L’ONU a caché l’ampleur des massacres au Sri Lanka


par Philippe Bolopion
LE MONDE | 28.05.09 | 15h24

Colombo, envoyé spécial

Des soldats sri-lankais, le 28 mai à Colombo [REUTERS/DAVID GRAY ]
Des soldats sri-lankais, le 28 mai à Colombo REUTERS/DAVID GRAY

Des chiffres étouffés. Des rapports sans suite. Un bilan des victimes très vraisemblablement sous-estimé. Des principes reniés.

Bien qu’elle ait disposé d’éléments accablants sur la conduite de l’armée sri-lankaise, la hiérarchie de l’ONU a, selon une enquête du Monde, gardé le silence, de peur de compromettre ses activités dans ce pays.Tandis que se préparait ce qu’elle a fini par décrire comme un « bain de sang », l’ONU a fait le choix de la conciliation avec Colombo, au risque de faillir à son devoir envers des centaines de milliers de civils en danger.

Le refus de l’ONU de publier le bilan des victimes est emblématique. Tout au long de l’offensive de l’armée contre l’une des plus vieilles et des plus violentes guérillas dans le monde, les séparatistes des Tigres de l’Eelam tamoul (LTTE), une cellule onusienne a collecté et recoupé des données auprès d’employés locaux de l’ONU, d’ONG, de médecins ou de prêtres.

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