La France rechigne à accueillir plus de réfugiés syriens
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Reuters/Reuters – Plusieurs centaines de Syriens ont demandé l’asile en France depuis 2011 dans l’espoir d’échapper au conflit qui fait rage depuis plus de deux ans et qui a causé la mort de 80.000 personnes
par Marine Pennetier
PARIS (Reuters) – Pour Marouane, tout à basculé à l’été 2012 lors de la bataille d’Alep opposant les rebelles aux forces du président Bachar al Assad. En l’espace de quelques semaines, les allusions jusque là discrètes à son engagement en faveur de la démocratie se sont transformées en menaces à peine voilées.
« J’ai reçu plusieurs coups de téléphone. Quand j’ai vu que les choses se dégradaient, j’ai décidé de partir pour mettre à l’abri ma femme et mes deux filles », explique ce médecin chrétien de 55 ans, qui a rejoint en novembre la France, où il a déposé une demande d’asile.
Comme lui, plusieurs centaines de Syriens ont demandé l’asile en France depuis 2011 dans l’espoir d’échapper au conflit qui fait rage depuis plus de deux ans et qui a causé la mort de 80.000 personnes et la fuite de plus de 1,5 million de personnes. Ils étaient 100 à faire cette demande en 2011, 450 en 2012 et 282 au cours de quatre premiers mois de 2013.
Des chiffres dérisoires au regard des demandes adressées à l’Allemagne et à la Suède, – avec respectivement, pour la seule année 2012, 6.200 et 7.800 demandes de réfugiés syriens -, mais qui selon certaines ONG pourrait être revu à la hausse si la France acceptait de revoir ses capacités d’accueil.
Un scénario qui permettrait de désengorger les camps de réfugiés en Turquie et en Jordanie mais qui est pour l’heure écarté par les autorités françaises qui évoquent un « système d’asile à bout de souffle » et appellent à s’attaquer aux racines du problème en trouvant en priorité une solution politique.
« L’Europe n’est pour l’instant pas affectée par l’exode des Syriens mais cela pourrait changer, notamment au vu du nombre important de Syriens dans les camps situés dans les pays limitrophes qui risquent d’être complètement submergés par l’afflux », souligne William Spindler, porte-parole du Haut commissariat aux réfugiés à Paris.
Selon le HCR, le nombre de réfugiés syriens, actuellement d’un million et demi, risque en effet d’être multiplié par deux ou par trois d’ici à la fin de l’année.
« SATURES »
Face à la dégradation de la situation, l’Allemagne a annoncé en mars qu’elle accueillerait au moins 5.000 réfugiés syriens supplémentaires en 2013, une décision saluée par la Commission européenne qui a émis l’espoir que d’autres Etats membres de l’UE suivent cet exemple.
Un espoir partagé par le HCR qui estime qu’il est temps pour la France d’accueillir davantage de réfugiés face à la situation alarmante observée dans les camps turcs et jordaniens où les conditions sanitaires et sécuritaires se dégradent chaque jour.
Pour la présidente d’Amnesty International France, Geneviève Garrigos, « la dégradation de la situation et l’afflux constant de réfugiés peut avoir un impact sur la stabilité de toute la région et l’UE portera une grande part de responsabilité pour son inaction aujourd’hui. »
Invoquant des centres d’hébergement des demandeurs d’asile (Cada) « saturés », Paris, pourtant en première ligne dans le dossier syrien, se dit dans l’incapacité d’accueillir en urgence des réfugiés comme ce fut le cas pour les chrétiens d’Irak en 2010 après l’attaque de leurs lieux de culte.
« La saturation du dispositif d’accueil, due à la hausse de la demande d’asile et à l’augmentation des délais de traitement, ne permet pas à la France, à ce jour, de s’engager auprès du HCR à examiner un plus grand nombre de demandes », indiquait le ministère de l’Intérieur en mars.
« Consciente de la situation alarmante en Syrie, la France agit afin d’apporter des réponses concrètes aux difficultés des réfugiés syriens, elle apporte un soutien financier à l’aide humanitaire d’urgence en Syrie ainsi qu’aux ONG oeuvrant dans les pays voisin », faisait-il alors valoir.
Au total, selon le quai d’Orsay, la France a versé une aide de 11,2 millions d’euros pour les réfugiés situés dans les pays limitrophes sur une aide totale de 40 millions d’euros dans le cadre de la crise syrienne.
SOLIDARITÉ
Pour le directeur général de France Terre d’asile, si cet argument est recevable, il ne doit toutefois pas empêcher la France de réfléchir à son devoir de solidarité.
« Quand on dit que le dispositif est en crise, c’est vrai mais cela doit être réforme et cela ne doit pas nous empêcher de réfléchir à l’expression de notre solidarité avec notamment les réfugiés syriens et en liaison avec les organisations internationales », souligne Pierre Henry.
La création de 4.000 places d’hébergement, dont 2.000 ouvertes dès juillet et les autres avant le premier trimestre 2014 pourraient débloquer la situation, estime-t-il.
Dans le cadre du programme de réinstallation mené actuellement par la France, le HCR soumet 100 dossiers de candidature pour la réinstallation de réfugiés par an.
Un processus jugé marginal par Amnesty International qui appelle la France à mettre en place une procédure de réinstallation d’urgence.
« L’histoire se répète et on n’arrive pas à trouver de réponse », déplore Jean-François Dubost, responsable du programme personnes déracinées. « Au moment de la guerre en Libye, on a eu exactement le même phénomène. Il y avait des réfugiés libyens venus se réfugier en Tunisie et en Egypte et il y a eu des demandes de réinstallation par le HCR auprès des pays de l’UE dont la France. C’est la même chose pour la Syrie. »
PRÉCARITÉ
La durée du conflit et l’absence de solution politique à court ou moyen terme joue en défaveur de la population syrienne au sein de l’opinion publique davantage préoccupée par la crise économique, estiment les ONG.
La décision en janvier de la France de réintroduire de façon temporaire le visa de transit aéroportuaire pour les ressortissants syriens serait passée inaperçue si plusieurs ONG n’avaient pas déposé deux recours, tous deux rejetés, devant le Conseil d’Etat en dénonçant une entrave au droit d’asile.
« L’introduction de ce visa n’était pas une manière de freiner les flux de réfugiés demandant éventuellement à se rendre en France », assure-t-on au Quai d’Orsay. « Tout au contraire, c’était un moyen d’éviter que les réfugiés ne se retrouvent dans des zones de transit des aéroports internationaux dans des situations de très grande précarité. »
Pour le ministère des Affaires étrangères, la crise syrienne ne se réglera pas via la question des réfugiés.
« Il faut replacer les choses dans l’ordre, la manière de régler la question des réfugiés syriens c’est de leur permettre de rentrer chez eux, de rétablir des conditions qui permettent de le faire. »
Avec John Irish, édité par Yves Clarisse
Communiqué du Collectif Urgence Solidarité Syrie
Mohamad Taha
Responsables politiques en jouant les Ponce Pilate
vous n’arrêterez pas le massacre des Syriens
C’est un vent mauvais qui semble souffler sur la Révolution syrienne depuis quelques semaines. C’est le vent de la résignation de la Communauté internationale, c’est le vent de la honte. Si finalement, les nations en venaient à s’accorder pour confier à Bachar Al-Assad une pseudo transition politique, cela constituerait l’une des plus grandes débâcles politiques et morales de la communauté internationale de l’après deuxième guerre mondiale.
Alors que depuis deux ans, sont commis massivement par la dictature, et reconnus comme tels, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, comment accepter cette sacralisation de l’impunité par la Communauté internationale ? Avec l’exemple syrien, la barbarie contre les peuples aurait alors d’encourageantes perspectives.
Par leurs tergiversations, leurs hésitations et jusqu’ici le refus de soutenir sans ambigüités la fourniture d’armements à la révolution syrienne dans sa composante démocratique, notre gouvernement, nos partis politiques porteront leur part de responsabilité si par malheur Bachar Al Assad et sa clique en tiraient parti pour se maintenir au pouvoir.
Comment peut-on se résigner à ne laisser au peuple syrien que deux alternatives mortifères, soit une dictature féroce, soit le règne de l’obscurantisme religieux ?
Jamais, plus jamais, nous ne pourrions soutenir le regard de nos amis syriens si notre pays, notre opinion publique, notre exécutif, les abandonnaient à la terrible vengeance de Bachar Al-Assad.
Avec un tant soit peu de courage politique il est peut-être encore temps à la France et à l’Europe d’agir sur la scène internationale pour faire de l’arrêt des massacres et de la chute de la dictature une grande cause mondiale.
Le temps est compté pour épargner aux Syriens une nouvelle descente aux enfers, et pour écarter les obstacles à l’ère de liberté pour laquelle ils se sont héroïquement soulevés depuis plus de deux ans.
Contact presse : urgencesyrie@gmail.com
Paris le 22mai 2013
Prononcer vos prénoms
mercredi 22 mai 2013
Vous que je n’ai connus que dans les espaces de la fraternité. Vous qui m’avez appris, comme on grandit, à décliner, en toutes langues, l’amitié.
Sur les bras d’une roue, sur les berges d’un fleuve, autour d’une sobbiah.
Malgré l’oubli du monde. Malgré ceux qui, prétendant vous défendre, parlent en votre nom pour annuler vos voix. Malgré les mille complicités signant, comme on s’échappe, la liste des délits pour ne pas vous sauver.
Prononcer vos prénoms
Parce qu’ils vous mettent, sans s’étouffer, au banc du monde. Parce que tous, agrippés à la laideur de leur posture, ne vous dessinent plus que comme un enjeu pour des joutes verbales évidées de tout sens.
Et quelques ventes d’armes… Et quelques pouvoirs supposés, lustrés, argumentés par des émissaires façonnés sur mesure.
Prononcer vos prénoms
Pour que vos visages demeurent. Et la trame de vos vies, le souffle de vos élans, cette chaleur, ce seul chemin. Et que la distance qui nous ronge s’égrène à nouveau dans les multiples et les possibles.
Prononcer vos prénoms
Comme un défi
Pour que des femmes et des hommes sages se lèvent
Pour que des femmes et des hommes sages fassent taire les fous
Et que vienne l’instant de liberté
Et que vienne le chant où la vie s’accomplit
Prononcer vos prénoms
Yasser Azzam Khaled Fayez Mustafa Abdallah Abdelkarim Faisal Mohamed
Et celles et ceux de mes silences…
Hezbollah
Ils sont devenus comme leurs anciens ennemis: des envahisseurs. Ils se font eux aussi appuyer par l’aviation; ils se font à leur tour humilier par une résistance farouche; ils s’embourbent dans leur mauvais rôle; ils se font attraper et filmer dans leur posture cadavérique, eux naguère ces fantômes insaisissables et invincibles…
Ils ne se rendent pas compte qu’en tous les cas ils seront perdants (ou peut-être s’en rendent-ils compte mais s’en foutent, maintenant que leur masque est tombé) : perdants, même en cas de victoire ponctuelle, à la Pyrrhus, obtenue à un prix exorbitant de morts et de blessés; perdants pour leur discrédit aux yeux des populations arabes qui ne voient maintenant en eux que des mercenaires chiites pro-iraniens, et notamment aux yeux des Libanais, des Syriens et des Palestiniens; perdants pour les retombées a posteriori de leur agression sur leur propre communauté et leur propre territoire; perdants politiquement et socialement, car ne pouvant plus évoluer et s’épanouir dans un milieu environnant devenu entièrement hostile; perdants de faire gagner leur ancien ennemi sioniste qui se réjouit de voir ses ennemis s’entretuer et lui épargner l’effort et le coût d’opérations militaires.
Félicitations, chers «honorables», pour ce déshonneur; pour avoir réussi à vous faire haïr par ceux dont vous prétendiez défendre l’honneur, au point de faire de l’ennemi traditionnel un moindre mal comparé au vôtre, car je peux deviner qui, de vous ou de l’occupant israélien, est l’ennemi à abattre en priorité, aux yeux des peuples arabes.
Ronald Barakat
Sortie de crise en Syrie : quel rôle pour le général Manaf Tlass ?
Selon des sources américaines bien informées à Washington, dont les propos cités par l’agence de presse Asia sont reproduits par All4Syria, la « solution pour la Syrie » dont devrait discuter les deux présidents américain et russe au cours du mois de juin prochain, en marge du G 8, comporte les éléments suivants :
Manaf Tlass
1 / Etablissement d’un cessez-le-feu entre l’Armée Syrienne Libre (ASL) et l’armée régulière.
2 / Fixation de la date des négociations entre les parties syriennes en conflit. Durant la période de préparation à cette conférence, l’ASL désignera un Conseil militaire supérieur dont la direction sera assurée par un officier acceptable par le régime et par les Américains, le général déserteur Manaf Tlass. Il prendra donc le commandement de l’ASL. Le général Sélim Idriss, qui a démontré son incapacité lors des récents combats, se mettra sous ses ordres. Le général Tlass est en effet bien considéré par les soldats comme par les officiers ayant déserté de l’armée régulière. Ceux-ci auront la possibilité de réintégrer la carrière militaire après la mise en œuvre de la situation politique.
3 / Avec l’ASL, le général Tlass se chargera de liquider les groupes radicaux, Jabhat al-Nusra et Ahrar al-Cham, mais aussi les autres groupes terroristes inacceptables pour les Etats-Unis. L’armée régulière aura pour mission de faciliter la mission de l’ASL dans les régions désignées comme « lignes de contact ».
4 / Une fois les groupes terroristes supprimés, le Haut Conseil Militaire présidé par le général Manaf Tlass composera une délégation militaire. Elle sera accompagnée lors des négociations par une délégation politique mise sur pied par le Conseil Coalisé des Forces de l’Opposition et de la Révolution.
Les négociations entre les parties syriennes se dérouleront sous l’égide des Etats-Unis et de la Russie. Les deux Etats participeront à la Conférence de dialogue prévue. Tous les points de divergence seront négociés entre les parties en présence. Russes et Américains exerceront sur elles les pressions nécessaires pour parvenir à une solution. Le président syrien fera des concessions sans caractère fondamental : il cédera au gouvernement temporaire, auquel il reviendra d’organiser des élections démocratiques, des prérogatives n’entrant pas en opposition avec celles du chef de l’Etat. Pour les Russes, le transfert de la totalité des pouvoirs n’est pas nécessaire, le gouvernement temporaire pouvant se contenter de prérogatives n’incluant ni les Affaires étrangères, ni l’Intérieur, ni la Défense. Les Américains négocient actuellement ces points, qu’ils n’ont pas encore approuvés.
Au cours des négociations, des commissions seront constituées pour mener sur le terrain l’opération de désengagement entre l’ASL et l’armée régulière. Le général Manaf Tlass devra réprimer ceux qui ne respecteront pas les consignes de cessez-le-feu. Il devra aussi regrouper sous son autorité, dans des régions aux mains de l’ASL, les armes et les hommes armés, de manière à donner à la délégation d’opposition dans les négociations la capacité de le faire au nom de la révolution.
Les Américains font confiance à Tlass. Ils estiment qu’il est capable de réaliser ce qui lui sera demandé. L’administration russe est encore plus confiante. Elle considère que l’intéressé pourrait faire de nouveau allégeance au régime, aussitôt stabilisée l’équilibre des forces sur le terrain. Une fois les moujahidin arabes anéantis, il pourrait pencher à nouveau en faveur du régime.
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Ce n’est pas la première fois que la propagande du régime, dont l’originalité n’est pas au niveau des sommes investies pour égarer les opinions publiques, dévoile des plans secrets purs produits de son imagination.
A la fin du mois de mars 2011, la revue « Abiyad Aswad », propriété d’un fils de l’ancien ministre de la Défense Hasan Tourkmani, et de ce fait unique hebdomadaire syrien autorisé à traiter de questions « politiques », avait reproduit un « Plan » attribué au prince saoudien Bandar bin Sultan et à l’ambassadeur des Etats-Unis à Beyrouth, Jeffrey Feltman. Il était destiné, mais les responsables syriens s’en sont eux-mêmes chargés, à « ramener la Syrie à l’âge de pierre ». Sa divulgation par le site Filkka Israël n’était destinée qu’à lui donner du crédit. Quelque temps plus tard, à la mi-avril, un « Plan détaillé de stabilisation » visant à empêcher les protestations de se développer, attribué aux Renseignements généraux, était à son tour jeté en pâture aux lecteurs dans divers médias.
Ce nouveau plan est rendu public au moment où – dit-on une nouvelle fois… – le général Manaf Tlass, qui a fait défection et fui la Syrie sans avoir rallié la révolution, serait sur le point de dévoiler son « projet politique » et d’entamer sa mise en oeuvre. Il était donc tentant pour le régime de s’employer à le déconsidérer en mêlant le vrai au faux et d’instiller ou de conforter le doute sur la réalité de ses intentions.
Il n’est plus guère un secret pour personne que l’ancien camarade de Basel puis de Bachar Al Assad a l’intention de rentrer bientôt dans son pays. Il pense être en mesure de réunir rapidement autour de lui, d’une part, les déserteurs de haut rang regroupés dans l’Armée Syrienne Libre et, d’autre part, les officiers toujours en poste dans l’armée régulière mais acquis au changement. Ils sont restés à la tête de leurs unités pour des raisons différentes : soumis à une surveillance de tous les instants, les uns n’ont pas eu l’occasion ou le courage de déserter ; d’autres ont pensé être plus utiles à la révolution en coopérant depuis l’intérieur de l’institution avec le mouvement et en lui fournissant quand ils le pouvaient armes et renseignements ; d’autres n’ont pas voulu exposer à des représailles les membres de leur famille qu’ils auraient été contraints d’abandonner derrière eux en fuyant ; d’autres encore n’ont jamais eu confiance, ni dans l’organisation et les capacités d’une Armée Syrienne Libre sous-équipée, ni dans la personne de ses commandants successifs ; d’autres ont craint d’être marginalisés, si ce n’est suspectés, en rejoignant une révolution dont la majorité des acteurs appartenaient à la communauté sunnite majoritaire ; d’autres enfin ont été inquiétés par l’apparition des jihadistes et par leur affirmation progressive au détriment des unités d’inspiration nationaliste.
Ancien de la Garde Républicaine, qui vient d’être durement châtiée par les raids israéliens en raison de son rôle dans la livraison au Hizbollah libanais de matériels sensibles, Manaf Tlass estime être le seul officier supérieur sunnite capable d’inspirer confiance à ses anciens camarades alaouites. Il est convaincu qu’ils le rejoindront dès son retour en Syrie, pour mettre un terme à des tueries qui n’aboutissent à rien d’autre qu’à accroître chaque jour les souffrances, les démolitions et les haines. Ensemble, ils écarteront Bachar Al Assad et poseront les bases d’une solution. Elle prendra, dans un premier temps, la forme d’un conseil présidentiel intérimaire composé d’un nombre égal d’officiers supérieurs et de personnalités civiles des deux bords.
Le régime a donc pris les devants. Informé des grandes lignes de ce projet, il lui a ajouté des détails de son cru ou en a modifié les priorités, faisant de Bachar Al Assad le vainqueur, de Manaf Tlass l’instrument, des jihadistes les victimes et des révolutionnaires… les dindons.
Certes, il est à craindre désormais que des affrontements soient inévitables avec les groupes jihadistes qui refuseraient de quitter la Syrie pour aller se battre ailleurs après le renversement de Bachar Al Assad. Ils pourraient l’être aussi avec les salafistes, s’ils veulent mettre en place par la force un Etat islamique rejeté par la majorité des Syriens. Mais, si le général Tlass fait de cette confrontation une priorité, il ne sera pas suivi par les révolutionnaires. Ceux-ci n’ont aucune responsabilité, à la différence du pouvoir, dans l’apparition des jihadistes en Syrie, et le phénomène n’aurait pas pris cette ampleur si la communauté internationale n’avait pas joué le pourrissement, certains pays par intérêt et cynisme, les autres par frilosité et indécision. Les révolutionnaires syriens ont dit et redit qu’ils n’avaient rien de commun avec ces combattants, dont ils ne partageaient ni les méthodes, ni les projets, mais auxquels ils n’avaient pas les moyens de s’opposer. Le seul objectif qui les rapproche est le renversement du chef de l’Etat et des piliers militaires et sécuritaires de son régime, qui reste pour tous la priorité.
La divulgation de ce plan et son imputation aux Américains entrent donc dans une stratégie de discrédit de Manaf Tlass. Qu’elles soient exactes ou pas, ses différentes étapes et composantes – priorité donnée à l’affaiblissement et à la division des forces opposées au régime, assujettissement du général aux Américains et aux Russes, autonomie des militaires vis-à-vis des politiques… et ralliement final au régime avec lequel le déserteur n’aurait pris ses distances que pour servir ses desseins – sont en effet de nature à susciter le trouble et à provoquer la suspicion.
Syrie – Chomsky , Norman Finkelstein et la volonté du peuple…
https://www.facebook.com/Anzarillustr…
Les personnes apparaissant dans ce documentaire :
Norman G.Finkelstein
Ecrivain du livre « L’industrie de l’Holocauste « .
Noam Chomsky .
Philosophe et professeur américain.
Abd El Bassit Saroute
Footballeur professionnel Syrien/chanteur de la révolution .
« Nous jurons par Allah, Le Magnifique,
Que nous protégeront nos femmes, nos enfants, nos frères, nos vieillards et nos martyrs jusqu’à la dernière goutte de sang !Le rêve des braves âmes de Homs (Syrie), C’est ou nous sommes victorieux ou nous mourrons !Et Allah est témoin de ce que nous disons !
La ligue arabe, les observateurs, le régime Syrien, les états unis, Obama , Sarkozy…Que tout le monde écoute bien! – D’où vient la victoire?
– D’Allah
Ô mes frères ! Vous êtes en direct ! Le monde entier va vous voir, alors dites leurs:Y a t-il quelqu’un ici qui attend la victoire grâce à Obama?
-NON !!Y a t-il quelqu’un ici qui attend la victoire grâce à Erdogan?
-NON !!
Si quelqu’un attend la victoire grâce à une personne, un conseil quelconque ou la ligue arabe, alors vous pouvez déjà vous en allez !
– D’où vient la victoire?
– D’Allah
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Lorsque vient le secours d’Allah ainsi que la victoire, Et que tu vois les gens entrer en foule dans la religion d’Allah, Alors, par la louange, célèbre la gloire de ton Seigneur et implore Son pardon. Car c’est Lui le grand Accueillant au repentir.
Ô Allah !Nous n’avons personne d’autre que toi !Ô Dieu ! accélère ta victoire,Ô Dieu!Ô Allah !Nous n’avons personne d’autre que toi !Ô Allah , protège Karm El-Jabbel !Ô Allah !Nous n’avons personne d’autre que toi !Ô Dieu ! accélère ta victoire,Ô Dieu!
Dieu nous suffit, Il est notre meilleur garant
*Tirs sur les manifestants
Nous sommes tous écrasés par le régime
Où êtes-vous ô arabes ?!
Ô Dieu ! Donne-nous la victoire !
* Manifestants torturés par le régime syrien
Jusqu’à quand le monde va-t-il rester silencieux devant ces crimes !?
Jusqu’à quand le monde va-t-il rester silencieux devant notre sang qui coule!
Dieu nous suffit, Il est notre meilleur garant
*Tirs sur les manifestants
Bachar El Assad « Si nous voulons résoudre un problème, Il faut y faire face .
Nous ne pouvons le résoudre en l’évitant. »
J’annonce notre défection de l’armée Al-Assad !Par la grâce de Dieu ,J’annonce la formation de la brigade « Kafar Aouin »J’annonce la formation de la brigade « La dignité » dans la ville Houlé et son entourage
L’Armée syrienne libre a pu s’emparer des grandes quantités d’armes et aussi des véhicules blindés.
Gloire à Allah ! Allah est le plus grand !
Bachar ! Tes jours sont comptés !



