Journal de Syrie : Une mendiante à ma porte


IRIN

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DAMAS, 20 novembre 2013 (IRIN) – L’auteur de ce récit est un jeune diplômé de l’université de Damas, issu d’une famille aisée appartenant à une minorité religieuse syrienne. Il souhaite conserver l’anonymat pour des raisons de sécurité. Dans ce cinquième extrait, il nous fait part des signes qu’il observe autour de lui et qui montrent que la population est de plus en plus mal nourrie et désespérée.

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J’étais seul chez moi lorsque quelqu’un a frappé à la porte. En ouvrant, j’ai découvert une jeune femme maigre, âgée d’une vingtaine d’années comme moi. Elle portait des baskets, une paire de jeans, un pull et elle n’était pas voilée, ce qui indiquait que c’était probablement une citadine. Ses vêtements étaient propres, mais incontestablement vieux et usés. D’une voix tremblante, elle a dit :

« Je suis originaire de Homs et j’ai des enfants. Nous vivons ici maintenant et nous avons besoin d’aide. Peux-tu m’aider ? Si tu avais du pain, ce serait formidable. »

Elle n’a pas dit « s’il te plaît ». Elle n’a pas prononcé les formules ou les prières que les mendiants utilisent habituellement. Elle ne semblait même pas chercher à ce que l’on s’apitoie sur son sort. Elle a seulement présenté les faits et posé une question. Cependant, elle semblait gênée – même s’il n’y avait pas de quoi. Je savais qu’elle n’avait pas d’autre moyen de gagner dignement sa vie. J’étais bouleversé, mais j’ai continué à sourire, j’ai sorti un billet de mon portefeuille et je le lui ai tendu en disant : « Les choses vont s’arranger, et si tu as besoin de quelque chose, tu peux revenir ici. »

Elle a souri et ajouté « Si Dieu le veut, merci  » ; puis elle a disparu dans l’escalier. Elle n’est pas allée frapper à d’autres portes dans l’immeuble. Je suis sûr que pour elle ce jour-là, cela suffisait.

Je pense aux personnes mal nourries en Syrie chaque fois que je passe à table avec ma famille. Nos repas ne sont plus ce qu’ils étaient. Les rations sont plus petites et nous utilisons moins d’ingrédients coûteux comme les épices ou les noix (un kilo de pignons de pin équivaut aujourd’hui à 40 pour cent du salaire de mon père), mais nous avons la chance de manger régulièrement. Nos repas n’ont rien à voir avec ceux des Syriens qui vivent dans les zones assiégées.

D’après les médias, de nombreux enfants syriens sont morts de faim dans les zones assiégées le mois dernier. Je n’y croyais pas en entendant les informations. J’ai pensé à la Somalie et je me suis demandé : est-ce que cela pourrait aussi se produire en Syrie ?

Un de mes amis est l’un des rares docteurs restants à al-Hajar al-Aswad, la banlieue sud assiégée de Damas. Il m’a raconté que les nouveau-nés sont les plus touchés. Leurs mères ne produisent pas suffisamment de lait et il est impossible de se procurer du lait en poudre.

Les adultes, m’a-t-il dit, survivent grâce à de maigres rations provenant des réserves de produits alimentaires traditionnels syriens, comme des olives, du thym et de la confiture ; et dans certains cas, des chats et des chiens. «  Bientôt, ce sont aussi les adultes qui commenceront à mourir de faim  », a-t-il déclaré.

Dans mon quartier, les gens ne mangent pas de chats ni de chiens, mais j’ai remarqué des petits signes de privation. Dans un supermarché près de chez moi, connu pour ses produits moins chers, j’ai vu une femme acheter 100g de margarine, 200g de fromage et trois œufs. J’étais stupéfait. Traditionnellement en Syrie, même les personnes très pauvres n’achetaient jamais de nourriture en si petite quantité.

Mais en regardant les prix, j’ai vite compris. Un kilogramme de margarine, qui coûtait auparavant 450 livres syriennes, coûte aujourd’hui 2 500 livres [avec la dévaluation de la monnaie syrienne, près de 17 dollars au marché noir]. Un kilogramme de fromage est passé de 140 à 700 livres ; un œuf de 4 à 23 livres ; et l’agneau, un ingrédient de base de la cuisine syrienne, de 700 livres le kilo à 2 600. Cette situation est intolérable pour de nombreux Syriens dont les salaires, s’ils en perçoivent toujours, ont à peine augmenté. En ce moment, le salaire moyen ne dépasse pas les 16 000 livres par mois (110 dollars).

D’autres signes attestent de la détérioration de la situation. Récemment, je suis retourné en Syrie après avoir passé un mois au Liban, où j’ai essayé (encore une fois en vain) d’obtenir un visa pour l’Europe. Lorsque j’étais là-bas, j’ai reçu plus de dix coups de téléphone de la part de gens qui voulaient que je leur rapporte des médicaments. Même des choses simples comme des antibiotiques et des vitamines sont désormais introuvables en Syrie.

Aujourd’hui, alors que la Syrie ne fait plus la une des journaux, l’hiver qui approche risque d’alourdir les souffrances de cette crise humanitaire.

Tant de personnes ont été touchées par cette guerre : tuées, détenues, déplacées ou mutilées. Parmi les morts et les détenus, on compte surtout des hommes, et les membres de leur famille à charge se retrouvent privés de moyens de subsistance et en proie à la famine. Ma famille peut aider une ou deux personnes qui demandent de l’aide de temps en temps, mais ce n’est jamais assez.

Lorsque j’ai raconté l’histoire de la jeune femme qui avait demandé du pain à ma mère, elle m’a confié que bien des personnes dans la même situation étaient venues demander de l’aide. Au bord des larmes, elle s’est indignée : « Que pouvons-nous faire ? Nous sommes impuissants. »

Et nous ne sommes pas à l’abri.

Mon père est ingénieur. Il était consultant freelance pour arrondir ses fins de mois en tant que fonctionnaire. Il a perdu son emploi de freelance, mais a eu la chance de pouvoir conserver son deuxième poste, qui rapporte 30 000 livres syriennes par mois (près de 200 dollars) à notre famille. Il est impossible de vivre avec cette somme, alors nous puisons dans nos économies. Mais avec la dévaluation de la monnaie et une inflation constante, nous ne savons vraiment pas combien de temps nous allons pouvoir tenir.

Journal de Syrie : Quitter la Syrie – sur Info-Palestine
Journal de Syrie : La vie en exil – sur Info-Palestine
Journal de Syrie : Retour à Damas – sur Info-Palestine
Journal de Syrie : Dans l’incertitude – sur Info-Palestine

Au Liban, les réfugiés syriens s’enfoncent dans la pauvreté


Si vous pouvez aider, rendez-vous sur la page facebook https://www.facebook.com/SB.overseas.charity?fref=ts  Lama prépare un camion de fournitures et de vêtements à destination des réfugiés. Elle recherche des fauteuils roulants pour les nombreux handicapés

jeudi 21 novembre 2013, par La Rédaction

Des familles syriennes réfugiées au Liban s’enfoncent dans l’endettement et dans la pauvreté, ce qui affecte l’éducation de leurs enfants et leur dignité, prévient jeudi l’agence internationale d’aide Oxfam.
« Les réfugiés syriens sont confrontés à une lutte quotidienne pour survivre dans un pays où les emplois et les logements abordables sont rares. La quête perpétuelle d’un travail anéantit leurs espoirs », a déclaré Nigel Timmins, qui dirige depuis Beyrouth l’action d’Oxfam en Syrie.
L’agence s’appuie sur les résultats d’une étude qu’elle a commandée à un institut de recherche libanais sur 1.500 familles réfugiées au Liban.
Cette étude « montre que les gens dépensent plus de deux fois plus qu’ils ne gagnent : les revenus mensuels des familles réfugiés sont d’environ 250 dollars mais les dépenses moyennes sont d’environ 520 dollars », quasiment uniquement pour la nourriture (225 dollars) et le logement (275 dollars), relève Oxfam.
En moyenne, les familles arrivent avec 370 dollars d’économies, qui fondent vite au Liban, où le coût de la vie est plus élevé qu’en Syrie.
Surtout, « l’étude montre que seulement 25% des enfants sont scolarisés, ce qui laisse entrevoir une génération d’enfants syriens privés d’une éducation nécessaire », s’inquiète l’ONG.
Les écoles publiques sont gratuites au Liban, mais de nombreux parents ne peuvent payer les frais annexes comme le transport.
Oxfam cite l’exemple de Hadir Jasem, 21 ans, arrivée avec sa famille il y a deux ans : elle « brûle de rentrer chez elle en Syrie et de commencer l’université », mais son emploi d’aide-enseignante à 200 dollars par mois représente le seul revenu des 13 membres de sa famille.
Plus de 2 millions de Syriens ont fui les violences dans les pays limitrophes, dont 800.000 au Liban.
Selon Oxfam, les opérations humanitaires pour faire face à cet afflux massif ne sont financés qu’à 61%, et « une injection massive de fonds » est nécessaire pour éviter qu’une génération de réfugiés syriens ne se voie condamnée à « une vie de misère noire ».

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Doutant de leur loyauté, l’armée espagnole remplace les militaires musulmans par des latino-américains


 

 

19 novembre 2013 Doutant de leur loyauté, l'armée espagnole remplace les militaires musulmans par des latino-américains

Des militaires musulmans de la ville de Melilla, enclave espagnole au nord du Maroc, ont vu leur contrat non renouvelé par l’armée espagnole et ont été remplacés par des latino-américains, après des doutes sur leur loyauté.

Pourtant l’armée espagnole nie toute discrimination envers les musulmans de la ville, mais la présence dans son corps d’une part importante de musulmans – estimée à près de 25% – est une question très sensible en Espagne.

Selon Yonaida Sellam, président de l’association musulmane de la ville, dont les propos ont été recueillis par le journal El Pais, le salaire des militaires est souvent le seul revenu des familles dans une ville qui compte, d’après les statistiques officielles, plus de 41% de chômage.

Depuis la découverte en 2006, dans les rangs de l’armée en poste à Sebta, de trois militaires musulmans issus d’une cellule salafiste ayant pour projet de commettre des attentats au sein de l’armée, le doute subsiste dans les rangs des chefs de l’armée de la loyauté des militaires musulmans.

Sauf que l’armée ne motive pas forcément le refus de non renouvellement des contrats et les militaires ne sont pas licenciés ou réprimandés. Le journal El Pais ajoute que l’armée emploie des termes subjectifs comme « attitude » ou « loyauté », qui peuvent donc donner matière à interprétation, ce qui alimente justement les soupçons de discrimination.

L’année dernière, les services de renseignements espagnols avaient été alertés par leurs homologues américains sur la possible de présence de militaires « jihadistes » dans les villes de de Sebta et Melilla.

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Le Président Hollande en Israël : honte et colère !


mardi 19 novembre 2013, par Ujfp

Les premières déclarations du Président François Hollande en Israël nous remplissent de honte et de colère. Citons ses paroles : « Vous êtes une grande démocratie car malgré les épreuves que vous avez rencontrées, jamais, je dis bien jamais, vous n’avez cédé sur la démocratie, sur le pluralisme, sur les droits ». Ainsi, faisant fi des textes adoptés parfois par la France elle-même condamnant la négation des droits des Palestiniens, les violations du droit international et du droit international humanitaire, les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par Israël, le Président Hollande prétend en notre nom qu’Israël a toujours respecté le droit et la démocratie – ce qui n’est vrai, pour l’essentiel, que pour la population juive d’Israël.

Ainsi, le Président, se ralliant à la théorie du choc des civilisations, prétend à la fermeté dans le dossier du nucléaire iranien, alors même qu’il continue de feindre l’ignorance de l’armement nucléaire israélien (des dizaines de têtes nucléaires à Dimona). Ainsi, le Président emmène dans ses bagages des dizaines de patrons pour développer les échanges économiques avec Israël, dont de nombreuses sociétés prospérant grâce au développement illégal de la colonisation. La SNCF vient de signer un important accord économique avec les chemins de fer israéliens.

Le Président Hollande conforte ainsi la position du gouvernement le plus réactionnaire qu’Israël ait jamais connu dans sa poursuite du vol des terres du peuple palestinien, comme le démontre l’accélération de la colonisation du Nakab/Néguev par le déplacement forcé des Bédouins palestiniens. Il feint d’ignorer le blocus illégal et inhumain imposé à la population de la bande de Gaza. Certes, le Président Hollande – qui passe dans les territoires palestiniens occupés un temps en proportion de l’espace qu’Israël leur concède encore – propose à nouveau au gouvernement Netanyahou de renoncer à la poursuite de la colonisation, mais c’est sans la moindre menace de sanction en cas de refus, et c’est pour demander aussitôt à l’Autorité Palestinienne de nouvelles concessions unilatérales pour relancer un processus de paix qui n’existe que dans les discours.

L’Union Juive Française pour la Paix assure le peuple palestinien de son soutien dans sa lutte difficile pour ses droits et salue sa résistance. Elle contribuera au développement du mouvement de solidarité en France, pour ne pas voir notre pays s’enfoncer dans la complicité avec les crimes commis.

Elle appelle toutes celles et ceux qui sont attaché-e-s aux droits humains à s’engager plus encore dans la campagne pour le boycott de l’Etat d’Israël et de ses institutions, le désinvestissement, et les sanctions, à laquelle le peuple palestinien nous a invité-e-s. La France, ses partis, ses syndicats, ses institutions doivent rejoindre les nombreux partis, syndicats, institutions en Europe qui ont répondu à cet appel. La campagne BDS France doit s’amplifier.

La France ne peut rester plus longtemps complice de l’apartheid israélien.

L’Union juive française pour la paix
lundi 18 novembre 2013

BDS pamplemousses G


Depuis quelques semaines Lidl vend des pamplemousses roses de la marque ‘Grapefruit G’ qui semble tout à fait innocente, mais qui remplace les pamplemousses de la marque Jaffa.
Regardez bien sur le carton, il y a sur le côté une toute petite etiquette qui signale le pays d’origine:  Israel.  NE LES ACHETEZ PAS S.V.PL.
Je viens de téléphoner au numero 03/290 20 61 et je vous conseille de le faire également en leur disant que ces pamplemousses sont cultivés sur des terres volées aux Palestiniens et avec de l’eau qui leur est volée également.
Demandez à Lidl de nous donner la possibilité de choisir entre des pamplemousses roses en provenance de Californie ou de la Floride et des territoires occupés par Israel.
Merci de tout coeur.
Yvette

Demain : Grand rassemblement de la société civile en soutien aux Afghans


Mercredi 20 novembre

11h – Grand rassemblement de la société civile en soutien aux Afghans: rendez-vous à 10h30 devant le Cabinet de Maggie de Block (itinéraire en cours de finalisation). Plus d’infos: cliquez ici

Une initiative des signataires des revendications communes pour les Afghans, avec le soutien particulier de la FGTB et de Bruxelles Laïque.

14h –  Ciné-Débat sur l’accès aux droits fondamentaux pour les familles migrantes: projection de film « Enfants Valises » (en français) suivie d’un échange. Au théâtre des Martyrs, place des Martyrs 22, 1000 Bruxelles.

Une initiative du Mrax.

Solidariteitsmars ngo’s en middenveldorganisaties met afgewezen Afghanen – Brussel

Woensdag 20 november zullen 58 organisaties samen met alle afgewezen Afghaanse asielzoekers stappen in een betoging.

Daarmee willen we de situatie van Afghaanse mannen, vrouwen en kinderen onder de aandacht brengen. Zij krijgen geen bescherming, asiel van België ondanks de onveiligheid in hun thuisland.

Ook willen we met  deze mars de solidariteit tonen van heel wat burgers en organisaties van het middenveld (die de oproep naar de regering hieronder hebben ondertekend).

Deze mars is ook de gelegenheid voor de ondertekenaars om hun eisen over de situatie van de Afghanen in België aan de regering te herhalen. Zij roepen de regering op om:

         Een duidelijke standpunt in te nemen over de veiligheidssituatie in Afghanistan en de reële terugkeermogelijkheden, rekening houdend met de terugtrekking van de internationale troepen in 2014. Deze analyse moet gebaseerd zijn op het advies van onafhankelijke experts.

          Een tijdelijke opschorting, een zogenoemd moratorium, op alle uitwijzingen naar Afghanistan door te voeren tot België een duidelijk en geargumenteerd standpunt heeft over de situatie in het land.

          In de tussentijd, een verblijfsvergunning te geven aan de Afghanen die geen beschermingsstatus hebben gekregen om hen de mogelijkheid te geven hier veilig en waardig te leven.

Tenslotte vragen de ondertekenaars aan de asielinstanties om de nood aan bescherming van alle afgewezen Afghanen in België opnieuw te onderzoeken. Dit moet gebeuren  op basis van een herevaluatie van de veiligheidssituatie ter plaatse, rekening houdend met de risicogroepen zoals opgelijst door UNCHR en de reële en concrete mogelijkheid van terugkeer

Praktische info

10u30 : verzameling voor het kabinet van de staatsecretaris voor Asiel en Migratie Maggie De Block, Waterloolaan 115, 1000 Brussel

10u45 : aan het woord : een lid van het collectief van de Afghanen, een vertegenwoordiger van de steuncomité, de verantwoordelijken van verschillende organisatie die de eisen hebben ondertekend en van de organisatoren van de acties in de voorbije actieweek.

11u15 : vertrek van de mars

12u :  stop bij de Anderlechtsepoort

12u30: stop bij het ‘t Klein Kasteeltje

13u: Aankomst van de mars bij de Dienst Vreemdelingenzaken

14u: Einde van de betoging

Le poète israélien Natan Zakh a déclaré : « J’ai fui d’un Etat nazi pour me retrouver dans un Etat fasciste »


posté le 17 novembre 2013 par Antar dans Buzz

Le 10 novembre 2013, le journal hébreu Yediot Ahronot a rapporté que le grand poète israélien Natan Zakh a déclaré que le sionisme a échoué à réaliser son objectif. Selon lui, «  l’Etat du lait et du miel  » promis n’est maintenant que mal et corruption. Il a par ailleurs appelé à boycotter les colonies sionistes.

«  Si j’avais su que le sionisme se concrétiserait dans un pays qui vit par l’épée, je serais resté en Europe. J’ai fui d’un Etat nazi pour me retrouver dans un Etat fasciste  », dit-il.

Gaza est toujours sous un affreux blocus, ses roquettes reflètent une résistance légitime, a ajouté le critique littéraire, Lauréat du Prix Bialik (en 1982) et Lauréat du Prix d’Israël (en 1995).

Israël vit «  aujourd’hui comme l’empire romain dans ses derniers jours. Ici, ils nous apprennent la haine et préparent des bombes atomiques, au lieu d’essayer de nous rapprocher de nos voisins dont nous avons volé la terre  », a-t-il conclu.

source

Liban: Le long des pistes, exposition photo sur le Liban et la Syrie


Rend Haffar :

Liban: Le long des pistes / Lebanon: Along the trails
لبنان: على طول الدروب

Le mardi 10 décembre 2013, à partir de 18h.

à la Galerie Verhaeren

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Expositions de photographies réalisées le long du Lebanon Mountain Trail.

C’est le premier chemin de grande randonnée au Liban. Il s’étend de Andqet dans le nord jusqu’à Marjayoun dans le sud. C’est un chemin de 470 km qui traverse 75 villes et villages, et dont l’altitude varie de 600 à 2.000 mètres.

Accompagnées de photographies de Beyrouth et de sites de Syrie actuellement menacés ou détruits.

Galerie Verhaeren

rue Gratès, 7

1170 Bruxelles (Watermael-Boitsfort, près de la place Keym)

tél 02 662 16 99

site internet

L’exposition se tient du mardi 10 décembre 2013 au dimanche 19 janvier 2014 inclus.

La galerie est ouverte du mercredi au samedi, de 14h à 18h, et le dimanche, de 10h à 13h.

Accès:

Bus: 17, 41, 95 / Métro: ligne 5, arrêt Beaulieu à 15 min.

Plan d’accès ici

Une exposition de la photographe libanaise Houda Kassatly, a lieu simultanément.

 

Entrée libre

Je recommande : Het Vonnis (le verdict)


Excellent; ss titré en français. Acteurs fantastiques; histoire palpitante.

Het vonnis – Jan Verheyen

Cobra.be op setbezoek

di 08/10/2013 – 10:16 *** Jan Verheyen gooit een knuppel in het hoenderhok dat Justitie heet. Op zich niet zo verrassend maar hij doet het wel met evenveel omzichtigheid als verontwaardiging.

ruben nollet recensie het vonnis jan verheyen koen de bouw

Op de set van « Het Vonnis »

Het zal u misschien verbazen maar er is een link tussen ‘Machete Kills’, het hysterisch knipogende actiespektakel van Robert Rodriguez dat deze week ook in de zalen komt, en ‘Het vonnis’, het waardige en weldoordachte drama van Jan Verheyen. Vroeg in ‘Machete Kills’ zegt Jessica Alba namelijk tegen de gerimpelde titelfiguur dat hij degene is die haar geleerd heeft dat de wet en gerechtigheid niet noodzakelijk hetzelfde zijn. Nu moet je al geweldig naïef zijn om te denken dat de wet in Mexico per definitie (of zelfs in de meeste gevallen) de kant van de zwakkeren kiest maar uit Verheyens film mogen we afleiden dat de situatie in België daarom niet beter is. Alle verhoudingen in acht genomen weliswaar, want waar ‘Machete Kills’ het tussen alle schietpartijen en schaars geklede dames door over corruptie heeft, gaat het in ‘Het vonnis’ over de absurditeit en het gebrekkige evenwicht van onze strafwetgeving.

Procedurefout

Koen De Bouw vertolkt met bewonderenswaardige ingetogenheid de rol van Luc Segers, een man die zijn schaapjes op het droge heeft. Een gelukkig gezin met vrouw en kind, een job die hij graag doet, die goed verdient en waar de promotie lonkt, hij mag zichzelf terecht een schouderklopje geven. De hele boel stort echter in elkaar wanneer hij bij een hondsbrutale overval vrouw en kind verliest. En alsof dat nog niet erg genoeg was, komt de dader, die hem recht in de ogen heeft gekeken, vrij op basis van een procedurefout. Luc Segers heeft nu helemaal niets meer om voor te leven, tot bij hem een plan rijpt waarmee hij niet alleen zijn gram wil halen maar ook het systeem in zijn hemd wil zetten.

Verheyen haalde de inspiratie voor ‘Het vonnis’ uit de actualiteit en je voelt dat de regisseur, die zelf het scenario schreef, de film wou maken om zijn hart te luchten. Dit had dan ook een Belgische versie van ‘J’accuse…!’ kunnen worden maar Verheyen begreep terecht dat het geen goed idee was om wild met een beschuldigende vinger te zwaaien. Daarvoor is de materie te complex en ondoorzichtig, in die mate dat zelfs specialisten er vaak niet meer wijs uit raken. Morele verwarring is het sleutelbegrip, en die brengt de film zeker over.

De kern van het betoog

De grote troef van ‘Het vonnis’ is dat het om een rechtbankdrama gaat, want die opzet geeft Verheyen de gelegenheid om standpunten en filosofieën met elkaar te confronteren zonder dat het geforceerd klinkt. Hier en daar bezondigt hij zich nog wel aan uitleggerige dialogen maar de kern van het betoog kan hij overlaten aan, euh, het betoog van elke pleiter. Door die pleidooien tegelijk te vermengen met de daad waarvoor Luc Segers in de beklaagdenbank staat, vermijdt Verheyen bovendien dat de rechtszaak te droog wordt. De onderscheiding die ‘Het vonnis’ in Montréal te beurt viel, doet dan wel vermoeden dat de regie uitzonderlijk is maar als de film stevig op de benen staat, is het door scenario en montage. En door de acteurs, die De Bouws vertolking prima ondersteunen.

[ ‘Het vonnis’ – Jan Verheyen met Koen De Bouw, Hendrik Aerts, Johan Leysen, Veerle Baetens, Jappe Claes, Chris Lomme, Jo De Meyere, Wouter Hendrickx, Joke Devynck – 1u52 ]

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