Injures racistes : deux nouvelles plaintes contre le préfet Girot de Langlade


Paul Girot de Langlade, préfet hors cadre nommé coordinateur des Etats généraux pour la Réunion, a été suspendu vendredi 14 août de sa mission par le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux.
Paul Girot de Langlade, préfet hors cadre nommé coordinateur des Etats généraux pour la Réunion, a été suspendu vendredi 14 août de sa mission par le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux.

Le préfet Paul Girot de Langlade, suspendu de sa fonction de coordinateur local pour la Réunion pour avoir insulté une Antillaise travaillant comme agent de sûreté à Orly, est visé par deux nouvelles plaintes pour injures racistes émanant elles aussi d’agents de la société Securitas.

Les plaintes, déposées les 11 et 12 août, évoquent les mêmes propos à caractère raciste que le préfet est soupçonné avoir tenus le 31 juillet à l’aéroport d’Orly-Ouest. Ce jour-là, alors qu’on lui demandait de vider ses poches après que l’alarme du portique de sécurité a retenti, le préfet aurait répondu, selon les propos rapportés par la première plaignante : « On se croirait en Afrique ici » et « De toutes façons, il n’y a que des Noirs ici ».

suite

Procès-verbal d’une arrestation arbitraire et raciste


voir aussi cet article par Daniel Vanhove

Nordine Saïdi, Mouvement Citoyen Palestine

Ce dimanche 16 août 2009, j’ai rejoint des amis et mon épouse au marché d’Anderlecht face aux deux lions, une des entrées latérales des Abattoirs, dans le cadre d’une sensibilisation au public appelant les consommateurs à boycotter les dattes en provenance d’Israël.

Lors de mon arrivée, trois agents de police les informaient d’une interdiction de distribution de tracts (ce qu’ils ne faisaient pas) et du port du t-shirt vert portant l’inscription « Boycott Israël » au verso et, au recto, « Palestine Vivra ». La plupart de mes amis le portaient, pas moi.

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J’ai demandé aux agents pour quelles raisons notre présence n’était pas autorisée, lorsque je me fus entendre dire « De quoi tu te mêles ? », et l’ordre de donner ma carte d’identité.

Monsieur Condijts sortant un papier m’a dit que c’était une interdiction du bourgmestre pour aujourd’hui et les deux dimanches suivants.

J’ai demandé de pouvoir lire ce papier, afin que ce soit clair pour nous. A ce moment, j’ai pris l’identité des agents qui sont Monsieur Condijts, Monsieur Vangerven et un troisième qui a refusé de donner son identité en enlevant le scratch de son blouson. Monsieur Condijts étant le principal, je lui ai demandé de ne pas me tutoyer, mais de m’appeler Monsieur Saidi et à ce moment, il m’a demandé de tendre les mains pour me passer les menottes.

Monsieur Condijts me saisit violemment avec une clef de bras et me dirigea vers la voiture, tout en me menaçant : « Je te parle comme je veux », « Je t’emmerde ». Je lui dis qu’il n’y avait aucune raison de sa part d’agir ainsi. Il me mit violemment dans la voiture, alors que j’y entrais calmement.

Lorsque nous sommes arrivés au commissariat de la rue Démosthène, Monsieur Condijts me demanda d’avancer et à l’entrée de la porte, il me poussa sur le côté en me disant que c’était moi qui devais le suivre.

Nous sommes entrés dans un bureau, dans lequel se trouvait déjà Madame S. de Raes. Je me suis fait fouiller et on m’assit sur une chaise, face à Monsieur Condijts qui tapait à l’ordinateur.

Monsieur Condijts commença alors à se moquer de moi face à ses collèges. Durant tout le temps où j’étais dans le bureau, aucune question ne m’a été posée, ni sur mon identité, ni sur autre chose.

Les seules paroles que j’ai entendues, tout en faisant mine de les ignorer, provenaient de Monsieur Condijts. Voici ses propos : « comme les autres j’allais faire des braquages », « j’allais me mettre une ceinture d’explosifs », « bougnoule », « terroriste ». Ensuite, en me regardant, Monsieur Condijts m’a dit : « Si ça ne te plait pas ici, rentre dans ton pays foutre la merde ! ». A ce moment, j’ai réagi en lui disant que mon pays, c’est la Belgique et que j’habite Anderlecht. J’ai alors demandé aux deux autres hommes et à la femme : « Trouvez-vous normal que dans un commissariat de police, des propos racistes soient tenus et que nul ne réagisse ? » .

Monsieur Condijts répondit alors qu’ « ici, on n’engage que des sourds », et de montrer leur oreillette, ainsi que, et c’est le plus choquant pour moi, « chez nous, les femmes ont simplement le droit de fermer leur gueule », et encore que j’avais « appris mon texte par cœur en me branlant le soir », car « vous, les Arabes, avez une bite à la place du cerveau ». Quand mon gsm a sonné, Monsieur Condijts l’a pris en faisant mine de répondre et je lui ai demandé de l’éteindre, ce qu’il fit.

A un moment, je me suis retrouvé seul avec Madame S. de Raes dans le bureau et je l’ai interpellée en lui demandant si elle n’était pas gênée d’entendre des propos pareils, qui la rabaissaient au rang d’un être inférieur. J’ai senti qu’elle était mal à l’aise quand elle m’a répondu nerveusement de me taire.

A son retour, Monsieur Condijts m’a intimé de le suivre ; je lui ai demandé de voir le procès-verbal ainsi qu’un descriptif des objets qu’ils m’avaient confisqués, ce qu’il m’a refusé. A la sortie du bureau, nous nous sommes retrouvés dans un hall en présence de plusieurs collègues. Monsieur Condijts a interpellé l’un d’entre eux, en lui disant que je le regardais comme un singe, puis a ajouté : « Voilà, c’est toi qu’il regarde maintenant ».

J’ai interpellé à voix haute un agent de couleur noire, lui disant que son collègue était raciste et lui ai demandé s’il faisait les mêmes blagues avec lui, vu son origine africaine. Il me répondit qu’il était d’origine brésilienne mais que la condition pour être dans la police était d’être belge. J’ai répondu que j’étais heureux de sa réponse car son collègue n’avait manifestement pas envie de comprendre ou pas compris que j’étais Belge à part entière moi aussi.

Je suis alors descendu dans les sous-sols où on me demanda d’enlever ma veste, mes chaussures et de prendre une couverture. Lorsque je suis rentré dans la cellule, Monsieur Condijts a ajouté : « Pour la prière, c’est là », en m’indiquant de la main la direction des toilettes. C’est la dernière fois que j’ai vu et entendu Monsieur Condijts ce jour-là.

Un peu plus tard, deux agents (un homme et une femme) m’ont demandé de les suivre. Ils m’ont emmené dans une toilette, m’ont demandé de me laver les mains et de m’essuyer, ce que je fis. Ils m’ont ensuite fait rentrer dans un bureau et m’ont demandé de me mettre derrière la tablette.

L’agent appela un nom ; je ne répondis pas tout de suite mais lorsque je compris qu’il s’adressait à moi, je lui répondis que je pensais qu’il était au téléphone. Je lui dis : « Je m’appelle Saidi Nordine ». Il téléphona, me dit qu’il s’était trompé et me raccompagna dans la cellule.

Je n’ai aucun reproche à émettre à l’encontre de ces deux agents, qui m’ont dit bonjour, m’ont demandé poliment de les suivre et n’ont affiché aucun préjugé à mon égard, ni à l’égard du monsieur dont ils devaient s’occuper, que j’ai vu quelques minutes après.

Vers 18h00, deux agents sont venus me dire que je pouvais partir. Ils m’ont demandé de récupérer ma veste et mes chaussures. A l’étage, ils m’ont rendu mes objets personnels (argent, papier, gsm,…) avant de me raccompagner à la porte où m’attendaient mes amis.

Nordine Saïdi

Mouvement Citoyen Palestine
Posté par MCPalestine à 14:28 –

source

Qu’est ce qu’on disait ?


anniebannie : Je venais de poster mon billet précédent, quand je tombe sur le récit de son arrestation aujourd’hui par Nordine Saïd. J’avais aussi posté aujourd’hui le billet sur les amendes pour insultes. Eh bien, les flics d’Anderlecht en auraient une ardoise à acquitter ! Sauf que ce serait sans doute Nordine qui paierait pour avoir dit qu’ils sont racistes !

http://www.dailymotion.com/lang/fr/video/xa6mqr_liberte-dexpression-en-danger_news

La FGTB traque les entreprises racistes et publiera des noms


03.07.09 – 08:18

Le syndicat socialiste FGTB a rassemblé des preuves contre des entreprises qui ne veulent pas engager de travailleurs d’origine étrangère et en rendra les noms publics « en temps voulu », rapportent vendredi les quotidiens De Standaard et Het Nieuwsblad.

La FGTB ne digère en effet pas la décision prise cette semaine par la chambre du conseil de Bruxelles de ne pas poursuivre pour discrimination envers les allochtones la société de travail intérimaire Adecco. Cette décision du tribunal permet aux sociétés de travail intérimaire de continuer à nier le racisme dans leur secteur, indique Eddy Van Lancker, secrétaire fédéral de la FGTB (ABVV). Il estime qu’un changement de mentalité doit se faire, car le racisme sur le lieu de travail reste tenace.

« Nous avons, durant des années, soutenu toutes les campagnes en matière de diversité. Si l’approche douce ne paye pas, nous sommes obligés de choisir la manière forte. Nous recevons en effet régulièrement des plaintes sur des entreprises qui pratiquent la discrimination, et souvent ces mêmes entreprises reviennent. Nous sommes maintenant en train de rassembler des preuves. Dès que nous disposerons d’un bon dossier, nous publierons les noms ».

Selon un sondage effectué par le quotidien De Standaard auprès d’une trentaine de bureaux d’intérim, deux sur trois admettent recevoir régulièrement des demandes de ne pas sélectionner de candidats « étrangers » ou « foncés de peau ».

(Belga)

Algériens torturés au Midi


(18/06/2009)

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Des récits qui jettent l’effroi et l’opprobre sur une partie de la police

BRUXELLES Un racket était organisé à la gare du Midi par des policiers fédéraux. Ce racket, qui s’est accompagné de violences graves, visait spécifiquement des Algériens en séjour illégal. La pratique consistait à laisser les pickpockets algériens commettre un maximum de vols à la tire et, pour les policiers ripoux, à récupérer en soirée ce qui avait été volé en journée aux usagers, dans la gare et aux abords immédiats de celle-ci.

Votre quotidien La Dernière Heure-Les Sports a pu se procurer le récit d’une ratonnade d’un Algérien que des policiers fédéraux avaient réussi à isoler en pleine nuit dans leur garage de la rue Couverte, 1, sous les voies de la gare du Midi. Ce qui est décrit porte un nom : ce sont des tortures. Selon ce récit, il est invraisemblable que l’officier de garde n’ait pas entendu les cris. Cet officier, lui, n’a pas été inquiété.

De nouvelles révélations (les premières dans La DH/Les Sports du 5 juin) sur ce dossier à l’instruction chez la juge, Mme Geneviève Tassin. Selon le 1er substitut Colpin, du parquet de Bruxelles, l’affaire implique 9 policiers fédéraux dont deux femmes, mais pas de gradés.

« Ils avaient attendu que notre chef, la commissaire S., soit rentrée chez elle. Cette fois-là, il était minuit et demi. C’était encore un Algérien sans papiers qu’ils avaient ramassé dans la gare. Environ 30 ans, bien connu pour vol à la tire.

« Après lui avoir tout confisqué et s’être partagé entre eux ce qu’il avait volé dans la journée, GSM, portefeuilles, etc, ils l’ont emmené dans le garage. Il fait sombre et sale. L’endroit est complètement isolé. Le gars savait qu’il ne pouvait compter sur personne. Il était menotté dans le dos et les policiers étaient à 4 dont Frédéric D. et Philippe M. qui avait été infirmier avant d’entrer à la police. Ils ont fait courir l’Algérien dans le garage, lui disant d’aller plus vite et l’insultant. « T’es qu’une merde. T’es même pas un chien. »

« L’Algérien recevait des coups. C’étaient des coups qui font mal. Des coups de bottines, de combat shoes, qui visaient la colonne vertébrale, au milieu, plus haut que les poignets menottés.

« L’Algérien hurlait. Pas des cris : des hurlements. C’était terrible. L’officier de garde, le commissaire K., se trouvait au Rapid 100 (dispatching de garde situé juste au bout du couloir venant du garage). Il ne pouvait pas ne pas entendre. Je suis formel. Il n’est pas intervenu. L’Algérien avait le visage en sang. Du sang coulait du nez et de l’arcade sourcilière. »

« C’étaient des coups à casser la colonne, à briser des vertèbres. Et c’était chacun à tour de rôle. Ils l’ont plaqué au mur et frappé dans le ventre à coups de poing. C’était un jeu pour eux. […] L’Algérien était toujours menotté.

« Ils l’ont fait tomber à terre. Et ça a continué. Ils le traitaient d' »animal », de « fils de p. », rien de raciste par contre. L’Algérien était sur le ventre. Il y en a un qui a sauté à pieds joints sur la colonne. L’Algérien a perdu connaissance. Alors ils l’ont démenotté.

« Pour le ranimer, ils l’ont pris par les pieds et l’ont suspendu tête en bas. Ils rigolaient. En fait depuis le début ils rigolaient et se moquaient. L’Algérien a rouvert les yeux. Ils lui ont dit de déguerpir. Ils l’ont sorti par l’entrée des véhicules. Je sais qu’on lui avait aussi cassé les dents. Il n’y a aucune trace (dans les P.-V.). On se sentait mal dans la peau de travailler avec des collègues comme ça. On a voulu dénoncer. Ceux qui l’ont fait à l’Inspection générale ont pris des risques. Ils ont été menacés en interne : il ne fallait pas que ça sorte. Deux véhicules (de policiers dénonciateurs) ont été cassés. On n’a rien jamais pu prouver. »

L’instruction du parquet porte aussi sur 8 autres faits.

Gilbert Dupont

lire aussi : Deux véritables furies

L’IG a essayé de filmer les scènes

Orange condamné pour avoir fourni le mot de passe « salearabe » à un de ses clients


la rédaction, publié le 28 mai 2009

Juridique – L’affaire avait fait grand bruit en 2007. L’opérateur est aujourd’hui condamné pour avoir fourni ce mot de passe insultant.

Fin 2007, un garagiste de Pessac près de Bordeaux souhaite s’abonner à Internet, il contacte France Télécom et choisi un forfait. Rien de plus classique. Mais quelques temps plus tard, constatant des problèmes de connexion, il contacte sa hotline. Après plusieurs appels, rien y fait, le haut débit brille toujours par son absence.

Après avoir insisté auprès du support technique, le client de l’opérateur historique reçoit un courrier avec un nouveau mot de passe. Surprise, il s’agit de « salearabe ». Notre client se nomme Mohamed Zaïdi… Le dégoût est à son comble, l’homme décide de porter plainte et précise que malgré ses multiples appels il ne s’est « jamais énervé ». Et quand bien même.

Blessant

Il aura fallu plus d’un an et demi pour que l’instruction soit bouclée et le procès organisé. Finalement, Orange a été condamné ce jeudi à 500 euros d’amende et 8 000 euros de dommages-intérêts.

Lors de l’audience, le parquet a qualifié ce mot de passe de « blessant, insultant et même diffamatoire ». L’avocat du garagiste, Me Grégory Bellocq, a affirmé pour sa part qu' »il était très important pour mon client que son préjudice soit reconnu et réparé ». Orange n’a pas fait de commentaires… Le plaignant se dit satisfait de cette condamnation mais son avocat regrette d’avoir dû aller en justice pour obtenir gain de cause. L’opérateur aurait-il joué la montre ?

Selon France 3 Aquitaine, Orange, qui s’était dit « extrêmement choqué » avait tenté d’arracher un accord à l’amiable en proposant à ce client 80 euros et 3 mois d’abonnement gratuit… En tout cas, l’auteur du courrier n’a jamais été retrouvé.

SOURCE

Des Boycotteurs très présents


lundi 4 mai 2009 – par Michèle Sibony

Officiellement absent de la Conférence de Genève sur les droits de l’homme, Israël a en réalité exercé sur cette manifestation un contrôle de tous les instants.

Nous avons décidé à quelques militants associatifs, de l’ AIC, ATMF, CCIPPP,CMF, FTCR, et UJFP (1) de nous rendre à la conférence de réexamen de Durban à Genève, unis par un sentiment mêlé d’inquiétude et de nécessité. Notre message commun était clair : le refus de l’exception. La Conférence de réexamen de Durban contre le racisme et pour le respect des droits de l’homme dans le monde ne pouvait faire l’impasse de ces violations, du racisme colonial, et ces discriminations légales contre les citoyens palestiniens d’Israël. Le dire ensemble nous semblait important. Mais perdus dans ce cadre immense, et en l’absence de la plupart des ONG et associations françaises du mouvement social qu’allions nous pouvoir y faire d’autre que constater et surtout, en témoignant, tenter de lutter contre la lourde artillerie médiatique qui conditionnait depuis des mois les esprits sur cet événement ?

Nous avons vite compris où nous étions : Dès le 19 avril, une Conférence alternative était organisée à Genève avec des invités de choix, dont Caroline Fourest, venue défendre les thèses du choc des civilisations, et désigner l’ennemi musulman. Puis une manifestation contre l’antisémitisme visant directement la Conférence suivie d’une veillée d’arme le 20 et d’un meeting le 22 devant le Palais des Nations avec Nathan Charanski, l’ex dissident soviétique passé à l’extrême droite israélienne, ministre des relations avec la Diaspora et Alan Dershovitz célèbre avocat américain aujourd’hui néo conservateur.

Mais c’est avec l’ouverture de la Conférence des États que nous avons mesuré l’ampleur de l’opération. Dès le matin des groupes sionistes manifestent devant les entrées du Palais des Nations, scotch noir sur la bouche, avec pancartes et tracts dénonçant une conférence conduite selon eux par les États racistes ne respectant pas les droits humains. Ils appellent à quitter la Conférence en soutien aux États luttant vraiment contre le racisme et pour ces droits, États-unis, Canada, Israël et quelques pays européens.

Israël bien qu’ officiellement absent de la Conférence y a assuré sa présence et son contrôle avec un lobby de près de 1500 personnes entourées et protégées par une forte présence de barbouzes israéliennes, et l’arrogance de colons en territoire conquis : l’Union des Étudiants Israéliens, l’ Union des Étudiants juifs de France, des groupes d’étudiants américains, anglais, et aussi des chrétiens sionistes.

L’accréditation a été retirée le 3e jour de la conférence à Coexist et l’UEJF en raison de leur comportement « délinquant » pour dénoncer le racisme de la conférence dans toutes les commissions susceptibles d’aborder le colonialisme israélien, les violations des droits humains en Palestine ou les discriminations et le racisme vis à vis des Palestiniens citoyens d’Israël. La méthode est binaire et mono thématique : chaque fois qu’il sera question de la Palestine, le lobby présent opposera une batterie de questions : Quid du Darfour, du Congo, du Sri Lanka, des Droits des femmes et des homosexuels en Iran etc… ? et quid de l’ Antisémitisme ?

Plus grave encore, le fruit d’un lobbying coordonné par UN Watch – ONG au service de la cause – auprès des groupes africains entre autres, les persuadant que ce sont les Palestiniens et leur problème qui veulent monopoliser l’attention et sont indifférents aux autres discriminations.

Pour comprendre ce qui se passe il faut obstinément déconstruire la massive propagande à l’œuvre, qui présente l’ensemble de l’opération comme l’attaque d’un Sud antisémite, essentiellement arabo-musulman, opposé à la liberté d’expression, et pour l’essentiel contre la démocratie qui est évidemment représentée par tous les pays absents. Or en réalité c’est l’inverse qui s’est passé. depuis le lendemain de Durban 1 jusqu’à Genève, la conférence contre le racisme a été soumise aux lignes rouges des démocraties du Nord : ne pas condamner Israël et ne pas évoquer la Palestine, quitte à imposer même pour y parvenir qu’aucun pays n’y soit nommément désigné.

Depuis Durban huit années ont passé, huit années d’ultra libéralisme néo conservateur qui ont imposé l’ unilatéralisme comme mode de négociation, la guerre préventive et la recolonisation comme modalité de pacification, laminé les droits civiques, le droit international, et les institutions de l’ONU, réuni dans l’OTAN la nouvelle direction mondiale, provoqué une crise économique mondiale majeure.

Genève est le sinistre reflet de cette période, et de la violence sans merci de la rencontre Nord Sud contemporaine. C’est la confiscation de cet espace d’expression des peuples du tiers monde, ceux qui souffrent jusque dans nos contrées, du racisme et des violations des droits humains. Dans le Forum de la société civile, ceux là ont demandé que des sanctions de ces violations visent aussi les pays d’accueil des millions de réfugiés. Mais au total l’imposture médiatique de Genève aura consisté à faire croire à un boycott d’Israël et d’un certain nombre d’Etats, alors que ceux-ci ont été omniprésents, qu’ils ont imposé un diktat préalable sur texte de la déclaration finale, vidant comme une coquille le cadre de travail, et exercé un contrôle permanent à l’intérieur comme à l’extérieur de la conférence.

Michèle Sibony UJFP -30 avril 2009 Politis

(1)Alternative Information Centre -jérusalem/Bethléem,

Association des Travailleurs Maghrébins de France,

Campagne Civile pour la Protection du Peuple Palestinien,

Collectif des Musulmans de France,

Fédération des Tunisiens Citoyens des deux Rives,

Union Juive Française pour la Paix

SOURCE

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