Les ghettos de Bruxelles


anniebannie: cette carte blanche m’a bcp touchée et me navre à la fois à cause des faits qu’elle évoque et à cause de la manière dont ils sont évoqués. C’est un son de cloche que je n’entends pas pour la première fois. Je vis moi-même dans un quartier qui a beaucoup changé, mais je m’y sens absolument à l’aise, beaucoup mieux que si je devais vivre à Uccle par exemple. J’ai sans doute eu de la chance.

Mardi 6 octobre 2009
Carte blanche

Luckas Vander TaelenDéputé flamand Groen

Je réside à Forest, tout près d’un quartier qui s’étend de la rue de Mérode jusqu’à la gare du Midi et que l’on ne peut décrire autrement que comme un ghetto, même avec le plus grand parti pris pour le multicuralisme.

Ma fille a depuis longtemps renoncé à entrer dans ce quartier. Histoire qu’elle s’y sente bien à l’aise, elle y a été très souvent (et une fois de trop) insultée. Je le traverse quotidiennement à vélo et y vis toujours une nouvelle aventure. Voitures stationnées en double file, conducteurs qui bloquent le carrefour pour parler entre eux, jeunes qui traînent et qui vous dévisagent comme si vous entriez dans leur domaine privé.

N’essayez surtout pas de prendre la parole lorsque vous manquez de peu d’être renversé : la dernière fois que je m’y suis risqué, j’en ai pris plein la figure de la part d’un observateur, lequel ne devait pas avoir 16 ans, qui conclut une tirade des plus blessantes par le message « Nique ta mère ». C’était encore moins grave que la fois précédente, lorsqu’un autre jeune conducteur maghrébin avait été vexé par mon comportement : j’avais osé prendre ma priorité. Son honneur avait été à ce point offensé qu’il ne pouvait, semble-t-il, le rétablir qu’en me crachant au visage…

Donc surtout : se taire. Parce que lorsque vous essayez d’expliquer que 70 km/h est une vitesse trop élevée en zone 30, vous heurtez de front la dignité d’un jeune nouveau Belge qui ne peut pas supporter que quelqu’un lui interdise quelque chose et qui est déjà prêt à en découdre.

Il y a une vingtaine d’années, j’étais convaincu que les jeunes nouveaux Belges seraient rapidement assimilés. Mais maintenant, à Bruxelles, a grandi une génération de « rebels without a cause », qui se sent toujours dépitée et lésée. Qui ne doit répondre de rien, c’est toujours la faute d’autrui : de l’autorité, des Belges racistes. Et à l’intérieur de leur propre famille, les jeunes garçons maghrébins sont intouchables. Lorsque la police a arrêté un jeune à Molenbeek, le père a immédiatement organisé une manifestation parce que son fils « ne volerait pas même une pomme ».

L’année passée, une étude de l’ULB a montré que les efforts déployés par les autorités dans les quartiers à problèmes ont fait en sorte que les jeunes ne voient plus la nécessité de les quitter. Ainsi se crée un esprit de village dans une grande ville.

La fille d’amis marocains a un petit ami belge. Elle ne sort jamais avec lui dans ce quartier, parce qu’elle y est immédiatement apostrophée. Car pratiquement tous les jeunes allochtones ont beau avoir la nationalité belge, ils ne s’identifient aucunement à ce pays. Bien au contraire : « Belge » est une injure…

Vous ne rencontrez pratiquement jamais de jeunes femmes seules dans le quartier. Et encore moins dans les tavernes : elles n’y sont même pas tolérées. Lorsqu’une collaboratrice de la commune y commanda un café, on lui fit très vite comprendre qu’elle ne devait pas compter être servie. Lorsque j’entre à vélo dans le quartier Mérode, je sais que jusqu’au delà de la gare du Midi, je n’apercevrai pas une seule femme à une terrasse de café. Et je ne parle même pas encore de la morale sexuelle hypocrite qui exige que les jeunes femmes allochtones restent vierges jusqu’à la nuit nuptiale, alors que chacun sait que les hôpitaux bruxellois réparent l’hymen par une simple opération…

Jusqu’à la semaine passée, un artiste franco-marocain présentait une exposition remarquable à Bruxelles : une série de tapis de prières avec des chaussures. La galerie d’art fut immédiatement la cible de menaces téléphoniques, la vitrine devant l’œuvre fut souillée et endommagée. L’agitation fut suscitée par une paire de chaussures rouges à talons hauts exposée près d’un tapis de prières. C’est ainsi que l’artiste voulait aborder la question de « la place de la femme dans l’islam ». Mais ce n’est déjà plus possible à Bruxelles : l’exposition fut démontée après quelques jours.

Nous devons peut-être nous demander pourquoi nous avons accepté que des principes comme la liberté de l’artiste et l’égalité des droits des hommes et des femmes ne s’appliquent pas à tous dans ce pays.

Pourquoi n’osons-nous pas nous lever pour ce qui est au fond essentiel : le respect des lois et des valeurs du pays dans lequel nous vivons ? Interdire le port du foulard n’est pas une solution. Mais pourtant, comment faire comprendre avec force que nous osons défendre ce que nous considérons comme important ? Nous devons peut-être y réfléchir.

Le mérite de la gauche fut de réclamer plus d’attention pour la discrimination et l’exclusion sociale. Le problème est malheureusement plus profond : nous avons eu peur d’être accusés d’imposer nos valeurs aux allochtones. Ces valeurs me sont bien trop chères pour les laisser se perdre.

source

La Norvège, ce pays antisémite


Combien de pays antisémites à travers la planète Terre?

Rassurez-vous, si vous avez un peu de mal à compter, vous aurez plus vite fait de dénombrer les pays qui ne sont pas antisémites: il n’y en a aucun (zéro).

En effet des officines du genre ADL (Anti-Defamation League) ne cessent de nous fournir des statistiques plus alarmantes les unes que les autres sur l’antisémitisme en baisse mais le plus souvent en hausse malheureusement.
Toutefois, quand la statistique est à la baisse, ce ne peut-être que temporaire et dissimuler des hausses dans tel ou tel secteur géographique, ou telle catégorie sociale du pays concerné.

Saviez-vous par exemple que la Norvège (comme le reste de la Scandinavie) est un pays notoirement antisémite?

Eh bien, su vous l’ignoriez, le ministre des affaires étrangères sioniste Avigdor Lieberman vous le rappelle preuves à l’appui.
Par exemple, le fait que la délégation norvégienne n’ait pas quitté la salle lors du discours du président Iranien Mahmoud Ahmadinejad.
Car ne vaut-il pas mieux être taxé d’anti-iranisme (ou aryanisme je ne sais pas comment le formuler) plutôt que d’antisémite?

Mais, objecterez-vous, il y a au moins un pays au monde qui n’est pas antisémite et il s’agit de l’entité sioniste elle-même.

A voir, car un certain nombre d’indications laissent à penser que ce n’est pas du tout le cas.

L’article chez Mounadil

Chez Mounadil, lisez aussi, en fait lisez tout, mais ceci en particulier : http://mounadil.blogspot.com/2009/09/dixit-tzipora-livni-la-shoah-nest-pas.html

Une suite à « Moi, Mustapha Kessous, journaliste au Monde et victime du racisme ordinaire »


A la suite de la publication de l’article de « Moi, Mustapha Kessous, journaliste au Monde et victime du racisme ordinaire », Le Monde.fr a lancé un appel à témoignages sur le racisme tel qu’il est perçu par nos lecteurs au quotidien.

* « J’ai de la chance, je suis bien blanche » par Mariam H.

Je me nomme Mariam, et une fois mes études achevées, j’ai recherché du travail pendant des mois en envoyant mon CV sans photo. Je n’ai jamais reçu aucune réponse. Je ne comprenais pas, j’avais de bonnes références et j’étais diplômée avec les félicitations du jury. Et puis j’ai fini par ajouter une photo d’identité sur ledit CV et l’ai renvoyé aux mêmes adresses. Dans les dix jours qui ont suivi, j’ai obtenu 2 entretiens ! Durant l’un d’eux, l’homme qui me recevait a avoué m’avoir appelée à cause de la photo. Normal, je suis blanche. Mon prénom est arabe, mon nom passe partout, ma mère est française de souche et mon père d’origine libanaise. Mais j’ai de la chance, je suis bien blanche avec les cheveux raides alors même si je me nomme Mariam, les gens en me voyant ne pensent pas que je suis musulmane.

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Moi, Mustapha Kessous, journaliste au « Monde » et victime du racisme


LE MONDE | 23.09.09 |

Brice Hortefeux a trop d’humour. Je le sais, il m’a fait une blague un jour. Jeudi 24 avril 2008.
Le ministre de l’immigration et de l’identité nationale doit me recevoir dans son majestueux bureau. Un rendez-vous pour parler des grèves de sans-papiers dans des entreprises. Je ne l’avais jamais rencontré. Je patiente avec ma collègue Laetitia Van Eeckhout dans cet hôtel particulier de la République. Brice Hortefeux arrive, me tend la main, sourit et lâche : « Vous avez vos papiers ? »

A lire la suite !

Nouvelles menaces de mort envoyées à la Librairie Résistances


Publié le 18-09-2009

Un individu nommé Jérôme Drahi (ou Drahy) a comparu jeudi devant la 23ème Chambre correctionnelle du tribunal de Paris, pour des menaces de mort, à caractère raciste, proférées quelques jours plus tôt à l’encontre de la Librairie Résistances (Paris XVIIème) et de ses animateurs.

Voici le message envoyé par Drahi, :

“—– Original Message —– From : jerome ffeg To : info@librairie-resistances.com Sent : Sunday, September 13, 2009 2:26 PM

MES POTES DE LA LDJ VOUS ONT BIEN NIKER VOTRE LIBRAIRIE RESISTANCEEE HEINN GREGORY ET JASON MES FRERES VOUS ONT BIEN BAISER VOS MERES ET VOS LIVRES A LA CON ET VOUS INKIETTEZ PAS PSKE POUR L INSTANT CE N ETAIT ENCORE KE DES AVERTISSEMENTS…

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Skinheads pour Israël


flag

À Birmingham, en Angleterre, des émeutiers anti-musulmans, de la Ligue de Défense anglaise, brandissent le drapeau israélien comme symbole de leur antagonisme. Richard Silverstein écrit :

Il est important de comprendre comment les racistes partout en Europe et en Occident voient Israël. Ils le voient comme leur rempart contre les sombres hordes musulmanes détestées. C’est en partie à cause de l’idéologie anti-musulmane soutenue par le gouvernement israélien et les politiciens de droite. israélien. C’est en raison du niveau stupéfiant de violence avec laquelle Israël a riposté à la résistance de groupes et des nations arabes et musulmannes .

source

Discriminations à l’embauche à l’égard des jeunes immigrés en Belgique


Sont touchés, pas uniquement les immigrés, mais également les Belges au teint foncé ou qui s’appellent Mohammed.

Voir aussi article ici

source : JT 19h30 LAUNE, le 1 septembre 2009
La discrimination à l’embauche est une réalité, elle touche beaucoup de jeunes immigrés en Belgique.
A CV identique, un jeune d’origine belge à plus de chance d’être engagé qu’un jeune d’origine étrangère.

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