Assad et Erdogan:l’obligation d’allégeance à « Etat juif » est fasciste et raciste

le projet fasciste et raciste d’Israël qui veut obliger les candidats non juifs à la citoyenneté à prêter allégeance à « l’Etat juif et démocratique d’Israël ».
« C’est un acte fasciste et raciste, cela ne doit pas nous étonner, cela fait partie d’un plan de longue date que les Israéliens appliquent graduellement. La Turquie, en tant que peuple et gouvernement, soutient le peuple palestinien, et les Turcs savent le plus la réalité d’Israël », a déclaré Assad lors d’une conférence de presse commune à Damas, en allusion à l’attaque sanguinaire sioniste contre les pacifistes de la flottille d’aide destinée à Gaza, qui a fait neuf martyrs.
« Il est désormais prouvé qu’Israël, qui se présente comme le seul pays démocratique au milieu du monde arabe et musulman, est un pays raciste », a-t-il ajouté.
Pour le chef d’Etat syrien, « ces décisions ne laissent paraître aucune volonté sérieuse de la part d’Israël de s’engager en faveur du processus de paix », relancé le 2 septembre à Washington mais bloqué par la poursuite de la colonisation israélienne en Cisjordanie en dépit des demandes de gel palestiniennes.
Erdogan a estimé de son côté que « personne ne peut imposer la citoyenneté à quiconque, d’autant plus de cette manière ».
Le cabinet israélien, dominé par la droite, a approuvé dimanche un projet d’amendement controversé contraignant les candidats non juifs à la citoyenneté israélienne à prêter allégeance à « l’Etat juif et démocratique d’Israël ».
Ce projet d’amendement doit encore faire l’objet de trois lectures au Parlement, où la coalition gouvernementale dispose d’une majorité écrasante.
La minorité arabe dans les territoires occupés par Israël (20% de la population) qualifie ce texte de « raciste », notamment parce qu’il vise les Palestiniens voulant s’y installer après s’être mariés avec des Palestiniens des territoires de 1948.
Par ailleurs, Recep Tayyip Erdogan a de nouveau appelé l’entité sioniste à présenter ses excuses
à la suite de l’offensive contre la flottille d’aide. ‘Ils ont été tués de sang froid. Trente balles ont été détectées dans les corps des pacifistes selon
le rapport médical après l’autopsie, et la communauté internationale a admis ce résultat », a-t-il dit,
s’étonnant de la partialité de certains pays en faveur de l’entité israélienne, malgré toutes ces
tragédies. L’histoire ne pardonnera pas aux pays neutres ou partisans d’Israël », a ajouté Erdogan.
Un film turc sur la Flottille de la Liberté
samedi 28 août 2010 – 07h:31
Blanca Lopez – El Pais

Le film La vallée des loups : Palestine a suscité la controverse depuis le début du tournage le mois dernier, qui se déroule dans le sud de la Turquie. Selon les déclarations de diplomates publiées dans la presse turque, le film pourrait aggraver les relations entre la Turquie et Israël, déjà délicates.
Le récit débute au moment où le navire Mavi Marmara approche la côte d’Israël la veille de l’assaut. Mais dans la version cinématographique, un commandement de forces spéciales turques fait prisonnier un commandant de l’armée israélienne en charge de l’attaque avant qu’elle ne commence.
Le film, d’un coût de 10 millions de dollars, « a tout pour réussir », déclare le producteur exécutif de Pana Films. La violence, le patriotisme, un ennemi commun et un héros, Polat Alemdar, que des millions de jeunes considèrent comme le James Bond turc.
La Vallée des Loups : la Palestine est le troisième d’une série qui a été inaugurée en 2006 avec un film sur l’invasion de l’Irak et dans lequel les marines américains capturent et assassinent des membres des forces spéciales turques. Le film a eu un grand impact dans le Moyen-Orient, où les personnages sont admirés et les acteurs traités comme des héros.
Le récit a valu a ses producteurs de dures critique pour son présumé antisémitisme et anti-américanisme.
« Dès le début, la succession de séquences de La Vallée des Loups fait appel au sentiment patriotique. Les Américains, par exemple, sont mauvais, ce qui est tout a fait novateur dans une superproduction et plaît énormément en Orient », a déclaré Ahmet Mete, étudiant en cinéma à l’Université d’Istanbul et adepte de la série.
Le titre de la production du film évoque la mythologie turque, dans laquelle un loup a conduit les Turcs loin d’une vallée où il y avait des ennemis. La Vallée des Loups : la Palestine sortira en novembre en Turquie, et plus tard dans 81 pays, dont l’Espagne.
17 août 2010 – El Pais – Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.elpais.com/articulo/inte…
Traduction de l’espagnol : Mariem
Turquie : cible d’un tir croisé
par Kharroubi Habib
Parce que la politique étrangère turque n’est plus dans l’alignement inconditionnel sur celles des Etats-Unis et de l’Union européenne, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, son gouvernement et son parti l’AKP sont la cible d’une virulente campagne médiatique diabolisante.
Ceux qui l’orchestrent à coups d’analyses et de commentaires alarmistes visent à convaincre que sous la houlette d’Erdogan et de l’AKP, la Turquie est en train de tourner irrémédiablement le dos à l’Occident et de basculer par solidarité islamiste dans le camp de ses ennemis les plus extrémistes.
Le soutien qu’Ankara manifeste à l’égard de la cause palestinienne est transformé en acte de solidarité avec le Hamas islamiste. Son refus d’intégrer le front anti-iranien dans le dossier du nucléaire est présenté comme procédant de l’affinité qu’Erdogan et l’AKP ressentent avec le régime des mollahs.
Mais la preuve la plus tangible qui, aux yeux des censeurs de la nouvelle politique étrangère turque, accrédite son virage anti-occidental est l’attitude franchement hostile à Israël adoptée par Ankara depuis l’agression par celui-ci de la bande de Ghaza, puis suite à l’arraisonnement tragique de la flottille pour la paix par la marine sioniste ayant fait neuf morts de citoyens turcs.
Usant de l’amalgame, la propagande anti-Erdogan et AKP impute la métamorphose qu’a subie la politique étrangère turque tout à la fois aux convictions islamistes dont ils seraient imprégnés, au populisme dans lequel ils baigneraient, et, pour faire bonne mesure, à leur irrépressible nostalgie de l’Empire ottoman qui fut en son temps le porte-drapeau des mondes arabe et musulman.
Selon cette propagande, la métamorphose, qui serait en train de se traduire en «rejet par Ankara d’Israël et de l’Amérique et par son ralliement au Hamas palestinien et à Téhéran», est indice que la Turquie aurait choisi de devenir «un pays du Moyen-Orient» comme les autres, aveuglé par la passion.
Dans le procès qui est ainsi fait au gouvernement de l’AKP, il n’est pourtant nullement évoqué la responsabilité des Etats occidentaux et d’Israël dans les révisions que celui-ci a opérées dans la politique étrangère turque. N’est-ce pas l’Union européenne par exemple, qui, en humiliant Ankara au sujet de sa candidature à l’adhésion européenne, l’a contraint à opter pour l’alternative d’affirmer sa personnalité islamique et sa proximité avec le monde arabo-musulman ? Israël n’a-t-il pas avivé le sentiment de solidarité islamique du peuple turc en agressant, avec l’atrocité que l’on sait, la population ghazaouie et provoqué sa fierté nationale en attaquant le bateau turc faisant partie de la flottille de la paix ?
Erdogan n’est pas le «fou de Dieu» dont la propagande israélo-occidentale s’échine à camper l’image. C’est un homme d’Etat qui ne veut plus que son pays soit uniquement préposé à la défense des intérêts occidentaux. Rôle qu’il a assumé pendant des décennies, pour n’en retirer que de maigres et circonstanciels dividendes. C’est un tout autre rôle qu’il veut que la Turquie joue dorénavant. Celui d’un pays et d’un Etat qui ont des intérêts internationaux et régionaux dont ils sont seuls juges.
La Turquie s’éloigne de l’Occident, comme le reste du monde, par Semih Idiz
par Semih Idiz, Hurriyet Daily, 31 mai 2010
Le best-seller de Fareed Zakaria titré « Le monde post-américain et l’essor du reste du monde. » est une lecture fascinante, un livre prémonitoire. La question de l’Iran s’inscrit parfaitement dans cette perspective. Le problème va bien au delà des actuelles ambitions nucléaires de Téhéran. Cette affaire est en train de se transformer en une impasse qui dessine une nouvelle division du monde.
Cette division peut être caractérisée ainsi : « L’Occident et le Reste du monde, » pour reprendre l’expression de Zakaria. Le développement de pays comme l’Inde, la Chine, le Brésil et la Russie – en d’autres termes « le Reste » – dessine un nouveau paysage mondial qui ne répond pas aux vœux de l’Occident.
La Turquie, qui connait également une croissance rapide, montre des tendances plus en plus marquées en direction du « Reste », et moins vers « l’Occident ». Ceci est interprété comme par certains en Europe et aux États-Unis comme une « islamisation de la politique étrangère turque », mais cette évolution pointe vers quelque chose de bien plus significatif.
L’émergence de ce nouvel ordre mondial ne constitue bien évidemment pas une surprise. Il était prévu par ceux qui sont suffisamment compétents pour en déceler les signes avant-coureurs. Nombre d’historiens occidentaux, d’économistes, et des chercheurs en sciences humaines ont décrit ce processus depuis un certain temps.
Quelques noms viennent immédiatement à l’esprit, notamment ceux de Walter Laqueur (« Les derniers jours de l’Europe : une épitaphe pour le vieux continent »), Joseph E. Stiglitz (« La Grande Désillusion »), et Zakaria, mentionné ci-dessus.
Même un Timothy Garton Ash, apparemment optimiste dans « Monde Libre : l’Amérique, l’Europe et le futur inattendu de l’occident » décrit ce qui se adviendra si le lien de transatlantique n’est pas renforcé dans toutes ses dimensions, ce qui est bien sûr plus facile à dire qu’à faire, comme l’admet l’auteur.
Dans le même temps, l’anti-occidentalisme en général et particulièrement l’anti-américanisme deviennent de plus en plus palpable chez les Turcs. Rester partisan de l’orientation occidentale de la Turquie dans ce climat devient un défi pour une élite minoritaire. Mais l’éloignement de la Turquie des États-Unis et de l’Europe n’est pas quelque chose qui inquiète les Turcs dans leur majorité.
Cette attitude à l’égard de l’Occident n’est à l’évidence pas spécifique aux Turcs. De la Russie à l’Inde, de la Chine à l’Afrique on assiste à une réaction croissante et forte contre l’Occident. Certains parlent d’un retour de bâton « post-colonial. »
Roberto Fao, un doctorant à l’Université d’Harvard qui a écrit pour le Financial Times, a travaillé à la Banque Mondiale et été consultant pour des projets gouvernementaux, propose des vues intéressantes sur la question.
Dans une tribune publiée par EUobserver.com le 25 mai, M. Fao affirme que les Européens doivent aujourd’hui « se demander pourquoi ils provoquent si peu de respect dans le monde. » Il cite Kishore Mahbubani, le doyen de la Lee Kwan Yew School of International Affairs de Singapour, qui soutient que l’Europe ne comprend pas à « quel point elle devient peu pertinente pour le reste du monde. »
M. Fao rappelle également que Richard Haas, le président du Council on Foreign Relations, a déclaré publiquement « adieu à l’Europe en tant que puissance de haut rang. » M Fao ne croit cependant pas que l’on puisse négliger cette situation, en n’y voyant qu’une simple « jalousie » de la part des non-européens.
« Au contraire », écrit-il, « j’y discerne une vérité plus dérangeante. Les pays du monde entier ne supportent plus depuis longtemps l’ingérence et les leçons de morale de l’occident, et ont acquis assez de confiance pour parler haut face à une Europe dont l’influence mondiale n’est plus considérée comme assurée ».
Dans son livre, Zakaria parle de la même « confiance » que des nations ont gagnée face aux États-Unis, avec quelques raisons pour ce faire.
« Les plus grandes tours, les plus grands barrages, les films à succès, et les téléphones mobiles les plus sophistiqués sont tous réalisés désormais à l’extérieur de l’Europe et les États-Unis », note-t-il, en ajoutant que « les pays qui manquaient par le passé de confiance politique et de fierté nationale les acquièrent. »
A la suite du monde bipolaire, le monde unipolaire semble lui aussi en train de s’effondrer, donnant naissance à un monde multipolaire où les possibilités de « l’Occident » sont en déclin, tandis que celles du « Reste » augmentent progressivement.
De fait, si l’Iran doit bien sûr être empêché d’obtenir une arme nucléaire – tout comme Israël et tous les autres devraient être obligés de mettre fin à leurs programmes et d’abandonner leurs stocks d’armes nucléaires existants – l’enjeu va bien au-delà.
Il s’agit d’un nouvel ordre qui va exiger des réponses très différentes à ce que nous connaissons aujourd’hui, si l’on veut que les problèmes brulants ne mènent pas à des affrontements dont personne ne sortira gagnant au bout du compte.
Recueillement devant Ambassade de Turquie – vendredi 11 à 16h00 rue Montoyer 4
Suite aux agressions militaires des pirates israéliens qui ont couté la vie à nos frères humanistes turcs, nous souhaitons nous recueillir devant l’ambassade de Turquie pour plusieurs minutes de silences.
rue montoyer 4, metro art-loi et trone
Vous êtes les bienvenus avec fleurs, bougies, petits mots, amour et recueillement.
Peu importe notre (a)religion – Nous sommes tous Palestiniens, Nous sommes tous Turcs.
Erdogan envisage lui-même de se diriger vers la bande de Gaza
Erdogan envisage lui-même de se diriger vers la bande de Gaza
05/06/2010
Selon la presse turque, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan envisage de se rendre en personne vers la bande de Gaza pour briser le siège imposé par l’armée de l’occupation israélienne, une idée qu’il a exposé aux instances officielles proches de lui.
Selon des sources turques haut-placées, Erdogan a même informé l’administration américaine qu’il a l’intention de demander à la marine turque d’accompagner une nouvelle flotte humanitaire prête à aller à Gaza, mais l’administration américaine lui avait demandé d’attendre pour étudier la question.
« Même si le monde entier détourne le regard de ce carnage, la Turquie ne le fera pas; si le monde reste en spectateur, la Turquie ne regardera pas, les bras croisés, le sang couler, et si le monde tourne le dos à la Palestine, la Turquie ne tournera pas le dos à al-Qods, à Gaza et au peuple palestinien », avait déclaré Erdogan dans une allocution prononcée hier devant une foule imposante à Konya, martelant: « Que personne n’éprouve la patience de la Turquie ».
Erdogan a tenu à souligner que chaque ville palestinienne avait la même place que chaque ville de Turquie : «le sort de Jérusalem est liée au sort d’Istanbul.. et le sort de la bande de Gaza est intimement liée à celui d’Ankara. »
Et de poursuivre : « Israël considère le nourrisson palestinien comme un terroriste et largue contre des bombes à phosphore; on voit aujourd’hui certains pays du monde qui le soutiennent et couvrent ses crimes ».
Erdogan a appelé l’humanité et les pays du monde à protester contrele carnage commis par « Israël » dans les eaux internationales. « Il s’agit d’un problème entre Israël et 32 pays du monde participant à la flottille de la liberté agressée par Israël », a fait noter Erdogan, qui invite tous les pays du monde, dont entre autre la Russie, l’Allemagne, le Royaume Uni et la France, en particulier, à faire preuve d’équité en traitant cette agression « intervenue dans les eaux internationales, contre un navire civil et non militaire, levant le drapeau blanc ».
Il a affirmé que la Turquie a ouvert son enquête et travaillera pour que son enquête s’étende et prenne un caractère régional et international.
Il faut dire que le gouvernement turc est affronté à de fortes pressions politiques et populaires internes pour annuler ses accords militaires avec « Israël », mais l’établissement militaire turque s’y oppose totalement
A cet égard, Bülent Arınç, vice-Premier Ministre turc, a indiqué que son pays est en train de reconsidérer les accords de son pays avec « Israël » et qu’il pourrait aller jusqu’à les réduire au minimum ses relations avec ce dernier. « Nombre d’accords intervenus entre les deux parties dans les domaines militaires et économiques sont mis à l’examen, et nous sommes fort sérieux à ce sujet », a-t-il précisé.
Ceci dit, l’ambassadeur turc à Washington, Namik Tan a indiqué que son pays pourrait couper ses relations diplomatiques avec « Israël », si ce dernier ne présentait pas au peuple turc et à son gouvernement des excuses officielles.
Namik Tan, qui s’exprimait devant un certain nombre de journalistes dans la capitale américaine, a ajouté que l’entité sioniste pouvait empêcher la détérioration des relations entre les deux pays, sous trois conditions : la première, présenter des excuses publiques, la seconde accepter une enquête indépendante et transparente des événements de l’opération israélienne contre la flotte, et la troisième lever le siège imposé à la bande de Gaza.
Tan a mis en garde « Israël » qu’il est sur le point de perdre un ami.
Erdogan : Israël doit être « puni » pour ce « massacre »
mercredi 2 juin 2010 – 05h:52
Al Jazeera

Recep Tayyip Erdogan, le Premier ministre turc, a déclaré qu’Israël devrait être « puni » pour son « massacre » de militants au cours de ses attaques contre un convoi d’aide humanitaire qui se dirigeait vers la bande de Gaza.
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Recep Tayyip Erdogan, le Premier ministre turc
L’acte de piraterie de lundi a entraîné la mort d’au moins 10 passagers à bord de la « Flottille de la Liberté », et des dizaines d’autres ont été blessés.
Erdogan a prévenu que personne ne devrait mettre à l’épreuve la patience de la Turquie et il a aussi déclaré que l’action israélienne était une « attaque contre le droit international, la conscience de l’humanité et la paix mondiale. »
Notre dernier port s’appelle Liberté
strong>Envoi d’une flottille au printemps pour rompre le siège de Gaza
* IHH, Ahmet Emin +90 530 341 19 34
* Free Gaza Movement, Eliza Ernshire +44 754 011 22 94
[Istanbul, Turquie] Aujourd’hui le mouvement Free Gaza et la Fondation turque de secours (IHH) ont annoncé une opération conjointe : 10 bateaux seront envoyés au printemps de 2010 vers la bande assiégée de Gaza. Des organisations de Grèce, Irlande et Suède ont également promis d’envoyer des bateaux qui se joindront à la flottille du mouvement Free Gaza et de la Turquie.
M. Bulent Yildirim, président de IHH, a déclaré « nous partons au printemps à Gaza et notre dernier port sera la liberté ; liberté pour 1,5 millions de Palestiniens auxquels on refuse le droit de reconstruire leur société. Nous n’arrêterons nos voyages que lorsqu’Israël aura levé son siège ».
Deux cargos feront partie de la flottille, l’un donné par la Fondation malaisienne Perdana et le second, un don de IHH. Les deux seront chargés de matériaux de construction, de générateurs et de matériel éducatif dont l’entrée à Gaza est interdite par Israël depuis son attaque brutale contre la population civile il y a un an. À bord des nombreux bateaux de passagers escortant les cargos, se trouveront des parlementaires du monde entier ainsi que de journalistes et des militants des droits humains connus.
Selon la présidente du mouvement Free Gaza, Huwaida Arraf, « le blocus illégal de Gaza et l’intransigeance continue d’Israël sont un pied de nez au droit international. Si nos gouvernements ne prennent pas position pour mettre fin à la persécution par Israël de la population palestinienne, la société civile mondiale le fera.
Le mouvement Free Gaza, groupe de défense des droits humains, a envoyé deux bateaux à Gaza en août 2008. Ce fut la première fois en 41 ans que des bateaux internationaux arrivèrent à Gaza. Depuis, il y eu sept autres voyages avec des parlementaires, des militants des droits humains et d’autres dignitaires partis pour être témoins des conséquences entraînées par les politiques israéliennes draconiennes contre les civils de Gaza. Les trois derniers voyages ont été illégalement arrêtés par la marine israélienne : en décembre 2008, elle a éperonné le DIGNITY dans les eaux internationales ; elle a arrêté le SPIRIT OF HUMANITY dans sa course en menaçant de tuer tous les passagers, et l’a détourné le 1er juillet 2009 en enlevant les passagers et en les jetant en prison pendant une semaine.
Depuis 1992, la Fondation turque de secours (IHH) a fourni une assistance humanitaire aux civils victimes de guerre ou de désastres naturels dans le monde entier. L’un des principaux objectifs de l’IHH est de prendre les mesures nécessaires pour prévenir toute violation des libertés et des droits civils fondamentaux. L’IHH fournit une aide pour que les sociétés puissent reprendre leur vie quotidienne et retrouver leur indépendance, tout en renforçant le leadership et les institutions des communautés qui sont devenues tributaires de l’assistance.
http://www.almanar.com.lb


