Lettre ouverte à l’ambassadrice d’Israël


jeudi 23 juin 2011, 14:49

Josy Dubié Sénateur honoraire

Madame,

Dans un courrier envoyé au journal Le Soir de ce mardi vous m’accusez de mensonges et de « manipulation de l’opinion publique » à propos de la situation des populations civiles de la bande de Gaza qui, selon vous, contrairement à ce que j’affirme, ne manquerait de rien. Un véritable « Club Med » baigné par la Méditerranée en quelque sorte.

Vous conviendrez que pour départager le fait de savoir qui de vous ou de moi ment, il y a lieu de recourir à un acteur impartial et neutre. Il existe, vous le citez d’ailleurs. C’est le CICR, le Comité International de la Croix-Rouge de Genève, qui, depuis les premières Conventions humanitaires de 1864, puis celles de 1949 est chargé de surveiller leur application. Or, il y moins d’un mois, exactement le 28 mai 2011, Mme De Rietmaten, membre du CICR, en poste à Gaza décrivait ainsi la situation dans la bande Gaza « … un million et demi de Gazaouis ne peuvent pas mener une existence normale et digne (…) Gaza est plus tributaire que jamais de l’aide extérieure.(…) Les limites strictes sur les importations et l’interdiction quasi absolue sur les exportations imposées par Israël rendent impossible la reprise économique. Le taux de chômage est actuellement de près de 40 pour cent et restera très élevé tant que l’économie ne pourra pas reprendre (…) Comme Israël conserve un contrôle effectif sur la bande de Gaza, en particulier en maintenant l’autorité sur le mouvement des personnes et biens, il doit s’acquitter des obligations qui lui incombent en vertu des règles du droit applicable en cas d’occupation et permettre à la population civile de mener une vie aussi normale que

possible.(…) »

Madame l’Ambassadrice, mes trois compagnons et moi, qui embarqueront sur cette flottille chargée d’aide humanitaire à destination de Gaza, n’avons d’autre but que démontrer pacifiquement la violation par votre pays de la 4e Convention de Genève, base du Droit Humanitaire, relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre (12 août 1949). Elle interdit en effet explicitement dans son article 33 « les peines collectives » ce qui est bien le résultat du blocus imposé par votre pays à la population civile de Gaza depuis des années.

De plus, nous entendons nous conformer à la recommandation du Conseil de Sécurité des Nations Unies, responsable, en vertu de la Charte des Nations Unies, signée par Israël, du maintien et du rétablissement de la paix.

En effet dans sa résolution 1860 du 8 janvier 2009, qui a mis fin à la sanglante attaque israélienne « plomb durci », le Conseil de Sécurité « se félicite des initiatives visant à créer et ouvrir des couloirs humanitaires et autres mécanismes permettant un acheminement ininterrompu de l’aide humanitaire » (sic). C’est bien le but de notre flottille.

Madame l’Ambassadeur, votre gouvernement a annoncé qu’il empêcherait par la force notre flottille de rejoindre Gaza.

Nous n’avons à vous opposer que « la force du Droit ». Vous avez effectivement, vous, gouvernement israélien, le « droit de la force ». Sachez cependant que, pastichant Boris Vian, dans sa célèbre chanson « Le déserteur » : « Prévenez vos gendarmes, que nous n’aurons pas d’armes et qu’ils pourront tirer ! »

source

La Palestine au féminin



Conférence-débat sur le rôle des femmes en Palestine,
le lundi 27 juin à 14 h 30 à l’Eden,
boulevard Jacques Bertrand,1, Charleroi

Du 8 mars 2011 au 8 mars 2012 :
8 femmes pour raconter la Palestine

En Palestine, les femmes ont toujours été actrices à part entière de la lutte palestinienne et jouent à ce titre un rôle clé, tant sur le plan social et culturel que sur le plan politique et économique.

Elles continuent à subir les conséquences de l’occupation, du siège, de l’exil, des discriminations politiques et sociales, et à réinventer leur combat pour la liberté, la dignité et l’égalité.

Afin de rendre hommage à leur engagement quotidien et leur permettre de témoigner, 8 d’entre elles nous rejoindront entre le 8 mars 2011 et le 8 mars 2012.
Deux femmes de cette délégation seront accueillies à Charleroi le 27 juin.

Au-delà d’une rencontre avec les  partenaires, médias et autorités locales et provinciales, elles seront présentes à une conférence à l’Eden à 14 h 30 afin de témoigner de leur vécu, de leur engagement et d’échanger et de débattre avec le public.

Il s’agit de Mona Taneeb, figure de proue du mouvement rural des femmes à Tulkarem et très active dans les comités populaires de la région et d’Amal Elsana-Alh’jooj, bédouine du Néguev, directrice d’un Centre pour l’égalité des droits entre citoyens palestiniens et juifs dans l’état d’Israël

Mona Taneeb est née en 1964 dans le camp de réfugiés Balata. Dans les années 80, elle rejoint le mouvement pour les droits des femmes à Tulkarem. En tant que militante du terrain, elle participa  dans la première Intifadah.
Figure de proue du mouvement rural des femmes, elle préside l’organisation des femmes dans le village d’Irtah, près de Tulkarem et est également membre du comité exécutif de l’Association pour la réhabilitation des femmes rurales.
Elle est également un membre actif dans les Comités populaires contre le mur et la colonisation.

Epouse de Fayez Taneeb (que la Plate-forme Charleroi-Palestine a accueilli à Charleroi en novembre 2010) et mère de cinq enfants, elle continue de travailler la terre, enfermée entre le mur d’annexation et une entreprise chimique israélienne établi de façon illégale.

Amal Elsana-Ajlh’jooj est née en 1972 dans un village bédouin arabe dans le sud d’Israël, dans une famille de 13 enfants. Elle a commencé à faire un travail d’organisation sociale à l’âge de 14 ans et à 17 ans elle fonda la première organisation de femmes bédouines.

Amal est une figure-clé dans la lutte pour le statut de la minorité arabe et le statut des femmes en Israël et a reçu à ce titre de multiples distinctions et prix.

Elle a fondé le centre AJEEC – NISPED’s, le centre arabe – juif pour l’égalité et la coopération, dont elle est la directrice. Et elle dirige avec Vivian Silver l’institut  du Néguev pour les stratégies de paix et de développement, NISPED.

Elle est mariée avec l’avocat Anwar Alh’jooj et elle est mère de jumeaux, âgés de sept ans.

Quand on évoque les problèmes de la Palestine, il est rare d’entendre la voix des femmes. N’hésitez pas prendre deux heures de votre temps pour les rejoindre. Elles ont franchi pas mal d’obstacles pour nous rejoindre.

L’entrée est gratuite et la réservation souhaitée au 071 32 13 17 ou sur charleroi@viefeminine.be.

La rencontre est organisée à l’intiative de Génération Palestine et Vie Féminine, en partenariat avec la Plate-forme Charleroi-Palestine et les associations féminines participantes et actives au sein du Conseil Francophone des Femmes de Belgique – régionale Charleroi-Thuin : Amnesty International, Les Femmes Prévoyantes Socialistes de Charleroi, le Service « Egalité des Chances » de la ville de Charleroi, la Fédération Socialiste de Charleroi, le groupe Citoyelles, le Foyer Familial, Entraide et Fraternité « Vivre ensemble », les Femmes Ecolo, Marianne, Le Germoir, Vie Féminine.Avec le soutien de la Ville de Charleroi et de la Province du Hainaut.

Face aux menaces sionistes : intensifier les campagnes de soutien au peuple palestinien.


 Publié par Ben le 17.06.2011 dans Communiqué

Quatre années après l’établissement du siège de la bande de Gaza par l’armée israélienne, un an après la flottille de la liberté où naviguait le Mavi Marmara, une seconde flottille partira bientôt pour la Palestine. Un bateau français rejoindra cette initiative populaire internationale de soutien à l’ensemble du peuple palestinien et pour l’application de tous ses droits.

Depuis quelque temps, les relais sionistes en France de la politique coloniale d’Israël ont attaqué cette action de solidarité. Alors qu’un rassemblement unitaire pour marquer le départ prochain du bateau français est prévu pour le samedi 18 juin au Vieux Port de Marseille, des organisations appellent à une manifestation contre cette flottille le 19, devant le Centre International de la Culture Populaire (CICP) à Paris. Ce centre regroupe, entre autres, les locaux de Génération Palestine (GP), nommé dans l’appel, mais aussi de nombreuses associations de défense des droits et quelques associations de solidarité avec la Palestine, participant à l’organisation de la campagne « Un Bateau pour Gaza » et à la campagne BDS.

Déjà, dans la nuit du vendredi 10 au samedi 11 juin, une effraction a eu lieu au CICP (1), visant l’Association France-Palestine Solidarité (AFPS) et GP, provoquant diverses dégradations. La nuit suivante, se sont des tags et des affiches de la Ligue de Défense Juive (LDJ) qui sont retrouvés sur les mêmes locaux. L’une d’elle vise la campagne « Un Bateau pour Gaza » dans une iconographie particulièrement raciste. Il est à noter également que la dénonciation de la flottille a recours au même vocabulaire dans l’affiche de la LDJ et dans l’appel à manifester (« pseudo » ou « prétendument » humanitaire) et aux mêmes procédés de délégitimation (accusation de soutenir le Hamas dans l’appel et images islamophobe de l’affiche).

Tous ces actes font égalemet suite à des menaces, dégradations et cambriolages qui ont frappé les associations organisatrices de la campagne en France déjà en septembre 2010, notamment le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) et GP.(2)

Le site d’Europe-Israël, principale organisation appelant à la manifestation, a usé (3), pour délégitimer les signataires de la pétition de soutien à la flottille de la liberté, de la rhétorique habituelle du chantage à l’antisémitisme. En effet, ils n’ont pas hésité à la définir comme l’antithèse de la liste de Schindler, accusant tous ceux qui refusent qu’une population de plus d’un million et demi de personnes soit assiégée et soumise régulièrement à des agressions militaires, d’ antisémites.

Bien que Génération Palestine soit la seule organisation nommée dans l’appel à la manifestation, c’est l’ensemble du mouvement de solidarité ainsi que les citoyens s’engageant pour la justice en Palestine qui sont visés. Face à ces menaces, nous exprimons à nouveau notre détermination de mener jusqu’au bout notre combat pour l’application des droits des Palestiniens. Les pressions, qu’elles soient légales et faites au grand jour, ou illégales et lâches, ne feront que renforcer nos convictions et intensifier nos actions.

Cette violence, qu’elle soit le signe d’un sentiment d’impunité ou de la conscience d’un changement global de rapport de force au Moyen-Orient et en Europe, montre les moyens et les discours que sont prêts à utiliser les défenseurs inconditionnels de la politique coloniale israélienne et les nervis d’extrême droite de la LDJ.

Nous ne rentrerons pas dans le jeu de l’affrontement, notre cible est la politique coloniale d’Israël, notre soutien va à l’ensemble du peuple palestinien.

Notre victoire se déroulera dans le rapport de force populaire qui s’installe, au Moyen-Orient comme ici, et dont les campagnes un Bateau pour Gaza et BDS, sont les preuves les plus flagrantes.

1 : http://generation-palestine.org/news/communique/15/06/2011/gnration-palestine-ragit-aux-agressions-de-la-ldj/

2 : http://www.france-palestine.org/article15683.html

3 : http://www.europe-israel.org/2011/06/france-la-liste-des-elus-de-la-honte-tous-soutiennent-les-terroristes-du-hamas/

Génération Palestine
16-06-2011.

ESPACE SENGHOR


 @ 366 chaussée de Wavre (Etterbeek, Bruxelles)

Génération Palestine a le plaisir de vous inviter à sa soirée de soutien STAND (UP) 4 Palestine.

Cette soirée a pour but d’informer le publique sur l’existence et l’historique du projet Tous Témoins, Tous Acteurs (3TA) et de véhiculer les valeurs que Génération Palestine défend à travers ce projet et dans ses actions. Elle a aussi pour but de récolter des fonds pour la mise en oeuvre du projet de cet été.

Au programme de la soirée nous avons un panoplie d’artistes de tout genre: Code Rouge, Shogun Sensey, 5 Keuz viendront interpréter leurs morceaux. Ils seront rejoint par des stand up comédie de membres de la pièce « Fruits Etrange(r) » et de la danse traditionnelle palestinienne, la dabké.

Nous avons également le plaisir d’accueillir Mona, agricultrice palestinienne de Tulkarem et Amal du Naqab (Neveg) dans le cadre du projet La Palestine au féminin (https://www.facebook.com/pages/La-Palestine-au-Féminin-Gender-Palestine/206224419387788) qui nous viennent des Territoires Palestiniens Occupées et qui témoigneront.

Nous clôturons la première partie avec les GENERATION PALESTINE AWARDS, une petite cérémonie visant à remercier les personnes qui nous ont aidé durant toutes ces années.

Une pause sera prévue et nous débuterons la deuxième partie de la soirée (21h) avec un concert de Marwan Zoueini et Diwane. Marwan jouera de luth et nous transportera au Moyen-Orient le temps de quelques chansons. Le groupe Diwane interprétera des chansons du groupe mythique NASS EL GHIWANE.

Un buffet sera disponible durant toute la soirée ainsi qu’un stand de matériel solidaire. Tous les bénéfices iront à la mise en place du projet de solidarité Tous Témoins, Tous Acteurs 2011 et serviront à sponsoriser les 7 jeunes belges.

Nous vous attendons nombreux. Le prix en pré-vente est de 10€ (14€ sur place). Nous organisons deux moment de vente de tickets: le 15 à notre projection du documentaire Slingshot Hip Hop (http://www.facebook.com/event.php?eid=215865111778730) et le 18 à la soirée témoignage avec Shadi et Anas, deux palestiniens de Wad Rahal! (https://www.facebook.com/event.php?eid=109443865814369).

Vous ne pouvez pas venir à un de ces deux évènements? Envoyez-nous un email à reservation@generation-palestine.org avec le nombre de place qui vous désirez et les noms.

Solidairement,

l’Equipe Génération Palestine

Pense-bête à l’intention du journaliste chargé du Moyen-Orient


Dans cette période troublée où le journaliste doit manifester la plus grande prudence dans le compte-rendu des événements du Moyen-Orient et éviter de choquer l’opinion publique, il est bon de rappeler quelques principes et règles qui permettront de parer aux critiques.
Correctement appliquées, les préceptes et conseils ci-dessous vous éviteront d’être accusé d’opinion tendancieuse.

• Ne jamais oublier que ce sont toujours les Arabes qui attaquent ; Israël ne fait que se défendre et agit toujours en représailles.

• Quand l’armée israélienne tue des civils arabes, c’est toujours en état de légitime défense. Quand des civils israéliens sont tués, cela s’appelle du terrorisme.

• Les Israéliens n’enlèvent pas les civils palestiniens, ils les capturent.
Toujours mentionner les nécessités de sécurité pour expliquer ces captures.

• Inversement, les Palestiniens et Libanais ne sont pas habilités à capturer des militaires israéliens! S’ils le font, le qualificatif à utiliser est enlèvement.

• Il n’est pas convenable de mentionner le nombre prisonniers palestiniens (11.000, dont 300 enfants) capturés actuellement. Si, malgré tout, vous devez en faire état, qualifiez-les de terroristes ou supposés terroristes.

• Utilisez le moins possible le terme Palestinien et préférez Arabe, terme officiel du gouvernement israélien pour désigner les habitants non-juifs des deux territoires.

• Quand vous mentionnez le « Hezbollah », toujours ajouter l’expression soutenu par la Syrie et l’Iran.
Mais quand vous parlez d’Israël, il est superflu d’ajouter soutenu par les USA et l’Europe. On pourrait croire qu’il s’agit d’un conflit déséquilibré.

• Ne pas utiliser le terme « territoires occupés » mais territoires contestés. A ce propos, il est aussi préférable de dire Judée-Samarie plutôt que Cisjordanie.

• Ne jamais rappeler les diverses résolutions de l’ONU ou conventions de Genève défavorables à Israël. Idem pour les condamnations par la Cour de Justice de La Haye… Cela risque de perturber le lecteur, téléspectateur ou auditeur.

• Il est préférable de ne pas dire armée israélienne, mais d’utiliser la qualification plus sympathique de Tsahal.

• Il est de bon ton de laisser entendre que le « Hamas » est un groupe terroriste qui ne reconnaît pas l’Etat d’Israël (ces Islamistes qui ne veulent pas la Paix est un commentaire bienvenu).
Surtout, ne faire aucune mention de la reconnaissance faite en 2002.

• Il n’est pas indiqué de signaler qu’Israël a toujours refusé de fixer ses frontières et ne reconnaît pas la Palestine.

• Le mot colonies doit être écarté dans vos textes, parlez plutôt d’implantations.

• Afin d’affirmer la symétrie du conflit, ne jamais évoquer l’expansionnisme israélien mais toujours parler de deux peuples se disputant un territoire.

• Au cas où vous devriez évoquer les projets de développement nucléaire de l’Iran, il n’est pas utile d’insister sur l’arsenal nucléaire militaire israélien… Et surtout pas de signaler que c’est la 6ème puissance mondiale dans ce domaine.

• Quand vous devez faire état du refus palestinien d’agréer les conditions israéliennes pour l’arrêt des hostilités, toujours ajouter que « Israël considère qu’il n’a plus de partenaire pour le processus de paix »… Si possible sur un ton de regret.

• Si vous êtes appelé à citer le « mur de séparation », ne jamais mentionner qu’il a été établi sur des terres palestiniennes annexées, mais toujours mentionner que ce mur a été érigé pour arrêter les attentats terroristes… Et éviter surtout de citer la condamnation du « Tribunal International de Justice » exigeant son démantèlement.

• Concernant les opposants à Israël, ne jamais utiliser les mots résistants ou militants… Toujours parler d’activistes. Même s’ils manifestent seulement pour la paix, ils doivent être qualifiés de pro-palestiniens.

• Au cas ou vous seriez amené à reparler de « Plomb Durci », toujours reprendre la thèse israélienne : c’est le Hamas qui a rompu la trêve (ajoutez « unilatéralement » pour une meilleure compréhension)… et qu’Israël avait mis les Palestiniens en garde avant les bombardements (inutile de citer les bombes au phosphore).

• En cas de nouvelle opération visant à briser le blocus de Gaza, utilisez des expressions telles « cette flottille de soi-disant pacifistes » ou « acte de provocation »… et surtout évitez les commentaires du style « blocus illégal d’Israël, condamné par l’ONU ».

• Si vous en avez l’occasion, affirmez qu’Israël est la seule démocratie du Moyen-Orient. Evitez, évidemment, d’ajouter que cette qualité ne concerne que la population blanche et juive du pays.

• Ne faites aucune critique de la volonté du gouvernement actuel de transformer le terme Israël en Etat Juif, excluant de facto les 20% de musulmans de la population. Toujours éviter la référence religieuse à ce propos.

• Les Israéliens parlant mieux le français que les Arabes, donnez-leur souvent la parole. Ils peuvent mieux nous expliquer les règles précédentes et vous affirmerez ainsi votre neutralité journalistique.

Note Importante

Au cas où certains de vos collègues contreviendraient aux règles ci-dessus, prière d’en aviser les responsables de votre media. C’est un devoir citoyen de signaler ces dérives antisémites.

Bienvenue en Palestine


Arrivée : le 8 juillet pour tous les participants de tous les pays. Début des activités sur place le 9 juillet, date anniversaire de la décision le 9 juillet 2004 de la Cour de Justice Internationale (La Haye) qui a jugé illégal le mur construit par Israël, de même que les colonies installées dans les territoires palestiniens. Ce tribunal a estimé qu’il ne s’agissait pas d’un mur de séparation, mais d’un mur d’annexion et a exigé sa destruction ainsi que le démantèlement des colonies installées au delà de la Ligne Verte (tracé des frontières d’Israël avant le 4 juin 1967).

Un an plus tard, le 9 juillet 2005,170 associations représentant la société civile palestinienne (rejointes depuis par des centaines d’autres) lançaient, en l’absence  de prise en compte de ce jugement par les gouvernements, un appel à la société civile internationale pour qu’elle s’engage à agir et à  faire respecter le droit international.

Du 9 au 16 juillet, nous sommes appelés à venir massivement constater sur place l’aggravation de la situation d’apartheid et de nettoyage ethnique des Palestiniens, à Jérusalem Est comme en Cisjordanie.

Nous serons donc amenés à visiter les villes, villages et camps où les Palestiniens se voient spoliés de leurs terres, chassés de leurs maisons, agressés par des colons, empêchés de circuler librement à l’intérieur des territoires palestiniens.

Qui sont les organisateurs de cette mission ?

Cette mission est coordonnée par les 15 associations qui ont lancé l’appel et l’invitation à venir les accompagner dans leurs  tâches quotidiennes du  8 au 16 juillet. Elles regroupent des Palestiniens musulmans et chrétiens, vivant dans des grandes villes comme Béthléem, Hébron ou Ramallah, Jérusalem-Est, mais aussi des villages comme Bi’lin, Al Walaja, Al Maasara, et des camps de réfugiés comme Aïda, Deishe, Beit Omar, Balata… et participant à la résistance populaire palestinienne par des moyens non violents.

Ils ont l’habitude de recevoir des internationaux, mais estiment que cette fois-ci une grande mission s’impose pour attirer l’attention du monde entier sur leur situation de plus en plus critique. En raison du blocus total et des massacres israéliens, l’attention s’est concentrée sur la situation  dans la bande de Gaza. Israël, en profite, pendant ce temps pour progresser à grand pas dans le vol de terres, l’expulsion, la colonisation et la ghettoïsation des Palestiniens en Cisjordanie et à Jérusalem est. Les organisateurs de la mission  soulignent que la situation est aussi grave dans les deux régions et que le peuple palestinien  ne forme pas deux entités, mais une seule, en butte à la même oppression qui a pour but de chasser les Palestiniens de leurs terres.

 

Comment se déroulera la prise en charge pendant cette semaine ?

Nous partagerons les activités des Palestiniens, nous serons accueillis par les familles. Toute la logistique (transport,  logement et alimentation) est organisée par le comité d’organisation palestinien, qui évalue à environ 30 euros par jour le coût de la prise en charge pour chaque personne (réductions importantes pour les enfants)

 

Les règles de conduite sur place
Nous rappelons que la principale règle de conduite de cette mission est la non-violence. Et toutes les activités que nous prévoyons pendant la mission sont pacifiques.

Cette mission n’est pas un voyage du type « club de vacances ». Il nous arrivera donc de croiser des soldats de l’occupation sur notre route. Il est également possible qu’ils tentent de nous intimider ou de nous provoquer. Nous ne répondrons pas, et refuserons toute violence physique ou verbale. Les nombreux Palestiniens qui nous accompagneront dans toutes nos activités nous serviront de ce point de vue de guides.

Comment prendre son billet d’avion ?

Chacun doit prendre son propre billet aller-retour. La date d’arrivée doit être le 8 juillet, mais la date de retour est à la convenance personnelle de chacun, en fonction de ses disponibilités. Nous sommes contraints de passer par l’aéroport de Tel Aviv, puisqu’Israël a détruit l’aéroport palestinien et que nous n’avons pas d’autre choix pour nous rendre en Palestine (passer par Amman en Jordanie, non seulement coûte plus cher mais nous amène à être confrontés de la même manière aux services israéliens qui contrôlent l’entrée en Cisjordanie par le Pont Allenby).

Il est conseillé d’acheter son billet sur internet, via des des sites tels que Go Voyages et OPODO, lebonprix.com, ebookers, en choisissant les vols les plus intéressants, et en prenant conseil avant l’achat auprès des contacts indiqués sur ce site.

A l’heure actuelle les prix des aller-retour (le plus souvent avec une escale) varient entre 300 et 500 euros. Il est conseillé de profiter des vols à bas prix pendant qu’ils sont disponibles. Si vous rencontrez des difficultés ou si vous hésitez, vous pouvez contacter en France, comme dans d’autres pays, des militants qui vous aideront à choisir un vol. Voir la rubrique « Participer à la mission » sur ce même site.

Quelles formalités avant le départ ?

Pour les participants de nationalité française, il n’y a pas de formalités particulières à remplir ni de visa à obtenir. Il faut simplement vous assurer que votre passeport est valide au minimum six mois après la date du retour.

Pour les participants de nationalités étrangères, la situation varie d’un pays à l’autre. Pour tous ceux qui ne sont pas ressortissants de l’Union Européenne, il est parfois nécessaire d’obtenir un visa. Israël refoule souvent les ressortissants de pays tels que l’Algérie, le Liban, la Syrie…. Donc, bien se renseigner à ce sujet.

 

Que faut il emporter ?
Nous serons au début de l’été et il faut donc n’emporter que des vêtements légers. Les personnes plus âgées qui le souhaitent dormiront à l’intérieur des maisons palestiniennes, et les autres participants camperont sur leurs terrains. Donc emporter des tentes et sacs de couchage légers, car les nuits ne sont pas froides.

Prévoir  protection solaire, lunettes de soleil, casquette ou chapeau
Les bagages que l’on ne met pas en soute et que l’on garde en cabine dans l’avion, ne doivent contenir ni objets tranchants, ni liquides.

Emporter des bonbons et biscuits que nous offrirons dans les familles.

N’oubliez pas de prendre vos appareils photo et vos caméras !

Emportez vos instruments de musique s’ils sont transportables, et dites-nous dès maintenant de quel instrument vous jouez !

 

Argent

Il vaut mieux emporter des espèces, mais il est toujours bon d’avoir sa carte bleue sur soi, en cas de nécessité. Une partie des euros seront  changés en shekels sur place, monnaie en vigueur en Israel comme en Palestine. Prévoir un montant équivalent à une trentaine d’euros par jour et par personne (le transport en car d’une ville à l’autre est cher), et afin de pouvoir laisser un peu d’argent aux familles palestiniennes qui nous accueilleront.

 

Langues
La langue parlée en Palestine est l’arabe. Le dialecte palestinien est plus proche de l’arabe littéraire que l’arabe dialectal parlé au Maghreb par exemple. L’anglais est la deuxième langue du pays et vous serez dans la plupart des cas facilement compris. Il est conseillé de se remettre un minimum à niveau en anglais, ou de prendre un petit guide de conversation, même si toutes les visites et discussions de groupe seront traduites en Français (et dans d’autres langues). Nous aurons également des échanges avec les internationaux d’autres pays, et l’anglais est la langue de communication la plus répandue.

 

Communication

Le réseau téléphonique couvre la majeure partie de la Cisjordanie. Si vous possédez un abonnement avec une option vous permettant d’appeler à l’étranger, vous pourrez utiliser votre téléphone directement sur place.  Il est aussi possible d’acheter une carte SIM sur les lieux.

 

Comment puis-je contribuer à la réussite de cette mission ?
Le succès de cette mission repose sur chacun et chacune d’entre nous à tous les niveaux et notamment avant le départ, c’est à dire dans la période actuelle.

Plus nous serons nombreux et plus nous serons en mesure de délivrer un message fort. Il faut donc faire connaître largement cette initiative, convaincre ses proches, ses amis d’y participer. Ce site est un bon moyen de faire connaître le projet, mais aussi les flyers à votre disposition, et bien entendu tous les réseaux et autres sites via internet.

Organisons dans toutes les villes un maximum d’événements d’ici juillet pour faire connaître la mission « Bienvenue en Palestine » (projection de films, tables d’information lors de meetings, concerts, soirées couscous…)

Prenons rendez-vous avec nos élus respectifs pour leur parler de la mission, leur proposer d’y participer, et au minimum de la soutenir.

Demandez à des personnalités (élus, universitaires, sportifs, journalistes, artistes, écrivains…) de faire partie du Comité de Soutien de cette mission, aux côtés de Mgr Jacques Gaillot, la sénatrice Alima Boumediene-Thiery, …..

Demandez à celles et ceux qui ne peuvent pas nous accompagner en juillet de parrainer des jeunes qui veulent venir mais ont du mal à réunir la somme nécessaire, en envoyant un don (voir la rubrique « Parrainer un(e) volontaire) »). Si vous-même avez des difficultés à financer ce voyage, demandez à vos amis de vous donner un coup de pouce financier.

 

Autres informations

Des réunions de préparation du voyage seront organisées dans plusieurs villes de France. Ainsi que dans toutes les villes où des participants sont inscrits ( Belgique ).Chaque participant(e) nous ayant laissé ses coordonnées sera dûment informé(e) de la tenue de ces réunions.

 

info et contact pour Bruxelles

http://bienvenuepalestine.com/

http://bienvenuepalestine.com/WordPress/?p=64

Demande d’info :

palestine.libre2011@yahoo.fr

            +32485549579      

Nadia.B

PCHR du 19 au 25 mai 2011



Pendant cette semaine du 19 au 25 mai :

  • un civil palestinien a été tué par les FOI près de la frontière à l’intérieur de la bande de Gaza :
    • un Palestinien a été blessé dans l’est de Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza ;
  • 2 garçons palestiniens souffrent de graves brûlures à la suite de l’explosion d’une grenade fumigène laissée par les FOI à Hébron ;
  • les FOI ont continué de prendre pour cibles les agriculteurs palestiniens dans les zones frontalières à l’intérieur de la bande de Gaza :
    • ils ont tiré sur des agriculteurs palestiniens à deux occasions, aucune victime n’a été signalée ;
  • les FOI ont continué d’user de la force contre les manifestations non violentes en Cisjordanie :
    • 2 manifestants, dont un international, ont été blessés ;
    • 11 manifestants ont été arrêtés, dont 10 militants israéliens et un international ;
  • les FOI ont conduit 38 incursions dans les communautés palestiniennes en Cisjordanie :
    • elles ont arrêté 15 Palestiniens dont 4 mineurs ;
    • parmi ces personnes arrêtées, il y a la mère de Sheikh Saleh Al-Arouri qui est exilé en Syrie ;
  • les FOI ont poursuivi la colonisation et les colons leurs agressions en Cisjordanie :
    • les colons israéliens ont provoqué de graves dommages à une maison palestinienne, au sud-ouest de Bethléhem ;
    • 70 oliviers à proximité de la colonie Qidoumim, au nord-est de Qalqilya, ont été arrachés ;
    • 3 militantes palestiniennes ont été attaquées au check-point de Zaatara, au sud de Naplouse ;
  • Israël a maintenu un siège total sur la bande de Gaza et renforcé le siège sur la Cisjordanie :
    • les FOI ont arrêté au moins 3 Palestiniens sur les check-points militaires en Cisjordanie.

Extraits :

Vendredi 20 mai

1 h 30, les FOI entrent dans Bir Zeit, au nord de Ramallah ; dans Azzoun, à l’est de Qalqilya où elles patrouillent dans les rues, pénètrent dans de nombreuses maisons à l’intérieur desquelles elles balancent des bombes sonores. Elles arrêtent 4 Palestiniens, dont 2 mineurs :

  • Sameh Mahmoud Hussein, 17 ans ;
  • Ahmed Ali Rashed Radwan, 17 ans ;
  • Mohammed Imad Mohammed Radwan, 19 ans, et
  • Amr Mohammed Abu Haneyeh, 18 ans.

En outre, elles confisquent deux fusils de chasse chez Udai Samir Hassan Salim et Mohammed Imad Radwan.

La mère de Mohammed Radwa, arrêté par l’occupant, a déclaré ce qui suit au PCHR :

« Vers 3 h, le vendredi 20 mai 2011, un grand nombre de soldats de l’occupation israélienne ont pris d’assaut la maison voisine de mon beau-frère. Les soldats ont crié à travers leurs mégaphones et ont lancé des bombes assourdissantes sur la porte de la maison. Ils ont obligé les habitants à sortir. Ils cherchaient mon fils, Mohammed, dont le nom est le même que celui de son cousin. Les soldats ont constaté que le fils de mon beau-frère, dont le nom est Mohammed, n’était pas la personne qu’ils recherchaient. Alors ils sont laissé la maison de mon beau-frère et sont venus directement chez nous. Ils ont lancé des bombes assourdissantes et nous ont donné deux minutes pour sortir. Je suis sortie avec mon fils et ma petite fille. Ils sont entrés dans la maison et près d’un quart-d’heure plus tard, un officier des renseignements israéliens m’a fait appeler à l’intérieur. J’ai vu alors que la maison était toute endommagée. L’officier m’a demandé : « Où est votre fils Mohammed ? » J’ai répondu : « Je ne sais pas« . Il me dit de l’appeler immédiatement et de lui dire de venir. J’ai appelé Mohammed mais il n’a pas répondu. L’officier dit alors : « S’il n’arrive pas, nous le tuerons et vous ramènerons son corps« . Ils avaient des chiens et ma petite fille était effrayée, elle criait tout le temps. Ils sont partis de la maison et se sont dirigés vers la maison de mon beau-frère où mon fils était en train de dormir. Ils sont montés dans les étages. Ils ont vandalisé la maison et arrêté Mohammed. Son oncle m’a dit qu’ils l’avaient saisi par le cou, le frappant contre le mur et lui cassant la tête contre le mur. Quand ils sont partis avec mon fils, je l’ai entendu qui disait : « Je veux dire au revoir à ma maman » et l’officier a dit : « Tu viens juste de t’apercevoir que tu as une maman ?« . Nous lui avons alors donné une veste et dit au revoir. Je suis allée examiner ma maison qui avait été durement endommagée. Ils ont démoli les placards, les lits, les fenêtres, les portes, les éviers, les sièges dans le salon, la cuisine et tout ce qu’il y avait dans la maison. Ils ont aussi confisqué un fusil de chasse qui servait à mon fils Mohammed ».

[…]

Crimes causés par les objets abandonnés par l’armée israélienne

Les FOI continuent de laisser des objets dans les zones habitées et agricoles et à proximité. Conséquence, 2 enfants palestiniens souffrent de graves brûlures, ils ont été blessés vendredi matin, 20 mai, quand une grenade fumigène laissée là par les FOI a explosé, dans le sud-est d’Hébron.

D’après les informations recueillies par le PCHR, il est environ 8 h, le vendredi 20 mai. Eid Mohammed Daajneh et Mohammed Yousef Hassan Daajneth, tous deux 15 ans, rassemblent leurs moutons dans le secteur de Wad al-Bad, à près de 800 mètres à l’est du village (al-Bweib), dans l’extrême nord-est de Yatta, une ville au sud d’Hébron. Eid trouve un objet bizarre, un tube en métal enrobé d’étain avec une couverture noire sur un bord. Le garçon enlève l’étain et aussitôt, une intense fumée blanche se répand. Le garçon jette le tube à terre et essaie de fuir la zone avec son ami. Les deux garçons sont complètement paniqués. Cependant, la fumée qui monte a touché leurs corps et leur a provoqué des brûlures sur tout le corps. Leurs vêtements et de leurs chaussures sont brûlés en partie. Ils quittent rapidement la zone en appelant au secours leurs proches, les brûlures continuant de se propager sur leurs corps et leur peau continuant de fondre.

Selon les informations et observations recueillies par le PCHR et selon l’examen médical passé par les deux garçons, ils souffrent de brûlures au premier et deuxième degré :

  • Eid Mohammed Daajneh souffre de brûlures au premier et deuxième degré sous l’œil droit, au front, à la tempe droite, à la main droite et aux doigts, au bras droit, au genou gauche, à la cheville droite et de brûlures au premier degré à la main gauche et aux doigts.
  • Mohammed Yousef Hassan Daajneh souffre de brûlures au premier et deuxième degré aux doigts de la main gauche et porte des traces de carbone noir autour des brûlures aux doigts de la main gauche, à la cheville gauche et des brûlures de deuxième degré à la cheville droite.

Jihad Khalil Hassan Daajneh, 35 ans, berger, dit avoir vu les deux garçons courir vers lui en criant de douleur et de panique. Il était à près de 60 mètres d’eux. Il a essayé de donner les premiers soins en faisant couler de l’eau sur les parties brûlées. Il a appelé au téléphone pour avoir une voiture qui les a emmenés à l’hôpital Abu al-Hassan al-Qasem, à Yatta, où ils ont reçus les premiers soins. En raison de leur état sérieux et de l’impossibilité de connaître la nature de leurs brûlures, la coordination a été faite via le Bureau palestinien de liaison avec la police palestinienne, pour obtenir une équipe médicale de l’armée israélienne. L’équipe médicale israélienne est arrivée, avec des soldats, au carrefour de Zif, un village à l’est de Yatta. Ils ont diagnostiqué les blessures et donné un premier traitement pour les deux garçons.

Les experts israéliens en explosifs ont interrogé les deux garçons à propos de leurs blessures et de la forme et de la nature de l’objet qui avait provoqué ces blessures. Ils ont montré aux deux garçons des échantillons de munitions utilisées par les FOI et les garçons ont reconnu l’objet. L’équipe médicale a assuré les soins élémentaires aux garçons, mais elle a refusé de les transférer dans un hôpital israélien spécialisé dans ce genre de traitements pour éviter d’assumer la responsabilité de ce crime. Les deux garçons ont été emmenés en ambulance au Croissant-Rouge de l’hôpital public d’Hébron pour y être soigné.

La chaîne de télévision israélienne, Channel 10, a affirmé que les FOI étaient responsables pour l’objet qui avait provoqué les blessures aux garçons. La chaîne a déclaré : « Les deux Daajneh ont été blessés alors qu’ils jouaient près de leur village, par un objet qui fait partie des munitions utilisées par les FDI (forces de défense israéliennes) et abandonné sur les lieux lors d’un raid des FDI dans le secteur ».

Selon des témoins et des observations faites sur le terrain, des membres de la famille Daajneh ont trouvé aussi un objet similaire le dimanche après-midi, 22 mai, alors qu’ils rassemblaient leurs moutons dans le secteur. La police israélienne a été informée et est arrivée sur les lieux. Elle a fermé la zone et fait exploser l’objet, explosion qui a fait un grand bruit. Une fumée blanche s’est dégagée de l’objet sur près de 40 mètres.

Il convient de noter que les mines terrestres et les restes militaires abandonnés par les FOI provoquent de grandes souffrances aux Palestiniens et aux bergers dans les secteurs ruraux, de nomades et éloignés, où il y a des activités des colonies ou qui sont proches de sites utilisées par l’armée pour l’entraînement, spécialement à Yatta et à Bani Na’im, au sud et sud-est d’Hébron, à al-Khan al-Ahmar, à l’est de Jérusalem, et au sud et au nord dans la vallée jordanienne à Jéricho. Des centaines de Palestiniens ont été tués ou blessés avec ces vestiges de l’armée israélienne.

[…]

Colonisation et agressions des colons contre les Palestiniens et leurs biens

La colonisation se poursuit dans les TPO en violation du droit international.

- Les colons continuent d’agresser les Palestiniens et leurs biens et notamment à proximité des colonies Gush Etzion et Efrat, au sud-ouest de Bethléhem. Une vieille maison appartenant à Mohammed Saleh Abu Sawi, du village d’Artas, au sud de Bethléhem, a été attaquée et endommagée par un groupe de colons qui se sont installés près des terres de la famille.

Selon l’enquête du PCHR, le dimanche matin, 22 mai, des membres de la famille d’Abu Sawi se dirigeaient vers leurs terres et leur vieille maison dans le secteur de Khelet Ikhleil, à l’est des colonies précitées et du bureau de ce que l’on appelle, l’Administration civile israélienne, pour aller travailler sur leurs terres, comme d’habitude. Arrivés, ils ont été choqués de voir que la terrasse de la maison avait été complètement démolie ; une agression qui ne peut venir que des colons israéliens, puisque la situation des terrains ne permet pas à n’importe quel Palestinien d’y accéder, sauf aux propriétaires des terres qui peuvent passer après avoir été fouillés et montré leurs cartes d’identité. La maison n’est qu’à 200 mètres de la clôture de la colonie et du bureau de l’Administration civile israélienne, une zone militaire entourée de miradors et de caméras de surveillance.

La famille d’Abu Sawi indique que l’attaque comprend la destruction de la terrasse de la maison construite dans les années cinquante du siècle dernier. La maison consiste en 4 pièces aux murs de pierres et des plafonds en bois et métal. En outre, il y a un puits près de la maison. La famille déclare :

« Ce n’est pas la première fois que nos biens sont attaqués par les colons et les FOI, en plus, les colons israéliens ont l’habitude de jeter des cadavres de chiens par-dessus le mur. »

Ils soulignent que les FOI ont fait fermer l’entrée qui mène à la terre par l’Administration civile il y a trois ans, en conséquence de quoi, ils sont obligés d’arrêter leur voiture très loin de la maison et de se rendre sur leurs terres à pied. Leur voiture a été attaquée par les soldats israéliens sous le prétexte qu’elle était proche du poste militaire.

- Dimanche 22 mai, 9 h, un groupe de colons de la colonie de Taffouh, au sud de Naplouse, agresse 3 Palestiniennes de l’association caritative des Femmes d’Iskaba, du village du même nom, à l’est de Salfit. Dans son témoignage au PCHR, Madame Ahlam Adnan Harb déclare :

« Dimanche matin, 22 mai 2011, deux membres de l’association et moi nous dirigions vers le carrefour de Za’tarah, avec l’intention de nous rendre à Ramallah. Une fois arrivées au carrefour, nous y avons trouvé une quinzaine de colons, dont certains étaient armés. Ils se sont approchés de nous et ont commencé à nous jeter des pierres ; cependant, nous avons réussi à échapper aux pierres et nous n’avions pas de mal. Les FOI ont soutenu les colons dans leur agression et ne les en ont pas empêchés, en plus les soldats ont pointé leurs armes sur nous. Nous avons voulu arrêter une voiture qui partait de l’endroit, mais ils nous ont poursuivies et empêchées de partir. Nous avons essayé de nous défendre. En même temps, un Palestinien qui se trouvait au carrefour nous a vues et est venu vers nous en courant. De ce fait, nous nous sommes reculées aussitôt de crainte qu’un affrontement ne se déclenche entre des Palestiniens et les soldats israéliens. Des agressions de ce type contre les Palestiniens et leurs biens ont continuellement lieu à ce carrefour à cause de la présence des colons israéliens ici, et des soldats qui les soutiennent. »

- Des colons de la colonie de Qidoumim, au nord-est de Qalqilya, ont arraché 70 oliviers appartenant à Mohammed Abdul Latif Hamid Ishtiwi, du village de Kafr Qaddoum. Ishtiwi ignore quand cela s’est produit, car il ne peut se rendre sur sa terre sans un permis des FOI.

Son témoignage au PCHR :

« Dimanche 22 mai 2011, vers 8 h 30, j’allais labourer ma terre qui s’appelle Vallée de Barous, au sud-est de Kafr Qaddoum, parcelle n° 27. J’y allais avec un laboureur, car j’ai un permis pour entrer sur le secteur. Une fois arrivés, nous sommes surpris de voir que 70 oliviers, plantés il y a 7 ans, avaient été arrachés. Le terrain fait 15 dunums (1,5 ha) et est situé près de la colonie de Qidoumim, c’est-à-dire, à environ 150 mètres de la colonie. Il est situé aussi près de l’avant-poste d’Odlah Moutain, qui fait partie de la colonie Qidoumim.

Ce sont les colons qui ont commis leur attaque, car ils sont proches du terrain. En outre, les Palestiniens ne sont pas autorisés à entrer sur cette terre sauf avec un permis israélien. Après avoir vu cela, j’ai téléphoné au Conseil du village et à la Croix-Rouge, qui sont venus sur les lieux et ont pris des photos. Cependant, les soldats sont arrivés et les ont écartés pour les empêcher de continuer à photographier. Il a fallu une demi-heure aux FOI pour nous chasser. Plus tard, j’ai déposé plainte auprès de la Croix-Rouge et de la police d’Ariel. »

rapport intégral avec les tableaux d’entrée et sorties pour la bande de Gaza :
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=10673

La nouvelle intifada



Makram M. Ahmad

Il ne semble pas que les Israéliens aient bien compris la leçon à tirer de la vague de protestations à laquelle ont participé des milliers de jeunes Palestiniens à la mémoire de la Nakba. Cette année, ils ont franchi les barrières de fil barbelé jusqu’aux points de contact sur les frontières avec Israël. C’est-à-dire les points de contact en Cisjordanie, au Golan, au sud du Liban et dans le secteur de Gaza. C’est alors que 12 jeunes ont été tués en plus de plusieurs centaines de blessés dans des chocs sanglants avec les forces de l’armée israélienne.

Il est clair que les jeunes Palestiniens qui ont constitué un élément de pression sur le Fatah et le Hamas, les obligeant à se presser dans la réalisation de la conciliation nationale, insistent à ce que la cause palestinienne reste vive, quels que soient les sacrifices. Et cela malgré le gel du processus de paix et la démission de l’émissaire américain Mitchell après avoir évolué pendant 2 ans dans un cercle vicieux. Une démission motivée par le désespoir de réaliser une quelconque évolution  en raison de l’arrogance du gouvernement de Netanyahu et son insistance à poursuivre la construction des colonies. En plus de l’absence de stratégie claire de l’administration américaine qui avance d’un pas et recule de 2 sous la pression du Lobby sioniste.

Abstraction faite des prétentions de Netanyahu selon lesquelles les protestations pacifiques des jeunes palestiniens, qui ne dépassent pas la liberté d’expression, visent la destruction d’Israël et menacent son existence. Il est clair que nous sommes au seuil d’une troisième intifada. Et Israël ne pourra éviter ses conséquences en particulier s’il continue à tergiverser, sans comprendre la signification de l’intifada des jeunes Arabes. Et aussi s’il insiste à faire pression sur Washington afin de conduire à l’échec les tentatives des Palestiniens visant à avoir recours au Conseil de sécurité en septembre prochain. En effet, les Palestiniens aspirent à la promulgation d’une résolution qui adopterait l’instauration d’un État palestinien sur les territoires de la Cisjordanie et Gaza et qui ne touche pas aux frontières d’Israël derrière la ligne verte. Selon les estimations, cette résolution peut obtenir l’approbation de 170 États si Washington ne recourt pas à son droit de veto.

Je ne pense pas que les Arabes et les Palestiniens puissent accepter de la part d’Obama qu’il continue à adopter des prétextes pour conserver le statu quo ou à recourir à plus de tergiversation. Les Arabes après leur dernière intifada, veulent une position claire apte à sauver le processus de paix pour éviter à toutes les parties des difficultés à venir énormes.

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2011/5/25/opin4.htm

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑