Négationnisme : al-kanz et ses lecteurs font reculer les magasins Auchan


 

Les protestations initiées par le site al-kanz après la mise en vente, par la chaîne Auchan, d’un jeu négationniste, plaçant carrément le dôme du Rocher à Al Qods (Jérusalem) sous la bannière israélienne, ont été payantes.

Auchan a apparemment mis fin au scandale, rapporte le site al-kanz, qui avait invité ses lecteurs à intervenir auprès de la chaîne.

Voici l’offre qui figurait encore jeudi sur le site de l’enseigne :

Mais vendredi, en y retournant, al-kanz en a constaté la disparition, comme l’atteste cette capture d’écran.

Il semble qu’on ait été en présence d’une provocation délibérée, al-kanz précisant en effet que le même jeu avait été commercialisé pendant des années, sans la présence malvenue du drapeau israélien.

Source : https://www.al-kanz.org/2016/03/11/dome-du-rocher-israelien/

CAPJPO-EuroPalestine

Trêve en Syrie : « C’est comme si on invitait les Syriens à s’entretuer »


En excluant de la trêve annoncée le front Al-Nosra, l’accord n’empêchera pas les bombardements russes et syriens contre les rebelles alliés objectifs d’Al-Nosra sur le terrain. Interview du spécialiste Ziad Majed.

Dans la région de Deraa dans le sud de la Syrie. (Photo d'illustration) (MOHAMAD ABD ABAZID / AFP)Dans la région de Deraa dans le sud de la Syrie. (Photo d’illustration) (MOHAMAD ABD ABAZID / AFP)

270.000 personnes tuées en Syrie depuis 2011 et combien d’espoir de cessez-le-feu douchés. Encore une fois, la trêve annoncée lundi 22 février par les Etats-Unis et la Russie ne suscite pas un grand optimisme. Pour le spécialiste de la Syrie, Ziad Majed, professeur des études du Moyen-Orient à l’université américaine de Paris, cet accord montre une « volonté politique de maintenir le processus politique en vie, de dire qu’il est possible finalement, après une certaine trêve, de reprendre les négociations avec Bachar al-Assad ».

Sur le terrain, s’il peut permettre l’acheminement de l’aide humanitaire et du ravitaillement dans les villes assiégées, le cessez-le-feu ne tient pas la route. En excluant de cette trêve l’Etat islamique(EI), la coalition menant sa propre guerre contre les djihadistes, mais surtout le front Al-Nosra, allié objectif de certains groupes rebelles syriens, l’accord laisse faire les bombardements russes sur les positions tenues par les rebelles qui combattent Bachar al-Assad. Décryptage par Ziad Majed,auteur de  Syrie, la révolution orpheline, (Ed.Sindbad/Actes Sud). 

Barack Obama a insisté sur la nécessité du respect de cet accord pour notamment « se concentrer » sur le combat contre l’EI. Cette trêve aura-t-elle des conséquences sur les djihadistes ?

– Je ne pense pas que cela aura des conséquences directes. L’EI, d’ailleurs, se prépare déjà à une campagne militaire pour faire face à une possible concentration de feu sur ses troupes. Une intensification des bombardements sur les positions des djihadistes ne changera rien sur le terrain tant qu’il n’y a pas de possibilités de mener une guerre terrestre contre ces derniers. Une telle guerre ne peut se réaliser sans un consensus politique entre Syriens.

Or, ce consensus ne peut pas être trouvé puisque l’opposition n’acceptera jamais une alliance avec Bachar al-Assad dont le régime a tué plus de 90% des victimes civiles du conflit. Il n’y a aucune raison pour eux de se sacrifier pour une lutte contre l’EI qui permettrait que leur bourreau reste en place. Réduire toute la cause syrienne à une guerre contre l’EI est une perception occidentale qui ne prend pas en considération les centaines de milliers de Syriens tués et les millions de Syriens blessés, détenus et déplacés, même si, bien sûr, il faut lutter aussi contre l’EI.

En revanche, si cet accord n’aura que des conséquences négligeables sur l’EI, sur le front Al-Nosra, les conséquences seront plus compliquées pour l’opposition.

Pourquoi ?

– Il faut rappeler certaines éléments importants. Al-Nosra est la force principale dans la région d’Idlib, au nord-ouest de la Syrie. Elle est également présente à Alep, et beaucoup moins dans le sud du pays à Deraa.

La direction d’Al-Nosra a fait allégeance à Al-Qaïda après la naissance de l’EI en 2013 dans un contexte de concurrence entre les deux groupes djihadistes. Mais une grande partie des membres d’Al-Nosra sont des enfants des villes et des villages où ils combattent. Ils ont rejoint Al-Nosra parce que le groupe paye mieux, parce qu’ils sont plus disciplinés, mieux équipés. Al-Nosra a conclu des accords avec une partie de l’opposition armée, notamment avec Ahrar al-Shal, les « Libres du Levant », une des grandes forces militaires, islamistes mais pas djihadistes, de l’opposition.

Ils ont créé en 2014 « L’armée de la conquête » qui a gagné trois grandes batailles contre les forces du régime, et contrôle aujourd’hui tout le gouvernorat d’Idlib. Ils ont été visés par l’aviation russe dès le 30 septembre. Tout le monde sans distinction. Rien ne permet de dire que ça ne va pas continuer.

Et puis, il y a d’autres groupes, qui ne sont pas liés à al-Nosra directement car il ne partagent ni leur idéologie, ni leur programme politique, mais qui évitent les hostilités : les groupes de l’Armée syrienne libre, les bataillons et les brigades locaux, que ce soit à Idlib ou à Alep.

Les Russes pourront toujours dire qu’ils bombardent al-Nosra, alors qu’ils cibleront ces rebelles. Par ailleurs, le régime syrien considère tous les groupes rebelles comme terroristes. Rien n’est vraiment clair.

Comment vont réagir les forces de l’opposition ?

– Ca va être compliqué, parce qu’avec cet accord on leur demande de se désolidariser d’Al-Nosra. Mais certains sont de la même famille, du même village ! Cette trêve, même si certains peut-être la souhaitent, peut entraîner des conflits entre Al-Nosra et l’opposition syrienne. Al-Nosra, s’ils sont visés, va forcer les autres à se positionner : avec ou contre eux. S’ils les abandonnent, ils perdent des alliés de poids, s’ils restent, ils seront des cibles eux-mêmes.

En fait, c’est comme si on les invitait à s’entretuer pour montrer qu’ils ne sont pas terroristes. C’est ce que les Russes et Assad souhaitent. On les force à une guerre civile dans chaque ville et village sans proposer, un instant, une perspective politique globale.

Dans les territoires contrôlés par l’EI, il n’y aura pas ce genre de problèmes car ils ont chassé tout le monde.

Cet accord entérine-t-il le fait que la priorité de la lutte c’est l’EI, et non plus Bachar al-Assad ?

– C’est plus ou moins cela, même si les Américains insistent en même temps pour dire que Bachar al-Assad « doit partir ». Sauf que dire « doit partir » sans aucune mesure politique ou militaire, avec une accélération de l’offensive contre l’EI, maintient, ce qu’ils appellent, des « ambiguïtés constructives ». Mais en faisant cela, ca devient  « des ambigüités destructrices » dans le cas syrien où la crise pourrit de plus en plus.

Du côté russe, évidemment, c’est Assad le partenaire, il faut anéantir l’opposition. Pour qu’on ne puisse plus choisir qu’entre Assad et l’EI.

Dans une interview au journal espagnol « El Païs », le président syrien dit vouloir être « celui qui aura sauvé son pays ». Peut-on imaginer qu’un accord est déjà négocié pour le laisser au pouvoir ?

– Il y a deux interprétations. L’une, optimiste, qui veut, en effet, qu’il y a déjà des accords entre Russes et Américains qu’ils imposeront à tous les autres acteurs du conflit et qui maintiendra Assad au pouvoir. Les Russes promettant qu’il ne se représentera pas à la fin de son mandat, qu’il y aura une transition après que la guerre contre le terrorisme soit gagnée.

L’autre interprétation, qui me semble plus réaliste, c’est qu’Assad, lui-même, veut rester en créant toutes les conditions pour qu’il soit incontournable. Rien ne le force à partir : les Russes resteront garant de sa présence, les Etats-Unis vont bientôt changer d’administration, et leur nouvelle politique étrangère va mettre du temps à s’élaborer. Cela ne m’étonnerait pas qu’il prépare sa propre succession. Son fils s’appelle Hafez comme son père.

Propos recueillis par Sarah Diffalah

source

#SAFEPASSAGE NOW! :


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FR// Le 27 février, des citoyens se mobilisent dans toute l’Europe pour réclamer à nos gouvernements et aux institutions européennes d’agir maintenant pour garantir les droits humains fondamentaux de toute personne cherchant protection en Europe.

13h30 – Rassemblement – Esplanade de la gare du Nord – Bruxelles
14h – Départ de la manifestation
16h – Discours, musique, stands et convivialité
17h – Fin

NL// Op 27 februari 2016 komen burgers in heel Europa op straat om te eisen van onze regeringen en de Europese instellingen dat ze de fundamentale mensenrechten garanderen voor al wie bescherming zoekt.

13u30 – Verzamelen – Plein voor het Noordstation – Brussel
14u – Vertrek
16u – Toespraken, muziek, eetkraampjes en gezelligheid!
17u – Eind

EN// On 27 February 2016 European citizens will come together in cities across the continent to stand up for human rights in Europe. We are demanding that our governments and European institutions take action now to guarantee the fundamental human rights of people seeking protection.

13.30: Meeting point Esplanade – Brussels North Station
14.00: Start of the march
16.00: Arrival – speeches, music, meeting place
17.00: End

FR//NL//EN

Le 27 février 2016, les citoyen.ne.s européen.ne.s se mobilisent massivement pour manifester en faveur des droits de l’Homme à travers toute l’Europe.

Ce sont plus de 80 villes dans 20 pays d’Europe et du monde qui manifesteront ce jour-là pour demander aux institutions européennes et à nos gouvernements d’agir pour ouvrir des voies de passage sûr pour toute personne qui cherche protection.

#SAFEPASSAGE : des routes sûres et légales : plus aucun mort à nos frontières.
#SAFEPASSAGE : une protection de tou.te.s les réfugié.e.s tout au long de leur parcours en Europe.
#SAFEPASSAGE : des normes d’accueil et d’asile élevées dans tous les pays européens et la cessation de la limitation des droits des demandeur.se.s d’asile et des réfugié.e.s – leur permettre de garder leurs possessions, de faire venir leur famille, d’avoir une stabilité en termes de droit de séjour.

Ces personnes fuient la guerre, la persécution et la famine. Le décompte de 363 femmes, hommes et enfants décédés en Méditerranée rien qu’en janvier 2016 ou les conditions de vie inhumaines dans les camps de Calais et Dunkerque nous le montre quotidiennement.

Il est aujourd’hui urgent d’agir.
Rejoignez-nous à Bruxelles et réclamons à nos gouvernements et aux institutions européennes de garantir les droits humains fondamentaux de toute personne cherchant protection, déjà présente ou non sur le territoire européen.

Une initiative citoyenne en collaboration avec la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés, Bredene met een hart voor vluchtelingen, Solidarity4all, Community support group for refugees, Réseau Inter-Collectif Refugees.

Avec le soutien du CIRE, de Vluchtelingenwerk Vlaanderen, de Médecins Sans Frontières, de Médecins Du Monde, de Hart boven hard, de Tout Autre chose, d’Amnesty International, d’Agir pour la Paix, du MRAX, d’Amitiés sans frontières, du réseau ADES, de Greenpeace, de la Ligue des droits de l’homme, de Change Partnership, du Colectivo García Lorca, du CNCD-11.11.11, de Clowns Without Borders, de deMens.nu, du Centre d’action laique, d’Oxfam Solidarité, de WeCanHelp, du MOC, de Humanistisch-Vrijzinnige Vereniging, de la CSC-ACV et la FGTB/ABVV.

La liste des participants: https://www.facebook.com/events/586531178166656/permalink/587252931427814

NL//

#SAFEPASSAGE NOW!
Op 27 februari 2016 komen burgers in heel Europa op straat om te betogen voor de mensenrechten in Europa.
In meer dan 80 steden in 20 landen in Europa en de rest van de wereld wordt er op die dag betoogd om te eisen van onze regeringen en de Europese instellingen dat ze nu actie ondernemen om een veilige doortocht mogelijk te maken voor al wie bescherming zoekt.
Sluit je bij ons aan in Brussel en eis van onze regeringen en de Europese instellingen dat ze de fundamentale mensenrechten garanderen voor al wie bescherming zoekt.

#SAFEPASSAGE : veilige en wettelijke routes: geen doden meer aan onze grenzen.
#SAFEPASSAGE : bescherming voor alle vluchtelingen tijdens hun volledige reis door Europa.
#SAFEPASSAGE : hoge normen qua opvang en asiel in alle Europese landen, geen afbreuk meer doen aan de rechten van asielzoekers en vluchtelingen, dus ook ervoor zorgen dat zij hun bezittingen mogen behouden, gezinshereniging toelaten en stabiliteit garanderen wat het verblijfsrecht betreft.

Deze mensen vluchten voor oorlog, vervolging en honger. Getuige daarvan zijn de 363 vrouwen, mannen en kinderen die in januari 2016 verdronken zijn in de Middellandse Zee en de mensonwaardige leefomstandigheden in de kampen in Calais en Duinkerke.

Het is dringender dan ooit om een veilige doortocht te garanderen.
Stap met ons mee in Brussel en eis van onze regeringen en de Europese instellingen dat ze de mensenrechten garanderen voor al wie bescherming zoekt, zowel wie hier reeds is als wie nog zal komen.

Een burgerinitiatief in samenwerking met het Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés, Bredene met een hart voor vluchtelingen, Solidarity4all, Community support group for refugees, Réseau Inter-Collectif Refugees.

Met de steun van CIRE, Vluchtelingenwerk Vlaanderen, Artsen Zonder Grenzen, Dokters van de Wereld, Hart boven hard, Tout Autre chose, Amnesty International, Agir pour la Paix, MRAX, Amitiés sans frontières, ADES, Greenpeace, Ligue des droits de l’homme, Change Partnership, Colectivo García Lorca, CNCD-11.11.11, Clowns Without Borders, deMens.nu, Centre d’action laique, Oxfam Solidariteit, WeCanHelp, MOC, Humanistisch-Vrijzinnige Vereniging, ACV-CSC en FGTB/ABVV.

De link naar de andere Europese deelnemers: https://www.facebook.com/events/586531178166656/permalink/587252931427814

EN//

#SAFEPASSAGE NOW!

On 27 February 2016 European citizens will come together in cities across the continent to stand up for human rights in Europe.

More than 60 cities in 19 countries in Europe and the world are taking part in this demonstration to ask our governments and the European Institutions to take action now to open safe passage routes for all those who seek protection.

#SAFEPASSAGE : legal and safe routes: no more deaths at our borders.
#SAFEPASSAGE : protection for refugees on their travel through Europe.
#SAFEPASSAGE : high standards of reception and asylum in all European countries, no longer diminishing the rights of asylum seekers and refugees, allowing refugees to keep their belongings, allowing them to be reunited with their families and providing stability as far as their right of residence is concerned.

These people are running away from war, persecution and starvation. A death count in the Mediterranean Sea of 363 women, men and children in January 2016 and appalling conditions in refugee camps like Calais and Dunkirk speak for themselves.

The need to provide safe passage has never been more urgent.
Join us in Brussels to ask our governments and the European Institutions to guarantee the fundamental human rights of people seeking protection, both those already here and those yet to come.

A citizens’ initiative in cooperation with Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés, Bredene met een hart voor vluchtelingen, Solidarity4all, Community support group for refugees, Réseau Inter-Collectif Refugees.

Supported by CIRE, Vluchtelingenwerk Vlaanderen, MSF, MDM, Hart boven hard, Tout Autre chose, Amnesty International, Agir pour la Paix, MRAX, Amitiés sans frontières, réseau ADES, Greenpeace, Ligue des droits de l’homme, Change Partnership, Colectivo Garcia Lorca, CNCD-11.11.11, Clowns Without Borders, deMens.nu, Centre d’action laique, Oxfam Solidarity, WeCanHelp, MOC, Humanistisch-Vrijzinnige Vereniging, ACV-CSC et FGTB/ABVV.

Check the list of European participants here: https://www.facebook.com/events/586531178166656/permalink/587252931427814

Indigne d’êtres supposément humains


Je rentre de Zeebrugge…

Une quarantaine de migrants excédés par l’angoisse, le froid et la fatigue.
Harcelés par la police, controlés 4 fois par les mêmes flics en quelques heures, une vingtaine venus de Bruxelles, ils marquent les migrants avec des bracelets et des numéros, les visages contre le combi, les bras et jambes écartés, comme des criminels, puis relâchés…

Des dizaines et des dizaines de flics partout, à cheval, en vélo, en combi!

Harcelés par la presse, une poignée fait son boulot avec éthique, d’autres n’hésitent pas à forcer la photo, à agresser avec la caméra, à crier sur les migrants « WHY? WHY NO PHOTO!? » sans tacts, sans respect, sans prendre le temps de discuter avec les personnes…Ils se sentent apparement plus « importants » que les migrants!

Une église ouvre ses portes pour la nuit, des citoyens viennent dire quelques mots d’encouragements, certains amènent de quoi les nourrir, d’autres viennent les insulter…

Monde de fou…

On aurait parfois honte d’être Belge


Leopold Lippens, bourgmestre de Knokke, réagit à la crise des migrants: « Qu’on fasse un camp comme à Guantanamo, sans les torturer »

P.N.

Souhaitant obtenir des réactions au sujet de la crise des migrants et du démantelement prochain de la « jungle de Calais », Sudpresse a notamment pris contact avec le bourgmestre de Knokke, Leopold Lippens. Ce dernier a un avis bien tranché…

« Allô Monsieur Lippens? Nous vous appelons au sujet des migrants… »

Cette simple phrase, prononcée ce mardi matin dans la rédaction de Sudpresse, a eu le don de faire sortir le bourgmestre de Knokke, Leopold Lippens, de ses gonds! « Ce qui commence à me pomper l’air, c’est qu’on ne parle plus que des migrants, de l’EI, des musulmans », lâche le comte. « Bon, les gens rentrent dans notre pays. Soit ils ont la permission de rester, ils sont en règle. Soit, ils sont illégaux. Alors, avec eux, qu’on fasse un camp comme à Guantanamo. Sans les torturer. Et qu’on les envoie dans leur pays! Et qu’on n’attende pas la décision du procureur du Roi pour leur demander de quitter le pays dans les 5 jours. »

Refusant de voir des camps prendre forme sur la côte belge, Leopold Lippens va même beaucoup plus loin. « Les Français jouent les Sainte-Nitouche en laissant prendre le tram aux migrants de Calais. Ils s’arrêtent à La Panne puis ils prennent la direction de Zeebrugge où ils espèrent tenter l’aventure pour l’Angleterre. La police n’est plus assez efficace. Il y a 3 millions de musulmans qui veulent arriver en Europe. Supposons qu’ils aient trois enfants. Ils seront 20 millions de plus dans 20 ans puis, un jour, ils seront 100 millions. On ne veut pas de cela. On aurait dû rester dans une Europe à 9 et fermer les frontières! Heureusement qu’on a la N-VA. Avec les socialistes, on aurait 80.000 illégaux de plus. Et ils auraient reçu leur carte de séjour et ils pourraient voter aux prochaines élections! »

source

Syrie : Polémique autour d’un documentaire produit par la TV française


lundi 22 février 2016

 
Syrie : Polémique autour d’un documentaire produit par la TV française
Samah Soula

 

Diffusée jeudi 18 février sur France 2, l’émission Un oeil sur la planète consacrée à la Syrie est vivement critiquée pour son parti-pris pro-régime syrien. S’il est source d’indignation, le documentaire réalisé par Samah Soula est salué par les pro-régime Al Assad. « Il est en réalité à l’image d’un certain débat public actuel, qui lit de nombreux conflits à l’étranger à travers un prisme tronqué, foncièrement islamophobe et occidentalo-centré », écrit Marie Peltier dans l’Express. Quand France 2 se fait le porte-voix de Damas. Décryptage.

 

Dès les premières minutes du docu, on comprend que l’axe principal consiste en une démonstration bancale selon laquelle la nécessité du départ de Bachar al Assad ne serait qu’une lubie des dirigeants occidentaux « aveuglés », d’où le titre du documentaire « le grand aveuglement »…

En une heure et demie de vidéo, une petite phrase seulement sur les barils explosifs largués quotidiennement par le régime sur les populations civiles. Georges Malbrunot ainsi qu’un journaliste algérien pourtant ancien détenu du régime nous expliquent même que Bachar « est un président populaire et aimé », avec tout de même une nuance, « par les populations de la classe moyenne urbaine ». « S’il avait organisé des élections libres, il les aurait gagnées », nous explique-t-on.

 

Le mythe du paradis féministe et laïque pour minorités

A mi-docu, dans un luxueux restaurant parisien, Samah Soula a rendez-vous avec une ex reporter du Monde. C’est alors que l’idée du régime « protecteur des minorités » est relayée, sans aucune évaluation critique, ni allusion au prix de cette paix civile factice qui se faisait déjà moyennant la torture systématique dans les geôles du régime.

Pas un mot non plus sur la stratégie de pourrissement du conflit par régime baathiste, ni les chiffres de son génocide (260 000 à 300 000 civils tués essentiellement par les). Du coup la radicalisation des rebelles est présentée comme complètement gratuite, parachutée sur le pays, l’auteur du documentaire ignorant visiblement le principe universel du droit imprescriptible au droit des peuples à l’auto défense, y compris armée.

On nous présente également les rebelles comme étant exclusivement des groupes de mercenaires, infiltrés par des étrangers, avec une focalisation sur les attentats suicides, et même un lien avec les attentats de Paris, tel un « appeal to emotion ».

A la fin du documentaire, lorsque la journaliste interroge les migrants, elle demande en premier lieu et de façon orientée « est-ce que vous fuyez Daech ». Même lorsque la stratégie méthodique de la famine est évoquée, la voix off prend bien soin de préciser que « les insurgés ont également employé cette méthode »…

Le régime n’en demandait pas tant. Au final on ne voit pas trop où l’auteur du docu veut en venir. Quoique une phrase d’un réfugié peut nous renseigner sur la dimension nostalgique de la chose : « J’aimerais que la Syrie redevienne comme avant ». Nous voilà fixés.

 

Seif Soudani

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