A découvrir – La Prose du Transsibérien – Blaise Cendrars


Au Théâtre « Poème 2 »
Du 7 octobre au 7 novembre 2010
Les jeudis, les vendredis et les samedis à 20h15 et les dimanches à 16h

30 rue d’Ecosse – 1060 Bruxelles

Réservations : 02 538 63 58

Tarifs : adulte 15 € / étudiant 5 € / réduction 7 €

Paul Van Mulder, comédien et Pierre Quiriny, percussionniste, nous invitent à un voyage frénétique au fil de La Prose du Transsibérien de Blaise Cendrars, œuvre majeure de la poésie moderne.

Ce texte dédié aux musiciens fait fi des conventions ordonnées de la poésie, pour proposer outre des images poétiques exceptionnelles, une musicalité d’une modernité et d’une audace rares.

La complicité entre ces deux artistes à partir de cette œuvre a donné naissance à une création musicale, choc fusionnel entre rythmes et mots, véritable dialogue entre le langage et la musique, libérant des sensations et donnant à chaque phrase musicale et poétique des images, des couleurs, des univers à dévoiler et à ressentir…

Contact : Dune Productions

28 rue de l’Ermitage – 1050 Bruxelles – Belgique

Jean-Pierre Friche / 0475 75 31 54 / jeanpierrefriche@skynet.be

Ayez pitié de la nation


Ayez pitié de la nation qui abrite mille croyances,
mais est dépourvue de religion

Ayez pitié et de la nation qui porte un habit
qu’elle n’a pas tissé,
mange un pain qu’elle n’a pas pétri
et boit un vin
qui ne vient pas de son pressoir

Ayez pitié de la nation qui acclame
un tyran comme un héros,
et trouve que le conquérant glorieux
est bienveillant.

Ayez pitié de la nation dont le politicien est un renard,
dont le philosophe est un bateleur,
et dont l’art est celui du rapiéçage et du pastiche

Ayez pitié de la nation dont les sages
deviennent muets avec le temps
et dont les hommes forts sont encore dans le berceau.

Gibran Khalil Gibran
Le jardin du prophète (1934)

(traduction: Anne Juni)

Raja s’est contenté d’ajouter les photos correspondantes!
(En espérant que le « cousin » Gibran n’aura pas d’objection.)

1er mai 2010
Fête du travail !!

source

La création aux frontières : Mourid Al-Barghouthi


Il est le père du jeune poète Tamim Al Barghouthi que vous retrouverez quelques posts plus bas

Bien qu’il haïsse toutes sortes de frontières, le grand poète palestinien Mourid Al-Barghouthi a sauvegardé dans ses poèmes les traits de Ramallah et de ses gens.

Qu’est-ce qui dérobe à l’âme ses couleurs ? Qu’est-ce qui — mis à part les tirs des envahisseurs — a blessé le corps ? C’est par ces vers que le poète palestinien Mourid Al-Bargouthi clôt son œuvre autobiographique Raaytou Ramallah, (J’ai vu Ramallah), 1997. Après trente ans d’exil, le poète raconte dans cette œuvre la visite qu’il a faite, après « autorisation », à sa maison Dar Raad, à Deir Ghassana, près de Ramallah en Cisjordanie, où il n’était plus retourné depuis l’occupation israélienne en 1967. Dans cette première expérience narrative, Mourid peint les traits de ses exils intérieurs et fait un autoportrait de l’exilé qu’il est devenu : « C’est celui dont le rapport aux espaces s’abîme, il s’y attache et veut les fuir en même temps. C’est celui qui ne peut pas raconter son histoire de façon cohérente et vit dans un seul moment des illusions d’autres moments, chaque moment a pour lui son éternité fugitive et passagère. (…) Il vit essentiellement dans cet endroit secret et silencieux en lui, soucieux de protéger son ambiguïté et n’aime pas celui qui viole cette ambiguïté ».
Je ne voulais pas être avec Mourid Al-Barghouthi, celui qui vient violer cette ambiguïté, celui qui pose trop de questions. De plus, le jour de la rencontre, huit Palestiniens avaient été tués, et Ramallah était bombardée par les chars depuis quatre jours …

suite

تميم البرغوثي أمير الشعراء Tamim Al Barghouthi


anniebannie : je « reposte » ce magnifique poème de Tamim Al Barghouthi Jérusalem car entretemps, Ariane m’a envoyé un lien vers la traduction en français

Tamim Al Barghouti s’est révélé au grand public lors du concours « le prince des poètes » organisé par une chaîne d’Abou Dhabi. Il y participa avec son poème « Fi Al Qods » qu’il avait écrit lorsque l’armée israélienne l’avait empêché de prier à la Mosquée al-Aqsa comme c’est le cas pour tous les Palestiniens de moins de 35 ans.

Voici un renvoi vers l’événement de cette année-ci.

voici le texte en arabe :
http://www.islamonline.net/servlet/Satellite?c=ArticleA_C&cid=1187593762012&pagename=Zone-Arabic-ArtCulture%2FACALayout

et voici la traduction en français : (oups, le lien m’a l’air brisé. Heureusement un ami lecteur m’envoie la traduction dans les commentaires.

Soirée Poésie arabe d’amour ce samedi 20 février


Ce samedi 20 février, ne manquez pas une belle soirée placée sous le signe de l’Amour à la Maison des Cultures et de la Cohésion Sociale de Molenbeek. (4, rue Mommaerts, 1080 Bruxelles. Metro : Comte de Flandre et Ribaucourt )

Au programme :

19h : ambiance lounge avec cocktails et amuse-bouche aphrodisiaques

20h : spectalce de poésie arabe d’amour produit par Moussem avec Ghalia Ben Ali et les comédiens Amid chakir et Abdelmalek Kadi (textes FR/AR et sous-titré en NL)

21h30 : Party (avec Luuuk)

Infos et réservations : 02 415 86 03

En couple ou célibataires, on vous y attend nombreux !!!!

Le Salon littéraire arabe de Bruxelles


« Du côté de chez Wallâda »

Le Salon littéraire arabe de Bruxelles
4ème édition

salon2009

Il y avait au XIème siècle, en ce pays que les Arabes nommaient « le pays des Vandales », et qui a gardé ce nom pour une toute petite partie de son territoire, dit : « Andalousie », une princesse très lettrée qui tenait salon littéraire. Elle n’était bien sûr ni prude ni voilée, maniait le verbe comme un sabre effilé, avait un sens de l’honneur démesuré (dieu nous garde des Andalouses disaient les hommes possédant un peu d’expérience). Le poète Ibn Zaydûn la raconte:

« J’aime un tyran, le sers, et lui me fait affront.
Le musc vole et s’épand aux manches de sa robe,
Si je le vois, me plains d’aimer, il se dérobe.
Je rêve quelque chose entre nous…A quoi bon ? »

Elle était ombrageuse, emportée, très belle disait-on, très instruite, et recevait dans son salon, en cette Espagne arabe bouillonnante, tout ce qui pensait, s’enflammait, écrivait.

Elle incarnait cet idéal féminin, insécable de l’action poétique, qui avait, depuis toujours, hanté la culture arabe : beauté intellectuelle, beauté de l’être de chair, beauté des manières, en trio. Ibn Zaydûn le traduisait ainsi :

« Elle est branche odorante et fruit, lune en son plein,
Ses regards dérobés infinis magiciens,
Le brocard de ses joues miroitement du vin,
Ses mots, aussitôt dits, perlent sur le chemin,
Et l’eau que je goûtais à ses lèvres, ivresse… » (la traduction est d’André Miquel)

Onzième siècle de l’ère romaine chrétienne et toute cette liberté ! Et nous, vingt siècles plus tard ? Et nous, que disons-nous ?

Au mois d’octobre, allons faire un tour du côté de chez Wallâda. Oui, jouons à ça au Centre arabe ! Poésie arabe, évidemment, ibère, comptons sur les poètes catalans et espagnols du Sud, poésie berbère, bien sûr, ils étaient là, poésie des romanisés de tout poil, Mare Nostra oblige, et poésie des Gaulois, des Vandales et des Goths actuellement en Belgique, il n’est jamais trop tard, en poésie, pour se rencontrer et se re-rencontrer!

Dès que poli, le programme s’avouera, suivez-nous dans le sillage parfumé de cette belle insolente ! Gardez un œil sur notre site ! http://www.culture-arabe.irisnet.be/salon09.htm

Le salon aura lieu les 23, 24 et 25 octobre 2009 au

Centre Culturel Arabe
2 rue de l’Alliance, 1210 Bruxelles
Info 02/218 64 74 ou culture-arabe@skynet.be

Célébrons l’amour en poésie arabe le 13 février à Bruxelles


Avec

Joumana Haddad, Fatiha Morchid,

Taher Riad et Hashem Shafiq

11 février 2009, 20.30 WCC Zuiderpershuis Anvers

12 février 2009, 20.00 Stadsschouwburg Bruges

13 février 2009, 20.30 Beursschouwburg Bruxelles

Le 14 février, la Saint-Valentin est fêtée depuis de nombreux siècles en Occident. Ce jour-là, les couples se déclarent à nouveau leur flamme, les hommes séduisent les femmes dont ils sont amoureux au moyen de petites ou grandes attentions et les femmes célibataires à la recherche du grand amour sont particulièrement réceptives aux avances et aux compliments.

La manière idéale pour exprimer toutes les formes possibles de l’amour est la littérature. Nulle part ailleurs l’amour n’est aussi bien célébré, magnifié mais aussi vociféré que dans la prose et la poésie. Ecrire de très courts poèmes d’amour ou se perdre dans un texte foisonnant d’adjectifs, sont à la Saint-Valentin les moyens de communication par excellence.

Les plus grands chefs-d’œuvre littéraires sont faits de même au nom de l’amour. Car combien devient encore plus belle la plus belle femme quand elle est décrite dans le détail avec des mots doux comme du miel et qui résonnent comme une musique éblouissante? Combien nous est ravivée la douleur de l’amour perdu quand un poème la décrit de façon presque charnelle? Combien tranche et est mordante la passion coulée en mots? Avec quelle subtilité, mais o combien excitante, se revêt l’érotisme lorsqu’il est suggéré en vers?

La poésie d’amour est sans âge et pratiquée dans le monde entier. On la retrouve aussi dans la culture arabe. Cela est tombé dans l’oubli, mais depuis des siècles les auteurs arabes célèbrent l’amour et l’érotisme sous toutes leurs facettes, souvent sans ambages et sans tabous. La poésie arabe d’amour s’inscrit dans la littérature la plus passionnelle et ardente qui n’ait jamais été écrite.

Pour la seconde fois, Moussem saisit l’opportunité du 14 février pour proposer une sélection parmi les très nombreux poètes arabes qui chantent chacun à leur façon l’amour dans leur œuvre. C’est avec beaucoup de plaisir que Moussem présente:

Joumana Haddadest (Liban)

joumana

Joumana Haddadest une poétesse libanaise qui a plusieurs recueils à son actif : “Le Temps d’un Rêve” (1995), “Invitation à un Dîner Secret” (1998), “Je n’ai pas assez péché” (2003), “Le Retour de Lilith” (2004) et “Mauvaises Habitudes” (2007). Ses livres traduits dans plusieurs langues sont publiés dans différents pays.

Joumana Haddad est rédactrice en chef de JASAD (corps), un magazine arabe spécialisé en littérature, art et sciences qui traitent du corps. JASAD montre tous les aspects du corps au sein de la culture arabe, sans frontières ni tabous.

De plus, Joumana Haddad est administratrice de l’IPAF, le prix littéraire arabe Booker et elle est membre du Comité du Livre et de Lecture du Ministère Libanais de la Culture.

Fatiha Morchid (Maroc)

fatiha

Fatiha Morchid concilie le stéthoscope et la plume. Pédiatre d’une part, romancière et poétesse d’autre part. Ses puissants poèmes sont pénétrés d’amour. Ils sont, à l’image de ses romans, un hymne manifeste à l’amour.

Son second roman “Les Griffes du Plaisir” vient de paraître à Beyrouth. Fatiha Morchid a écrit antérieurement les recueils de poèmes suivants: “Feuillets Passionnés” (2003), “Quel est ce noir que tu caches ô arc-en-ciel” (2006) et “Viens qu’on pleuve” (2006).

Taher Riad (Palestine/Jordanie)

taher

Taher Riad est né en1956 à Amman, en Jordanie et consacre sa vie à la littérature. En 1998, il a fondé la maison d’édition Manarate qui traduit en arable la littérature du monde. Riad a personnellement traduit Samuel Beckett, Ted Hughes, Hermann Hesse, mais aussi “La Centaine d’amour ” de Pablo Neruda.

Taher Riad est par ailleurs passionné par le patrimoine soufi ; il lui consacra différentes études dont en 1998 “Anthologie de la Prose Arabe Soufie”.

Lui-même a écrit sept recueils de poèmes parmi lesquels: “Les Arbres à leur Loisir” (2000) et “Comme si c’était” (2005). Son dernier recueil “Il parle au grès de l’amour” – dont la préface a été écrite par le célèbre poète et grand ami de Riad, Mahmoud Darwich – fut interdit par les autorités jordaniennes.

Hashem Shafiq (Irak)

hashem

Hashem Shafiq est reconnu comme l’un des plus importants poètes de la poésie irakienne des années ’70. Shafiq est né en Irak en 1950, mais quitta son pays en 1978 pour travailler comme journaliste et écrivain au Liban, en Syrie, en France et à Chypres. Il s’établit finalement à Londres où il publia notamment les recueils: “Poèmes Affectueux”, Lunes Domestiques” et “Fleurs de Henné”. La façon dont Hashem Shafiq parvient dans ses poèmes à traduire l’amour est unique. On le reconnaît à sa manière d’écrire des poèmes dans une langue très claire et pure, d’une extrême beauté lyrique.

Au niveau musical, cette soirée exceptionnelle réunira Ghalia Benali (chant), Moufadhel Adhoum (Oud et Quanoun), Azzedine Jazouli (percussion arabe) et Abderrahim Semlali (chant/violon). Ils interpréteront des versions musicales de poèmes de Nizar Kabbani. De très nombreux poèmes de Qabbani furent mis en musique par différents chanteurs du monde arabe.

Ghalia Benali est une célèbre chanteuse, danseuse, actrice et artiste plasticienne tunisienne. Elle est née en 1968 à Bruxelles, mais déménagea en Tunisie à l’âge de trois ans où elle grandit dans un milieu artistique. En 1988, elle revint à Bruxelles pour entamer une riche carrière musicale ouverte sur différentes cultures. Ghalia a joué notamment avec Yoda (didgeridoo, djembé, clarinette, …), Alpalna (arabe – indien), Timnaa (espagnol – arabe), Mâäk’s Spirit (arabe- jazz) et Hh Kaly (DJ et arabe – chant indien). Elle travaille actuellement à un projet musical ‘Roméo et Leila’ – dont elle fit un cd en mai 2006 illustré par ses propres collages.

Nizar Kabbani (21 mars 1923 – 30 avril 1998) était poète, diplomate et éditeur syrien. Son style poétique alliait la simplicité à l’élégance. Ses thèmes de prédilection étaient l’amour, l’érotisme et le féminisme. Considéré comme le poète de la femme, il est aussi l’un des plus grands poètes contemporains du monde arabe.

Production: Moussem Centre Nomade des Arts, avec le soutien du Beursschouwburg, Wereldculturencentrum Zuiderpershuis et Antwerpen Boekenstad.

Coordinateur: Taha Adnan

Mise en scène: Abdelmalek Kadi

Taha Adnan

En 1994, Taha Adnan collabore à la publication d’Algarade Poétique, un périodique dédié à la nouvelle ‘poésie de protestation’. Depuis 1996, il habite à Bruxelles où il achève des études supérieures et travaille au Ministère de la communauté française, tout en agrandissant sans cesse son réseau avec le monde littéraire arabe. Taha participe régulièrement à des événements culturels en Belgique et à l’étranger – tant comme participant qu’organisateur.

En 2003, le Ministère de la Culture au Maroc publie son premier recueil de poèmes. Puis ce sont les Emirats Arabes. Une édition française de ses poèmes, ‘Transparences’, paraît en octobre 2006 chez L’Arbre à Paroles, éditeur belge spécialisé en poésie. Son dernier recueil « Je hais l’amour » vient de paraitre chez Dar Nahda à Beyrouth.

Abdelmalek Kadi

Durant des années, cet artiste fut membre de la compagnie de théâtre bruxelloise Dito Dito. Il participa à différentes productions en tant qu’acteur, auteur et metteur en scène.

Au cours de sa longue recherche sur le mouvement, le corps et la voix, il essaie depuis des années de trouver une base commune entre différentes disciplines. Et ce tant avec des acteurs que des artistes plasticiens, des chanteurs et des musiciens.

Contact:

Taha Adnan

tahaadnan@hotmail.com

0498 464 974

Han Zinzen

han@moussem.be

0497 429 144

http://www.moussem.be

p.s. Voici deux articles annonçant la toute première édition il y a presque 1 an :

http://www.casafree.com/modules/news/article.php?storyid=12363

http://www.lesoir.be/culture/livres/poesie-soiree-litteraire-au-2008-02-15-577788.shtml

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