« Cesser de diaboliser l’Amérique »


La Libre
Mis en ligne le 05/06/2009
Bichara Khader (UCL) est séduit même si les actes devront suivre le discours.

Pour le professeur Bichara Khader, directeur du Centre d’Etudes et de Recherches sur le Monde arabe contemporain de l’UCL, le discours de Barack Obama fut « magistral dans sa forme, courageux dans son contenu, forgé avec la minutie d’un orfèvre ». « Ce discours restera, dans les annales, comme un joyau du genre : il n’est pas donné à beaucoup de politiques, mêmes les plus aguerris, d’aborder des questions si épineuses et sensibles, sans cafouiller, sans trébucher sur un mot, chaque phrase coulant avec fluidité et le tout émaillé de versets coraniques et de citations bibliques », ajoute l’expert des questions arabes, sur la forme.

Sur le fond, M. Khader est plus réservé. « Ceux, naturellement, qui nourrissent une haine viscérale à l’égard de l’Amérique ou simplement ceux qui doutent de la sincérité de son Président, trouveront que le discours sonne creux, visant surtout à redorer le blason de l’Amérique, à améliorer son image ternie par des années de présidence calamiteuse, voire même à venir au secours de dirigeants arabes déconnectés de leurs peuples », note Bichara Khader. « Ceux-là, il sera difficile de les convaincre de la bonne foi du nouveau Président et de son élan sincère. Je ne fais pas partie de ce camp. Non que je sois naïf au point d’ignorer toutes les contraintes qui pèseront sur l’action extérieure du président Obama, ou que j’aie une foi illimitée dans sa capacité de changer le cours de l’histoire. Mais je crois qu’il est temps de cesser de diaboliser à outrance l’Occident et l’Amérique, de jeter le doute sur tout ce qu’ils entreprennent, et de les rendre responsables de tous les malheurs des Arabes et des musulmans ».

« L’Amérique a des intérêts à faire valoir mais elle a besoin du soutien des musulmans, les extrémistes constituent une menace commune, et enfin la politique américaine n’est pas au-dessus de tout reproche », retient encore du discours le professeur de l’UCL.

Certes il admet ne pas y trouver « de projet concret, pas de calendrier précis ». « C’est un vœu, un souhait, une espérance. Obama veut y croire, mais il a besoin de convaincre, d’abord les Américains (Sénat et Congrès), ensuite les Israéliens, et enfin les Palestiniens et les Arabes. C’est donc dans quelques mois que nous pourrons dire si le discours d’Obama a constitué véritablement un tournant historique ou, au contraire, une jolie musique de chambre qui fut agréable à écouter. »

source

Discours du Président Obama


Mon ami Chemayel avait écrit ce discours-ci pour Obama, mais voyez quand même l’article suivant sur le vrai discours du Président étasunien

Le Caire, capitale éternelle du Moubarakistan

Je viens à vous avec un message de paix
la pour Israël, bien sûr
et pas obligatoirement pour les Arabes.
Ainsi est-il écrit dans la Bible de l’Hégémonie.

Je viens à vous avec une promesse de mettre fin à l’occupation
et de fait les Arabes-d’Israël ne devraient plus occuper
leurs propres maisons, et devraient dégager ailleurs.
Ainsi est-il écrit dans la Bible de Herzl…..

Je viens à vous avec la promesse de mettre fin aux colonies
En Cisjordanie…
Car nous allons simplement l’annexer,
Et l’appeler aussi « Israël”.
Ainsi est-il écrit dans la Bible d’Ariel.

Idem pour le Golan ,
qui ne sera plus une terre occupée
mais une partie du Royaume de Salomon
Ainsi est-il écrit dans la Bible de Benyamin.

Les quatre millions de réfugiés palestiniens
n’existent plus!!
Et le seul fait de les mentionner
ou de mentionner leur misère
sera puni par la loi.
Ainsi est-il écrit dans la Bible de la Knesset.

Seul l’ Holocauste a eu lieu
et personne d’autre n’est jamais mort !!

Le changement arrive!!
Le changement prend forme !!
Le changement est là !!

Et quant aux habitants de Cisjordanie
ils ont le choix entre prrendre leurs jambes à leur cou et aller se cacher
Sous les bottes du Roi Abdallah
ou aller mourir, une fois de plus, à Sabra et Chatila
ou être relogés au Kurdistan, une bonne fois pour toutes.
Ainsi est-il écrit dans la Bible du Congrès.

Quant à Gaza ,
elle sera evacuee, dépeuplée
et transformée en reserve naturelle
pour oiseaux marins sub-tropicaux.
Ainsi est-il écrit dans la Bible de l’écologie.

Le changement arrive !! comme vous pouvez le voir….
et seules mes promesses à la Terre-Promise seront tenues.

Si vous n’êtes pas d’accord ou si vous me désobéissez,
Je me vengerai
Comme suit :

1)
Je maintiendrai Hosni Moubarak et sa Gestapo
pour faire la loi des deux côtés du Nil .

2)
Je maintiendrai le Clan royal wahhabite
pour garder mes puits de pétrole et votre précieuse Kaaba.

3)
Je maintiendrai l’ Irak inmaintenable

4)
Je maintiendrai le Liban, ingouvernable

5)
Je maintiendrai la Syrie isolée et diabolisée.

Je suis le Maître du Monde
peu importe que je sois né musulman…
Regardez autour de vous, combien d’autres musulmans ne sont-ils pas
aussi vos propres tyrans!! ??

Peu importe que je me sois converti au christianisme
Regardez autour de vous, combien de chrétiens
n’ont-ils pas commis génocides,
Injustices et colonialisme??

Peu importe la religion
C’e n’est qu’une question de pouvoir…
le pouvoir de décider sur les autres
sans rien changer à soi-même
le pouvoir de promettre n’importe quoi
puis de ne rien faire, … ou de faire n’importe quoi.

Mon nom est Barack fils de Hussein Obama
né dans la colonie US d’ Honolulu
d’un père africain musulman
Je suis membre d’un église noire car
Les Blancs ne voulaient pas de moi dans la leur……..

Je suis noir, mais je sers les AshkéNazes
J’ai eu été musulman mais désormais je sers les sionistes chrétiens !!
Ce sont eux, après tout, qui m’ont fait président.

Il n’y a là aucune contradiction
car mon pouvoir justifie ce que je veux faire,
et mon pouvoir suprême justifiera toutes vos souffrances.

Lae pouvoir justifie l’esclavage, l’impérialisme
Et même le sionisme…..
Le pouvoir m’a même fait changer de couleur
Et de religion….

Je suis devenu Blanc, Américain et impérialiste
le jour où je suis entré dans la politique US
qui peut désormais me dire :
non !!………. …. tu es Noir et Musulman.
Je suis blanc…aussi blanc que Michael Jackson
et aussi blanc que Tipzi Livni est sémite ….

Regardez-moi, ici, au Caire, a bord du Nil
Dans ce fut la capitale de l’arabisme…
et vous voilà tous à m’écouter bouche bée
vous me croyez…car vous me craignez!!
Je peux vous donner à manger………… tout comme je peux vous commander !!

Où est donc El Raiiss* ???……
qui avait fait de vous des hommes libres .

El Sayyed** prendra-t-il sa place ??
et me virer du Canal ??

Vous êtes désormais les spectateurs de votre propre asservissement
Les témoins de votre propre soumission

Je suis l’Obama d’Omaha et du Nebraska
Je suis l’Obama d’Alabama et de Louisiana

Je suis l’Obama d’Oklahoma et d’Alaska
Je suis l’Obama de l’Empire du Mal from…….
et vous n’êtes que mes petits ratons-laveurs du Nil !!

Silence !! Demi-tour !!
………… et rentrez tranquillement chez vous !!!
et n’oubliez pas de ramasser vos chaînes , avant de sortir !!

Merci !! et Dieu bénisse les USA…….

Texte original :
Shlomo Goldberg, écrivailleur de discours
Traduit par :
Ing. Moustafa Roosenbloom, agent double
Copyright : Blue Star Publications, Tel Aviv -Amman –Cairo

Notes :

El Raiiss : le Président, c’est-à-dire Gamal Abdel Nasser
El Sayyed : Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah
SOURCE

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Obama au Caire: le « cycle de la méfiance » avec les musulmans doit s’achever


06/04 | 10:55 GMT

©AFP / Cris Bouroncle

Le président américain Barack Obama a dit jeudi qu’il était venu « chercher » au Caire un « nouveau départ entre les musulmans et les Etats-Unis », estimant que le « cycle de la méfiance et de la discorde devait s’achever »

©AFP / Cris Bouroncle

Obama le 4 juin 2009 à l’université du Caire

LE CAIRE (AFP) – Le président américain Barack Obama a dit jeudi qu’il était venu « chercher » au Caire un « nouveau départ entre les musulmans et les Etats-Unis », estimant que le « cycle de la méfiance et de la discorde devait s’achever ».

« Tant que nos relations seront définies par nos différences, nous donnerons du pouvoir à ceux qui sèment la haine plutôt que la paix, à ceux qui font la promotion du conflit plutôt que de la coopération », a-t-il déclaré à l’université du Caire.

Ce discours du président américain au Caire, où il effectue une brève visite hautement symbolique, sur une nouvelle donne entre l’Amérique et le monde musulman afin de tourner la page de l’ère Bush, était très attendu.

« Ce cycle de méfiance et de discorde doit s’achever », a-t-il lancé. « Je suis venu chercher un nouveau départ entre les Etats-Unis et les musulmans à travers le monde, un départ fondé sur l’intérêt mutuel et le respect mutuel, un départ fondé sur cette vérité que l’Amérique et l’islam ne s’excluent pas ».

©AFP / Mandel Ngan

Obama le 4 juin 2009 à l’université du Caire

Le président américain a déclaré qu’il fallait « affronter l’extrémisme violent sous toutes ses formes ». « La première question que nous devons affronter c’est l’extrémisme violent sous toutes ses formes », a-t-il déclaré, évoquant « les questions spécifiques » que les musulmans et les Etats-Unis doivent « affronter finalement ensemble ».

A Ankara, « j’ai dit clairement que les Etats-Unis n’étaient pas -et ne seraient jamais- en guerre contre l’islam », a-t-il rappelé. « Nous lutterons toutefois sans relâche contre les extrémistes violents qui représentent une grave menace pour notre sécurité » car les Etats-Unis « rejettent la même chose que les gens de toutes les religions, les meurtres d’hommes, de femmes et d’enfants innocents ».

Barack Obama a affirmé que les Etats-Unis soutenaient les aspirations « légitimes » des Palestiniens à un Etat, soulignant que la « seule solution » au conflit avec Israël résidait dans celle prévoyant deux Etats.

Obama le 4 juin 2009 à l’université du Caire

Il a également affirméau Caire que le lien avec Israël était « inébranlable », tout en appelant l’Etat hébreu à cesser la colonisation dans les territoires palestiniens. « Les liens forts de l’Amérique avec Israël sont bien connus. Ce lien est inébranlable », a déclaré M. Obama dans un discours à l’Université du Caire.

Il a dans le même temps affirmé que « les Etats-Unis n’acceptent pas la légitimité de la poursuite de la colonisation israélienne » qui « viole les accord passés et nuit aux efforts de paix ». « Il est temps que la colonisation cesse », a encore dit le président américain. Le président américain Barack Obama a poursuivi son discours en affirmant que la confrontation sur le programme nucléaire controversé iranien était « à un tournant décisif », affirmant que les Etats-Unis étaient disposés à « aller de l’avant sans conditions préalables ».
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L’Amérique moins amie d’Israël


Soutenu par le Congrès, Obama réclame le gel des colonies et un Etat palestinien.

C’est une bonne nouvelle pour Barack Obama : plus de 400 élus de la Chambre des représentants et du Sénat américain viennent de signer une lettre pour l’appeler à intensifier ses efforts en faveur de la paix au Proche-Orient. Jusqu’alors, le Congrès avait plutôt l’image d’une chambre d’enregistrement des quatre volontés de l’Etat hébreu. Or, au-delà des précautions diplomatiques à l’égard d’Israël, ce message apparaît comme un soutien clair au président américain à l’heure où il multiplie les pressions sur le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou.

«Alors que chaque obstacle est immense, nous sommes d’accord avec vous pour dire que tous les efforts doivent être faits pour essayer de parvenir à la paix le plus vite possible», peut-on lire dans la lettre de la Chambre, qui évoque notamment la construction d’un «Etat palestinien viable» – ce à quoi Nétanyahou s’oppose résolument, contrairement à son prédécesseur Ehud Olmert.

Intransigeant. Obama aura bien besoin de ce soutien parlementaire. Rompant avec la politique de George W. Bush, qui fut sans doute le plus pro-israélien des locataires de la Maison Blanche, le président américain a en effet en face de lui celui qui apparaît comme le plus intransigeant des chefs de gouvernement israéliens. Est-ce pour cette raison que l’Aipac, le très puissant groupe de pression pro-israélien aux Etats-Unis, a «applaudi» l’initiative des 400 parlementaires, apportant dès lors un soutien inattendu aux efforts américains pour promouvoir la paix ?

Dernièrement, la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, a pourtant formulé à nouveau et de la manière la plus ferme la position américaine. Obama «veut la fin de la colonisation : pas de colonies, pas de postes avancés, pas d’exceptions liées à la croissance naturelle».

Ce qui change avec la précédente administration, c’est que celle-ci semble avoir pris conscience qu’elle avait des intérêts divergents avec ceux de l’Etat hébreu au Moyen-Orient. La nouvelle dégradation de la situation sécuritaire en Irak, la progression des talibans en Afghanistan, la dramatique situation du Pakistan – trois pays où l’armée américaine est engagée -, la question de l’Iran, enfin, rendent nécessaire et même urgente une approche globale des problèmes. Et, dès lors, un rapprochement entre Washington et ses alliés arabes.

C’est dans ce but que le président américain se rendra le 4 juin au Caire, en Egypte, pour prononcer un discours que l’on qualifie déjà d’«historique», destiné à «réparer» les relations entre l’Amérique et le monde musulman. Auparavant, il effectuera une visite en Arabie saoudite, autre pilier de la stratégie américaine dans la région. Or, comme prix de leur soutien, ces Etats lui demandent d’avancer sur la question palestinienne, qui demeure pour ces régimes autocratiques un facteur de déstabilisation.

Pressions. Les déclarations du président américain ont certes été très appréciées. Mais elles sont loin d’être suffisantes. Pour Riyad, c’est l’échec du processus de paix au Proche-Orient qui a permis à l’Iran, la puissance rivale que le régime saoudien craint particulièrement, de développer son influence dans la région, via le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais. Aussi, le roi Abdallah attend-il de Barack Obama une attitude des plus fermes à l’égard d’Israël. De son côté, le président américain a besoin du régime saoudien à la fois sur les dossiers irakien, afghan – Riyad maintient certains liens avec les talibans – et pakistanais. Sans compter la question du pétrole : Washington veut éviter toute hausse qui risquerait de mettre en cause une reprise économique.

Obama ira-t-il au-delà des pressions verbales ? Le président Bush père l’avait fait avec succès en refusant, en 1991, de garantir un prêt de 10 milliards de dollars demandé par Israël à la communauté financière internationale pour forcer l’Etat hébreu à se rendre à la conférence de Madrid. Le Premier ministre de l’époque Yitzhak Shamir était à peine moins intransigeant.
Source

Israël : jusqu’au bout de la confrontation


JUREK KUCZKIEWICZ

Le Kroll disparu du site internet du Soir
Le Kroll disparu du site internet du Soir

Cette caricature illustrait l’article ci-dessous dans la version papier du journal. Introuvable aussi dans la collection Kroll du journal. Il faut sans doute attendre un peu.
mardi 02 juin 2009, 07:02

Ce qui est en train de se jouer sur la ligne Washington-Jérusalem est l’un des tournants majeurs de la politique étrangère américaine. En ayant poussé le gouvernement Netanyahou à indiquer publiquement qu’Israël n’interrompra pas la colonisation de la Cisjordanie, la diplomatie américaine a réussi à clarifier les choses comme elles ne l’ont plus été depuis longtemps : à l’allié américain qui exige une mesure indispensable à une négociation de paix, le Premier ministre israélien Netanyahou a clairement donné sa réponse négative. (On regrettera au passage que l’Union européenne n’a jamais été capable du courage et de la rigueur dialectique dont fait preuve la nouvelle administration américaine sur ce dossier.)

Benjamin Netanyahou ouvre donc la crise la plus importante que son pays ait connue depuis 20 ans avec son premier allié et unique protecteur – la précédente remontait à la présidence de Bush père. M. Netanyahou, qui semble agir comme si Israël n’avait besoin de personne – et surtout pas de voisins avec lesquels il vivrait en harmonie – est peut-être en train de rendre le plus grand service à la cause de la paix. Et le plus paradoxal.

Car en poussant son pays dans le radicalisme, le refus de la moindre avancée vers une négociation de paix sérieuse, et dans l’opposition à son parrain américain, le Premier ministre israélien est en train de réussir ce que personne n’avait si bien réussi avant lui : pousser son pays dans l’isolement international le plus total.

Depuis longtemps, tout pousse à penser qu’Israël doit aller jusqu’au bout de sa logique de confrontation tous azimuts, contre les alliés compris, et de négation du peuple palestinien, avant de pouvoir faire le constat que c’est là une voie sans issue. Si les mises en garde d’amis les plus sincères d’Israël – et Barack Obama s’en est entouré à la Maison-Blanche – n’ont pu produire d’effet, c’est qu’aucun discours ne peut plus en produire…

En priant les cieux que d’autres drames sanglants ne viennent alourdir encore le coût de ce conflit, il ne reste hélas qu’à attendre l’aller-retour absurde d’Israël dans ce cul-de-sac. Un détour terrible sur la voie de la paix.

Source

Des extraits bibliques dans les documents top secret de Bush


rum

L’ancien secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, assortissait régulièrement les comptes rendus du Renseignement destinés au président George W. Bush de passages de la Bible, révèle le magazine GQ. « Born-again »

M. Rumsfeld utilisait des photographies de soldats américains en Irak comme support à ces extraits bibliques pour se faire bien voir de M. Bush, selon le journaliste Robert Draper, auteur par ailleurs d’un livre sur la présidence Bush, « Dead certain », bien accueilli par les critiques à sa sortie.

Des passages des Ecritures apparaissaient sur la première page des résumés réalisés par les services de renseignements préparés par le Pentagone pour M. Bush, un fervent chrétien « born-again » (re-converti), selon lui.

Le magazine GQ montre lundi sur son site l’un de ces documents, daté du 31 mars 2003, une photographie d’un char avançant dans le désert une dizaine de jours après l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis pour faire tomber le régime de Saddam Hussein.

En surimpression, un verset de l’Epitre de Paul aux Ephésiens : « C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté ».

Ultra confidentiel Les documents en question étaient si sensibles qu’ils étaient souvent remis au président Bush de la main à la main par Donald Rumsfeld, qui a été secrétaire à la Défense de 2001 à 2006.

Une autre image montrant des soldats américains arpentant le désert est accompagnée d’un passage du Livre d’Isaïe : « Leurs flèches sont aiguisées, leurs arcs sont tous tendus ; les sabots de leurs chevaux sont durs comme le caillou ; les roues de leurs chars pareilles à l’ouragan ».

Draper précise que l’idée des passages de la Bible venaient d’un directeur du renseignement travaillant sous les ordres de Rumsfeld, lui-même affichant moins ouvertement sa foi que George W. Bush. « Pour autant, l’habile association entre la froideur du renseignement et le sens religieux de la vertu porte une signature, celle de Donald Rumsfeld », commente Draper.

« Au moins un analyste musulman (du Pentagone) a été profondément offensé » et « d’autres ont exprimé en privé leurs craintes, si ces couvertures faisaient l’objet de fuites en pleine guerre avec un pays musulman, que la conséquence soit la même que pour les photos d’Abou Ghraïb » montrant les sévices et humiliations infligées à des Irakiens par des militaires américains, écrit encore le journaliste. (belga) 18/05/09 19h29

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USA : Criminalisation de la critique d’Israël


samedi 9 mai 2009 – 05h:05

Paul Craig Roberts
CounterPunch

Criminaliser la critique d’Israël tue tout espoir pour l’Amérique d’avoir une politique étrangère indépendante pour le Moyen-Orient, une politique qui serve les intérêts américains plutôt que les intérêts israéliens.

Finie la liberté d’expression ?

Le 16 octobre 2004, le président George W. Bush signait le projet de loi du lobby pro-israélien, Loi pour un examen de l’antisémitisme mondial. Cette législation demande au Département d’Etat US de surveiller l’antisémitisme dans le monde entier.

Pour pouvoir surveiller l’antisémitisme, il faut le définir. Quelle est sa définition ? Fondamentalement, tel qu’il a été défini par le lobby pro-israélien et Abe Foxman, il se réduit à la moindre critique d’Israël ou des juifs.

Rahm Israel Emanuel ne perd pas son temps à la Maison-Blanche.

Aussitôt qu’il aura obtenu en 2009 le vote de la loi relative à la prévention des crimes de haine, tout Américain qui dira la vérité sur la façon dont Israël traite les Palestiniens et leur vole leur territoire se verra accusé d’un crime.

Ce sera un crime pour les chrétiens de citer le prétexte des juifs dans le Nouveau Testament pour demander la crucifixion de Jésus.

Ce sera un crime d’évoquer l’extraordinaire influence du lobby pro-israélien sur la Maison-Blanche et le Congrès, notamment que les résolutions de l’AIPAC faisant l’éloge d’Israël pour ses crimes de guerre contre les Palestiniens à Gaza ont été adoptées par 100% du Sénat US et 99% de la Chambre des représentants, pendant que le reste du monde condamnait Israël pour sa barbarie.

SUITE

Les pirates Somaliens, al Qaïda, Bush et Obama


Je vous avais déjà parlé des actes de piraterie pratiqués au large des côtes somaliennes. L’actualité me donne l’occasion d’y revenir puisque cette piraterie fait encore la une des organes de presse en France comme ailleurs.

Un certain nombre de puissances, dont la France, se sont coalisées pour lutter contre le phénomène qui a touché 130 navires marchands en 2008.

Aux Etats-Unis, les récents événements ont cependant provoqué un débat sur la politique à suivre en la matière. Ce débat se focalise sur une organisation «extrémiste» nommée Shabab (jeunesse):

Des responsables Etatsuniens affirment que l’organisation, qui contrôle une partie de la Somalie, pose un dilemme. Ils soulignent son expansion rapide, les liens entre ses dirigeants el le réseau terroriste al Qaïda, et la présence d’Etatsuniens et d’Européens dans ses rangs. Mais ils déclarent qu’il n’y a aucune preuve que l’organisation prépare des attentats hors de Somalie.

Les mêmes responsables critiquent de manière à peine voilée l’administration Obama qui a adopté une approche plus prudente et moins agressive [que l’administration Bush] de ces questions de sécurité.

On voit bien que la piraterie est un des dossiers peau de banane dont a hérité Obama. On se souviendra, c’est quand même assez récent, que le gouvernement Bush avait encouragé l’armée éthiopienne à renverser par la force l’Union des Tribunaux Islamiques qui gouvernait une partie du territoire somalien et en contrôlait la capitale. Il était reproché justement à cette Union des Tribunaux d’avoir partie liée à al Qaïda.

Si on suit bien la logique étatsunienne, les pirates se rattachent à une organisation liée à al Qaïda ; l’Union des Tribunaux Islamiques était aussi liée à al Qaïda.

Déduction logique : les actes de piraterie auraient du culminer lorsque les Tribunaux Islamiques étaient au pouvoir.

Le problème est que c’est exactement le contraire qui s’était passé ainsi que nous le rappelle cet article tiré des archives du Sydney Morning Herald.

Au passage, rappelons que le mot « sharia » ne signifie pas loi en arabe. La sharia n’est donc d’aucune façon la «loi» islamique pas plus qu’il n’existe qu’une loi dite islamique, la pluralité étant de règle dans ce domaine.

La crainte de la loi islamique effraye les pirates

Par Colin Freeman à Mogadiscio et Justin Stares à Bruxelles

Sydney Morning Herald (Australie) 17 octobre 2006 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le nouveau pouvoir islamique en Somalie a débarrassé le pays des pirates qui terrorisaient les navires de plaisance et les cargos au large de ses côtes.

Depuis que ce pays d’Afrique orientale a sombré dans l’anarchie il y a 15 ans, ses 4 000 kilomètres de côtes offraient un refuge pour des pirates armés qui utilisent des embarcations à grande vitesse pour s’emparer des bateaux de passage.

Mais depuis que la nouvelle Union des Tribunaux Islamiques a pris le contrôle de Mogadiscio et d’une grande partie du sud du pays, la piraterie a été pratiquement éliminée sous la menace de sévères punitions aux termes de la sharia.

Cette répression a été soulignée dans un rapport récent du Merchant International Group, spécialisé dans le conseil aux entreprises sur le commerce dans les points chauds autour du globe.

« L’emprise du pouvoir islamiste à travers les tribunaux islamiques mérite une attention particulière, » déclare l’organisation. « Plus de 40 attaques contre des bateaux avaient été signalées dans et autour des eaux somaliennes entre mars 2005 et juillet 2003, mais pas un seul acte de piraterie n’a été rapporté dans ce secteur dans les mois qui ont suivi [la prise de pouvoir des tribunaux).

La piraterie somalienne a fait la une en novembre dernier quand, à 70 miles nautiques de la côte, des embarcations chargées de bandits armés de mitrailleuses et de lance grenades avaient attaqué le Seabourn Spirit, un navire de croisière de luxe battant pavillon américain.

Les touristes à bord ont relaté comment ils avaient craint pour leurs vies jusqu’à ce que l’équipage parvienne à faire fuir les pirates en utilisant un sonic gun spécial qui émet un bruit à fort volume à en crever les tympans.

En guise de précaution, le Bureau Maritime International a conseillé aux navires de ne pas s’approcher à moins de 160 kilomètres de la côte somalienne.

La chute du nombre d’incidents de piraterie reflète le succès de l’Union des Tribunaux Islamiques à rester l’ordre et la loi sur la terre ferme. Jusqu’en été, la Somalie était largement sous le contrôle de seigneurs de la guerre rivaux. On pense que la plupart des organisations de pirates dépendaient des milices des seigneurs de la guerre.

Alors que leurs détracteurs disent que l’Union des Tribunaux Islamiques est un mouvement lié à al Qaïda qui prévoit d’introduire de strictes restrictions de la vie sociale dans le style des Talibans, dont l’interdiction des films et de la musique, de nombreux Somaliens ordinaires considèrent que c’est la seule alternative à l’anarchie.

La chute des actes de piraterie est attribuée à la menace de punir quiconque est impliqué par l’exécution ou l’amputation.

SOURCE

Le discours d’Obama à l’occasion de Nowrouz, le Nouvel An iranien


LEMONDE.FR avec AFP | 20.03.09 | 06h49

Voici le texte intégral du message adressé aux dirigeants iraniens par le président américain Barack Obama, diffusé dans la nuit de jeudi à vendredi à l’occasion du nouvel an iranien.

« Aujourd’hui, je veux adresser mes meilleurs voeux à tous ceux qui célèbrent Norouz à travers le monde.

Cette fête est à la fois un rite ancien et un moment de renaissance, et j’espère que vous profitez de cette période spéciale de l’année entre amis et avec la famille.

En particulier, je voudrais parler directement au peuple et aux dirigeants de la République islamique d’Iran. Norouz est une juste une partie de votre grande culture renommée. Pendant des siècles, votre musique, votre littérature et vos innovations ont rendu le monde meilleur et plus beau.

Ici, aux Etats-Unis, notre propre communauté a été renforcée par la contribution des Américains d’origine iranienne. Nous savons que vous êtes une grande civilisation, et vos succès ont gagné le respect des Etats-Unis et du monde.

Pendant près de 30 ans, les relations entre nos pays se sont tendues. Mais à l’occasion de cette fête, nous nous rappelons cet humanisme commun qui nous lie. Justement, vous allez célébrer votre nouvel an de la même façon que nous Américains, quand nous célébrons nos fêtes — en se rassemblant avec des amis et avec la famille, échangeant cadeaux et des histoires, et en regardant vers l’avenir avec un sens renouvelé d’espoir.

Avec ces célébrations, repose la promesse d’un nouveau jour, la promesse d’opportunités pour nos enfants, la sécurité pour nos familles, le progrès pour nos communautés, et la paix entre les nations. Ce sont des espoirs partagés, ce sont des rêves communs.

En cette saison qui est celle des nouveaux commencements, je voudrais parler clairement aux dirigeants iraniens. Nous avons de graves divergences et elles se sont amplifiées avec le temps. Mon administration est désormais résolue à pratiquer une diplomatie qui traite la totalité des problèmes que nous avons devant nous, et à chercher à établir des relations constructives entre les Etats-Unis, l’Iran et la communauté internationale. Ce processus ne progressera pas par la menace. Nous cherchons au contraire un dialogue honnête et fondé sur le respect mutuel.

Vous, aussi, vous avez un choix à faire. Les Etats-Unis veulent que la République Islamique d’Iran prenne la place qui lui revient dans la communauté des nations. Vous avez ce droit, mais il s’accompagne de vraies responsabilités, et cette place ne peut être obtenue par la terreur et les armes, mais par des actions pacifiques qui démontrent la véritable grandeur du peuple et de la civilisation iraniens. Et cette grandeur ne se mesure pas par la capacité à détruire mais par votre talent à construire et à créer.

Ainsi à l’occasion de votre Nouvel An, je veux que vous, le peuple et les dirigeants de l’Iran, vous compreniez le futur auquel nous aspirons. Il s’agit d’un avenir de nouveaux échanges entre nos deux peuples et de plus grandes opportunités de partenariat et de commerce. C’est un avenir dans lequel les vieilles divisions seront surmontées, où vous et tous vos voisins et le monde entier pourront jouir d’une plus grande sécurité et d’une paix plus grande.

Je sais que cela ne sera pas facile à atteindre. Certains affirment avec insistance que nous nous définissons par nos différences. Mais souvenons-nous des paroles écrites par le poète Saadi, il y a si longtemps: +Les enfants d’Adam sont des membres d’un même corps, créés d’une même essence+.

Avec l’arrivée d’une nouvelle saison, cette précieuse humanité que nous partageons tous nous revient en mémoire. Et nous pouvons une nouvelle fois invoquer cet esprit en aspirant à un nouveau commencement ».

« Merci et Eid-eh Shoma Mobarak. »

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