HRW dénonce une politique d’exécutions sommaires en Syrie


Sur ce             combo de photos tirées de vidéos postées par l'opposition,             les forces d'Assad battent des rebelles quelques part en             banlieue de Damas. Photo AFP
Sur ce combo de photos tirées de vidéos postées par l’opposition, les forces d’Assad battent des rebelles quelques part en banlieue de Damas. Photo AFP

L’ONG s’inquiète de l’existence d' »une politique, officielle ou non, de ne pas faire de prisonnier ».

Les forces du régime du président Bachar el-Assad et les milices qui lui sont fidèles ont mené plus de 100 exécutions sommaires ces dernières semaines en Syrie, dénonce l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW) dans un rapport publié lundi.
Le rapport s’appuie sur les récits de témoins d’incidents dans les provinces de Homs (centre) et Idleb (nord-ouest) recueillis directement par HRW, qui précise avoir reçu des informations sur de nombreux autres cas non vérifiés.
Les incidents relatés en détails par HRW concernent au moins 85 civils : 25 hommes abattus lors de perquisitions le 3 mars à Homs, 13 hommes tués dans la mosquée Bilal le 11 mars à Idleb et au moins 47 personnes, essentiellement des femmes et des enfants, tués les 11 et 12 mars dans plusieurs quartiers de Homs.
Le rapport cite ainsi le témoignage d’un habitant du quartier de Baba Amr à Homs : le 2 mars, des soldats ont forcé quatre hommes à sortir de la maison de leur voisin et les ont tués à coups de couteau sous les yeux de leurs proches. Puis ils ont ouvert le feu chez ce voisin, tuant son frère.
HRW relate également les exécutions sommaires d’au moins 16 combattants rebelles, abattus à bout portant après avoir été capturés ou blessés, et s’inquiète de l’existence d' »une politique, officielle ou non, de ne pas faire de prisonnier ».
« Dans une tentative désespérée d’écraser la révolte, les forces syriennes ont exécuté des gens de sang-froid, civils comme combattants rebelles », dénonce Ole Solvang, chercheur à HRW. « Ils le font en plein jour, devant témoins, de toute évidence pas inquiets d’avoir à répondre un jour de leurs crimes ».
Le droit international « interdit sans ambiguïté les exécutions sommaires », et le fait de « tuer délibérément un soldat blessé ou capturé constitue un crime de guerre », rappelle HRW en réclamant une nouvelle fois la saisine de la Cour pénale international (CPI) de La Haye.
« Les forces de sécurité syrienne ne cesseront les exécutions que si elles sentent qu’elles devront répondre de leurs actes, a insisté M. Solvang. Le Conseil de sécurité (de l’ONU) doit faire passer ce message ».

http://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une/article/753659/HRW_denonce_une_politique_dexecutions_sommaires_en_Syrie.html

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