Meurtres à Betunia, Cisjordanie occupée


Baudouin Loos

La vidéo qui accuse l’armée d’Israël de meurtres de sang-froid

Le document filmé, qui fait le buzz dans les réseaux sociaux, montre comment deux adolescents palestiniens non armés ont été froidement abattus à distance par un ou des soldats de l’armée israélienne le 15 mai dernier.

La scène se passe à Betunia, près de Ramallah, en territoire palestinien occupé. Devant la prison de l’armée israélienne appelée « Ofer ». Nous sommes le 15 mai, jour de la commémoration annuelle de la « nakba » (catastrophe) depuis 1948, la journée considérée comme celle du souvenir de la dépossession par les Palestiniens, marquée par des manifestations multiples.

Une manifestation se déroule en face de la prison en solidarité avec 125 prisonniers détenus sans charges qui observent une grève de la faim depuis 22 jours. Deux cents personnes environ, des jeunes souvent masquées. Des pierres sont jetées, à la main ou à l’aide de frondes, vers le bâtiment fortifié. Des caméras de surveillance d’un magasin palestinien situé en face de la prison filment l’événement. Selon un montage de ces images diffusé par l’ONG Defence for Children International Palestine (DCI-Palestine), on peut voir comment Mohamed Abou Thahar, 15 ans et Nadim Nuwara, 17 ans, sont abattus – l’un d’une balle dans le dos – alors qu’ils marchaient à leur aise sans menacer quiconque.

L’affaire, la semaine dernière, n’avait pas fait les grands titres en Israël. Elle avait en revanche choqué les Palestiniens. La diffusion de cette vidéo bouleverse la donne. Car l’armée israélienne qui a indiqué n’avoir recouru qu’à des balles de caoutchouc (« rubber bullets ») va devoir s’expliquer. Selon Salim Saliba, le médecin qui dirige les urgences à l’hôpital de Ramallah, qui a examiné les deux victimes, celles-ci ont succombé à des balles réelles.

Les règles internes de l’armée israélienne stipulent que le recours aux munitions de guerre est uniquement réservé aux « circonstances de vrai danger mortel » (pour les soldats). DCI-Palestine fait remarquer que cette règle est fréquemment ignorée, et cite des rapports, le sien , celui datant de 2013 de Betselem , une célèbre organisation israélienne qui comptabilise les violations des droits de l’homme dans les territoires occupés, et celui d’Amnesty International de février 2014. Selon le décompte de DCI-Palestine, quelque 1.400 mineurs d’âge ont été tués par l’armée d’occupation ou des colons israéliens depuis l’an 2000.
« Biaisée »

La version de l’armée israélienne répercutée par le journal Haaretz dit ceci : « Jeudi dernier, des troubles violents et illégaux ont eu lieu à Betunia. La vidéo en question a été éditée de manière biaisée et ne reflète pas la violence des troubles. Une enquête initiale indique que les forces opérant dans la zone concernée n’ont pas utilisé de balles réelles. Néanmoins, le procureur militaire a ordonné une enquête interne limitée ».

L’armée israélienne se mettra-t-elle en devoir d’enquêter en profondeur sur les deux tirs létaux du 15 mai à Betunia ? On peut le penser. Certes, en Israël, l’armée appelée « Tsahal » (l’acronyme hébreu d’Armée de défense nationale) jouit d’un immense prestige et beaucoup aiment à lui prêter la qualité d’« armée la plus morale du monde », cela au grand dam des milliers de ses victimes palestiniennes. Mais, cette fois, le retentissement mondial de la vidéo sur les réseaux sociaux n’a pas échappé aux médias israéliens, qui s’en sont emparés.

BAUDOUIN LOOS

Mardi 20 mai 2014

la video

[youtube http://youtu.be/CaibEqx2m_k?]

Yalla Palestina !


Plus que 3 fois dormir avant Yalla Palestina !

Soyons nombreux au parc du Cinquantenaire ce samedi après-midi pour marquer en masse notre solidarité avec le peuple palestinien !

Merci de diffuser le plus largement possible !

 palYalla Palestina,

 

que vive la solidarité avec la Palestine

 

 

Le 24 mai de 14h à 20h au Cinquantenaire, l’Association Belgo-Palestinienne vous invite à l’événement Yalla Palestina qui mettra à l’honneur la solidarité, ou plutôt les solidarités, avec la Palestine.

 

Le 26 novembre dernier, l’Assemblée générale des Nations Unies décidait de faire de 2014 l’Annéeinternationale de la solidarité avec le peuple palestinien. La décision, symbolique, est destinée à soutenir la lutte du peuple palestinien pour un État souverain ainsi que les campagnes internationales pour une paix juste et durable en Palestine.

 

Aux côtés de l’Association Belgo-Palestinienne, l’UNRWA et de nombreuses autres organisations* liées de près ou de loin à la Palestine collaborent à cet événement. Toutes tiendront des stands pour présenter une aspect particulier de la question palestinienne : réfugiés, Gaza, femmes, embargo militaire, campagne Made in Illegality, Mur, résistance populaire, G4S et les prisonniers, travailleurs et syndicat, Bédouins, Nakba, volontariat en Palestine, Israéliens pour la paix etc. L’objectif visé par cet événement est de mettre en lumière les différentes formes de solidarités avec la Palestine qui existe ici en Belgique.

 

Outre la solidarité en Belgique, Yalla Palestina sera également l’occasion de donner la voix à des partenaires palestiniens et israéliens, à la base de la lutte du peuple palestinien pour son autodétermination. Rafeef Ziadah, militante et poétesse palestinienne de la diaspora connue pour son fameux Spoken word « We teach life, Sir » fera un passage sur scène pour nous parler des campagnes internationales en cours et nous délivrer un poème engagé. Mahmoud Abu Rahmah et Aïssa Younes, représentants de l’association de défense des droits de l’homme sise à Gaza, Al Mezan, seront présents pour témoigner de la situation dans la « prison à ciel ouvert » qu’est devenue la bande côtière. Le militant des droits de l’homme israélien Ronnie Barkan, fondateur du groupe Boycott from within, pourra quant à lui parler de la militance pour la Palestine à l’intérieur même d’Israël.

 

L’après-midi sera ponctuée les concerts de la fanfare des Fanfoireux (15h), du groupe belge « alterlatino »  Chicos Y Mendez (16h15) et du groupe français HK et les Déserteurs (18h). Des animations sont également prévues tout au long de l’après-midi pour les petits et les grands, avec en point d’orgue un vol de cerfs-volants bricolés par les enfants (17h30).

 


*Organisations participantes 
: Association belgo-palestinienne WB, Amis du Monde Diplomatique Be, Agir pour la Paix, Artistes contre le Mur, AWSA- Be, CADTM, CNAPD, CNCD-11.11.11, CPJPO Lux, Communauté palestinienne de Belgique et du Luxembourg, FGTB-ABVV, FOS, Javva, Intal, MOC, Mouvement Chrétien pour la Paix, PAC, Palestina Solidariteit, PJPO coordination BW, Service Civil International, Solidarité Socialiste, Solidarity With Bedouins, UNRWA, UPJB, ViaVelo Palestina, Vredesactie, Vrede vzw …

 

 

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Association belgo-palestinienne – Wallonie/Bruxelles asbl
Quai du commerce, 9 – 1000 Bruxelles
tél: +32 (0)2 223 07 56 – fax: +32 (0)2 250 12 63

@ : abp.eccp@skynet.be

www.association-belgo-palestinienne..be

 

 

L’Autorité Palestinienne arrête des militants BDS


Merci d’écrire au représentant de l’AP en Belgique = LEILA SHAHID, pour lui demander d’intervenir pour faire annuler ce procès ignoble et transmettre notre indignation à Mahmoud Abbas

Leila SHAHID <deleg.palestinienne@skynet.be>

Honte à l’Autorité Palestinienne qui arrête des militants BDS !
mercredi 23 avril 2014

Immonde : quatre militants palestiniens ont été arrêtés et brutalisés par l’Autorité Palestinienne et passeront en procès à Ramallah le 28 mai prochain pour leurs activités non violentes dans le cadre de campagne Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) contre Israël ! Merci de réagir.

Nous apprenons que « l’Autorité Palestinienne » (AP), dirigée par Mahmoud Abbas a arrêté le 12 avril dernier 4 Palestiniens, qui ont protesté pendant un concert du groupe indien Kathak au conéma Kasbah à Ramallah, ce dernier s’étant d’abord produit à Tel Aviv.

Une vidéo de la scène montre que les militants sont restés parfaitement pacifiques, contrairement aux policiers de l’AP.

La police de l’AP a sorti les 4 militants de la salle dès qu’ils ont commencé à prendre la parole, les a battus et emprisonnés pendant plusieurs jours avant de le relâcher sous caution, a fait savoir Omar Barghouti l’un des animateurs palestiniens de la campagne BDS.

Mahmoud Abbas, s’est prononcé récemment, toute honte bue, contre le boycott d’Israël. Il ne réclame pas la moindre sanction contre l’occupant israélien. Il ne profite pas non plus du siège d’observateur obtenu par la Palestine à l’ONU pour porter plainte contre les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par Israël.

Il est contre la résistance armée et contre la résistance non violente à l’occupation. Il est contre toute forme de mobilisation populaire. Et on voit avec quel succès il a fait progresser la situation en Palestine au cours de ses « négociations » avec ceux qui étranglent un peu plus chaque jour le peuple palestinien !

Et maintenant, il va plus loin encore. A la demande d’Israël, qui assiste au développement mondial de cette campagne de boycott citoyenne, il cherche à briser le mouvement lancé par la société civile palestinienne en juillet 2005, étant donné son succès croissant.

Ceci est une honte et nous devons affirmer notre soutien à ces militants palestiniens qui vont être traduits en justice par les collaborateurs de l’occupant israélien, qui cherche désespérément à redorer leur image de criminels de guerre par le biais de la « culture », de « l’écologie » et autres « valeurs communes ».

Merci d’écrire au représentant de l’AP en France, pour lui demander d’intervenir pour faire annuler ce procès ignoble et transmettre notre indignation à Mahmoud Abbas : M. Hael Al Fahoum

Ambassadeur de Palestine

14, rue du Commandant Léandri 75015 Paris, Tél : 00 33 1 48 28 66 00.

Fax : 00 33 1 48 28 50 67. Mail : contact@palestine-diplo.com

Source : https://www.middleeastmonitor.com

Trois jours pour les prisonniers palestiniens.


Communiqué : 17, 18, 19 avril : trois jours pour les prisonniers palestiniens. 17 18, 19 april : drie dagen voor de Palestijnse gevangenen

 

(Nederlands onderaan).

Pendant la semaine du 17 avril (la journée mondiale pour les prisonniers palestiniens), les ami(e)s de la cause palestinienne en Belgique demanderont la libération des prisonniers politiques palestiniens dans les prisons israéliennes par différentes intiatives (voir en bas).

Depuis 1967, plus de 800 000 Palestiniens ont subi l’emprisonnement à un moment de leur vie. Selon le dernier rapport d’ Addameer, le 1 mars 2014, 5224 Palestiniens étaient en détention politique. Parmi eux , 21 femmes, 210 enfants, 11 parlementaires et 183 personnes en détention administrative (détention illimitée sans inculpation ni procès). Près de 1000 ont été condamnés à des peines allant de 20 ans jusqu’à la condamnation à perpétuité. Ainsi Ahmed Saadat a été condamné à 30 ans de prison et Marwan Barghouti à 5 peines de perpétuité. En même temps, à Gaza, la plus grande prison à ciel ouvert au monde, sous le siège et le blocus depuis 2007, la crise humanitaire a atteint son summum.
Pendant ces dernières quatre années, par des grèves de la faim de masse, les prisonniers palestiniens ont lancé un appel à l’aide au monde entier. Non seulement ils incarnent l’unité du peuple palestinien, leur libération est aussi la condition à toute perspective de paix et de justice.

Nous aimerions solliciter votre présence à ces activités pour informer votre publique sur la situation de ces hommes, femmes et enfants palestiniens en détention. Ils sont devenus les acteurs principaux de la lutte de libération la plus longue que le monde a connu depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.

 

(Nederlands)
Tijdens de week van 17 april ( de Internationale Dag voor de Palestijnse gevangenen ), vragen we om uw aandacht voor de Palestijnse politieke gevangenen in de Israëlische gevangenissen doorheen verschillende initiatieven (zie beneden).
Sinds 1967 hebben meer dan 800.000 Palestijnen korte of lange tijd in Israelische gevangenschap doorgebracht. Volgens het laatste rapport van Addameer zaten er op 1 maart 2014, 5.224 Palestijnen in politieke detentie. Onder hen , 21 vrouwen, 210 kinderen , 11 parlementsleden en 183 personen in administratieve detentie ( onbeperkte detentie zonder aanklacht of proces ). Bijna 1000 onder hen werden veroordeeld tot gevangenisstraffen gaande van 20 jaar tot levenslange opsluiting. Zo werd Ahmed Sa’adat veroordeeld tot 30 jaar cel en werd Marwan Barghouti veroordeeld tot vijf maal levenslang. Intussen heeft de humanitaire crisis in Gaza, de grootste openlucht gevangenis ter wereld , onder Israelische blokkade sinds 2007, zijn hoogtepunt bereikt .

Gedurende de afgelopen vier jaar hebben de Palestijnse gevangenen door massale hongerstakingen een kreet om hulp laten horen aan de wereld. Niet alleen belichamen de gevangenen de eenheid van het Palestijnse volk , de vrijlating van alle politieke gevangenen is ook de voorwaarde voor een ieder uitzicht op vrede en rechtvaardigheid .

We willen uw aanwezigheid vragen op deze activiteiten om uw publiek te informeren over de situatie van deze Palestijnse mannen, vrouwen en kinderen in gevangenschap. Zij zijn de belangrijkste hoofrolspelers geworden in de langste bevrijdingsstrijd die de wereld heeft gekend sinds het einde van de Tweede Wereldoorlog. .

 

17 avril : Rassemblement à l’occasion de la journée internationale pour les prisonniers palestiniens à la Place de la Monnaie, Bruxelles, de 17.30h à 19.30h (un appel de : Association des familles & ami(e)s des détenus, Femmes contre le blocus de Gaza, Mouvement Citoyen Palestine, Association marocaine des droits humains-Belgique, Palestina Solidariteit, Comité des familles des détenus européens au Maroc, Colectivo Rodriguista Belgica, 19 April Palestinian Prisoners’ Day in Brussels) https://www.facebook.com/events/605232456228001/?fref=ts

18 avril : Kindgevangenschap in Palestina: 14 Palestijnse jongeren getuigen in ‘t Werkhuys, Zegelstraat 13, Borgerhout, Antwerpen om 20 uur (georganiseerd door het Lajee Center in samenwerking met Palestina Solidariteit https://www.facebook.com/events/280479095453198/?ref_newsfeed_story_type=regular&source=1

19 avril  Palestinian Prisoners’ day in Brussels at 5pm au Pianofabriek, Rue du Fort, 35, Saint-Gilles https://www.facebook.com/events/677640418948165/?source=1

 


http://lukvervaet.blogspot.com/
http://familiesfriendsassociation.blogspot.com/
http://prisonnierseuropeensaumaroc.blogspot.be/

CULTURAL AND ARTS ADVOCACY TOUR


Les jeunes Palestiniens du camp de réfugiés d’Aïda arrivent jeudi pour un séjour culturel en Belgique: à Anvers, Gand et Bruxelles.
Malheureusement l’un d’entre eux (et peut-être même deux?) ne pourra être présent.
Il a été arrêté.
http://lajeecenterbelgium.over-blog.com/2014/04/communique-du-lajee-center-quatre-membre-du-lajee-arretes-depuis-le-26-mars.html

Ci-dessous, le rappel de Catherine, Charis et Minne qui ont organisé ce séjour.
Soyons nombreux pour les rencontrer et les soutenir.
Mireille

Hello everyone,

As you all know, we are organizing a Cultural and Arts Advocacy Tour in a few more days. On the 22nd of April, we would like to gather organisations and people who are interested in actions for Palestine in Belgium to have a collective brainstorm about how to make these actions stronger. During this brainstorm moment, the youth of the Lajee Tour will give their opinions and listen to which actions are already done for Palestine.

Thus, we would like to invite you on the 22nd of April in Buurthuis Sluizeken (Godshuishammeke) around 20h. Feel free to invite also other people organisations to this evening and let us know if you would be present!

Here you can find an overview of the full program of the Tour. The activities with a (*) are public and you are thus very welcome to join us! More information, you can find on lajeeculturaltour.wordpress.com <http://lajeeculturaltour.wordpress.com>  .

LE PROGRAMME CI-JOINT et copie du courriel du 31/3/2014
HET BIJGEVOEGDE PROGRAMMA en eenkopie van het-email van 31/3/2014

Rappel
26 avril à partir de 20 h au Pianofabriek, rue du Fort 35 à 1060 St-Gilles, Bruxelles
Herinnering
– 26 april vanaf 20u in De Pianofabriek te Brussel

All the best,
Catherine, Charis, Minne and the whole Lajee team!

Op 7 april 2014 11:43 schreef Catherine De Bock <debock.catherine@gmail.com>:

Hallo iedereen,

Zoals jullie weten, nadert de Lajee Cultural and Arts Advocacy Tour. Op 22 april 2014 hadden we graag een « brainstormavond » georganiseerd waarop diverse organisaties en personen die actief zijn in België rond Palestina uitgenodigd worden om samen met de 14 Palestijnse jongeren uit Lajee Center te brainstormen over hoe samen meer actie voor Palestina ondernomen kan worden.

Bij deze zijn jullie dus van harte welkom op dinsdag 22 april 2014 in Buurthuis Sluizeken (in het Godshuishammeke) te Gent! Aarzel niet om nog andere organisaties uit te nodigen voor deze avond! Graag een berichtje indien jullie erbij zullen zijn!

Groetes,
Catherine, Charis, Minne en het hele Lajee team!

PS:  Voor wie verder nog geïnteresseerd is in het voortse verloop van de Tour, hieronder vinden jullie een overzicht van het hele programma (de activiteiten met een (*) zijn publiek, hierop is dus iedereen van harte uitgenodigd!) :

Journée mondiale pour les prisonniers palestiniens


jeudi 17 avril à 17:30 – 19:30

Place De La Monnaie
1000 Région de Bruxelles-Capitale

Le 17 avril est la journée mondiale pour les prisonniers palestiniens.
Nous vous appelons à la solidarité pour la libération de tous les prisonniers palestiniens !

Luk Vervaet, Association des familles & ami(e)s des détenus
Nadia Boumazzoughe, Femmes contre le blocus de Gaza

LA CAUSE DES PRISONNIERS PALESTINIENS :

 » Depuis 1967, plus de 850 000 Palestiniens (20% de la population totale et 40% de la population masculine) ont été emprisonnés par les autorités israéliennes.
Les prisonniers palestiniens sont le plus souvent détenus en Israël même, en violation de la IVe Convention de Genève. Leur procès, devant un tribunal militaire d’exception, se déroule en hébreu (une langue qu’ils ne comprennent généralement pas) et aboutit dans 99% des cas à une condamnation à une peine de prison.

On comptait au 1er janvier 2014, plus de 5000 prisonniers palestiniens dont 181 avaient moins de 18 ans, 14 étaient membres du Conseil législatif (parlement) palestinien, et 12 femmes.
Lors de leur arrestation et pendant toute leur détention, les prisonniers palestiniens sont soumis à des mauvais traitements, à la torture, et à la négligence médicale ainsi que l’ont dénoncé de grandes organisations de droits de l’Homme. Plus de 1200 prisonniers malades nécessitant des soins médicaux adéquats, dont 177 sont atteints de plusieurs maladies graves comme le cancer et l’insuffisance cardiaque et rénale, croupissent dans plusieurs prisons israéliennes.
Selon l’Unicef, chaque année, ce sont environ 700 enfants palestiniens de 12 à 17 ans qui sont en détention. A partir de 14 ans, ils peuvent être condamnés jusqu’à dix ou vingt ans de prison pour jet de pierres.
145 détenus le sont sous le régime de la détention administrative (voir la brochure sur la détention administrative élaborée par l’ACAT, la LDH, l’AFPS et la Plateforme Palestine).
Cette procédure permet à l’armée israélienne de détenir une personne pour une période de six mois renouvelables indéfiniment. Le détenu administratif est emprisonné sans accusation ni jugement, le plus souvent sur la base de preuves qualifiées de « secrètes » par l’armée et qui ne sont donc accessibles ni au détenu ni à son avocat ».

(texte : Plateforme des ONG françaises pour la Palestine qui travaillent à réaliser le documentaire : Palestine : la case prison – Un documentaire pour défendre la cause des prisonnier(e)s politiques et d’opinion palestinien(e)s)

Rappel
PETITION
: Liberté immédiate de Mohammed Qassim Al Azraq

http://lajeecenterbelgium.over-blog.com/2014/04/petition-liberte-immediate-et-inconditionnelle-de-mohammed-qassim-al-azraq.html

ULB : INTRODUCTION À L’HISTOIRE SOCIALE DE LA PALESTINE


elias_sanbarU N I V E R S I T É  LIBRE DE BRUXELLES
CHAIRE MARCEL LIEBMAN


INTRODUCTION À L’HISTOIRE
SOCIALE DE LA PALESTINE

Elias Sanbar

Ambassadeur de Palestine à l’UNESCO
ULB – Campus du Solbosch – 10/02 au 13/02/14

Lundi 10 février 2014 (18-20h) : Une terre sainte (Bât. S – Salle Dupréel)

Mardi 11 février 2014 (18-20h) : Une province arabe de l’Empire (Bât.H – 2215)

Mercredi 12 février 2014 (18-20h) : Un mandat impérial en Orient (Bât.H – 2215)

Jeudi 13 février 2014 (18-20h) : Les peaux-rouges de l’Orient (Bât.D – C2.206)

Exhortez l’ambassadrice d’Oxfam mondial à cesser de soutenir SodaStream


 

 

                      Le 10 janvier 2014, le profiteur de l’occupation SodaStream a annoncé que l’actrice d’Hollywood, Scarlett Johanson était devenue leur première ambassadrice mondiale de la Marque. Sa première action dans ce rôle sera d’être la vedette dans la publicité de SodaStream’s Super Bowl (football américain), qui sera diffusée pendant le quatrième quart du jeu le 2 février.

 

                                       Il se fait que Scarlett est aussi ambassadrice mondiale pour Oxfam, un rôle qui implique une responsabilité pour « accentuer la lutte contre la pauvreté et l’injustice. »

 

           Signez ici notre pétition à Scarlett : Ne soyez pas le visage de l’Occupation !  Sign our petition to Scarlett: Don’t Be the Face of Occupation! <http://org.salsalabs.com/dia/track.jsp?v=2&c=F0pG5igef2%2F2aku7UnVShRtITqcwVdzn>

                                                            

  SodaStream fabrique et distribue des produits carbonatés à domicile et des arômes pour limonades. Le site de production principal de la   compagnie se situe dans les colonies illégales de Cisjordanie, où la compagnie dissimule le fait que ses produits sont fabriqués dans une colonie en utilisant le label « Made in Israël ». En tant que fabricant d’une colonie israélienne, il exploite la terre le travail et les ressources palestiniennes.

 

En annonçant sa décision de faire équipe avec SodaStream, Scarlett a expliqué comment ce produit l’aidait à ne pas se sentir coupable parce qu’elle adore le goût de l’eau gazeuse mais déteste le gaspillage de bouteilles.

Click here <http://org.salsalabs.com/dia/track.jsp?v=2&c=ui1PItNd%2FGtZS5g5jdBgrBtITqcwVdzn>  pour faire savoir à Scarlett que l’occupation n’est pas verte ! En choisissant de situer sa fabrique dans une colonie israélienne, SodaStream soutient activement l’occupation militaire israélienne de la Cisjordanie, y compris la destruction environnementale que cette occupation a apportée aux terres palestiniennes.

La Super Bowl a lieu dans moins de deux semaines, vous devez donc agir maintenant pour envoyer le message que d’être vedette ( ??? shilling) pour des profiteurs de l’occupation est inacceptable.

 

 

De:                                                                      uscampaign=endtheoccupation.org@mail.salsalabs.net de la part de Ramah Kudaimi, US Campaign to End the Israeli Occupation [uscampaign@endtheoccupation.org]

Envoyé:                                                              mardi 21 janvier 2014 19:02

Le cadeau de Noel


26 décembre 2013, 03:10

Le cadeau de Noel

Dis-moi grand-mère, quels cadeaux ont eu tes petites filles ? Celle qui a 4 ans ?

Mon amie Belge, connais tu Héla ? Elle a 4 ans, Elle avait 4 ans. Moi non plus je ne la connaissais pas, et maintenant elle hante ma conscience. Son gros cadeau de fête a été une bombe. Une bombe et la mort,offerts par des hommes plein d’humanité. Mon amie Françoise, tu me l’as dit, toi aussi la gorge te serre devant tes petites filles en rires.

Héla et ses belles joues d’enfant nous sont offertes pour que nous devinions par une photo quelle enfant elle était, mais nous la connaissons au fond de nous. Elle était enfant à éclats de rires comme tous ceux qui nous entourent. Elle était enfant comme tous les enfants du monde à se cacher et faire « coucou », à rechigner à aller se coucher, à ne jamais se lasser des chatouilles de ses parents. Elle aussi était enfant aux yeux à dévorer le monde, même si son monde à elle était enfermé dans un ghetto.

Mon amie Belge, je sais que les larmes te viennent en ce réveillon de Noel malgré la vue de tes petites filles. Tu penses à elle, elle à Gaza.

Est-ce d’avoir eu trop de larmes ? Je n’ai plus de larmes, j’ai du dégout ! Je vois cette enfant comme tout humain doit lavoir, avec sa vie promise, avec sa vie volée, avec indignation. Je n’ai pas eu le temps de me laisser envahir par les larmes que déjà le dégout m’assaille. J’ai lu les commentaires de ceux qui trouvent des raisons, toujours de bonnes raisons. Et mon dégout monte, et j’éprouve l’envie de leur cracher à la gueule ! Quoi, ces barbares se drapent de mon histoire juive, des mots de mes parents, grand parents, arrières grand parents pour recouvrir ces forfaitures ! Quoi, ils honorent Anne Frank, ils pleurent Auschwitz-Birkenau,et tuent sans vergogne, sans état d’âme, sûrs de leur fait, une enfant, et puisd’autres avant, juste avant. Une enfant après trois pêcheurs tentant de nourrirleur famille.

Françoise, mon amie Belge, pardonne ma colère qui pour une fois surpasse ma compassion pour cette enfant, pour sa famille,pour ses proches si couramment martyrisés. Françoise, comprends moi, ce ne sont pas les extrémistes qui entourent Netanyaou qui ont trouvé encore et encore de bonnes raisons. Non, ce sont de respectables personnages se présentant comme« de gauche », des « pacifistes » de « Paix Maintenant » ou de « JCall » au mot « paix » gentimentutilisé avec « on verra plus tard »  ou « un jour peut être ». Ce sont des modérés prêts à reconnaître la Palestine quelque part loin de Jérusalem et du Jourdain. Voila, à être si modérés ils en renient la conscience humaine et mettent leurs pas dans les pas de leurs extrêmes droites. Bande de lâches ! Le sang de cette enfant coule sur vos faces de soumis !

Pardonne-moi grand-mère amie. Pardonne ma colère mais tant et tant de sang coule et la justice se fait tellement attendre.

Enfants de Palestine, enfants de Gaza. Pour Noel, chez nous,tous les enfants ont eu de l’eau fraiche et pure. Mais c’est tous les jours Noel. Pour Noel,  chez nous, tous les enfants ont eu à manger à satiété. Mais c’est tous les jours Noel. Les jouets denos enfants sont venus du monde entier sans passer par de périlleux souterrains.  C’est tous les jours Noel. Les jouets sont enveloppés dans de beaux papiers brillant de mille couleurs et nous sommes assurés d’avoir de l’électricité pour la lumière qui les fait briller. C’est tous les jours Noel. Enfants, imaginez cette vie si votre voisin n’avait décidé de vous interdire d’exister, de disposer de votre pays légalement reconnu. Si vous pouviez avoir ce Noel ! C’est bien pour vous interdire d’avoir ce cadeau de la vie que votre voisin vous tue et vous provoque. Il a besoin de sang pour camoufler sa détermination à rendre une fois de plus la négociation impossible.

Enfants de Palestine, ce cadeau que vous méritez, c’est tous les jours que nous nous engageons à vous l’apporter un jour prochain. Enfants de Palestine à la vie si dure nous vous aimons.

Serge Grossvak

Le 25 décembre 2013

Eyad Sarraj n’est plus: la Palestine porte le deuil


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Eyad Sarraj n’est plus. Le pédopsychiatre de Gaza militant de la paix est décédé le 17 décembre dans un hôpital israélien des suites d’une longue maladie à l’âge de 67 ans. La Palestine a perdu un de ses meilleurs fils et tous les Palestiniens sont en deuil.
Cet homme affable, souriant, aux analyses sans complaisance, aura consacré sa vie à étudier les effets de la guerre sur les enfants, à militer pour la paix et… à dire avec une franchise déroutante sa façon de penser. Pas seulement à l’occupant israélien, d’ailleurs. Aussi aux dirigeants palestiniens. Ainsi Yasser Arafat le fit-il arrêter et même torturer pendant quelques jours en 1996. Il avait osé qualifier au New York Times, le 7 mai, la jeune Autorité palestinienne de «régime corrompu, dictatorial, oppressif», ajoutant un détail qui avait humilié le chef palestinien: «J’étais cent fois plus libre de m’exprimer sous l’occupation israélienne». (Vite libéré, il accepta ensuite pendant quelque temps un rôle d’ombudsman entre la société palestinienne et l’Autorité palestinienne, preuve peut-être qu’ Arafat savait parfois apprendre de ses erreurs.)
La Belge Simone Susskind, inlassable militante de la paix, était très émue ce mercredi matin de la disparition de son ami: «Eyad avait mis en place le système de santé mentale à Gaza (où plus que partout ailleurs, c’était une nécessité essentielle). Il présidait aussi une magnifique association: la Faculté pour la paix israélo-palestinienne, dont j’ai l’honneur de faire partie avec des universitaires palestiniens, israéliens et internationaux. Deux souvenirs parmi de nombreux autres m’assaillent: j’ai eu la chance d’avoir un permis pour visiter Gaza après l’intervention israélienne “Plomb durci”. Eyad et sa femme m’ont donné l’hospitalité et c’est chez lui que j’ai pu rencontrer un ministre du Hamas pour un échange de vues. Sans jamais renoncer à ses principes humanistes, et à sa liberté d’expression, Eyad parlait avec tout le monde, dirigeants, responsables à Gaza et en Palestine, mais aussi avec son jardinier et tous ceux qui souffraient. Nous perdons un ami, un homme de paix, un homme de vision. Nous le pleurons».

Nous avons personnellement rencontré Eyad Sarraj à six reprises, donc cinq fois à son domicile de Gaza, entre 1998 et 2010. Il nous avait notamment conté l’amer exil qu’il subit en 1948 lors de la création d’Israël à l’âge de 4 ans quand sa famille dut fuir Beersheva pour se réfugier à Gaza. Le souvenir que ces diverses rencontres nous laissent est pénétrant. La meilleure façon d’en attester n’est autre que de relire ci-dessous, quelques-unes de ses réponses à nos questions.

Sur la partition de la Palestine en 1948
«Je n’accepte pas l’idée de la partition de la Palestine, et je fais partie de modérés. Vous savez, les Israéliens n’ont pas accepté sans arrière-pensées le plan de partage de l’ONU, en 1947. On sait maintenant que Ben Gourion considérait ce plan comme une première étape, qu’il suffisait de laisser les Arabes refuser la partition, ce qu’il était logique d’attendre d’eux, puisqu’ils étaient chez eux et très majoritaires. Cela a été démontré dans le livre de l’historien sioniste de gauche Simha Flapan «Mythes et réalités de la naissance d’Israël» (Ed. Pantheon, en anglais). Logique en effet: qui accepterait de céder sa maison dans laquelle il vit depuis des siècles à un Polonais, par exemple, pour aller vivre dans le garage? Et encore, les Israéliens refusent maintenant encore que nous considérions le garage (les territoires occupés) comme nôtre!» (Gaza, le 4 mai 1998).

Sur la violence (moins de deux ans et demi avant la seconde intifada) :
«Cela explosera un jour. Je suis totalement contre la violence, mais quand vous subissez, comme par exemple au barrage d’Erez, des humiliations terribles, vous comprenez pourquoi certains finissent par réagir violemment. (…) Les Israéliens font certaines choses d’une manière systématique. Nous avons ainsi étudié le cas de trois mille enfants de Gaza pendant l’intifada: 55 % d’entre eux ont vu leur père battu sous leurs yeux par des soldats israéliens. Cinquante-cinq pour cent! Autre cible privilégiée: les maisons, détruites systématiquement, pour toutes raisons, sécurité, «illégalité», expropriations, etc. Le père et la maison: les deux choses qui incarnent la sécurité dans la vie d’un enfant.
Une étude récente, menée à Gaza avec une université néerlandaise et l’ONU montre que 17 % des adultes souffrent de dépression; et 30 % ont subi des actes de violences, ont vu des scènes avec mort d’homme ou ont été torturés. Lors des dix dernières années, plus de 100.000 personnes ont fait un passage en prison. Même mon père a été emprisonné pendant treize mois, à 65 ans, et tout ce qu’on lui reprochait était de refuser de collaborer.» (Gaza, le 4 mai 1998)

Sur la victoire du Hamas aux élections de janvier 2006
«La plupart des électeurs n’ont pas choisi le Hamas pour des critères religieux ou pour son rôle dans la résistance anti-israélienne : ils en avaient assez de la gestion de l’Autorité palestinienne et voulaient un changement. Ils n’ont pas voté contre la paix ou pour la violence, mais pour que le Hamas donne une leçon au Fatah. J’ai parlé d’un tsunami car ce phénomène a été inattendu, soudain et massif. Et il affectera notre vie pour des générations, à nous, Palestiniens, mais aussi dans tout le Proche-Orient. Il s’agit d’un fait historique d’une importance comparable à l’arrivée du panarabiste Nasser au Caire en 1952 ou à l’avènement de Khomeiny en Iran en 1979. Dans dix ans, presque tous les pays arabes seront dirigés par des islamistes, car ceci n’est que le début. Demain, nous verrons de semblables évolutions en Syrie, en Egypte, au Maroc, en Tunisie, en Libye… (…)
Les Occidentaux ne doivent pas punir les gens qui ont puni le Fatah. L’Europe et les Etats-Unis sont en droit de faire pression sur le Hamas pour qu’il renonce à la violence, mais ils ne doivent pas oublier Israël, jusqu’ici intouchable, jouissant d’une réelle impunité alors que l’extrémisme ne vient pas de nulle part, mais de la pauvreté et de l’injustice.» (Gaza, le 31 janvier 2006)

Sur le coup du Hamas à Gaza en juin 2007
«C’était simplement horrible. Ils tiraient de partout. Il y a trois mois, ma maison avait déjà été atteinte par hasard par des tirs. J’avais prévu cet enchaînement. Je l’ai écrit dans le quotidien Al Qods en avril, sous le titre «Un ou trois Etats?». Mais on n’a pas assisté à une guerre civile, seulement une guerre entre factions, la population n’y a pas pris part. Pas davantage qu’une bonne partie des forces de sécurité, celles qui ne sont pas proches du Fatah. Mais, même si je m’y attendais, j’ai été très choqué. Par le niveau d’inhumanité, cette façon de se tuer, de se torturer. On n’avait jamais vu cela dans notre histoire. Un gars jeté du quinzième étage d’un immeuble, des gens achevés dans un hôpital. Des atrocités incroyables dans les deux camps, avec le pire quand même chez le Hamas, comme ce chef du Fatah criblé de trois cents balles. Cette violence est nouvelle pour nous.
J’essaie de la comprendre. Nous avons subi une occupation pendant quarante ans, qui a engendré colère et humiliation, notre psyché collective a été brutalisée. Nous sommes devenus de plus en plus insensibles à la souffrance. Et nous sommes passés de la guerre des pierres (première intifada, NDLR) aux attentats suicides. Avant 1967, quand un crime était commis à Gaza c’était un événement exceptionnel, cela arrivait une fois tous les deux ans.
Puis vint l’occupation. Les maisons démolies. Quatre cent mille Palestiniens qui passent par les prisons israéliennes, où beaucoup y sont torturés. Cela laisse des traces. On s’est habitué au fait que des gens se faisaient tuer tous les jours. Puis Israël est parti, en 2005. Mais la défaite chronique restait dans tous les esprits. L’énergie violente que nous dirigions contre notre ennemi commun nous l’avons tournée vers nous-mêmes, nous avons cherché des ennemis plus petits, en notre sein.
Voyez ces drapeaux du Hamas érigés sur les bâtiments publics : des signes de victoire qui sont l’expression d’une défaite, une défaite que nous n’admettons pas. Car qui a gagné ? Nous sommes tous perdants. J’ajoute l’élément de la suffocation. Nous sommes en prison ici à Gaza. Tout le monde ressent cela. Moi-même, je ne puis pas aller à Tel-Aviv pour le suivi de mon traitement médical. Au moins trois de mes proches doivent aller se faire soigner au Caire et ce n’est pas possible. Mélangez tout cela : emprisonnement, torture, assassinats, maisons démolies, siège économique international, et vous obtenez des chats sauvages qui s’entretuent. Il n’y a pas d’échappatoires…» (Gaza, le 1er juillet 2007)

Sur le Hamas, peu après l’offensive israélienne «Plomb durci» contre Gaza
«Le boycott du Hamas par l’Occident fut une erreur monumentale, tous les diplomates européens l’admettent en privé. Le Hamas est là, ce n’est pas un fantôme. Cela dit, je m’élève contre le terrorisme, ne serait-ce que parce qu’il est contre-productif, et qu’il sert au contraire la propagande israélienne, qui parvient à faire passer Israël pour la victime, un comble après toutes les guerres et les horreurs que cet Etat a infligées à la région.
Israël est en fait dirigé par un establishment militaire extrémiste qui contrôle la population par la peur. Un Sharon en faisait partie, qui a réussi à provoquer l’intifada en septembre 2000 puis à terroriser les Palestiniens, suscitant la violence attendue qui permet d’étayer la théorie qu’il n’y a pas de partenaire palestinien – donc pas de paix possible ; cette agression des civils à Gaza en décembre 2008 – janvier 2009 a le même dessein. Cette génération d’enfants martyrisés n’oubliera pas, ils voudront se venger, cela fera plus de haine, plus de violence, qu’on mettra sur le dos des Palestiniens!» (Gaza, le 31 janvier 2009)

BAUDOUIN LOOS

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