Cet après-midi : Palestine : comprendre et agir !


 

Diffusion immédiate

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Le Mouvement Citoyen Palestine et l’ Association Marocaine des Droits Humain organisent

une rencontre exceptionnelle avec Lynn Gottlieb, femme rabbin américaine,
ce Dimanche 03 novembre à 16h00,
dans la salle de la Rue du Miroir 5/7 à 1000 Bruxelles.

 

 

Lynn Gottlieb, l’une des premières femmes rabbin, qui se consacre à la cause palestinienne et à une paix juste entre Palestiniens et Israéliens, viendra de Californie à Bruxelles, pour soutenir la campagne Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS).

 

Elle interviendra sur le chantage à l’antisémitisme et la solidarité avec le peuple palestinien.

 

« Comme toutes les luttes pour la liberté, la lutte pour les droits humains des Palestiniens est un combat universel ». 

 

Amir HASSAN, écrivain et poète de Gaza (francophone) et Olivia ZEMOR, présidente d’Europalestine, interviendront également durant cette soirée.
Ils parleront de la situation à Gaza et le renforcement du blocus par l’armée égyptienne ainsi que de la campagne BDS (Boycott,

Désinvestissement et Sanctions).

Dimanche 03 novembre 2013 à 16h

Au 5/7 Rue du Miroir

1000 Bruxelles

A l’initiative du Mouvement Citoyen Palestine, de l’ Association Marocaine des Droits Humains et d’EuroPalestine

Les dessous de l’écotaxe : quand Benetton et Goldman Sachs collectent l’impôt français


par Agnès Rousseaux 30 octobre 2013

En reportant l’entrée en vigueur de l’écotaxe pour les poids lourds, le gouvernement Ayrault vient une nouvelle fois de capituler face à des intérêts privés. Mais derrière cette taxe écologique se cache une autre question, qui n’a jamais été soumise au débat public : c’est la première fois que la collecte de l’impôt est confiée à des entreprises privées. Un consortium emmené par Benetton, Goldman Sachs, Thalès et SFR empochera 20% des recettes de la taxe pour assurer son recouvrement. Du jamais vu ! Enquête.

Après six ans de reports et d’atermoiements, l’écotaxe poids lourds est devenue un sujet explosif. Et le gouvernement n’en finit plus de s’empêtrer dans des reculades qui le décrédibilisent. Les critiques se focalisent sur le coût de la taxe pour les transporteurs et les agriculteurs. Pourtant, l’essentiel est ailleurs : pour la première fois, la collecte d’un impôt est confiée à des entreprises privées. L’État a fait le choix de déléguer le recouvrement de l’écotaxe à un prestataire, par le biais d’un contrat de partenariat public-privé. Le produit de la perception de la taxe, estimée à 1 200 millions d’euros par an, sera reversé à l’administration des douanes. Une première en matière de fiscalité ! Un système choisi sous Sarkozy et mis en œuvre par un gouvernement socialiste et écologiste… L’écotaxe « s’appuie sur un mode de recouvrement entièrement nouveau et automatisé. A bien des égards, c’est une taxe du XXIe siècle ! », s’enthousiasme la sénatrice UMP Marie-Hélène Des Esgaulx, dans un rapport remis à la Commission des finances en février dernier.

« Un retour à la Ferme Générale de l’Ancien Régime ! », dénonçait la CGT, lorsque le gouvernement Fillon a validé cette option, peu après le Grenelle de l’environnement. Cette externalisation entraine un surcoût pour le contribuable. « L’écotaxe est incontestablement coûteuse », admet Marie-Hélène Des Esgaulx. Sur un total de 1,2 milliard d’euros collectés, environ 280 millions d’euros sont consacrés à la rémunération du prestataire privé qui assure le recouvrement. Soit 23 % [1] ! C’est la taxe la plus coûteuse jamais mise en place ! « A titre de comparaison, ce pourcentage ne dépasse pas 1,2 % pour l’impôt sur le revenu », poursuit le rapport. « Le recouvrement d’un impôt coûte souvent moins de 1% du montant de celui-ci, confirme Philippe Bock, secrétaire général du syndicat Solidaires Douanes. « Pour les services des douanes, la masse salariale coûte un milliard d’euros, pour des rentrées fiscales de 67 milliards d’euros. Le coût de recouvrement de l’écotaxe est complètement prohibitif ! » Cette taxe poids lourds, « c’est service public minimum et profits maximum », résume le syndicat.

Benetton, Goldman Sachs, Thales et SFR, collecteurs d’impôt

« Le coût global du contrat de partenariat, bien qu’élevé, ne semble pas surestimé », conclut Marie-Hélène Des Esgaulx devant la commission des Finances. Il est de toute façon bien tard pour s’en apercevoir. Le contrat de partenariat a été signé en octobre 2011, pour une durée de 13 ans et 3 mois. Au terme du contrat, l’ensemble du dispositif doit être remis à l’État. Celui-ci se trouve lié jusqu’en 2025, sans qu’aucune étude n’ait été menée sur l’opportunité de confier cette mission au secteur privé. « Les Douanes n’étaient pas capables de faire un tel montage technique », tranche le député UMP Hervé Mariton. Sauf qu’il était possible de créer un système bien moins complexe. Ou de déléguer seulement certaines missions au secteur privé.

Qui va toucher ces 280 millions par an (desquels sont déduits 50 millions de TVA) pour mettre en œuvre le dispositif de recouvrement ? Un consortium d’entreprises baptisé Ecomouv’, mené par le groupe italien Autostrade per l’Italia. Celui-ci est une filiale d’Atlantia, la société qui gère la plupart des autoroutes italiennes. Elle est détenue (à 48 %) par le fonds d’investissement Sintonia, propriété de la famille Benetton [2]. La banque états-unienne Goldman Sachs est entrée au capital de ce fonds en 2008. Autostrade, qui détient 70 % d’Ecomouv’, s’est allié avec les groupes français Thales, SNCF, SFR et Steria, une entreprise qui vend des services informatiques aux entreprises. Visiblement, personne ne s’est demandé comment la SNCF appréhendera d’éventuels conflits d’intérêt, alors que les 3 300 camions de sa filiale Geodis, spécialisée dans le transport de marchandises, seront concernés par l’écotaxe. Rappelons également que l’objectif initial de l’écotaxe est de développer des transports plus écologiques, notamment le fret ferroviaire, sur lequel la SNCF a quelques intérêts financiers.

Les rentrées fiscales passeront-elles par les paradis fiscaux ?

Ecomouv’ prévoit des recettes de près de 2,8 milliards d’euros pour les 11,5 années d’exploitation du dispositif. Les véhicules de plus de 3,5 tonnes – environ 600 000 immatriculés en France et 200 000 étrangers – devront s’enregistrer auprès d’Ecomouv’, notamment via des sociétés de télépéages habilitées : Axxes, DKV, Eurotoll, Ressa, Telepass et Total. Les poids lourds devront se doter d’un boîtier, type GPS, qui permettra de retracer leur parcours sur les 15 000 km de tronçons routiers concernés par la taxe. Des portiques installés sur ces routes serviront uniquement à contrôler que les camions sont bien dotés de boîtiers. Les sociétés de télépéage collecteront une partie des taxes, versées sous forme d’abonnement [3]. En contrepartie, elles seront rémunérées par Ecomouv’ à hauteur de 60 millions d’euros par an. Les transporteurs pourront, s’ils le souhaitent, s’acquitter de la taxe directement auprès d’Ecomouv’.

« Nous osons tout de même espérer que le cahier des charges a formellement interdit à Ecomouv’ de disposer comme il l’entend des sommes avancées par les redevables, sous peine de voir celles-ci reversées aux actionnaires, ou bien servir à quelque spéculation ou encore transférées dans quelque paradis fiscal », s’interroge Solidaires. Que le collecteur d’impôts joue en bourse les sommes collectées serait en effet une nouveauté ! Le syndicat s’inquiète également des usages possibles des données recueillies sur les transporteurs et leurs pratiques.

« Pour le prestataire privé, c’est gagnant-gagnant, résume Philippe Bock, de Solidaires Douanes. Mais pour l’État, c’est un fiasco sur le plan fiscal et sur le plan environnemental. L’objectif écologique a été complètement perdu en route. L’écotaxe devait promouvoir les circuits courts, en taxant les transports, et comme les autoroutes sont exonérées, cela incite les camions à se reporter vers les grands axes routiers ! » Un travers pointé dans le rapport de la sénatrice Marie-Hélène Des Esgaulx : avec l’écotaxe, le ministère des Transports s’attend à une augmentation de 15 à 20 % du trafic poids lourds sur les autoroutes. Une recette supplémentaire estimée à 400 millions d’euros par an pour les sociétés gérant les autoroutes, principalement Vinci et la Sanef !

Ecotaxe : quels profits pour le privé, quelles recettes pour l’État ?

C’est ce type de partenariat public-privé qu’a choisi l’Allemagne pour son écotaxe poids lourds. Celle-ci permet de collecter près de 4,4 milliards d’euros par an, autoroutes comprises. Toll Collect, le consortium qui gère le dispositif, regroupe Deutsche Telekom, le constructeur automobile Daimler et Cofiroute, filiale du groupe français Vinci. Il est rémunéré à hauteur de 600 millions d’euros par an pour la mise en place des installations et le recouvrement de la taxe. L’affaire semble juteuse, puisque Toll Collect annonce un bénéfice net de 80 millions d’euros en 2012 [4]. Un peu moins évident pour l’État allemand, qui, depuis 2004, lui réclame 3,3 milliards d’euros de dommages-intérêts pour manque à gagner, du fait de nombreux retards subis par le projet, et 1,7 milliard de pénalités pour non-respect du contrat initial. Un contentieux qui dure depuis huit ans. A ce tarif, autant gérer soi-même la collecte.

En Slovaquie, c’est également un consortium privé, SkyToll, qui a signé un contrat d’exploitation pour 13 ans. Ce consortium, détenu à 10% par le concessionnaire d’autoroutes français Sanef, dirigé par Alain Minc, a gagné l’appel d’offres en 2007. Il avait pourtant fait l’offre la plus élevée… Douze recours [5] et deux enquêtes de la commission européenne plus tard, le dispositif mis en place est loin d’avoir fait ses preuves. La taxe a rapporté 141 millions d’euros en 2010. Sur lesquels Sky Toll ponctionne 110 millions d’euros ! Résultat : l’État slovaque a touché à peine le quart de la somme collectée [6]. « Les coûts de fonctionnement par rapport au rendement de la taxe seront nettement inférieurs en France à ce qu’ils sont en Slovaquie », explique le député UMP Hervé Mariton, auteur d’un rapport à l’Assemblée nationale sur le sujet en 2011. Voilà qui est rassurant. Difficile d’avoir beaucoup de recul : seuls six pays européens ont mis en place un système de taxe similaire [7].

Contentieux et présomption de corruption

Le service des douanes sera chargé de gérer les contentieux et les recouvrements forcés, mais aussi d’assurer le contrôle du dispositif. « Quel accès aurons-nous au système informatique ?, interroge Philippe Bock. Il sera impossible pour nous d’avoir une vue globale du système. » Les risques de défaillance sont grands. La France se prépare-t-elle à des désillusions ? Car la bataille entre sociétés privées pour le marché de l’écotaxe est rude. L’appel d’offre a déjà été marqué par plusieurs contentieux. En janvier 2011, la Sanef – qui a perdu l’appel d’offre – dépose un recours devant le tribunal administratif de Pontoise afin d’empêcher la signature du contrat. Motif : l’État a été conseillé durant la procédure par la société RAPP, qui a travaillé pour la société Autostrade sur la mise en place d’une taxe poids lourds en Autriche. L’indépendance de ce conseil est donc contestée. La procédure d’appel d’offre est alors annulée par le juge administratif, mais validée par le Conseil d’État.

La Sanef a également saisi le service central de la prévention de la corruption du ministère de la Justice pour « faits relevant du délit de favoritisme, de trafic d’influence et d’incitation à la corruption ». Selon ses dirigeants, la société « a été approchée » et « on lui aurait fait comprendre que le résultat de l’appel d’offre serait fonction de ce qu’elle pourrait accepter de « faire » ou de qui elle pourrait « gratifier » » [8]. L’affaire a été transmise au Parquet de Paris, puis de Nanterre. Qu’importe. Le contrat entre l’État et Ecomouv’ est signé en octobre 2011, sous le gouvernement Fillon. Commence alors un « délai contractuel » de 21 mois au terme duquel le dispositif devra être prêt et la collecte lancée. Jean-Marc Ayrault profitera-t-il du nouveau report annoncé le 29 octobre pour renégocier les modalités de collecte de l’écotaxe ? Pieds et poings liés au partenariat public-privé, le nouveau gouvernement dispose d’une faible marge de manœuvre.

Déjà un demi-milliard de perdu

Le lancement de la taxe, prévue en juillet 2013, est repoussé une première fois en octobre, puis en janvier 2014. Chaque report signifie une perte de recettes pour l’État. Un préjudice évalué à 90 millions d’euros par mois, selon L’Officiel des Transporteurs. Soit un manque à gagner de plus de 500 millions d’euros rien qu’en 2013. Le nouveau report sine die laisse présager une accumulation des pertes. Selon Ecomouv, entre 800 millions et un milliard d’euros d’investissements ont déjà été engagés. Un montant que devra rembourser le gouvernement en cas d’annulation du projet, estime le consortium. Celui-ci n’obtiendra sans doute pas les 800 millions d’euros prévus en cas d’annulation du contrat – puisque celui-ci est seulement suspendu – mais il pourrait demander des indemnités de plusieurs dizaines de millions d’euros.

Des agents des douanes chargés de superviser les contrôles ont déjà été mutés au centre de Metz, où travailleront 130 agents au sein du service taxe poids lourds. Plusieurs centaines de personnes ont été recrutées par Ecomouv’ pour son centre d’appel et de traitement des factures, également basé à Metz. Autant de personnes qui risquent de se retrouver en chômage technique si la situation ne se débloque pas.

La Bretagne, quasi exemptée d’écotaxe

Reste que les opposants à l’écotaxe – Medef et FNSEA de Bretagne en tête – semblent avoir fait plier le gouvernement. Ce qui agace profondément les associations écologistes. Seule une partie du réseau routier est concernée par l’écotaxe [9]. Et la Bretagne en est grandement exemptée en raison de son caractère « péninsulaire », avec un taux de réduction de 50%, rappellent le Réseau action climat et la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT) dans un communiqué. La contribution des transporteurs bretons est évaluée à 42 millions d’euros par an, alors que la région devrait recevoir annuellement 135 millions d’euros pour l’amélioration de ses infrastructures de transport [10], expliquent les associations. De cela, FNSEA et Medef locaux n’en ont cure. Les objectifs écologiques de la taxe semblent bien loin. Réduire les transports routiers est pourtant un enjeu de taille : les conséquences sanitaires de la pollution atmosphérique liée aux poids lourds coûteraient environ 45 milliards d’euros par an en Europe [11].

Derrière la bataille sur l’écotaxe et la capitulation permanente du gouvernement, subsiste une interrogation plus grave : l’État français a-t-il encore les moyens et l’autorité nécessaires pour assurer la collecte des impôts, sans céder à des intérêts privés ? En matière de fiscalité devraient primer la cohérence et l’intérêt général, et non la sous-traitance au plus offrant d’une fonction régalienne déjà bien mise à mal.

Agnès Rousseaux

(@AgnesRousseaux)

Photo : CC Liquid Oh

- Sur le même sujet : Ecotaxe : quand le PS découvre les dérives des partenariats public-privé

Notes

[1« En termes nets, il convient cependant de soustraire 50 millions d’euros qui sont versés au titre de la TVA acquittée sur le loyer de PPP et qui revient donc à l’Etat. Le coût de recouvrement s’établit alors à un peu moins de 20 % ». Source : Rapport à la Commission des finances du Sénat, 5 février 2013.

[2] Voir le détail des actionnaires d’Atlantia ici

[3] Un abattement de 10 % sur le versement de la taxe sera offert pour les transporteurs qui passeront par l’intermédiaire de ces sociétés de télépéage.

[4] Source : Cofiroute, Rapport financier annuel au 31 décembre 2012, p.10.

[5] Le consortium mené par Autostrade (qui pilote l’écotaxe française via Ecomouv’) accuse son concurrent d’un flou sur l’actionnariat – une partie du consortium serait une coquille vide semblant appartenir à des actionnaires chypriotes.

[6] En 2009, le système de vignette rapportait 50,6 millions d’euros, soit 19,4 millions d’euros de plus. Et était moins lourde pour les sociétés de transport. Source : Rapport d’information par la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, présenté par Hervé Mariton, le 4 octobre 2011.

[7] Cela fait notamment suite au vote de la surtaxe kilométrique poids lourds adoptée par les eurodéputés à l’été 2011. Les pays européens qui n’ont pas encore mis en place cette taxe peuvent appliquer la directive « Eurovignette » de 1999, révisée en 2006. Voir le détail dans cet article, Le monde, 30/10/2013.

[8] Sur ce sujet, lire Le soupçon de corruption qui pollue l’écotaxe, Le Point, 12/05/2011, et l’enquête de Médiapart consacrée à l’écotaxe le 31/10/2013 : Le contrat insensé de l’écotaxe

[9] 0,5% du réseau routier local est concerné, mais presque la moitié du réseau routier national est éco-taxé (10 000 km sur 21 157 km). Voir la carte du réseau soumis à l’écotaxe ici.

[10] Les recettes de l’écotaxe seront versées en grande partie à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) qui a pour mission d’investir dans les transports.

[11] La pollution atmosphérique générée par le trafic poids lourds provoquerait notamment 3 millions de jours de congé maladie et 350.000 décès prématurés par an en Europe. Evaluation réalisée par l’Agence européenne de l’environnement.

source

llan Pappe: « Je suis considéré comme un danger en Israël »


loos

Ilan Pappe est un Israélien atypique. Un intellectuel membre de la génération des « nouveaux historiens ». Un battant aussi. Un militant de la cause palestinienne, venu la semaine dernière au Festival des libertés à Bruxelles. Sujets de cet entretien: le mouvement BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) et l’école des “nouveaux historiens” israéliens…

Nous nous étions rencontrés en 1999. Que s’est-il passé pour vous depuis lors ?

Je suis resté à l’Université de Haïfa jusqu’en 2006, cela devenait plus difficile chaque année, surtout à partir de la seconde intifada en 2000. La relation que j’avais avec la communauté académique israélienne et même avec la société israélienne en général, qui avait bougé vers la droite, devenait toujours plus tendue, le clash était inévitable. Quand des menaces de mort ont été proférées à mon égard, j’ai compris que ma situation devenait insupportable. J’ai trouvé une situation intéressante à l’Université d’Exeter, en Angleterre. Je suis en quelque sorte un réfugié cinq étoiles ! Mais je continue à passer beaucoup de temps en Israël, je m’occupe notamment du dossier des Palestiniens israéliens sur lesquels j’ai écrit un livre.

On continue sans doute à ne pas vous aimer dans votre pays ?

Oui, je suis considéré comme un « marginal » très à gauche mais aussi comme un danger car j’appartiens à un groupe qui croît, celui des Israéliens très actifs dans la solidarité avec les Palestiniens, qui trouvent des vertus au mouvement international BDS (boycott, désinvestissement, sanctions contre Israël). On inquiète pas mal de monde car on ne peut nous accuser d’antisémitisme et nous incarnons un symptôme de ce qui se passe en Israël. Je suis aussi engagé dans le mouvement ODS (« One Democratic State »), qui préconise un seul Etat où Israéliens juifs et Palestiniens jouiraient de droits égaux [par opposition à la solution de deux Etats, NDLR]. Vous me direz que nous ne représentons même pas 1% de la population d’Israël, ce qui est vrai. Mais ceux qui se disent d’accord avec la solution des deux Etats, Israël/Palestine côte à côte, ne sont guère plus nombreux en Israël si l’on parle d’un Etat palestinien souverain qui correspondrait aux critères acceptables pour les Palestiniens ! La majorité des Israéliens préfère un Etat démocratique pour eux, pas pour les autres, comme c’est le cas maintenant, avec les Palestiniens reclus dans des ghettos. On en est maintenant à un équilibre démographique entre Juifs et Arabes dans l’espace de la Palestine mandataire mais le côté juif décide de tout, du moindre degré d’autonomie qu’il laisse aux Palestiniens.  S’ils se comportent bien, ils reçoivent un peu plus  d’autonomie. Dans le cas contraire, on les punit, les empêchant de bouger, d’étudier, de travailler. Nous pensons que ce système oppressif injuste ne peut continuer. Quelque part, Israël est autorisé à être un Etat raciste, on tolère cela en raison de la Shoah qui s’est passée en Europe, car on voit les Israéliens – ce qui n’est pourtant plus vrai – comme les victimes de la Shoah, alors cependant que les Palestiniens n’ont rien à voir avec cette tragédie.

Que dites-vous au grand public israélien ?

Aux Israéliens de réfléchir, eux qui s’enorgueillissent de faire partie du monde civilisé et qui s’agacent quand ils voient des sondages mondiaux qui les comparent aux pires pays de la planète. Je constate que l’opinion publique mondiale tend à devenir de plus en plus propalestinienne, sans doute en raison d’internet, des réseaux sociaux qui donnent un accès à l’information, et aussi ces nombreuses visites de jeunes internationaux en solidarité. Les gens savent de plus en plus. Et ce qui est criminel et immoral ne passe plus et ce ne sont pas des néonazis ou des antisémites qui le disent. Sait-on qu’Israël renvoie fréquemment dès leur arrivée à l’aéroport de Tel-Aviv des jeunes qui viennent en solidarité avec les Palestiniens ? Les meilleurs jeunes d’Europe, pas des terroristes ! Cela montre à quel degré de folie Israël en est arrivé.

La campagne BDS est très mal vue en Israël…

On est peu à y prendre part, c’est vrai. Mais il y a pourtant urgence. Des gens comme moi ont essayé de changer Israël de l’intérieur pendant 40 ans, en vain. On a déjà expulsé la moitié des Palestiniens, on a déjà détruit la moitié de leurs villages, de leurs maisons, ils sont en prison en Cisjordanie depuis 1967,  ghettoïsés à Gaza depuis huit ans, il y a urgence !  BDS est un outil pour arrêter Israël dans ce qu’il fait et pour qu’une solution pacifique soit possible. La plupart des Israéliens ne mettent jamais les pieds en Cisjordanie, où la colonisation et l’oppression continuent. Les gens doivent savoir qu’à dix kilomètres de Tel-Aviv des choses horribles se passent. S’ils font partie d’une armée qui commet des crimes, ils sont partie prenante de ce crime. L’idée d’un statu quo qui est confortable est fausse, une troisième intifada, sous une forme que j’ignore, n’est pas du tout impossible. Certains disent que la campagne BDS va radicaliser les Israéliens, je pense exactement le contraire, d’ailleurs nous progressons au sein du monde universitaire, où 120 académiques nous soutiennent désormais, alors que nous étions six au départ. Pour la première fois, les universités israéliennes viennent de publier un rapport qui critique sévèrement le traitement réservé aux universités palestiniennes.

L’école des nouveaux historiens existe-t-elle encore ?

Non. Elle date de la fin des années 80 et du début des années 90. Mais nous n’avons jamais été que quatre ou cinq ! Benny Morris était le plus connu, grâce à son premier livre sur l’expulsion des Palestiniens en 1948. Ironiquement, il a ensuite fait un « U-turn » pour devenir un « vieil historien » partisan de l’épuration ethnique [Benny Morris, depuis 2002 et comme il l’avait alors déclaré au Soir, estime qu’Israël aurait dû « finir le travail » en 1948 et faire partir tous les Arabes sans laisser sur ce qui devenait le territoire de l’Etat qui se créait une petite minorité palestinienne, qui se chiffre maintenant à plus d’un million d’âmes, NDLR].

On vous avait accusé d’admettre, comme dans une interview au “Soir” en 1999, que vous aviez comme historien un agenda politique…

On voit bien avec les événements de 1948 que les historiens ne peuvent être objectifs. Même s’ils se basent sur des faits, ils les interprètent selon leur agenda politique, c’est ce que je vous avais dit en 1999 et qu’on m’avait tant reproché ! L’agenda de Morris, qui était au départ proche de la gauche libérale, est passé de la gauche à la droite et, sans changer les faits sur lesquels il se basait, il a commencé à justifier les expulsions! S’agissant des expulsions de Palestiniens sur lesquelles nous avons beaucoup travaillé, les « nouveaux historiens » israéliens n’ont en réalité rien découvert. Simplement, personne en Occident ne croyait les Palestiniens et leurs historiens qui disaient qu’ils étaient devenus réfugiés en raison d’une expulsion, et ils avaient pourtant raison ! Donc pour Morris comme pour moi, la question n’est pas de savoir ce qui s’est passé mais ce qu’on fait de ce qui s’est passé.

Vous pourriez encore débattre avec Morris ?

Je ne crois pas. Nous avons été amis, naguère, puis les choses se sont gâtées. Il est devenu très insultant à mon égard. Et puis, quel débat peut-on tenir avec
quelqu’un qui proclame désormais sans sourciller qu’on aurait dû expulser tous les Arabes en 1948 ? En outre, on ne m’accepte plus sur les plateaux de télévision en Israël et on proscrit de me citer dans les écoles. Vous connaissez l’histoire : si
vous n’aimez pas un message, tuez le messager…

BAUDOUIN LOOS

Bio express

nettoyagepappe

Un historien engagé

Ian Pappe, né à Haifa en 1954, dans une famille juive allemande venue en Palestine avant la guerre. Il disait de lui-même qu’il était « l’Israélien le plus détesté en Israël » lorsqu’il y habitait. Il est vrai que son travail, comme historien, lui a valu de solides inimitiés. Parmi les « nouveaux historiens israéliens », cette école qui avait entrepris de traquer et de briser les mythes de l’historiographie officielle, Pappe est considéré comme le plus radical. Il ne nie d’ailleurs pas sa posture « post-sioniste » engagée. Son engagement auprès des militants propalestiniens dans le mouvement BDS (boycott, désinvestissement et sanctions) ainsi que pour la transformation de l’ensemble Israël/Palestine en un Etat pour tous ses citoyens explique également l’hostilité qu’il suscite souvent en Israël.

En français, les Editions La Fabrique ont publié en 2000 et 2004 « La guerre de 1948 en Palestine » et « Les démons de la Nakbah ». Le Seuil a publié en 2008 « Le nettoyage ethnique de la Palestine ». (B.L.)

NB Cet article a été publié dans “Le Soir” du mardi 29 octobre 2013.

Chemtrails: Résultats des analyses des filaments tombés du ciel


 

 

 

 
Ces analyses réalisées par le laboratoire Analytika représentaient le chaînon manquant pour prouver de manière irréfutable à la fois la réalité et la dangerosité des chemtrails. C’est aujourd’hui chose faite et les résultats sont éloquents. À noter que l’initiative ainsi que le coût des analyses a été citoyenne, les autorités se moquant éperdument de la santé publique.


C’est d’ailleurs pourquoi des analyses gouvernementales n’ont jamais été diligentées dans la mesure où il est impossible que de telles pratiques soient ignorées des pays européens.
 
Au contraire, on peut affirmer sans l’ombre d’un doute qu’ils participent activement à cette mascarade tandis que le mouvement écologiste serbe a déjà dénoncé ces pratiques et le président équatorien également. Heureusement que certains députés ayant encore une conscience professionnelle et une réelle envie de représenter les intérêts de la population tel que Gérard Bapt, ont déjà fait part du problème à l’Assemblée nationale fin 2012. L’association citoyenne pour le suivi, l’étude et l’information sur les programmes d’intervention climatique et atmosphérique (ACSEIPICA) a d’ailleurs attiré l’attention de ce député sur les résultats de ces analyses afin qu’il en parle à l’Assemblée nationale. On se demande bien quel argument langue de bois vont-ils encore trouver pour expliquer ce phénomène?

 
Car il ne faut pas s’y tromper, des sujets sensibles sont régulièrement abordés à l’assemblée (notamment la toxicité de l’aluminium vaccinal) et les réponses évasives du ministère de la santé ont à chaque fois conduit à enterrer les polémiques pour passer à autre chose, c’est leur spécialité soyez-en sûr. L’appellation « ministère de la santé » est une vaste farce d’ailleurs vu que leur rôle a de tout temps été davantage de protéger les intérêts des industriels et couvrir leur manipulation sur notre santé: il s’agit bien du ministère de la maladie et je pèse mes mots. Voyons un peu quelles sont les conclusions des analyses du laboratoire.On retrouve également des composants non identifiés, ce qui montre bien que de la recherche militaire a été pratiquée pour mettre au point certain de ces composants qui sont inconnus du monde scientifique actuel :
« Plusieurs échantillons de « filaments aéroportés » collectés entre Novembre et Décembre 2012 sur l’ensemble du territoire français ont été adressés à notre laboratoire, en provenance de Thénioux, de Saint Clément des Levées, de Saint Martin de Crau et de Malabat (points de collecte localisés sur la carte de France page 118).

Pour chacun de ces échantillons, deux expériences de désorption thermique directe à Point-de-Curie ont été conduites à 445°C, d’une part directement et d’autre part avec méthylation « in-situ » (un processus favorisant la détection des composants polaires éventuellement présents).
Les différents composés organiques engendrés dans cette série de huit expériences ont -chaque fois été séparés par chromatographie gaz et identifiés par spectrométrie de masse (GC/MS). 
Les données obtenues ont été interprétées et les résultats obtenus sont détaillés dans le présent rapport analytique.

Il apparaît que c es « filaments aéroportés »sont des polymères organiques complexes, contenant des composants chimiques de synthèse, comme le démontre le dépistage GC/MS systématique réalisé sur les nombreux produits de leur décomposition thermique, parmi lesquels figurent plusieurs molécules couramment rencontrées dans les carburants et lubrifiants de réacteurs d’aviation.
Les quatre échantillons étudiés contiennent plusieurs composés aromatiques toxiques synthétiques (phthalates) et trois d’entre eux contiennent du DEHP, un représentant de cette famille de produits chimiques particulièrement redouté à cause de ses propriétés de perturbateur endocrinien.
Toutes les molécules organiques, en particulier les composés hétérocycliques, présents dans ces échantillons de « filaments aéroportés », sont préoccupantes, -à la fois sur les plans de la santé publique et de leur impact environnemental.

Nous pensons que ces « filaments aéroportés »pourraient résulter de la recombinaison des substances rejetées en haute altitude dans l’atmosphère par les réacteurs d’aviation.
Compte-tenu de la croissance du trafic aérien mondial, les résultats de cette étude préliminaire nous  paraissent justifier l’attention de l’opinion publique et des médias sur cette forme nouvelle de pollution atmosphérique.

Pour que la communauté scientifique se saisisse rapidement du sujet pour le comprendre, et que les autorités de tutelle de l’aviation, civile ou militaire, puissent alors contrôler efficacement cette nouvelle forme de pollution atmosphérique globale. »
Micro trottoir de Actu-chemtrails

Ce rapport, ainsi qu’une lettre de l’ACSEIPICA et une déclaration du comité scientifique italien Galileo ont été envoyés en recommandé entre autre au ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie et à celui de la santé. On ne pourra donc pas dire qu’ils n’étaient pas au courant.
On notera au passage que le comité scientifique italien arrive aux mêmes conclusions et surtout il confirme la présence de métaux toxiques dans les prélèvements:
 
 
Dans le même temps, Walt Disney nous sort ce mois-ci sa nouvelle production planes qui affiche ouvertement et sans vergogne un héros qui n’est autre qu’un avion à chemtrails. C’est dire si on nous prend pour des idiots…
Liens connexes :
 

Source via L’Echelle de Jacob

Les émigrés israéliens taxés de traîtrise à la cause sioniste


Le Point.fr – Publié le 28/10/2013 à 05:57

 

De plus en plus de jeunes quittent Israël en raison de la situation économique et sociale. Un phénomène virulemment critiqué par les politiques.

 

De notre correspondante à Jérusalem,

 

Ils ont entre 25 et 40 ans. Célibataires ou en couple, avec ou sans enfants. Ils ont quitté Israël pour vivre à l’étranger. Ce sont des yordim, un terme qui, en hébreu, signifie littéralement « ceux qui descendent ». Selon certaines statistiques, il y en aurait aujourd’hui 800 000 installés un peu partout dans le monde. Cette émigration a toujours existé et a toujours été dénoncée par les dirigeants israéliens en des termes très durs, comme Yitzhak Rabin qui, en 1974, parlait des yordim comme de « déchets« , de « chiffes molles« .

Le coût de la vie

Et voilà qu’en cet automne 2013 la question a resurgi et créé la polémique. C’est la diffusion, il y a un peu plus d’un mois, par la chaîne 10 de la télé israélienne d’une série intitulée Les nouveaux yordim qui a lancé le débat. Quatre longs reportages sur de jeunes Israéliens installés en Europe ou aux États-Unis, décrivant leur nouvelle vie et expliquant les motifs pour lesquels ils sont partis d’Israël. Première et souvent seule motivation : la situation économique. Comme Moran, 32 ans, qui vit avec son mari et son jeune fils à Berlin : « En Israël, explique-t-elle, mon compte en banque était toujours dans le rouge. Ici, à Berlin, c’est fini. Je suis constamment et confortablement dans le vert. Berlin, ajoute-t-elle en riant, c’est pour moi le meilleur des comptes épargne. »

À l’autre bout du monde, chez l’Oncle Sam, on retrouve Dorit et Zohar. Avant d’habiter dans le New Jersey avec leurs trois enfants, ils étaient à Eilat, la station balnéaire sur la mer Rouge, à la pointe sud du pays. Officier de carrière à l’armée, Zohar a décidé de se marier. Et c’est là que tout s’est gâté : « Quand ma femme et moi avons cherché à nous loger, nous avons vite réalisé qu’il nous serait impossible d’avoir en Israël quelque chose de décent à un prix raisonnable. Ici, dans le New Jersey, c’est possible ! » Et, devant la caméra qui le suit alors qu’il vient de passer à la caisse pour payer un Caddy bien rempli, il ajoute : « Regardez, je viens de dépenser 233 dollars. En Israël, à quantité et produits égaux, cela m’aurait coûté deux à trois fois plus. »

Moran, Zohar, Itaï, etc., tous l’affirment : c’est le coût de la vie qui les a décidés à partir. Et ce n’est pas l’étude comparative tout juste publiée par le quotidien populaire Maariv qui leur donnera tort. Il faut, en Israël, pour se payer un logement 138 salaires mensuels moyens contre 65 aux États-Unis, 64 en Grande-Bretagne ou 59 en Hollande. Quant à la part de l’alimentation dans le revenu moyen, elle est de 18 % en Israël, contre 9 % en Allemagne ou 10 % en France. Le tout alors que le salaire moyen israélien – 1 850 euros – est le plus bas en comparaison des États-Unis, de l’Allemagne, l’Irlande, la France, l’Espagne ou l’Australie.

La fin d’un tabou

Au coeur de la controverse, il y a aussi ce sondage publié dans le cadre de la série télé : une majorité de parents israéliens, 45 %, se déclarent prêts à soutenir leurs enfants s’ils décident d’aller vivre à l’étranger, 33 % affirmant qu’ils ne les encourageraient pas mais ne s’y opposeraient pas. Seuls deux Israéliens sur dix sont activement contre. Par ailleurs, 80 % des sondés ne voient pas dans l’émigration un phénomène illégitime. En écho, l’un des plus grands poètes israéliens, Nathan Zach, a donné sa bénédiction à ces jeunes Israéliens « qui doivent aller là où ils peuvent vivre le mieux« . C’est la fin d’un tabou. Et, pour une partie de la classe politique, c’est insupportable.

Dans un post sur sa page Facebook, le ministre des Finances, le sémillant Yaïr Lapid, n’a pas attendu pour dénoncer les yordim : « Je n’ai pas de patience pour ceux qui sont prêts à jeter à la poubelle le seul pays qu’ont les juifs simplement parce que Berlin, c’est confortable… » Il s’est fait immédiatement « tacler » par des dizaines d’amis, dont certains lui ont rappelé qu’en son temps il était parti vivre aux États-Unis pour mener une carrière dans la communication. D’autres, des émigrants, affirmaient qu’ils rentreraient au pays les yeux fermés si le gouvernement menait une autre politique économique et sociale. À la petite phrase de Yaïr Lapid s’est ajoutée celle du directeur de la loterie nationale, un ancien général, qui les a qualifiés de traîtres.

Pour Shlomo Avineri, professeur de sciences politiques renommé, cela prouve une chose : les yordim n’ont pas le moindre sens des responsabilités citoyennes. D’un côté, ils abandonnent le difficile débat national israélien ; de l’autre, ils recréent une diaspora, tout en ne s’impliquant pas dans les affaires du pays où ils s’installent. Bref, pour monsieur Avineri, les nouveaux expatriés israéliens n’ont comme horizon que leurs petites aspirations personnelles ! À ces critiques, les nouveaux émigrants répondent : « Nous reviendrons lorsque le gouvernement changera de politique économique et sociale. » Ambiance.
http://www.lepoint.fr/monde/les-emigres-israeliens-taxes-de-traitrise-a-la-cause-sioniste-28-10-2013-1748573_24.php


Destruction systématique des oliviers palestiniens, avec le silence complice des principaux médias israéliens



lundi 28 octobre 2013

 

(Par Amira HASS) – Les colons ont opéré au cours des deux derniersmois des destructions systématiques d’oliveraies palestiniennes en Cisjordanie, avec la bénédiction de l’armée d’occupation et le silence complice des principaux médias, dénonce lundi la journaliste Amira Hass dans le Haaretz.

« Il est clair que l’armée apprécie au plus haut point la ‘retenue’ de j
ournalistes qui satisfont le droit du public à ne pas savoir », écrit-elle ironiquement, dans un article où l’écoeurement le dispute à la colère. Des documents qui sont parvenus au quotidien montrent ainsi, pour les seuls mois de septembre et octobre :

•    Le 11 sep : 500 arbres calcinés sur des terres appartenant au village de Deir al Khatab

•    Le 15 sep : 17 oliviers sciés à la base sur des terres du village de Kafr Laqif

•    Le 17 sep : 18 oliviers pareillement sciés (même village)

•    Le 20 sep : 27 oliviers brûlés à Kafr Qaddum

•    Le 21 sep : 70 oliviers sciés (même village)

•    Le 2 oct : nombreux oliviers sévèrement endommagés sur les terres de la famille Raba’i •    Le 2 oct : une trentaine d’oliviers du village de Jitt sérieusement endommagés •    Le 3 oct : 48 oliviers de la famille Shatat sérieusement endommagés

•    Le 5 oct : 130 oliviers de la famille Fukha abîmés

•    Le 5 oct : 15 oliviers détruits, et la récolte d’olives volée, dans le village deDeir Sharaf •    Le 7 oct : une soixantaine d’arbres sérieusement endommagés, et la récolte d’olives volée, à Jitt

•    Le 7 oct : 8 oliviers détruits au village de Ras Karbar

•    Le 7 oct : 35 oliviers détruits à Far’ata, et le quart de la récolte volée

•    Le 8 oct : quelque 400 oliviers incendiés à Jaloud

•    Les 13-14 oct : vignes et oliviers vandalisés à Far ‘ata

•    Le 20 oct : des colons juifs d’Yitzhar attaquent des paysans palestiniens qui, avec l’aide de volontaires de l’association israélienne, Les Rabbins pour les Droits de l’Homme, cueillaient les olives. Les assaillants ont utilisé des barres de fer, des matraques et des pierres. Deux paysans et deux volontaires –un homme de 71 ans et une jeune fille de 18 ans ont été blessés.

Le dénominateur commun de cette liste –qui n’est pas exhaustive- est que toutes ces attaques se sont déroulées dans des secteurs de la Cisjordanie dont l’armée israélienne a le contrôle exclusif. Ils se sont produits à proximité immédiate de colonies israéliennes et de leurs avant-postes, toutes gardées par des bataillons de soldats, équipés de tours de guet et de caméras, à Elon Moreh, Karnei Shomron, Kedumim, Ma’on, Sussia, Shavei Shomron, Zayit Ra’anan, La ferme de Gilad, Shiloh et Yitzhar.

Autre élément commun : ces attaques ont eu lieu dans des localités déjà visées antérieurement. Et dans la plupart des villages palestiniens cités, l’armée israélienne, qui n’a pas levé le petit doigt pour mettre fin aux exactions des colons, interdit aux victimes, les Palestiniens, d’accéder à leurs propres terres sauf deux fois par an, le tout sous escorte militaire. C’est pourquoi, hormis pour l’attaque du 20 octobre, les dates mentionnées ne sont pas celles où les attaques ont eu lieu, mais celles où les Palestiniens ont découvert les dégâts.

Les ONG Rabbins pour les Droits de l’Homme et Yesh Din détaillent les incidents survenus jusqu’à la date du 7 octobre. Ils ont envoyé une lettre le 9 octobre aux colonels commandant les brigades installées en Cisjordanie, soit les colonels Avi Balut, Yossi Pinto, Ran Kahane, et Yoav Marom, avec copie au conseiller juridique de l’armée pour la Cisjordanie, Doron Ben-Barak. Cette lettre accuse les officiers de ne pas avoir rempli leurs obligations de protéger les paysans palestiniens et les biens de ces derniers. Le porte-parole de l’armée a dit qu’il répondrait directement aux associations, mais pas à la presse.

Certains des commandants en passe de finir leur temps de service auront sans doute relevé ces informations dans leurs cahiers personnels, qui contiennent vraisemblablement des rapports similaires sur des attaques similaires les années précédentes. Sitôt quitté l’uniforme, ils diront, lorsqu’interrogés par la presse, qu’ils avaient peur que la révélation de telles attaques ne déclenche des explosions de colère. Et quand on leur demande pourquoi ils sont restés silencieux lorsqu’ils étaient encore sous l’uniforme, ils évoqueront l’antagonisme entre le serment qu’ils ont prêté en tant que soldats d’une part, et la vérité des faits d’autre part.

Les militaires ont fait le serment de protéger les citoyens juifs de l’Etat d’Israël en toutes circonstances. En tant qu’officiers, ils considèrent qu’ils sont là pour protéger leurs propres soldats en toutes circonstances. Mais la vérité socio-historique et le simple sens commun montre que la violence exercée par des citoyens israéliens juifs appelle une réponse et une violence additionnelle. La vérité socio-historique nous enseigne aussi que les gens en uniforme qui exercent leur domination sur une population qui ne les a pas élus pour les diriger sont violents du seul fait de leur présence, même quand ils ne sont pas en train de tuer ou blesser autrui, et même quand ils ne font que protéger les voleurs de terre.

Une fois à la retraite, ces officiers vous diront que leur serment de servir était plus important que le sens commun, et ils s’ingénieront à nier la réalité de la violence juive avec les meilleurs « arguments » que l’armée israélienne développe si bien dans ses laboratoires de fabrique de bonne conscience. Pendant ce temps, il ne faut pas être grand clerc pour imaginer les sessions de briefing au cours desquelles dirigeants militaires et représentants des médias se sont mis d’accord pour ne pas qualifier « d’escalade » les équipées des colons, vu qu’elles ont lieu tous les ans, avec la même fréquence et la même intensité. Et quoi de plus facile de tirer de telles conclusions, dès lors qu’une chape de plomb entoure ces évènements.

En somme, nos officiels auront décidé qu’il faut décidément tout faire pour respecter le « droit » du public … de ne pas savoir !

Source Haaretz : http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/.premium-1.554690

(traduction CAPJPO-Europalestine)

Campagne d’affichage aux USA contre le Fond National Juif (photos)


La campagne contre le Fond National Juif (JNF) bat son plein dans le Colorado, pour protester contre le nettoyage ethnique des Palestiniens auquel participe cette organisation israélienne, spécialisée dans le vol des terres palestiniennes et leur « réhabilitation » au profit d’Israël, avec l’argent des contribuables du monde entier.

A Denver (Colorado), deux associations, dont la Colorado BDS Campaign, ont lancé une campagne d’affichage dans les transports en commun (notamment les bus et les tramways) sur le thème : « Vous voulez la paix ? Alors arrêtez le nettoyage ethnique ! ». Elles nous adressent les photos suivantes :  

A l’occasion d’une conférence du JNF à Denver, des rassemblements ont également eu lieu, devant le « Grand Hyatt » abritant la réunion, mais aussi devant la maison du gouverneur de Denver !

Et les participants à la réunion du JNF sont furieux de ne pouvoir échapper à ces affiches sur leur chemin.

Bravo à tous les amis américains, dont Michael Rabb qui milite aux Etats-Unis comme en France (BDS Tour) et en Palestine (Mission Bienvenue Palestine à Gaza)

Pour plus d’infos :  » notaxdollarstoisrael.com et ColoradoBDSCampaign.org

CAPJPO-EuroPalestine

source

Maysaloon : Tant pis


Est-ce que je dois vraiment m’émouvoir  de la mort de Abu Mohammad al Golani dans une embuscade tendue par le régime ? Je pense que non.Le but de la révolution syrienne n’est pas d’échanger un dictateur alaouite contre un dictateur sunnite ; elle a pour objectif d’assurer la dignité et les droits fondamentaux des citoyens. Je ne vais pas pleurer pour quelqu’un simplement parce qu’il est opposé à Assad alors que son groupe appelle ouvertement au nettoyage ethnique et qu’il a été accusé d’horribles violations des droits humains.

Beaucoup de Syriens m’ont dit « ce sont les seuls qui combattent Assad » et nous devrions donc ignorer leurs erreurs. Je ne suis pas d’accord.Personne n’a demandé cette guerre, c’est Assad qui l’a imposée au pays afin de garder le pouvoir.

Ce qu’il voulait, c’était précisément le type de réaction dont des groupes comme Jabhat al-Nusra  et ISIS (Islamic State of Iraq and al-Shams) sont capables. Il voulait également renforcer sa position aux niveaux international et intérieur en se faisant passer pour le champion de la laïcité.

À y réfléchir, le régime redoutait deux éléments qu’il a voulu éviter à tout prix : le déploiement de manifestations pacifiques dans le pays-parallèlement à un mouvement en faveur d’une société civile-et l’ intervention étrangère-spécifiquement occidentale.

Ces deux options semblent bien lointaines maintenant mais si nous voulons que la tuerie s’arrête, s’arrête véritablement, nous devons les remettre sur la table. Peu importe que l’on me gueule « Irak et impérialisme », c’est une question de survie pour tout le pays.

Assad et ses alliés présentent maintenant au monde des scénarios pour la Syrie, tous deux inacceptables. Soit le pays devient une variante de la Corée du Nord, soit il se transforme en Afghanistan. Pour des raisons évidentes, ces deux options conviendraient à la perfection à l’Iran, au Hezbollah et à Assad.

Mais il y a une mise en garde importante : l’Iran, le Hezbollah et Assad ne peuvent pas imposer leur volonté à la Syrie. C’est ce qu’ils essaient de faire depuis trois ans et ils n’y sont pas arrivés. C’est très important,  même si le prix à payer a été très lourd

Les Syriens peuvent préconiser une troisième option, celle d’un pays qui respecte les droits de ses citoyens et leur donne l’occasion d’améliorer leurs conditions de vie. Pour y arriver, il ne leur est pas nécessaire d’applaudir et d’encourager n’importe quel fou qui tire avec sa kalachnikov contre le régime.

source

traduction : annie bannie

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