ABP : appel pour une manifestation nationale en solidarité avec la Palestine


Appel pour unemanifestation nationale

en solidarité avec la Palestine

 

Dimanche 27 juillet à partir  de 14h

 

 

Rassemblement gare du Nord

Départ Cortège à 14h30

Arrivée Place Rouppe

 

 

Stop aux bombardements de Gaza !

 

 

Soyons-y nombreux pour dénoncer l’agression israélienne contre Gaza !

 

Suite à l’intensification des bombardements et à l’offensive terrestre en cours, la plateforme Urgence Gaza appelle à une manifestation nationale dimanche 27 juillet à Bruxelles. Les organisations signataires réclament avec vigueur au gouvernement belge et à l’Union européenne d’agir immédiatement afin de :

–         dénoncer et condamner avec fermeté les violations du droit international commises depuis le début de l’offensive ;

–         exiger un cessez-le-feu et imposer un embargo sur les armes ;

–         exiger d’Israël la levée du blocus illégal de la bande de Gaza ;

–         suspendre l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël tant que ce dernier ne respectera par le droit international systématiquement violé par l’occupation et la colonisation des Territoires palestiniens ;

–         soutenir le gouvernement palestinien d’entente nationale.

 

(Affiche de l’événement vous sera envoyée en cours de journée)

 

 

Signataires de la Plateforme Urgence-Gaza  :

Association belgo-palestinienne WB ;  CNCD 11.11.11, 11.11.11 ; Agir pour la Paix, ; Artistes contre le Mur ; CADTM Belgique ; Centrale Générale-FGTB ;  CNAPD ;  Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie ;Comité Verviers Palestine, ; Comité PJPO de Braine l’Alleud, Comité PJPO de d’Ittre & Comité PJPO de Mazerine ; Comité surveillance Otan (CSO) ; Communauté Palestinienne en Belgique et au Luxembourg, ;  Coordination namuroise belgo-palestinienne ; Conseil de la Jeunesse ; CSC-ACV Bruxelles Halle Vilvorde ; Ecolo J ; Esperanza Palestina Namur ; FGTB-ABVV ; FOS-socialistische solidariteit vzw ;  Groupe Proche-Orient santé ; Hope-Espoir- Hoop asbl ; Intal ; Jeunes Anticapitalistes ; Jeunes socialistes ; Jeunesse et Culture – Réseau solidaris ; LCR-SAP ; Médecine pour le Tiers Monde (M3M) / Geneeskunde voor de Derde Wereld (G3W); Mouvement Chrétien pour la Paix (MCP) ; Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC) ; Palestina Solidariteit ; Plate-forme Charleroi-Palestine ; Présence et Action culturelle (PAC) ; PTB-PVDA ; SCI ; Solidarité socialiste ; Solidarity with Bedouins ; Théâtre du Public ; ULDP ; Union des Musulmans de Namur ; Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB) ; VEGA ; ViaVelo Palestina ; Vie féminine ; Vrede vzw ;…

 

Info : 02 223 07 56 – abp.eccp@skynet.be

 

 

 

 

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Rassemblement pour la Palestine ce soir




Le Mouvement Citoyen Palestine se joint au rassemblement pour la Palestine ce mercredi 9 juillet à 18h00 à la Place du Luxembourg – 1050 Bruxelles.

Rendez-vous à 16h pour préparer ensemble la manifestation chez intal, Chaussée de Haecht 53 – 1210 Bruxelles.

Soyez nombreux et partagez l’annonc
e: 

https://www.facebook.com/events/286002164913346

Le Mouvement Citoyen Palestine neemt deel aan de manifestatie voor Palestina deze woensdag 9 juli om 18u op het Luxemburgplein – 1050 Brussel.

Afspraak om 16u bij intal om de manifestatie voor te bereiden: Haachtsesteenweg 53 – 1210 Brussel.

Verspreid de aankondiging: 

https://www.facebook.com/events/286002164913346

Le Mouvement Citoyen Palestine  joins the solidarity rally with Palestine next Wednesday 9/07 – 18h – Place du Luxembourg  – 1050 Brussels.

Help us prepare the rally and meet us at 16h @intal, Chaussée De Haecht 53, 1210 Bxl

Please share! https://www.facebook.com/events/286002164913346

ARTICLE
http://mcpalestine.canalblog.com/archives/2014/07/07/30208674.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=mcpalestine

 

Palestine : Rassemblement samedi 19 juillet à 14h00 devant le Porte-voix de l’Avenue de Stalingrad à Bruxelles


Nous lançons un appel à manifester contre cette nouvelle vague de crimes de guerre d’Israël
contre le peuple palestinien.

Avec autorisation :

Rassemblement samedi 19 juillet à 14h00 devant le Porte-voix de l’Avenue de Stalingrad à Bruxelles ( gare du midi ).

Vous entendez les appels au secours de nos amis Palestiniens pourchassés, blessés, tués, suppliciés par Israël, son armée et ses colons.

C’est la terreur israélienne qui se poursuit et s’amplifie. Des bombardements sur la bande de Gaza font de nombreuses victimes.

Israël annonce une offensive « Protective Edge » sur Gaza, et on sait ce que recouvrent ces soi-disant actions de « protection » .

C’est l’été, les vacances, le Ramadan. Mais rien de tout cela n’empêche, bien au contraire, Israël de lancer ses attaques meurtrières contre la population palestinienne. Et cela ne doit pas nous empêcher de répondre aux appels au secours.

Dans toutes les capitales s’organisent des rassemblements de protestation.

Nous vous appelons à venir manifester TRÈS NOMBREUX

* Arrêt immédiat des crimes de guerre israéliens !

* Pas de soutien du gouvernement belge aux criminels de guerre israéliens !

* Boycottez le régime d’apartheid d’Israël !

* Liberté immédiate pour tous les prisonniers politiques !

Rassemblement le mercredi 9 juillet à 18h00




Le Mouvement Citoyen Palestine se joint au rassemblement pour la Palestine ce mercredi 9 juillet à 18h00 à la Place du Luxembourg – 1050 Bruxelles.

Rendez-vous à 16h pour préparer ensemble la manifestation chez intal, Chaussée de Haecht 53 – 1210 Bruxelles.

Soyez nombreux et partagez l’annonc
e: 

https://www.facebook.com/events/286002164913346

Le Mouvement Citoyen Palestine neemt deel aan de manifestatie voor Palestina deze woensdag 9 juli om 18u op het Luxemburgplein – 1050 Brussel.

Afspraak om 16u bij intal om de manifestatie voor te bereiden: Haachtsesteenweg 53 – 1210 Brussel.

Verspreid de aankondiging: 

https://www.facebook.com/events/286002164913346

Le Mouvement Citoyen Palestine  joins the solidarity rally with Palestine next Wednesday 9/07 – 18h – Place du Luxembourg  – 1050 Brussels.

Help us prepare the rally and meet us at 16h @intal, Chaussée De Haecht 53, 1210 Bxl

Please share! https://www.facebook.com/events/286002164913346

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La Nakba, un crime fondateur qui se poursuit tous les jours


lundi 7 juillet 2014, par Pierre Stambul

Les Palestiniens parlent de « catastrophe » pour désigner le gigantesque nettoyage ethnique prémédité de 1948 : 800000 Palestinien-ne-s ont été expulsé-e-s de leur propre pays. Aujourd’hui, les travaux convergents de nombreux/ses historien-ne-s (lire entre autres Ilan Pappé et Sandrine Mansour-Mérien) permettent de réécrire ce qui s’est passé. Répondre aux mensonges sur la Nakba, c’est essentiel pour imaginer une paix fondée sur le refus du colonialisme et l’égalité des droits.

Les mensonges fondateurs

La Palestine n’était pas une « terre sans peuple pour un peuple sans terre ». Il y avait un peuple palestinien, essentiellement descendant des Judéens de l’Antiquité successivement convertis au christianisme et à l’islam, d’où une majorité de Musulman-e-s et des minorités chrétiennes ou juives. Globalement, ces communautés vivaient en bonne entente et se sont opposées au projet « d’État juif » dès que les sionistes ont commencé à le mettre en œuvre. « Les Arabes sont partis d’eux-mêmes ». Ce mensonge vise à occulter le fait que l’idée du « transfert » (la déportation des Palestinien-ne-s au-delà du Jourdain) faisait consensus dans la direction sioniste depuis le début des années 30. Le plan « Dalet » (la lettre D en hébreu) avait programmé le nettoyage qui a eu lieu. Le projet était bien la conquête de toute la Palestine et l’expulsion des autochtones. Aujourd’hui les politiciens israéliens parlent de « terminer la guerre de 1948 » et à l’époque Ben Gourion s’était excusé de ne pas avoir tout conquis en expliquant que c’était partie remise.
Dans ce processus, les milices d’extrême droite (l’Irgoun de Menahem Begin et le Lehi ou groupe Stern d’Yitzhak Shamir) et la future armée israélienne (la Haganah et le Palmach) ont joué des rôles complémentaires : les milices massacraient comme elles l’ont fait à Deir Yassin le 9 avril 1948 et l’armée faisait le service après vente en occupant le terrain et en s’assurant que les survivant-e-s ne reviendraient pas. Deir Yassin n’existe plus. À la place, il y a un « nouveau quartier » de Jérusalem-Ouest (Givat Shaul). C’est en partie sur ce territoire qu’a été construit Yad Vashem, le musée de la Shoah. Et le tunnel routier qui passe sous Givat Shaul porte le nom de l’assassin (Menahem Begin).

L’ONU

Pour certain-e-s, la solution est simple : il suffirait de faire respecter les décisions de l’ONU. Et pourtant : quelle légitimité peut avoir le vote par l’ONU du « Plan de partage de la Palestine » en 1947 ? Pourquoi a-t-on fait payer aux Palestiniens un crime bien européen : l’antisémitisme et le génocide nazi, alors que l’Occident refusait d’accueillir les rescapés du génocide ? De quel droit ce plan a-t-il donné au futur État juif 54% du territoire (la partie la plus riche) alors que les Juifs formaient 35% de la population ? Dans ce pseudo partage, les Palestiniens représentaient 40% de la population du futur État juif alors qu’il n’y avait que 2% de Juifs dans le futur État palestinien. On peut imputer à cette décision de l’ONU la moitié du nettoyage ethnique de 1948 : quand la guerre éclate officiellement contre les pays arabes voisins le 15 mai 1948, 375000 Palestinien-ne-s habitant « l’État juif » offert par l’ONU ont déjà été expulsés. L’ONU a avalisé les conquêtes militaires d’Israël passé en 1948 de 54% à 78% du territoire palestinien. L’ONU a reconnu Israël par un vote où plusieurs petits pays ont été achetés. L’ONU a supervisé les différents accords d’armistice dans lesquels le retour des expulsés dans leurs foyers était prévu. Les deux premiers actes du nouvel État d’Israël ont été d’interdire ce retour et de détruire plusieurs centaines de villages palestiniens dans le but d’effacer jusqu’à la mémoire de la Palestine. La lâcheté de l’ONU à cette époque ne s’est jamais démentie. Israël n’a jamais eu à subir la moindre sanction. L’ONU a créé l’UNRWA pour les réfugiés palestiniens en perpétuant une situation qui aurait dû n’être que provisoire et globalement l’UNRWA s’est très mal acquittée de son rôle, faute de moyens et de volonté politique. Il y a aujourd’hui 4,5 millions de personnes qui ont la carte de l’UNRWA. Nier leur droit au retour, c’est nier le crime de 1948, ce droit est imprescriptible.

La Nakba comme « réparation » de l’antisémitisme et du génocide ? Cette idée dont les dirigeants israéliens se sont beaucoup servis est fausse : toutes les institutions du futur État d’Israël qui ont fortement contribué à expulser les Palestinien-ne-s de leur propre pays sont antérieures de plusieurs décennies à l’apparition du fascisme, à Auschwitz ou à la Nakba : la « banque coloniale juive » date de 1899, le KKL (ou Fonds National Juif) qui a accaparé par tous les moyens les terres palestiniennes date de 1901.
La Histadrout (le syndicat qui défend le « travail juif », article 1 de ses statuts) date de 1920, la Haganah (l’armée) de 1921 et l’Agence Juive de 1929. Bien avant le génocide, ces institutions ont combattu le peuple palestinien pour pouvoir un jour l’expulser et elles ont joué un grand rôle dans la répression de l’insurrection palestinienne de 1936. Les dirigeants sionistes qui ont fondé Israël n’ont pas grand-chose à voir avec la destruction des Juifs d’Europe. Simplement, leur projet qui était a priori irréalisable et qui a été pendant très longtemps très minoritaire chez les Juifs a été rendu possible après le génocide avec la complicité de toutes les grandes puissances. Pire, certains futurs dirigeants israéliens qui participent à la Nakba ont été des terroristes collabos qui assassinaient des soldats britanniques alors que le génocide nazi battait son plein. C’est le cas d’Yitzhak Shamir qui sera plus tard Premier ministre israélien.

L’attitude des dirigeants arabes.

Elle a été globalement lamentable en 1948. Les pays qui sont rentrés en guerre le 15 mai 1948 ont combattu pour leurs propres intérêts sans aucune unité et sans aucun souci pour les Palestiniens. Le déséquilibre des forces était évident en faveur des sionistes. La seule force militaire capable de s’opposer à eux était la légion arabe jordanienne (formée et équipée par le colonisateur britannique). Elle était liée par un accord de partage de la Palestine avec les dirigeants sionistes et ne s’est battue que parce que cet accord a été violé avec la conquête de villes ou villages palestiniens sur l’axe Tel-Aviv/Jérusalem. Au moment des armistices de 1948-49, il n’y a pas eu d’État palestinien : l’Égypte a annexé Gaza et la Jordanie s’est emparée de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie. Les réfugiés palestiniens ont été très mal accueillis par les « pays frères », notamment au Liban. Les violences qu’ils subiront plus tard (le massacre de « Septembre Noir » en Jordanie, ceux des camps de Sabra et Chatila ou Tell-el-Zaatar au Liban, l’armée syrienne expulsant l’OLP du Proche-Orient) trouvent leur origine dans ce qui s’est passé au moment de la Nakba.

Le nettoyage ethnique de 1948 est tout aussi illégitime que la conquête de 1967. Il n’y a pas de différence de nature entre les Palestiniens jetés à la mer à Jaffa en 1948 (voir le film d’Eyal Sivan, « Jaffa, la mécanique de l’Orange ») et la colonisation du centre historique d’Hébron après 1967. Le projet politique sioniste mis en oeuvre pendant la Nakba se poursuit tous les jours avec le blocus de Gaza, la « judaïsation » de Jérusalem-Est, les destructions de villages bédouins ou l’emprisonnement arbitraire de milliers de Palestinien-ne-s.
Faire la paix, c’est « réparer » le crime de 1948 comme l’exige l’appel palestinien au BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) de 2005 : 1) fin de l’occupation, de la colonisation, du blocus de Gaza, destruction du mur, libération des prisonniers, 2) égalité des droits, 3) droit au retour des réfugiés.

Pierre Stambul,
07 juillet 2014

source

Les heurts s’étendent aux villes arabes de 48 après la mort d’un Palestinien « brûlé vif »


15-year old Tariq, cousin of recently murdered Muhammad Abu Khdeir (16), was beaten and abducted by Israeli police on Thursday. He was refused medical treatment for his broken nose and other injuries while in custody. Read the full article here: http://www.imemc.org/article/68330
15-ans Tariq, cousin de Muhammad Abu Khdeir (16), a été battu et enlevé par la police israélienne jeudi. Nez cassé et pas de soins. Read the full article here: http://www.imemc.org/article/68330

samedi 5 juillet 2014, par La Rédaction

Les troubles se sont étendus samedi à la communauté arabe de 48 après la mort d’un adolescent palestinien, brûlé vif apparemment en représailles au meurtre de trois jeunes Israéliens (colons réservistes, ndlr) , selon des responsables palestiniens.

Dans le même temps, les tirs de roquettes de la bande de Gaza contre le sud d’Israël n’ont pas discontinué, laissant craindre une escalade du conflit avec le Hamas qui contrôle l’enclave palestinienne. Pour la première fois, les heurts entre manifestants en colère et policiers ont gagné des localités arabes du centre et du nord-est d’Israël, dans une région appelée le « Triangle » arabe, notamment à Taybeh, Tira et Qalansawe, selon des témoins. Les manifestants, qui protestaient contre la mort du Palestinien, lançaient des pierres contre les forces de police, placées en état d’alerte, qui les dispersaient à coups de gaz lacrymogènes, a-t-on ajouté. Vingt-cinq Arabes de 48 ont été arrêtés et un officier de police blessé, a précisé la police. En soirée, des affrontements sporadiques ont touché Nazareth, haut lieu chrétien et principale ville arabe d’Israël, Arara et la région d’Oum al-Fahm, selon la police.

Au nombre de 1,4 million de personnes, la minorité arabe de 48 représente 20% de la population en Israël. En butte à des discriminations, notamment en matière d’emploi, elle descend des 160.000 Palestiniens restés sur leur terre après la création de l’Etat d’Israël en 1948.

La police israélienne fait aussi face à des manifestations de colère quotidiennes à Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, depuis la découverte du corps de l’adolescent palestinien mercredi dans la partie occidentale de la ville.

Mohammad Abou Khdeir, 16 ans, a été kidnappé mardi soir dans le quartier de Chouafat à Jérusalem-Est. Son cadavre -entièrement brûlé selon l’avocat de la famille- a été retrouvé près d’une forêt. Selon des responsables et les médias palestiniens, il a été enlevé et tué par des juifs extrémistes en représailles au rapt et au meurtre de trois étudiants israéliens (colons réservistes, ndlr) dans la région d’Hébron en Cisjordanie occupée, attribués par Israël au Hamas qui dément.

La police israélienne a dit « explorer toutes les hypothèses » sans pouvoir déterminer le motif du meurtre du Palestinien pour le moment. Les rapports préliminaires d’autopsie palestiniens, cités par l’agence palestinienne Maan, ont indiqué la présence de fumée dans les poumons du Palestinien, signifiant qu’il était encore en vie lorsque son corps a été brûlé. Le garçon a également été blessé à la tête, mais ce n’est pas la cause de la mort, a précisé le procureur général Mohammad Al-Ouweiwi. « Les brûlures qui couvraient 90% du corps et leurs complications sont la cause directe de son décès ».

Selon le ministre palestinien chargé de Jérusalem, Adnane al-Husseini, « le meurtre a été marqué par une opération de défiguration d’un enfant ». Les funérailles de l’adolescent palestinien se sont déroulées en présence de milliers de personnes à Chouafat, le quartier de la famille. La police a arrêté son cousin Tareq Abou Khdeir, âgé de 15 ans et citoyen américain. Il a été interpellé à Chouafat jeudi après avoir été battu par la police et comparaîtra devant un tribunal de Jérusalem dimanche, selon ses parents. Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montre des hommes cagoulés, visiblement des policiers, tabasser violemment une personne menottée, à demi inconsciente. La porte-parole de la police, Louba Samri, n’a pu confirmer s’il s’agissait de Tareq Abou Khdeir, mais a précisé que ce dernier faisait partie d’un groupe de six Palestiniens arrêtés jeudi. Il était, selon elle, armé d’une fronde et a attaqué la police.

Dans la bande de Gaza, une vingtaine de projectiles ont été tirés vers des régions frontalières du sud d’Israël, dont l’une en direction de la capitale du Néguev, Bersheeva, qui a été interceptée par le système antimissile Iron Dome. Israël a répliqué en lançant quatre frappes aériennes sur l’enclave palestinienne, sans faire de victime.

Israël a mis en garde le Hamas contre toute escalade de violence, dépêchant des renforts près de Gaza. Le Hamas a, lui, assuré ne pas vouloir une « guerre à Gaza » mais qu’il répondrait à « toute agression », alors que le médiateur égyptien oeuvre pour une trêve.

(05-07-2014 – Avec les agences de presse) Pour vous inscrire à notre liste de diffusion « Assawra » faites la demande à l’adresse : Assawra1-subscribe@yahoogroupes.fr

Ne pas diffuser ?


La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent
Albert Einstein

C’était au tout début du mois de juillet de l’année dernière. J’étais place Tahrir au Caire, dans l’attente d’un événement que même le cireur de chaussures de la corniche Maspéro savait inéluctable. Mohamed Morsi, le président égyptien allait , selon l’expression consacrée, devoir dégager. Le téléphone sonne. Un ami m’appelle de France pour m’annoncer : « Tu sais ! Un des principaux éditorialistes parisiens affirme qu’il va rester au pouvoir ! » Du point de vue de ce confrère, depuis son bureau avec vue sur la Seine, c’était tout à fait logique. Morsi avait été élu démocratiquement.

L’administration Obama, persuadée qu’elle avait enfin trouvé un « bon » islamiste sunnite, le soutenait. Les correspondants et envoyés spéciaux en Egypte pouvaient toujours décrire les foules immenses et le soutien accordé par l’armée aux manifestants anti-Frères musulmans, cela ne changeait rien à la vision manichéiste de cet expert en politique étrangère.

Les aveugles

Il souffrait du syndrome de l’inertie conceptuelle. L’incapacité à adapter l’analyse et le discours aux tranformations d’une situation, d’un rapport de force. Une forme d’aveuglement, qui a frappé les médias mais aussi les services de renseignements et d’analyse au cours de l’Histoire. En 1941, aveuglé par sa vision des relations bilatérales avec Berlin, Staline n’a pas voulu voir les signes annonciateurs de l’offensive nazie contre l’URSS. Dans les années 70, les Américains n’ont pas compris la nature des événements précurseurs à la chute du Shah d’Iran et l’arrivée au pouvoir des Ayatollahs. Plus tard, ils ont refusé toutes les informations sur l’inexistence d’armes de destruction massives dans l’Irak de Saddam Hussein. On connaît la suite.

Les Israéliens, politiques, analystes et journalistes n’ont pas toujours fait mieux. La surprise stratégique de la guerre du Kippour en est un des principaux exemples. Il faudrait aussi rappeler le soutien sans faille accordé par l’armée et le Shin Beth au développement de l’Islam radical à Gaza jusqu’au jour où ces « sympathiques religieux » ont créé le Hamas dont l’objectif est la destruction de l’État juif. J’ai décrit cet épisode dans mon livre « Le grand aveuglement » .

Que faire des Palestiniens ?

Aujourd’hui, on est bien obligé de constater que ce syndrome est omniprésent chez les dirigeants et les médias occidentaux, bloqués sur la vision de l’inéluctabilité d’une paix israélo-palestinienne. Or, la probabilité d’un accord est extrêmement faible comme le prouve l’échec de l’initiative du secrétaire d’état John Kerry. Un accord était tout simplement impossible.

D’abord pour des raisons politiques israéliennes.Le Likoud, le principal parti de droite, a toujours été opposé à la création d’un état palestinien indépendant aux côtés d’Israël. Le développement de la colonisation en Cisjordanie a été un de ses principaux objectifs depuis son arrivée au pouvoir avec l’élection de Menahem Begin en 1977 et après la conclusion du traité de paix avec l’Egypte en 1979. Grâce à son alliance historique avec le Sionisme religieux, près de 400 000 Juifs y habitent, transformant radicalement les données du conflit au Proche Orient. La direction de l’OLP l’a compris et admet en privé qu’elle a échoué et ne parviendra pas à créer un état indépendant.

A terme, Israël, devra donc dévoiler ce qu’il compte faire des Palestiniens. Les maintenir dans l’autonomie sous sa forme actuelle ? Des personnalités comme Ehoud Barak estiment que cela serait une forme d’apartheid. Les annexer en leur accordant tous les droits politiques – y compris la possibilité de voter pour la Knesset ? Ouri Ariel, ministre de l’habitat et colon militant le propose. Mais, à l’étranger, les images de l’occupation israélienne dérangent et les grands médias ne les diffusent plus depuis longtemps.

Crise économique oblige, les grandes chaines généralistes occidentales, occupées par la grande bataille de l’audience, ne couvrent plus l’international au quotidien. Et puis, en Europe ces images suscitent des réactions souvent anti-juives au sein de certaines populations et réveillent diverses formes d’antisémitisme. Un phénomène renforcé par l’attitude des institutions communautaires juives, identifiées à la politique israélienne, qu’elles soutiennent sans faille.

Ne pas diffuser ?

Cette montée de l’antisémitisme consolide l’inertie conceptuelle des médias. Un rédacteur en chef d’une grande agence de presse m’a dit, récemment : « Il faut faire attention. La montée de l’antisémitisme est sans précédent et il ne faut pas diffuser d’articles ou de sujets trop négatifs sur Israël ».

Résultat : le dossier palestinien a quasiment disparu de la place publique occidentale. Cela fait bien entendu l’affaire de la droite israélienne, mais avec un inconvénient majeur : son discours est , lui aussi, devenu inaudible. A preuve : la rapidité avec laquelle les États Unis, l’Union Européenne, la Chine, l’Inde et la Russie ont reconnu le nouveau gouvernement palestinien soutenu par le Hamas. Le message de Netanyahu, rappelant que l’organisation islamiste prône la destruction d’Israël, n’est pas passé.

Inexorablement, ce conflit finira par atteindre son paroxysme et embraser non seulement la région mais aussi des populations musulmanes dans le monde arabe et en Europe. Les dirigeants occidentaux, analystes et éditorialistes devront alors révéler les raisons pour lesquelles ils ont laissé ce conflit glisser vers le point de non retour.

source

voir les commentaires sur la page fn de Baudouin Loos

Pire que la Fête d’Indépendance



La Journee de Jerusalem

Il y a quelques semaines j’ecrivais dans ce blog sur la Fete d’Independance d’Israel, et combien difficile etait pour moi de voir des amis et des proches celebrer ce qui est avant tout la depossession des Palestiniens et l’expulsion de leur patrie. Mais il y a bien pire. Mercredi dernier (28 Mai) Israel celebrait la Journee de Jerusalem, qui marque la conquete, l’occupation et l’annexion de Jerusalem Est en Juin 1967. Cette fete est celebree depuis 1968, mais c’est depuis une dizaine d’annees qu’elle est devenue une veritable parade de masse nationalo-messianiste, avec des debordements qui ont un relent de pogrome. Si pendant la commemoration de la Fete d’Independance, j’essaie de ne pas quitter ma maison, le Jour de Jerusalem, je m’y barricade, tentant de proteger mes yeux et surtout mes oreilles des demonstrations populaires qui polluent ma ville. 

 


La Journee de Jerusalem, c’est la Fete d’Independance de la droite et des colons. Des le matin, la ville est envahie par des hordes de jeunes portant la grande Kippa tricotée des colons, un grand drapeau dans une main et, souvent, le M16 en bandoulière. Des jeunes, mais aussi des familles de colons avec leur ribambelle d’enfants et leurs regards illumines.

 


Le rebus de la societe israelienne ce concentre pendant une journee a Jeruasalem, dans une immense parade qui inclut un defile, a travers la Vieille Ville arabe, vers le Mur des Lamentations. Depuis plusieurs annees, la police demande aux commercants palestiniens de fermer leurs echoppes, pour leur bien, car, quand ils etaient ouverts, les jeunes colons saccageaient tout ce qui se trouvait sur leur chemin. Aujourd’hui ces voyous ideologiques se contentent de frapper sur les rideaux de fer avec leurs gourdins. Et de casser quelques voitures, voire de tabasser des passants palestiniens, obliges de sortir de chez eux.

 


En arriere fond, les discours des dirigeants politiques : les plus moderes (y compris la « gauche sioniste ») repetent que Jerusalem, capitale de l’Etat Juif, est unifiee pour l’eternite, les plus extremistes parlent de la « disparition » des mosquees afin de faire place nette a la construction du troisieme Temple de Jerusalem. Mais les discours, retransmis dans toute la ville par de puissantes sonos, sont en general couverts par les chants ultra-nationalistes – et souvent racistes – des colons qui resonnent pendant toute la journee a travers la ville.

 


Cette Journée de Jérusalem est un véritable cauchemar, non seulement pour la population palestinienne et ceux qui s’identifient à son combat, mais même pour la minorité « normale » des résidents de Jérusalem qui se sent envahie par cette racaille vociférante et violente. En fait, la Journee de Jerusalem est devenue la Fete d’Independance des nouveaux maitres du pays.


Serge Grossvak

 sur facebook

Palestine Officiel : 1500 prisonniers rejoignent la grève de la faim


 

 

Ma’an – 31 mai 2014 – 21 h 57

Ramallah – Le ministre palestinien des Affaires des prisonniers a déclaré samedi que 1500 prisonniers palestiniens allaient se joindre, dimanche, à une grève de la faim de masse, et il avertissait de la détérioration de l’état de santé des plus de 100 Palestiniens en grève depuis plus d’un mois.

 

Issa Qarage craint qu’« il n’y ait des martyrs » si la grève se poursuit, alors que plus de 100 des prisonniers palestiniens qui entamaient samedi leur 38e jour de grève de la faim ont été hospitalisés.

 

La plupart des prisonniers qui, le 24 avril, ont commencé à refuser leurs repas sont des détenus administratifs qui protestent contre la politique d’Israël consistant à les garder prisonniers sans inculpation ni jugement.

 

Qarage a prévenu que beaucoup de ces prisonniers souffrent d’hémorragie interne et de perte de mémoire et de conscience, et que l’état de certains nécessitait une intervention chirurgicale.

 

Et de déclarer également que l’administration pénitentiaire israélienne continue d’« agresser » les prisonniers, les plaçant en isolement cellulaire dans des « conditions cruelles » afin de « les épuiser et de briser leur grève ».

 

La porte-parole de l’administration pénitentiaire israélienne, Sivan Weissman, a confirmé que certains des grévistes de la faim étaient bien détenus à l’isolement, sans fournir plus de détails.

 

Qarage a lancé un appel aux dirigeants arabes pour qu’ils « interviennent de toute urgence et empêchent la tragédie qu’Israël est sur le point de provoquer », dans une intervention lors d’une conférence à l’université d’al-Zaytoonah, en Jordanie.

 

De son côté, la Société des prisonniers palestiniens a déclaré samedi dans un communiqué qu’un autre prisonnier avait été mis en isolement cellulaire.

 

Abd al-Adheem Abd al-Haq, 38 ans, du village de Qusra près de Naplouse, a été transféré de la prison d’Ashkelon à celle d’Ohalei Kedar en isolement cellulaire.

 

Une porte-parole de l’administration pénitentiaire israélienne a dit ne pas être au courant du transfert d’Abd al-Haq.

 

Ils ont été environ une centaine de prisonniers à déclencher une campagne le 24 avril pour protester contre l’utilisation constante par Israël de la détention sans jugement contre les Palestiniens, malgré son engagement en 2012 à limiter la pratique de la détention administrative à des cas exceptionnels. Cette promesse était le résultat d’une grève de la faim impliquant plus de 2000 Palestiniens, grève qui en avait conduit beaucoup jusqu’au seuil de la mort.

 

Depuis le début de la grève de cette année, plus de 100 autres prisonniers ont rejoint les 100 premiers, pendant que des milliers suivent des grèves de solidarité d’une journée.

 

Les Palestiniens gardés prisonniers en détention administrative sont souvent détenus sans inculpation ni jugement pendant des mois, et sans avoir accès à la preuve qui a conduit à leur détention, alors même que le droit international stipule que cette méthode ne peut être utilisée que dans des circonstances exceptionnelles.

 

Addameer, organisation de soutien aux prisonniers et aux droits de l’homme (http://www.addameer.org/etemplate.php?id=579) estime que 183 Palestiniens sont actuellement gardés prisonniers en détention administrative.

 

Plus de 800 000 Palestiniens ont été détenus depuis 1967, et 5224 sont actuellement enfermés dans les prisons israéliennes, selon l’OLP (Organisation de libération de la Palestine).

 

Ma’an : http://www.maannews.net/eng/ViewDetails.aspx?ID=701140

traduction : JPP pour CCIPPP

Tous les prisonniers en grève de la faim depuis le 24 avril hospitalisés


vendredi 30 mai 2014
Jawad Bulous, avocat palestinien, a annoncé qu’Israël a hospitalisé des dizaines de prisonniers qui sont en train de se laisser mourir pour protester contre cette spécialité de la grand démocratie israélienne : la détention sans charges et sans procès pour une durée illimitée, appelée « détention administrative ».

Si vous avez entendu Hollande, Valls ou un autre de nos dirigeants —toujours prompts à dénoncer le manque de démocratie d’autres pays— s’élever contre cette pratique de l’occupant israélien, merci de nous le faire savoir.

Le régime israélien a proposé d’entamer des négociations avec les représentants des prisonniers, tout en refusant que des prisonniers grévistes de la faim y participent ! Ils se sont fait envoyer paître.

Vive la résistance exemplaire des prisonniers palestiniens !

Honte à nos dirigeants qui collaborent avec un Etat criminel, dont l’occupation pousse les Palestiniens à placer leur dignité et leur exigence de liberté avant leur vie.

Source : Agence Ma’an news

CAPJPO-EuroPalestine

 

Après 35 jours de grève de la faim, de nombreux prisonniers palestiniens sont en danger de mort

jeudi 29 mai 2014 – 07h:32

Middle East Eye

Le service israéliens des prisons a dit ce mercredi, avoir hospitalisé 40 détenus palestiniens qui refusent de s’alimenter depuis plus d’un mois pour protester contre les conditions de leur emprisonnement.

http://www.info-palestine.eu/spip.php?article14588

 

Du côté belge, nos dirigeants et notre presse n’ont pas été plus loquaces.

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