voir les deux autres parties (en anglais et arabe)
Beit Ommar 21 novembre 2010
Beit Ommar, Southern West Bank, 1:30pm: One 8-year-old Palestinian boy named Mohammad Awad, two internationals volunteering with P.S.P., and three Israeli solidarity activists were arrested by Israeli Forces during a peaceful demonstration against Karmei Tsur, an illegal Israeli settlement built on Beit Ommar land.
Quarante sixième vendredi de l’année à… Sheikh Jarrah

vendredi 12 novembre 2010, par La Rédaction
Face à face lors d’un rassemblement de protestation contre les expulsions au quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est. Vendredi, 12 novembre 2010.
(AP Photo/Bernat Armangue)
Nicolas Bedos: histoire d’un suicide médiatique en direct
Opinion
Chris Lefebvre
Lundi 8 novembre 2010
Il en était conscient, averti, prévenu. Vendredi soir dernier, dans sa chronique hebdomadaire au sein de l’émission de Franz-Olivier Gisbert, Nicolas Bedos n’a pas sourcillé en lisant sur son prompteur ses propres mots, défilants en ordre de bataille sous le regard médusé, ou le rire gêné de tous.
La semaine critique, c’est le nom de l’émission en question qui, pour l’occasion, recevait entre autres Michel Rocard, Elisabeth Lévy et Alain Finkielkraut. C’est dire s’il fallait du cran au jeune Bedos, qui décidemment tient beaucoup de son père, pour se livrer à cet exercice périlleux en cette compagnie. En cause ? Une critique franche et directe de la politique menée par l’Etat d’Israël, ainsi que du business éhonté existant autour de la Shoah. Le tout en direct sur le service public s’il vous plait. Le téléspectateur lambda, formaté à l’idéologie dominante depuis l’achat de sa télévision, a eu bien des raisons de se frotter les yeux, perturbé qu’il était par cette chronique fracassante et décalée.
Au départ, l’humoriste oriente son papier sur la critique d’un film récent, Elle s’appelait Sarah, film utilisant avec excès, comme tous ses semblables, « la mémoire de la shoah afin de renflouer les caisses lacrymales du cinéma français », grâce bien entendu au « devoir de mémoire, qui dispense au passage le cinéaste de faire preuve du moindre talent, et lui permet de se hisser vers le million d’entrées en raflant les écoliers d’aujourd’hui pour les parquer de force dans des salles de cinéma pédagogiques ».
Et Bedos de poursuivre, avec encore plus de brio et d’audace : « Jeudi je fais un nouveau rêve, celui dans lequel je pourrais dégueuler sur Netanyahou et sur la politique menée par l’Etat d’Israël sans que personne ne me traite d’antisémite (…) ou d’antisémite inconscient qui, au fond de lui, n’ose le dire consciemment mais rêve de voir pendus : Patrick Bruel, Primo Lévy, Pierre Bénichou et ce qui reste d’Ariel Sharon (…) moi qui suis tellement con que je n’ai pas saisit cette notion très subtile selon laquelle s’indigner devant une politique honteuse c’est vouloir du mal à tous les juifs de la planète ».
Un coup de fouet, une décharge électrique, un rayon de soleil sur le PAF. Quel plaisir de se délecter des sourires crispés d’Elisabeth Lévy, et mieux encore, de l’air effondré du grand Finkielkraut qui, comme par un heureux hasard, venait justement présenter un nouveau livre consacré à – devinez quoi – l’extermination des juifs par les nazis (« L’interminable écriture de l’extermination »). Nicolas Bedos médaillé d’or du courage médiatique de l’année ? L’humoriste a toutes ses chances. Dommage que ce dernier finisse tout de même par en placer une contre Dieudonné, sur un ton malgré tout un brin ironique.
Malheureusement, et vous l’aurez compris, ce genre de courage n’est pas tellement salué et récompensé dans les médias français. Au contraire, il est même bien souvent sanctionné. La sanction en question étant une action en justice menée par la flopée habituelle d’associations « antiracistes », qui n’en manquent pas une pour contribuer au business mémoriel, ou encore, plus classique, une disparition totale des écrans, avec un dénigrement et une diabolisation en guise d’accompagnement. C’est donc à se demander pourquoi le fils Bedos en est arrivé à se tirer une balle dans le pied, en scandant la vérité à qui voulait bien l’entendre en direct sur le service public (France 2). Qu’importe, mieux vaut la sincérité et le courage que l’hypocrisie et la lâcheté. Un coup de maître à saluer aussi ouvertement que possible.
Question : ce probable suicide médiatique sera-t-il logiquement suivi des habituelles conséquences ? Les symptômes pourraient apparaitre très prochainement. Le premier, inquiétant, étant déjà en cours. En effet, les médias ont très peu parlé de cette sortie héroïque – pour ne pas dire pas du tout. Pour le reste, il faudra patienter. En attendant, un grand bravo bien mérité pour Nicolas Bedos, en lui souhaitant de ne pas céder à la pression et de tenir la barre, emporté par le courage et la fougue de la jeunesse.
La chronique en question : (déjà mise en ligne sur ce blog)
La torture dans les prisons israéliennes est autorisée par l’Etat
Ramallah (Ma’an) – Le ministre des Affaires des Prisonniers de l’Autorité palestinienne, Issa Qaraqe, vient de publier une nouvelle information sur des cas d’enfants torturés lors d’interrogatoires par les Israéliens.

Il en fait l’annonce la veille d’une publication, par un groupe israélien des droits de l’homme, accusant Israël « d’autoriser les sévices contre les personnes interrogées », et ce, dans au moins un centre de détention, à Petah Tikva, dans le centre d’Israël.
Qaraqe évoque le cas de deux écoliers de 6ème, âgés de 13 ans, Muhammad Tare Abdul Latif Mukhaimar et Muhammad Nasser Ali Radwan, de Beit Ur At-Tahta, une ville dans le centre de la Cisjordanie. Tous les deux ont été arrêtés par les forces israéliennes en juillet, indique-t-il, et ils ont raconté leurs tortures à des officiels.
Mukhaimar et Radwan disent qu’ils ont été pris par les gardes-frontières qui patrouillaient sur la route nationale 443, une route précédemment réservée aux colons, et où de nouveaux check-points avaient été installés, jusqu’à ce qu’un tribunal israélien décide qu’elle devait être ouverte aux Palestiniens. Une fois qu’il a été obligé de monter dans le véhicule de la patrouille, Mukhaimar dit qu’il a été frappé à coups de pieds dans les jambes et à coups de crosses de fusil, jusqu’à ce qu’il s’écroule sur le plancher. Le garçon dit qu’alors ils lui ont bandé les yeux et l’ont emmené au centre de détention.
Selon le rapport commun de B’Tselem et de HaMoked, des témoignages apportés par 121 détenus « indiquent qu’il s’agit d’un cadre manifeste de l’activité par les autorités » qui « constitue un traitement cruel, inhumain et dégradant ».
Enfermé dans le même centre de détention que celui évoqué par le rapport, Mukhaimar raconte que lui et Radwan ont enfermés tout nus dans les W.C. et qu’ils y ont été laissés pendant deux jours avec des jets d’air conditionné. Ils avaient tellement soif, dit-il, que lui et Radwan buvaient l’eau de la cuvette. Chaque fois qu’ils étaient pris par le sommeil, des gardes cognaient dans la porte des toilettes et les réveillaient, ajoute-t-il. « Le plus terrible, c’est quand les soldats sont entrés dans les W.C., qu’ils ont pissé sur nous, sans se servir des toilettes, » dit Mukhaimar, ajoutant que l’un des soldats a même filmé la scène.
Les deux disent qu’après avoir passé au moins 48 heures dans les toilettes, ils furent transférés au centre de détention de la colonie Binyamin, où ils furent interrogés de 22 h à 3 h du matin. Ils furent alors emmenés à la prison d’Ofer pour trois mois, puis à la prison de Remonim, où ils restèrent en attendant leur procès.
Les témoignages de ces deux enfants sont dans la droite ligne des révélations contenues dans le rapport des organisations des droits de l’homme, disant que les infractions commises à l’encontre des détenus « commencent dès leur arrestation et se poursuivent jusqu’à ce que les détenus soient transférés hors du centre ».
Selon les témoignages recueillis, « dans ces violations, il faut inclure les conditions cruelles de détention dans des cellules hermétiques, la mise à l’isolement, des conditions d’hygiène honteuses, les mains menottées continuellement dans les salles d’interrogatoire, la privation de sommeil, et d’autres méthodes qui cherchent à faire mal aux détenus, physiquement et moralement. »
« 9% des témoins racontent que ceux qui les interrogeaient utilisaient la violence physique contre eux dans les salles d’interrogatoire. »
Le rapport note que « l’usage de l’une de ces méthodes, associée à d’autres certainement, constitue un traitement cruel, inhumain et dégradant et, dans certains cas, une torture. Tous sont strictement interdits par le droit international, et le droit israélien. »
Qaraqe indique encore que le ministère allait déposer plainte contre les soldats impliqués dans les tortures contre Mukhaimar et Radwan, et que les sévices avaient été dénoncés lundi lors de la réunion du cabinet de l’Autorité palestinienne.
Une déclaration du cabinet dit que « les pratiques et les mesures répressives des autorités de l’occupation » contre les enfants sont « une violation du droit international, des conventions des droits de l’homme relatives à l’enfance. » Les ministres invitent les institutions des droits de l’homme et les Nations unies à « s’engager dans un travail juridique et humanitaire pour protéger nos enfants et nos prisonniers des pratiques israéliennes brutales à leur encontre les prisons et les centres de détention ».
L’Etat autorise les sévices
Le rapport des groupes des droits de l’homme conclue cependant qu’il n’y a guère d’espoir de justice à attendre des tribunaux israéliens.
Depuis 2001, note le rapport, « des Palestiniens, interrogés par les agents des services de sécurité israéliens, ont déposé 645 plaintes devant le ministère de la Justice contre la façon dont ils avaient été interrogés. Pas une seule de ces plaintes n’a abouti à une enquête pénale contre l’interrogateur ».
Les organisations des droits de l’homme disent que l’usage constant de la torture et de sévices contre les détenus palestiniens est justifié pour l’Etat, lequel « prétend que ces actions sont nécessaires pour contrer les actes graves de terrorisme ».
Cependant, des analystes et les organisations disent que « cette allégation ne justifie pas la violation de l’interdiction absolue de torture et traitement cruel, inhumain et dégradant, » et ils ajoutent que « les tentatives d’Israël à détourner le débat public vers ce qu’il appelle ‘le dilemme de la bombe à retardement’ sont artificielles ».
Les analystes citent les témoignages de détenus comme Mukhaimar et Radwan qui n’étaient pas suspectés d’infractions graves. Certains des témoins, interrogés pour le rapport, étaient accusés d’actes de nature politique ou religieuse, et les peines de prisons allaient de quelques mois à deux ans maximum.
« Les sévices contre les détenus se poursuivent après la fin de l’interrogatoire, » continue le rapport, qui « réfute l’allégation selon laquelle les méthodes d’interrogatoire sont choisies avec l’intention de contrer des actes de terrorisme. »
http://www.maannews.net/eng/ViewDetails.aspx?ID=329707
traduction : JPP
Gaza : rassemblement de dizaines de milliers de partisans du Jihad islamique

vendredi 29 octobre 2010, par La Rédaction
Le Jihad islamique a appelé à mettre fin aux négociations de paix entre Palestiniens et Israéliens et célébré la lutte armée, lors d’un rassemblement de dizaines de milliers de partisans vendredi à Gaza, pour le 23e anniversaire de ce mouvement de résistance.
« Aujourd’hui on sonne l’alarme et prévenons qu’il y aura une troisième « nakba » (catastrophe) en raison de la détermination de poursuivre les négociations avec l’ennemi », a affirmé Ramadan Challah, le leader en exil du mouvement qui s’adressait à la foule par téléphone depuis Damas.
Il faisait référence à la création d’Israël et la guerre israélo-arabe de 1948, à la suite de laquelle plus de 760.000 Palestiniens ont été poussés à l’exode, ainsi que la guerre des Six Jours en 1967 au cours de laquelle Israël a conquis la Cisjordanie et la bande de Gaza.
La situation « exige un retrait complet des négociations avec l’ennemi, qu’il soit mis fin aux divisions palestiniennes et que l’on s’unisse pour le jihad et la résistance », a ajouté M. Challah.
Relancées le 2 septembre sous l’égide des Etats-Unis, les négociations israélo-palestiniennes sont interrompues depuis l’expiration, le 26 septembre, d’un moratoire de dix mois sur les nouvelles constructions dans les colonies de Cisjordanie.
La foule remplissait le square Kuteiba, dans le centre ville, arborant des bannières noires, sous des portraits de l’ancien chef du mouvement Fathi Chakaki assassiné en 1995 et d’autres de ses chefs tués.
De hauts responsables du mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, et d’autres formations palestiniennes ont foulé un grand drapeau israélien avant de rejoindre le rassemblement, au cours duquel les partisans scandaient « Mort, mort à l’Amérique ! Mort, mort à Israël ! »
Selon le Jihad islamique, plus de 100.000 personnes ont pris part à l’évènement, mais ce chiffre n’a pu être vérifié de source indépendante.
Le Jihad islamique, un groupe armé considéré comme une « organisation terroriste » par Israël, les Etat-Unis et l’Union européenne, revendique le lancement de la première Intifada, qu’il date à octobre 1987.
Il a été responsable de nombreux attentats suicides anti-israéliens depuis le milieu des années 1990, puis de tirs de roquettes sur le territoire israélien depuis la bande de Gaza.
Le fait néanmoins régner globalement un cessez-le-feu de facto depuis la fin de l’agression israélienne contre la bande de Gaza, en janvier 2009, destinée à arrêter ces tirs et au cours de laquelle plus de 1.400 Palestiniens, dont une grande majorité de civils, ainsi que 13 Israéliens, des militaires pour la plupart, avaient péri.
(Vendredi, 29 octobre 2010 – Avec les agences de presse)
Colonisation à Silwan : « Montre-moi tes mains »

vendredi 22 octobre 2010, par La Rédaction
Les fumées de gaz lacrymogène et les jets de pierres font partie du quotidien dans le quartier palestinien de Silwan, à Jérusalem-Est, des scènes qui évoquent la première Intifada. A moins qu’elles ne préfigurent la prochaine.
La situation est explosive en raison de la cohabitation avec des colons juifs installés dans quelques maisons entourées par un dispositif sécuritaire jugé étouffant par la population palestinienne. Elle s’est mise à dégénérer en mars, lorsque la municipalité israélienne de Jérusalem a dévoilé un projet de parc à thème biblique.
Le plan du « Jardin du roi » prévoit la destruction de dizaines de maisons palestiniennes dans ce quartier adossé au rempart de la Vieille ville, un nombre ramené ensuite à une vingtaine.
« Il y a une véritable Intifada à Silwan, qui pourrait se propager à l’ensemble de Jérusalem dans un proche avenir », estime Fakhri Abou Diab, un responsable du quartier.
Les affrontements opposent régulièrement de très jeunes adolescents, souvent masqués, à des colons juifs armés, ainsi qu’aux policiers et garde-frontières israéliens.
« La police a arrêté 73 enfants en 70 jours et en a assigné 18 à résidence », précise M. Abou Diab, ajoutant que quatre autres ont été expulsés vers d’autres secteurs de la ville pendant deux semaines.
« Elle traite les enfants comme des adultes, venant les arrêter en pleine nuit », déplore-t-il.
« Chaque fois que nous voyons des policiers ou des garde-frontières, ils nous demandent de montrer nos mains pour voir s’il n’y a pas de traces laissées par des jets de pierres.
Ils nous demandent si nous avons déjà été arrêtés et combien de fois, puis ils vérifient si nous sommes recherchés », explique Mansour al-Rajabi, un gamin de 12 ans.
Oum Iyad Abu Sneineh, 50 ans, raconte avoir surpris son petit-fils de cinq ans en train de ramasser du gravier pour le lancer sur les colons.
« Ils nous harcèlent, nous provoquent », affirme-t-elle. « Nous n’avons pas élevé nos enfants comme ça, ils ont appris instinctivement à se défendre ».
La semaine dernière, le ministre israélien de la Sécurité intérieure Yitzhak Aharonovitch, en déplacement à Silwan, a estimé que les parents « devraient être arrêtés et interrogés pour mettre fin à toute cette histoire de jets de pierres ».
Les heurts se sont encore accrus après deux incidents, a confié à l’AFP une source policière sous couvert d’anonymat. Le 22 septembre, un père de famille palestinien a été abattu par un vigile affecté à la sécurité des colons, qui a assuré être tombé dans une « embuscade ». Le 8 octobre, une voiture a foncé sur un groupe de jeunes lanceurs de pierres.
Le conducteur a été identifié comme David Beeri, dirigeant local du mouvement ultra-nationaliste Elad, qui milite pour la colonisation juive à Jérusalem-Est, impliqué dans le projet de parc biblique à Silwan.
Les affrontements gagnent également d’autres quartiers de Jérusalem-Est, comme Issawiya, Al-Tur et Cheikh Jarrah.
« Israël est en train de créer une atmosphère qui va faire exploser la situation à Jérusalem. Ce qui a commencé à Silwan va s’étendre à tout Jérusalem pour ressembler à une troisième Intifada », a déclaré à l’AFP Hatem Abdel Qader, responsable du dossier de Jérusalem au Fatah, le parti dirigeant de l’Autorité palestinienne.
Plus prosaïquement, une mère de famille, Aïda Rishek, a saisi l’occasion de la visite jeudi d’une délégation du groupe des « Sages » formé de personnalités internationales, pour émettre une revendication simple.
« Donnez-nous une nuit de tranquillité sans la peur que mes enfants ou mon mari soient arrêtés, » a-t-elle imploré.
Abbas n’est pas légitime .flv
Des Tunisiens ont attaqué l’Ambassadeur de « l’Autorité » en Tunisie Salman El Horfi après qu’il eut donné dans une conférence de fausses informations sur le siège de Gaza et porté des accusations contre les Frères musulmans et le Hamas.
Les présents ont rendu hommage à la population assiégée de Gaza, et ont salué la force de son peuple assiégé depuis plus de 4 ans et la résistance palestinienne et exprimé leur soutien et celui des tous les peuples arabes à la population de la Palestine.
Les Tunisiens ont indiqué que le président Abbas est illégitime et ne représente pas en tous cas les Palestiniens, et ont critiqué en même temps, les négociations et la coordination de la sécurité avec l’occupant.
Les remarques de l’Ambassadeur ont soulevé la colère de la foule et ont poussé l’assistance à quitter la salle pour protester contre ses propos.