BELGIQUE ON T’AIME Pirette
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Si vous connaissez l'anglais, il y a aussi mon site parallèle, mais non identique http://bandannie.wordpress.com
Le vote des Syriens de l’étranger, un piège pour Damas
Par Sammy Ketz
BEYROUTH, 3 nov 2015 (AFP) — Le régime de Damas soupçonne ses adversaires de chercher à le renverser par les urnes en prévoyant d’accorder le droit de vote aux millions de Syriens vivant à l’étranger, une mesure annoncée lors d’une réunion internationale sur ce conflit.
Le camp de Bachar al-Assad est irrité par l’article 7 du communiqué signé par les 17 pays réunis vendredi à Vienne pour tenter de trouver une solution politique à la guerre qui ravage ce pays.
Cet article stipule que des élections devront «être organisées sous la supervision des Nations unies (…) et répondre aux normes internationales les plus élevées en matière de transparence et de fiabilité, être libres et équitables et avec tous les Syriens, diaspora comprise, habilités à y participer».
Ce dernier point inquiète Damas, qui ne peut toutefois attaquer de front ce texte puisque ses alliés russe, chinois et iranien l’ont signé.
Si elle vote, la grande majorité des Syriens de l’extérieur risque en effet de faire perdre au régime les élections et donc le pouvoir qu’il détient depuis un demi-siècle, selon des experts.
En effet, si 10 à 12 millions de Syriens se trouvent sous le contrôle du régime, un nombre équivalent vit dans les zones contrôlées par l’opposition et à l’étranger, évalue le géographe Fabrice Balanche, spécialiste de la Syrie au Washington Institute.
«Les pays hostiles à la Syrie avaient interdit les Syriens de voter dans leurs ambassades lors des présidentielles de 2014 et aujourd’hui on les voit demander avec acharnement le vote des Syriens réfugiés ou vivant à l’étranger, ce qui soulève bien des questions sur les intentions de ces pays», affirme à l’AFP Waddah Abed Rabbo, directeur d’al-Watan, proche du pouvoir.
La présidentielle de 2014 s’était tenue dans les seuls territoires sous le contrôle du régime et ambassades de pays amis. M. Assad avait été réélu pour un troisième mandat de sept ans en obtenant 88,7% des suffrages, un résultat raillé comme une «parodie de démocratie» par l’opposition et les pays occidentaux.
— L’opposition satisfaite –
A l’issue de la réunion de Vienne, des diplomates américains ont indiqué à l’AFP, sous couvert d’anonymat, que l’inclusion du vote de la diaspora dans le communiqué représentait «une victoire dans leur campagne pour écarter Assad».
Dimanche, al-Watan avait lancé la charge. «Le processus de Vienne paraît calqué sur les positions de Damas et Moscou, car plusieurs clauses affirment le droit et la liberté des Syriens à déterminer leur sort sans ingérence extérieure. Mais le communiqué inclut aussi beaucoup d’ingérences extérieures notamment concernant ’la nomination’ d’opposants financés par l’Occident», pour participer au gouvernement transitoire, écrit le quotidien.
Le communiqué prévoit en effet que le processus «doit conduire à une gouvernance crédible, inclusif et non confessionnel, qui sera suivi par une nouvelle constitution et des élections».
Mais, selon al-Watan, «l’ingérence étrangère ne s’arrêtera pas au choix des opposants mais aussi à l’autorisation donnée aux réfugiés syriens de participer au processus politique, alors qu’ils sont l’objet de toutes sortes de chantages matériel, moral et même administratif, ce qui sera mis à profit par les ennemis de la Syrie pour gagner des voix et s’ingérer d’une manière indirecte dans la formulation de l’avenir du pays».
Pour l’expert Fabrice Balanche, «si de réelles élections sont organisées incluant la diaspora, le régime sera battu par un candidat issu ou soutenu par les Frères Musulmans, les seuls qui ont l’appareil pour mobiliser les sunnites de la diaspora. Avec l’argent du Qatar et le soutien turc, ils pourront avoir les voix des réfugiés». «Je doute donc que le régime, les Russes ou les Iraniens acceptent ce processus électoral», ajoute-t-il.
Bassam Abou Abdallah, directeur du Centre de Damas des études stratégiques, précise cependant que «les élections ne peuvent se dérouler que dans les ambassades syriennes selon la Constitution, pas dans des camps ou dans n’importe quel autre endroit n’entrant pas dans le cadre de la souveraineté syrienne».
«Il faut en outre que les électeurs possèdent des papiers officiels, qu’ils ne soient pas liés à des terroristes, qu’ils ne soient pas des criminels ni qu’ils aient été condamné», souligne ce professeur de Sciences politiques proche du régime.
En revanche, l’opposition, qui s’est opposée aux élections précédentes, se félicite du communiqué de Vienne. «La participation des Syriens de l’extérieur à une élection présidentielle qui vient à la fin de la phase transitoire et après une nouvelle loi électorale, c’est un pas positif», réagit Hicham Marwa, vice-président de la coalition nationale de l’opposition.
HENRI WAJNBLUM
« Le fleuve emportant tout, on dit qu’il est violent, mais nul ne taxe de violence les rives qui l’enserrent ».
Bertolt Brecht
Trois extraits d’articles pour commencer… « Les Palestiniens se battent pour leur vie, dans le plein sens du terme. Nous, Juifs israéliens, nous battons pour notre privilège en tant que nation de maîtres, dans la pleine laideur du terme. Que nous remarquions qu’il n’y a une guerre que lorsque des Juifs sont assassinés n’enlève rien au fait que des Palestiniens se font tuer tout le temps, et que tout le temps, nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour leur rendre la vie insupportable. (…)
Les jeunes Palestiniens ne vont pas se mettre à assassiner des Juifs parce qu’ils sont juifs, mais parce que nous sommes leurs occupants, leurs tortionnaires, leurs geôliers, les voleurs de leur terre et de leur eau, les démolisseurs de leurs maisons, ceux qui les ont exilés, qui leur bloquent leur horizon. (…) Dans notre langage, les Juifs sont assassinés parce qu’ils sont juifs, et les Palestiniens trouvent leur mort et leur détresse, parce ce que c’est probablement ce qu’ils cherchent. » (Amira Hass dans Ha’aretz).
« C’est contre la colonisation continue des territoires conquis en 1967 que se révoltent une fois de plus en ce moment les Palestiniens. Ils comprennent que la colonisation vise à perpétuer l’infériorité palestinienne et rendre irréversible la situation qui dénie à leur peuple ses droits fondamentaux. Ici se trouve la raison des violences actuelles et on n’y mettra fin que le jour où les Israéliens accepteront de regarder les Palestiniens comme leurs égaux et où les deux peuples accepteront de se faire face sur la ligne verte de 1949, issue des accords d’armistice israélo-arabes de Rhodes. » (Zeev Sternhell).
« La descente en enfer paraît inexorable. D’une semaine, d’un mois, d’une année à l’autre le niveau de violence et de répression va en augmentant. Les Palestiniens, leurs dirigeants, l’homme de la rue, savent que la probabilité d’accéder à l’indépendance de leur État est quasi nulle. Ils suivent et publient toutes les déclarations des responsables israéliens. Par exemple, Madame Tzipi Hotovely, la vice ministre des Affaires étrangères, proclamant : ‘Un retrait de Judée–Samarie ne fait pas partie de la liste des options que nous offrons aux Palestiniens. Le monde doit réaliser que la Judée-Samarie restera sous la souveraineté de facto d’Israël. Ceci n’est pas une monnaie d’échange et ne dépend pas de la bonne volonté des Palestiniens. C’est la terre de nos ancêtres. Nous n’avons pas l’intention de l’évacuer’ » (Charles Enderlin).
Tout est dit. On pourrait s’arrêter là. Car de quoi voulez-vous que Mahmoud Abbas et Benyamin Netanyahou, lui qui se dit prêt à rencontrer le premier à tout moment, de quoi voulez-vous qu’ils discutent encore ?
Mais de sécurité pardi ! De la sécurité des Israéliens s’entend.
Petit rappel… L’Autorité Palestinienne, née des accords d’Oslo de 1993, s’est vue confier la gestion administrative des zones A (18 % du territoire) et B (21 %), tandis qu’Israël continuait à administrer la zone C (61 %), où sont établies les colonies. La sécurité a été confiée aux forces palestiniennes dans la zone A et aux forces israéliennes dans les zones B et C. La coopération sécuritaire dépasse toutefois ce cadre.
Les accords d’Oslo I, signés au Caire en mai 1994, prévoient en effet que les forces de sécurité palestiniennes agissent contre « toute incitation au terrorisme et à la violence contre Israël ainsi que contre tout acte hostile aux colons ».
C’est donc à l’Autorité Palestinienne qu’il incombe d’assurer la sécurité d’Israël et des colons et elle s’acquitte « parfaitement » de cette tâche en réprimant violemment toutes les manifestations hostiles à l’occupation et à la colonisation, ce qui fait dire à beaucoup de Palestiniens que « leurs » forces de sécurité sont devenues le sous-traitant d’Israël pour réprimer toute manifestation hostile. Qui pourrait leur donner tort ?
Poursuivons…
Depuis quelques semaines, les médias sont remplis de commentaires et d’images sur les victimes israéliennes d’attaques au couteau ou à la voiture bélier. Très peu par contre sur les victimes palestiniennes et les manifestations de masse tant dans les Territoires palestiniens occupés que dans les villes arabes d’Israël. Nous avons toujours condamné les attentats aveugles, qu’ils soient commis par des Palestiniens ou par des Israéliens. Notre position n’a pas changé. Mais il est insupportable d’entendre les commentaires ne parlant que des attentats commis par des Palestiniens sans jamais, ou presque, se poser la question du pourquoi.
Vous avez sans doute aussi noté que les agresseurs palestiniens sont la plupart du temps abattus sur place. Avez-vous déjà entendu dire que ne serait-ce qu’un seul des colons, agresseurs ou assassins de Palestiniens, ait été abattu sur place par l’armée israélienne ?
Et le pire reste à craindre… Le maire de Jérusalem, Nir Barkat, a conseillé aux Jérusalémites, détenteurs d’un permis de port d’arme, de sortir armés. Depuis, les armureries de Jérusalem, mais aussi de Tel-Aviv, sont quasi en rupture de stock. Que se passera-t-il le jour, pas improbable du tout, où un civil israélien abattra un Palestinien qui lui aura semblé suspect d’intentions malveillantes ? On n’ose y penser.
Or, aux yeux d’une grande partie de la population israélienne, tout Palestinien est un « terroriste » potentiel.
Certains députés n’ont pas tardé à « montrer l’exemple »… C’est ainsi que les députés du Likud Anat Berko et Yoav Kisch, Eyal Ben Reuven de l’Union sioniste (que nos médias persistent à placer au centre gauche), Bezalel Smotrich et Naftali Bennett de HaBayit HaYehudi (Le Foyer juif) portent des armes lors des sessions de la Knesset ! -On peut raisonnablement penser qu’ils seront suivis par d’autres.
Les Israéliens ont peur, titrent la majorité de nos médias. On pourrait dire cyniquement que c’est un juste retour des choses. Et pourquoi d’ailleurs ne pas le dire ? Les Palestiniens, eux, ont peur depuis quelques décennies, et tout particulièrement depuis la signature des accords d’Oslo qui ont instauré les zones A, B et C, et des centaines de check-points qui rendent leur vie absolument insupportable, sans compter la colonisation effrénée et l’impunité totale dont jouissent les colons.
Car, ainsi que le souligne la Fédération internationale des Droits de l’Homme (FIDH), « depuis février 2014, le gouvernement israélien recourt de manière de plus en plus systématique à la démolition de maisons comme forme de punition collective, une procédure interdite par la quatrième convention de Genève. Ces derniers mois, les colons israéliens, en présence de l’armée et parfois sous sa protection, ont intensifié leurs attaques contres les civils et les propriétés des palestiniens.
Entre le 28 septembre et le 4 octobre 2015, l’ONG Al Haq, membre de la FIDH, a documenté 29 incidents de violence perpétrés par des colons en Cisjordanie. Ces violences incluent des tirs à balles réelles, des attaques physiques, des actes de vandalisme contre des propriétés et des cultures, et l’obstruction faite au déplacement de la population palestinienne ».
Et dans ces circonstances dramatiques, John Kerry, le secrétaire d’État américain, ne trouve rien d’autre à dire que de condamner « la recrudescence d’attaques terroristes contre des civils israéliens » !
Comment s’étonner dès lors que 57 % des Palestiniens ne croient plus à la solution à deux États, et qu’ils le clament haut et fort ces dernières semaines ?
Il est plus impératif que jamais que le monde extérieur manifeste clairement sa solidarité avec la cause d’une paix qui rendrait justice aux Palestiniens et qui sortirait les Israéliens de l’impasse suicidaire dans laquelle ils se sont enfermés.
Et à l’annoncer publiquement ! C’est une lettre fracassante qui a été publiée vendredi dans le Washington Post par deux professeurs « juifs et sionistes », des universités de Harvard et de Chicago, appelant au boycott d’Israël.

« Nous sommes des sionistes de longue date, et c’est pourquoi nous avons choisi de boycotter Israël » ont publié Steven Levitsky et Glen Weyl dans l’édition du Washington Post du 23 Octobre.
« Notre soutien à Israël se fondait sur deux convictions : un Etat était nécessaire pour protéger notre peuple de futures catastrophes, et d’autre part qu’un Etat juif serait démocratique et adopterait les valeurs universelles des droits de l’homme, qui s’imposent après l’Holocauste.
Et nous pensions que l’occupation de la Cisjordanie et de Gaza, tout comme le déni de droits fondamentaux aux Palestiniens vivant là, n’étaient que provisoires, le temps d’assurer la survie du nouvel Etat.
Mais nous sommes confrontés à une réalité : l’occupation est devenue permanente. Près d’un demi-siècle après la guerre des six jours, Israël s’est installé dans un régime d’apartheid.
La Cisjordanie est considérée comme faisant partie d’Israël et la « ligne verte » a été effacée de la plupart des cartes, et c’est ce que le président israélien Reuven Rivlin appelle « le sionisme moderne ».
Ceci pose un dilemme éthique à nous juifs américains. Pouvons nous soutenir un Etat qui refuse de manière permanente ses droits fondamentaux à un autre peuple ? Et même dans une perspective sioniste nous estimons qu’Israël s’est engagé sur un chemin qui met en danger l’existence même d’Israel.
Comme dans le cas de la Rhodésie et de l’Afrique du sud de l’apartheid, cette oppression permanente des Palestiniens par Israël va inéluctablement l’isoler des démocraties occidentales , mais également de l’opinion publique américaine qui —auparavant jugée inconditionnelle— commence à se détacher d’Israël.
Et même sur le plan intérieur, l’occupation exacerbe des pressions démographiques qui risquent de fracturer totalement la société israélienne, notamment avec le gonflement du nombre de colons et des juifs ultra-orthodoxes fanatiquement chauvins.
En fin de compte, l’occupation menace la sécurité qu’elle prétendait assurer. Cette sécurité avait pourtant progressé depuis les traités de paix avec l’Egypte et la Jordanie, puis avec l’affaiblissement de l’Irak et de la Syrie, et avec l’incomparable supériorité désormais acquise sur le plan militaire par Israël, qui n’a plus à faire face à la moindre menace existentielle de la part de ses voisins arabes.
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Et comme l’ont déclaré 6 anciens dirigeants de la sécurité intérieure du Shin Bet en 2012, c’est l’occupation elle-même qui est un danger pour Israël.
Face à cette situation et ne croyant plus à la capacité des Israéliens de remettre en cause cette occupation et de survivre en tant qu’ Etat démocratique, nous estimons que des pressions extérieures sont indispensables.
Même si c’est douloureux pour des personnes comme nous , nous pensons que le retrait de l’aide américaine tout comme son soutien diplomatique à Israël, ainsi que les mesures de boycott et de désinvestissement, sont seuls capables de changer la donne.
C’est pourquoi nous refusons désormais de voyager en Israël, nous boycottons les produits en provenance d’Israël, nous appelons nos universités américaines à désinvestir et nos élus à à retirer leur aide à Israël. (…)
Ceci jusqu’à ce que Israël s’engage sérieusement dans un processus de paix établissant un Etat palestinien souverain ou bien accordant les mêmes droits démocratiques aux Palestiniens à l’intérieur d’un seul Etat.
Steven Levitsky est professeur d’administration publique à l’université de Harvard. Glen Weyl est professeur adjoint d’économie et de droit à l’université de Chicago.
Mediapart lance “Mediafact”, une émission de décryptage du discours politique. Pour cette première, la rédaction a passé en revue les plus gros mensonges proférés sur les réfugiés.
Les citoyens se mobilisent ce dimanche à Bruxelles lors d’une marche de soutien aux réfugiés. Cette manifestation, lancée par la plateforme citoyenne qui s’occupe notamment de l’accueil en face de l’Office des étrangers, a démarré non loin de là, à quelques centaines de mètres du Parc Maximilien.
Quelque 15 000 personnes participent selon la police bruxelloise à la marche de solidarité avec les réfugiés dans la capitale. Les organisateurs en comptabilisent quant à eux environ 23 000. C’est en tout cas plus que les 10 000 participants que les organisateurs espéraient.
Le rendez-vous était fixé devant la gare du nord début d’après-midi avec un seul mot d’ordre: « refugees welcome ». La marche est assortie d’une pétition, présente également sur le web. Jusqu’à présent, elle a recueilli un peu moins de 10 000 signatures en faveur d’un accueil digne des réfugiés tout au long de leur procédure. Différentes associations se sont jointes à l’appel, Amnesty international, le CNCD 11 11 11, entre autres. Les manifestants réclament aussi des mesures contre les réactions racistes et xénophobes.
« Des citoyens européens se sont retroussé les manches »
« Ce sont 23.000 ‘oui’ à la solidarité, à la dignité et à l’hospitalité et autant de ‘non’ à la peur, au racisme et à la haine« , explique Elodie Franquart, de la ‘Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés de Bruxelles’, une des organisatrices de la marche. « Derrière nous se tiennent tous les citoyens européens qui se mobilisent pour aider les réfugiés. »
« Tout l’été déjà, des milliers de réfugiés ont pris le chemin de l’Europe« , poursuit Elodie Franquart. « Leur chemin a été long, dangereux et coûteux car il n’y a plus de possibilités légales pour venir ici. Tout l’été, ce sont des citoyens européens qui se sont retroussé les manches pour accueillir et aider ces gens, car les hommes politiques restaient en retrait. En Belgique, le manque de structures a eu pour conséquence qu’un campement a vu le jour au Parc Maximilien qui ne tourne que grâce à des bénévoles. Depuis un mois, des centaines de personnes dorment dans la rue car le gouvernement refuse de prévoir un accueil adéquat. »
« Il faut mettre fin à la Forteresse Europe« , poursuit-elle encore. « L’Europe est responsable de chaque réfugié mort en mer Méditerranée. Ce n’est pas l’Europe telle qu’elle a été imaginée, il est temps d’élaborer une politique migratoire humaine. Que ceci soit un signal à nos politiques. On ne parle pas ici de récupération politique, uniquement de gens qui ont fui des conflits. »
« Nous voulons travailler »
« Nous sommes sans domicile fixe car nous avons fui notre foyer« , a expliqué un réfugié irakien. « Nous sommes également seuls, car nous avons laissé nos familles derrière nous. Nous n’avons plus que de l’espoir, ne nous le retirez pas. La seule chose que nous demandons, c’est de vivre comme des humains, en paix. Nous pouvons et nous voulons travailler, créer et aimer, comme tout le monde. »
Une porte-parole du Ciré (Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers) a mis en garde: « on voit déjà qu’une distinction est faite entre les ‘bons’ réfugiés politiques et les ‘mauvais’ réfugiés économiques. Il est grand temps que nous nous révoltions contre ce discours. La situation actuelle est la conséquence des choix politiques faits ces 15 dernières années, où les intérêts économiques sont toujours passés avant les autres, humanitaires, notamment. »
Les organisateurs ont demandé aux associations ou partis politiques qui se joignent au mouvement de ne pas afficher de drapeaux pour ne pas en faire une marche partisane. Les organisateurs ont également invité de délégations étrangères à manifester à leurs côtés pour insister sur le contexte européen de la crise de l’accueil.
Les 10 mythes d’Israël1 Premier mythe : La Palestine était une terre sans peuple, prête à accueillir un peuple sans terre.
Le premier mythe est de nous faire croire que la Palestine était une terre inhabitée, prête à accueillir un peuple sans terre. Plusieurs historiens très compétents ont déjà démontré que c’était faux. Ils ont en effet démontré qu’avant même l’arrivée des premiers sionistes, la Palestine était une société prospère, surtout rurale, mais dotée d’un centre urbain particulièrement dynamique. Comme la plupart des pays arabes environnants, la Palestine était sous la domination de l’Empire ottoman. Mais l’émergence du mouvement nationaliste naissant aurait tôt fait de transformer la Palestine en État-nation comme ce fut le cas pour l’Iraq et la Syrie, si cela n’avait été de l’arrivée des sionistes.
La seconde partie de ce mythe est tout aussi douteuse, mais moins importante. De nombreux intellectuels, notamment israéliens, ont remis en doute l’existence d’un lien génétique entre les colons sionistes et les juifs qui vivaient en Palestine à l’époque romaine avant d’être exilés. Il ne faut pas accorder trop d’importance à ce détail, car quoi qu’il en soit, de nombreux mouvements nationalistes créent de toutes pièces la genèse de leur histoire et la situent dans un passé très lointain. Ce qui compte vraiment, c’est de savoir ce qu’on fait au nom de cette histoire : sert-elle à justifier la colonisation, l’expulsion et les tueries ou est-elle le point de départ de la paix et de la réconciliation? Peu importe que cela soit vrai ou faux, si en définitive elle ne sert qu’à justifier le fait de coloniser, de déposséder et même dans certains cas de procéder au génocide d’une population autochtone tout entière.
2 Deuxième mythe : Les Palestiniens ont réagi à l’arrivée des premiers colons juifs par une campagne de terreur, avant même la création de l’État d’Israël
Le deuxième mythe fondateur consistait à nous faire croire que la population palestinienne a réagi à l’arrivée des premiers colons par une campagne de terreur antisémite jusqu’à la création de l’État d’Israël. Comme le démontrent les journaux intimes des premiers sionistes, ils ont au contraire été très bien accueillis par les Palestiniens, qui leur ont offert le gîte et leur ont appris à cultiver leurs terres. Ce n’est que lorsqu’il est devenu évident que ces colons étaient venus remplacer la population autochtone et non cohabiter avec elle que la résistance palestinienne a commencé, résistance qui n’était du reste pas différente des autres luttes anticolonialistes.
3 Troisième mythe : Les mensonges entourant la création de l’État d’Israël
Le troisième mythe est en fait une série d’histoires à dormir debout au sujet de la guerre de 1948. Elles sont au nombre de quatre.
3.1 Les Palestiniens ne peuvent s’en prendre qu’à eux même pour tout ce qui leur arrive, car ils ont rejeté le plan de partage de l’ONU de 1947
La première consiste à dire que les Palestiniens ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes pour ce qui leur est arrivé en raison de leur refus du plan de partage de l’ONU en novembre 1947. Cette allégation passe sous silence la nature colonialiste du mouvement sioniste. Il aurait été très improbable, par exemple, que les Algériens acceptent de céder la moitié du pays aux colons français. Un tel refus ne serait pas qualifié d’irraisonnable ou d’irrationnel. Ce qui est parfaitement clair, c’est qu’une telle objection de la part d’un autre pays arabe n’aurait pas justifié le nettoyage ethnique dont sont victimes les Palestiniens comme « punition » lorsqu’ils acceptent ou rejettent un plan de paix de l’ONU mis au point sans qu’ils soient consultés.
3.2 Les Palestiniens ont évacué leurs maisons suite à un appel de leurs dirigeants
Certains ont même suggéré que les Palestiniens auraient volontairement abandonné leurs maisons, en réponse à l’appel des dirigeants arabes qui leur auraient supposément demandé de laisser la voie libre aux armées venues libérer leurs terres. Il s’agit en fait d’une invention du ministre des Affaires étrangères israélien de l’époque (début des années 50). Un peu plus tard, de nombreux historiens israéliens ont modifié cette histoire, et soutenu que les Palestiniens sont partis afin de fuir la guerre. La vérité, c’est que la moitié des Palestiniens devenus réfugiés en 1948 ont été expulsés avant même que la guerre ne débute, le 15 mai 1948.
3.3 Israël était un David qui combattait le Goliath arabe
Les études ont démontré que les Palestiniens ne disposaient d’aucune force militaire. Elles ont également démontré que les troupes envoyées par les pays arabes étaient inférieures en nombre, moins bien équipées et moins bien entraînées que les troupes israéliennes. De plus, il est encore plus important de noter que les troupes arabes ont été envoyées en Palestine après le 15 mai 1948, date de création de l’État d’Israël. Elles agissaient en réaction au nettoyage ethnique entrepris par les troupes sionistes à partir de février 1948.
3.4 Après la guerre qui a mené à sa création, Israël a tendu la main aux Palestiniens et à ses voisins arabes.
Pour ce qui de la main tendue d’Israël, les documents de l’époque montrent clairement que les dirigeants israéliens étaient particulièrement intransigeants et refusaient catégoriquement d’engager des discussions au sujet de l’avenir de la Palestine postmandat ou du droit de retour des réfugiés qui avaient fui la guerre. Alors les gouvernements arabes et les Palestiniens étaient désireux de participer à un nouveau processus de paix de l’ONU plus raisonnable, les Israéliens ont assassiné l’envoyé des Nations unies, le Comte Bernadotte, et rejetés la proposition de la Commission de conciliation des Nations unies pour la Palestine (PCC) de rouvrir les négociations. Comme l’a illustré Avi Shlaim dans son livre The Iron Wall, contrairement à l’idée répandue selon laquelle les Palestiniens auraient raté toutes les occasions de faire la paix, ce sont en fait les Israéliens qui ont systématiquement rejeté toutes les offres déposées sur la table des négociations.
4 Quatrième mythe : Avant 1967, Israël était un état bienveillant et démocratique
La quatrième idée reçue, c’est qu’Israël est un état démocratique et bienveillant, qui cherchait à faire la paix avec ses voisins et dont les citoyens étaient tous égaux, jusqu’à la guerre de juin 1967. C’est un mythe qui a malheureusement été relayé par un certain nombre d’intellectuels palestiniens et pro-palestiniens reconnus, mais qui n’a en fait aucun fondement historique. Un cinquième des citoyens israéliens tombait sous le coup d’une loi martiale impitoyable, fondée sur les principes de l’état d’urgence du mandat britannique, et qui niait leurs droits les plus élémentaires. Durant cette période, plus de cinquante citoyens palestiniens ont été tués par les forces de sécurité israéliennes. Parallèlement, Israël poursuit sa politique agressive à l’endroit des pays arabes voisins, en les attaquant pour avoir osé aider les réfugiées à revenir ou à récupérer les biens et les troupeaux qu’ils avaient perdus. C’est sans compter son implication aux côtés des Français et des Britanniques lors de la tentative de renversement du gouvernement légitime de Gamal Abdul Nasser en Égypte.
5 Cinquième mythe : Le seul objectif du combat mené par les Palestiniens est de semer la terreur
Le cinquième mythe consiste à nous faire croire que la lutte palestinienne n’est en fait rien d’autre que du terrorisme. Le combat mené par l’OLP était en fait une guerre de libération, opposée à un projet colonial. Apparemment, il devient difficile d’accorder une légitimité à une lutte anticoloniale quand l’oppresseur est juif, et l’oppressé (majoritairement) musulman.
6 Sixième mythe : Israël s’est vu obliger d’occuper la Cisjordanie et la bande de Gaza en 1967 et de garder ces territoires jusqu’à ce que les Palestiniens soient disposés à faire la paix.
Le sixième mythe: Israël a été forcé d’occuper et de garder la Cisjordanie et la bande de Gaza jusqu’à ce que les Palestiniens et le monde arabe acceptent de faire la paix avec l’État hébreu. L’élite politique et militaire israélienne considère la guerre de 1948 comme une occasion manquée : il s’agissait d’une occasion unique d’occuper toute la Palestine historique (du Jourdain jusqu’à la mer Méditerranée). La seule chose qui les en a empêchés était l’accord tacite avec le Royaume hachémite de Jordanie qui prévoyait que ce dernier limiterait sa participation à l’effort de guerre arabe en échange d’une annexion de la Cisjordanie. Depuis 1948, cette élite israélienne cherchait une occasion de se reprendre et a commencé vers le milieu des années 60 à se donner les moyens de ses ambitions.
La conjoncture historique leur a fourni plusieurs occasions d’exécuter leur plan, mais ils ont souvent reculé au tout dernier moment. En 1958 et 1960 par exemple, le premier ministre israélien David Ben-Gourion a interrompu au dernier moment le plan d’expansion par crainte de la réaction internationale, et à cause du problème démographique qui se poserait inévitablement (il pensait qu’Israël ne serait pas en mesure d’assimiler un nombre aussi important de Palestiniens). La meilleure occasion se présenta en 1967 : bien que les Israéliens prétendaient ne pas vouloir entrer en guerre avec la Jordanie, mais y être contraints après l’attaque de cette dernière, les Israéliens n’étaient absolument pas obligés d’occuper la Cisjordanie, surtout qu’il ne s’agissait que d’une escarmouche de plus entre les deux pays. Annexer la Cisjordanie et la bande de Gaza faisait partie des plans d’Israël depuis 1948, et 1967 fut l’occasion de mettre ce plan à exécution.
7 Septième mythe : Israël avait l’intention d’occuper pacifiquement la Palestine, mais a été forcé de répondre à la violence des Palestiniens.
Le septième mythe: Israël avait l’intention d’occuper pacifiquement la Palestine, mais a été forcé d’adopter une position plus dure à cause des actes de violence des Palestiniens. Depuis le début de l’occupation, tout acte de résistance, qu’il soit pacifique ou violent, a été considéré comme du terrorisme et brutalement réprimé en punissant collectivement la population.
En fait, les Palestiniens ont dû choisir entre: 1)accepter de vivre dans une prison à ciel ouvert israélienne avec une autonomie très limitée, et servir de main-d’œuvre bon marché dénuée de droit, ou 2) résister ne serait-ce que modérément et finir dans une prison à sécurité maximale en étant exposé à des punitions collectives telles que les démolitions de maisons, les détentions sans procès, les expulsions, et trop souvent, les assassinats et les meurtres.
Le principal changement que les Palestiniens ont dû accepter – ou la punition qu’ils ont dû supporter – était qu’Israël déciderait de manière unilatérale quelle partie de la Cisjordanie et de la bande de Gaza il leur enlèverait et annexerait. En fin de compte, plus de la moitié de la Cisjordanie a été annexée d’une façon ou d’une autre, tandis que la bande de Gaza deviendra éventuellement une région sur laquelle Israël exercera un contrôle direct.
Ce mythe a été entretenu en partie par l’allégation selon laquelle les sionistes libéraux aux États-Unis, et en Israël, partageaient avec le reste des forces politiques israéliennes la même opinion au sujet de la lutte menée par l’OLP, à savoir que l’OLP – à l’intérieur et à l’extérieur de la Palestine – semait la terreur pour la terreur. Malheureusement, cette diabolisation est encore très présente dans les pays occidentaux, et s’est accentuée après 2001 en tentant de faire l’amalgame entre l’Islam, le terrorisme et la Palestine. L’OLP a en fait été reconnue comme le seul représentant légitime du people palestinien par un plus grand nombre d’États que ceux qui ont reconnu Israël. Il importe de souligner que cette diabolisation s’est poursuivie même après les Accords d’Oslo de 1993 en vertu desquels Israël a prétendument reconnu cette organisation comme un partenaire légitime. Même l’Autorité palestinienne est encore décrite de nos jours par Israël comme une marionnette qui encourage la terreur. La pire forme de diabolisation, qui a convaincu l’Occident de recourir au boycottage politique, était dirigée contre le Hamas. Alors que les sociétés civiles à l’échelle mondiale contestent cette diabolisation, les médias de masse et les politiciens, eux, tombent encore dans le piège.
8 Huitième mythe : Les Accords d’Oslo sont le reflet d’une volonté de paix des deux parties.
Le huitième mythe est de croire que les Accords d’Oslo étaient un processus de paix né du désir de chacune des parties de trouver une solution au conflit. Le projet de partage de la Palestine qui remonte aux années 1930 était en fait un concept sioniste que les Palestiniens ont rejeté jusqu’à la fin des années 1980. Entre-temps, la portion des terres que les Israéliens étaient disposés à leur céder est passée de 50 % à 15 %. La volonté d’appeler cette parcelle de terre un État ne peut pas masquer le fait que le processus d’Oslo, conçu uniquement par les Israéliens, n’offrait aux Palestiniens qu’un « bantoustan » fragmenté, et reléguait aux oubliettes le « droit de retour » des réfugiés palestiniens ou toute autre solution à ce problème.
Les Accords d’Oslo sont le résultat d’une combinaison de facteurs qui a miné le pouvoir de l’OLP et de son dirigeant, Yasser Arafat, à tel point que, contre l’avis de ses meilleurs amis, il a adhéré au processus d’Oslo dans l’espoir d’obtenir une indépendance même partielle de la Palestine. Cela s’est soldé par la destruction quasi totale de la Palestine et des Palestiniens.
9 Neuvième mythe : La deuxième Intifada était une campagne de terreur orchestrée par Arafat.
Le neuvième mythe était que la seconde Intifada était une attaque terroriste d’envergure parrainée et, dans une certaine mesure, planifiée par Arafat. Il s’agissait, en fait, d’une manifestation de masse démontrant l’insatisfaction éprouvée à l’égard des Accords d’Oslo perçus comme une trahison et exacerbée par les mesures de provocation adoptées par Ariel Sharon et son entourage au sujet des lieux saints de l’Islam en Palestine. Cette protestation non violente a été brutalement réprimée par Israël et a donné lieu à une réaction encore plus désespérée – la multiplication des attentats-suicides comme dernier recours face à la puissance militaire la plus importante de la région. Il existe des preuves flagrantes de la façon dont les rapports des correspondants des journaux israéliens, qui ont couvert les premiers stades de l’Intifada – laquelle a été qualifiée de mouvement non violent qui a été violemment réprimé – ont été mis de côté par les rédacteurs en chef afin de se conformer à la version du gouvernement.
La version voulant que les Palestiniens aient fait avorter le processus de paix par la force et réaffirmant par le fait même qu’Israël n’a jamais raté une occasion de conclure un accord de paix, contrairement à l’idée répandue selon laquelle les Palestiniens auraient raté toutes les occasions de faire la paix, mais qu’il n’y avait personne avec qui négocier du côté palestinien est particulièrement cynique. Le gouvernement israélien et l’armée ont tenté d’imposer par la force leur propre version des Accords d’Oslo – soit perpétuer l’occupation pour toujours, mais avec le consentement des Palestiniens – et Arafat, même s’il était affaibli, ne pouvait pas l’accepter. Arafat et d’autres dirigeants qui auraient pu favoriser la réconciliation de leurs peuples ont été ciblés par les Israéliens; la plupart d’entre eux, et probablement Arafat lui-même, ont été assassinés.
10 Dixième mythe : Le règlement du conflit israélo-palestinien est proche.
Le dixième et dernier mythe est que la solution pour Israël et la Palestine est à portée de la main : la solution à deux États s’imposera d’elle-même et le problème sera presque résolu. Cette solution n’est définitivement pas sur cette terre, elle se trouve peut-être quelque part dans l’univers. La réalité sur le terrain qui consiste en une colonisation massive et en une annexion directe d’une grande partie de la Cisjordanie par Israël fera en sorte que tout État sera réduit à n’être qu’un misérable « bantoustan ». Si un accord devait être conclu à cet effet, cet état ne disposerait pas d’une souveraineté qui lui est propre. Pire encore, la Palestine ne correspondrait qu’à 20 % du territoire qu’elle devrait occuper, et le peuple palestinien ne se limiterait qu’aux gens vivant actuellement en Cisjordanie (il semble que la bande de Gaza soit exclue de toute discussion ultérieure et qu’une bonne partie de Jérusalem ne fera pas partie non plus de l’État envisagé).
La solution à « deux États », comme nous l’avons évoqué auparavant, est une invention israélienne destinée à lui permettre de réaliser la quadrature du cercle – ou comment inclure la Cisjordanie sous contrôle israélien sans incorporer la population qui y vit. On a suggéré ainsi qu’une partie de la Cisjordanie pourrait être autonome, et même devenir un « État », à condition que les Palestiniens abandonnent tout espoir de retour des réfugiés, qu’ils renoncent à l’égalité des droits pour les Palestiniens qui vivent en Israël, abandonnent Jérusalem à son sort et oublient à tout jamais l’idée de mener une vie normale en tant qu’êtres humains sur leur terre natale.
Toute critique de cette mythologie est aussitôt qualifiée d’antisémite. En fait, cette politique et cette mythologie expliquent pourquoi l’antisémitisme est encore vivant. Israël réitère que ce qu’il fait, il le fait au nom du judaïsme – soit l’association dans les esprits les plus retors entre la colonisation sioniste et la religion juive. Cette association doit être rejetée au nom du judaïsme.
Au des valeurs universelles, le droit de toute personne qui vit dans cette partie du monde (ou qui en a été expulsé) doit être respecté. Israéliens et Palestiniens devraient vivre ensemble sur un pied d’égalité, et ce devrait être le principal objectif à l’ordre du jour pour la paix et la réconciliation dans la région.