son consentement à rester encore deux ans en prison. Ali a répondu à cette requête en disant : »Cela fait deux ans que je croupis dans une prison, en isolation comme un criminel, alors que je n’ai rien fait pour mériter cela, et vous avez le culot de me demander de signer pour y rester encore deux ans?! » bien entendu il refusa.

Le Tribunal Constitutionnel chargé de prendre une décision, finit par ajouter d’office les deux années supplémentaires, sans aucune écoute, et toujours sans aucun jugement. D’ailleurs comment auraient il pu faire autrement, puisqu’ils n’ont aucune charge contre lui? Pas étonnant. Son avocat s’est exprimé lors d’une récente conférence de presse en Espagne, il mentionnait qu’il n’y a plus lieu de croire à une Justice espagnole, vu que sans jugement les ministres de justice ont pris la ferme décision, de maintenir en détention mon frère et cela pour encore deux années. Actuellement et pour la deuxième fois depuis le début de sa détention, Ali a été transféré du centre pénitencier de Madrid, vers le centre pénitencier de Botafuegos, toujours à Algeciras.

J’envoie régulièrement des mails à ma belle soeur, épouse de Ali, pour la tenir au courant des démarches que nous tentons d’ici, entre autre du nombre des signataires qui s’ajoutent à l’appel. Lorsque Ali lui téléphone, Elle lui raconte ce qu’on fait pour tenter de le sortir de là et ça l’encourage énormément.

Comme la justice espagnole refuse de le libérer, Ali a repris une grève de la faim qu’il a commencée le vendredi 30 avril 2010. L’année dernière, il avait également entrepris une grève de la faim qui dura 2 mois, il avait perdu 35 kilos. Il fut extrêmement fragilisé, mais durant cette grève des mouvements de pression pour éviter l’extradition furent crées. On pense même que ce fut probablement son état de santé qui empêcha son extradition vers le Maroc. Ali est très courageux, même s’il est d’une très grande sensibilité.

Ce n’est pas une petite nature, il ne se plaint jamais, au contraire, malgré ce qu’il endure il s’inquiète toujours pour les autres. Lorsqu’il entreprend quelque chose il s’y tient car il le fait après y avoir mûrement réfléchi, il nous demande de bien vouloir le soutenir encore et d’insister auprès des instances belges pour qu’ils interviennent. Il refuse de croire que la Belgique puisse l’ignorer, qu’elle ne veuille rien tenter, ni politiquement ni diplomatiquement.

Quant à moi je vous demande de bien vouloir rédiger et adresser un courrier au ministre de la justice, mais aussi au ministre des affaires étrangères. Aussi à toutes organisations travaillant pour les droits de l’homme, à tous les médias possibles…. Leur mentionner qu’il s’agit d’un ressortissant belge, qui a toujours eu un comportement irréprochable, casier judiciaire vierge. Des personnes l’ayant connu sont prêts à en témoigner. Insistons auprès des politiques car plus aucun ressortissant belgo-marocain ne pourrait plus se sentir en sécurité nulle part. Quand on voit avec combien de facilité on les ignore lorsqu’ils sont juste soupçonnés !
Ali Aarrass est innocent, c’est un citoyen belge, il a droit à un jugement équitable et à un soutien de la part des autorités belges, au même titre que n’importe quel autre belge qui se nommerait Paul ou Marc.
Il faut faire cesser les différents traitements !

Farida Aarrass, sa sœur.

Adresses mail du Ministère des Affaires Etrangères, du Ministère de la Justice et du Roi de la Belgique (à complèter avec les adresses mail des candidats pour les élections du 13 juin 2010 ) pour demander leur intervention urgente … Jean.Gautier@diplobel.fed.be; Jozef.Bockaert@diplobel.fed.be;
Veronique.Siklosi@diplobel.fed.be; carole.demol@diplobel.fed.be; kab.bz@diplobel.fed.be; charles.michel@diplobel.fed.be; olivier@chastel.org; info@diplobel.fed.be; info@just.fgov.be; info@monarchie.fgov.be;

Montrons aux autorités judiciaires et pénitentiaires espagnoles qu’Ali n’est pas oublié. Vous pouvez écrire une lettre, une carte de soutien et d’encouragement à

Ali Aarrass (modulo 15),
Centro penitenciario de Algeciras
Ctra del Cobre, km.4.5
C.P 11206 Algeciras
Bota fuego
Espagne