Les espions de l’or noir


18 juin

Au sommaire d’OummaTV un entretien avec Gilles Munier qui évoque les rivalités entre les services secrets occidentaux pour le contrôle des ressources pétrolières mondiales, notamment au Moyen-Orient. Auteur du livre Les espions de l’or noir (Ed. Koutoubia), Gilles Munier est journaliste indépendant, il a également dirigé la traduction de « Zabiba et le Roi » un conte prémonitoire écrit par Saddam Hussein et publié aux éditions du Rocher.

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« Cesser de diaboliser l’Amérique »


La Libre
Mis en ligne le 05/06/2009
Bichara Khader (UCL) est séduit même si les actes devront suivre le discours.

Pour le professeur Bichara Khader, directeur du Centre d’Etudes et de Recherches sur le Monde arabe contemporain de l’UCL, le discours de Barack Obama fut « magistral dans sa forme, courageux dans son contenu, forgé avec la minutie d’un orfèvre ». « Ce discours restera, dans les annales, comme un joyau du genre : il n’est pas donné à beaucoup de politiques, mêmes les plus aguerris, d’aborder des questions si épineuses et sensibles, sans cafouiller, sans trébucher sur un mot, chaque phrase coulant avec fluidité et le tout émaillé de versets coraniques et de citations bibliques », ajoute l’expert des questions arabes, sur la forme.

Sur le fond, M. Khader est plus réservé. « Ceux, naturellement, qui nourrissent une haine viscérale à l’égard de l’Amérique ou simplement ceux qui doutent de la sincérité de son Président, trouveront que le discours sonne creux, visant surtout à redorer le blason de l’Amérique, à améliorer son image ternie par des années de présidence calamiteuse, voire même à venir au secours de dirigeants arabes déconnectés de leurs peuples », note Bichara Khader. « Ceux-là, il sera difficile de les convaincre de la bonne foi du nouveau Président et de son élan sincère. Je ne fais pas partie de ce camp. Non que je sois naïf au point d’ignorer toutes les contraintes qui pèseront sur l’action extérieure du président Obama, ou que j’aie une foi illimitée dans sa capacité de changer le cours de l’histoire. Mais je crois qu’il est temps de cesser de diaboliser à outrance l’Occident et l’Amérique, de jeter le doute sur tout ce qu’ils entreprennent, et de les rendre responsables de tous les malheurs des Arabes et des musulmans ».

« L’Amérique a des intérêts à faire valoir mais elle a besoin du soutien des musulmans, les extrémistes constituent une menace commune, et enfin la politique américaine n’est pas au-dessus de tout reproche », retient encore du discours le professeur de l’UCL.

Certes il admet ne pas y trouver « de projet concret, pas de calendrier précis ». « C’est un vœu, un souhait, une espérance. Obama veut y croire, mais il a besoin de convaincre, d’abord les Américains (Sénat et Congrès), ensuite les Israéliens, et enfin les Palestiniens et les Arabes. C’est donc dans quelques mois que nous pourrons dire si le discours d’Obama a constitué véritablement un tournant historique ou, au contraire, une jolie musique de chambre qui fut agréable à écouter. »

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Obama au Caire: le « cycle de la méfiance » avec les musulmans doit s’achever


06/04 | 10:55 GMT

©AFP / Cris Bouroncle

Le président américain Barack Obama a dit jeudi qu’il était venu « chercher » au Caire un « nouveau départ entre les musulmans et les Etats-Unis », estimant que le « cycle de la méfiance et de la discorde devait s’achever »

©AFP / Cris Bouroncle

Obama le 4 juin 2009 à l’université du Caire

LE CAIRE (AFP) – Le président américain Barack Obama a dit jeudi qu’il était venu « chercher » au Caire un « nouveau départ entre les musulmans et les Etats-Unis », estimant que le « cycle de la méfiance et de la discorde devait s’achever ».

« Tant que nos relations seront définies par nos différences, nous donnerons du pouvoir à ceux qui sèment la haine plutôt que la paix, à ceux qui font la promotion du conflit plutôt que de la coopération », a-t-il déclaré à l’université du Caire.

Ce discours du président américain au Caire, où il effectue une brève visite hautement symbolique, sur une nouvelle donne entre l’Amérique et le monde musulman afin de tourner la page de l’ère Bush, était très attendu.

« Ce cycle de méfiance et de discorde doit s’achever », a-t-il lancé. « Je suis venu chercher un nouveau départ entre les Etats-Unis et les musulmans à travers le monde, un départ fondé sur l’intérêt mutuel et le respect mutuel, un départ fondé sur cette vérité que l’Amérique et l’islam ne s’excluent pas ».

©AFP / Mandel Ngan

Obama le 4 juin 2009 à l’université du Caire

Le président américain a déclaré qu’il fallait « affronter l’extrémisme violent sous toutes ses formes ». « La première question que nous devons affronter c’est l’extrémisme violent sous toutes ses formes », a-t-il déclaré, évoquant « les questions spécifiques » que les musulmans et les Etats-Unis doivent « affronter finalement ensemble ».

A Ankara, « j’ai dit clairement que les Etats-Unis n’étaient pas -et ne seraient jamais- en guerre contre l’islam », a-t-il rappelé. « Nous lutterons toutefois sans relâche contre les extrémistes violents qui représentent une grave menace pour notre sécurité » car les Etats-Unis « rejettent la même chose que les gens de toutes les religions, les meurtres d’hommes, de femmes et d’enfants innocents ».

Barack Obama a affirmé que les Etats-Unis soutenaient les aspirations « légitimes » des Palestiniens à un Etat, soulignant que la « seule solution » au conflit avec Israël résidait dans celle prévoyant deux Etats.

Obama le 4 juin 2009 à l’université du Caire

Il a également affirméau Caire que le lien avec Israël était « inébranlable », tout en appelant l’Etat hébreu à cesser la colonisation dans les territoires palestiniens. « Les liens forts de l’Amérique avec Israël sont bien connus. Ce lien est inébranlable », a déclaré M. Obama dans un discours à l’Université du Caire.

Il a dans le même temps affirmé que « les Etats-Unis n’acceptent pas la légitimité de la poursuite de la colonisation israélienne » qui « viole les accord passés et nuit aux efforts de paix ». « Il est temps que la colonisation cesse », a encore dit le président américain. Le président américain Barack Obama a poursuivi son discours en affirmant que la confrontation sur le programme nucléaire controversé iranien était « à un tournant décisif », affirmant que les Etats-Unis étaient disposés à « aller de l’avant sans conditions préalables ».
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L’Egypte est dans la rue. Chhhhhhhuuuuuuttttttttt !


jeudi 5 mars 2009 (17h24)

de Bruno Drweski

Pourquoi nos médias libres ne disent-ils quasiment rien sur le fait que des manifestants égyptiens font le siège des postes frontières égyptiens qui bloquent l’accès à Gaza ? Que les paysans égyptiens manifestent massivement ? Que les étudiants, les cheminots, les pharmaciens, les routiers égyptiens sont par centaines de milliers en grève ? Que la ville textile de Mahalla El Kobra a échappé de fait au contrôle des autorités ?

Que des usines sont occupées ? Que les policiers de Moubarak ont tué des Palestiniens à la sortie des tunnels traversant le mur de la honte du nouveau Pharaon ? Que tous ces mouvements sont organisés ou appuyés à la fois par les syndicats, par les Frères musulmans et par la « gauche laïque » dans une ambiance de liberté et de respect mutuel ?

Même le ministre de la santé égyptien a dû reconnaitre publiquement que le syndicat des pharmaciens organisait la grève d’une manière « civilisée »… mais massive (80% à 95% des pharmacies du pays en grève). Un syndicat de tendance majoritaire frère musulman « civilisé ».

Effectivement, ça va à l’encontre des idées reçues !

Pour tous les grévistes, le lien entre niveau de vie, justice sociale, alignement de Moubarak sur une ligne anti-palestinienne, éthique contre cynisme, est mis de l’avant. L’alliance des classes moyennes et des classes populaires est aussi un fait. Gaza a redonné naissance au peuple égyptien.

Pourquoi on en parle si peu ici ? Appartiendrait-il donc, ce peuple à un autre monde ? A l’heure de ladite mondialisation et de l’ (ex ?)- village global ? Ou nos « responsables » médiatico-bureaucratiques ont-ils peur de quelque chose ?

….Tout compte fait, ils ont peut-être raison d’avoir peur ! La peur est peut-être en train de changer de camp.

Article reçu par une liste de diffusion.
Source : ISM-France

Norman Finkelstein à Leuven


Aux dernières nouvelles, la conférence serait en anglais uniquement.

norman_finkelstein_suffolk

LVSV Leuven, the Catholic University of Leuven & UNESCO Maria-Theresiacollege (MTC), Grote Aula, Sint-Michielsstraat 6, Leuven 3000

Date:
mardi, 24 février 2009

Time:
8pm

The guest speaker will be Professor Norman G. Finkelstein, who will address the
audience on the theme:

« The Israel-Palestine Conflict: What we can
learn from Gandhi »

Norman Finkelstein received his doctorate in 1988 from the Department of Politics at Princeton
University. For many years he has taught political theory and the Israel-Palestine conflict. He is
currently an independent scholar.

He is the author of five books which have been translated into more than 40 foreign editions:

Beyond Chutzpah: On the misuse of anti-Semitism and the abuse of history;
The Holocaust Industry: Reflections on the exploitation of Jewish suffering;
Image and Reality of the Israel-Palestine Conflict;
Nation on Trial: The Goldhagen thesis and historical truth;
The Rise and Fall of Palestine: A personal
account of the intifada years
.

He has just completed a new book entitled A Farewell to Israel: The
coming break-up of American Zionism
, to be published in 2009.

“A person who can speak with more authority and insight on these topics [Israel and anti-Semitism]
than anyone I can think of.” –Noam Chomsky, father of modern linguistics

“It takes an enormous amount of academic courage to speak the truth when no one else is out there
to support him … His place in the whole history of writing history is assured, and that those who in
the end are proven right triumph, and he will be among those who will have triumphed, albeit, it so
seems, at great cost.” –Raul Hilberg, world’s leading authority on the Nazi Holocaust

This event is free and open to the public.

For more info:

Location:
Maria-Theresiacollege (MTC), Grote Aula

Address:
Sint-Michielsstraat 6
3000 Leuven
Belgium

Contact person:
Denis Van den Weghe
denis@lvsvleuven.be
+32476293688

The official website of Norman G. Finkelstein

George Mitchell, le nouvel émissaire d’une campagne d’affichage ?


mercredi 28 janvier 2009

george-mitchell-attendu-en-cisjordanie1

En nommant George Mitchell au poste d’émissaire de la paix au Proche-Orient, Barack Obama a choisi un négociateur expérimenté, qui s’est notamment illustré comme l’une des principales chevilles ouvrières de la paix en Irlande du Nord.

Agé de 75 ans, issu d’une filiation mixte, irlandaise par son père et libanaise par sa mère, cet ancien membre de la commission des Affaires étrangères du Sénat se dit convaincu que « les conflits insolubles n’existent pas ». Arrivé mardi au Caire, dans le cadre d’une première tournée dans la région le menant après Israël, à Ramallah en Cisjordanie pour des entretiens avec le président palestinien Mahmoud Abbas, ce grand habitué des tables de négociation a déclaré après avoir rencontré le président égyptien Hosni Moubarack :  » Il est d’une importance cruciale que le cessez-le-feu soit étendu et consolidé ».

Barack Obama prétend publiquement affirmer sa ferme volonté de rompre avec la politique menée par son tristement célèbre prédécesseur.

Mais ses récents propos incisifs dans lesquels il justifiait sans ambiguïté l’agression meurtrière d’Israël, l’assurant par là même de l’indéfectible soutien de la première puissance mondiale, ne trahissent-ils pas au contraire une perfide campagne d’affichage censée conforter son image « d’homme providentiel, porteur du renouveau » ?

Et, on peut légitimement se demander si George Mitchell, dans le second rôle du médiateur de la paix, n’est pas en train de masquer le cheval de Troie d’une habile et vaste stratégie de communication ?

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Charge américaine contre Damas lors de la conférence sur l’Irak


Lu chez Aloufok

dimanche 23 novembre 2008.

Les Etats-Unis ont profité d’une conférence internationale sur la sécurité en Irak, dimanche à Damas, pour accuser la Syrie de servir de « sanctuaire aux terroristes ».

Lors de cette réunion à huis clos, la chargée d’affaires Maura Connelly, le diplomate américain de plus haut rang en Syrie, a demandé aux autorités syriennes de ne plus tolérer que des « réseaux terroristes » se servent de leur pays comme d’une base de départ pour des opérations en Irak, ont rapporté des délégués.
Cette critique sans détours contraste avec la position officielle des alliés occidentaux de Washington, notamment la Grande-Bretagne, qui ont récemment félicité Damas pour sa coopération dans la lutte contre les islamistes cherchant à s’infiltrer en Irak.

« Le discours de la diplomate américaine a été aussi court que direct. Les Etats-Unis ont été les seuls à critiquer ouvertement la Syrie lors de cette conférence », a dit l’un des délégués présents.
« Les autres ont surtout répété ce qu’on entend depuis des années sur l’importance de l’Irak pour la stabilité de toute la région et sur la nécessité d’une meilleure coopération », a-t-il ajouté.
Les pays occidentaux, la Russie, l’Iran, l’Irak et les plupart des pays voisins de ce dernier pays ont participé à cette conférence de Damas.

L’Arabie saoudite, en désaccord avec la Syrie sur les dossiers libanais et iranien, n’était pas représentée.
Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Ahmad Arnous, a présenté son pays comme « une victime du terrorisme » qui ne tolérerait aucune attaque étrangère contre son territoire, allusion à l’attentat à la voiture piégée qui a fait 17 morts en septembre devant un centre des services de renseignement militaires à Damas.
Les autorités syriennes ont imputé cet attentat au Fatah al Islam, un groupe actif au Liban.

« Arnous a choisi de ne pas répondre directement aux accusations américaines mais a souligné que la Syrie avait tout intérêt à avoir à côté d’elle un Irak stable et pacifié », a rapporté un autre délégué.
Le ministre syrien de l’Intérieur, Bassam Abdel Madjid, qui a fait une brève apparition à la conférence, a affirmé que la Syrie disposait de suffisamment de troupes à la frontière irakienne pour empêcher les infiltrations des groupes activistes dans un sens comme dans l’autre.
Le gouvernement syrien avait menacé d’annuler cette conférence internationale en raison d’un raid héliporté américain mené le 26 octobre en territoire syrien.

Huit civils avaient été tués dans ce raid, selon Damas. D’après Washington, la cible de l’opération, le chef d’un réseau d’infiltration de combattants étrangers en Irak, a trouvé la mort lors de l’attaque.
La conférence annuelle sur la sécurité de l’Irak a eu lieu pour la première fois il y a deux ans sous la pression des Etats-Unis, qui voulaient ainsi contraindre les pays arabes à s’engager davantage envers ce pays.
La Syrie a accepté de l’accueillir chaque année afin de réduire les tensions avec le gouvernement de Bagdad.