Le Congrès US a décidé de geler 200 millions de dollars (le tiers) sur les aides US allouées annuellement à l’Autorité palestinienne en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, vient de faire savoir aujourd’hui samedi le journal The Independent.
Le Président US, Barack Obama, n’avait pas discuté de la question d’imposer des sanctions aux Palestiniens via l’aide US (USAID), mais le lobby pro-israélien a pris les devants, même si certains dirigeants israéliens et états-uniens n’ont pas été d’accord, exprimant la crainte des réactions palestiniennes, selon le journal.
Les USA allouent quelque 600 millions de dollars chaque année pour les services de la santé, de l’enseignement et de la sécurité, dont 50 millions en soutien au budget du gouvernement de l’AP.
L’article critique la décision du Congrès, affirmant qu’elle va affecter tant les Israéliens que les Palestiniens. « Les menaces US d’user de leur veto contre la candidature palestinienne n’était pas acceptable, et la résolution du Congrès est tout autant embarrassante », ajoute le quotidien.
L’ancien Président US, Bill Clinton, a mis en garde le Congrès devant une telle mesure, et il aurait déclaré, selon le quotidien, que l’organe (le Congrès), comme tout le monde le sait, est l’organe parlementaire le plus pro-Israël au monde et qu’il n’avait pas à le démontrer.
Récemment, l’Administration US a voulu dissuader l’AP d’aller aux Nations-Unies demander une adhésion à part entière dans l’instance internationale, prétendant que la seule façon de parvenir à la paix et à une solution à deux États était de reprendre les pourparlers directs avec Israël.
Plus tôt ce mois-ci, la secrétaire d’État US (Hillary Clinton) a déclaré que les USA mettraient leur veto à la candidature palestinienne à l’ONU, menace visant à mettre la pression sur le dirigeant palestinien, Mahmoud Abbas, pour qu’il annule la demande palestinienne.
Le 23 septembre, le président palestinien, Mahmoud Abbas, a soumis la candidature palestinienne au secrétaire général des Nations-Unies, avant de prononcer un discours devant les membres de l’Assemblée générale, le même jour.
En outre, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a prononcé son discours aussitôt après celui d’Abbas, disant qu’Israël tendait la main aux Palestiniens pour la paix, mais que les Palestiniens la rejetaient.
Abbas confirme qu’il n’y aura aucune négociation tant qu’Israël n’aura pas gelé ses activités de colonisation et ses violations contre les Palestiniens, et qu’il ne se sera pas retiré complètement sur les frontières de 1967, et que Jérusalem soit la capitale des Palestiniens.
Il faut noter que les pourparlers de paix israélo-palestiniens ont été suspendus en septembre 2010 après que les deux côtés soient arrivés à une impasse concernant les frontières, Jérusalem, les réfugiés, la sécurité, de même que les constructions dans les colonies sur les terres palestiniennes.
(Il faut rappeler aussi que le gouvernement israélien a approuvé le 27 septembre la construction de 1100 nouveaux logements dans la colonie Gilo au sud de Jérusalem et qu’il en est prévu 600 autres ultérieurement, après que 942 en aient été déjà approuvés en août dernier !)




![sri Des soldats sri-lankais, le 28 mai à Colombo [REUTERS/DAVID GRAY ]](https://anniebannie.net/wp-content/uploads/2009/05/sri.jpg?w=736)