Samer Y’ssaoui à son 197ème jour de grève de la faim


mardi 5 février 2013, par La Rédaction

Le détenu Palestinien Samer Y’ssaoui, à son 197ème jour de grève de la faim, décide de ne plus boire, refuse de se soumettre aux examens médicaux et ne prend plus les médicaments prescrits.
« Sans eau, le coeur risque de lâcher à tout moment » lui a annoncé le médecin chargé de le suivre au centre médical carcéral de la prison israélienne de Ramleh.
(« Wafa », 05 février 2013)

source

Conflit israélo-palestinien : des manuels scolaires partiaux, selon une étude


lundi 4 février 2013, par La Rédaction

Palestinian activists remove Israeli flags during a protest against what they say is Israel’s denial of access to their farmland, in the village of Khirbet Zakaria, near the settlement bloc of Gush Etzion, on February 4, 2013. (AFP PHOTO/MUSA AL SHAER)

Les manuels scolaires israéliens et palestiniens diabolisent rarement l’adversaire mais offrent une vision du conflit destinée à promouvoir un point de vue unique, affirme une étude conjointe rendue publique lundi.
« La déshumanisation et la diabolisation de l’autre sont rares » de part et d’autre, selon cette étude conduite par un professeur de l’Université de Yale (Etats-Unis) avec un universitaire israélien et un universitaire palestinien.
Cependant, « les livres israéliens comme palestiniens présentent un récit national unilatéral. Les événements historiques y sont présentés de manière sélective pour renforcer chacun de ces récits nationaux », selon les auteurs, qui ont analysé plus de 3.000 textes scolaires de 2011 approuvés par les ministères de l’Education des deux côtés et ceux de l’enseignement ultra-orthodoxe juif.
Sur la question ultrasensible des cartes, seuls 4% des manuels palestiniens et 13% des manuels israéliens font figurer à la fois une frontière et une légende mentionnant Israël et les Territoires palestiniens. Et encore, en Israël, la Cisjordanie est en général désignée par son nom biblique de « Judée-Samarie ».
« Le manque ou l’absence d’information sur l’autre servent à délégitimer sa présence », soulignent les auteurs, relevant que la représentation négative de l’adversaire est « plus prononcée dans les livres ultra-orthodoxes israéliens et les livres palestiniens que dans ceux de l’Etat israélien, qui comportent davantage de contenu autocritique ».
« Il y a beaucoup à faire dans le système éducatif en général et les manuels scolaires en particulier si les parties en conflit décident de s’engager sur le chemin de la paix », conclut l’étude.
L’Autorité palestinienne et Israël ont souvent été accusés d’enseigner la violence et la haine ou de diaboliser l’autre dans leurs programmes scolaires.
Les autorités israéliennes ont accueilli très fraîchement cette étude financée par le département d’Etat américain, et qui renvoie dos à dos les systèmes éducatifs israélien et palestinien.
Le ministère israélien de l’Education a dénoncé un rapport « partial, non professionnel et profondément subjectif », ajoutant que les résultats le confortaient dans sa décision de ne « pas coopérer avec des éléments désireux de diffamer le système éducatif israélien et l’Etat d’Israël ».
« La tentative d’établir un parallèle entre les systèmes éducatifs israélien et palestinien est sans fondement », a assuré le ministère.
Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a pour sa part « exprimé sa satisfaction » de voir l’étude confirmer « que les manuels palestiniens ne contiennent aucune forme d’incitation flagrante à la haine ».
M. Fayyad ajoute avoir demandé au ministère de l’Education « d’étudier attentivement le rapport et d’en utiliser les conclusions (…) pour harmoniser les programmes scolaires avec les principes profondément ancrés dans notre peuple de coexistence, de tolérance, de justice et de dignité humaine ».
A Washington, la porte-parole du département d’Etat, Victoria Nuland, a qualifié d’ »analyse indépendante » l’étude réalisée en partenariat par deux ONG militant pour le dialogue et la paix, justifiant son financement par le fait qu’elle encourageait « la paix et la tolérance religieuse dans les programmes scolaires ».

(04-02-2013 – Avec les agences de presse)

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Enfants palestiniens dans les prisons israéliennes


Près de 200 enfants palestiniens se trouvent actuellement dans les prisons israéliennes. Ils sont privés de certains droits de l’enfant, tels que le contact avec les parents, l’assistance d’un avocat au cours de l’interrogatoire et le droit de visite. Ceci après une arrestation effectuée souvent en pleine nuit et accompagnée fréquemment de violence verbale et physique, où les enfants sont emmenés menottés et les yeux bandés. Après des interrogatoires de plusieurs heures et ou des détentions dans une cellule d’isolement, un aveu est arraché par l’intimidation et les menaces (lire également http://www.addameer.org/etemplate.php?id=296 <http://www.addameer.org/etemplate.php?id=296> )


Pour protester contre les conditions d’arrestation et de détention, je vous invite à signer et diffuser la pétition de l’asbl Palestina Solidariteit adressée au ministre belge des Affaires étrangères Reynders et à Ahston  la haute représentante de l’Union Européenne pour les Affaires étrangères:
http://www.change.org/petitions/eu-high-representative-external-action-put-pressure-on-israel-to-respect-the-rights-of-children-in-captivity <http://www.change.org/petitions/eu-high-representative-external-action-put-pressure-on-israel-to-respect-the-rights-of-children-in-captivity>

Je vous remercie d’avance.

Israël entendra-t-il Marwan Barghouti ?


BAUDOUIN LOOS

« LE SOIR » version numérique – 27.12.2012

marwan

De sa prison israélienne, Marwan Barghouti, très populaire en Palestine, voulait s’adresser aux Israéliens. L’enregistrement de l’interview a été finalement confisqué. Mais ses mots restent.

Marwan Barghouti, vous connaissez ? C’est le nom d’un prisonnier palestinien célèbre. Il a été arrêté en avril 2002 par l’armée israélienne à Ramallah puis condamné à cinq fois la prison à vie pour l’assassinat de cinq Israéliens au terme d’un procès pendant lequel il ne s’est pas défendu, estimant le tribunal « illégal ». Il était alors une personnalité éminente du Fatah de Yasser Arafat et avait pris une posture politique radicale avec l’irruption de la seconde intifada (soulèvement) palestinienne en septembre 2000.

Pourquoi reparler de lui ? En raison d’une interview jamais diffusée, qui avait été enregistrée dans sa prison en novembre, pendant la dernière opération israélienne à Gaza (161 morts palestiniens, six israéliens). Le Shin Bet, service de sécurité intérieure, a confisqué l’enregistrement, bien que l’entretien avait été autorisé. Les auteurs de l’interview, deux journalistes israéliens, viennent de raconter ce que s’était dit.

En dix ans de détention, Marwan Barghouti n’a pas pu parler à la presse, à une exception près, en 2006. Son avis sur la situation tient en quelques phrases :

1. le Hamas a gagné en popularité, tant à Gaza qu’en Cisjordanie grâce à sa résistance pendant la dernière opération militaire israélienne ;

2. le président palestinien Mahmoud Abbas (du Fatah, comme lui) aurait été un homme politique « fini » s’il n’avait pas réussi à obtenir à l’Assemblée générale de l’ONU le statut d’Etat observateur pour la Palestine ;

3. le même Abbas a tort de sembler renoncer au droit au retour pour les réfugiés palestiniens ;

4. il n’est pas impossible qu’une troisième intifada éclate, il recommande qu’elle soit alors non armée ;

5. il n’a pas de doute qu’il deviendra un jour président de l’Etat de Palestine.

Ce que dit Marwan Barghouti compte. Il l’a lui-même rappelé à ses intervieweurs : dans tous les sondages, il est prédit qu’il gagnerait facilement une compétition présidentielle contre n’importe quel candidat, fût-il du Hamas. Il n’a toutefois pas voulu dire s’il se présenterait – même en prison – aux prochaines présidentielles. Celles-ci ne sont ne sont pas encore programmées, bien que le mandat d’Abbas se fût éteint, officiellement, le 9 janvier… 2009.

L’un des deux journalistes qui l’ont rencontré, Avi Issacharoff, du quotidien Haaretz, estimait ce 26 décembre qu’Israël refuse de voir la vérité en face : cet homme sera un jour élu président. « Que fera alors Israël ? demande-t-il. Le choix doit être de parler avec Barghouti. C’est vrai, c’est un meurtrier condamné, mais dans le passé nous avons signé des traités avec des terroristes qui avaient du sang sur leurs mains. L’alternative sera le Hamas (…). Nous devons parler à Barghouti en raison de sa popularité parmi les Palestiniens et parce qu’après dix ans de prison il reste un grand partisan de la solution de deux Etats pour deux peuples. »

L’avis d’Avi Issacharoff a bien peu de chance d’être entendu par le gouvernement israélien. Au contraire, sa mise en garde sur le fait que l’alternative à Barghouti s’appelle le Hamas ne fait pas peur au Premier ministre Binyamin Netanyahou et à ses alliés de l’extrême droite. Ceux-ci peuvent plus facilement, dans ce cas de figure, expliquer en substance au monde que « la paix, décidément, n’est pas possible avec ces extrémistes islamistes ».

GAZA, ON N’OUBLIE PAS ! TOUS A LA MANIFESTATION CE JEUDI 27 DÉCEMBRE A 17 h 00


 » GAZA, ON N’OUBLIE PAS !  » ;  » GAZA, NOOIT VERGETEN !  »
affichemarchegaza
 
Manifestation :  » GAZA, on n’oublie pas !  » Rdv à 17h à l’avenue de Stalingrad (au niveau du mégaphone géant)! Initiative du Mouvement Citoyen Palestine : www.mcpalestine.be Burgerinitiatief Beweging Palestina www.mcpalestine.be Facebook-event

 

GAZA, ON N’OUBLIE PAS !

TOUS A LA MANIFESTATION

CE JEUDI 27 DÉCEMBRE A 17 h 00

Le départ de la Marche se fera au croisement de l’avenue de Stalingrad et du boulevard du Midi (statue mégaphone) rassemblement à partir de 17 heures ( depart 18h00 ). Elle s’achèvera avec des prises de parole et une petite animation sur la Place du Jeu de balle vers  20h30.

Jeudi prochain 27 décembre, nous serons des milliers de femmes et d’hommes à descendre dans la rue pour dire que nous n’avons pas oublié les 1430 victimes (dont 400 enfants) et les milliers de blessés et de mutilés sous les bombardements israéliens lancés le 27 décembre 2008.

Nous dirons que nous n’avons pas oublié les 182 victimes palestiniennes, dont 47 enfants, de novembre dernier, ni l’assassinat des 9 passagers turcs du Mavi Marmara dont le seul tort était de vouloir apporter de l’aide à la population de Gaza.

Nous dirons que le blocus de Gaza et l’enfermement de tous les Palestiniens est une honte. Et que cette honte est possible parce que nos dirigeants participent à cet enfermement inacceptable et inhumain.

Mais aussi,

Nous allons soutenir la mission « Bienvenue en Palestine » qui devrait entrer dans Gaza et tenter de briser le blocus infligé à une population civile innocente, et dire stop à l’étranglement du peuple palestinien !

En effet, une centaine d’internationaux dont quelques BELGES, solidaires du peuple palestinien, se trouvent déjà en Égypte, et s’apprêtent à aller à Gaza, apportant avec eux une tonne de médicaments, du matériel chirurgical, des livres d’apprentissage, des tenues sportives pour les jeunes footballeurs, et également des confiseries qu’ils comptent partager avec les enfants et les familles de Gaza.

Où est la communauté internationale ?

Le blocus de Gaza prive quotidiennement 1,7 millions de palestiniens d’une vie digne, et les dirigeants israéliens les privent des droits les plus élémentaires. Israël a transformé ce territoire de 360 km2 en un véritable ghetto, qu’il pilonne avec ses bombes au phosphore sous les yeux du monde entier.

Les médecins de Gaza ont donc lancé un appel à la solidarité internationale pour obtenir de toute urgence les médicaments nécessaires au bon fonctionnement de leur système de santé. L’OMS a également lancé un appel mondial à la solidarité vis à vis des hôpitaux gazaouis.

Mais qui d’entre-nous, à travers les médias traditionnels, a entendu ce cri, ce SOS lancé par les médecins palestiniens? Par l’OMS?

Quel gouvernement agit pour que cesse cette humiliation, où 1,7 millions de personnes souffrent de malnutrition, de manque d’eau potable et de médicaments, et regardent le ciel avec une insécurité permanente?

Nous refusons d’être complices de cette politique criminelle qui encourage les crimes de guerre israéliens.

Retrouvez-nous sur www.BienvenuePalestine.com et mcpalestine.be

Ecrivez-nous à contact@BienvenuePalestine.com ( pour les belge à mcpalestine@netcourrier.com )

Suivez la mission à Gaza : mcpalestine.be 

Nadia Boumazzoughe depuis Le Caire

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Rassemblements pour la Palestine jeudi 27 décembre dans le monde entier !


samedi 22 décembre 2012



A Paris, Lille, Tours, Lyon… mais aussi Londres, Bruxelles… des rassemblements se dérouleront jeudi prochain 27 décembre, en mémoire des victimes palestiniennes des massacres israéliens, et pour réclamer la levée du blocus de Gaza. Nous vous appelons à y venir nombreux et nous espèrons vous donner à cette occasion des nouvelles en direct de notre passage à Gaza qui doit s’effectuer ce même jour !

Netanyahou vient de déclarer à la télévision israélienne qu’il se « fichait pas mal de ce que pouvait dire l’ONU », après les condamnations de son assemblée générale des nouvelles colonies annoncées par le gouvernement israélien, tant à Jérusalem Est que dans le reste de la Cisjordanie.

Ce n’est pas un scoop. Et ce qui est sûr, c’est que s’il peut s’en foutre c’est parce que ces condamnations sont parfaitement platoniques et que parallèlement, les gouvernements occidentaux (et certains gouvernements arabes) collaborent à qui mieux mieux avec cette colonisation et cette occupation.

Sait-on par exemple que l’Europe fait 15 fois plus de commerce avec les colonies israéliennes qu’avec les territoires palestiniens ? Sans parler de la bande de Gaza dans l’impossibilité d’exporter. Ni du fait que les Palestiniens qui peuvent exporter quelque chose doivent en passer par Israël pour le faire.

Jeudi prochain 27 décembre, des milliers de femmes et d’hommes descendront dans la rue pour dire qu’ils n’ont pas oublié les 1430 victimes (dont 400 enfants) et les milliers de blessés et mutilés par les bombardements israéliens lancés le 27 décembre 2008.

Ils diront qu’ils n’ont pas oublié les 182 victimes palestiniennes, dont 47 enfants de novembre denier, ni l’assassinat des 9 passagers turcs du Mavi Marmara dont le seul tort était de vouloir apporter de l’aide à la population de Gaza.

Ils diront que le blocus de Gaza et l’enfermement de tous les Palestiniens est une honte. Et que cette honte est possible parce que nos dirigeants participent à cet enfermement inacceptable.

Venez à ces rassemblements ! Vous en profiterez pour exprimer votre soutien à notre mission qui doit entrer le même jour à Gaza via l’Egypte. Et nous établirons une liaison téléphonique directe pour vous tenir au courant de notre situation.

source

Israël-Palestine : vers une troisième Intifada ?


19 décembre 2012 – Armin Arefi – Le Point

Pendant que la colonisation israélienne s’accélère, un nouveau groupe palestinien appelle à un soulèvement contre l’État hébreu. Décryptage.

 

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Dans une vidéo, les Brigades de l’unité nationale affirment qu’elles « poursuivront leur lutte armée jusqu’à ce qu’elles expulsent l’occupation et libèrent toute la Palestine ».

Capture d’écran Youtube

C’est la dernière riposte en date d’Israël au changement de statut de la Palestine à l’ONU. L’ONG israélienne La Paix maintenant a révélé mardi que l’État hébreu était sur le point d’approuver de nouveaux projets massifs de colonisation à Jérusalem-Est et en Cisjordanie. Mercredi, « la commission de planification (municipale) va donner son accord au vaste projet de Givat Hamatos A« , pour lequel des appels d’offres devraient être publiés dans les prochains mois, a déclaré à l’AFP Hagit Ofran, porte-parole de l’association anti-colonisation.

Les nouvelles constructions, situées près de Bethléem, couperaient délibérément cette ville palestinienne de Jérusalem. Ainsi, d’après la militante, ce plan « est susceptible à lui seul de faire capoter la possibilité d’une solution à deux États (palestinien et israélien) ». L’ONG ajoute que le ministère israélien du Logement se prépare à lancer, dès la semaine prochaine, des appels d’offres pour des centaines de logements dans les implantations de Givat Zeev, de Karnei Shomron et d’Efrat, en Cisjordanie. Une accélération de la colonisation en territoire palestinien qui n’a pas plu au principal allié de l’État hébreu. Mardi, le département d’État américain s’est dit « profondément déçu qu’Israël persiste à poursuivre ce schéma d’actions de provocation« , estimant que cela allait « à l’encontre de la paix ».
Colonisation de Jérusalem-Est : une politique « délibérée »

L’État hébreu s’était déjà attiré de nombreuses critiques occidentales lorsque, au lendemain de l’accession de la Palestine au statut d’État observateur non membre à l’ONU, il avait annoncé en représailles son souhait de construire 3 000 nouveaux logements à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, notamment dans la zone E1, située près de la ville sainte. Un projet déjà hautement controversé, car il couperait en deux la Cisjordanie et l’isolerait de Jérusalem-Est.

« Outre la question des mesures de rétorsion, il existe chez le gouvernement israélien une politique délibérée s’opposant à tout gel officiel ou officieux de la colonisation à Jérusalem, cette ville étant considérée comme la capitale (unifiée et indivisible) d’Israël« , explique au Point.fr Denis Charbit, professeur de sciences politiques à l’Université ouverte d’Israël. « Ainsi, ces constructions renforcent l’assise de la terre d’Israël dans les zones occupées. » Mais le chercheur israélien voit également dans ces nouveaux projets une manoeuvre électorale en vue des législatives anticipées du 22 janvier prochain.

Manoeuvre électorale

« D’un côté, le Likoud [parti de droite du Premier ministre, Netanyahou, NDLR], engagé dans une coalition de droite [avec les ultranationalistes d’Israël Beitenou, NDLR], souhaite montrer qu’il n’oublie pas son engagement à soutenir la colonisation« , soutient Denis Charbit. « De l’autre, ajoute le chercheur, Benyamin Netanyahou cherche à piéger le centre et la gauche israélienne, qui ne peuvent se permettre de s’opposer à la colonisation à Jérusalem, celle-ci faisant consensus en Israël. Ainsi, le Premier ministre israélien veut ramener le débat aux questions sécuritaires, où il a le vent en poupe, au contraire des sujets sociaux. »

Le jeu demeure tout de même dangereux. Comme l’a rappelé lundi la dirigeante du parti Meretz (gauche laïque israélienne), Zehava Galon, « le Premier ministre est prêt à tout pour tenter d’arracher des voix au Foyer juif [parti d’extrême droite proche des colons, NDLR], même au prix d’une crise internationale ou d’une troisième Intifada » palestinienne.

Hasard du calendrier, le même jour est né à Hébron, en Cisjordanie, un nouveau mouvement palestinien. Baptisée « Brigades de l’unité nationale« , en référence à la réconciliation inachevée du Fatah et du Hamas, cette formation, composée de jeunes membres de toutes les factions palestiniennes – Fatah, Hamas, Jihad islamique et Front populaire de libération de la Palestine -, appelle ni plus ni moins à l’avènement d’une troisième Intifada (soulèvement en arabe).

Menaces des Brigades de l’unité nationale

Dans une vidéo de quatre minutes, révélée par le quotidien israélien Jerusalem Post, ses membres encagoulés menacent de frapper avec « une main de fer » l’État hébreu s’il ne cesse ses « agressions contre le peuple palestinien« . Brandissant un coran, ils avertissent les soldats de Tsahal qu’ils n’hésiteront pas à les kidnapper s’ils continuent à arrêter ou tuer leurs concitoyens (un jeune Palestinien de Hébron, âgé de 16 ans, a été abattu par balle la semaine dernière par une garde-frontière israélienne). Leurs revendications sont précises : les membres des Brigades de l’unité nationale réclament :

- la suppression des check-points israéliens en Cisjordanie,
- la libération des prisonniers palestiniens détenus en Israël,
- ainsi qu’un retrait israélien total de la Palestine.

Ce dernier point fait l’objet d’une précision sans ambiguïté. Le groupe promet de ne pas céder « un centimètre de la Palestine, de la mer (Méditerranée) à la rivière (du Jourdain) ». Une menace à prendre au sérieux ? « De tels mouvements ponctuels se créent régulièrement en territoire palestinien« , analyse Olivier Danino (*), spécialiste des groupes palestiniens à l’Institut français d’analyse stratégique (Ifas). « Ce nouveau groupe se démarque toutefois du Hamas et du Fatah en affirmant que la solution ne passera que par la force. »

Le pragmatisme du Hamas

Depuis la seconde Intifada, achevée en 2004, le Fatah, parti laïque dirigeant l’Autorité palestinienne au pouvoir en Cisjordanie, a abandonné la lutte armée au profit de négociations avec Israël sur la base de deux États. Mais son échec a fini de discréditer le mouvement de Mahmoud Abbas auprès des Palestiniens. De son côté, depuis sa prise de pouvoir de la bande de Gaza en 2007, le Hamas, parti islamiste rival, s’est inscrit dans une stratégie plus pragmatique, alliant lutte armée limitée et quête de crédibilité politique. « Les membres du Hamas ont fait en sorte de maintenir le calme avec Israël pour pouvoir appliquer leur politique à Gaza« , souligne Olivier Danino. Les islamistes n’en restent pas moins flous quant à leurs intentions réelles sur la question des frontières définitives d’un futur État palestinien.

Lors de sa récente visite à Gaza, le chef politique du Hamas, Khaled Mechaal, qui a pourtant soutenu la démarche onusienne de Mahmoud Abbas, a ainsi appelé – lui aussi – à « libérer toute la Palestine (…), de la mer (Méditerranée) au fleuve (Jourdain) ». En tout cas, la stratégie semble fonctionner. Désormais soutenus ouvertement par l’émir du Qatar, mais aussi par les Frères musulmans au pouvoir en Égypte, les islamistes de Gaza sont parvenus, au terme de la guerre de Gaza, à se hisser au rang de principal interlocuteur du peuple palestinien face à Israël.

« Aujourd’hui, le Hamas, qui se cherche une reconnaissance internationale, souhaite obtenir une ouverture des frontières de la bande de Gaza, ainsi que la fin du blocus« , explique Olivier Danino. « Des intérêts qui ne correspondent pas au déclenchement d’une troisième Intifada. » De retour de Cisjordanie, le chercheur dit ne pas avoir ressenti les prémices d’un nouveau soulèvement palestinien. Toutefois, il note que « la colonisation israélienne crée inévitablement des tensions supplémentaires, en montrant aux Palestiniens que l’accession de leur pays à l’ONU ne change rien sur le terrain« .
(*) Olivier Danino, auteur de Le Hamas et l’édification de l’État palestinien (éditions Karthala).

19 décembre 2012 – Le Point.frhttp://www.lepoint.fr/monde/israel-palestine-vers-une-troisieme-intifada-19-12-2012-1603697_24.php


Rassemblement face à l’Ambassade d’Israël


_.L’Association Belgo-Palestinienne vous convie

 

au  304èmerassemblement

pacifique  et   silencieux

Vendredi 14 décembre 2012

de 12h30 à 13h30 

 

 

FACE A L’AMBASSADE D’ISRAEL

40, avenue de l’Observatoire à Uccle

 

Soyons  nombreux

sans trompette ni calicots autres que les officiels et ceux reprenant le nom des associations partenaires à ce rassemblement

 

Soyons très nombreux

pour stigmatiser la non-application par Israël des résolutions des Nations Unies (dont la ES 10/15

condamnant la construction du mur) et de la IVème Convention de Genève

et demander la fin du blocus de Gaza

 

Prochains rassemblements en 2013  (deuxième vendredi du mois): en cours de demande d’autorisation

11 janvier, 8 février, 8 mars, 12 avril, 10 mai, 14 juin, 12 juillet, 9 août, 13 septembre, 11 octobre, 8 novembre,

                                                          

Israël se raidit face à la Palestine


DUMONT,SERGE; AFP

LeSoir du lundi 3 décembre

Page 12

Lundi 3 décembre 2012

Proche-Orient Sanctions vexatoires multiples pour laver l’« affront » ONU

TEL-AVIV

DE NOTRE CORRESPONDANT

Les dirigeants israéliens ne digèrent toujours pas le vote à l’ONU accordant le statut d’observateur à la Palestine. Après avoir annoncé la construction de 3.000 logements dans les « nouveaux quartiers » de Jérusalem-Est (la partie arabe de la ville) et dans la « Zone E1 » (vaste étendue de Cisjordanie séparant la ville sainte de l’implantation de Maaleh Adoumim), ils promettent une série d’autres sanctions destinées à gêner, voire paralyser le fonctionnement de l’Autorité palestinienne (AP).

Dimanche, le ministre des Finances Youval Steinitz (Likoud) a proclamé le gel provisoire du montant des droits de douanes et accises que l’Etat hébreu récolte au nom de l’AP, soit environ 85 millions d’euros/mois. Une somme a priori dérisoire pour un budget national, mais pas pour l’AP qui est au bord de la faillite et peine à payer le traitement de ses fonctionnaires. Selon Steinitz, ces sommes serviront à rembourser la dette palestinienne auprès de la compagnie nationale d’électricité israélienne.

Cette mesure a été annoncée au moment où Mahmoud Abbas était accueilli triomphalement à Ramallah par plusieurs milliers de sympathisants du Fatah, son parti, et ce n’est pas un hasard. Parmi les autres sanctions israéliennes actuellement à l’étude figure le retrait des laissez-passer VIP aux personnalités de l’AP, ainsi que l’annulation/report de réunions administratives organisées dans le cadre de négociations techniques ne portant pas sur le processus de paix.

En réalité, Israël n’a pas intérêt à ce que l’AP s’effondre car ce sont ses services, épaulés par ceux de l’Etat hébreu, qui empêchent la reprise des violences en Cisjordanie. Cependant, en pleine campagne pour les élections législatives anticipées du 22 janvier, le Premier ministre Binyamin Netanyahou et son ministre des Affaires étrangères Lieberman doivent absolument faire oublier le camouflet diplomatique qui leur a été infligé à l’ONU.

Dans le courant de la semaine écoulée, alors que la communauté internationale se tournait vers Ramallah en raison de l’exhumation des restes de Yasser Arafat (et, deux jours plus tard, de la préparation du vote de l’ONU sur le statut de la Palestine), plusieurs événements politiques importants se sont déroulés en Israël. D’abord, les primaires organisées au sein du Likoud, le parti de Netanyahou, qui a conclu une alliance électorale avec Israël notre Maison, parti de Lieberman.

La quasi-totalité des candidats placés en ordre éligible sur cette liste commune sont beaucoup plus à droite que par le passé. L’un d’entre eux, un colon du nom de Moshé Feiglin (Likoud), propose l’annexion de la Cisjordanie et la reconquête de la bande de Gaza. En 1995, le même avait publiquement fait part de son admiration pour… Adolf Hitler.

Pourtant, l’union sacrée entre les deux formations ne provoque pas le raz-de-marée escompté. Entre autres, parce que bon nombre d’Israéliens reprochent à Netanyahou de ne pas avoir mené à terme l’opération « Pilier de défense » (lancée il y a quinze jours contre le Hamas de Gaza) et d’avoir cédé aux pressions internationales en n’autorisant pas une invasion terrestre de l’enclave palestinienne. Pour regagner du terrain face aux petits partis d’extrême droite qui se sont unis pour dénoncer la « lâcheté » du gouvernement, le Likoud multiplie les sanctions contre l’AP.

Du côté de l’opposition, le parti travailliste a également organisé ses primaires jeudi dernier et renouvelé ses candidats, parmi lesquels trois des quatre meneurs de la révolte sociale de 2011. Mais le fait politique qui a marqué la semaine écoulée est sans conteste le retour de l’ex-ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, qui présente une liste proposant la reprise immédiate et sans condition des négociations de paix avec les Palestiniens. Soutenue par l’ex-leader travailliste Amram Mitzna (colombe), elle est pour le moment la seule à mettre le sujet en tête de son programme.

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