Dessins des enfants de Gaza


Une initiative intéressante aux Etats Unis, répercutée sur le site web de Philip Weiss. On sait que l’approche des enfants en psychothérapie fait la part belle à diverses techniques d’expression, dont le dessin est une des formes privilégiées. Susan Johnson a eu l’idée de collecter auprès d’institutions de soutien psychologique des dessins réalisés par des enfants de Gaza et qui renvoient à leur vécu de l’opération militaire « Plomb Durci » menée par les terroristes sionistes fin 2008, début 2009. Ces dessins forment la matière d’une exposition appelée à tourner aux Etats Unis.Peut-être, les Américains sont-ils prêts à voir les dessins d’enfants représentant l’agression dévastatrice contre Gaza.
par Susan Johnson, Mondoweiss (USA) 22 décembre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri 


Une image vaut des milliers de mots, et cette vidéo bien plus. Elle contient des dessins d’une grande puissance expressive, créés par des enfants à Gaza et qui relatent les horreurs qu’ils ont vécues pendant l’opération Plomb Durci, il y a près de deux ans. Ces enfants partagent la dévastation émotionnelle et physique causée par les actions israéliennes.
Beaucoup de ces jeunes artistes n’échapperont jamais à l’enfer qu’ils ont traversé.
Cette vidéo s’insère dans un projet plus vaste, l’exposition itinérante « Un regard d’enfant de Gaza, » développée par Joyce Ravitz et moi-même après notre visite à Gaza en juin 2009. Ayant vu les dessins dans un cours de thérapie par l’art, nous avons senti qu’une exposition de dessins de ce genre devrait être mise en place et présentée aux Etats Unis. « Un regard d’enfant de Gaza » était né!
Je me suis servi d’internet pour trouver des participants et j’ai commencé à rassembler des dessins venant de six institutions de Gaza pour enfants. Les dessins ont été créés par des enfants âgés entre 7 et 12 ans. Rajie Cook, un graphiste bien connu pour son art contestataire, a créé la vidéo comme outil de communication pour faire venir du public à l’exposition. Rajie a attiré dans le projet son vieil ami, le photographe Thomas Francisco. Francisco s’est servi de ses talents musicaux pour sélectionner et mixer la musique. Leur projet achevé est fantastique!
Nous espérons que certains d’entre vous, en voyant ses dessins, voudront présenter le message communiqué par les enfants et leur art dans leurs propres villes. 

Pour toues suggestions de lieux, informations complémentaires et questions, email: achildsview1@gmail.com

Mais qu’est-ce qu’elle dit, éduquer à l’holocauste c’est raciste? L’est folle? Antisémite? Quoi, Juive!


décembre 8, 2010 par Msili

Avant d’entrer dans le véritable sujet de ce post, un lien vers le site Couleurs d’Algérie animé par Abdou dont j’aime beaucoup le travail. Abdou nous propose de fort belles photos du cimetière israélite d’Alger. A voir !

Quittons le domaine de l’esthétique pour évoquer le thème de ce post qui porte sur un mémoire de master soutenu à l’université de Toronto au Canada qui porte sur le racisme juif. Jenny Peto, qui vient de commettre ce travail, fait en ce moment l’objet de fortes critiques de la part de ceux qui ont pris l’habitude de considérer que le sionisme était la première cause dont devait se soucier l’humanité. L’université où elle a soutenu son mémoire n’est pas non plus épargnée, au point que la directrice de recherche de Mlle Peto parle d’ambiance de chasse aux sorcières sur le campus pour ceux qui osent critiquer l’entité sioniste.

C’est que jenny Peno n’y va pas avec le dos de la cuiller et attaque dans son mémoire des activités éducatives relatives à l’inculcation de l’holocauste qui, selon elle, servent les desseins de la propagande sioniste et de ce qu’elle appelle la communauté juive organisée. Elle dénonce particulièrement, semble-t-il, l’inculcation de l’holocauste aux Canadiens issus de minorités « de couleur. »

L’article du Toronto Star présente les arguments de ceux qui pourfendent le travail de jenny Peto. C’est toujours la même argumentation : son travail ne présente qu’un son de cloche, les inexactitudes, les omissions, les distorsions. Pourtant, quand il s’agit de «l’holocauste», personne ne prétend qu’on devrait prendre en compte le point de vue des nazis pour parvenir à une présentation équilibrée. Et la recherche universitaire est peut être autre chose qu’une simple synthèse de points de vue. Non ?

Un argument opposé à la thèse de Mlle Peto est cependant fourni par le Toronto Star lui-même qui signale qu’une des organisations incriminées dans ce travail universitaire, Canadian Centre for Diversity, n’est pas confessionnelle. Néanmoins, à l’origine son objectif était d’améliorer les relations entre Juifs et Chrétiens. Ce n’est que plus tard que son objet sera étendu. Si on s’intéresse cependant au conseil d’administration de ce centre pour la diversité, on y constate une pluralité apparente réelle. Avec cependant la présence d’une certaine Madeleine Levy, membre dirigeante d’une filiale (la task Force nationale pour l’holocauste, ça ne s’invente pas) du B’nai Brith, une organisation strictement réservée aux Juifs. Mais on note surtout parmi les membres de ce centre le nom de feu Edward M. Bronfman et celui de Judy Bronfman. Les Bronfman sont une riche famille présente notamment dans la production et le commerce de spiritueux et les media. Les Bronfman sont très connus pour leur sionisme militant et l’un d’entre eux, Edgar Bronfman Sr, a longtemps été président du Congrès Juif Mondial.

Autant dire que dans le conseil d’administration où siège un (e) Bronfman, flanquée de quelques amis sûrs, vous n’avez pas longtemps à vous demander d’où vient le vent.

L’université de Toronto critiquée pour une thèse sur le « racisme juif »

Par Daniel Dale, The Toronto Star (Canada) 7 décembre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’université de Toronto est critiquée par des associations juives, un éminent historien et des survivants de l’holocauste pour avoir accepté une thèse de master qui qualifie de « racistes » deux programmes éducatifs sur l’holocauste.

La thèse, intitulée «Le victimisme des puissants: les Juifs blancs, le sionisme et le racisme dans une éducation hégémonique à l’holocauste,» a été rédigée par Jenny Peto, une militante juive de la Coalition Against Israeli Apartheid. Elle dénonce la Marche pour le Souvenir et l’Espoir, au cours de laquelle de jeunes adultes de diverses origines se rendent avec des survivants de l’holocauste sur des sites polonais où les nazis ont commis des atrocités, et la Marche pour le Canada Vivant, qui emmène de jeunes Juifs avec des survivants en Pologne et en Israël.

Peto soutient que ces deux programmes amènent les Juifs à croire, à tort, qu’ils sont d’innocentes victimes. En réalité, écrit-elle, ce sont des blancs privilégiés qui sont « incapables de voir leur propre racisme. » La « construction d’une identité juive victimiste », soutient-elle, est intentionnelle : elle produit des effets qui profitent énormément à la communauté juive organisée » et à « l’apartheid » d’Israël.

Peto considère que des buts « politiques sionistes » sont dissimulés derrière les « objectifs apparemment de tolérance » de la Marche pour le Souvenir et l’Espoir. Elle écrit qu’on peut se poser des « questions ce qui est impliqué par des Juifs blancs prenant sur eux d’éduquer des gens de couleur sur le génocide, le racisme et l’intolérance. »

Le programme n’est pourtant pas géré par une association juive. Son organisation mère est le Canadian Centre for Diversity qui enseigne aux jeunes gens à lutter contre la discrimination.

« Elle pose des assertions non vérifiées et des observations erronées sur notre philosophie, nos objectifs et notre méthodologie. Nous avons été choqués et offensés en lisant la thèse, » affirme Carla Wittes, directrice des programmes du centre. « Nous sommes une organisation non religieuse soucieuse d’éduquer les gens sur les dangers de la discrimination, et l’holocauste est à l’évidence un exemple de choix. »

Le Congrès Juif Canadien, la Marche des Vivants et Irving Abella, professeur d’histoire juive à la York University, ont déclaré que la thèse aurait dû être rejetée. « Ce n’est pas un travail universitaire, c’est de l’idéologie, » affirme Abella, un ancien président du Congrès Juif Canadien. « C’est complètement anhistorique : je l’ai trouvée pleine de contre vérités et de distorsions qui ne tiennent ensemble que une analyse stupide et inconsistante. Elle frôle l’antisémitisme… Je suis consterné qu’une grande université l’ait trouvé acceptable. »

Peto a validé son diplôme en juin auprès du Department of Sociology and Equity Studies in Education (SESE) qui dépend de l’Ontario Institute for Studies in Education (OISE) de l’université de Toronto. Julia O’Sullivan, doyenne de l’OISE, et Rinaldo Walcott, président du SESE n’ont pas répondu à nos demandes de commentaires ce lundi.

Cheryl Misak, président de l’université de Toronto, a déclare que la « liberté des recherches est profondément ancrée dans notre institution » et que « le meilleur moyen pour les membres de la communauté (universitaire) de dénouer une controverse est de débattre des arguments et des conceptions qui les opposent. »

Peto, qui a fait partie d’une organisation qui avait occupé le consulat israélien à Toronto en 2009, attribue la controverse à des « individus et des organisations de la droite pro israélienne).

« Ce n’est pas la première fois que des organisations pro israéliennes me traînent dans la boue et ce ne sera certainement pas la dernière, » dit-elle.

Interrogée pour savoir si elle voulait maintenant modifier sa thèse, Peto a répondu : « J’aimerais pouvoir écrire une conclusion qui parlerait de cette controverse et montrerait à quel point elle s’inscrit parfaitement dans mon analyse sur les abus de l’antisémitisme pour calomnier ceux qui font entendre leurs critiques contre Israël. » Sa directrice de thèse, Shery Nestel, lui fait écho en déclarant que ceux qui critiquent Israël sur le campus se retrouvent dans un « climat de chasse aux sorcières. »

La Marche des Vivants cherche à renforcer les liens des jeunes Juifs avec Israël, déclare son directeur national Eli Rubinstein, mais aussi à leur apprendre à s’opposer à l’intolérance. Il qualifie la thèse « d’extrémiste » et affirme que « L’université et la directrice de thèse ont la responsabilité de demander à l’étudiant, «’Avez-vous essayé de voir de l’autre côté ? ’ »

Peto n’a interviewé aucun des participants aux programmes ni aucun de leurs dirigeants. Elle indique que les étudiants de master pratiquent rarement les « entretiens » à grande échelle.

Nate Leipciger, un survivant de l’holocauste de 82 ans qui a participé aux deux programmes dit avoir été « très affecté » par cette thèse. La survivante, et participante aux programmes, Anita Ekstein, 76 ans, la considère « extrêmement blessante. »

source

Cette loi s’applique-t-elle à Lille?


La question mérite en effet d’être posée et la mairesse de la ville devrait s’y intéresser. Car si Mme Martine Aubry  est très gentille de vouloir jumeler la ville de Lille avec celle de Safed dans l’entité sioniste, on ne peut que remarquer avec  Oumma.com, que Safed est une ville particulièrement raciste.
Un racisme encouragé par un de ses rabbins, Shmuel Eliyahu Or ce rabbin est lui-même un fonctionnaire municipal. Il paraîtrait que le ministre (sioniste) chargé des minorités a demandé son limogeage. On attend toujours…

Et justement en attendant, une cinquantaine de rabbins viennent de signer une déclaration selon laquelle vendre ou louer du terrain ou un logement à un non Juif est interdit aux termes de la loi religieuse juive (halacha). Et cette interdiction est valable non seulement dans le squat sioniste mais aussi dans les quartiers juifs à l’étranger. Cette interdiction est même citée en référence pour étayer la prise de position interdisant ces transactions en Palestine occupée.
Mme Aubry devrait donc vérifier si cette interdiction est effective à Lille ; à moins que cette ville n’ait pas de quartier juif..

50 rabbins fonctionnaires municipaux: ne louez pas d’appartements à des Arabes
Louer une terre à des non Juifs est blasphématoire, quiconque enfreint cette interdiction doit être ostracisé, affirment des rabbins.
par Kobi Nahshoni, Yediot Aharonot (Sionistan) 7 décembre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Des dizaines de rabbins fonctionnaires municipaux ont signé un manifeste ordonnant l’interdiction conformément à la loi halachique (religieuse) de vendre ou de louer de la terre ou des appartements à des non Juifs en Israël.
Le document, qui a reçu l’aval de plus de 50 rabbins du parti National Religieux et ultra orthodoxes qui travaillent pour des municipalités à travers Israël, doit être diffusé par la presse religieuse et par des tracts distribués dans des synagogues ce weekend.
Parmi les signataires, se trouvent les rabbins Dov Lior, Shlomo Aviner et Ya’akov Yosef. Ces rabbins sont en majorité des fonctionnaires qui travaillent pour des municipalités et des villes d’Israël comme Eilat, Ashdod, Herzliya, Jérusalem, Kfar Saba, Naharia et Holon.
Les signatures ont été réunies par un étudiant en religion de Netanya qui a choisi de s’adresser aux chefs rabbiniques municipaux suite au tollé entraîné par l’appel du rabbin de Safed à ne pas louer d’appartements dans la ville à des étudiants Arabes. Il s’est rapproché de fonctionnaires et non de directeurs d’écoles religieuses afin de mettre l’accent sur le fait que cette décision ne reflète pas une opinion politique mais plutôt une interdiction halachique classique.
La déclaration cite une série de passages halachiques traitant de cette question et observe que dans certains cas, des personnes qui louent des appartements à des non Juifs pouvaient être ostracisés.
« Les voisins et connaissances du vendeur ou du bailleur doivent d’abord l’avertir personnellement et ensuite ils sont autorisés à rendre l’affaire publique, à prendre leurs distances d’avec lui, à éviter les relations commerciales, etc., » lit-on dans la déclaration.
Les rabbins proposent plusieurs justifications pour cette interdiction, dont des craintes de mariages interreligieux et de blasphème. La déclaration ajoute que les vendeurs assument la responsabilité des conséquences matérielles et spirituelles de leurs actions.
‘Des vies en jeu’

Le document avertit ensuite que quiconque loue des appartements à des non Juifs cause un grand tort à des voisins car « leur mode de vie diffère de celui des Juifs. » Parmi les non Juifs, on peut aussi trouver des ennemis qui peuvent mettre en danger des vies de Juifs, expliquent les rabbins.

Leur déclaration suggère qu’il n’y a pas de différence entre une personne qui loue un appartement à un non Juif en Israël et une personne qui fait la même chose dans des quartiers juifs à l’étranger.
Les organisateurs n’ont pas encore obtenu la signature de grandes personnalités rabbiniques ultra orthodoxes mais ils ont inclus une déclaration faite il y a cinq ans par des personnalités de premier plan, les rabbins Chaïm Kanievsky, Nissim Karelitz, et Aharon Leib Shteinman qui avaient dit à l’époque que la terre ou les logements en Israël ne pouvaient pas être vendus à des Gentils.

Le scandaleux Alfred Grosser (d’après la propagande sioniste)


Le Spiegel, ce grand magazine allemand, nous propose un texte intéressant mais non signé, ce qui laisse entendre qu’il reflète la position de ce magazine sur la question qui est traitée (à moins qu’il ait été purement et simplement dicté par une tierce partie, ce qui me semble plus probable)..
Le thème de cet article porte sur la commémoration prochaine à Francfort sur le Main de la Nuit de Cristal, ce déchaînement antisémite qui avait ouvert les yeux de beaucoup de gens sur les intentions du régime allemand de l’époque.
L’invité d’honneur, et orateur de choix, de cette commémoration n’est autre qu’Alfred Grosser, un illustre politologue Français d’origine allemande natif justement de Francfort sur le Main. Outre le fait d’être né dans cette ville, Alfred Grosser a doublement vocation à assumer ce rôle honorifique : il est lui-même issu d’une famille juive qui s’était réfugiée en France en 1933 et il a été un des artisans infatigables de la réconciliation entre les peuples français et allemand.
Une autorité intellectuelle et morale absolument indiscutables, apparemment.
Je dis apparemment, parce que l’article nous apprend qu’en fait, M. Grosser est une personnalité controversée.
Suives mon regard : quand il y a controverse, que des propos sont controversés, qu’un individu est lui-même controversé, c’est que la hasbara (la pédagogie du mensonge) sioniste n’est pas loin.
Et effectivement, on apprend avec effarement qu’Alfred Grosser est « tristement célèbre  [infamous] pour ses propos antisionistes. » Propos qui, ça va de soi, le disqualifient pour prendre la parole lors de cet événement hautement symbolique qu’est la commémoration de la Nuit de Cristal.
Le Conseil Central des Juifs en Allemagne, qui a déjà subi les foudres de Grosser, aurait bien voulu voir révoquée l’invitation de Grosser. Le problème est que c’est la mairie qui invite, pas eux. Car il s’agit bien d’une commémoration organisée par la mairie et non par la communauté juive et que sa vocation n’est pas de se souvenir d’un événement « juif » mais d’un événement qui concerne tous les habitants de Francfort et bien au-delà.
Certains seront heureux d’apprendre que, d’après l’article qui prétend se référer à des amis de Grosser, ce dernier serait « le prototype de l’Européen : Allemand, Français, Juif, intellectuel »
Adieu l’Europe judéo-chrétienne !
Alfred GROSSER
Der Spiegel (Allemagne) 5 novembre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le politologue Allemand Alfred Grosser est bien connu pour son action en faveur de l’amélioration des relations franco-allemandes. Il est aussi tristement célèbre [sic] pour ses propos antisionistes. Il a néanmoins été choisi pour participer la semaine prochaine à Francfort, à la commémoration de la Nuit de Cristal. Un scandale se prépare.
Le trouble monte à Francfort. Mardi prochain, comme chaque année, la « Nuit de Cristal, » le pogrom nazi du 9 novembre 1938 sera commémoré à la Paulskirche [église où siégea le premier parlement allemand en 1848]. Et l’orateur principal, parmi tout ce monde, sera un homme connu pour avoir comparé ce que les nazis ont fait aux Juifs à ce que les Israéliens font aux palestiniens. Il a dit : « En tant qu’enfant Juif sans une école de Francfort, j’ai été méprisé et même frappé. Je ne peux pas comprendre comment des Juifs peuvent mépriser autrui. »
Alfred Grosser est né à Francfort en 1925. Son père, Paul Grosser était médecin, Juif, social démocrate et franc maçon, assez lucide pour émigrer en France après la prise du pouvoir par les nazis. Il est mort là bas en 1934. Son fils Alfred acquit la citoyenneté française, étudia la science politique et la civilisation allemande et, vers l’âge de 30 ans, obtint une chaire au prestigieux Institut d’Etudes Politiques de Paris. Il se fit rapidement un nom au titre de défenseur acharné de l’entente franco-allemande. Il a reçu plusieurs distinctions dont le prix de la paix décerné par les libraires Allemands, le Grand Prix de l’Académie des Sciences morales et politiques et le «Grand Ordre du mérite» de la République Fédérale d’Allemagne.
Grosser a été régulièrement invité dans des émissions de débats à la télévision et a été un orateur bien accueilli dans des conférences et des réunions. On ne saurait mettre en question sa promotion d’une normalisation des relations franco-allemandes. Ses amis le considèrent comme le prototype de l’Européen : Allemand, Français, Juif, intellectuel. Ses détracteurs soulignent ce qui se trouve tout particulièrement au centre de ses intérêts et de ses activités : Alfred Grosser lui-même. En 2003, par exemple, il avait quitté le conseil d’administration du magazine français L’Express, expliquant sa démarche par le fait que la rédaction « n’avait qu’avec réticence » publié ses notes de lecture sur un livre israélien, et publié dans le numéro suivant un tas de lettres de lecteurs « qui protestaient contre moi. »
Personne ne sait encore ce que Grosser dira le 9 novembre dans la Paulskirche. Mais le simple fait qu’il ait été convié à faire ce discours a amené du ressentiment entre la maire de Francfort Petra Roth et les deux vice- présidents du Conseil Central des Juifs en Allemagne, Dieter Graumann et Salomon Korn.
Sans surprise, de chaque côté on a une version différente sur la façon dont s’est faite l’invitation. Un proche du maire dit que c’était une idée de Korn. De leur côté, Korn et Graumann affirment qu’on ne leur a jamais demandé leur avis. La première fois qu’ils ont entendu parler de l’invitation, disent-ils, c’est par les journaux.
Le Secrétaire général du Conseil central, Stephan Kramer, a demandé à Roth d’annuler l’invitation de Grosser. Il estime qu’il est «irrévérencieux [sic] de laisser Alfred Grosser prendre la parole à cette date, à cet endroit.»
Il est sans doute trop tard. Les invitations à la commémoration ont déjà été envoyées. Seul Grosser lui-même, semble-t-il, peut éviter le scandale – en revenant lui-même sur son engagement. Ce qui, cependant, n’a guère de chances d’arriver.
Grosser a longtemps été controversé. En septembre 2009, il avait donné une interview au Kölner Stadt-Anzeiger, dans laquelle il accusait le Conseil Central de museler les critiques d’Israël. « Dès qu’une voix se lève contre Israël, elle est immédiatement étiquetée « antisémite »… les pires sont le Conseil Central des Juifs. » La République Fédérale, affirme Grosser, est « si intimidée… que devant la Knesset, le président (Allemand) et la chancelière ne font référence qu’au terrorisme du Hamas. »
Dans un entretien accordé au magazine Stern en octobre 2007, il avait dit  » que les Allemands ont le droit d’être critique à propos de tout, mais pas d’Israël, » et qu’il y a un club qui s’en prend régulièrement aux Allemands quand ils disent quelque chose contre Israël. » S’ils le font néanmoins, « le club dit tout de suite : ‘Je vais vous asséner Auschwitz sur la tête’. Je trouve que c’est intolérable. » En 1998, ce même club s’en était pris à l’écrivain martin Walser au moment où on lui remettait le prix pour des libraires pour la paix, provoquant ainsi la « dispute Walser-Bubis » dans la Paulskirche de Francfort – le lieu même où Grosser prendra la parole.
(Note de la rédaction: dans ce discours, Walser avait parlé du « fardeau historique » du pays et dit « quand les media me parlent tous les jours de ce passé, je me rends compte que quelque chose au fond de moi s’oppose à cette exposition permanente de ce qui est notre honte. » Il avait aussi évoqué » « l’instrumentalisation » d’Auschwitz. Ce discours avait été critiqué par Ignatz Bubis, alors président du Conseil Central des Juifs en Allemagne qui avait accusé Walser de commettre un « crime intellectuel. »

Une variante moderne d’antisémitisme

Les antisionistes de droite ou de gauche ressemblent assez à Walser et Grosser quand ils reprochent à l’Allemagne d’être sous « l’emprise du lobby israélien.» Grosser a bien sûr plus d’influence. En qualité de Juif, on ne peut le soupçonner de céder à un ressentiment antisémite. Quand il dit, par exemple, « que les politiques israéliennes encouragent l’antisémitisme, » il ne fait dans ce cas que critiquer Israël. Même si c’est une variante moderne de l’accusation classique – que les Juifs sont en tort.
Questionnée sur les déclarations passées de Grosser, la maire de Francfort répond que certaines informations étaient déjà connues » et que «certaines sont nouvelles.» Elle renvoie à la «position claire et incontestable de la ville de Francfort vis-à-vis d’Israël et en particulier aux relations amicales avec la ville de Tel Aviv.»
Concernant Grosser, Roth déclare qu’il a « un lien personnel avec Francfort sur le Main, » et qu’il a aussi « œuvré pendant plusieurs décennies à la réconciliation des peuples, et qu’il a réussi une grande chose avec la nouvelle relation franco-allemande, » ce qui lui a valu le prix des libraires pour la paix en 1975. « C’est tout ça qui nous a incités, 35 ans après cette cérémonie, à inviter M. Grosser à prendre la parole à la Paulskirche le 9 novembre, » a-t-elle expliqué.
Dénigrement du Conseil Central des Juifs
Au bureau de la maire, on croit, semble-t-il, que Grosser reste très impliqué dans la réconciliation. Mais tout ça est du passé. Aujourd’hui, il se demande pourquoi les Juifs n’ont rien appris de leur histoire.
Le Conseil Central des Juifs n’est pas heureux de la situation à laquelle il doit faire face. « Nous ne l’avons pas invité, et nous ne pouvons pas révoquer son invitation, » déclare un haut responsable. Nous sommes dans l’impasse. » Le responsable dit que le Conseil sera dénigré qu’il participe à la commémoration où qu’il s’en retire. »
Ils [le Conseil] vont donc y aller et voir ce que dit Grosser. « Nous n’annoncerons pas publiquement comment nous allons nous comporter pendant cet événement dans la ville de Francfort, le 9 novembre dans la Paulskirche. Mais nous agirons de manière appropriée. »
Ce pourrait être une soirée intéressante.

No future pour l’entité sioniste


Un bon papier sur KABOBfest qui expose bien le hiatus entre les régimes arabes, prêts pour diverses raisons à pactiser avec le régime sioniste, et les opinions publiques arabes qui rejettent toujours aussi fermement une greffe dont le rejet n’est différé que par la force des armes mais, surtout, par l’argent des contribuables des Etats Unis.
Et il est vrai que l’entité sioniste n’a aucun avenir dans la région d’Asie mineure où elle s’est implantée. Les sionistes, même les plus obtus comme ceux qui postent des commentaires sur ce blog (pourtant insignifiant pour résumer leur point de vue) le savent bien. En désespoir de cause, ils en sont réduits à souhaiter une destruction de l’ensemble de la région au moyen de leurs armes atomiques en cas de menace de disparition de l’Etat voyou.<br Donc rien d'autre qu'une preuve supplémentaire que le monde doit être débarrassé de cet Etat malfaisant et dangereux pour tous.

KABOBfest ne dit pas comment l’entité disparaîtra et c’est normal car  personne n’a de boule de cristal. Il est cependant douteux qu’elle soit démantelée à la suite d’une offensive militaire de je ne sais quel pays arabe. Aucun de ces pays n’a la volonté, ni la capacité militaire de venir à bout de l’entité sioniste. L’Iran est loin et aucun de ses intérêts vitaux n’est en jeu en Palestine sauf, bien sûre, si le régime sioniste mettait à exécution ses menaces contre le gouvernement de Téhéran. Le rapport de force militaire n’a en fait jamais été aussi favorable au régime sioniste: une résistance palestinienne divisée et restreinte pour l’essentiel au Hamas, une Jordanie et un régime égyptien qui ont pactisé avec le sionisme, une Syrie en crise économique avec un pouvoir sans doute assez peu solide et doté d’une armée dont les équipements sont largement obsolètes..
Il en va autrement sur le plan politique. L’image de l’entité sioniste à l’international ne cesse en effet de se dégrader à mesure que le cliché des réfugiés fuyant le nazisme s’estompe au profit du visage d’une soldatesque barbare qui commet ses forfaits au nom d’une bannière frappée de l’étoile de David. Par ailleurs, sur le plan démographique, l’entité sioniste est confrontée à deux défis. Le premier est la croissance démographique palestinienne dans l’ensemble des territoires occupés mais aussi dans la diaspora. C’est le danger le plus évident. Le deuxième est en général moins clairement perçu; il s’agit du poids démographique de plus en plus important des Juifs extrémistes. Ces derniers ont en effet un taux de natalité très élevé et représentent déjà une force politique incontournable dans les territoires occupés. Demain, ils représenteront une force incontournable dans l’ensemble de l’entité sioniste qui aura dès lors du mal à faire valoir son image de parcelle d’Europe au coeur du Proche Orient. Car ces Juifs fondamentalistes sont des fanatiques de la pire espèce qui indisposent déjà un certains nombre de ressortissants de l’entité sioniste qui ne sont en réalité Juifs que sur le papier.
Pour l’heure, le régime sioniste continue certes à obtenir des gains dont il se gargarise (comme sa récente admission à l’OCDE) sur les acquis de l’antisémitisme européen., et tend encore à l’Europe une image en miroir. Le problème est que les populations européennes rejettent de plus en plus ce qu’elles voient dans ce miroir et que dans quelques années le miroir sera surtout plein de visages de fanatiques juifs dont Netanyahou n’est qu’une version édulcorée.
Ces évolutions invitent à un optimisme mesuré d’autant qu’il faut bien garder en tête que la situation au Moyen Orient n’est absolument pas centrale pour les électorats occidentaux. Et qu’avec les gouvernants Européens, c’est encore autre chose car, convaincus ou pas par le sionisme, ils font l’objet de pressions dans le système socio-politique qui leur est propre car, contrairement à la légende, il y a longtemps que le conflit du Proche orient a été importé en France et en Europe (au moins depuis la Déclaration Balfour)
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‘Reconnaître Israël, SVP?’
par Sarakenos, KABOBfest, 24 octobre 2010  traduit de l’anglais par Djazaïri

Les sionistes ont essayé, depuis la déclaration Balfour, de se faire reconnaître et accepter par le monde entier, mais de manière plus cruciale par les Sarrasins qu’ils prévoyaient de remplacer, de préférence par des moyens pacifiques; par la force si nécessaire. C’est surtout après la stupéfiante victoire israélienne de 1967 qu’Israël a convaincu le monde que sa présence était tout, sauf temporaire; et d’autres pays commencèrent à la reconnaître et à commercer avec elle. Israël avait occupé la Cisjordanie, le Golan et le Sinaï en six jours et avait presque immédiatement commencé à construire des colonies (sans jamais cesser de le faire depuis). D’habitude, on ne construit pas des colonies dans des endroits qu’on a l’intention de quitter!

Israël n’a toujours ni constitution ni frontières officielles. Mais elle semble avoir abandonné l’idée d’une expansion territoriale au delà des actuels territoires occupés au profit d’une expansion politico-économique. Qui aurait pu penser que la menace existentielle pour Israël (être prise en tenaille entre deux populations foncièrement antisionistes, seize fois plus nombreuses que la population juive) aurait jamais pu devenir sa profondeur économique et stratégique? L’Egypte fournit à Israël du gaz naturel à des prix subventionnés tandis que la Jordanie a mis en place des zones franches conçues par les Américains pour  qu’Israël y installe des ateliers de confection, avec de la main d’oeuvre féminine palestinienne, qui fait la navette quotidiennement par autobus depuis les camps de réfugiés. Ajoutant à cette humiliation, ces travailleuses esclaves apposent des étiquettes « made in Israel » sur les vêtements qu’elles fabriquent. 

Mais le succès de cette expansion politico-économique d’Israël ne peut perdurer et être assurée à long terme sans une véritable acceptation et reconnaissance  populaire d’Israël en tant qu’Etat juif. Quand Netanyahou demande cette reconnaissance en préalable à toute négociation de paix, ce n’est pas qu’une façon de gagner du temps.

Israël est comme une greffe d’organe incompatible que l’organisme Sarrasin rejette. Les médecins sionistes ont fait de gros efforts pour injecter à la masse sarrasine toutes sortes de médicaments^pour qu’il accepte le greffon, mais aucune de ces substances ne semble avoir d’effet permanent. Chaque camp sait que, si l’Oncle Sam retire son soutien (diplomatique et fiancier) en cette étape critique, Israël disparaîtrait de mort naturelle.

Si les Juifs Européens avaient eu recours à des moyens non invasifs pour immigrer en Palestine (par exemple ainsi qu’ils l’ont fait pour immigrer aux Etats Unis), ils auraient été aisément absorbés par l’ensemble de l’organisme sarrasin, comme l’ont été les Juifs en Amérique et les Arméniens dans les régions assyriennes, entre autres. Cependant, ces immigrants Juiifs d’Europe n’avaient pas choisi d’eux-mêmes cette destination, mais y avaient été attirés par les pionniers du sionisme – eux-mêmes des Juifs Européens animés du rêve psychotique de nettoyer ethniquement une autre population pour établir leur propre Etat séculier basé sur des fables vieilles de 2000 ans, avec l’entier soutien de l’Europe (ils avaient les relations nécessaires). 

Les sionistes aiment à se dire à eux-mêmes et au monde entier qu’ils avaient immigré en Palestine sans mauvaises intentions. Ils se lamentent sur le fait que, alors qu’ils venaient pour vivre en paix et dans la coexistence, ces Arabes qui détestent les Juifs ont refusé de patager leur territoire avec eux. Demandez à ces sionistes pourquoi, aujourd’hui, ils refusent de permettre aux millions de réfugiés Palestiniens de rentrer chez eux. Ils vous diront ouvertement que s’ils permettent à un aussi grand nombre de Palestiniens d’entrer en Israël; le simple ratio des populations serait modifié au point que l’identité juive du pays cesserait d’exister! Bien sûr, ils ont parfaitement raison d’envisager ce résultat, et c’est exactement pourquoi les Palestiniens s’étaient fermement opposés à l’immigration euro-juive il y a un siècle! Ils avaient prévu que le projet sioniste sonnerait le glas de leur légitime projet national, et leurs craintes se transformèrent en réalité.

Le récit sioniste est qu’ils [les Juifs] ont fui la persécution en Europe, sont arrivés en Palestine comme de pauvres réfugiés Européens, avec de bonnes intentions pour une coexistence pacifique. Et comme ils n’avaient pas été bien accueillis par les habitants indigènes, ils avaient fini par vaincre leur adversaire; en massacrant et en expulsant des centaines de milliers de personnes, en rasant  des villes et des villages entiers, en repoussant par magie six armées arabes sans autre aide que celle de Yahvé! Essayez de vous imaginer des immigrants Mexicains pacifiques et bien intentionnés et à qui on a refusé un permis de séjour aux Etats Unis, non seulement prendre les armes pour se défendre eux-mêmes contre l’expulsion mais en arriver à expulser la moitié de la population des Etats Unis et l’empêcher pour toujours de revenir dans ses foyers? Les Mexicains n’auraient-ils pas besoin, je sais pas moi, d’un tas de saloperies de fusils pour arriver à ce résultat?

Ca le rappelle un épisode de Tom & Jerry, quand « Butch, le chat de gouttière, cherche d ela nourriture. Il essaye d’abord de voler… un jambon entier dans la maison de Tom & Jerry, mais il rate son coup accidentellement…  Butch décide alors de se déguiser en bébé abandonné sur le pas de la porte afin de s’infiltrer dans la maison et d’avoir accès au réfrigérateur bien garni dans la cuisine. La ruse fonctionne, et Tom fait entrer Butch dans la maison… A table, pendant le dîner, Tom coupe un peu de jambon pour Jerry et pour lui-même. Butch, toujours déguisé en bébé, apparaît soudain à la fenêtre et demande en langage bébé un peu de jambon. Amusé par l’audace de Butch, Tom lui donne du jambon avec réticence; en en coupant d’abord une tranche très fine. Mais Butch s’empare alors de tout le jambon et commence à l’engloutir voracement tout en repoussant Tom & Jerry » – cité d’après Wikipedia.

Les palestiniens, et les Sarrasins plus largement, ont ces faits, cette vérité, gravés dans leurs coeurs. Et même si chaque tentative d’agir sur la base de cette vérité pour récupérer le territoire volé a été, pour l’instant, tenue brutalement en échec par les clients des Etats Unis (Israël, les gouvernements et les milices arabes); la vérité reste inchangée. Et quand les officiels Israélo-US achètent des alliés chez les Sarrasins, ils ne font que visser un peu plus une cocotte minute. Ce que veulent en réalité les sionistes, c’est éteindre le feu sous la cocotte, et ils ne savent tout simplement pas comment faire. Ils sont incapables de voir que ce feu est leur existence illégale!

Quand le premier ministre Ben Gourion avait été interrogé pour savoir s’il croyait vraiment que les Palestiniens ne rentreraient pas chez eux, il avait répondu que les vieux mourraient et que les jeunes oublieraient. Pourquoi ces damnés palestiniens n’oublient-ils pas? Pourquoi ces damnés Sarrasins ne laissent-ils pas tomber? OK, bien, les sionistes ont pris une petite portion de votre immense territoire arabe et expulsé quelques centaines de milliers de personnes, bla bla bla… Quand arriverez-vous à vous y faire et à nous laisser, nous sionistes, vivre en paix? Tout ce que nous voulons, c’est la paix! Nous sommes même d’accord pour vous rendre la Cisjordanie et Gaza et le contrôle entier sur al-Aqsa, en échange de la paix et de la sécurité. Sinon, il y aura une nouvelle guerre meurtrière et nous vous botterons encore le derrière! Et sincèrement, ce n’est pas ce que nous voulons, sincèrement! Vous voulez une preuve? Regardez ce qui s’est passé avec l’Egypte! Ils ont reconnu notre droit à l’existence, et en échange nous leur avons restitué tous les territoires et démantelé nos colonies sur place. Qu’est-ce que nous devons faire de plus pour que vous nous acceptiez?

Chers sionistes, vous ne semblez pas comprendre. Nous sommes une nation plurielle avec des dizaines de groupes ethniques, dont des Juifs. Vous êtes des occupants « étrangers », et vous avez volé un territoire qui ne vous appartient pas (et ne vous a jamais appartenu). Nous n’avons pas de place parmi nous pour un auto-proclamé peuple élu, raciste, exclusiviste, colonialiste, assassin et doté de l’arme atomique. Vous pouvez acheter votre reconnaissance avec l’argent des contribuables Américains, mais nous ne la signerons pas. L’argent ne vous permettra pas d’échapper à votre destin: chaque pouce de votre Etat devra être démantelé. Comprenez, s’il vous plaît, que ce n’est pas du fait de notre haine envers vous (quoique vous méritiez notre haine pour ce que vous avez fait et continuez à faire), mais c’est notre interprétation universelle de la justice. Cela tient au respect envers nous-mêmes, nos valeurs et, plus important, à notre respect pour ces hommes et ces femmes, Chrétiens et Musulmans, laïcs et religieux, qui ont versé leur sang et sont morts dans le combat pour leur liberté. Quand votre démantèlement sera achevé (et nous souhaitons sincèrement qu’il se fasse sans effusion de sang), c’est avec le plus grand plaisir que vos demandes de visas seront accueillies par votre consulat de Palestine le plus proche en Europe ou en Amérique.

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Le Sarrazin et le « gène juif »


Un certain Thilo Sarrazin (sic), haut fonctionnaire de la Bundesbank, la banque centrale allemande, s’est fait remarquer depuis quelques années, non tant par ses compétences financières que par ses remarques, disons peu amènes, à l’égard des personnes d’origine turque ou arabe qui résident en Allemagne.
Jusque là, tout allait donc plutôt bien pour Thilo Sarrazin: s’en prendre aux Sarrasins, après tout…
Et puis, patatras, Thilo Sarrazin est allé trop loin puisque, nous apprend le journal sioniste Haaretz,
Pourtant le livre que vient de publier Thilo Sarrazin est une charge sévère contre les Turcs et les Arabes. Mais ce n’est en effet pas ça qui a vraiment fait réagir le gouvernement allemand:

Le ministre des affaires étrangères Guido Westerwelle et le ministre de la défense Karl-Theodor zu Guttenberg ont déclaré que Sarrazin avait passé les bornes [was out of line] pour ses propos sur les Juifs, propos qui ont aussi été critiqués par des dirigeants Juifs du pays responsable de l’holocauste.

Pour ceux qui douteraient que Sarrazin a passé les bornes en raison de ses propos sur la « génétique » juive :
« Il n’y a pas de place dans le débat politique pour des propos qui attisent le racisme ou l’antisémitisme, » a déclaré Westerwelle.
« Il y a des limites à toute provocation et Sarrazin, membre de la direction de la Bundesbank, est clairement allé au delà des limites avec ses propos erronés et inappropriés, » a ajoué Guttenberg.
C’est donc clair: pas de place dans le débat pour des propos racistes et antisémites, mais les bornes ne sont franchies qu’en cas de propos antisémites.

Un certain Stephan Kramer, présenté comme un dirigeant communautaire juif, caractérise l’aspect antisémite des propos de M. Sarrazin:

« Quelqu’un qui tente de définir les Juifs par une particularité génétique est consumé par une manie raciste, » a déclaré Kramer.

Oui, car Sarrazin n’a apparemment évoqué aucune tare imputable à cette particularité génétique, la pingrerie par exemple, ni aucune qualité d’ailleurs (comme la propension à avoir du talent artistique). Il s’est borné à parler d’un gène qui serait commun à tous les Juifs (et aussi d’un gène commun aux Basques).
Or cette affirmation dûment estampillée antisémite fait partie justement des obsessions de nombreuses personnes qui s’acharnent à rechercher ce ou ces fameux gène(s) juif(s). L’ultrasioniste JSS l’a trouvé lui, ce gène juif (je savais bien que JSS était aussi un fieffé antisémite).
Le site Lamed nous précise même que ce matériel génétique est « commun à tous les Juifs et pas seulement pour les Cohanim ». (les Cohen sont supposés effectivement se marier entre eux).

Mettre des visages sur les victimes


Mounadil al Djazairi :

Portrait rapide des neuf victimes turques du MV Mavi Marmara
Alors que nous savons tout (ou Presque) de Gilad Shalit, ce malheureux soldat, Français dit-on, capturé alors qu’il défendait l’Alsace et la Lorraine dans un uniforme frappé de l’écusson bleu blanc rouge d’un régiment d’infanterie de province, que savons-nous des neuf Turcs assassinés par les terroristes sionistes lors de l’assaut sur la Mavi Marmara ?

A part que ce sont des membres d’al Qaïda ?
Et qu’ils voulaient « casser » du soldat sioniste ?
Lawrence of Cyberia nous en dit un peu plus en nous proposant un rapide portrait de ces neuf victimes de la bestialité sioniste.

Mettre des noms sur des visages voir sur le site de Mounadil :

1. Ibrahim Bilgen, 61 ans, ingénieur électricien originaire de Siirt. Membre de l'association des ingénieurs électriciens de Turquie. Marié, six enfants.

http://mounadil.blogspot.com/2010/06/portrait-rapide-des-neuf-victimes.html

Les Gilad Shalit Australiens à l’assaut de la flottille pour Gaza


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Comme vous le savez, des témoignages nous parviennent sur l’opération menée par les gangsters de Tel Aviv contre les navires chargés d’aide humanitaire qui tentaient de briser pacifiquement le siège de Gaza. Et ce n’est qu’un début pour des paroles qui feront le tour du monde dans toutes les langues puisque 42 nationalités étaient représentées chez les militants pro palestiniens.
Je vous livre ici le premier récit paru en Australie sur ce qui est arrivé à une journaliste embarquée sur le Challenger One, un des navires de la flottille. On dira que, dans son malheur elle a eu de la chance car il est clair que même si l’assaut de son bateau s’est fait avec une brutalité gratuite, le Challenger One n’a pas reçu le même
traitement que le Mavi Marmara qui a, semble-t-il eu droit à des « égards » particuliers. Peut-être parce qu’il battait pavillon turc et était donc bourré d’islamistes dangereux.
Mais la journaliste héroïne de ce récit a quand même dû trouver un certain réconfort dans ses épreuves car, lit-on dans l’article, au moins trois des membres du commando qui a investi son bateau et les ont agressés étaient des compatriotes à elle; des Gilad Shalit Australiens qui seront sans doute poursuivis par la justice de leur pays. On peut toujours rêver car le premier ministre Australien n’est-il pas le même qui proclamait que le sionisme est dans son ADN?

Israël a utilisé un pistolet paralysant sur un photographe de FairfaLes
Par Jason Koutsoukis, Beersheba et Kirsty Needham, Canberra, The Age (Australie) 3 juin 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Des centaines de militants détenus par Israël ont été relâchés la nuit dernière pour être expulsés, au moment où on apprenait que Kate Geraghty, photographe de Fairfax, (groupe de presse australien) avait été attaquée au pistolet paralysant pendant le raid meurtrier du commando.
Quatre Australiens ont été emmenés en bus à l’aéroport international Ben Gourion en vue de leur expulsion vers Istanbul à bord d’avions militaires turcs. La situation d’un cinquième Australien, Ahmed Luqman, qui a reçu une balle dans la jambe pendant le raid et a subi une intervention chirurgicale à l’hôpital, restait incertaine.
Geraghty, son collègue journaliste Paul McGeough, Jerry Campbell, l’épouse de M. Luqman, et sa sœur Maryam Luqman ont tous été arrêtés après le raid sur la flottille de protestation.
Parlant avec The Age tôt ce matin depuis l’aéroport, Geraghty a indiqué qu’elle avait été “tasered” (touchée par une décharge de taser, NdT) quand les commandos se sont posés sur le bateau sur lequel elle se trouvait avec McGeough. Elle a déclaré que l’attaque l’avait rendue nauséeuse.

Elle a affirmé que le raid contre la flottille de protestation qui tentait de briser le siège de Gaza, au cours duquel au moins neuf personnes ont été tuées, avait été “sans retenue” et a observé que trois des soldats impliqués étaient des Israélo-Australiens.
Les autorités [sionistes, NdT] ont affirmé que 682 personnes originaires de 42 pays se trouvaient à bord des six bateaux. Toutes ont été relâchées. « Il n’y a plus aucun détenu en prison.»
Mais un accroc juridique de dernière minute s’est produit avec l’annonce par la Haute Cour israélienne de justice qu’elle examinerait une requête déposée pour empêcher les expulsions.

La requête a été combattue par le gouvernement israélien. Selon la loi israélienne, les gens ont un délai de 72 heures à partir de sa notification pour faire appel d’un ordre d’expulsion
Un officiel Irlandais a indiqué que McGeough lui avait dit depuis l’aéroport qu’il signerait un formulaire d’abandon de son droit à contester l’expulsion. Il a été informé que cela n’affecterait pas son droit de revenir en Israël.

Gabi Luski, une avocate qui représente McGeough et Geraghty a déclaré n’avoir pas été autorisée à rencontrer ses deux clients. « On m’a dit que je serais autorisé à les voir. On nous a mis alors dans une salle et on nous a dit d’attendre. C’est seulement par la suite qu’on nous a dit qu’ils étaient partis et étaient emmenés à l’aéroport Ben Gourion, » a déclaré Mlle Luski à The Age. « Ils nous ont menti toute la matinée. »

Auparavant, Geraghty avait dit à des membres du consulat d’Australie qu’elle était dans le Challenger One quand il a été intercepté et a été touché en haut du bras avec une arme non identifiée dont elle suppose que c’était un pistolet paralysant.
Elle a subi des contusions, de légères brûlures et la nausée mais a indiqué avoir été vue par un médecin après avoir été emmenée en Israël et qu’à part ça, elle allait bien.

Son récit est corroboré par le commandant en second du bateau, l’Irlandais Shane Dillon, qui a déclaré à The Age depuis Dublin que “elle avait eu un choc tout au long du bras » quand les Israéliens se sont approchés d’elle.

“Elle ne faisait que son travail de journaliste… Elle les avait informés qu’elle était une journaliste impartial… Elle a tout simplement été attaquée, » a-t-il dit.

M. Dillon a précisé que le Challenger One, le plus rapide de la flottille, était tout près du bateau turc, le Mavi Marmara, où les pires violences ont eu lieu. Il explique que Geraghty était en train de photographier ces scènes et que le Challenger One essayait de distancer les bateaux israéliens pour donner à Geraghty une chance de pouvoir transmettre ses images par satellite.

M. Dillon a affirmé qu’elle et McGeough s’étaient identifies comme journalistes mais que les Israéliens «se sont emparés de leur équipement ». Il dit que les militants sur son navire de faible dimension étaient surtout des femmes, et que comme les Israéliens ont utilisé des paint-balls et des pistolets paralysants pour maîtriser les passagers, une jeune femme Belge a eu le nez cassé et qu’un autre militant a été «passé à tabac à bord.»

M. Dillon affirme que les Israéliens ont eu recours à “une force excessive et injustifiée » et que les passagers n’avaient offert qu’une « résistance verbale.»

Une fois à Ashdod, Geraghty a été interrogée par les autorités israéliennes qui lui ont demandé si elle savait qu’elle était entrée dans une zone de guerre et lui ont dit qu’elle risquait soit une expulsion immédiate soit la détention. Elle a informé les autorités qu’elle travaillait dans le cadre d’une mission en tant que journaliste accréditée et que ces dispositions ne devraient pas s’appliquer à elle ou à McGeough.

Les autorités israéliennes avaient été pleinement informées de son statut. Peter Fray, le rédacteur en chef du Sydney Morning Herald, leur avait demandé dans une lettre du 24 mai que, dans l’éventualité de l’interception de leur bateau, on leur laisse « la liberté d’accomplir leur devoir journalistique et… la sécurité de leur passage à partir de la zone sous votre contrôle si et quand ils vous le demanderont. » On a donné à Geraghty un reçu pour ses biens et elle a indiqué avoir été photographiée et filmée dans sa cellule.

Quand elle a demandé pourquoi elle était filmée, on lui a dit qu’elle était filmée par « quelque chose qui sonnait comme le Shabat, » probablement en référence au Shabak, le service de sécurité intérieure d’Israël.

Huwaida Araf, co-présidente du Free Gaza Movement qui se trouvait aussi sur le Challenger One a dit au sujet de Geraghty: “Elle m’a montré les zébrures sur son bras causées par ce qu’elle suppose être une arme de type taser. »

Elle affirme que les commandos ont utilisé une force écrasante. « Un mur humain sur le bateau a essayé de les empêcher d’aborder. Ils ont investi le bateau. J’ai reçu des coups de pied et de poing. Ils ont forcé leur chemin vers le poste de pilotage et pris contrôle du bateau. Il y avait du gaz lacrymogène et des grenades assourdissantes. »

Le premier ministre Kevin Rudd a déclaré au parlement avoir parlé au premier ministre Israélien Benjamin Netanyahou et lui avoir demandé de “s’engager personnellement” à garantir le bien-être des Australiens.

Il a indiqué que l’Australie “reste sensible aux préoccupations sécuritaires d’Israël, » mais était néanmoins profondément préoccupé par les pertes de vies humaines. Il a dit à M. Netanyahou que « plus doit être fait pour assurer la continuité de la fourniture d’une quantité raisonnable d’aide humanitaire à la population de Gaza»

Frankie Boyle est-il le Dieudonné d’outre-Manche?


Djazaïri: On aurait tort de penser que Dieudonné est le seul humoriste à avoir des mésaventures avec le lobby sioniste. On a raison par contre de considérer qu’aucun humoriste n’a fait l’objet d’un tel acharnement sur sa personne du fait de ce lobby.
Ce qui avait frappé dans le cas de Dieudonné, c’était notamment la célérité avec laquelle il a été châtié pour avoir osé caricaturer un colon sioniste extrémiste. Signe d’une rancune tenace, Dieudonné reste généralement interdit de plateaux de télévision et de nombre d’antennes de radio, dont une est spécifiquement dédiée aux humoristes.
Même si les désagréments qu’il connait sont sans aucune commune mesure avec ceux que rencontre Dieudonné, l’humoriste Britannique Frankie Boyle est en quelque sorte le Dieudonné d’outre-Manche. J’écris sans aucune commune mesure car Boyle ne fait pas l’objet de mesures de rétorsion visant à l’interdire de plateaux télé, radio ou de spectacles. Non, puisque la BBC vient simplement de présenter des excuses [à qui?] pour des propos tenus par Boyle dans une émission de satire politique sur Radio 4, une station du réseau public britannique.

L’humoriste est furieux de ce « désaveu » et le fait savoir publiquement par le texte dont je vous propose la traduction. Sa petite mésaventure illustre cependant deux choses. La première est la patience et la ténacité du lobby sioniste puisque les excuses surviennent deux ans après les faits incriminés. La deuxième est la mainmise du lobby sioniste sur la BBC qui se couche après avoir reçu une seule lettre de protestation! Il y a fort à parier que cette lettre émanait non d’un auditeur mais d’un dirigeant politique ou plus simplement d’un dirigeant de la BBC elle-même. J’avais déjà publié dans ce blog un article au sujet de la mainmise et du noyautage de la BBC par le fameux lobby.

Les excuses publiques de la BBC sont bien sûr accompagnée de l’annonce d’un renforcement du contrôle à priori de la BBC sur ses émissions avant diffusion. Effectivement, le meilleur moyen d’éviter d’avoir à présenter des excuses est encore d’éviter de provoquer celui qui exige qu’on se couche.

Frankie Boyle répond: « Ce sont des lâches à la BBC’
par Andy Welch, AOL Television (UK) 30 avril 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

La BBC a présenté hier des excuses pour une blague racontée par Frankie Boyle en 2008 dans l’émission humoristque Political Animal sur Radio 4.

Aujourd’hui, cependant, le comédien controversé a fustigé la BBC, la qualifiant de ‘lâche’ et ‘d’avoir une peur insigne d’offenser’ après avoir censuré une de ses blagues.

Dans une lettre ouverte empreinte de colère, le comédien a riposté aux excuses publiées par le BBC Trust pour un gag qui selon lui avait attiré un peu l’attention sur ‘l’apartheid’ en Palestine. La blague, qui comparait la Palestine à un gâteau frappé de manière répétée par un Juif avait été qualifiée d’antisémite suite à la protestation d’un auditeur.

Ce site web a reçu de nombreux commentaires sur Frankie Boyle ces deux dernières semaines – il était sur la sellette pour une plaisanterie qu’il avait faite récemment sur les personnes atteintes du syndrome de Down – nous pensons donc qu’il n’est que justice de lui donner la parole à son tour.

Voici le texte intégral de sa réponse:

A l’évidence, ça fait drôle d’être sur le terrain élevé de la morale mais je considère qu’il est nécessaire de répondre à la lâcheté des reproches faits par le BBC Trust à l’encontre de mes blagues sur la Palestine.

Comme toujours, je n’ai pas été informé par la BBC mais j’ai lu dans un journal que les procédures de la rédaction seraient encore renforcées pour empêcher les sketches qui ont quelque chose à dire de passer à travers les mailles des censeurs.

Au cas où vous l’ignoreriez, les blagues en question sont: ‘J’ai étudié les techniques d’arts martiaux de l’armée israélienne. Je connais maintenant 16 manières de frapper une femme palestinienne dans le dos. Les gens pensent que le Moyen orient c’est très complexe mais j’ai une image qui résume assez bien les choses. Imaginez que la Palestine est un gros gâteau, eh bien… ce gâteau est réduit en morceaux à coups de poings par un Juif hargneux.’

Je pense que le problème ici, est que les producteurs de l’émission ont dû penser qu’Israël, un Etat agressif, terroriste, disposant d’un arsenal nucléaire était une cible appropriée pour la satire. La décision du Trust consiste essentiellement en une note de leurs supérieurs hiérarchiques. Elle dit que si vous vous imaginez qu’il est juste de s’en prendre à un Etat qui s’affaire activement à la destruction de tout un peuple, vous êtes dans l’erreur. Israël est hors du champ de ce qui est permis.

La BBC avait refusé en 2009 de diffuser un appel humanitaire pour aider les habitants de Gaza à reconstruire leurs maisons. C’est tragique pour une telle institution mais elle est désormais morte de peur à l’idée de déplaire et vulnérable devant n’importe quelle sorte de lobby bien implanté.
J’avais dit ces blagues dans une émission de Radio 4 intitulée Political Animal. Ce titre semblait prometteur de comique d’opinion provocateur. En pratique, la BBC veut donner quelque chose qui a le goût de l’humour politique mais sans aucun contenu. La toute dernière émission de ce genre sur la BBC était Two’s The Bubble. Ca avait l’exacte apparence d’une émission où des gens drôles s’assoient autour d’une table et font des plaisanteries avec les informations. Sauf que la contrainte du format voulait que personne n’ait lu les journaux. Je ne peux qu’imaginer de quoi avait l’air le chef du BBC Trust en regardant ça, souriant béatement comme Gordon Brown pendant qu’on lui examinait la prostate.

Dans son essence, la situation en Palestine s’apparente à l’apartheid. J’ai grandi à une époque où le mouvement anti-apartheid était un important thème de débat. Tout le monde semblait vraiment concerné par le fait que d’autres êtres humains soient traités de lla sorte. Nous ne faisions pas qu’en parler, nous agissions, je me souviens des boycotts, des marches, des manifestations, toutes actions que nous menions parce que nous ne pouvions pas supporter que des gens soient traités comme ça.

Il y a quelques années, j’ai regardé un documentaire sur la vie en Palestine. Il y a un passage où une sorte de dignitaire de l’ONU vient poser pour une séance de photos devant un nouvel hôpital. Le personnel sait qu’elle ne renvoie aucunement à la réalité désespérante de sa situation, alors ils usent d’un subterfuge pour la faire venir dans une salle à côté au moment de son départ. Elle arrive dans une pièce où se trouve un enfant dont les médecins expliquent qu’il est dans un état critique parce qu’ils n’ont pas les fournitures nécessaires pour continuer à le soigner. Elle bredouille, mal à l’aise d’être prise dans la sinistre réalité de cette pièce, à dire des platitudes sur un garçon mourant.

Le cinéaste demande à un des médecins ce qu’ils pensent que ce coup aura permis d’atteindre. Il se met soudain en colère, prenant peut être conscience tout à coup de quelque chose qu’il savait inconsciemment. L’indifférence du monde. ‘Elle ne fera rien,’ dit-il au réalisateur. Il regarde ensuite la caméra et dit, ‘Vous non plus.’

J’en avais pleuré et je m’étais promis de faire quelque chose. Autre chose que d’écrire quelques blagues stupides. Je n’ai rien fait. Vous non plus.

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