Alerte à la censure : le CRIF n’a pas à faire sa loi !


mardi 11 octobre 2011, par La Rédaction

Suite à la diffusion de l’émission « Un œil sur la Planète » diffusée par la chaîne France 2, le lundi 3 octobre 2011, le CRIF s’est lancé dans une campagne sournoise de diffamation à l’endroit des journalistes de la chaîne publique. Excédé par le traitement rigoureux de l’information et par la qualité du travail mené, le CRIF et l’ambassade israélienne ne supportent apparemment pas qu’une chaîne du service public ne reprenne pas la propagande israélienne. Les pressions dont l’objet France 2 depuis la diffusion de cette émission sont sidérantes : traitée de « petits nazillons », assaillie de messages menaçants, la direction de la chaîne s’est sentie obligée de répondre à ce qui s’apparente à une véritable convocation de la part du CRIF et de l’ambassadeur israélien.

Il est consternant de voir qu’en 2011 une organisation communautaire et une ambassade étrangère puissent faire pression sur un service public pour orienter le traitement médiatique d’un sujet. Ces tentatives d’intimidations sont inacceptables. Aujourd’hui en France, une chaîne du service public peut être soumise à des tentatives de censure sans que cela suscite l’indignation de la classe politique étrangement silencieuse sur cette atteinte monumentale au droit d’informer.

La liberté de la presse est aujourd’hui en danger. Il faut répondre à la diffamation, à la censure et à l’arrogance par le droit et la détermination. Nos associations condamnent ces pratiques et appellent les autorités publiques à ne pas souscrire à ce chantage insupportable. Elles appellent l’ensemble des citoyens à manifester leur indignation et à soutenir la direction de France 2 pour le travail remarquable qu’ont pu entreprendre les journalistes de l’émission « Un œil sur la planète ».

Paris, Le 10/10/2011

Collectif des Musulmans de France (CMF)
Union Juive Française pour la Paix (UJFP)
Association des Travailleurs Marocains en France (ATMF)
Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (F.T.C.R.)


Obama : le « premier Président juif » d’Amérique ?


samedi 24 septembre 2011 – 06h:57

Marwan Bishara
Al Jazeera

Après le discours du Président US aux Nations-Unies, notre principal analyste se demande pourquoi les dirigeants américains continuent de plier devant les exigences d’une puissance étrangère. Al Jazeera.
(JPG)

Barack Obama est devenu plus pro-israélien que George W Bush,
soutient l’analyste M. Bishara.
(Gallo/Getty)

Obama est « le premier Président juif ». Tel est le titre de l’édito du New York Magazine, écrit par John Heilemann et citant un important collecteur de fonds d’Obama.

En écoutant Obama aux Nations-Unies mercredi, beaucoup ont hoché la tête, et pas moins en Palestine et dans le monde arabe.

Le Président US a embrassé la position israélienne de rejet de la reconnaissance internationale d’un État palestinien indépendant.

Mais ce n’est pas une position juive. C’est une position sioniste radicale. Beaucoup de juifs, dont des juifs des États-Unis et d’Israël, n’adoptent pas de telles positions extrémistes.

Mais qu’Obama ait surpassé son prédécesseur, George W. Bush, qui fut le plus radical partisan d’Israël de tous les Présidents US, cela a laissé tout le monde pantois en Israël. En écoutant le Président US sioniste, on croyait entendre les pères fondateurs d’Israël eux-mêmes.

Jamais, on n’avait entendu un Président US lire directement les papiers du gouvernement israélien.

Une propagande passant pour de l’histoire

On aurait pu penser qu’après six décennies de dépossessions, quatre décennies d’occupation et deux décennies de processus de paix, le Président Obama reconnaisse quelque désaccord politique et morale qu’il fallait régler.

Qu’il rappelle, et non qu’il sape ses propres paroles prononcées au Caire il y a un an et demi, sur la nécessité pour Israël de cesser ses colonies illégales en Palestine.

Qu’il rappelle, et non qu’il sape sa propre vision – lire sa promesse – depuis la même scène, en septembre dernier, d’un État palestinien d’ici un an, c’est-à-dire cette semaine.

Qu’il rappelle, et non qu’il sape sa propre rhétorique à propos de la liberté dans la région arabe.

Ou qu’il rappelle, et non qu’il sape sa proclamation de l’importance d’une paix basée sur un retrait, pas davantage de la même logique de guerre.

Hélas, le Président a anéanti son slogan entier, « Le changement, nous pouvons y croire ».

Son intervention s’est inspirée de la pire propagande officielle d’Israël. De fait, une grande partie est le copier-coller de la stratégie d’Israël.

Il a parlé de « faits » historiques qui ont longtemps été réfutés par des historiens israéliens, et de vérités qui ne sont rien de plus qu’une interprétation unilatérale d’une situation politique.

Obama a prétendu que les Arabes avaient lancé des guerres contre Israël. Alors qu’en réalité, c’est Israël qui est l’agresseur, lançant ou instiguant des guerres, en 1956, 1967, 1982, 2006 et 2008. Seule, la guerre de 1973 a été déclenchée par des Arabes, mais seulement aux fins de récupérer des territoires occupés et après que les USA et Israël aient rejeté les ouvertures de paix d’Anwar el-Sadat.

Il a insisté sur le travail des Israéliens pour forger un État prospère dans leur « patrie historique ». Mais le monde dans sa grande majorité, et certainement le monde arabe, a considéré la création d’Israël comme un projet colonial sous des prétextes théologiques.

La Serbie croit aussi que le Kosovo est le lieu de naissance de sa nation ; doit-elle être autorisée à forger un État prospère de sa propre initiative, un État exclusivement serbe, sur ce territoire ?

Tous les peuples occupés doivent-ils chercher à s’arranger avec leurs occupants en dehors de l’intervention de la communauté internationale ? Est-ce ainsi que les nations d’Afrique et du Moyen-Orient ont obtenu leur indépendance des puissances coloniales européennes ?

Tout un peuple doit-il vivre sous occupation jusqu’à ce que son occupant soit satisfait des conditions de sa reddition ?

C’est de la politique, stupide

Tout commentateur en fonction vous rappellera qu’il ne faut pas vous attendre à beaucoup d’actes concernant Israël d’un Président US pendant une année électorale.

Comme Heilemann l’illustre dans son article, la carrière d’Obama s’est construite sur ses relations avec les généreux donateurs juifs de Chicago.

Effectivement, le type le plus fortuné du Parti démocrate de ces dernières décennies est devenu le chef de Cabinet d’Obama, Rahm Emmanuel. Aujourd’hui, il est le maire de Chicago.

Mais ce n’est pas juste qu’une question d’argent. Cela touche aussi au soutien déterminant du Congrès sur les questions nationales pressantes qui peuvent faire le succès ou l’échec de la présidence Obama. Et le lobby israélien, l’AIPAC, peut faire un enfer de la vie du Président tout au long de l’année qui vient.

Maintenant, je comprends tout cela. Mais ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi c’est accepté comme un fait accompli ! Cela tient de la politique ! A prendre ou à laisser !

Si c’est le cas, au moins appelons un chat un chat ; et l’administration(s) US pour ce qu’elle semble tant paraître : ni juive ni sioniste, plutôt hypocrite.

Elle parle de justice mais poursuit une politique inique ; elle parle de répressions mais promeut ses propres intérêts à tout prix. Elle prêche la liberté mais soutient l’occupation ; elle parle de droits humains mais elle insiste pour confier le poulailler au loup, et seulement au loup.

Tous des dindons de la farce

Pourquoi les Palestiniens ont-ils été tenus d’être les victimes de la politique US tout en étant les otages de la politique israélienne au cours des six dernières décennies ? Pourquoi la plupart des Israéliens doivent-ils continuer à vivre dans un État garnison incapable de normaliser ses relations avec ses voisins ?

Pourquoi les Américains doivent-ils voir leurs politiciens pris en otage par une puissance étrangère et ses partisans influents ?

Le lobby juif pro-israélien, J Street, a commenté la soumission alarmante à Israël non seulement de Démocrates mais aussi de Républicains, disant : « Il n’y a aucune limite, semble-t-il, dans la façon dont les politiciens américains sont tombé ces jours-ci dans la soumission à Israël pour obtenir des gains politiques ».

Même s’il y a eu une logique stratégique dans le soutien US à Israël dans le passé, l’obséquiosité actuelle de Washington n’a guère de sens.

Washington a longtemps usé de son influence sur Israël pour qu’il soit un levier stratégique de domination sur les dirigeants arabes. Seul Washington peut empêcher Israël de partir en guerre et obtenir des concessions en matière de diplomatie, estimaient autrefois les dirigeants arabes.

Mais les dictateurs qui ont exploité la Palestine pour capitaliser un soutien national, ou qui l’ont troquée contre des faveurs occidentales, appartiennent au passé.

Les Arabes d’aujourd’hui sont amers et furieux de la complicité américano-israélienne en Palestine et ils ne seront pas aussi facilement bridés ou achetés que leurs dictateurs déchus.
(JPG) Marwan Bishara est un éminent analyste d’Al Jazeera. Il a été précédemment professeur de Relations internationales à l’université américaine de Paris. Il a beaucoup écrit sur la politique mondiale, et il fait largement autorité sur les questions moyen-orientales et internationales.

Du même auteur :

-  Une victoire pour Erdogan, mais nuancée
-  Oussama : la fin d’un alibi
-  La plus ancienne dictature du Moyen-Orient
-  Tunisie : l’hypocrisie des pouvoirs occidentaux
-  Quelle prochaine étape pour le processus de paix ?
-  Israël est-il un handicap pour les USA ?
-  Israël défend l’indéfendable

22 septembre 2011 – Al Jazeera – traduction : JPP

source

France : un policier israélien pour diriger l’office de l’immigration


L’avocat Arno Klarsfeld, proche de Nicolas Sarkozy, a été nommé président de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) par un décret du président de la République paru mardi au Journal officiel.

Sioniste de choc, Klarsfeld, qui est âgé de 46 ans, est notamment connu pour s’être enrôlé en 2003 dans l’armée israélienne, pour participer à la sanglante répression du peuple palestinien sous la houlette du Premier ministre de l’époque, Ariel Sharon.

Arno Klarsfeld sévit dans la région de Bethléem sous l’uniforme des « garde-frontières » : cette unité ne garde évidemment pas de frontières, puisqu’Israël ne s’en est jamais reconnues ; elle est en revanche spécialisée dans la traque des populations civiles palestiniennes.

Chouchou tant de Sarkozy que des voyous de la « Ligue de Défense Juive », Arno Klarsfeld est un grand bénéficiaire du favoritisme gouvernemental. C’est à lui par exemple que Sarkozy confie une mission de défense et illustration de la scandaleuse loi du 23 février 2005 sur « les bienfaits de la colonisation », ou de promotion de la chasse aux enfants de parents sans-papiers.

Quand Sarkozy gagne la présidentielle de 2007, Klarsfeld se voit promettre un poste dans le futur gouvernement, à la condition de se faire élire député. En pleine « vague bleue », l’UMP lui accorde son investiture dans le XIIème arrondissement de Paris, un quartier relativement aisé de la capitale, a priori gagnable par la droite. Mais Klarsfeld se montre trop arrogant, et méprise ouvertement son électorat potentiel. « On me reproche de ne pas connaître le XIIème arrondissement : c’est faux, je suis déjà passé dans ce coin, en courant un marathon ! » ricane-t-il devant les caméras. Il sera sévèrement battu par la candidate du Parti Socialiste.

Qu’à cela ne tienne : à défaut d’entrer au gouvernement, Klarsfeld obtient en consolation un job de « chargé de mission » auprès du nouveau Premier Ministre François Fillon, avant d’être nommé Conseiller d’Etat, une autre faveur octroyée par Sarkozy.

A l’Ofii, Klarsfeld remplace Dominique Paillé, un politicien tombé en disgrâce à l’Elysée depuis qu’il a rejoint l’équipe concurrente de Jean-Louis Borloo. Paillé, viré au bout de quelques mois de son poste, a fait part de son amertume. « J’assurais la présidence de l’Ofii à titre bénévole, ayant volontairement renoncé à l’indemnité de 4.000 € par mois qui va avec. J’espère que mon successeur aura la correction d’en faire autant », a-t-il déclaré au lendemain de son éviction.

CAPJPO-EuroPalestine

Le collier de la reine, un tribut de vassalité à un suzerain ?


Maroc / Israël : Le collier de la reine (1), un tribut de vassalité à un suzerain ?
René Naba – 12.08.2011 – Paris

Un collier en or aurait été offert par Lalla Salma, épouse du Roi du Maroc, à Tzipi Livni, le co-ordonnateur de la guerre de destruction israélienne de Gaza (2007-2008). Un cadeau offert en 2009 à l’occasion d’une visite de l’ancien ministre israélien des Affaires étrangères au Maroc, un an après la fin de la guerre israélienne contre l’enclave palestinienne.

Cette information explosive a été démentie de piètre façon par le Maroc, par un communiqué laconique du ministère des affaires étrangères publié le 26 juillet, soit deux semaines après la fuite du Maariv. Le journal israélien précisait, pourtan, dans son édition en date du 13 juillet 2011, que le parlement israélien avait pris la décision de dévoiler une liste de cadeaux offerts aux officiels et parlementaires israéliens par des personnalités étrangères, liste où figurerait «Lalla Salma» pour un «collier en or» à Tzipi Livni lors de sa visite au Maroc en 2009 à l’invitation de l’Institut Amadeus pour le Forum MEDays organisé à Tanger.

suite

Pour garder mémoire! 1-5


(anniebannie : les notes en bas de page doivent être atteintes manuellement)

Rudi Barnet : Ce qui suit n’est pas le texte d’un spécialiste du Proche-Orient, seulement le résultat des recherches d’un citoyen lambda qui, suite à la tuerie de Gaza de 2008/2009, a voulu « comprendre ».

Complété au fur et à mesures des informations provenant de diverses sources, ce dossier comporte sans nul doute des lacunes et des erreurs… Mais aucun des détracteurs sionistes contactés n’a pu, ou voulu, apporter de contradiction ou correction substantielle.

L’essentiel de l’objectif de ma démarche originelle étant atteint, j’ai décidé de clôturer cette enquête.

J’espère que texte pourra servir d’aide-mémoire à celles et ceux qui, comme moi, veulent vivre en citoyens conscients.

 

1

Le génocide nazi n’est pas mon affaire!

De la découverte du problème au sens des mots

 

Qui parle à qui?

 

Enfant, les témoignages et les images sur la “solution finale“ m’épouvantaient.

Cette horreur, erronément connue sous le terme hébreu de « Shoah » – ce terme ne concerne que le génocide de la communauté juive, excluant celui des Roms, homosexuels ou résistants – cette volonté d’exterminer ceux qui sont différents, ont une autre religion ou une autre culture, m’a marqué pour la vie. Les images de « Nuit et Brouillard » de Resnais et le visage d’Irena Sendlerowa, la résistante polonaise qui sauva plus de 2500 enfants du ghetto de Varsovie, restent gravés en moi.

Il n’y aura jamais assez de publications, de films ou manifestations pour dénoncer et informer sur ces déshonneurs de l’humanité.

Ma révolte contre l’injustice ne date donc pas d’hier et n’a jamais tenu compte des ethnies, races, croyances ou cultures. Je n’ai simplement jamais accepté d’être du côté des oppresseurs ou des bourreaux, quels qu’ils soient.

Belge ou Israélien?

La relation “militante“ de certains concitoyens, qu’ils soient de culture juive ou pas, à l’Etat d’Israël et leur solidarité apparemment indéfectible avec ce régime – Nous et notre pays Israël, sommes attaqués par le monde entier… Notre ambassadrice… Notre hymne national “Hativah“! … comme on peut l’entendre sur “Radio Judaica“ – m’a toujours intrigué.

J’ai cherché à comprendre cette attitude qui me paraît tenir de l’autisme, n’être possible qu’en occultant l’Histoire, en niant les faits et en méprisant “l’autre“.

Cet appui aveugle à l’Etat d’Israël ne peut que conduire à la confusion entre judaïsme et politique israélienne.

 

Un conte pour enfants

A l’école de mon village, notre instituteur nous vantait les mérites de “ces courageux colons qui allaient faire fleurir un désert“ et parlait avec enthousiasme de l’implantation d’un “peuple sans terre dans une terre sans peuple“.

Le monde sortait alors d’une guerre terrible, la communauté juive avait connu une tragédie effrayante et le petit écolier que j’étais se réjouissait de cet exode vers un avenir prometteur.

Longtemps, j’ai cru à cette fable, tout comme sans doute les jeunes Juifs socialistes, idéalistes qui, de bonne foi, sont venus d’Europe pour créer les premiers kibboutzim.

On sait maintenant que c’était un mensonge éhonté propagé par l’appareil sioniste et que la création d’Israël a été une entreprise colonialiste… Et l’est toujours.

Loin d’être un désert, il y avait là-bas des centaines de villes et villages, des cultures prospères, des jardins, des êtres humains de religions diverses… Un peuple vivait sur cette terre!

Nous ignorions alors cette imposture et ne savions pas, non plus, que cette colonisation violente avait débuté bien avant la guerre de 1940/45… Bien avant la sinistre « solution finale ».

Nous ne savions pas que « la conscience de l’holocauste était en réalité un instrument d’endoctrinement de la propagande officielle, un ramassis de slogans, une vision du monde faussée dont le vrai but n’était nullement la compréhension du passé, mais bien la manipulation du présent« [1]

 

Le génocide nazi n’est pas mon affaire!

 

Les premiers colons sionistes des années 30, qualifiés de terroristes par l’occupant anglais, ne se préoccupaient guère de ce qui se passait en Europe!

En décembre 1942, David Ben Gourion – futur fondateur de l’Etat d’Israël qui vivait alors depuis près de 40 ans en Palestine – ayant été informé de la mise en œuvre de la “solution finale“, affirmait que le désastre qu’affronte le Judaïsme européen n’est pas mon affaire.

Ce mépris pour les martyrs de l’Holocauste a d’ailleurs été violemment stigmatisé par Simon Wiesenthal, le célèbre chasseur de criminels nazis, au Congrès sioniste de 1946 : Cela ne nous aurait pas fait de mal d’organiser notre propre procès de Nuremberg contre tous ceux (les dirigeants sionistes) qui n’avaient pas accompli leur devoir envers nous, nos familles et le peuple juif.[2]

Ce procès aurait notamment permis de mettre en évidence une face occultée du mouvement sioniste… La collaboration avec le régime hitlérien.

Elle débuta dès l’avènement du “führer“ avec le “Haavara Agreement“ pour l’exportation de capitaux, de produits manufacturés – cela permettait à l’Allemagne de contourner l’embargo britannique – et le transfert d’émigrants.

Cet accord perdura jusqu’en 1942! [3]

Ce procès aurait aussi permis d’en apprendre plus sur la proposition d’alliance militaire du « Groupe Stern » d’Itzak Shamir (futur premier ministre) avec le régime nazi.

Cette proposition de 1941 (Pour mémoire : Dachau, le premier camp de concentration était ouvert depuis huit ans!) valu notamment à Shamir d’être arrêté par les anglais pour « terrorisme et collaboration avec l’ennemi nazi ». [4]

Ce que me racontait mon instituteur était donc “bidon“ et cette instrumentalisation des monstruosités nazies est d’autant plus ignoble que ce n’est pas au peuple qui vit en Palestine à payer le prix des crimes de l’Allemagne… ni les nôtres!

Il est d’ailleurs assez paradoxal, choquant même, de voir que des rescapés de l’horreur nazie ou leurs descendants, ne soutiennent pas aujourd’hui des êtres humains qui, à leur tour, subissent l’oppression.

Par quelle aberration en arrivent-ils à cet aveuglement, à cette indifférence au malheur d’innocents?

 

Un mufti bien utile

A l’école du village, on nous racontait aussi que « les quelques Arabes qui vivent en Israël s’étaient alliés aux nazis et qu’il fallait les écraser ». Que Al-Husseini, leur mufti (mollah) de Jérusalem, avait collaboré avec Hitler et appelé les Palestiniens à se joindre aux forces de l’Axe.

Nous ignorions alors – certains l’ignorent d’ailleurs toujours… ou feignent de l’ignorer – que cet Amin Al-Husseini vivait à l’étranger depuis 1937 (Liban, Irak… et Allemagne depuis 1941), qu’il était largement discrédité dans le monde arabe et que son influence sur la population de son pays était plus que limitée.

Preuve en est le très maigre résultat de ses exhortations auprès de ses compatriotes.[5]

Que cet Al-Husseini ait été un personnage exécrable est incontestable – ce n’était pourtant visiblement pas l’avis du gouvernement français qui l’hébergea et le protégea en 1945 – mais de là à en faire le “chef“ des Palestiniens…

… Et lui consacrer plus de place au mémorial de Yad Vashem qu’à des Himmler ou Goebbels – dans “Encyclopedia of the Holocaust“, l’espace qui lui est consacré est seulement dépassé par celui concernant Hitler lui-même – serait risible si ce n’était clairement une manipulation tendant à présenter les Palestiniens comme coresponsables du génocide hitlérien.[6]

L’ironie morbide de l’Histoire veut que ce mémorial Yad Vashem ait été construit sur les terres et les ruines des villages de Ein Kerem et, surtout, de Deir Yassin,

Deir Yassin, sorte d’Oradour palestinien, qui vit un des pires massacres de civils perpétrés en 1948 par les milices sionistes (plus de 200 paysans assassinés)… Mais il est assez probable que les guides du mémorial font silence sur cette information.[7]

Des nazis bien tranquilles

 

Il est troublant de constater qu’aucun “Tribunal de Nuremberg ou de La Haye“ n’a jugé certains complices objectifs de l’Holocauste… notamment les gouvernements anglais, étatsunien et canadien qui “savaient“ dès 1942, qui connaissaient la mise en œuvre de la “solution finale“ et qui ont cyniquement laissé faire.

Après 1945, ces “Alliés“ ont aussi été plus que laxistes avec les criminels de guerre, notamment les USA – mais la politique de l’URSS était similaire – qui ont accueilli et protégé nombre de nazis, dont  quatre à cinq mille membres du réseau du général hitlérien Reinhard Gehlen… Devenus de bons citoyens américains et “recyclés“ dans la CIA! [8]

Au même moment les USA fermaient leur frontière aux juifs qui fuyaient l’horreur!

Pourquoi ces crimes et complicités n’ont-ils toujours pas été dénoncés et jugés?

 

… et témoignage personnel

 

C’est avec stupeur et colère que j’ai appris de la bouche même d’un ex beau-frère qu’il coulait des jours tranquilles à Tel-Aviv (il y est mort depuis) avec sa fille et ses petits-enfants.

Cet homme était un SS belge de la “Légion Wallonie“.

Il avait combattu sur le front de l’Est et se vantait d’avoir participé à la bataille de Stalingrad. [9]

Après la guerre, il avait été emprisonné et déchu de ses droits civils.

La dernière fois que je l’ai rencontré, j’ai pu vérifier que son idéologie n’avait pas changé, son antisémitisme s’était simplement mué en haine des « arabes ».

Cette révélation (preuves à disposition), est pour le moins inquiétante, non?

Que peut répondre cet Etat au fait d’avoir accueilli cet homme – et si j’en crois ses dires, d’autres de ses “camarades“ – comme citoyen israélien?

Comment peut-il justifier cela?

 

Bref état des lieux

Avec la myriade de villages militairement isolés les uns des autres, la Cisjordanie, où vit la majorité du peuple palestinien, ressemble indéniablement aux “réserves indiennes“ des Etats-Unis et Gaza est devenu le “plus grand camp de concentration à ciel ouvert du monde“ (1,5 million de personnes enfermées dans un espace de 360 km2… 7 fois moins que le Luxembourg!)

Chaque jour, Israël continue le vol des terres et les destructions de maisons pour  l’installation de colonies – annexant ainsi « de facto » plus de 54% du territoire cisjordanien – et développe la judaïsation de Jérusalem sous l’œil complice des Etats-Unis et de l’Union européenne.

Il faut y ajouter ce honteux mur (près de 700 km) qui empiète sur les terres palestiniennes et prive les habitants de leurs récoltes, d’accès à leurs puits, à leur famille.

Ce mur fut condamné en 2004 par la Cour de Justice Internationale qui a exigé sa destruction ainsi que le démantèlement des colonies installées au delà de la Ligne Verte de 1967… Sans résultat.

Qui peut d’ailleurs encore croire que ce mur a comme objectif d’empêcher l’intrusion de terroristes quand on sait que, chaque jour, plusieurs milliers d’ouvriers palestiniens le franchissent clandestinement pour se faire exploiter comme travailleurs « illégaux“… et sous-payés, évidemment.

Premières questions

Quand l’armée d’Israël a fait pleuvoir la mort sur Gaza, faisant 1400 victimes dont près de 400 enfants, les discussions n’ont pas manqué avec des amis qui qualifiaient d’autodéfense ce qui m’apparaissait comme un crime.

Les interrogations étaient multiples.

Comment la population israélienne est-elle devenue, objectivement, la complice d’un régime qui traite le peuple palestinien comme de nouveaux “unter-menschen“?

Pourquoi, par quel mécanisme mental une grande partie des juifs peuvent-ils s’identifier à cet Etat?

Comment en était-on arrivé à un tel égarement des valeurs humaines ?

Quelle logique aberrante amène des conquérants brutaux à se prétendre les défenseurs de la démocratie?

… Et comment font certains de mes compatriotes pour se calfeutrer dans l’indifférence devant les actes d’un régime qui a toutes les caractéristiques d’un Etat voyou?

Car c’est bien à une sinistre besogne que nous assistons depuis près de quatre-vingt ans, à des agissement qui sont universellement qualifiés de crimes contre l’humanité… Sauf là-bas.

Comme l’écrit la philosophe Aline de Diéguez : L’installation des colons originaires d’Europe et notamment d’Angleterre sur les terres du Nouveau Monde et celle des colons juifs en Palestine présentent donc un parallélisme saisissant. Elle explique l’alliance psychologique étroite et profonde entre une Amérique baignant dans une religiosité vétéro-testamentaire – qu’elle soit dirigée par un Clinton, un Bush ou un Obama – et l’Etat sioniste actuel. Elle ne peut donc se réduire à la seule influence, certes très importante, des généreuses contributions financières destinées à influencer ou à corrompre les décideurs politiques ou économiques et offertes par les groupes de pression de l’AIPAC ou de la loge maçonnique B’nai Brith réservée aux membres qui peuvent attester de leur appartenance au judaïsme.«  [10]

Gloire à Ben Gourion!

L’affirmation cette situation de guerre est le résultat des perpétuelles attaques palestiniennes contre un peuple pacifique et son obstination à refuser le partage décidé par l’ONU en 1947 continue à être propagée et admise par de nombreux concitoyens.

C’est pourtant un mensonge éhonté.

En effet, dès 1942, le programme dit “de Biltmore“, adopté par la direction sioniste sous l’égide de Ben Gourion, envisageait un État essentiellement juif sur l’ensemble de la terre palestinienne.

Ce même Ben Gourion projetait aussi l’expulsion des “indigènes“, comme en témoigne l’accord qu’il avait conclu avec le roi Abdallah de Jordanie qui prévoyait, dès la création de l’Etat d’Israël, l’annexion par ce pays d’une partie des territoires concédés par l’ONU à l’État arabe de Palestine… La plus grande partie (55%) étant attribuée au régime sioniste.

Il faut donc bien constater que si, officiellement, Ben Gourion acceptait le plan de partage de l’ONU, il était en réalité bien déterminé, comme il le déclarait « en privé », à étendre à tout prix l’État attribué aux Juifs et, pour ce faire, à porter la guerre à l’intérieur des territoires attribués par l’ONU aux Arabes(…)“Après la formation d’une grande armée à la suite de la création de l’Etat, nous abolirons la partition et nous nous étendrons sur l’ensemble de la Palestine! » [11]

Autre déclaration édifiante de ce même Ben Gourion à qui le maire actuel de Paris (Pierre Delanoë, un Pierre Laval d’aujourd’hui?) à dédié une esplanade sur les quais de la Seine : « Ne nous cachons pas la vérité…. Politiquement nous sommes les agresseurs et ils se défendent. Ce pays est le leur, parce qu’ils y habitent, alors que nous venons nous y installer et de leur point de vue nous voulons les chasser de leur propre pays ».[12]

C’est Golda Meir, Premier Ministre israélien, qui a sans doute le plus clairement exprimé (15 juin 1969) le déni d’existence du peuple palestinien : « Comment pourrions-nous rendre les territoires occupés ? Il n’y a personne à qui les rendre puisque les Palestiniens n’ont jamais existé« .

En outre, un rapport du ministère des Affaires étrangères israélien prédisait, en 1949 : La sélection naturelle fera le tri entre les réfugiés les plus adaptables et les plus combatifs et les autres, qui dépériront. Certains mourront, mais la plupart, changés en épaves et en parias, iront grossir les classes défavorisées dans les pays arabes .

Les objectifs impérialistes étaient clairs dès l’origine, non?

Les successeurs maintiendront le cap!

 

C’est la terre de nos ancêtres!

… Ou comment imposer une Histoire inventée

 

Pour justifier la solidarité entre les juifs de mon pays et ceux d’Israël, certains évoquent une origine historique commune : Nous juifs sommes originaires d’une même contrée. La diaspora nous a dispersés et nous retournons au pays après 2.000 ans d’exil.

Ce dogme, on le sait aujourd’hui, est contredit par l’Histoire… et par conséquent, la revendication territoriale qui en découle est une aberration.

En effet, les dernières recherches sur les origines juives, notamment celles de Shlomo Sand, professeur à l’université de Tel-Aviv, ont révélé que cette “reconquête“ est fondée sur une Histoire totalement inventée et que les juifs contemporains sont presqu’exclusivement les descendants des divers peuples convertis à la religion hébraïque.[13]

De doctes intellectuels sionistes connaissaient d’ailleurs ces faits depuis longtemps, tel, Israël Bartal (Doyen de la Faculté de Lettres de l’Université Hébraïque de Jérusalem) qui affirme aujourd’hui que ce qu’a révélé Shlomo Sand était déjà bien connu des historiens spécialisés en histoire juive.

Il indique que aucun historien du mouvement national juif n’a jamais réellement cru que les origines des Juifs étaient ethniquement et biologiquement “pures“. [14]

C’est essentiellement le prosélytisme des missionnaires, extrêmement important dans tous les pays du pourtour méditerranéen jusqu’aux premiers siècles de l’ère chrétienne – de la Turquie à l’Espagne, en passant par les Balkans et Rome, et dans plusieurs pays africains (jusqu’en Ethiopie) – qui est la cause essentielle de l’expansion de cette religion.

Au quatrième siècle, avec la prise de pouvoir du christianisme dans l’Empire Romain et la répression qui s’en suivit, cette expansion cessa.

C’est d’ailleurs en grande partie cette répression par les chrétiens qui a causé le “repli sur soi“ de la religion juive.

Les “nouveaux historiens » israéliens ont mis en évidence que la “diaspora“ est une légende chrétienne du 13ème siècle et démontré qu’il n’y a pas le moindre lien d’hérédité entre les habitants qui vivaient sur cette terre il y a deux mille ans et la quasi totalité de ceux qui y ont débarqué sous l’impulsion du mouvement sioniste.

… Les premiers arrivants sionistes du début du 20ème siècle ont d’ailleurs été bien mal “acceptés“ par les quelques milliers d’habitants de religion hébraïque qui vivaient là depuis les temps ancestraux.

N’est-il pas aberrant que tant de juifs proclament leur appartenance à un « peuple élu retournant dans la terre de ses ancêtres », alors qu’ils n’ont pas la moindre origine ethnique commune, aucun lien, autre que religieux et culturel?

Cette absence de filiation disqualifie donc à jamais cet argument mensonger… Et amène à ce constat paradoxal que les seuls humains de la région qui peuvent véritablement se proclamer « indigènes », sont les juifs dont les ancêtres y résidaient… Et les Palestiniens, convertis à la religion musulmane, chrétienne, ou laïcs.

Pour toute réponse à ces révélations sur l’origine du « peuple juif », leurs auteurs n’ont recueilli que des attaques personnelles, injures (traître à son pays, négationniste, juif ayant la haine de soi… et j’en passe), jusqu’à des menaces de mort de la part de ceux que leurs découvertes gênaient.

Mahmoud Abbas, non plus, ne semble pas au courant de sa propre Histoire!

 

Seules la nullité politique et la pauvreté culturelle de l’indéboulonnable homme à la petite moustache grise qui “préside“ aux destinées de la Cisjordanie, son ignorance de l’Histoire des peuples, des religions et des mentalités théologiques, ainsi que sa reptation obséquieuse devant Israël, les USA et les Européens qui le maintiennent au pouvoir à bout de bras et à coup de millions de dollars, bien que son mandat soit expiré depuis longtemps, lui ont fait reconnaître humblement “le droit du peuple juif sur la terre d’Israël » (Discours à l’AIPAC le 10/6/2010). [15]

Une diaspora mythique… d’un peuple imaginaire

S’il n’existe pas de “race juive” au sens ethnique, l’existence d’une communauté juive – “peuple juif“ me semble inadéquat : pas plus de “peuple juif“ que de “peuple chrétien“ ou “peuple bouddhiste“ –  liée par une religion et un patrimoine culturel communs est indéniable.

Mais proclamer Nous étions là il y a 3.000 ans! » comme le fait Netanyahu, n’est qu’une stupidité d’intégriste fanatique.[16]

Il est grand temps d’informer sur d’autres mythes révélés par les historiens contemporains, tels :

–       Il n’y a jamais eu de « Sortie d’Egypte » vers Canaan comme le raconte la Bible… cette région faisant partie du royaume des Pharaons.

–       Les Romains n’ont jamais chassé les juifs de Palestine et la fameuse « diaspora » du 1er siècle est une faribole.

… Etc

On pourrait en profiter pour tordre le cou à bien d’autres légendes bibliques inculquées comme “vérités“ aux enfants, comme celle de Massada qui, plutôt qu’un fief de résistants, était celui d’une secte de fanatiques et d’assassins. [17]

Ironie de l’Histoire, le commando israélien qui perpétra les exactions dans la prison de Ketziot en octobre 2007 portait le nom de ces tueurs… Et s’est montré dignes d’eux.

Le silence sur ces découvertes et la propagation de cette Histoire inventée ne sont-ils pas une insulte à l’intelligence des citoyens, Juifs ou non?

La prétention territoriale qui découle de ce mythe est d’autant plus absurde qu’elle impliquerait – la justice étant égale pour tous les peuples – la restitution de  l’Oklahoma au peuple Séminole, chassé de son territoire il y a seulement 200 ans, du Québec aux Iroquois, du Pérou aux descendants des Incas, de leurs terres à la nation Mapuche, de l’Australie aux Aborigènes… etc.

Une religion bien utile… pour des athées

Certains affirment que cette solidarité des citoyens juifs repose sur une culture et une religion communes.

Pour ce qui est de la culture, on admettra sans peine qu’il y a plus que de légères différences entre celle des séfarades et celle des ashkénazes… ou des falashas.

Quant à la religion, cet argument laisse pantois!

Imagine-t-on que les catholiques européens se soient mobilisés pour défendre Franco sous prétexte qu’il brandissait le catholicisme comme fondement de sa dictature? Imagine-t-on les musulmans se dresser pour soutenir Kadhafi, sous prétexte qu’il respecte le Coran?

Les plus hautes autorités religieuses juives se sont d’ailleurs élevées, dès les années 20, contre cette manipulation de la religion par les leaders sionistes (qui étaient athées!), pour justifier la colonisation et la création d’un Etat.

De leur côté des figures comme Albert Einstein, Hanna Arendt et bien d’autres intellectuels et artistes juifs ont qualifié le sionisme de mouvement fasciste. [18]

Aujourd’hui encore, comme on pourra le lire plus loin, les juifs ultra-orthodoxes (près d’un million d’adeptes en Israël!) rejettent  l’Etat sioniste.

 

Des ambiguïtés bien utiles… ou le sens des mots

Israélien, Hébreu, Juif, Israélite, Sioniste, Sémite… nombreux sont les termes utilisés pour glorifier ou stigmatiser les promoteurs ou opposants à ce régime ou à cette religion.

Les significations du mot “peuple“ sont également multiples, vagues ou divergentes : habitants d’un pays ou d’une ville, peuplade, communauté sociale ou culturelle… etc.

Il n’en reste pas moins que, malgré le fait qu’au sens racial ou ethnique il n’y ait pas de “peuple Juif“, tout Ukrainien, Italien, Belge ou Ethiopien, habitant Israël (adepte du judaïsme ou non) peut revendiquer son appartenance au peuple Juif… dans le sens d’une communauté sociale et culturelle.

Parallèlement, les citoyens de religion ou de culture judaïque d’autres pays peuvent aussi se déterminer comme “peuple Juif“, également en tant que communauté culturelle et/ou religieuse.

Vaste melting pot!

Mais foin du sens des mots!

La dialectique sioniste est à géométrie variable : le même mot peut être glorification ou anathème suivant le locuteur.

Ainsi le mot “lobby“ a un sens positif quand il est utilisé pour glorifier les groupes juifs de nationalité étatsunienne, tel l’AIPAC (“heureusement que le lobby de la communauté juive américaine est là pour nous protéger! » (Radio Judaica) mais ce mot se mue en anathème dès que quiconque l’utilise pour dénoncer les manœuvres de ces mêmes groupes de pression.

Etrange sémantique!

Autre étrangeté : le sens du mot “Sémite“.

Il désigne, en résumé, une personne originaire d’Asie occidentale et qui parle une langue apparentée… telle l’arabe, l’araméen ou l’hébreu.

Concernant la Palestine, est donc Sémite celui ou celle qui est originaire de cette région et parle une langue sémitique.

Il en découle que, mis à part une infime minorité d’Israéliens, seuls les Palestiniens ont ces particularités.

Traiter d’antisémites les défenseurs des Palestiniens est donc incohérent et absurde!

On peut d’ailleurs se demander comment, depuis l’aube du 20ème siècle – « antisémite » est un mot créé en 1879 par un journaliste allemand – ce dévoiement de sens du terme “Sémite“ s’est développé pour désigner une communauté humaine qui est étrangère à cette caractéristique?

Et puis, jamais personne n’a pris sa religion pour une nationalité, non?

En résumé, il n’y a ni race juive, ni pays juif… seulement des personnes de confession et de culture juives dont certaines arborent cette appartenance comme identité nationale!

… A Suivre


[1] « Holocaust : The uses of Disaster » de Boas Evron (Radical América 1983)

[2] “Simon Wiesenthal, l’homme qui refusait d’oublier“ de Tom Segev (Liana Levi)

[3] Encyclopeadia Judaica 2008

[4] Nathan Yalin Mor, “Histoire du Groupe Stern“ et Charles Enderlin, “Shamir“

[5] “Les Arabes et la Shoah“ de Gilbert Achcar, professeur à l’Université de Londres

[6]  Le grand Mufti, les Palestiniens et les nazis (Dominique Vidal, Monde Diplomatique de Décembre 2009)

[7] Ziyad Clot “Il n’y aura pas d’Etat palestinien“ (Max Milo Editions)

[8] Frank Garbely et Jean-Michel Meurice « Le système Octogon »

[9] J’ai appris depuis que cette « Légion Wallonie » n’a jamais été à Stalingrad

[10] “Aux Sources du Chaos Mondial“ (http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr)

[11] « La Naissance d’Israel “, Simha Flapan.

[12] Discours de 1938

[13] “Comment fut inventé le peuple juif“ de Shlomo Sand, Fayard Poche

[14] “Haaretz“ du 6/7/2008

[15] Aline de Dieguez “Aux Sources du Chaos Mondial“

[16] Lire « La Bible dévoilée, Les nouvelles révélations de l’archéologie » des archéologues Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, Editions Gallimard (Folio Histoire)

[17] “La Guerre des Juifs“ (Flavius Josèphe, historien romain di 1er siècle)

[18] “New York Times“ du 2/12/1948

Hommage à Hassan El Bouharrouti


Messieurs et Mesdames les Journalistes,

Je vous prie de trouver la lettre pamphlétaire (bas du courriel) de Monsieur Rudi Barnet, en réaction à l’article scandaleux paru sur Skynet et le Vif l’Express d’un pseudo-journaliste,  Hassan El Bouharrouti, du “collectif des associations belgo-marocaines”
“Bienvenue en Palestine: utiliser des mineurs d’âge est un “acte irresponsable””.

L’article de Hassan El Bouharrouti a bien sûr été relayé sur des sites de propagande israélienne (… du pain bénit: ils n’en sont pas à un mensonge près).
Notez aussi que le “collectif des associations belgo-marocaines” dont fait partie ce Monsieur est totalement inconnu de toutes les personnes s’y connaissant peu ou prou dans le domaine de l’associatif marocain en Belgique, y compris des journalistes crédibles.

Bien à vous,
Mireille Péromet

L’article d’Hassan El Bouharrouti:

Israël expulse 23 militants pro-Palestiniens, 58 toujours détenus ( Belga)
L’utilisation de mineurs d’âge dans la mission « Bienvenue en Palestine » est un « acte irresponsable », déclare jeudi le président du Collectif des associations belgo-marocaines (CABM)**, Hassan El Bouharrouti, contacté par l’Agence Belga. Le CABM dit condamner « avec la plus grande fermeté » l’utilisation de cinq mineurs d’âge belges au sein de la mission de solidarité avec le peuple palestinien du 8 juillet dernier.
« 
Je suis révolté. Cette mission a entraîné des enfants dans un acte suicidaire », estime Hassan El Bouharrouti, confiant que sa propre fille de 17 ans y a pris part, sous l’influence de sa mère. « Je remercie Israël d’avoir renvoyé ces enfants-là en Belgique », ajoute-t-il. Qualifiant cette mission d' »opération antisémite suicidaire », le Collectif estime que « les mineurs n’auraient jamais dû être exposés à quelque risque que ce soit en prenant part à une mission qui s’inscrit clairement dans la provocation et la confrontation avec l’Etat d’Israël ». Il dénonce également la nature de la mission, qui « ne sert aucunement la cause palestinienne », mais qui « contribue en revanche à alimenter l’antisémitisme au sein de la communauté belgo-marocaine ». « Il faut sensibiliser autrement », estime Hassan El Bouharrouti. Selon lui, « il y a d’autres problèmes à combattre en Belgique, comme par exemple le racisme ». Le CABM accuse par ailleurs les autorités belges de « laxisme » pour ne pas avoir empêché le départ de ces mineurs vers Israël, alors que le Collectif les avait pourtant prévenues. (PVO)

**Notez aussi que le CABM est totalement inconnu de toutes les personnes s’y connaissant peu ou prou dans le domaine de l’associatif marocain en Belgique, y compris des journalistes crédibles.


Minister of Hasbara Office

A Hassan El Bouharrouti
Président du CABM
(Collectif des Associations belgo-marocaines)

Cher Collaborateur,

Toutes mes félicitations pour votre action en faveur du sionisme!
C’est avec le plus grand plaisir que nous avons appris votre intervention dans la presse belge, au nom de l’ensemble des Marocains du pays, pour stigmatiser cette honteuse opération « Bienvenue en Palestine ».
Comme vous l’avez remarqué, nous avons immédiatement relayé vos propos dans nos offices de propagande web et dans la presse d’Israël.
Votre intervention a été une belle surprise pour nos services!

D’autre part, votre action nous a également permis d’occulter la décision du tribunal de Tel-Aviv condamnant notre Ministère de l’Intérieur pour l’illégalité de l’interdiction d’entrée du territoire à des militants déclarant se rendre dans les territoires palestiniens occupés.
Bravo pour votre collaboration!

Il me faut aussi vous féliciter pour votre  amour filial. En effet, bien que vous n’ayez plus de relations avec votre fille de 18 ans depuis de nombreuses années, vous avez tenu à la protéger de l’endoctrinement de ces soi-disant pacifistes.
Je ne peux qu’appuyer votre action : ce n’est pas le rôle des femmes de réfléchir et de faire de la politique  (cette déviance est malheureusement une des plaies de l’ère moderne)… Et surtout pas à une gamine de 18 ans!

Merci aussi d’avoir stigmatisé cette opération qui vise, je reprend vos termes, à « cultiver la haine et l’antisémitisme ».
C’est avec plaisir que je constate que vous êtes en symbiose avec Israël et que pour vous, également, il est fondamental d’accuser d’antisémitisme tous ceux qui veulent s’opposer à notre politique et à nos pratiques.
Je ne doute pas que la communauté marocaine de Belgique, dont vous êtes le représentant éminent, continuera de vous appuyer et de vous encourager dans votre courageuse démarche.

Enfin, j’ai le plaisir de vous annoncer que lors de la prochaine visite de Mr Lieberman, notre Ministre des Affaires Etrangères, en Belgique (séance de travail avec Mr Dewinter), il aura le plaisir de vous remettre la « Croix du Mérite de la Hasbara ».

En espérant que notre collaboration n’ira qu’en s’amplifiant dans la guerre que nous menons contre les opposants au sionisme!

Avec ma solidarité

RB

La Nakba effacée d’un manuel scolaire français


anniebannie: ce sentiment de toute puissance sera leur perte

par Dominique Vidal

A en croire une dépêche de l’Agence France Presse (AFP) datée du 4 juillet, « des passages de nouveaux manuels d’histoire contemporaine à destination des classes de première générale, contestés par des associations juives, vont être « modifiés » à l’occasion de l’impression des versions définitives, a indiqué lundi l’éditeur Hachette Education ».

Ces modifications concerneraient la description du « partage de la Palestine » par les « manuels de premières L, S et ES à la rentrée 2011 ». Et l’agence de citer le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), qui dénonce une « présentation du conflit israélo-palestinien tout à fait scandaleuse ». M. Richard Prasquier voit notamment dans l’emploi du terme Nakba (« catastrophe », en arabe) une « idéologisation » et s’en prend à des « erreurs factuelles », sans toutefois, observe l’AFP, « préciser lesquelles ». Pour sa part, note enfin la dépêche, « le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a reproché aux auteurs du manuel d' »interpréter les faits historiques, de tronquer la vérité, de prendre parti » ».

A défaut de précisions du ministère de l’éducation nationale, qui a refusé de commenter ces informations, on se perd en conjectures.

Responsable, en dernier ressort, du contenu des manuels scolaires destinés aux lycéens français, le ministère ne tombe-t-il pas dans le communautarisme, si souvent vilipendé par le président de la République et le premier ministre, en acceptant de laisser un éditeur en réviser le contenu à la demande d’associations ou de groupes d’influence représentant (ou prétendant représenter) diverses « communautés » ? (…)
Lire la suite de cet article inédit de Dominique Vidal :

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2011-07-07-Nakba

Si de Rudyard Kipling revu par Rudi


A la manière de Rudyard Kipling

Si

SI tu peux détruire les ouvrages de leur vie
Et, sans état d’âme écraser leurs protestations
Si tu peux les tuer sans perdre ta sérénité
Et bombarder leurs villages sans cesser d’être pieux

Si tu es persuadé de faire partie d’un peuple élu
Et que Dieu t’a légué cette terre
Si tu considères que ta bible est sa parole
Et que l’Histoire doit se soumettre à elle

Si tu crois être du même sang que ceux qui vivaient ici il y a 2.000 ans
Et convaincu qu’il faut soumettre ceux qui y vivaient jusqu’à aujourd’hui
Si tu sais être dur envers eux, sans jamais être en rage
Et que les asservir est pour toi une noble mission

Si pour toi, les lois d’apartheid ne sont pas des lois racistes
Mais qu’il faut se protéger contre ceux qui pensent autrement
Si épouser une non-croyante est pour toi une obscénité punissable
Et un risque de dégénérescence pour la pureté de ton peuple

Si ton hymne national te fait vibrer d’enthousiasme
Si chaque matin tu te demandes ce que tu peux faire pour ton pays
Et si pour toi, tout opposant est un terroriste

Si tu as le courage de capturer des enfants qui t’injurient
Et que tu peux rester impassible devant leurs larmes
En les plaignant d’avoir ce bas sentiment qu’est la haine

Si tu es convaincu que ton armée est d’une grande moralité
Et que chaque guerre qu’elle mène est une guerre juste
Si tu es prêt à porter le glaive chez les mécréants
Et à exterminer les ennemis intérieurs et extérieurs

Si, pour défendre ton pays, tu es prêt à falsifier des faits
Que toute condamnation internationale t’est insupportable
Et que les accusations de crimes contre l’humanité t’indignent

Alors les puissants et les dieux seront tes esclaves soumis
Et te reconnaîtront comme un des leurs
Comme l’égal des meilleurs conquérants, mon fils!

Hessel: interdit à Normale Sup,acclamé au Panthéon


Par Anne BRIGAUDEAU

Stéphane Hessel avec son bonnet phryigien au Panthéon, Paris 5e (19 janvier 2011)

AFP/Boris Horvat

Des centaines de personnes sont venues mardi soir écouter Stéphane Hessel s’indigner place du Panthéon (Paris 5e)

A l’appel de la LDH, du Front de gauche, d’associations pro-palestiniennes, les manifestants protestaient contre l’annulation par la directrice de Normale Sup, Monique Canto-Sperber, d’un débat sur le conflit israélo-palestinien avec l »auteur d' »Indignez-vous » (plus de 700.000 exemplaires vendus).

Résultat : le colloque prévu a eu lieu place du Panthéon, attirant, comme l’a noté ironiquement la déléguée générale de l’Autorité palestinienne auprès de l’Union européenne Leïla Shahid, beaucoup plus de monde que s’il s’était tenu rue d’Ulm.

Hessel : »rendre compte de ce qu’on a vu à Gaza »
Parmi les participants qui se sont succédé à la tribune sous la bannière « Solidarité Palestine: contre la censure et la répression, pour la défense des libertés » : le journaliste du Monde Diplomatique Dominique Vidal, le journaliste et pacifiste israélien Michel Wasrchawski et « le plus jeune » d’entre eux Stéphane Hessel (93 ans), qui a remporté la palme des applaudissements.

Très applaudie aussi, une jeune Israélienne étudiante à l’Ecole normale supérieure (ENS) qui a tenu, comme les autres, à dénoncer le rôle revendiqué du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives) dans l’annulation du débat.

« La liberté de l’information est bafouéee par une action comme celle-là »
Devant une foule acquise, Stéphane Hessel, qui avait enfilé le bonnet phrygien distribué par des militants pro-palestiniens, a dit « sa reconnaissance » à ses « amis venus pour s’indigner de ce qu’on dénie la possibilité de tenir une réunion pacifique, au cours de laquelle on donnerait simplement la voix à des gens qui ont été récemment à Gaza et qui veulent rendre compte de ce qu’ils ont vu là-bas ».

« Ce qui est à mon avis insupportable, c’est qu’au dernier moment, l’accès à une salle où nous devions nous réunir pacifiquement nous soit refusé, sans aucune raison particulière. La liberté de l’information est bafouée par une action comme celle-là », a poursuivi l’ancien résistant , en disant « penser que c’est (la ministre de l’Enseignement supérieur) Valérie Pécresse qui a relayé le désir du Crif de ne pas laisser parler librement sur Gaza ». Avec humour, il a aussi noté qu’il était interdit à Normale Sup où il fut étudiant il y a soixante-dix ans. Et de conclure, en scandant les syllabes, par son désormais célèbre : « In-di-gnez-vous ! »

Comme prévu, le débat a aussi porté sur la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre l’occupation des territoires palestiniens.

Michel Tubiana estime que « le Crif joue avec le feu »
Dans une tribune publiée sur Mediapart, le président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme Michel Tubiana estim que le « Crif joue avec le feu » et dénonce « une communautarisation accrue du débat politique »: « Le CRIF prend le risque de laisser croire qu’il y aurait une sorte de signe d’égalité entre les juifs pris collectivement ou individuellement, et la politique des autorités israéliennes. Cette double prise d’otage, qu’elle vise à interdire tout débat sous prétexte d’antisémitisme ou qu’elle vise à identifier tout juif à l’action gouvernementale israélienne, ne peut que conduire qu’à une communautarisation accrue du débat politique. »

A propos de la campagne BDS, Michel Tubiana précise aussi:  » La LDH pour sa part, comme l’autorité palestinienne, dont la représentante en Europe Leila Chahid devait participer à la réunion finalement interdite, considère comme plus efficace d’appeler au respect de la législation européenne et donc de cibler les produits issus de colonies. »

source

Une prochaine guerre pourrait menacer l’existence de l’Entité sioniste ?


Centre Palestinien d’Information

Rapport


Photo: CPI

Lundi 29 novembre 2010

Gaza – CPI

Le vice-ministre israélien de la sécurité, le général en retraite Mitan Filinaï, a dit qu’il y des divisions profondes entre les politiciens concernant la deuxième guerre du Liban, bien qu’elle ait pris fin il y a quatre ans. Ces conflits concernent l’application des conseils donnés ; ils mettent aussi des bâtons dans les roues de ces préparatifs faits pour protéger le front intérieur. En fait, toute guerre à venir fera du front intérieur un vrai terrain de combat, croit-il.

Notre Centre Palestinien d’Information (CPI) a noté l’avis de quelques analystes politiques autour des intentions de l’armée israélienne, concernant les guerres à venir.

Dr. Adnan Abou Amer, expert dans les affaires sionistes, commente les propos du vice-ministre israélien, en disant que le front intérieur israélien est déjà un front de combat pour ce qui est de Gaza, du Golan ou du Sud du Liban. Cependant, ce front n’est pas encore tout à fait prêt. Depuis quatre ans, l’Entité sioniste se prépare à un affrontement à venir, et effectue plusieurs manœuvres, sans arriver à être tout à fait prête quant à son front intérieur.

Toutefois, Abou Amer ne croit pas en une nouvelle guerre imminente, comme le dit le vice-premier ministre israélien.

Le maillon faible

Pour sa part, l’analyste politique Naji Al-Batta croit que le point faible de l’Entité sioniste reste la démographie. L’immigration vers « Israël » est faible. Le taux de naissance est lui aussi faible. Toucher le front intérieur signifie toucher les immigrants venant vers la Palestine. « Les différents gouvernements israéliens font tout pour que le front intérieur soit solide ; une telle solidité permettra une nouvelle vague d’immigrés. »

Toute nouvelle guerre touchera le front intérieur israélien au même niveau que le front militaire. Mais le premier n’est prêt qu’à 40%, dit l’analyste. Il faut construire beaucoup de nouveaux refuges.

En effet, l’Entité sioniste est menacée par les missiles balistiques iraniens. Il y aussi le Hezbollah qui possède des missiles qui pourront atteindre Tel-Aviv. Le mouvement de la résistance islamique Hamas a également développé ses roquettes.

Par ailleurs, les guerres à venir seront des guerres de missiles qui percent la terre à une profondeur minimum de dix mètres. Il souligne que le front intérieur israélien est le maillon faible de la société israélienne, vérifié après les guerres du Liban et de la bande de Gaza.

Al-Batta ne croit pas qu’ »Israël » entamera une nouvelle guerre. « Israël » avait été atteinte dans sa profondeur durant la deuxième guerre du Liban. Le gouvernement a alors confié au ministre de la sécurité la responsabilité de la protection du front intérieur. Mais les discussions ne sont pas terminées sur celui qui portera vraiment cette responsabilité. Ces discussions porteront atteinte de façon remarquable à la capacité de l’armée israélienne dans tout nouvel affrontement.

Disons enfin que l’Entité sioniste se montre comme un missile nucléaire, mais à l’intérieur, elle est hésitante, peureuse, affolée de toutes les frappes qui pourront atteindre pour la première fois sa profondeur stratégique et menacer son existence.

Le Centre Palestinien d’Information – © 2010

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