Débat : Israël-Palestine, la guerre comme seul horizon
[youtube https://youtu.be/kvcLBgZeg4g?]
Si vous connaissez l'anglais, il y a aussi mon site parallèle, mais non identique http://bandannie.wordpress.com
Mazen a 24 ans. Il a grandi dans un camp de réfugiés près de Bethléem. Après son bac, il a entamé une formation de cuisinier et a travaillé dans un grand restaurant de Bethléem. Un parcours presque banal, en Cisjordanie occupée. Jusqu’au jour où son patron n’a pu le ramener chez lui après le boulot, comme il le faisait d’habitude. Mazen est donc rentré à pied avec un copain, par les petites rues de Bethléem. Il était aux environs de 3-4h du matin.
Tout le monde en Palestine sait ce qui se passe la nuit tombée. Tout le monde connaît quelqu’un qui s’est fait arrêter, a été blessé, voire tué, au saut du lit. Peu d’hommes, d’ailleurs, dorment la nuit. Et, s’ils s’endorment malgré tout avant que le jour ne se lève, c’est tout habillés, au cas où…
Cette nuit-là, Mazen et son copain sont tombés sur une première scène d’arrestation, puis sur une deuxième, une troisième : des soldats armés, hurlant et bousculant des hommes, des femmes, des enfants pris au saut du lit, en pleurs ou muets de stupeur. Arrêtés sur dénonciation – les dénonciateurs ayant eux-mêmes été battus jusqu’à ce qu’ils donnent des noms… Le lendemain, Mazen et son ami décident de rentrer à pied aussi, pour voir. Et ils ont vu. Les mêmes scènes d’humiliation et de brutalité, répétées à divers endroits de la ville..
La première fois que nous avons rencontré Mazen1, il nous avait dit, avec une douceur infinie : « I hate my life… » Une vie sans espoir que les choses s’améliorent un jour pour les Palestiniens enfermés derrière le Mur. Il a essayé, pourtant, de vivre, malgré le sentiment d’impuissance qui l’étouffait : études, boulot, une jeune fille qui lui plaisait bien…
Mais, une nuit de 2012, Mazen se fait arrêter à son tour.
En 2014, Mazen fait partie des prisonniers en grève de la faim pour dénoncer les conditions de détention : faim, froid, tortures de toutes sortes, physiques et psychologiques. La Croix Rouge le tire de là. Il pèse 40 kilos, retrouve sa famille au bout d’un an et demi de prison. Commence alors pour lui et les siens un harcèlement continu : des soldats débarquent chez eux à toute heure du jour et de la nuit et démolissent tout, systématiquement. Mazen est régulièrement convoqué pour des interrogatoire pendant lesquels on lui montre que tous ses faits et gestes sont désormais surveillés2.
Ses parents l’envoient alors chez une tante en Jordanie. Visa de tourisme valable trois mois. Puis, il reçoit l’invitation d’un ami en Allemagne : mi-décembre 2014, l’espace Schengen s’ouvre pour lui pour 30 jours. C’est à cette occasion que nous le rencontrons à nouveau. Il sait qu’il est grillé : s’il rentre en Palestine, il se fera arrêter à la frontière. Il nous dit : « Tout plutôt que revivre l’enfer de la prison ». Il repart en Jordanie : visa de tourisme jusqu’au 2 avril. Ensuite, quoi ?… Ses parents le poussent à trouver un projet qui le tienne loin du danger pendant quelques temps.
Nous allons voir une avocate qui nous parle d’un visa étudiant3. L’idée germe alors de pouvoir offrir à Mazen cette porte de sortie… Là, Mazen attend… De voir si, en nous mettant à plusieurs, nous arriverions à organiser ce séjour d’étude. Il n’ose pas trop y croire. Mais, avoir un visa d’étudiant semble être sa seule planche de salut actuellement. 4
L’idée serait que Mazen fasse une première année de français à l’EPFC, avant de suivre une formation en cuisine (en continuation de sa formation en Palestine) au Ceria idéalement pendant 3 ans.Comment soutenir Mazen concrètement ?
Un petit noyau de départ a pris contact avec l’EPFC, où les inscription se font à partir du 23 avril 2015. Une fois l’inscription faite et envoyée à Mazen, il pourra faire les démarches nécessaires auprès de l’ambassade de Belgique à Amman afin d’obtenir un visa d’étudiant. Pour l’obtenir, Mazen doit pouvoir donner un plan d’étude, le nom de personnes qui se portent garantes pour lui, et la preuve qu’il a un compte approvisionné régulièrement (il faut un minimum de 614 euros/mois).
Le problème du logement est réglé : Mazen logera chez des amis à Bruxelles.
Le problème des garants est en passe d’être réglé.
Reste à trouver une jolie brochettes de généreux donateurs, petits et grands, prêts à verser chaque mois une partie des 614 euros mensuels, et ce sur deux ans, peut-être trois (EPFC + Ceria). Le numéro de compte sera communiqué dès qu’il sera ouvert.
Si la contribution mensuelle ne vous convient pas, une autre façon de participer serait d’organiser des « coups » ponctuels (soirées plats palestiniens, concerts…) avec vos amis et connaissance afin de récolter quelques fonds de soutien.
Reste à trouver aussi quelqu’un(e) qui se sentirait l’âme d’un coordinateur/référent et pourrait aider Mazen dans ses démarches administratives et autres, tout en gérant les petits ruisseaux vers le compte.
Où que vos disponibilités ou envies soient, chaque geste fera la différence et, au nom de Mazen, nous vous en remercions déjà chaleureusement.
N’hésitez pas à vous signaler à l’adresse suivante : ac.cornet@hotmail.com
Une date de réunion de toutes les forces vives vous sera communiquée bientôt.
1 Lors d’un voyage avec un groupe d’élèves en 2009. Mazen avait 19 ans et participait au projet du centre culturel Al-Rowwad du camp de Aida. http://www.taayoush.be/spip.php?article39,
2 Au point qu’ il demande à son père et à son frère aîné : « Vous travaillez pour eux ou quoi ? »
3 Il ne veut pas demander l’asile. Il veut pouvoir rentrer chez lui si ses parents venaient à mourir.
4 Mazen n’est évidemment pas un cas unique. Il y a aujourd’hui plus de 5000 prisonniers palestiniens dans les geôles israéliennes, dont de nombreux enfants. Le fait est que nous avons connaissons Mazen personnellement…

Leila Shahid n’est plus l’ambassadeur de la Palestine à Bruxelles auprès de l’Union européenne, de la Belgique et du Grand Duché du Luxembourg. Son départ, à 65 ans, est irrévocable. Les efforts du président palestinien Mahmoud Abbas pour la retenir auront été vains. Diplomate hors pair, elle prend une retraite qui sera peut-être interrompue par l’une ou l’autre mission ponctuelle pour la Palestine. Pour Le Soir, la célèbre diplomate palestinienne a accepté d’expliquer les raisons de son départ et de revenir sur son bilan et ses frustrations, en ce compris son opinion, nuancée, sur les institutions européennes qu’elle a fréquentées pendant dix ans.
Les amis de la Palestine en Europe disent qu’ils la regrettent déjà. C’est que Leila Shahid a toujours fait montre de telles qualités diplomatiques offensives que ses ennemis la craignent autant que ses amis l’adulent. Ses combativité et pugnacité ont fait les beaux jours des plateaux télévisés français dont les débats sur le Proche-Orient ont perdu beaucoup de leur sel quand, en 2005, elle choisit Bruxelles et surtout l’Europe, pour représenter son pays en devenir.
Née en 1949 à Beyrouth dans une famille aux riches racines palestiniennes, dont par sa mère la prestigieuse famille Husseini, de Jérusalem, Leila Shahid n’a jamais vécu en Palestine mais «la cause» a marqué sa vie depuis toujours et pour toujours.
Lire l’article ici
Chaque fois que le mot « réfugié » est prononcé, je pense à ma mère. Quand les milices sionistes commencèrent leur offensive et leur « nettoyage » systématiques de la population arabe palestinienne de la Palestine historique en 1948, celle-ci, accompagnée de sa famille, s’enfuit du village jusqu’alors paisible de Beit Daras.

A cette époque, Zarefah avait six ans. Son père mourut dans un camp de réfugiés sous une tente fournie par les Quakers juste après avoir quitté sa terre. Jeune fille, elle rassemblait les vieux métaux pour aider sa famille.
Ma grand-mère, Mariam, s’aventurait dans la « zone de la mort » coincée entre l’état d’Israël nouvellement constitué, qu’elle jouxtait, et les camps de réfugiés de Gaza, pour cueillir des figues et des oranges. Chaque jour, elle risquait sa vie. Ses enfants étaient tous des réfugiés, qui vivaient en shatat – Diaspora.
Ma mère vécu jusqu’à 42 ans. Sa vie fut extrêmement difficile. Elle épousa un réfugié, mon père, et ensemble ils ajoutèrent sept réfugiés à ce monde – mes frères, ma sœur et moi. L’un d’entre nous mourut en bas âge d’une maladie infantile que l’on savait tout à fait soigner, mais la clinique du camp de réfugiés ne possédait pas de médicaments.
Qu’importe le moment et le lieu où nous sommes, nous portons nos cartes de réfugiés, nos nationalités indéfinissables, notre précarité, la charge de nos parents et la douleur de nos ancêtres.
Il s’avère que nous avons trouvé un nom à cela. Cela s’appelle waja – Douleur – une caractéristique qui définit et unit des millions de réfugiés palestiniens par-delà le monde. Avec notre population de réfugiés actuellement dominée par des réfugiés de deuxième, troisième et même de quatrième génération, il semble que notre waja est ce que nous avons le plus en commun.
Nos géographies peuvent varier, nos langues, nos appartenances politiques, nos cultures, mais au final, nous nous retrouvons autour des douloureuses expériences que nous avons faites nôtres au travers des générations.
Ma mère avait pour habitude de dire : Ihna yalfalastinieen damitna qaribeh – « Les larmes, pour nous, Palestiniens, ne sont jamais très loin. » Mais notre rapidité à verser des larmes n’est pas un signe de faiblesse, loin de là. C’est parce qu’au travers des années, nous avons réussi à mêler notre propre exil et ses nombreuses ramifications, aux exils de chacun. La charge émotionnelle est immense.
D’une certaine manière, nous masquons notre insupportable souffrance, mais elle est toujours à l’état latent. Lorsque nous entendons une seule mélodie de Marcel Khalifeh ou de Sheikh Imam, ou bien quelques vers de Mahmoud Darwish, la douleur de la blessure a une intensité sans pareille, plus forte que jamais.
La plupart d’entre nous ne vit plus sous des tentes, mais notre statut de réfugié se rappelle à nous chaque jour, par l’occupation israélienne, par le siège de Gaza et par les déplacements forcés de réfugiés palestiniens au sein-même d’Israël, par la guerre en Irak et le déplacement forcé des réfugiés palestiniens déjà déportés là-bas, par les conditions de vie ignobles des réfugiés palestiniens au Liban et à travers tout le Moyen-Orient.
Mais pour nous, la Syrie a été notre plus grande waja depuis des années. Mis à part le fait que la plupart du demi-million de réfugiés palestiniens de la Syrie est déplacée et subit des pertes pour la deuxième, troisième, ou même quatrième fois, neuf millions de réfugiés syriens sont actuellement en train de revivre la tragédie palestinienne, retraçant la première étape de la Nakba palestinienne, la catastrophe de 1948.
Voir la destitution des réfugiés syriens est comme revivre le passé, dans tous ses horribles détails. Voir les états arabes vociférer pour aider les réfugiés avec de grands mots et de petits actes, est comme si nous revivions la trahison arabe dans sa totalité.
J’ai vu mes grands-parents mourir, puis mes parents et nombre de mes proches. Tous sont morts réfugiés, supportant la même condition et le même espoir perdu du retour. Le maximum qu’ils aient jamais reçu de la « communauté internationale » a été quelques sacs de riz et de l’huile bon marché. Et, bien sûr, de nombreuses tentes.
Avec le temps, notre statut de réfugié s’est transformé ; au départ un « problème », il fait désormais partie intégrale de nos identités. Être « réfugié » à cette étape signifie se focaliser sur le Droit au retour des réfugiés palestiniens, comme cela est écrit dans le droit international. Ce statut ne fait plus seulement référence au déplacement physique mais également à l’identité politique, voire nationale.
Le clivage politique peut parfois dominer la société palestinienne, mais nous serons toujours unis, liés par le fait que nous sommes des réfugiés ayant une cause commune : rentrer chez nous. Alors que, pour les Palestiniens de Yarmouk près de Damas, être réfugié est une question de vie ou de mort – souvent due à la famine – pour la grande majorité des Palestiniens, la signification du mot est devenue plus intimement liée, elle est gravée dans nos peaux à jamais.
Mais que peut-on conseiller aux relativement nouveaux réfugiés de Syrie, considérant le fait que nous avons nous-mêmes à nous affranchir d’un statut que nous n’avons jamais voulu ?
Tout se résume à ces quelques rappels et mises en garde :
Premièrement, que votre déplacement s’achève bientôt. Puissiez-vous ne jamais vivre la waja du déplacement dans une mesure telle que vous l’adoptiez, l’épousiez comme faisant partie de votre identité, et la transmettiez de générations en générations. Puisse-t-elle être une sorte de douleur fugace ou un cauchemar passager, mais jamais une réalité quotidienne, omniprésente.
Deuxièmement, préparez-vous au pire. Mes grands-parents ont laissé leurs couvertures neuves dans leur village avant de fuir dans les camps de réfugiés parce qu’ils craignaient qu’elles puissent être détériorées dans la poussière du voyage. Hélas, les campements devinrent leur maison, et les couvertures furent confisquées comme le reste de la Palestine l’a été. S’il vous plait, gardez espoir, mais soyez réalistes.
Troisièmement, ne croyez pas aux promesses de la « communauté internationale » . Ils ne tiennent jamais parole, et quand ils le font, cela est toujours pour des motifs cachés qui pourraient vous faire plus de tort que de bien. En réalité, le terme lui-même est illusoire, la plupart du temps utilisé en référence aux pays de l’Occident qui vous ont abusé, comme ils l’ont fait avec nous.
Quatrièmement, ne faites pas confiance aux régimes arabes. Ils mentent. Ils ne conçoivent pas votre douleur. Ils n’entendent pas vos appels, cela ne les intéresse même pas. Ils ont tellement investi dans la destruction de vos contrées, et si peu dans la rédemption de leurs péchés ! Ils parlent d’une assistance qui n’arrive que rarement, et d’initiatives politiques qui se cantonnent pour l’essentiel à des communiqués de presse. Mais ils saisiront chaque opportunité pour vous rappeler combien ils sont vertueux. En fait, votre statut de victime devient un tremplin pour leur grandeur. Ils prospèrent à vos dépends, et par conséquent ils feront de leur mieux pour pousser encore plus loin votre misère.
Cinquièmement, préservez votre dignité. Je sais, ce n’est jamais facile de rester fier quand vous dormez dans une rue inhospitalière recouvert de cartons d’emballage. Une mère ferait tout ce qui est en son pouvoir pour aider ses enfants à rester en sécurité. Peu importe, vous ne devez jamais permettre aux loups qui vous attendent à chaque frontière d’exploiter votre désespoir. Vous ne devez jamais permettre à l’émir, ni à ses enfants, ni à un quelconque riche homme d’affaire, ni à une sympathique célébrité, de se servir de vous pour une séance photo. Ne vous agenouillez jamais. N’embrassez jamais une main. Ne donnez à personne la satisfaction d’exploiter votre peine.
Sixièmement, restez unis. Lorsque l’on est réfugié, il y a une force dans l’unité. Ne permettez pas aux querelles politiques de détourner votre attention du plus grand combat qui est entre vos mains : survivre jusqu’au jour où vous retournerez chez vous, et vous y retournerez.
Septièmement, aimez la Syrie. Votre civilisation n’est pas une chose de second plan. Votre histoire est remplie de triomphes qui ont été, en définitive, votre œuvre. Même si vous devez partir pour des terres lointaines, gardez la Syrie dans vos cœurs. Et cela aussi passera, et la Syrie regagnera sa gloire, une fois que les brutes seront vaincues. Seul l’esprit du peuple devra survivre. Ce n’est pas un simple rêve ni une douce illusion. C’est l’histoire.
Chers réfugiés syriens, cela fait 66 ans maintenant que la dépossession de mon peuple a eu lieu. Nous devons encore rentrer chez nous, mais c’est un combat que mes enfants et leurs enfants devront mener. J’espère que le vôtre s’achèvera bientôt. D’ici là, s’il vous plait souvenez-vous qu’une tente n’est qu’une tente, et que les rafales de vent froid proviennent d’une tempête qui n’est que passagère.
Et en attendant que vous rentriez chez vous en Syrie, ne laissez pas le réfugié prendre possession de vous, car vous êtes bien plus que cela.
* Ramzy Baroud est doctorant à l’université d’Exeter, journaliste international directeur du sitePalestineChronicle.com et responsable du site d’informations Middle East Eye. Son dernier livre, Résistant en Palestine – Une histoire vraie de Gaza (version française), peut être commandé à Demi-Lune. Son livre, La deuxième Intifada (version française) est disponible surScribest.fr. Son site personnel : http://www.ramzybaroud.net
Accueil de netanyahou à Washington par une campagne d’affichage (…) – CAPJPO – EuroPalestine//
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Dans 7 villes américaines (Los Angeles, New York, San Antonio, San Diego, San Francisco, et Washington D.C), 60 stations de métro, sur 52 bus, 3 camions ambulants 2 grands panneaux d’affichage et un journal, ces affiches seront visibles pendant un mois :


Ce collectif d’associations a également réussi à convaincre Barack Obama, le vice-president Joe Biden, le secrétaire d’Etat John Kerry et d’autres représentants du gouvernement étatsunien à ne pas recevoir le premier ministre pendant sa visite à Washington. De même, une trentaine de parlementaires se sont engagés à quitter le congrès au moment du discours de Netanyahou.
Ce dernier sera en outre accueilli aussi bien devant le Capitole que devant la réunion de l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee’) par de gigantesques panneaux dénonçant l’occupation israélienne et les massacres perpétrés cet été à Gaza.
Grâce aux 100.000 dollars de dons recueillis l’automne dernier, ce collectif d’associations va, durant un mois, montrer aux contribuables américains à quoi servent les milliards de dollars pris dans leurs poches pour aller gonfler le budget militaire israélien.
Nous saluons cette campagne, dont il faut signaler qu’elle serait impossible à mener en France, quelle que soit l’ampleur des sommes recueillies, puisque dans notre pays qui se prétend démocratique, tout affichage dénonçant la politique israélienne ou montrant la situation en Palestine est interdit.
Aidons donc nos amis américains à montrer la vérité à leurs concitoyens :
http://www.palestineadvocacyproject.org/blog/2015/2/26/palestine-advocacy-project-goes-national
CAPJPO-EuroPalestine
Nos « grands » médias sont au pas, il faut de l’information légère, aussi inconsistante que possible (la galette des rois, les soldes, la rentrée des classes de janvier…). Bref, notre presse est libre… de ne pas informer. Alors comment suivre et donner sens aux 3 mots égarés sur des prompteurs ?
Pourtant, ce doit être du lourd à voir la réaction courroucée de Netanyahou (ça, déjà ça fait plaisir !).
Que savons-nous ? 1/ La Palestine n’est pas parvenue à obtenir la majorité pour les conditions de la paix. (Il s’en est fallu d’une voix)
Encore faut-il regarder de plus près cette situation. Il a manqué une voix mais il aurait suffi d’attendre une semaine pour être garanti de la majorité puisque c’est une représentation tournante (sauf les 5 permanents du Conseil). Le Venezuela et la Malaisie arrivaient. Est-ce une idiotie du gouvernement palestinien comme l’affirme E. Barnavi ou plutôt un choix stratégique : éviter le Veto américain dans une situation d’évolution du positionnement américain ? Il m’est difficile de prendre des protagonistes de ce niveau pour des idiots. Je suis convaincu que nous assistons à un combat entre les 2 protagonistes, combat de ruses, de pressions, de mots pour la façade. Et dans ce combat, c’est la Palestine qui est à l’initiative.
Que voyons-nous ensuite ? 2/ Netanyahou chanter victoire et s’étouffer à la fin de son numéro : la Palestine entre au TPI. Les rodomontades de Netanyahou se suivent, appelant les pays à rejeter l’adhésion de la Palestine, menaçant de déposer plainte contre le Hamas… Sans effet. Et nous sentons la panique gagner le gouvernement israélien. Pour étrangler l’Autorité Palestinienne un pas de plus dans l’insupportable : voler l’argent de la Palestine. Un geste pour écraser, mais un geste qui va encore plus isoler Israël… Une fuite en avant… Et maintenant des menaces de frappes.
Difficile de ne pas voir la mauvaise posture d’Israël depuis son agression contre Gaza. Tout s’affaisse à un rythme de plus en plus rapide : l’hypothèse d’une solution armée, le soutien international, la crise interne avec la radicalisation des fins de régimes qui scinde la société…
La résistance armée du peuple palestinien a sans nul doute apporté la possibilité de cette issue libératrice pour tous, juifs compris, mais le combat politique est aujourd’hui le cœur de ce qui est appelé à évoluer. Le boycott d’Israël demeure nécessaire, plus que jamais, mais rendre compte de ce combat politique est devenu un devoir pour ceux qui veulent parvenir à la paix avec justice. Ce sont nos engagements qui ont amené le vote favorable de la France (avec un discours gêné de Fabius)
Ensemble, montrons notre exigence de reconnaissance de la Palestine, notre exigence de convocation du Tribunal.
Serge Grossvak
Le 5/01/15
sur FB

Evoquer la Palestine en maximum 2.000 signes, pas évident… Voici l’essai, publié dans ”Le Soir” du 4 décembre 2014.
De quoi la Palestine est-elle le nom? De la dépossession, d’abord. Entre les deux guerres mondiales, on a «vendu» aux Juifs de la diaspora en proie à l’antisémitisme et en quête d’un Etat «une terre sans peuple pour un peuple sans terre». Sauf qu’il y avait un peuple, les Palestiniens. Dont l’identité nationale n’était certes pas affirmée à 100%. Le mandat britannique (1920-1948) et l’immigration juive vont ancrer, galvaniser cette identité, que seuls quelques extrémistes osent encore nier.
D’exil forcé en défaites militaires arabes, les Palestiniens sous l’égide de l’Organisation de libération de la Palestine ont finalement accepté en 1988 de ne réclamer pour bâtir leur Etat que 22% de la Palestine historique, à savoir les territoires conquis par Israël en 1967 (Jérusalem-Est, la Cisjordanie et la bande de Gaza).
Mais face à la toute-puissance militaire et économique d’Israël, Etat conforté par l’aide des Etats-Unis et la bienveillance de l’Europe, les Palestiniens en sont réduits, depuis 1991, à négocier ce qu’ils pourraient sauver de ces 22%. Car Israël, pour des raisons dites de sécurité mais souvent aussi religieuses, n’entend céder que le minimum dans tous les dossiers comme le retour des réfugiés (c’est un «niet» israélien total, mais le droit international dit autre chose), le partage de Jérusalem (idem) ou les colonies (illégales, elles grignotent et rongent les territoires occupés, rendant l’émergence d’un Etat palestinien quasiment impossible).
Malgré la radicalisation d’une partie non négligeable du public palestinien frustré qui entend les sirènes islamistes parfois extrémistes, l’ensemble de la planète Terre s’est résolu au XXIe siècle à soutenir la création d’un Etat palestinien. Avec l’injustice fondamentale du sort des Palestiniens de plus en plus difficile à cacher, les excès israéliens sont largement responsables de cette prise de conscience: des interventions armées aux moyens disproportionnés ont choqué le monde au Liban (1982), face aux intifadas (révoltes) des populations occupées (celle de 1987 et celle de 2000), à Gaza en 2008 et 2014.
En l’absence de pressions dignes de ce nom sur l’occupant israélien, la question palestinienne continuera longtemps encore à hanter les esprits.
BAUDOUIN LOOS
Le site europalestine.com a été attaqué depuis samedi par des cybercriminels travaillant pour le gouvernement israélien. L’hébergeur du site europalestine nous a dit qu’il s’agissait d’une attaque « très massive, de type militaire », mettant en jeu des moyens informatiques très importants.
Il en faudra plus pour nous intimider. Pour suivre notre actualité, en tout cas provisoirement, vous serez désormais connecté à l’adresse capjpo-europalestine.com.
Notre page Facebook https://www.facebook.com/Europalestine?fref=ts
reste pour sa part inchangée.
Le site www.europalestine.com a été attaqué par ceux qui voudraient faire capoter le grand événement international « Free Palestine » qui les fait rager. La meilleure riposte est d’acheter et faire acheter massivement les billets pour ce festival de midi à minuit aux Docks de Paris, le 1er novembre sur :
https://www.weezevent.com/free-palestine-evenement-concert
Nous montrerons ainsi que leur attaque fait augmenter les ventes pour FREE PALESTINE et pas le contraire !
CAPJPO-EuroPalestine
*Nous sommes pour l’instant uniquement disponibles sur Facebook:
Seront présents, sur scène :
Mohammed Assaf (« Arab Idol »)
La Compagnie Jolie Môme
Phil Mansour (le troubadour australien de la Palestine)
La troupe de Dabké « Palestine »
HK et les Saltimbanks – MAP
Gnawa Diffusion – Amazigh Kateb
Rim el Banna
Jony McLoad
L’orchestre « al Quds »
La Jonction
Abdel et « La chorale BDS »
Parmi les intervenants : Hana Salah (Palestine), Ronnie Kasrils (Afrique du Sud), Jean Ziegler (Suisse), Mahmoud Sarsak (Palestine), IYAD Burnat (Palestine), Sahar Francis (Palestine), Jacques Gaillot (France), Carlos Latuff (Brésil), Maurice Rasjfus, Nabil Abou Shammala (Palestine), Annette Groth (députée au Parlement allemand, Die Linke …