Sabra et Shatila, Massacre a Huis Clos…
Ajoutée par HanifSunni le 28 oct. 2011
Le 16 et le 17 septembre 1982, un génocide a eu lieu dans deux camps de réfugiés palestiniens, Sabra et Chatila, situés au sud du Liban. Plus de 3000 victimes ont été massacrées par les phalangistes libanais, sous le regard bien veillant de l’armée israélienne, sensée protéger le secteur après avoir envahi le Liban quelques jours auparavant.
Un nettoyage ethnique sans se salir les mains, c’était pas mal comme idée pour Ariel Sharon, alors Ministre de la Défense. C’est ainsi que les soldats israéliens ont laissé passer les phalangistes, fermé le camps, et assisté à ce massacre morbide.
Même le statut de réfugié était de trop pour ces pauvres palestiniens… alors que deux guerres ont eu lieu à la suite du 11/09, aucune enquête officielle n’a été établie sur le génocide de Sabra et Chatila, pourtant ce n’est pas l’horreur du massacre qui manque. Quand il s’agit de palestiniens, on peut certes s’indigner, mais on s’indigne dans son coin, demain fera jour et on pensera à autre chose. La vie d’un américain qui travaillait au World Trade Center vaut peut être plus que celle d’un jeune palestinien qui naît dans un camps de réfugié?
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Documentaires Palestine: http://www.youtube.com/playlist?list=PLCB2D5B7BB8E0B88C
Jumelage entre Zababdeh et Ixelles
Dans le cadre du jumelage entre Zababdeh et Ixelles, c’est un plaisir pour nous de vous inviter à la représentation du Zababdeh Band for Folklore and Dabkeh.
Le Zababdeh Band for Folklore and Dabkeh donnera une représentation au théâtre Molière/Bruxelles le 13 septembre dans le cadre d’une performance organisée par la Commune d’Ixelles, L’Union Générale Des Etudiants De Palestine (GUPS) et l’Association Belgo-Palestinienne (ABP) afin de mettre à l’honneur la culture palestinienne.
Où : Théâtre Molière : Galerie de la Porte de Namur, 3 Square du Bastion, 1050 Bruxelles
Quand : le 13 septembre à 19h
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THE GENERAL UNION OF PALESTINIAN STUDENTS
BELGIUM
http://gupsbelgium.webs.com/
Rapport : « 4550 Palestiniens, dont 220 enfants, emprisonnés par Israël »
dimanche 19 août 2012 – 09h:30
Saed Bannoura – Imemc et Agences
S’entretenant avec Maan News Agency, Farawna déclare que l’armée procède à des invasions et des arrestations sur une base quotidienne, et que les soldats enlèvent généralement une dizaine de Palestiniens chaque jour.
Farawna indique que 220 enfants sont en ce moment emprisonnés par Israël et confrontés à des violations permanentes, en plus de subir de mauvais traitements et de tortures durant leurs interrogatoires, les mêmes que ceux auxquels sont alors confrontés les détenus adultes.
Deux cent cinquante Palestiniens sont actuellement emprisonnés en vertu d’ordres de détention administrative, sans chefs d’accusation ni procès. Six Palestiniennes sont également détenues par Israël, notamment Lina Al-Jarbouni, des territoires de 1948. Al-Jarbouni a été faite prisonnière il y a plus de dix ans.
Israël détient également captifs 17 parlementaires démocratiquement élus et trois anciens ministres.
Selon Farawna, il y a une diminution notable du nombre de détenus en détention administrative illégale, il attribue ce fait aux grèves de la faim répétées par les prisonniers, pour protester contre les violations constantes à leur encontre, et contre la politique de détention administrative.
Le chercheur déclare en outre que des dizaines de prisonniers de différents pays arabes, principalement de Jordanie, Syrie et Égypte, sont toujours enfermés par Israël.
Farawna évoque ce prisonnier, Sidqi Al-Maqt, qui est l’un des plus anciens détenus palestiniens ; enlevé par Israël en août 1985, Al-Maqt est en prison depuis 27 ans, et il sera libéré le 25 août.
Concernant la ventilation géographique des détenus, Farawna dit que la grande majorité (82 %) des détenus sont de Cisjordanie, 10,3 % de la bande de Gaza, et 7,5 % de Jérusalem et des territoires de 1948.
Il déclare que 537 prisonniers ont été condamnés au moins à une perpétuité, et qu’ils sont 113 à être emprisonnés depuis avant la création de l’Autorité nationale palestinienne en 1994 ; ces détenus ont été condamnés à au moins 20 ans de prison et plus, 85 d’entre eux sont notamment condamnés à passer leur vie en prison, et 28 à plus de 25 ans, dont le détenu Karim Younis, du village d’Ar’ara dans les territoires de 1948, fait prisonnier en janvier 1983.
Bien qu’Israël ait rétabli les droits de visite pour les détenus de la bande de Gaza pour la première fois en cinq ans, 320 détenus gazaouis se voient toujours refusé leur droit à des visites.
Il est toujours refusé aux parents de milliers de détenus de Cisjordanie de rendre visite en raison de considérations de sécurité alléguées par les Israéliens.
Soutenez les enfants de Aïda le 25 août Place de la Monnaie
Objet : Les 2500 enfants du camp de réfugiés palestiniens de Aïda à Bethléem n’ont que les rues et l’occupation comme quotidien. Contribuez à leur offrir une plaine de jeux, un lieu sûr pour jouer. Faites un don BE13 523-0440150-39 Lajee Center 39/C4 Rue Félix De Cuyper 1070 Bruxelles Avec la mention : Plaine de jeux
Après négociation avec les forces de police, l’action prévue initialement Rue Neuve, aura lieu non loin de là, Place de la Monnaie le samedi 25 août 2012 de 14h à 16h. Au programme, tenue d’un stand…
Pour lire la suite cliquez ici <http://plainedejeuxaida.over-blog.com/article-soutenez-les-enfants-de-aida-le-25-aout-place-de-la-monnaie-109059648.html>
Libérez Georges Abdallah
Libérez Georges Abdallah: Beyrouth, 14 juillet 2012
Beyrouth, 14 juillet 2012: rassemblement pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah, devant la résidence de l’ambassadeur de France au Liban.
Communiste révolutionnaire, militant pour une Palestine libre et démocratique, Georges Ibrahim Abdallah est emprisonné en France depuis 1984. Il est libérable depuis 1999.
Durée : 3’00
Réalisation: chris den hond
Les Palestiniens dénoncent les propos « racistes » de Romney
AFP
Mis en ligne le 30/07/2012
Les Palestiniens ont vivement dénoncé lundi les propos qualifiés de « racistes » du candidat républicain à la présidentielle américaine, Mitt Romney, qui a expliqué l’écart entre leur niveau économique et celui d’Israël par une différence de « culture ».
« Quand on vient ici en Israël et qu’on voit que le PIB par habitant est d’environ 21.000 dollars, alors qu’il est de l’ordre de 10.000 dollars tout juste de l’autre côté dans les secteurs gérés par l’Autorité palestinienne, on constate une différence énorme et dramatique de vitalité économique », a déclaré lundi à Jérusalem M. Romney lors d’un petit-déjeûner organisé pour lever des fonds au profit de sa campagne.
« C’est la culture qui fait toute la différence. Et lorsque je regarde cette ville (Jérusalem) et tout ce que le peuple de cette nation (Israël) a accompli, je reconnais pour le moins la puissance de la culture et de quelques autres choses », a-t-il ajouté.
Dans leurs rapports, la Banque mondiale et le Fonds Monétaire international (FMI) soulignent régulièrement que les restrictions imposées par Israël à la liberté de mouvement des personnes et des marchandises constituent un facteur clef freinant le développement économique des Territoires palestiniens.
Mais M. Romney s’est abstenu de mentionner ce fait avant de s’envoler pour la Pologne, dernière étape de sa tournée à l’étranger.
« Les propos de Romney sont racistes. Il a beaucoup à apprendre, il ne connaît pas la région, sa culture et son histoire », a affirmé à l’AFP le négociateur palestinien Saeb Erakat.
« Il est clair qu’il ignore que l’économie palestinienne ne peut pas décoller et atteindre le niveau souhaité tant que l’occupation (israélienne) continue », a-t-il ajouté.
Dimanche, le candidat républicain à la Maison Blanche avait déjà suscité la colère des Palestiniens en qualifiant Jérusalem de « capitale d’Israël ». Les Etats-Unis ne reconnaissent pas officiellement Jérusalem comme capitale d’Israël. Leur ambassade, comme pratiquement celles de tous les pays représentés dans l’Etat hébreu, se trouve à Tel Aviv.
Israël considère pour sa part que l’ensemble de Jérusalem, y compris la partie orientale conquise et annexée en 1967, est sa « capitale éternelle et indivisible ». La communauté internationale ne reconnaît pas cette annexion, et les Palestiniens veulent établir à Jérusalem-Est la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.
Sur le même sujet:
Rencontre peu ordinaire: avec Haneen Zoabi, députée palestinienne de la Knesset…
En quelques années, Haneen Zoabi est devenue « la » députée israélienne la plus dérangeante. La plus haïe en Israël, aussi. Le mot « traîtresse » revient sans cesse dans les commentaires israéliens qu’on peut lire sur elle. Variante : ou « complice des terroristes ». Signe particulier : Haneen Zoabi vient de la minorité qu’on appelle « les Arabes israéliens » mais elle insiste pour dire qu’elle fait partie des « Palestiniens d’Israël. » Détail qui n’en est pas un : quand Mlle Zoabi parle d’Israël, elle ajoute souvent « Etat colonial et raciste. »
Haneen Zoabi n’a peur de rien ni de personne. Ceux qui auraient pu en douter ont été bluffés de la voir participer à l’expédition du Mavi Marmara en mai 2010, ce bateau turc en route vers Gaza qui a été attaqué par la marine israélienne (neuf Turcs tués). A la Knesset, où elle sévit depuis 2009, son franc-parler suscite très souvent l’ire de ses collègues de la droite ou de l’extrême droite nationalistes. C’est que ses mots font mal.
« Quand, nous a-t-elle raconté lors d’un récent passage à Bruxelles, je me suis présentée à 18 ans devant 80 étudiants israéliens en communication à Jérusalem, j’ai dit que j’étais palestinienne. Cela a déclenché un tollé. Ils étaient outrés, pour eux, il n’y avait pas de Palestiniens israéliens. En fait, ces étudiants, reflétant leur éducation, vivent dans un ghetto. Les élèves israéliens ne rencontrent pas une seule fois le mot “palestinien” durant l’école primaire. Les Israéliens ne savent rien des Arabes et se considèrent comme européens. Pourtant, c’est bien eux qui sont venus s’installer chez nous, on ne les a pas invités, ils nous ont colonisés ! »
Le ton est donné. Mais, alors, les mots « colonial », « raciste », « apartheid » affublés à l’Etat dont elle est députée ? « Il existe toute une batterie de lois racistes qui discriminent les “Arabes israéliens”. Quand on les pousse dans leurs retranchements, ils disent que c’est pour maintenir le caractère juif de l’Etat. Mais cela prouve qu’on ne peut être à la fois juif et démocratique ! »
Les exemples de discriminations abondent dans sa bouche. « La terre est judaïsée. Nous représentons 18 % de la population d’Israël mais n’avons plus que 3 % des terres, le reste a été volé depuis 1948. Nous sommes biffés, ils changent même les noms, hébraïsés. Pire, récemment près de Nazareth, ma ville, ils ont construit un pont qu’ils ont baptisé “Raphaël Eytan”, du nom d’un général qui appelait les Palestiniens des “cafards” ! »
Mais que dit-elle aux Israéliens qui vantent le confort de vie dont jouit leur minorité arabe ? « Israël est assez malin pour ne pas nous opprimer complètement. Nous bénéficions des lois sociales, mais c’est pour mieux nous contrôler. Il n’y a pas à nous comparer avec les Palestiniens des territoires occupés mais avec les Israéliens juifs. Et là, il existe un différentiel important. Quelque 50 % des Palestiniens israéliens vivent sous le seuil de pauvreté et notre communauté compose un tiers de la population carcérale. Israël nous enferme dans ce concept de citoyenneté israélienne pour nous domestiquer, nous empêcher de nous battre. »
Se battre. C’est bien ce qu’elle a voulu faire, pour ses frères de Gaza, il y a deux ans, quand elle embarqua sur le Mavi Marmara. « De nombreux députés israéliens m’ont reproché avec colère d’utiliser la démocratie pour menacer Israël. Mais non, je me bats pour faire valoir nos droits. Mon parti, Balad, a été le premier, depuis 1995, à évoquer à la Knesset le colonialisme et le racisme de l’Etat, ou la question des réfugiés. Ils me haïssent non seulement à cause du Mavi Marmara mais aussi et surtout en raison de notre vision des choses. »
L’affaire du Mavi Marmara a failli la faire exclure du parlement. « L’avocat général de l’Etat a clôturé le dossier, ils ont échoué. Mais ils m’ont retiré mes privilèges parlementaires et mon passeport diplomatique. Pour moi, aller sur ce navire à destination de la prison à ciel ouvert qu’est Gaza, c’était une activité normale de solidarité humaine. »
Normale aussi, pour notre interlocutrice, de promouvoir le boycott d’Israël. « Comme citoyenne d’Israël, comme palestinienne et comme être humain, je soutiens le BDS (boycott, désinvestissement, sanctions). Il s’agit de sauver Israël de ses propres dérives militaristes. Le problème, c’est qu’Israël ne paie pas du tout le prix de ses actes, il n’arrêtera pas la bantoustanisation des territoires palestiniens occupés pour des questions d’éthique mais seulement quand la balance de ses intérêts lui dictera de le faire. »
Haneen Zoabi n’est pas peu fière d’être la seule femme arabe députée israélienne. Cette célibataire musulmane est aussi une féministe qui ne porte guère les islamistes dans son cœur, même si elle a déjà été vue en train de parler avec des élus du Hamas, à la grande colère de nombreux Israéliens. Elle ignore si elle pourra concourir aux prochaines élections l’an prochain, car elle croit que tout sera fait pour l’en empêcher. Se dire palestinienne en Israël et affirmer « mon combat est celui d’un peuple indigène dont la patrie a été dérobée » peut coûter cher.
BAUDOUIN LOOS
FICHE
Haneeen Zoabi est née à Nazareth le 23 mai 1969, dans une famille musulmane d’Israël. Diplômée de psychologie, de philosophie et de journalisme, elle a été élue en 2009 députée à la Knesset sur la liste Balad (Rassemblement national démocratique).
LE SOIR du mardi 10 juillet 2012



