Comparaison entre les sionistes et la mafia d’Al Assad – sous-titres français


pour les sous-titres cliquez sur cc

Voir aussi cet intéressant article intitulé:

Assadistes et sionistes : les deux faces d’une même pièce – Homs et Gaza, même combat.

Publié le 10 avril 2012 by

Si les Assad n’ont jamais été des résistants à l’état sioniste, comme ils aiment à le répéter, il est remarquable de constater qu’ils en sont le parfait reflet dans le miroir du mode de gouvernance par la force. Meilleurs ennemis, sionistes et assadistes répriment dans le sang de part et d’autre de la frontière qui les sépare, frontière d’une stabilité exceptionnelle depuis 1973 !

Les Assad ne valent pas mieux que ceux qu’ils prétendent combattre, bien au contraire, ils leur ressemblent fortement. Tal Al-Zaatar ressemble terriblement à Sabra et Chatila. Syriens et Israéliens ferment les yeux sur les massacres de centaines de civils dans le camp de Tal- Al-Zaatar, un camp à moitié libanais et à moitié palestinien d’environ 10 000 personnes. Les phalangistes chrétiens, alliés des israéliens, massacrent des centaines de civils dans les camps – encerclés par l’armée israélienne – de Sabra et Chatila. On oublie fréquemment de rappeler qu’à la tête des phalangistes se trouve Elie Hobeika, qui est pro-régime syrien…

Nous avons également vu que les palestiniens ont un souvenir amer de Beyrouth en 1982 autant que Tripoli 1983, les syriens continuant le travail des israéliens.

Assadistes et sionistes, les deux faces d’une médaille peu glorieuse. Comparaison

Lire la suite ici

Egalement : http://syrianfacts.wordpress.com/2012/04/10/la-resistance-des-assad-la-blague-du-siecle/

HRW dénonce une politique d’exécutions sommaires en Syrie


Sur ce             combo de photos tirées de vidéos postées par l'opposition,             les forces d'Assad battent des rebelles quelques part en             banlieue de Damas. Photo AFP
Sur ce combo de photos tirées de vidéos postées par l’opposition, les forces d’Assad battent des rebelles quelques part en banlieue de Damas. Photo AFP

L’ONG s’inquiète de l’existence d' »une politique, officielle ou non, de ne pas faire de prisonnier ».

Les forces du régime du président Bachar el-Assad et les milices qui lui sont fidèles ont mené plus de 100 exécutions sommaires ces dernières semaines en Syrie, dénonce l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW) dans un rapport publié lundi.
Le rapport s’appuie sur les récits de témoins d’incidents dans les provinces de Homs (centre) et Idleb (nord-ouest) recueillis directement par HRW, qui précise avoir reçu des informations sur de nombreux autres cas non vérifiés.
Les incidents relatés en détails par HRW concernent au moins 85 civils : 25 hommes abattus lors de perquisitions le 3 mars à Homs, 13 hommes tués dans la mosquée Bilal le 11 mars à Idleb et au moins 47 personnes, essentiellement des femmes et des enfants, tués les 11 et 12 mars dans plusieurs quartiers de Homs.
Le rapport cite ainsi le témoignage d’un habitant du quartier de Baba Amr à Homs : le 2 mars, des soldats ont forcé quatre hommes à sortir de la maison de leur voisin et les ont tués à coups de couteau sous les yeux de leurs proches. Puis ils ont ouvert le feu chez ce voisin, tuant son frère.
HRW relate également les exécutions sommaires d’au moins 16 combattants rebelles, abattus à bout portant après avoir été capturés ou blessés, et s’inquiète de l’existence d' »une politique, officielle ou non, de ne pas faire de prisonnier ».
« Dans une tentative désespérée d’écraser la révolte, les forces syriennes ont exécuté des gens de sang-froid, civils comme combattants rebelles », dénonce Ole Solvang, chercheur à HRW. « Ils le font en plein jour, devant témoins, de toute évidence pas inquiets d’avoir à répondre un jour de leurs crimes ».
Le droit international « interdit sans ambiguïté les exécutions sommaires », et le fait de « tuer délibérément un soldat blessé ou capturé constitue un crime de guerre », rappelle HRW en réclamant une nouvelle fois la saisine de la Cour pénale international (CPI) de La Haye.
« Les forces de sécurité syrienne ne cesseront les exécutions que si elles sentent qu’elles devront répondre de leurs actes, a insisté M. Solvang. Le Conseil de sécurité (de l’ONU) doit faire passer ce message ».

http://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une/article/753659/HRW_denonce_une_politique_dexecutions_sommaires_en_Syrie.html

Syrie: Arrestation d’Ali Mahmoud Othman, les yeux de Baba Amr


source :  contresubversion

La pétition pour la libération d’Ali Mahmoud Othman ne compte que 120 signatures depuis une semaine:

avril 8, 2012

Le Monde, dimanche 8 et lundi 9 avril 2012:

Inquiétudes sur le sort du journaliste-citoyen Ali Othman, arrêté le 1er avril:

Avant le début de larevolution syrienne, Ali Othman était un simple vendeur de légumes a Homs. Mais au fil des mois, il est devenu l’un de ces journalistes-citoyens qui filment les manifestatns et les exactions des forces de sécurité afin de faire passer des images a l’étranger a travers des réseaux militants.

Ali Othman est devenu une figure du petit ” bureau de presse” improvise de Baba Amro, le principal quartier insurge de Homs. On le surnommait “al-jedd”, le grand père en arabe a cause du collier de barbe qui vieillissait un peu cet homme de 33 ans.

Ali Othman a donne des interviews, en direct et a visage decouvert, a plusieurs chaines de télévision internationales, décrivant le al. aire de Homs au monde entier. Il a aide et accompagne plusieurs journalistes dans leurs reportages clandestins a Homs. Il a assiste une équipe d’i-Télé ainsi que Manon Loizeau, dont le reportage, ” Syrie interdite”, a été diffuse a l’automne 2011 dans ” Envoyé spécial”, sur France2.

Quelques mois plus tard, Ali Othman a joue un rôle important dans les heures et les jours dramatiques qui ont suivi la mort de deux journalistes occidentaux, l’Americaine Marie Colvin et le Français Rémi Ochlik, tues lors du bombardement du ” bureau de presse” de Baba Amro, le 22 février 2012.

La journaliste Edith Bouvier, blessée dans l’attaque, raconte dans Le Figaro: ” Quand les obus sont tombes sur la maison, tuant Remi et Marie Colvin, me blessant à la jambe ainsi que Paul Conroy du Sunday Times, il a contribue a nous sortir de ce piège et nous a accompagnes a l’hôpital pour y recevoir les premiers soins.

Présents tout au long de notre séjour dans le quartier meurtri et ravage, Ali Othman a joue un rôle clé dans notre exfiltration de BabaAmro, prenant de grands risques pour nous sauver la vie.”

Aujourd’hui, c’est la vie d’Ali Othman qui est en danger. Selon des militants de Baba Amro, il a été arrête, dimanche 1er avril dans la ville d’Alep, ou il s’etaitrefugie dans la clandestinité. Depuis la chute de Baba Amro, le 1er mars, la plupart des activistes ainsi que les combattants de l’armée syrienne libre (ASL) se sont éparpilles dans la nature.

Une autre journaliste citoyenne et militante humanitaire de Homs, Noura Al-Jizawi, avait été arrêtée, le 28 mars, a Damas en possession de cameras et de vidéos. Peut être cette arrestation a-t-elle conduit a celle d’Othman.

Dans un communiqué les révolutionnaires de Homs disent craindre d’être soumis “aux pires tortures” lors de leur arrestation, afin de leur arracher des renseignements. Lors de conversations par Skype en février avec la journaliste Sofia Amara, qu’il avait rencontre a plusieurs reprises a Homs, Ali Othman disait, selon elle: “si le régime l’attrape vivant, il va refaire la peau a cause de mes activités, il va aussi m’accuser de collusion avec un pays hostile [la France] Ne m’oubliez pas si cela arrive.”

Le ministère des affaires étrangères français a condamne, lundi 2 avril, ” avec la plus grande fermeté cette arrestation ” et a demande la ” libération immédiate” de M. Othman. ” Selon des informations très préoccupantes (…), son état de santé serait inquiétant et sa vie rait en danger”, a ajoute le porte-parole du Quai d’Orsay”.

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Le billet suivant fait partie du dossier de Global Voices sur le soulèvement en Syrie 2011/12
Ecrit par Leila Nachawati Rego · Traduction par Suzanne Lehn, publiée le 3 Avril 2012:

Syrie : Ali Mahmoud Othman, les “Yeux de Baba Amr”, arrêté

Le vidéo-activiste Ali Mahmoud Othman, chef du bureau de presse de Bab Amr, a été capturé par les autorités syriennes. Ses amis et collègues le croient soumis à une torture impitoyable. Sa détention met en danger tous les militants du bureau et est un coup très sévère au journalisme citoyen en Syrie.

Othman, à l’origine un marchand de légumes, documentait l’agitation à Homs depuis les débuts de la révolution syrienne. Il était indispensable dans l’assistance à ceux qui couvraient les combats depuis Baba Amr, aidait à évacuer les journalistes étrangers hors du quartier. Il avait décidé de demeurer à Baba Amr même après la reconquête du quartier par l’armée syrienne à la suite de trois mois de bombardements.

Selon Mónica G.Prieto, correspondante du site d’information espagnol Periodismo Humano, “il ne voulait pas partir tant qu’il resterait un seul individu dans le quartier, il refusait toutes les propositions de partir”.

Ali Mahmoud Othman à Baba Amr, Homs. Source photo : Baba Amro News

La vidéo ci-après montre Othman, affectueusement appelé les “yeux de Baba Amr,” parler au monde des souffrances de la population de Baba Amr. Il s’adresse à la caméra sans s’inquiéter d’être identifié, convaincu que son message serait plus fiable et atteindrait une audience plus large s’il se montrait à visage découvert :

[باباعمرو تقرير عن الدمار 2 2 2012
Publiée le 2 févr. 2012 par live19820]

Les révolutionnaires ont créé une page Facebook pour partager les nouvelles sur sa localisation et réclamer sa remise en liberté. Le Committee to Protect Journalists a pour sa part appelé les autorités syriennes à libérer immédiatement Othman et tous les journalistes retenus à cause de leur travail :

Les journalistes citoyens syriens documentent le soulèvement au péril de leurs vies. Le régime doit mettre fin à sa campagne pour les intimider et réduire au silence le récit de sa brutale répression.

Sa détention a retenu l’attention des médias généraux et des personnalités politiques de différents pays. Le ministre des Affaires étrangères britannique William Hague a demandé sa remise en liberté :

J’appelle les autorité syriennes à relâcher immédiatement M. Othman et les autres prisonniers politiques. Le régime syrien sera tenu responsable de la sécurité de M. Othman et de son traitement et je soulèverai l’affaire à Istanbul à la réunion des Amis de la Syrie.

Le Sénateur américain John McCain a tweeté :

Ai appris que le journaliste syrien Ali Mahmoud Othman est retenu & torturé par les forces d’Assad – le monde doit appeler à sa remise en liberté

La détention d’Othman a été amplement rapportée sur Twitter, principalement sous le mot-clé #freeothman (libérez Othman). Les internautes ont aussi lancé une pétitionpour exiger sa remise en liberté.

La journaliste Randa Habib a attiré l’attention sur le danger où se trouvent Othman et la militante Noura Aljiwazi, disparue à Damas le même jour :

Les figures de la résistance en #Syria Ali Mahmoud Othman & l’activiste, arrêtés, leur vie en danger : Reporters Sans Frontières (RSF)

Six jours après l’arrestation d’Othman, des amis ont publié ce message sur Facebook :

C’est la 6e nuit sans la voix d’Ali et ses paroles chaleureuses. La 6e nuit qu’Ali dort les mains liées, épuisé par la torture. C’est la 6e nuit et le nom d’Ali est allé aussi loin que l’Australie, les gens réclament sa liberté. La 6e nuit que la révolution n’a pas d’Ali. Un des héros de Baba Amr, maintenant un héros de la révolution. Ses bonnes actions rappelées journellement par ceux qu’il a sauvés des blessures, journalistes, amis et famille. Liberté pour Ali Othman, un des hommes les plus courageux qui existent.

Islamic Relief mobilise de l’aide pour les réfugiés syriens


Islamic Relief Belgique

ISLAMIC RELIEF LANCE UN APPEL EN FAVEUR DES REFUGIES SYRIENSLe conflit qui secoue actuellement la Syrie provoque une grave crise humanitaire. Des milliers de réfugiés se retrouvent aux frontières de la Jordanie et du Liban. Islamic Relief appelle les Nations Unies et la Ligue arabe à négocier un cessez-le feu afin de permettre l’ouverture d’un couloir humanitaire.

En attendant, Islamic Relief est opérationnel depuis les bureaux situés dans les pays frontaliers de la Jordanie et du Liban en fournissant une aide aux réfugiés, essentiellement des familles pauvres, qui tentent de fuir le conflit. La situation s’aggrave de jour en jour. Pour continuer à fournir cette aide, Islamic Relief en appelle à votre générosité.

Depuis quelques semaines, 1200 personnes ont bénéficié de colis alimentaires. Chaque colis se compose de : Riz, Sucre, Huile, Pâtes, Haricots, Fromage, Lentilles,
etc … Des kits hygiène, des conserves ainsi que des berlingots de lait ont également été distribués.

Comment agir ?
1) Avec 30 euros, vous pouvez offrir un Kit Hygiène pour une famille
2) Avec 55 euros, un colis alimentaire permet à une famille de se nourrir pendant un mois
3) Avec 125 euros, Islamic Relief peut offrir un accueil temporaire à une famille
4) Vous pouvez soutenir notre action avec un montant de votre choix en faisant un don sur notre
compte. Communication : SOS SYRIE

BE09 0000 0012 2157 – BIC : BPOTBEB1
POUR EVITER QUE LA SITUATION N’EMPIRE,
LA MOBILISATION DE TOUS EST PRIMORDIALE

ISLAMIC RELIEF BELGIQUE
26 — 28 rue Ulens, 1080 BRUXELLES– Tél : 0032(0)2 219 81 84 — Fax : 0032(0)2 217 24 27
Email : info@islamic-relief.be — Web : www.islamic-relief.be
IBAN : BE09000000122157 — BIC : BPOTBEB1

irbelgium.eu

Islamic Relief Belgique se consacre à atténuer les souffrances des populations les plus démunies dans le monde.

La syrienne Samar Yazbek raconte l’oppression


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Présentation de l’éditeur
Feux croisés est le récit précis, personnel et engagé des cinq premiers mois du soulèvement populaire né à la mi-mars 2011en Syrie par l’un des auteurs les plus en vue de Damas.
Damas. Place Al-Marjey. Avril 2011. Samar Yazbek est aux côtés d’un homme venu demander la libération de son épouse. Il n’a que le temps de confier à l’auteur son petit garçon de quatre ans avant d’être roué de coups et embarqué avec son autre fils de dix ans dans un véhicule par les hommes du président Al-Assad. Feux croisés est le journal à vif du soulèvement populaire syrien né à la mi-mars 2011. La journaliste et romancière Samar Yazbek est l’une des porte-parole les plus célèbres de la révolution. Semaine après semaine, elle relate minutieusement les événements des cinq premiers mois de l’insurrection. Jour après jour, elle décrit méthodiquement les horreurs de la répression du régime de Bachar Al- Assad. Plusieurs fois arrêtée, les autorités l’obligeront à visiter les prisons où sont enfermés les insurgés. Son point de vue est multiple. Femme, elle est exposée à la fureur des conservateurs religieux, eux aussi pourtant opposants, comme à celle des hommes du parti. Alaouite, comme d’ailleurs la famille Al-Assad, elle est considérée avec méfiance par la masse sunnite. Intellectuelle révoltée contre le régime Assad, elle a « trahi » aux yeux des siens.
 Biographie de l’auteur
Samar Yazbek est née en 1970 à Abla dans la région alaouite de la Syrie. Romancière, journaliste et scénariste pour la télévision syrienne, elle est l’auteur de trois romans dont Parfum de cannelle à paraître chez Buchet/Chastel en 2013.
Broché Editeur : Buchet-Chastel (22 mars 2012) Collection : ESS DOCS RECITS Langue : Français ISBN-10: 2283025818 ISBN-13: 978-2283025819
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De Guernica à Homs, le devoir d’informer


Page 12

Mardi 27 mars 2012

Jean-Paul Marthoz

Le 26 avril, le Pays basque célébrera le 75e anniversaire de la destruction de Guernica lors de la Guerre

Le 26 avril, le Pays basque célébrera le 75e anniversaire de la destruction de Guernica lors de la Guerre civile espagnole. Ce jour-là, des avions de la Légion Condor, fer de lance de l’intervention nazie en Espagne, accompagnés d’appareils italiens, déversèrent des tonnes de bombes incendiaires sur la ville et mitraillèrent ceux qui cherchaient à échapper aux flammes. Bilan : 1.700 civils tués, 800 blessés, et la ville fut réduite en cendres.

Cet événement reste à jamais gravé dans l’histoire, non seulement en raison de l’œuvre magistrale qu’elle inspira à Pablo Picasso, non seulement parce que Guernica et son arbre de la liberté restent aujourd’hui encore le symbole du peuple basque, mais aussi parce que cette barbarie continue à symboliser dans toute son horreur l’ensauvagement et les totalitarismes du XXe siècle.

« Gernika était à nous, écrivit un poète basque, elle appartient aujourd’hui au reste du monde ». Tragiquement, en effet, comme le note l’historien Gijs van Hensbergen, c’est l’annihilation de Guernica qui lui a assuré sa pérennité et son universalité. La ville est entrée dans l’imaginaire de l’horreur et depuis ce jour fatidique, son nom est évoqué chaque fois que des villes sont soumises à des bombardements massifs et indiscriminés.

Guernica fut également un champ de bataille de l’information. Immédiatement après la nouvelle du bombardement, les dirigeants franquistes déclarèrent que la ville avait été incendiée par les communistes et les anarchistes. « Incapables de contenir nos troupes, les Rouges ont tout détruit », annonça Radio Requete.

Une partie de la presse internationale relaya cette imposture. Charles Maurras, le dirigeant de l’Action Française, accusa même « les Russes » d’avoir « méthodiquement » incendié la ville. Assurée de la bénédiction du pape Pie XI, qui avait choisi le camp franquiste, la presse catholique en particulier, comme l’écrit Ian Patterson dans Guernica and Total War, créa un écran de fumée pour exonérer le général Franco, héros de la « croisade » contre le bolchevisme et l’athéisme.

Guernica nous rappelle que dans toutes les guerres, des « marchands de doutes » opèrent pour jeter le trouble, dévier les regards, embuer les esprits. Partout, des spécialistes de la confusion s’activent pour masquer les crimes de leurs partisans et les attribuer à leurs ennemis. Comme en 1940, lorsque les services d’agit-prop de l’Union soviétique prétendirent que la liquidation de milliers d’officiers de l’armée polonaise, dans la forêt de Katyn, avait été perpétrée par les nazis, alors qu’elle était l’œuvre du NKVD, la police politique stalinienne. Comme aujourd’hui en Syrie où le gouvernement et les rebelles se rejettent la responsabilité des atrocités.

Dans ce contexte permanent de pollution de l’information par les propagandes croisées, le souvenir de Guernica se télescope avec l’actualité de Homs ou d’Alep. Au moment, où les pro-Bachar, pourfendeurs des « média-mensonges », s’en prennent aux envoyés spéciaux de la presse internationale, accusés de relayer les visées impériales des puissances occidentales, Guernica démontre que le journalisme peut faire la différence entre la vérité et le mensonge.

Au moment où des reporters décident d’entrer clandestinement en Syrie pour aller « au cœur de l’info », dans les quartiers bombardés, au milieu des civils que l’on assassine, Guernica rappelle aussi qu’il y a des informations qui méritent que l’on prenne des risques.

Dans la soirée du 26 avril 1937, quatre envoyés spéciaux de la presse internationale étaient en train de dîner à Bilbao lorsqu’ils apprirent la nouvelle du bombardement. Ils se rendirent immédiatement à Guernica, sans penser un seul instant aux dangers qu’ils encouraient.

Parce que la mission du correspondant de guerre est d’aller au front, comme le pompier va au feu.

Le journaliste belge Mathieu Corman, reporter au quotidien communiste français Ce Soir, fut l’un des premiers à entrer dans la ville martyre, appliquant à la lettre la fameuse maxime de son confrère photojournaliste Robert Capa : « si la photo est floue, c’est que tu n’es pas assez près ».

Dans cette guerre civile espagnole, dont George Orwell disait qu’elle était recouverte d’une « atmosphère asphyxiante de mensonges », Mathieu Corman, partisan résolu de la République, aurait peut-être eu du mal à convaincre l’opinion internationale. Mais à ses côtés, il y avait aussi des correspondants de la « presse bourgeoise », qui ne pouvaient guère être taxés de partialité par ceux qui refusaient de croire à la responsabilité des franquistes et de leurs alliés italiens et allemands.

Ses compagnons, George Lowther Steer du Times, Christopher Holme de l’agence Reuters et Noel Monks du Daily Express, recueillirent eux aussi les témoignages des survivants et, sans équivoque, démontrèrent la culpabilité des franquistes. « Par la manière dont il a été exécuté, par l’ampleur des destructions qu’il a provoquées, par la sélection de ses cibles, écrivit fameusement George L. Steer dans le Times et le New York Times, le raid contre Guernica n’a pas d’équivalent dans l’histoire militaire. Guernica n’était pas un objectif militaire. Une usine de production de guerre est restée intacte. La ville était située loin derrière les lignes de front. L’objet du bombardement semble avoir été de démoraliser la population civile et de détruire le berceau du peuple basque. »

Sans l’audace, l’indépendance et l’honnêteté de ces journalistes, le crime de Guernica se serait perdu dans le brouillard de la guerre. « Sans eux, écrit Paul Preston dans son We Saw Spain Die, la vérité aurait été probablement enterrée sous l’épais manteau de la désinformation tissé par les franquistes. »

Sans leurs témoignages, aussi, les grandes voix morales n’auraient pas pu fracasser la communion des sourds et des aveugles volontaires. Le 8 mai 1937, forts de cette information, des intellectuels catholiques français, François Mauriac, Gabriel Marcel, Jacques Maritain, osèrent affronter la propagande officielle de « leur » Eglise pour désigner les vrais auteurs du crime.

Sans ces journalistes de terrain, le doute se serait installé, comme il s’installa pendant des années à propos des fosses de Katyn, comme il plane aujourd’hui sur les violences en Syrie.

« La vérité est toujours la première victime de la guerre », déclara fameusement Rudyard Kipling. Sans doute, mais cet adage n’arrête pas les journalistes qui ont la fureur d’informer. Tués dans les bombardements de l’armée syrienne en février dernier à Homs, Marie Colvin du Sunday Times et le jeune photographe français Rémi Ochlik étaient les héritiers de ces intrépides correspondants de la guerre civile espagnole, de ces « idéalistes sous les balles » comme les appela Paul Preston.

Comme ces grands reporters pénétrant dans Guernica dévastée, Marie Colvin et Rémi Ochlik prirent des risques immenses pour entrer dans Homs assiégée. Parce qu’ils croyaient au devoir d’informer, parce qu’ils refusaient le « silence on tue ! », parce qu’ils ne toléraient pas que le mensonge vienne achever le « travail » des assassins

source

SYRIE : Parmi les plus beaux chants des manifestants PARTIE 2 VOST français


Ajoutée par le 28 déc. 2011

00:00 « Les jours de Bachar sont comptés »

01:10 « Ô Syrie bienfaisante ! Ton nom est cher à mon cœur »
Plusieurs villes syriennes sont passées en revue en faisant leur éloge pour dire l’amour des syriens pour leur pays. La manifestation a eu lieu pendant une coupure d’électricité, mais ceci n’a pas empêché les manifestants de protester contre le régime en place.

04:11 « Ce brun à la peau foncée »
Chanson pour une victime du régime syrien, Ahmad Khalaf.

05:57 « Je sors manifester avec ma conscience entre mes mains, et si je te reviens maman martyr, ne pleure pas sur moi ! »
Un autre chant où les syriens montrent leur détermination à mener leur révolution jusqu’au bout, même si pour eux, manifester équivaut à risquer leur vie. Ils en profitent pour répondre aux mensonges du régime sur les manifestants.

09:19 « Homs est un paradis ! »
Chant d’amour pour leur pays, et aussi pour la ville de Homs qu’ils considèrent être un paradis en dépit des massacres qui y ont lieu. Les manifestants cherchent ainsi à dire au régime qu’ils ne délaisseront pas leur révolution par amour pour Homs. Ils n’ont plus peur.

12:12 Devant les chars
Illustration parfaite de la chute du mur de la peur chez les syriens, les manifestants sont partis en face de l’armée pour crier leurs slogans appelant à l’exécution de Bachar Al-Assad.

13:43 « Dégage Bachar et dis lui : la mort plutôt que l’humiliation »

17:43 « Il n’a pas le droit »
Comment imaginer tout ce que ce régime est prêt à faire pour ne pas répondre aux aspirations du peuple syrien ?

19:10 « On va dégager Bachar à coup de pompes dans le cul »

20:39 « Décorez la place, car la place est à nous »
Les manifestants réclament leur droits légitimes face à un pouvoir qui a pris possession de la Syrie et de ses richesses.

22:36 « Envolé le Kadhafi, et ton tour est venu girafe ! »
Chant qui prévoit à Bachar, une fin similaire à celle de Kadhafi

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