Nord de Gaza : les Israéliens organisent des « marches de la mort » et poussent les Palestiniens dans des fosses communes


       Samedi 02 novembre 2024 – Des Palestiniens ont été blessés, tués et déplacés par les bombardements des forces coloniales israéliennes sur le camp de Nuseirat, dans le centre de Gaza. Alors que les bombardements se poursuivent dans la bande de Gaza, cinq Palestiniens ont été tués et d’autres blessés hier lors de frappes sur plusieurs maisons à Nuseirat. L’occupation israélienne a resserré son siège sur les Palestiniens pour le 29e jour consécutif, les attaques, la famine et les restrictions étant particulièrement sévères à Beit Lahia et dans le camp de réfugiés de Jabalia. Cela fait suite à un bombardement à grande échelle à Beit Lahia, où un massacre a fait 117 morts parmi les Palestiniens, en majorité des femmes et des enfants – Photo : Yousef alzanoun / Activestills

Depuis le 6 octobre, les forces d’occupation israéliennes se sont rapprochées du nord de Gaza, intensifiant le siège, le déplacement et le massacre des Palestiniens dans les zones de Jabalia, Beit Lahiya et Beit Hanoun. L’armée israélienne a assassiné au moins 770 Palestiniens dans le nord, au cours de cette dernière vague de violence coloniale, comme le rapporte Al Jazeera.
Alors que le siège dans le nord entre dans sa troisième semaine, les hôpitaux et le personnel médical sont débordés par l’arrivée massive de blessés et de morts. Face à l’escalade de la brutalité du régime sioniste, les responsables palestiniens de Gaza ont déclaré : « Nous ne savons pas combien de personnes le régime sioniste a tuées : « Nous n’arrivons pas compter le nombre de personnes assassinées. Les chiffres sont terrifiants ».
Dans le même temps, les trois hôpitaux du nord encore partiellement opérationnels ont été bombardés et l’armée israélienne a ordonné leur évacuation.
Le ciblage des hôpitaux n’est pas seulement illégal, il a un terrible effet multiplicateur sur le nombre de morts car les hôpitaux servent aussi d’abris pour les personnes déplacées depuis le début du génocide.
Les massacres constants commis par le régime israélien, associés à une famine délibérément provoquée et aux déplacements forcés, ont créé une situation absolument sans issue pour tous les habitants de Gaza, qui n’ont plus aucun espoir de voir leur martyr s’adoucir.
Il y a cependant encore des journalistes qui s’efforcent de documenter la réalité dans le Nord. En début de semaine, Anas al-Sharif, éminent journaliste d’Al Jazeera, a partagé des photos d’hommes et d’enfants palestiniens rassemblés à Jabalia.
L’arrestation massive a eu lieu juste devant l’hôpital indonésien, l’un des hôpitaux détruits par l’armée israélienne, dont j’ai parlé plus haut. Des images montrent des Palestiniens encerclés par des chars et forcés de marcher vers l’endroit où ils seront arbitrairement détenus.
D’autres rapports en provenance de Jabalia montrent un grand trou, creusé près de l’hôpital indonésien, dans lequel les Palestiniens ont été forcés de s’asseoir, les yeux bandés et menottés.
Le photojournaliste Yousef Labad a rapporté le témoignage d’une mère palestinienne à Jabalia.
Elle a raconté que l’armée d’occupation avait enlevé les enfants à leurs mères et les avaient mis dans une fosse. Un char militaire a ensuite fait le tour de la fosse, en poussant du sable et de la terre dans le trou, tandis que les enfants et leurs mères criaient.
La mère a ensuite raconté à Labad que les soldats ont ensuite attrapé les enfants et les jetés au hasard sur les femmes. Lorsqu’une femme recevait un enfant, elle devait partir immédiatement.
Elle a ajouté que de nombreuses mères se sont retrouvées à porter des enfants qui n’étaient pas les leurs, en laissant leurs enfants aux mains d’autres femmes.
Les personnes qui n’avaient pas été enlevées et détenues ont de nouveau été contraintes de se déplacer. Les forces sionistes ont poursuivi leur campagne de nettoyage ethnique systématique dans le nord, vidant les abris des réfugiés et forçant les femmes et les enfants à partir vers le sud, sous les bombardements de l’armée.
En plus de Jabalia, les frappes aériennes israéliennes ont également visé des immeubles résidentiels à Beit Lahiya, tuant et blessant plus de 100 personnes.
Suite aux reportages de ses collègues à Gaza, la journaliste Samira Mohyeddin, basée à Toronto, a écrit : « Chaque fois que je me dis ‘je n’ai jamais rien vu d’aussi horrible’, Israël crée un nouvel enfer. Les images en provenance du nord de Gaza ce soir crèvent le cœur. De la peau brulée. Des tendons. Des intestins. Des membres difformes et des décombres. Enfant après enfant après enfant, tous empilés les uns sur les autres ».
Le 22 octobre, Anas al-Sharif a informé Middle East Eye de la situation désastreuse à Beit Lahiya.
Al-Sharif a indiqué que plus de 150 000 personnes, déplacées de force, se trouvent actuellement à Beit Lahiya. Il a ajouté que l’armée israélienne utilise les déplacements forcés pour créer des zones densément peuplées, qu’elle appelle des « zones d’extermination », et tuer ceux qui s’y trouvent.
Comme les journalistes l’ont répété au cours de l’année écoulée, les nouvelles et les images qui parviennent à Gaza ne sont qu’un petit aperçu des horreurs perpétrées par l’Etat génocidaire.
Euro-Med Monitor a publié une déclaration sur les atrocités du mois dernier, ajoutant que « la communauté internationale, y compris l’ONU, est complice du plus odieux des crimes, le génocide, parce que la grande majorité de ses membres n’ont rien fait pour mettre un terme à ce qui se passe ».
En raison de la complicité de la communauté internationale avec la machine à tuer sioniste, Israël s’est senti assez puissant pour cibler publiquement les quelques journalistes de Gaza qui restent, après avoir délibérément assassiné leurs collègues.
Les autorités israéliennes d’occupation ont publié les noms de six journalistes palestiniens restés dans le Nord, les accusant d’être des combattants de la résistance à Gaza et d’être affiliés au Hamas et au Jihad islamique.
Il s’agit là d’un autre mythe éculé de la boîte à outils sioniste. En réalité, Israël vient d’annoncer son intention d’assassiner ces journalistes pour avoir dénoncé la campagne d’extermination qu’il mène dans le Nord, et il compte sur la soi-disant presse occidentale pour fabriquer le consentement à l’incontestable menace d’assassinat.
L’un des journalistes cités, Hossam Shabat, a qualifié cette déclaration de « tentative flagrante et belliqueuse de nous transformer, nous les derniers témoins du Nord, en cibles à abattre ».
Il nous rappelle que cette tactique n’est pas nouvelle et ajoute : « après avoir assassiné notre collègue Ismail Al Ghoul, Israël a publié un document affirmant qu’il avait reçu un grade militaire le 1er juillet 2007, date à laquelle il n’avait que 10 ans ».
S’il est besoin d’une autre preuve pour montrer à quel point la situation dans le nord est dramatique, la défense civile palestinienne a été obligée d’interrompre cette semaine toutes ses opérations dans le nord de Gaza pour la première fois depuis le début du génocide.
Des centaines de milliers de personnes sont désormais privées de tout service humanitaire. Cette annonce intervient après que les forces de l’occupation israélienne ont enlevé cinq membres de la défense civile et pris pour cible le dernier camion de pompiers encore en état de marche dans le secteur nord de Gaza.
Dans un récent rapport, les Nations unies ont constaté que le génocide avait ramené Gaza près de 70 ans en arrière, soit presque à l’époque de la Nakba.
Philippe Lazzarini, chef de l’UNRWA, a également fait part de son sentiment sur l’escalade actuelle, en écrivant : « Dans le nord de Gaza, les gens attendent simplement de mourir. Ils se sentent abandonnés, perdus et désespérés.
Ils vivent d’une heure à l’autre dans la terreur, sachant que la mort les menace à chaque instant ».
Le monde ne peut tout simplement plus fermer les yeux sur le plan sioniste d’éradiquer toute trace de vie palestinienne à Gaza. Le sionisme est, par définition, un projet de nettoyage ethnique de la Palestine par la famine, le déplacement et le meurtre systématique des Palestiniens.

Asma Barakat
Co-créatrice d’une archive d’histoire orale intitulée « Rooted in Palestine ». Asma est titulaire d’une maîtrise en sociologie de la New School et d’une licence en sciences politiques de l’université d’État de Montclair.

Publié il y a 1 hour ago par Assawra

Opinion | En capitulant face à Netanyahou, Biden trahit ses valeurs


Le président américain Joe Biden s’adresse aux médias après la Convention nationale du parti démocrate (DNC) à Chicago, Illinois, États-Unis, mardi. Credit : Craig Hudson/Reuters

Gideon Levy

21 août 2024

Quelques heures seulement ont séparé la rencontre entre Antony Blinken et Benjamin Netanyahou à Jérusalem du discours émouvant et impressionnant du président américain lors de la convention nationale du Parti démocrate à Chicago. Mais la distance entre les propos sublimes de Joe Biden et la capitulation de son secrétaire d’État est inconcevable.

À Chicago, le président a frappé du poing sur le pupitre, avec acharnement et conviction : « Nous travaillons 24 heures sur 24 pour […] acheminer une aide humanitaire, sanitaire et alimentaire à Gaza […] et enfin, enfin, enfin, obtenir un cessez-le-feu et mettre fin à cette guerre », a-t-il déclaré avec un pathos inhabituel. Pourtant, quelques heures auparavant, M. Blinken avait fait exactement le contraire : il s’était aligné sur Netanyahou, agissant comme un courtier parfaitement malhonnête, garantissant la poursuite de la guerre et des atrocités, tout en refusant un cessez-le-feu et le retour des otages.

Duped again: The U.S. somehow heard Netanyahu say ‘yes’ to a Gaza deal. He didn’t

In Netanyahu’s war on democracy, international gatekeepers now hold all the cards

Jews who vote for Trump should have their heads examined


La capitulation américaine face à Netanyahou en est la cause. La distance entre la rhétorique de Biden et la diplomatie de Blinken ne pourrait être plus grande ni plus douloureuse.

Ce n’est pas que le secrétaire d’État ne partage pas les nobles objectifs mis en avant par le président. Mais ce qui s’est passé lors de sa visite ici est pour le moins étonnant : Israël a dicté ce qu’il pensait être les grandes lignes à suivre, et les États-Unis ont repris cette ligne, prétendant qu’Israël était d’accord, afin de pouvoir blâmer le Hamas et gagner du temps jusqu’à l’élection de novembre.

Moins de deux jours se sont écoulés, et l’optimisme que les États-Unis avaient semé comme des confettis a été remplacé par des informations selon lesquelles les négociations étaient dans l’impasse. L’Amérique souhaitait peut-être un accord, mais elle a fait tout ce qu’il fallait pour le contrecarrer. Elle a loué un accord, mais n’a même pas envisagé d’exercer une véritable pression sur Israël, par des actes et non par des paroles.

Ainsi se pose la question quasi éternelle, qui reste sans réponse : Que se passe-t-il ici ? Qu’est-ce qui se cache derrière le comportement déroutant des États-Unis ? Qui est la superpuissance et qui est l’État client ?


Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken à son arrivée à Tel Aviv dimanche.


Soit l’Amérique ne veut pas de la guerre à Gaza et est horrifiée par sa destruction – auquel cas elle sait exactement ce qu’elle doit faire et comment exercer une pression efficace sur Israël – soit elle veut cette guerre. À en juger par son comportement, l’Amérique désire la guerre et le génocide. Ses mains sont déjà trempées dans le sang de Gaza. Ces mains sont celles d’Israël, mais les armes sont fabriquées aux États-Unis, tout comme le soutien diplomatique, lui aussi inconditionnel.

M. Biden approche de la fin de son mandat de manière presque spectaculaire, et on se souviendra de lui comme d’un président bienveillant. Il peut également se targuer de nombreuses réalisations, mais la guerre à Gaza n’en fait pas partie. Cela lui sera toujours reproché. Il aurait pu l’arrêter il y a longtemps, mais il ne l’a pas fait. Et même aujourd’hui, alors que tout semble déjà désespéré, il laisse Blinken céder aux exigences de Netanyahou.


Destructions dans la bande de Gaza, ce mois-ci.


Quelqu’un qui s’oppose à une guerre n’arme pas l’une des parties jusqu’aux dents. Celui qui veut mettre fin à une guerre dangereuse et injuste cesse de fournir des armes ou, du moins, conditionne leur livraison à des mesures qui mèneront à la fin du conflit. Celui qui veut arrêter une guerre n’utilise pas non plus son droit de veto pour protéger ceux qui cherchent à la poursuivre indéfiniment. Celui qui arme et protège veut que la guerre continue. Les paroles émouvantes de Biden, bien que sûrement sincères, n’ont aucun sens face à la politique de fourniture d’armes et d’assistance de son administration.

Blinken aurait dû s’en tenir obstinément à la proposition initiale. La proposition actuelle, selon les rapports, permet à Israël de reprendre la guerre après une brève accalmie, de ne pas libérer des dizaines de prisonniers et, surtout, de maintenir les forces de défense israéliennes dans la bande de Gaza. Il n’y a pas d’accord sans tous ces éléments, et il est impossible d’exiger du Hamas qu’il les accepte. Ce n’est pas ainsi que l’on met fin à une guerre, c’est ainsi qu’on l’attise, Monsieur le Président. Vous avez trahi les valeurs exaltées auxquelles vous continuez certainement de croire.

Traduction Deepl/ChatGPT

L’impuissance et la douleur


Alon Mizrahi

14 août 2024

Les jumeaux nouveaux nés Asser et Ayssel ont été assassinés cette semaine dans le cadre du génocide de Gaza.
Il y a un élément de torture et de déshumanisation dans tout cela pour nous tous. Tous ceux d’entre nous qui ne sont pas des sociopathes. Parce que cela peut briser votre esprit et vous endommager psychologiquement pour toujours, d’être témoin de tant de souffrance sans pouvoir faire quoi que ce soit pour y remédier.

C’est en partie la raison pour laquelle l’oppression systémique crée tant de dégâts dans la société. Naturellement, les gens (qui ne sont pas des sociopathes) sont prêts à aider un autre être humain qui souffre. Pour nous, l’empathie est un organe de notre corps, tout comme elle est un organe de notre esprit.

Nous entendons un enfant pleurer et nous cherchons à comprendre ce qui s’est passé. Nous voyons quelqu’un s’effondrer dans la douleur et nous ressentons immédiatement de la douleur et de la peur. Nous nous précipitons pour aider et réconforter.

Lorsqu’il nous est interdit de le faire pendant de longues périodes, nous commençons à nous retourner contre nous-mêmes, car notre empathie commence à être perçue comme notre source de douleur. Mais ce n’est pas le cas. La source de notre douleur est la brutalité des institutions politiques.

Mon conseil est le suivant : Concentrez-vous sur votre désir de faire quelque chose, et non sur votre incapacité. Sentez profondément à quel point vous vous sentez concernés, avec toute la douleur que cela implique.

Si vous restez ouvert à cette douleur, elle vous fera terriblement mal, mais elle vous aidera à conserver votre intégrité mentale et votre conscience vivante.

Cela les empêchera de triompher de vous et de l’humanité. Ce n’est pas vous qui faites cela. Ce n’est pas votre faute. C’est la faute de ceux qui détiennent le pouvoir. Il n’y a rien de mal à ce que quelqu’un veuille aider. C’est tout ce qui est juste et beau dans ce monde stupide.

J’ai posté ce texte sur mon compte X en février. J’y reviens de temps en temps.

S’abonner à Alon Mizrahi voir ici https://alonmizrahi.substack.com/p/the-helplessness-and-pain?r=3swhm&triedRedirect=true
Lancé il y a un mois

Alon : Tout est politique, et tout est une histoire. Je raconte des histoires politiques alternatives pour changer les esprits et les réalités. Juif arabe sans sionisme, né et élevé en Israël. Nous sommes bien plus que des circonstances et des opinions.

Traduction Deepl

Opinion | À Gaza, la déshumanisation des Palestiniens par Israël atteint un nouveau sommet


Gideon Levy

An Israeli soldier operates in the Gaza Strip with a dog from the army's canine unit in January, 2024.

Un soldat israélien opère dans la bande de Gaza avec un chien de l’unité canine de l’armée en janvier 2024.Credit : IDF Spokesperson’s Unit Gideon Levy

14 août, 2024 11:39 pm IDT

Les Forces de défense israéliennes ont décidé de réduire les effectifs de l’unité Oketz, l’unité 7142, avant son annulation. L’unité pour les chiens et leurs dresseurs a souffert d’une pénurie récemment. Un grand nombre de chiens ont été tués dans la bande de Gaza, et il a donc été décidé d’utiliser des moyens moins coûteux et plus efficaces. Il s’avère que la nouvelle unité, à laquelle l’ordinateur de l’IDF n’a pas encore donné de nom, donne les mêmes résultats opérationnels. Il n’est pas nécessaire de dresser les chiens pendant des mois, ni d’utiliser les muselières en fer qui ferment leurs mâchoires effrayantes, et leur nourriture sera également moins chère : Au lieu de la coûteuse nourriture pour chiens Bonzo, les restes des rations de combat.

Les frais d’inhumation et de commémoration seront également annulés : Les chiens Oketz étaient généralement enterrés dans le cadre de cérémonies militaires, avec des soldats en pleurs et des articles à faire pleurer en première page du bulletin d’information de l’IDF, Yedioth Ahronoth. Les chiens de remplacement n’ont pas besoin d’être enterrés, leurs corps peuvent simplement être jetés. Les cérémonies commémoratives annuelles du 30 août pour les chiens peuvent également être supprimées. Les nouveaux chiens n’auront pas de monument. Les âmes sensibles des soldats qui les manipulent ne seront plus endommagées lorsqu’ils mourront.

Le projet pilote est en cours et il y a déjà un mort dans la nouvelle unité. Bientôt, les FDI exporteront les connaissances qu’elles ont acquises à d’autres armées dans le monde. En Ukraine, au Soudan, au Yémen et peut-être même au Niger, elles seront heureuses de s’en servir.

Selon la page Wikipedia d’Oketz : « L’unité active un matériel de guerre unique, le chien, qui offre des avantages opérationnels uniques qui n’ont pas de substitut humain ou technologique. Oups, une erreur. Il n’y a peut-être pas de substitut technologique, mais un substitut humain a été trouvé. Le terme « humain » est bien sûr exagéré, mais les FDI disposent d’un nouveau type de chien, bon marché, obéissant et bien mieux entraîné, dont les vies valent moins.

Les nouveaux chiens de Tsahal sont les habitants de la bande de Gaza. Pas tous bien sûr, seulement ceux que le recruteur de l’armée choisit soigneusement, parmi 2 millions de candidats ; les auditions ont lieu dans les camps de personnes déplacées. Il n’y a pas de restriction d’âge.

Les chasseurs de têtes de l’armée ont déjà trouvé des enfants et des personnes âgées, et il n’y a aucune restriction à l’activation de la nouvelle main-d’œuvre. Ils les utilisent et les jettent ensuite. Entre-temps, ils n’ont pas été formés aux missions d’attaque et à l’identification olfactive des explosifs, mais l’armée y travaille. Au moins, ils ne mordront pas les enfants palestiniens dans leur sommeil comme les anciens chiens des Baskerville.

Mardi, Haaretz a publié en première page la photo d’un des nouveaux chiens : un jeune habitant de Gaza menotté, vêtu de haillons qui étaient autrefois des uniformes, les yeux couverts d’un chiffon, le regard baissé, des soldats armés à ses côtés. Yaniv Kubovich, le correspondant militaire le plus courageux d’Israël, et Michael Hauser Tov ont révélé que Tsahal utilise des civils palestiniens pour vérifier les tunnels à Gaza. « Nos vies sont plus importantes que les leurs », ont dit les commandants aux soldats, répétant ce qui est une évidence.

Ces nouveaux « chiens » sont envoyés menottés dans les tunnels. Des caméras sont fixées sur leur corps, et l’on peut y entendre le bruit de leur respiration effrayée.

Ils « nettoient » les puits, sont détenus dans des conditions pires que les chiens Oketz et leur activité s’est généralisée, systématisée. Al-Jazeera, boycottée en Israël pour « atteinte à la sécurité », a révélé le phénomène. L’armée l’a nié, comme d’habitude, avec ses mensonges. Deux reporters de Haaretz ont rapporté l’histoire complète mardi, et elle est terrifiante.

Certains soldats ont protesté à la vue des nouveaux « chiens », plusieurs courageux ont même témoigné auprès de Breaking the Silence. Mais la procédure, qui avait été expressément interdite par la Haute Cour de justice, a été adoptée à grande échelle dans l’armée. La prochaine fois que le public protestera contre le fait que Benjamin Netanyahou ignore les décisions de la Haute Cour, nous devrions nous rappeler que l’armée ignore aussi effrontément ses décisions.

Le processus de déshumanisation des Palestiniens a atteint un nouveau sommet. Haaretz a rapporté que le haut commandement de l’IDF était au courant de l’existence de la nouvelle unité. Pour l’armée, la vie d’un chien vaut plus que celle d’un Palestinien. Nous disposons à présent de la version officielle.

2023 Guerre Israël-Gaza

Une épidémie de poliomyélite menace Gaza


Epidemics

La guerre israélienne infecte 40 000 personnes avec l’hépatite A, menace d’épidémie de polio, rappel des expériences passées sur des sujets humains.

Juan Cole 8 août 2024

Tweet

Email

Ann Arbor (Informed Comment) – Dans un exposé de 2011, Mike Stobbe de NBC News a révélé l’histoire de médecins fédéraux américains infectant délibérément des personnes vulnérables ou des prisonniers avec des maladies à des fins d’expérience.

Stobbe a écrit par exemple : « Dans l’étude de 1946-48, des scientifiques américains ont infecté des prisonniers et des patients d’un hôpital psychiatrique au Guatemala avec la syphilis, apparemment pour tester si la pénicilline pouvait prévenir certaines maladies sexuellement transmissibles. L’étude n’a apporté aucune information utile et a été cachée pendant des décennies. »

Le gouvernement israélien mène maintenant une expérience massive sur plus de 2 millions de Palestiniens à Gaza, dont la moitié sont des enfants, pour voir si le fait d’être contraints de vivre dans des conditions totalement insalubres provoquera des épidémies de santé parmi eux et réduira considérablement leur nombre. L’Organisation mondiale de la santé estime que des dizaines de milliers de personnes sont à risque à cause de cette expérience, qui rappelle non seulement celles des scientifiques fédéraux aux États-Unis mais aussi celles de Josef Mengele.

L’UNWRA rapporte qu’il y a eu 40 000 cas d’hépatite A à Gaza depuis le début de la guerre totale d’Israël contre les civils en octobre dernier. Il n’y avait que 85 cas similaires sur la même période l’année précédente. La maladie est une inflammation et cause des dommages au foie, propagés les aux eaux usées non traitées ou par contact avec une personne infectée.

L’Organisation mondiale de la santé affirme que davantage de personnes à Gaza pourraient mourir de maladies infectieuses que des bombardements par l’armée de l’air israélienne. Officiellement, plus de 39 000 personnes sont mortes de violences militaires, bien que les professionnels de la santé sur le terrain estiment que le vrai bilan est probablement d’environ 100 000 à ce jour. Ainsi, l’OMS déclare que 40 000 à 100 000 personnes pourraient mourir de maladies, une épidémie majeure dans un pays d’un peu plus de 2 millions d’habitants, ou selon l’estimation la plus élevée, jusqu’à 4,5 % de la population. Cela équivaudrait à 15 millions d’Américains – plus que la population totale de la Pennsylvanie – forcés de vivre dans des conditions si insalubres qu’ils en mourraient .

L’OMS a également annoncé qu’elle envoie un million de vaccins contre la polio à Gaza dans l’espoir d’éviter une épidémie, car le virus de la polio a été trouvé là-bas dans les eaux usées . Le Dr Hanan Balkhy, directeur régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale, a déclaré lors d’une réunion d’information : « J’ai constaté de première main des conditions de vie favorisant la propagation de la polio et d’autres maladies. Il faut agir rapidement et de manière décisive pour contenir cette épidémie, pour les enfants de Gaza. » La polio peut provoquer une paralysie à vie ou la mort.

Faire entrer les vaccins dans la bande de Gaza et avoir suffisamment de personnel médical pour les administrer est toutefois un problème grave. De plus, les vaccins contre la polio doivent être réfrigérés à une température de 36° à 46°F (2° à 8°C), ce qui est impossible à Gaza, où il n’y a presque pas d’électricité et où la plupart des hôpitaux ont été rendus inutilisables par les attaques de l’armée israélienne.

L’hépatite A est un virus qui cause une infection aiguë. Les NIH notent que dans certains cas, « l’hépatite A peut être grave et entraîner une insuffisance hépatique nécessitant une transplantation hépatique d’urgence . » Pour beaucoup, elle dure des semaines puis disparaît. Il n’y a qu’environ 3 000 cas par an aux États-Unis, un pays de 340 millions de personnes, donc 40 000 cas dans une population de 2,2 millions (ou 2,1 millions, puisque les Israéliens ont presque certainement éliminé au moins 100 000 personnes) est une énorme épidémie. La maladie peut causer une perte d’appétit et des nausées, exposant les enfants au risque de malnutrition, surtout à Gaza où tant d’enfants en souffrent déjà.

Nous insistons sur le fait qu’Israël inflige délibérément de telles épidémies aux civils de Gaza. En les forçant constamment à se déplacer, en détruisant les installations de traitement des eaux usées ou en refusant aux habitants le carburant et l’électricité nécessaires pour les faire fonctionner, et en détruisant les bâtiments équipés de toilettes, le gouvernement israélien expose des millions de non-combattants à des conditions insalubres avec malveillance et préméditation.

Les Nations Unies déclarent que les images satellites montrent que l’armée de l’air israélienne et les blindés ont endommagé ou détruit près des deux tiers des bâtiments de Gaza : « De ceux-ci, 30 % ont été détruits, 12 % gravement endommagés, 36 % modérément endommagés et 20 % possiblement endommagés, représentant environ 63 % des structures totales de la région. » La destruction a laissé derrière elle 42 tonnes métriques de gravats, 82 % de plus qu’en janvier. De nombreux complexes résidentiels ont été ciblés avec des bombes de 2000 livres, anéantissant des familles entières.

Mohammed Naserallah, un Palestinien déplacé à Gaza, a déclaré cette semaine : « Nous avons été déplacés du nord. Ils nous ont dit : ‘Allez au centre de Gaza, puis à Rafah.’ Nous sommes allés à Rafah, puis nous sommes remontés à Nuseirat. Nous sommes restés coincés. Ensuite, nous avons reçu des instructions pour aller plus au sud vers al-Mawasi. »

Après qu’Israël a émis de nouveaux ordres de déplacement pour le centre de Gaza cette semaine, Hani Mahmoud d’Al Jazeera a rapporté sur le terrain : « La majorité de la population déplacée afflue vers la ville de Deir el-Balah qui est déjà remplie de familles déplacées et n’a pas suffisamment d’espace ou de ressources pour accueillir les gens. » Environ 86 % de Gaza est sous des ordres d’« évacuation » israéliens, c’est-à-dire un nettoyage ethnique.

Dans son assassinat d’Ismail Haniyeh en Iran, l’appareil militaire et de renseignement israélien a démontré qu’il est parfaitement capable de cibler précisément le personnel du Hamas sans tuer des milliers d’autres personnes. Des reporters d’investigation israéliens ont révélé que les règles d’engagement de l’armée israélienne permettent 15 à 20 morts civils pour chaque militant tué, et qu’un programme de suivi est utilisé pour tuer les membres des brigades al-Qassam lorsqu’ils rentrent chez eux le soir, s’assurant que leurs enfants, épouses, parents et voisins sont également tués par des drones et des roquettes.

Traduction de chatGPT

Censure ou sabotage ?


Je ne vais pas jouer les martyrs, mais voici le message qui accompagne le texte précédent qui vous a été transmis et qui aura abouti dans les spams

« Ce message semble dangereux Il contient un lien suspect qui a permis d’obtenir frauduleusement les informations personnelles d’autres internautes. Évitez de cliquer sur des liens que ce message pourrait contenir ou de communiquer des informations personnelles en y répondant.« 

Je tiens à vous rassurer, le texte est propre. J’ai de même eu un message sur chatGPT ((Par lequel mes textes transitent avant leur publication, pour d’ éventuelles corrections, mais cette fois-ci j’ai renoncé) m’annonçant que mon texte violait les règles.

« Ce contenu viole peut-être nos politiques d’utilisation. Avons-nous fait une erreur ? Dites-le-nous en attribuant un avis négatif à cette réponse. »

J’ai rétorqué qu’il s’agissait d’un texte publié en Israël et qu’il ne leur fallait pas être plus royalistes que le roi. Après quoi, ils ont corrigé le texte mais en ajoutant la même mention que ci-dessus. Je crois que le problème porte le nom Palestine.

J’ai déjà eu des démêlés avec des saboteurs, dans la mesure où mon blog rédigé en Syrie a été hacké deux fois.

!!Génocide à Gaza: J 272!! Plus horrible que la prison d’Abu Ghraib en Irak


5 juillet 2024

Un avocat raconte sa visite dans un centre de détention israélien


“La situation là-bas est plus horrible que tout ce que nous avons pu entendre à propos d’Abu Ghraib et de Guantanamo”. Voilà comment Khaled Mahajneh décrit le centre de détention de Sde Teiman, alors qu’il est le premier avocat à le visiter.

Plus de 4.000 Palestiniens arrêtés par ‘Israël’ à Gaza sont détenus dans la base militaire du Naqab (Negev) depuis le 7 octobre. Certains d’entre eux ont été libérés par la suite, mais la plupart sont toujours détenus par Israël. L’avocat Khaled Mahajneh, citoyen palestinien d’’Israël’, a d’abord été contacté par Al Araby TV, qui cherchait des informations sur Muhammad Arab, un reporter de la chaîne, arrêté en mars alors qu’il couvrait le siège israélien de l’hôpital Al-Shifa dans la ville de Gaza.

“J’ai contacté le centre de contrôle de l’armée israélienne et, après avoir fourni une photo et une carte d’identité du détenu, ainsi que mon document officiel de procuration, j’ai été informé que M.Arab était détenu à Sde Teiman et que l’on pouvait lui rendre visite” a déclaré Mahajneh. Lorsque l’avocat est arrivé à la base le 19 juin, on lui a demandé de laisser sa voiture loin du site, où une jeep de l’armée l’attendait pour le conduire dans la base.

C’est “quelque chose qui ne m’était jamais arrivé lors d’une visite précédente de prison”, a-t-il déclaré à +972. Ils ont roulé pendant environ 10 minutes à travers le site – un réseau tentaculaire de baraquements – avant d’arriver à un grand entrepôt, où se trouvait une baraque gardée par des soldats masqués. “Ils ont répété que la visite serait limitée à 45 minutes et que toute action susceptible de porter atteinte à la sécurité de l’État, du camp ou des soldats entraînerait l’interruption immédiate de la visite. Je n’ai toujours pas compris ce qu’ils voulaient dire”, a déclaré M. Mahajneh.

Les soldats ont traîné le journaliste détenu bras et jambes entravés, tandis que M.Mahajneh restait derrière une barrière. Après que les soldats lui aient retiré son bandeau, M.Arab s’est frotté les yeux cinq minutes, peu habitué à une lumière vive. La première question qu’il a posée à l’avocat a été: “Où suis-je?” La plupart des Palestiniens de Sde Teiman ne savent même pas où ils sont détenus. Comme au moins 35 détenus sont morts dans des circonstances inconnues depuis le début de la guerre, beaucoup l’appellent simplement “le camp de la mort”.

“Cela fait des années que je rends visite aux détenus et prisonniers politiques et de sécurité dans les prisons israéliennes, y compris depuis le 7 octobre”, a fait remarquer M. Mahajneh. “Je sais que les conditions de détention sont devenues beaucoup plus dures et que les prisonniers sont maltraités au quotidien. Mais Sde Teiman ne ressemble à rien de ce que j’ai vu ou entendu auparavant”.

Muhammad Arab, journaliste palestinien à Al Araby TV

Mahajneh a déclaré à +972 que M.Arab était presque méconnaissable après 100 jours dans le centre de détention: son visage, ses cheveux et la couleur de sa peau avaient changé, et il était couvert de souillures et de fientes de pigeons. Le journaliste n’avait pas reçu de nouveaux vêtements depuis près de deux mois et n’a été autorisé à changer de pantalon pour la première fois ce jour-là qu’en raison de la visite de l’avocat.

Selon M.Arab, les détenus ont continuellement les yeux bandés et sont menottés mains dans le dos, contraints de dormir recroquevillés sur le sol sans la moindre pièce de literie. Leurs menottes métalliques ne leur sont retirées que lors d’une douche hebdomadaire d’une minute. “Mais les prisonniers ont commencé à refuser de se doucher parce qu’ils n’ont pas de montre, et qu’en dépassant la minute allouée, ils s’exposent à de sévères punitions, y compris des heures passées dehors en pleine chaleur ou sous la pluie”, a déclaré l’avocat.

Tous les détenus, note M.Mahajneh, voient leur état de santé se détériorer en raison de la mauvaise qualité du régime alimentaire quotidien de la prison: une petite portion de labaneh [fromage à tartiner] et un morceau de concombre ou de tomate. Ils souffrent également de constipation sévère, et pour 100 prisonniers, un seul rouleau de papier hygiénique est fourni par jour. “Les prisonniers n’ont pas le droit de se parler, même si plus de 100 personnes sont gardées dans un hangar, dont certaines sont des personnes âgées et des mineurs”, a déclaré Mahajneh. “Ils ne sont autorisés ni à prier ni même à lire le Coran.”

M.Arab a également déclaré à son avocat que des gardes israéliens ont agressé sexuellement six prisonniers à l’aide d’un bâton devant les autres détenus après qu’ils aient enfreint les ordres de la prison. “Lorsqu’il a parlé de viols, je lui ai demandé: ‘Muhammad, tu es journaliste, es-tu sûr de ce que tu dis?’” raconte Mahajneh. “Il m’a répondu qu’il l’avait vu de ses propres yeux et que ce qu’il me disait n’était qu’une infime partie de ce qui se passe là-bas”.

De nombreux médias, dont CNN et le New York Times, ont fait état de cas de viols et d’agressions sexuelles à Sde Teiman. Dans une vidéo circulant sur les réseaux sociaux en début de semaine, un prisonnier palestinien récemment libéré du camp de détention a déclaré avoir été personnellement témoin de multiples viols et de cas où des soldats israéliens ont agressé sexuellement des prisonniers avec des chiens.

Selon Muhammad Arab, plusieurs prisonniers ont été tués au cours du mois dernier lors d’interrogatoires brutaux. D’autres détenus blessés à Gaza ont été contraints de se faire amputer d’un membre ou extraire une balle de leur corps sans anesthésie, et ont été soignés par des étudiants infirmiers.

Les équipes de défense juridique et les organisations de défense des droits de l’homme n’ont pas été en capacité de s’opposer à ces graves violations des droits des prisonniers à Sde Teiman, et la plupart d’entre elles sont empêchées de visiter l’établissement afin d’éviter un examen plus approfondi. “Le bureau du procureur de l’État a déclaré que ce centre de détention allait être fermé à la suite de critiques sévères, mais rien ne s’est produit”, a déclaré M. Mahajneh. “Même les tribunaux sont gangrenés par la haine et le racisme à l’égard de la population de Gaza”.

La plupart des détenus, note M.Mahajneh, ne sont pas formellement accusés d’appartenir à une organisation ou de participer à une activité militaire. M.Arab lui-même ne sait toujours pas pourquoi il a été arrêté ni quand il pourra être libéré. Depuis son arrivée à Sde Teiman, des soldats des unités spéciales de l’armée israélienne ont interrogé M.Arab à deux reprises. Après le premier interrogatoire, il a été informé que sa détention avait été prolongée pour une durée indéterminée, sur la base de “soupçons d’affiliation à une organisation dont l’identité ne lui a pas été révélée”.

Pour se venger de qui?

Ces derniers mois, les médias internationaux ont publié plusieurs témoignages de prisonniers libérés et de médecins ayant travaillé à Sde Teiman. Pour le docteur Yoel Donchin, médecin israélien qui s’est entretenu avec le New York Times, les raisons pour lesquelles les soldats israéliens ont arrêté un grand nombre de détenus n’étaient pas claires, certains d’entre eux n’étant que “peu susceptibles d’avoir été des combattants impliqués dans la guerre” en raison de pathologies physiques ou de handicaps préexistants.

Le Times a également rapporté que les médecins de l’établissement ont reçu pour instruction de ne pas écrire leur nom sur les documents officiels ou de ne pas s’appeler les uns les autres par leur nom en présence des patients, de peur d’être ultérieurement identifiés et accusés de crimes de guerre devant la Cour pénale internationale. “Ils les ont dépouillés de tout ce qui pouvait leur donner une appartenance humaine”, a déclaré à CNN un témoin qui travaillait comme infirmier dans l’hôpital de fortune de l’établissement. “Les coups infligés n’ont pas été donnés dans le but de recueillir des renseignements. Ils l’ont été par vengeance”, a déclaré un autre témoin. “C’est une punition pour ce que les Palestiniens ont fait le 7 octobre et pour leur comportement dans le camp”.

Depuis sa visite à Sde Teiman, M.Mahajneh a éprouvé une profonde frustration et de la colère, mais surtout de l’horreur. “Je ne m’attendais pas à entendre parler de viols de prisonniers ou d’humiliations de ce genre. Et tout cela non pas dans le but d’interroger les prisonniers – puisque la plupart d’entre eux ne sont interrogés qu’après de nombreux jours de détention – mais dans un but de vengeance. Pour se venger de qui? Ce sont tous des citoyens, des jeunes, des adultes et des enfants. Il n’y a pas de membres du Hamas à Sde Teiman parce qu’ils sont entre les mains des Shabas [services pénitentiaires israéliens]”.

Dans sa réponse aux questions posées pour cet article, l’armée israélienne a déclaré: “L’armée israélienne rejette les allégations de mauvais traitements systématiques des détenus, y compris par la violence ou la torture… Si nécessaire, des enquêtes de la police militaire sont ouvertes lorsque des soupçons de comportement inhabituel le justifient.”

L’armée a nié les récits de privations de M.Arab et de M.Mahajneh, et a certifié que des vêtements et des couvertures sont distribués en quantité suffisante, ainsi que la nourriture et l’eau (“trois repas par jour”), l’accès aux toilettes et aux douches (“entre 7 et 10 minutes”), ainsi que d’autres commodités à tous les détenus.

L’armée a également ajouté: “Depuis le début de la guerre, il y a eu des décès de détenus, y compris des détenus arrivés blessés du champ de bataille ou dans des conditions médicales problématiques. Chaque décès fait l’objet d’une enquête de la police militaire. A la fin des enquêtes, leurs conclusions seront transmises au bureau de l’avocat général des armées.”

Khaled Mahajneh a transmis un message clair de Sde Teiman“Muhammad Arab et les autres prisonniers du centre de détention appellent la communauté internationale et les tribunaux internationaux à agir pour les sauver. Il est inconcevable que le monde entier parle des Israéliens enlevés et que personne ne parle des prisonniers palestiniens”.

M.Mahajneh ne sait pas ce qu’il est advenu du journaliste détenu après sa brève interview de 45 minutes. “L’ont-ils battu? L’ont-ils tué? J’y pense tout le temps.”

Baker Zoubi (journaliste – Nazareth)

27.06.24

Source: arretsurinfo.ch

Pour la Palestine


https://whereolivetreesweep.com/fr/event/

DIX CHOSES QUE VOUS POUVEZ FAIRE MAINTENANT

Le rôle de l’artiste est de rendre la révolution irrésistible.  —Toni Cadé Bambara

Notre vision est d’inspirer les téléspectateurs à s’impliquer – ou à approfondir leur engagement – ​​dans l’action pour la liberté palestinienne et pour la libération collective.

Nous ne savons pas quelles actions constitueront un point de bascule, ni comment notre action collective pourra inciter d’autres à s’impliquer. C’est dans cet esprit que nous vous invitons à agir de toutes les manières possibles.

Bien que nous partagions les idées suivantes, nous vous recommandons fortement de nouer des contacts avec des groupes et des campagnes locaux afin d’aboutir à des conversations significatives et à la création de mouvements.

  1. Faire un don à organisations de soutien soutenir la population des territoires occupés, reconstruire Gaza, œuvrer en faveur des droits de l’homme et apporter un travail de guérison des traumatismes dans la région. Voir la section « Soutenir les organisations humanitaires et de paix » ci-dessous.
  2. Appel à un cessez-le-feu permanent : Contactez vos élus, demandez-leur d’appeler à un cessez-le-feu permanent et de cesser d’envoyer des armes à Israël. Continuez à appeler — tout en bâtissant une communauté — en rejoignant Heures d’alimentation organisé par nos amis de Jewish Voice for Peace.
  3. Rejoignez votre mouvement de solidarité local et intersectionnel. Rejoignez les manifestations de rue, les grèves et les actions créatives. Aux États-Unis, on peut assister à des manifestations au Campagne américaine pour les droits des Palestiniens (USCPR), Voix juive pour la paixSi pas maintenant, et d’autres. Accéder outils pour protester de Gaza, c’est la Palestine.  
  4. Débarrassez-vous de l’injustice. L’un des aspects clés du mouvement international visant à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud a été d’exercer une pression économique. Les Palestiniens appellent à un boycott, un désinvestissement et des sanctions similaires.
  5. Visiter la Palestine. Visitez les camps de réfugiés, les points de contrôle et découvrez la vie quotidienne. Participez à des visites éducatives. Joignez-vous aux efforts de solidarité pour aider les Palestiniens à résister aux attaques des colons et à poursuivre leur sumud (fermeté), s’occuper de leurs troupeaux et de leurs oliviers, emmener leurs enfants à l’école et faire de leur vie quotidienne un acte de résistance. Vérifiez les organisations telles que Témoin oculaire PalestineMouvement de solidarité internationale or Centre pour la non-violence juive. Voici un bon agence de voyage dirigé par un Palestinien local. 
  6. Entraînez-vous à avoir des conversations difficiles. Trouver des conseils sur comment parler avec votre famille et vos amis, et sur la façon de parler de la Palestine sur votre lieu de travail dans cette boîte à outils gratuite, La liberté à portée de main, par le Collectif Féministe Palestine (voir page 19).
  7. S’opposer au discours de haine et la violence contre les communautés musulmanes et juives. Exprimez-vous et apprenez-en davantage sur la manière de vous organiser contre l’antisémitisme, la haine anti-arabe et la haine anti-musulmane. Comprendre la différence entre antisémitisme et antisionisme. Renseignez-vous sur l’antisémitisme avec cette introduction, Sur l’antisémitisme : solidarité et lutte pour la justiceainsi que, Démêler l’antisémitisme affiche et programme des Juifs pour la justice raciale et économique. Guides d’accès pour avoir dénoncé l’islamophobie, l’intimidation et les préjugés du CAIR.
  8. Continuez votre parcours d’apprentissage. Étude et recherchez tout ce que vous pouvez et partagez vos connaissances. Découvrir qui finance les élus américains.  S’inscrire Étude et action pour la Palestine, un cours en ligne d’été 2024 destiné à tous ceux qui souhaitent approfondir leur compréhension des luttes de libération palestiniennes, dirigé par un groupe de formateurs de haut niveau, organisé par White Awake.
  9. Faire le deuil. Pleurez et priez ensemble pour pleurer les vies perdues dans ce génocide. Organisez une veillée en invoquant les rituels de vos propres traditions. En honorant la mémoire des personnes tuées, vous pouvez lire leurs noms, partagez leurs histoires ou affichez leurs photos avec des bougies et des bougies chauffe-plat. 
  10. Pratiquez la gratitude et prenez soin de vous. Nous pouvons prendre soin les uns des autres afin de pouvoir subvenir à nos besoins à long terme. Trouver des outils pour apporter pratiques de résilience dans votre communauté et votre pratique quotidienne et gardez ces rappels proche. Souviens-toi, brûle vivement, mais ne t’épuise pas! Exprimez votre gratitude aux dirigeants qui font preuve de courage et de courage et appellent à un cessez-le-feu permanent — fonctionnaires élus, chefs religieux, étudiants, artistes, les travailleurs humanitaires et les voix des communautés du monde entier. La gratitude est l’antidote à la peur et au désespoir et aide à motiver les gens à continuer d’agir avec intégrité et avec soin ! Et n’oubliez pas de célébrer le mystère et le caractère sacré de la vie !

Source : https://whereolivetreesweep.com/fr/resources/

Comment le complexe militaro-industriel nous tue tous


Résumé en Français de l’article

L’article « Comment le complexe militaro-industriel nous tue tous » de David Vine et Theresa (Isa) Arriola, publié sur Tomdispatch.com, explore les conséquences profondes du complexe militaro-industriel (CMI) et plaide pour son démantèlement. Le CMI, un terme popularisé par le président Dwight D. Eisenhower en 1961, décrit la relation entre l’armée, l’industrie de la défense et le Congrès, soulignant leurs intérêts communs à perpétuer la guerre et les dépenses militaires.

L’Impact Destructeur des Bombes

Vine et Arriola commencent par décrire les effets physiques horribles des bombes en temps de guerre—elles déchirent la chair, brisent les os, démembrent les corps et causent la rupture des organes. Ces bombes, tout en causant d’immenses souffrances, génèrent également des profits considérables pour les entreprises impliquées dans leur fabrication. La notion d’Eisenhower selon laquelle les dépenses militaires sont un « vol » est soulignée, mettant en évidence comment les ressources consacrées aux bombes pourraient être utilisées pour les soins de santé, l’éducation et d’autres services vitaux.

La Surextension Financière du CMI

L’article souligne l’influence énorme du CMI sur le budget fédéral, avec des dépenses militaires annuelles d’environ 1,5 trillion de dollars—le double des dépenses consacrées à toutes les autres fins non militaires combinées. Cette allocation disproportionnée est injustifiable étant donné les menaces militaires minimes auxquelles les États-Unis sont confrontés. La majorité des dollars des contribuables sont dirigés vers un petit groupe de sociétés, telles que Lockheed Martin, Northrop Grumman, Raytheon (RTX), Boeing et General Dynamics, qui profitent immensément de la guerre continue.

Structure et Persistance du CMI

Le CMI est décrit comme un « Triangle de Fer » composé de l’armée, des entrepreneurs de la défense et du Congrès. Ce triade se perpétue à travers un cycle d’allocation budgétaire, de contrats de défense et de lobbying. La corruption légalisée sous forme de dons de campagne assure la continuation de contrats lucratifs. Le CMI répartit également stratégiquement sa production dans de nombreux districts du Congrès, assurant ainsi le soutien politique en créant des dépendances locales aux dépenses militaires.

Corruption Légale et Éthique

La surévaluation des prix légalisée et la fraude sont monnaie courante au sein du CMI. Malgré l’échec du Pentagone à passer un audit, il continue de recevoir la majorité des fonds fédéraux. Cette mauvaise gestion financière détourne des ressources des programmes sociaux essentiels, entraînant des résultats militaires inefficaces et une nation mal défendue.

Conséquences Environnementales et Sociales

L’impact environnemental du CMI est significatif, l’armée américaine étant un pollueur majeur à l’échelle mondiale. Les opérations du CMI contribuent au changement climatique à travers une consommation massive de carburant. Sur le plan national, l’influence du CMI a conduit à la militarisation des forces de police et à la croissance des complexes industriel de la frontière et des prisons, affectant de manière disproportionnée les communautés marginalisées.

Perpétuation des Conflits Mondiaux

Le CMI prospère grâce à un conflit perpétuel, comme en témoignent les engagements militaires continus depuis la Seconde Guerre mondiale, entraînant des millions de morts et des déplacements massifs. Les principaux bénéficiaires sont les entreprises qui profitent de ces guerres, et non les nations ou les communautés prétendument protégées. L’article soutient que les dépenses militaires sont un mauvais créateur d’emplois comparé aux investissements dans les soins de santé, l’éducation ou les infrastructures.

Menaces Existentielles et Urgence du Démantèlement du CMI

L’article rejette l’argument selon lequel les dépenses militaires sont nécessaires à la création d’emplois ou à la sécurité nationale. Il souligne les menaces exagérées posées par des pays comme la Russie et la Chine, dont les budgets militaires sont bien plus petits que celui des États-Unis. Malgré cela, le CMI encourage les confrontations directes pour justifier l’augmentation des dépenses militaires, risquant des conflits potentiellement catastrophiques.

Étapes vers le Démantèlement du CMI

Vine et Arriola préconisent des réductions significatives du budget du Pentagone pour affaiblir le CMI. Ils suggèrent des campagnes de désinvestissement, des poursuites judiciaires, l’interdiction de la guerre à but lucratif et la régulation ou la nationalisation des fabricants d’armes. Ils proposent également de transformer certaines parties de l’armée en une force dédiée à l’aide en cas de catastrophe et à la santé publique. L’urgence de démanteler le CMI est claire, avec l’avenir de l’humanité et de la planète en jeu.

Conclusion

L’article se termine par un appel à l’action, exhortant la société à imaginer un monde où les ressources sont consacrées à améliorer la vie humaine plutôt qu’à alimenter les conflits. Il trace des parallèles avec les mouvements passés contre des industries puissantes et souligne la possibilité et la nécessité de réduire l’influence du CMI pour construire un monde plus juste et pacifique.

Rectification de titre


Il s’agit de mon texte précédent qui est en fait une traduction. L’auteur avait parlé de la propagande mensongère faite par « Jews and Zionists » aux États-Unis. La traduction automatique me donnait « les » Juifs que j’ai remplacé après publication par (des Juifs) puis à la réflexion j’ai supprimé la mention de juifs pour ne garder que sionistes parce que forcément, ceux qui fabriquent des histoires de toutes pièces concernant une prétendue persécution antisémite sont nécessairement des sionistes. Je supporte mal que l’on mette systématiquement les juifs dans le panier des sionistes.

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑