La nouvelle guerre médiatique israélienne


Au sommaire d’OummaTV, un entretien avec Denis Sieffert, directeur de la rédaction de l’hebdomadaire Politis, auteur de La nouvelle guerre médiatique israélienne aux éditions La Découverte. Dans cette interview, Denis Sieffert montre comment les stratèges israéliens de la communication politique influencent l’opinion israélienne et internationale en véhiculant notamment une image « déshumanisante » des Palestiniens.

La Belgique rode sa loi antiterroriste


mardi 16 juin 2009, 09:44

Ce 29 mai 2009, s’est terminé à Bruxelles le troisième procès en appel intenté à des personnes liées au DHKPC, une organisation politique d’opposition radicale au gouvernement turc. Le prononcé est prévu pour le 14 juillet. Il s’agit de la dernière phase d’un procès à rebondissements : trois jugements et deux arrêts de cassation avaient déjà ponctué cette affaire. Les différents rebondissements de ce procès montrent que les législations antiterroristes laissent une marge d’interprétation très importante au juge. Il s’agit d’un droit subjectif, à travers lequel les mêmes faits conduisent à des décisions opposées.

Ce nouveau procès en appel est dû au fait que, le 24 juin 2008, la Cour de cassation a cassé l’arrêt prononcé le 7 février 2008 par la cour d’appel d’Anvers.

Contrairement aux prononcés précédents, de première instance et d’appel en 2006, cette cour avait acquitté les inculpés de toute appartenance à une organisation terroriste ou criminelle. Elle avait considéré que l’action des inculpés, pour l’essentiel, n’avait pas outrepassé le droit de réunion, d’opinion et de manifestation.

Saisie par le Parquet, la Cour de cassation a considéré que la cour d’appel d’Anvers avait failli dans sa lecture de la loi. En pointant le caractère légal des activités incriminées, elle avait exonéré les prévenus de la prévention d’appartenance à une organisation terroriste ou criminelle. La Cour de cassation a considéré que la loi ne requiert aucunement que des prévenus soient impliqués personnellement dans la commission de délits pour être sanctionné pénalement.

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Les pirates Somaliens, al Qaïda, Bush et Obama


Je vous avais déjà parlé des actes de piraterie pratiqués au large des côtes somaliennes. L’actualité me donne l’occasion d’y revenir puisque cette piraterie fait encore la une des organes de presse en France comme ailleurs.

Un certain nombre de puissances, dont la France, se sont coalisées pour lutter contre le phénomène qui a touché 130 navires marchands en 2008.

Aux Etats-Unis, les récents événements ont cependant provoqué un débat sur la politique à suivre en la matière. Ce débat se focalise sur une organisation «extrémiste» nommée Shabab (jeunesse):

Des responsables Etatsuniens affirment que l’organisation, qui contrôle une partie de la Somalie, pose un dilemme. Ils soulignent son expansion rapide, les liens entre ses dirigeants el le réseau terroriste al Qaïda, et la présence d’Etatsuniens et d’Européens dans ses rangs. Mais ils déclarent qu’il n’y a aucune preuve que l’organisation prépare des attentats hors de Somalie.

Les mêmes responsables critiquent de manière à peine voilée l’administration Obama qui a adopté une approche plus prudente et moins agressive [que l’administration Bush] de ces questions de sécurité.

On voit bien que la piraterie est un des dossiers peau de banane dont a hérité Obama. On se souviendra, c’est quand même assez récent, que le gouvernement Bush avait encouragé l’armée éthiopienne à renverser par la force l’Union des Tribunaux Islamiques qui gouvernait une partie du territoire somalien et en contrôlait la capitale. Il était reproché justement à cette Union des Tribunaux d’avoir partie liée à al Qaïda.

Si on suit bien la logique étatsunienne, les pirates se rattachent à une organisation liée à al Qaïda ; l’Union des Tribunaux Islamiques était aussi liée à al Qaïda.

Déduction logique : les actes de piraterie auraient du culminer lorsque les Tribunaux Islamiques étaient au pouvoir.

Le problème est que c’est exactement le contraire qui s’était passé ainsi que nous le rappelle cet article tiré des archives du Sydney Morning Herald.

Au passage, rappelons que le mot « sharia » ne signifie pas loi en arabe. La sharia n’est donc d’aucune façon la «loi» islamique pas plus qu’il n’existe qu’une loi dite islamique, la pluralité étant de règle dans ce domaine.

La crainte de la loi islamique effraye les pirates

Par Colin Freeman à Mogadiscio et Justin Stares à Bruxelles

Sydney Morning Herald (Australie) 17 octobre 2006 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le nouveau pouvoir islamique en Somalie a débarrassé le pays des pirates qui terrorisaient les navires de plaisance et les cargos au large de ses côtes.

Depuis que ce pays d’Afrique orientale a sombré dans l’anarchie il y a 15 ans, ses 4 000 kilomètres de côtes offraient un refuge pour des pirates armés qui utilisent des embarcations à grande vitesse pour s’emparer des bateaux de passage.

Mais depuis que la nouvelle Union des Tribunaux Islamiques a pris le contrôle de Mogadiscio et d’une grande partie du sud du pays, la piraterie a été pratiquement éliminée sous la menace de sévères punitions aux termes de la sharia.

Cette répression a été soulignée dans un rapport récent du Merchant International Group, spécialisé dans le conseil aux entreprises sur le commerce dans les points chauds autour du globe.

« L’emprise du pouvoir islamiste à travers les tribunaux islamiques mérite une attention particulière, » déclare l’organisation. « Plus de 40 attaques contre des bateaux avaient été signalées dans et autour des eaux somaliennes entre mars 2005 et juillet 2003, mais pas un seul acte de piraterie n’a été rapporté dans ce secteur dans les mois qui ont suivi [la prise de pouvoir des tribunaux).

La piraterie somalienne a fait la une en novembre dernier quand, à 70 miles nautiques de la côte, des embarcations chargées de bandits armés de mitrailleuses et de lance grenades avaient attaqué le Seabourn Spirit, un navire de croisière de luxe battant pavillon américain.

Les touristes à bord ont relaté comment ils avaient craint pour leurs vies jusqu’à ce que l’équipage parvienne à faire fuir les pirates en utilisant un sonic gun spécial qui émet un bruit à fort volume à en crever les tympans.

En guise de précaution, le Bureau Maritime International a conseillé aux navires de ne pas s’approcher à moins de 160 kilomètres de la côte somalienne.

La chute du nombre d’incidents de piraterie reflète le succès de l’Union des Tribunaux Islamiques à rester l’ordre et la loi sur la terre ferme. Jusqu’en été, la Somalie était largement sous le contrôle de seigneurs de la guerre rivaux. On pense que la plupart des organisations de pirates dépendaient des milices des seigneurs de la guerre.

Alors que leurs détracteurs disent que l’Union des Tribunaux Islamiques est un mouvement lié à al Qaïda qui prévoit d’introduire de strictes restrictions de la vie sociale dans le style des Talibans, dont l’interdiction des films et de la musique, de nombreux Somaliens ordinaires considèrent que c’est la seule alternative à l’anarchie.

La chute des actes de piraterie est attribuée à la menace de punir quiconque est impliqué par l’exécution ou l’amputation.

SOURCE

Ahmed Matar et Naji El Ali


Ils étaient de grands amis. Ahmed Matar est un poète irakien qui a énormément de succès; certains de ses poèmes ont été mis en musique.

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Naji El Ali est un célèbre caricaturiste palestinien assassiné par devinez qui? [le quotidien israelien Yediot Aharonot a publié une liste des symboles palestiniens assassinés par le Mossad parmi lesquels il y avait: Abou Jihad Khalil Alwazir, Ghassane Kanafani,….., mais aussi Naji El Ali]. Il est vrai qu’il avait reçu des menaces de mort d’un peu tout le monde.

« Au nom de l’homme », un film d’Andrea Canetta


interview par Silvia Cattori

L’œuvre émouvante du réalisateur Andrea Canetta « Au nom de l’homme » devrait être portée à la connaissance de millions de spectateurs. A ce jour, seules quelques milliers de personnes ont eu le privilège de voir ce film, honnête et sincère, qui raconte l’odyssée de Youssef Nada.
26 février 2009

Youssef Nada

Youssef Nada
Youssef Nada

Lors de la première projection publique du film « Au nom de l’homme » , Andrea Canetta, a relevé que, malheureusement, « des histoires, comme celle de Youssef Nada, dont les médias ne veulent pas parler, il y en a des milliers. Elles démontrent qu’un processus très subtil d’érosion de l’Etat de droit est en train de se dérouler en Occident ».

Silvia Cattori :

Votre film parle de l’histoire bouleversante d’un banquier italo-égyptien de renom, dont la vie a basculé quand, en 1997, des journalistes peu scrupuleux, probablement liés à des services de renseignements, ont voulu associer son nom au terrorisme. Il s’agissait, pour des forces alliées aux Etats-Unis, d’exagérer le phénomène du « terrorisme », de lui donner un visage, en peignant des croyants musulmans innocents sous les traits du diable, pour répandre la peur et préparer l’opinion publique aux prochaines guerres.

Le sort de Youssef Nada est devenu plus angoissant quand, après les attentats du 11 septembre 2001, son nom a été inscrit par l’administration Bush sur la « liste noire » de l’ONU. Le grand mérite de votre film est de démontrer que cet homme si cruellement piétiné est en réalité un homme de paix, un homme exceptionnel. Comme le révèle la médiation que Youssef Nada a tentée en 1989 en Afghanistan. Cet aspect paradoxal n’est-il pas la clé du film ?

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Amis Belges, le Mossad veille sur votre sécurité


Le titre de la dépêche, sous forme interrogative, cite le témoignage d’un ressortissant belge qui souhaite rester anonyme, d’où nous déduisons que son identité est connue du magazine qui donne cette information.
Certes, l’information est démentie par le ministère belge de l’intérieur. Mais, même si ce ministère est de bonne foi, que peut-il bien savoir des agissements du Mossad dans le royaume belge tant ce service dispose de complicités dans les appareils d’Etat de certains pays comme la Belgique?

Un local d’audition appartenant au Mossad à Zaventem?

Le Mossad, service secret israélien, dispose à l’aéroport de Bruxelles-national d’un local d’audition, sans fenêtre et avec des inscriptions en hébreu et des affiches au mur, affirme dans P-Magazine, un homme d’affaires belge qui veut rester anonyme.

Il affirme qu’il a dû se déshabiller complètement lors d’un interrogatoire très serré. Ce n’est qu’après ce contrôle qu’il a pu prendre son vol El Al. Le ministère de l’Intérieur dément qu’un tel local d’audition existe. Le député sp.a Dirk Van der Maelen compte soulever cette question au parlement. (belga)

Un guide en ligne pour fabriquer une bombe H, rédigé par la rédactrice de la rubrique culinaire… la «preuve» qui a conduit cet homme à Guantanamo


Par Jason Lewis, Mail on Sunday (UK) 8 février 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

binyam

Un ‘résident’ en Grande Bretagne détenu à Guantanamo Bay a été identifié comme terroriste après avoir avoué avoir visité un site web « humoristique » où on expliquait comment fabriquer une bombe atomique, a-t-on appris hier soir.

Mais le Mail on Sunday est en mesure de révéler que l’article incriminé – intitulé « Comment fabriquer une bombe H – avait d’abord été publié dans un magazine satirique étatsunien avant d’être inséré par la suite dans toute une série de sites web.

Binyam Mohamed, un ancien demandeur d’asile au Royaume Uni, a reconnu avoir lu les ‘instructions’ après avoir, selon des allégations, été battu, pendu par les poignets pendant une semaine et menacé d’un pistolet braqué sur la tête dans une prison pakistanaise.

Ce sont ces aveux qui ont apparemment convaincu le CIA qu’elle détenait un terroriste de premier plan d’Al Qaïda.

Rédigé par Barbara Ehrenreich, chargée de la rubrique culinaire de la publication, le journaliste de Rolling Stome Peter Biskind et le scientifique Michio Kaku, l’article affirme qu’une arme nucléaire peut être fabriquée en ‘utilisant une pompe à vélo’ et de l’uranium liquide ‘versé d ans un baquet et bien touillé.’

Malgré son aspect franchement satirique, l’article a amené la CIA à accuser Mohamed, un concierge âgé de trente ans, d’ourdir un attentat à la bombe sale avant de le soumettre à son ‘programme extraordinary rendition.’

Pendant ses huit années de détention, Mohamed aurait été transféré dans des centres secrets de torture de la CIA au Pakistan, au Maroc, dans une prison gérée par les USA, connue sous le nom de Dark Prison, près de Kaboul puis finalement à Guantanamo Bay.

Le ministère des affaires étrangères [britannique] refuse de rendre publics des documents classifiés concernant l’incarcération de Mohamed.

La semaine dernière, la Haute Cour a décidé que les 42 documents des services de renseignements devaient rester secrets. Cependant, les magistrats ont insisté sur le fait qu’ils n’avaient pas eu d’autre choix car le gouvernement les avait informés d’une ‘menace’ des USA de cesser toute coopération avec le Royaume Uni en matière de renseignement si les documents étaient divulgués par la Cour.

M. Miliband a alors été forcé de défendre cette argumentation devant le parlement en insistant sur le fait que les Etats-Unis avaient besoin ‘d’être assurés que leurs secrets étaient en sécurité avec nous.’

Néanmoins, des détails sur ce que Mohamed a dit à ses interrogateurs, mis au jour par notre journal, risquent de susciter des doutes supplémentaires sur la position de M. Miliband.

Nous sommes en mesure de révéler que le texte qui a apparemment causé les tourments de Mohamed ne pouvait en aucune façon être utilisé par un terroriste pour fabriquer une arme atomique. L’article satirique, publié dans le magazine Seven Days, indique que ses rédacteurs s’étaient vus accorder trois jours pour ‘concocter une bombe H réalisable. C’est ce qu’ils on fait et nous avons décidé de partager avec vous leurs secrets culinaires.’

Et d’ajouter : ‘Ce n’est pas que Seven Days soutienne le terrorisme. Ce n’est pas le cas. Nous préférerions mourir à cause de poisons familiers comme les radiations de basse intensité, les micro-ondes, le DDT ou les colorants alimentaires plutôt qu’inopinément, disons comme otages de nationalistes Lituaniens brandissant une bombe artisanale.’

La recette est très détaillée et ouvertement grotesque. On instruit le candidat à la fabrication d’une bombe de liquéfier l’uranium gazeux en le ‘soumettant à de la pression,’ en ajoutant que : ‘Vous pouvez utiliser une pompe à vélo à cette fin.’

Les instructions poursuivent : « Faites alors une centrifugeuse maison simple. Remplissez le quart d’un baquet ordinaire avec de l’hexafluoride d’uranium liquide.

’Attachez une corde de deux mètres à l’anse du baquet. Maintenant faites tourner la corde (et le baquet) autour de votre tête aussi vite que possible. Faites le pendant environ 45 minutes.

‘Ralentissez progressivement puis posez très délicatement le baquet au sol. L’U235 – un isotope d’uranium qui peut servir à déclencher une réaction en chaîne explosive – sera monté au sommet où on peut le récupérer comme on le fait avec de la crème. Répétez cette étape jusqu’à obtention des cinq kilogrammes d’uranium nécessaires’.

Hier soir, Clive Stafford Smith, l’avocat de Mohamed, a confirmé que cet article jouait un rôle central dans les assertions selon lesquelles son client planifiait un attentat à la bombe sale.

‘Des preuves déclassifiées corroborent les dires de Binyam selon lesquels il a été menacé – à l’époque où la Maison Blanche était obsédée par l’idée que des terroristes puissent accéder à des matériaux nucléaires,’ a-t-il ajouté. ‘Binyam leur a parlé d’un site web appelé ‘Comment fabri

* Il y a 2 mois

Détails supplémentaires

‘Je spécule, mais je pense que cette information a été envoyée directement à la Maison Blanche et d’est là que la paranoïa a démarré. Elle a autorisé les «méthodes d’interrogatoire améliorées» sur Binyam ainsi que son inclusion dans le programme «rendition.» C’est ainsi qu’ils ont commis la grave erreur de penser que c’était un terroriste important, le contraire d’un concierge de Londres.

‘Ce qui explique pourquoi ils ont pris quelqu’un d’insignifiant pour le soumettre aux pires tortures subies par un prisonnier des Etats-Unis ces sept dernières années.’


SOURCE

Qu’est-ce que le Hamas ?


mardi 27 janvier 2009, par Alain Gresh

Le Hamas suscite, sur ce blog et ailleurs, bien des frayeurs et des fantasmes, fondés souvent sur une méconnaissance du mouvement, de son histoire et de ses évolutions. Avant d’en venir à cette réflexion sur le Hamas, signalons que Le Monde diplomatique de février, en vente dans les kiosques, consacre un dossier de six pages aux événements de Gaza et à leurs conséquences sur la région.

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L’hommage à Muntazar Zaydî


Depuis qu’il a envoyé ses chaussures à la tête du terroriste
américain Bush, en signe d’adieu de l’Irak, le journaliste Muntazar
Zaydî est devenu le héros national dans le monde arabe. Partout, des
manifestations, des rassemblements de soutien, des articles, des
hommages, dont celui-ci, en toute modestie.

Muntazar Zaydî a relevé la tête des masses arabes, qui se sont vues
toutes entières en train de lancer leurs chaussures sur la tête de ce
criminel. Certains journalistes, voulant paraître professionnels,
modernistes, occidentalisés, font la moue. Ils auraient été d’accord
si…. D’autres responsables politiques, se haussant au-dessus des
masses, essaient d’en parler avec détachement, comme s’il s’agissait
d’un acte banal, pour montrer à leurs maîtres, américains, occidentaux
en général, qu’ils ne sont pas comme ces foules excitées, qu’ils
réfléchissent, qu’ils savent analyser, à tête froide.

Moi, je l’avoue, j’ai adoré le geste, et j’ai souhaité que les
chaussures touchent ce criminel en plein front. J’ai même souhaité que
les chaussures aient plus d’effet que de simples coups. Et je suis
certaine que des milliers et des milliers d’Arabes, et d’autres, comme
Hugo Chavez, par exemple, auraient voulu la même chose. Peu nous
importe qu’il soit journaliste, que ce geste soit professionnel ou
pas, mais le geste est symbolique. Il résume la situation.

Mais nos sentiments indiquent notre frustration, aussi. Jusqu’à quand
allons-nous applaudir les héros et ne pas les imiter ? Jusqu’à quand
allons-nous faire la surenchère pour de simples gestes, mais
significatifs, sans pouvoir oser faire de même ?

L’hommage, le véritable hommage par lequel on pourrait célébrer le geste de Muntazar
Zaydî, c’est de faire la même chose, c’est d’oser frapper l’ennemi,
oser se lever devant lui, oser lui cracher à la face notre haine, oser
l’affronter. Nous en sommes capables car nous le désirons si fort,
mais jusqu’à quand allons-nous continuer à vivre, par procuration, des
gestes héroïques comme celui-là ?

Des jeux internet sont parus, pour que nous puissions nous défouler,
battre Bush avec une, deux, trois chaussures. La première idée qui
nous traverse l’esprit c’est : qui veut nous aider à nous défouler ?
Quoi de plus simple que de lancer des chaussures fictives sur une tête
fictive et faire passer notre rage ? Qui a intérêt à nous faire
ravaler notre énergie dans des jeux vidéos ???

C’est toute la question. Saurons-nous nous lever comme Muntazar Zaydî
et affronter le véritable ennemi ??? Et ne pas, ne plus nous contenter
de vivre ces moments décisifs, par procuration ??

Rim
16 décembre 2008
source: liste assawra